Le devoir, 15 avril 2010, Cahier A
AFGHANISTAN: CHARGE PERCUTANTE CONTRE L’ARMEE CANADIENNE Page A 4 WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.ci N ° 8 1 4 LE JEUDI 15 AVRIL 2010 I,I0$ + TAXES = 1,25$ Nomination des jnges ; Charest a changé la donne Le titulaire de la Justice est maintenant exposé aux pressions politiques ROBERT DUTRISAC Québec — A son arrivée au pouvoir, Jean Charest a modifié la procédure de nomination des juges en permettant au Conseil des ministres d’avoir accès à la liste des candidats.Le ministre de la Justice, qui gardait cette liste pour lui auparavant, est maintenant exposé aux pressions politiques de ses collègues.Au cabinet de la ministre de la Justice, Kathleen Weil, on a confirmé hier que lorsqu’elle soumet sa recommandation pour la nomination d’un juge, elle remet également au Conseil des ministres la liste des candidats qualifiés qu’a confectionnée le comité de sélection.«La ministre recommande une personne, sauf que la liste est connue du Conseil des ministres, a indiqué l’attachée de presse de la ministre, Sarah Pilote-Henry.Par la suite, le Conseil des ministres va voir qui sont les autres candidats et va prendre une décision.» Dans le passé, même s’il était écrit que le ministre de la Justice faisait une «recommandation» au Conseil des ministres, l’instance chargée de nommer les juges, la décision, en réalité, c’est le ministre seul qui la prenait de façon à assurer, autant que faire se peut, l’indépendance du système de justice par rapport au pouvoir politique.Selon la procédure instaurée par le ministre de la Justice Marc-André Bédard en 1979, le ministre de la Justice, pour chaque poste de juge à combler, reçoit une liste de candidats aptes à devenir juge que prépare un comité de sélection formé de trois membres représentant la magistrature, le Barreau et le public.En vertu de l’ancienne procédure, il ne fournissait au Conseil des ministres que le nom du candidat qui faisait l’objet de sa recommandation.Sans connaître l’identité des autres candidats, le Conseil des ministres entérinait ou rejetait ce choix.Rarement sinon jamais cependant n’a-t-on remis en question la recommandation du ministre de la Justice.L’imprimatur du Conseil des ministres n’était qu’une formalité puisque le choix des juges était dans les faits laissé au ministre de la Justice.Et comme les autres ministres ne savaient pas qui figurait sur la liste, ils ne pouvaient pas contester ce choix en lui opposant un autre candidat qualifié par le comité de sélection.Tout cela a changé depuis l’élection de Jean Charest en 2003.La décision fait désormais l’objet de délibérations parmi des ministres qui, sensibles aux considérations politiques, peuvent se prononcer sur la valeur respective des candidats, VOIR PAGE A 8: NOMINATION « On introduit carrément la notion politique à l’intérieur du processus décisionnel.Il faut à mon point de vue éviter ce genre de situation.» - Paul Bégin, ancien ministre de ia Justice / k JACQUES BOISSINOT ETTOM HANSON LA PRESSE CANADIENNE La nomination de Michei Bastarache (à droite) et ia création de ia commission n’ont pas caimé ies oppositions qui ont dénoncé vertement ie geste du gouvernement Pour ie ieader pariementaire péquiste Stéphane Bédard (à gauche), ie premier ministre Charest n’a simpiement pins «i’autorité moraie ni ia iégitimité pour refoser ia vérité aux Québécois» d’ohtenir une commission d’enquête éiargie.Bastarache n’élargira pas le mandat de la commission Jean Charest réclame 700 000$ à Marc Bellemare ANTOINE ROBITAILLE Québec — Michel Bastarache écarte toute possibilité d’élargir le mandat de la commission d’enquête sur la nomination des juges créée par le premier ministre Charest à la suite des allégations de l’ancien ministre Marc Bellemare.Absent de la conférence de presse où sa nomination a été annoncée, l’ancien juge de la Cour suprême a soutenu, lors d’une entrevue téléphonique avec Le Devoir, que ceux qui souhaiteraient «un autre mandat, une commission plus large, ne doivent pas s’adresser à moi, mais au premier ministre».En même temps, il dit refuser d’être «trop restreint par son mandat» puisque les audiences d’une commission sont toujours imprévisibles: «On peut avoir toutes sortes d’informations qu’on ne soupçonnait pas», note-t-il.Aussi, il soutient vouloir aller «au fond des choses».«Mais je ne vais pas élargir ça à la caisse électorale du Parti libéral ou à l’industrie de la construction et son influence particulière sur l’action gouvernementale, c’est sûr.» L’ancien juge insiste: «La question la plus importante est celle-ci: est-ce qu’il y a vraiment des gens qui financent le Parti libéral et qui ont une porte ouverte pour influencer la nomination des juges?Et il faut vider la question rapidement parce que c’est une question qui met en cause le système démocratique de façon fondamentale.» A peine nommé, Michel Bastarache doute-t-il de pouvoir terminer son mandat comme prévu le 15 octobre, date inscrite au décret?La chose reste incertaine, a-t-il confié, car lorsqu’il a accepté le man-dafi M.Bastarache croyait qu’il était encore plus étroit: «Au départ, lorsque j’ai accepté, je pensais qu’on ne parlait que de la Cour du Québec: là je réalise qu’on parle aussi [des nominations au] Tribunal administratif du Québec et aux cours municipales: et je ne sais pas exactement comment ça va compliquer les choses, élargir le nombre de témoins.» La candidature de M.Bastarache a été présentée au Conseil des ministres hier midi, jour même du septième anniversaire de l’accession de M.Charest au poste de premier ministre.VOIR PAGE A 8: BASTARACHE «Je ne vais pas élargir ça à la caisse électorale du Parti libéral ou l’industrie de la construction et son influence particulière siu-l’action gouvernementale, c’est sûr» - Michel Bastarache Le pouvoir attire plus les contributeurs du PLQ que ceux du PQ ¦ La chronique de Michel David ¦ L’éditorial de Josée Boileau > Pages A 3 et A 6 Les Québécois cités en exemple Les francophones des environs de Bruxelles rêvent des droits des anglophones du Québec CHRISTIAN RIOUX Paris — Alors que les tensions linguistiques montent en Belgique, les francophones des communes entourant la ville de Bruxelles réclament d’être^ traités à l’image des anglophones du Québec.A quelques jours de l’échéance de la médiation de l’ancien premier ministre Jean-Luc Dehaene qui pourrait trancher le sort de ces communes, un des principaux représentants des francophones, le député fédéral Olivier Main-gain, ne réclame pour ces derniers rien de moins VOIR PAGE A 8: BRUXELLES INDEX Annonces.A4 Idées .A7 Avis publics.B 4 Météo.B 6 Bourse.B 2 Monde.B 5 Culture.B 8 Mots croisés.B 4 Déc ès A 4 Sports.B 6 Économie.B 1 Sudoku.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 Le Dolan nouveau en Sélection officielle à Cannes Les Amours imaginaires sera présenté dans la catégorie Un certain regard ODILE TREMBLAY Rebelote! Nul ne pourra plus parler de succès-minute collé à son seul film adolescent.Un an après avoir créé l’événement au Eestival de Cannes avec son premier long métrage, J’ai tué ma mère, présenté à La Quinzaine des réalisateurs, où il remporta trois prix, le jeune Xavier Dolan revient sur la Croisette, qui lui fait décidément les yeux doux.Son deuxième film, Les Amours JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Mes deux films sont totalement différents.Les gens qui espèrent une suite au précédent vont se montrer déçus, forcément», dit Xavier Doian.imaginaires, dont il a encore écrit le scénario et où il tient un des” trois rôles principaux, atterrit cette j fois en Sélection officielle, dans la ca- [ tégorie Un certain regard.C’est donc le Eesdval estampillé pur Cannes qui lui déroulera son tapis rouge en mai, et non un rendez-vous parallèle.Le voici adoubé en haut lieu.Bien sûr, il brûlait d’y retourner, comme tant d’autres cinéastes.«Mais, par-delà l’honneur d’intégrer des rangs plus officiels et prestigieux qu’en 2009, cette invitation constitue pour moi un extraordinaire VOIR PAGE A 8: CANNES 77831302383116 Re-Salut à toi, Tariq Ramadan ! Re-Salut à ses loyaux militants et admirateurs! Pour marquer la venue de Tariq Ramadan à Montréal, Point de Bascule organise; Conférence de presse La menace islamiste au Québec* Marc Lebuis et Ariless Bouktit, de Point de Bascule, auront le plaisir de présenter sur le sujet : Tarek Fatah, auteur, fondateur du Muslim Canadian Congress (MCC) Dr.Zhudi Jasser, président du American Islamic Forum for Democracy (AIFD) Naser Khader , député danois ayant initié la loi anti-burqa et promoteur de la liberté d’expression Salim Mansur, auteur, chroniqueur et professeur associé à 1’University of Western Ontario * Information : www.pointdebasculecanada.ca Réservé aux médias.Qui déroule « encore » le tapis rouge à Tariq Ramadan cette fois-ci ?L’organisation Présence musulmane et son partenaire idéologique pancanadien, la « Muslim Association of Canada » (MAC) consommeront leur union en organisant une conférence animée par le chouchou de Yusuf Al-Qaradawi, nul autre que frère Tariq Ramadan, le petit-fils du fondateur des Frères musulmans et rockstar de l’islamisme occidental.Frère Tariq, actuellement en tournée nord-américaine, aime beaucoup revenir à Montréal et à Ottawa pour nous distraire.Il traitera de sujets aussi palpitants qu’« au-delà de l’intégration » et « le défi identitaire ».Et pour bien gérer cette postintégration islamiste bien québécoise, quoi de mieux que de co-animer, avec son copain Omar, l’indélogeable « professeur titulaire » en gestion aux HEC , une conférence pas très catholique, intitulée « pourquoi les sociétés “occidentales” ont peur de l’islam?» Dans la section « à propos » (About MAC) du site Muslim Association of Canada on peut y lire : Le MAC puise intégralement son idéologie dans le message du Prophète Mohammad.On peut retracer ses origines modernes jusqu ’au renouveau musulman du début du vingtième siècle qui a abouti au mouvement des Frères musulmans.Ce mouvement a influencé les activités musulmanes, les tendances ainsi que les discours intellectuels partout dans le monde y compris ceux des musulmans qui sont venus au Canada (.).MAC adopte et s *efforce de mettre en application les enseignements de FIslam, tels que (.) compris dans leur contexte actuel par le dernier Imam, Hassan Al-Banna, fondateur du mouvement des Frères musulmans.MAC considère cette idéologie comme étant la meilleure représentation du message de rislam{.).http://www.macnet.ca/about-mac.php Après pareille prise de position nationale, il est étonnant de constater l’aveuglement généralisé de l’opinion publique québécoise : « L'idée d'un projet de conquête islamiste a peut-être quelques fondements en Europe, mais pas au Québec.Parmi les quelque 60 mosquées établies à Montréal, on en connaît deux ou trois, très conservatrices, qui prêchent la non-intégration à la société québécoise pour des raisons sociales », - Gérard Bouchard, Le Journal de Montréal, 18 mai 2008 Quelques « vérités » sur Tariq Ramadan ainsi que sur ceux qu’il admire : Tariq Ramadan justifie un « moratoire » de la lapidation plutôt qu’une condamnation sans équivoque en ces termes: « Le monde musulman se réfère à des textes.(.) J’ai trois questions à poser aux “savants ” musulmans à travers le monde : que disent les textes, quelles sont les conditions qu’il faut pour appliquer ces textes et dans quel contexte social?(.) Je dis aux “savants” : répondez à ces questions.» Précisions sur ce que sont ces « savants » qui détiennent la vérité.En effet.Ramadan, n’étant pas lui-même ni imam ni théologien, a une grande astuce qui consiste à référer à des théologiens ultra-radicaux s’inspirant entre autre de Hassan Al-Banna et Yusuf Al-Qaradawi, dont vous trouverez quelques citations annexées aux propos du frère Tariq Ramadan : Tariq Ramadan (sur Al-Banna) : « J’ai étudié en profondeur la pensée de Hassan al-Banna et je ne renie rien de ma filiation.Sa relation à Dieu, sa spiritualité, son mysticisme, sa personnalité en même temps que sa pensée critique sur le droit, la politique, la société et le pluralisme restent des références pour moi, de cœur et d’intelligence.» Il ajoute: « Son engagement, aussi, continue de susciter mon respect et mon admiration.» [Alain Gresh et Tariq Ramadan, L’Islam en questions, Sindbab, 2002, pp.33-34] Tariq Ramadan (sur le « savant » OaradawiJ: « Toute personne, musulmane ou non, qui a étudié les sciences et le droit islamique contemporain, sait quelle est la contribution de Yusuf Al-Qaradawi au débat et combien certaines de ses propositions juridiques sont novatrices.J’éprouve un profond respect pour l’homme et le savant et je serais le dernier à m’en cacher » [Tariq Ramadan cité par Aziz Zemouri, Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?.L’Archipel, 2005, p.l35] Hassan Al-Banna : « Il est obligatoire pour nous [musulmans] de se battre contre eux [les infidèles] après leur avoir transmis l’invitation [d’adhérer à l’islam] et ce, même s’ils ne se battent pas contre nous.» « Allah est notre but Le prophète est notre exemple Le Coran est notre constitution Le djihad est notre chemin Le martyr est notre désir » [[Five Tracts, Translated by Charles Wendell, Berkeley, University of California Press, 1978, p.147] The message of the teachings.Hassan Al-Banna, et web.youngmuslims.ca, site suggéré par le MAC] Yusuf Al-Oaradawi : - Endosse l’extermination des homosexuels et l’excision - Justifie le droit de frapper les femmes.-La peine de mort pour Apostasie est acceptable.« L’islam va retourner en Europe comme un conquérant et un vainqueur (.) Cette fois-ci, je maintiens que la conquête ne se fera pas par l’épée mais grâce au prosélytisme et à l’idéologie.» [Le licite et l'illicite en Islam, Al Qalam, islamonline.com archivé sur MEMRI.com et islamophile.org] Mentionnons que Yusuf Al-Qaradawi est tellement certain que « l’islam » de Ramadan est conforme au sien qu’ü lui a demandé de préfacer son Recueil de fatwas publié en 2002 [Série n°l, Lyon, Tawhid].Les Uvres de Yusuf Al-Qaradawi sont disponibles dans presque tous les centres québécois de difiâision de l’islam.Point de BASCULE www.pointdebasculecanada.ca LE DEVOIR, LE JEUDI 15 AVRIL 2010 A 3 POlJTIOIIIi Gilles, Proulx, Martine St-Clair, Daniel Turp porte porole du 15^ Radio-Don 013^ de Radio Ville-Marie f / ^ 30 avril, 1er et 2 moi 2010 Le choix du juge ^ A Michel David Le PQ n’a peut-être pas tort d’accuser le premier ministre Charest d’avoir «choisi son juge».C’est comme s’il avait calculé que le prestige d’un ancien juge de la Cour suprême compenserait l’étroitesse du mandat qui lui ,a été confié.A moins que Michel Bastarache n’ait tout simplement été le seul à l’accepter.Il est pour le moins cocasse de confier la présidence d’une enquête sur le processus de nomination des juges à un homme dont l’accession au plus haut tribunal du pays en 1997 avait suscité une controverse, précisément en raison de ses liens avec Jean Chrétien et le Parti libéral du Canada.Si graves qu’elles soient, les allégations de trafic d’influence faites par Marc Bellemare apparaissent simplement comme la pointe d’un iceberg qui dérive dangereusement, mais M" Bastarache ne semble pas enclin à tenter d’élargir son mandat.Certes, tout est perfectible, mais, jusqu’à la sortie de M.Bellemare, personne ne contestait sérieusement le mode de sélection des juges.Il était totalement irresponsable de la part du gouvernement d’en faire soudainement une urgence nationale, alors qu’il laisse les odeurs de corruption empuantir l’atmosphère depuis des mois.Quoi qu’en dise M.Charest, ce n’est pas la crédibilité du système judiciaire qui est gravement mise à mal, mais la sienne et celle de l’ensemble de son gouvernement.En réalité, pour éliminer toute influence politique, il faudrait carrément retirer au gouvernement la prérogative dq nommer les juges, ce que personne n’envisage.A l’époque où il était bâtonnier du Québec, Denis Paradis avait proposé que les candidats à un poste de juge soient plutôt élus par les membres du Barreau et de la magistrature.Le gouvernement aurait tout de même conservé le pouvoir de choisir parmi les trois candidats élus.Malgré la compétence et l’intégrité qu’on peut lui reconnaître, M® Bastarache aura bien du mal à convaincre la population qu’il ne se fait pas complice d’une grossière manœuvre de diversion.C’est même à se demander s’il a bien mesuré dans quoi il s’embarquait.?Ce n’est pas d’hier que les gouvernements sont accusés de favoritisme dans la nomination des juges.Hier encore, sur les ondes de Radio-Canada, un organisateur libéral de l’Outaouais a reconnu être intervenu pour que son bis soit nommé.Cela rappelle la confession de l’ancien directeur général du PLC-Québec, selon lequel des avocats qui avaient fait du bénévolat pour le parti ont ensuite été nommés juges en guise de récompense.Par la suite, une enquête effectuée par The Gazette en mai 2005 allait révéler que près de 60 % des juges québécois nommés par Ottawa depuis les élecüons de 2000 avaient contribué à la caisse du Parti libéral du Canada.Si on excluait les professeurs et les fonctionnaires, pour ne retenir que les avocats promus à la magistrature, la proportion grimpait à 72,4 %.Confronté à ces chiffres, le ministre de la Jusü-ce dans le cabinet Marün, Irwin Cotler, avait dû reconnaître qu’il y avait «corrélation», ajoutant toutefois qu’il y avait une différence entre corré-laüon et causalité.«Vous pourriez probablement découvrir que 60 % des gens qui ont demandé à devenir juges assistent à des parties de hockey», avait lancé M.Cotler devant un sous-comité de la Chambre des communes.Il aurait sans doute pu ajouter qu’ils étaient également très nombreux à préférer le stqak saignant.A ce compte, il suffirait que tous les candidats à un même poste contribuent à la caisse du parü au pouvoir pour régler le problème du favoritisme.Il n’y aurait plus que de la corrélaüon.Il suf-bsait d’y penser, n’est-ce pas?De toute manière, la commission Bastarache ne pourra pas se pencher sur cette question.M.Charest a été très clair: le bnancement des partis politiques relève strictement du Directeur général des élections.Même les allégations de M.Bellemare seront difficiles à vériber.Pour en avoir le cœur net, il ne suffirait pas de consulter les rapports des comités de sélection qui ont fait des recommandations.Il faudrait aussi avoir accès aux procès-verbaux des réunions du conseil des ministres, quand le choix des nouveaux juges a été fait, qui demeurent secrets pendant 25 ans.A défeut de se rétracter, comme l’intimait M.Charest, l’ancien ministre de la Justice n’avait pas d’autre choix que de se présenter à la SQ pour y faire une déposition, et les souvenirs des cinq entretiens qu’il dit avoir eus avec le premier ministre, qu’il a évoqués hier dans une entrevue donnée m Journal de Montréal, semblent remarquablement précis.Chaque fois qu’il commente ces prétendues rencontres, M.Charest utilise la même formule: «Je n’ai pas de souvenir.» Bien des réponses entendues durant les audiences de la commission Gomery commençaient de la même façon.La politique réserve souvent des surprises, mais la situation actuelle est totalement inédite.Voilà un premier ministre qui déclenche une enquête publique portant sur des allégations de son ancien ministre de la Justice, qu’il s’apprête par ailleurs à poursuivre devant les tribunaux.Cela promet.mdavid@ledevoir.corn CE BILLET A COURS LÉGAL THIS NOTE IS LEGAL TENDER Financement des partis politiques Le pouvoir attire plus les contributeurs du PLQ que ceux du PQ Les libéraux élus ont reçu deux fois plus d’argent que lorsqu’ils étaient dans l’opposition Deux partis politiques, deux réalités Moyenne annuelle des contributions totales (en millions de dollars) ALEC CASTONGUAY Les contributeurs à la caisse du Parti libéral du Québec sont deux fois plus généreux lorsque les libéraux sont au pouvoir, selon des chiffres obtenus par Le Devoir.Une situation unique, puisque les dons versés au Parti québécois ne varient presque pas lorsque le PQ passe de l’opposition au gouvernement.Lorsque le Parti libéral formait l’opposition officielle, de 1994 à 2002, il recevait en moyenne 4,37 millions de dollars par année de la part de contributeurs.Depuis qu’il a pris le «Certains entrepreneurs s’attendent à plus quand le PLQ est au gouvernement.Les dons le montrent.» pouvoir, en 2003, les dons ont explosé.Ainsi, de 2003 à 2008, le PLQ a reçu chaque année en moyenne 8,37 millions de dollars, soit presque deux fois plus que durant son séjour dans l’opposition (voir le tableau).La situation est différente au Parti québécois, qui a pourtant lui aussi eu l’avantage d’être au gouvernement depuis 15 ans.Ainsi, lorsqu’il était au pouvoir de 1994 à 2002, le PQ amassait en moyenne 4,68 millions de dollars par année.Une fois dans l’opposition, de 2003 à 2008, les dons ont été en moyenne de 4,83 millions de dollars par année, soit une variation minime.En fait, le PQ a reçu en moyenne plus d’argent des contributeurs depuis qu’il est dans l’opposition.Une situation tout à fait inverse de celle des libéraux.Ces chiffres ont été obtenus à partir des états bnanciers des partis politiques remis au Directeur général des élections depuis 1994.Les chiffres pour 2009 ne sont pas encore connus.Des attentes plus élevées Réjean Pelletier, politologue à l’Université Laval, se dit «très surpris» de ces chiffres.«Cette très grande variation soulève des questions, surtout dans le contexte actuel», a-t-il dit au Devoir hier.«Visiblement, les donateurs au Parti libéral ont l’impression que c’est plus payant pour eux de contribuer à la caisse quand le parti est au pouvoir.Est-ce que certains s’attendent à des retours d’ascenseur?On peut poser la question.» Les grandes entreprises ne peuvent pas contribuer au bnancement des partis politiques au Québec, mais il est de notoriété publique que leurs dirigeants sont plus près des libéraux que des péquistes, af-brme Réjean Pelletier.«Visiblement, certains entrepreneurs s’attendent à plus quand le PLQ est au gouvernement.Les dons le montrent.On voit que la position du parti a un lien direct avec son Jinancement.» Au Parti québécois, on a fait exactement les mêmes calculs.Le PQ af-brme que «le fil conducteur de toutes les controverses, c’est le financement du Parti libéral», comme l’a dit Pauline Marois sur les ondes de LCN hier avant-midi.Elle entend d’ailleurs revenir à la charge aujourd’hui en conférence de presse, notamment pour demander des modibcations à la loi qui encadre le bnancement des partis politiques.Les ministres à l’œuvre Rappelons qu’en décembre dernier Jean Charest a reconnu que chaque ministre doit amasser personnellement 100 000 $ par année pour renbouer les coffres du parti.Le premier ministre doit en faire autant.Les 26 ministres ont donc un objectif annuel de 2,6 millions de dollars.Une somme importante, qui force les ministres à entrer régulièrement en contact avec des bailleurs de fonds.L’ex-ministre Marc Bellemare a toutefois affirmé, au cours des derniers jours, que le PLQ ne se bnan- Parti libéral du Québec Dans Toppostion 1994-2002 Au pouvoir 2003-2008 Parti québécois Dans Topposition 2003-2008 Au pouvoir 1994-2002 4,37 8,37 4,83 4,69 ce pas uniquement de manière légale, puisqu’il utiliserait aussi des enveloppes bourrées d’argent comptant.Marc Bellemare a également fait des allégations selon lesquelles les bailleurs de fonds du PLQ, visiblement généreux lorsque le parti est au pouvoir, ont leur mot à dire sur certaines nominations politiques et sur des projets de loi du gouvernement.Bref, que cette in-buence serait directement liée aux montants qu’ils amènent à la caisse du PLQ.Le premier ministre Charest a vigoureusement nié ces allégations et menace de poursuivre M.Bellemare.Le DGF poursuit ses vérifications Par ailleurs, le bureau du Directeur général des élections du Québec (DGE) a confirmé au Devoir hier que ses véribcations sur les affirmations de trois ministres se poursuivent.En février, dans une courte période de temps, Julie Boulet (Transports), Michelle Courchesne (Education) et Norman MacMillan (ministre délégué aux Transports) ont tous affirmé qu’il est légal pour les entreprises de contribuer aux caisses des partis politiques, ce qui est faux.«Notre vérification n’est pas terminée, dit Audrey Garon, porte-parole au DGE.Nous avons besoin des états financiers des circonscriptions pour poursuivre nos recherches, et les partis vont les produire seulement à la fin d’avril.» A l’époque, le DGE avait dit trouver «surprenantes» ces affirmations, surtout de la part de trois ministres différents.Le Devoir E N BREF Jacques Parizeau a quitté l’hôpital, mais devra poursuivre une convalescence Jacques Parizeau a quitté l’hôpital.Dans un communiqué publié hier après-midi, l’Hôpital général juif de Montréal a qualibé de «bon» l’état de santé de l’ancien premier ministre pé-quiste.M.Parizeau, 79 ans, devra cependant poursuivre une convalescence de plusieurs semaines.L’ex-premier ministre avait été admis à l’hôpital la semaine dernière, à la suite d’une soudaine baisse de pression due à un épuisement.Né à Montréal le 9 août 1930, M.Parizeau est reconnu comme l’une des personnalités politiques les plus inbuentes du Québec contemporain.Il a dirigé différents ministères au sein des gouvernements péquistes sous René Lévesque, de 1976 à 1984.Il fut élu chef du PQ en 1988 et a été premier ministre du Québec de 1994 à Vè%.- La Presse canadienne Deux motions contre les émissions de GES sont adoptés à Ottawa Ottawa — Les trois partis d’opposition se sont unis hier pour faire adopter une motion libérale et un rapport du comité sur l’Environnement proposant tous deux des cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) plus contraignantes que ce que le gouvernement conservateur a choisi.La motion déposée par David Mc-Guinty exhorte le gouvernement à user des pouvoirs dont il dispose pour «mettre sur pied immédiatement un plan national» de lutte contre les changements climatiques.Elle prppose de reconduire le programme écoENERGIE et de réduire d’ici 2050 les émissions de GES de 80 % sous les niveaux de 1990.C’est le même objectif que vise le projet de loi C-311, dont le rapport d’étude en comité parlementaire a été adopté hier.Le gouvernement a annoncé plus tôt cette année qu’il visait d’ici 2020 une réduction de 17 % sous les niveaux de 2005.- Le Devoir L ALLIANCE DE LA PERFORMANCE ET DE l’élégance.•' O ^ P .?HYDRDNAUT CHRDND Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 TUDOR TUDORWATCH.COM Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCARJ, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 A 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 AVRIL 2010 ACTUALITES Ignatieff dénonce le ticket modérateur santé du Québec HELENE BUZZETTI Ottawa — Le chef libéral fédéral, Michael Ignatieff, plante le décor pour une collision frontale non seulement avec Québec, mais aussi ses adversaires politiques du Parti conservateur.Après analyse, il estime que le projet de Québec d’imposer un ticket «orienteur» aux usagers du système de santé est contraire à la Loi canadienne sur la santé et s’y oppose.«Nous sommes très conscients que le gouvernement du Québec et ceux d’autres provinces ont des défis importants [quant au] financement du système de santé»y a déclaré hier le chef libéral à la sortie de la rencontre hebdomadaire de son caucus.«Ils ont proposé une contribution [annuelle], c’est dans la compétence des provinces y mais s’ils procèdent à un ticket modérateur ou une franchisCy ou s’ils imposent des frais pour avoir accès aux serviceSy nous croyons fermement que ce serait contraire à la Loi canadienne sur la santé.» Lorsque Québec a annoncé ses intentions dans son dernier budget, le mois dernier, le gouvernement conservateur n’a pas voulu se prononcer sur la légalité du plan.Le bureau de la ministre de la Santé avait seulement fait savoir par courriel que «la Loi canadienne sur la santé est la loi en vigueur» et qu’Ottawa «s’attend à ce que les provinces et les territoires respectent la loi».Le ticket orienteur de Québec respecte-t-il la loi?Aucune réponse n’a été fournie.Interrogé par le NPD à la Chambre des communes hier, le premier ministre Stephen Harper non plus n’a pas jugé de la légalité du plan de Québec.«Je respecte la volonté du NPD de faire appliquer la Loi canadienne sur la santé.Il devrait toutefois s’assurer que des violations de la loi ont d’abord eu lieu»y a-t-il raillé.Pour Michael Ignatieff, cette tiédeur à rappeler Québec à «Nous croyons fermement que ce serait contraire à la Loi canadienne sur la santé» l’ordre démontre un manque d’engagement des conservateurs envers les cinq principes de la loi.«Nous nous demandons pourquoi M.Harper n’a pas fait une déclaration similaire»y a lancé M.Ignatieff.A son avis, la Loi canadienne sur la santé, «c’est l’épine dorsale de la citoyenneté canadienne.Il faut l’affirmer et je crois que M.Harper a un devoir comme premier ministre de dire cela».« Prévenir les citoyens» Québec n’a pas encore révélé ses intentions quant à la forme que prendrait son ticket.On sait qu’il serait facturé à même la déclaration de revenus et varierait en fonction du point d’entrée du système choisi par le patient.Michael Ignatieff dit avoir brièvement soulevé cette question avec le premier ministre Jean Charest.N’ayant pas plus de détail, il n’est pas question pour le moment de punir financièrement la province.«Je veux simplement prévenir les citoyens» y dit-il, croyant déceler dans les récentes manifestations contre le budget québécois un appui populaire massif à sa prise de position.Le gouvernement fédéral applique la Loi canadienne sur la santé et ses cinq principes.Celui de l’accessibilité oblige à fournir un «accès raisonnable» aux services médicalement requis «sans frais ni autres mesures restrictives».Une province qui ne respecte pas ces principes peut voir gelée une partie de ses transferts fédéraux en matière de santé.Notons que M.Ignatieff avait tenu un tout autre discours il y a à peine deux semaines.«Nous croyons, et c’est une question de détail, que les propositions de Québec sont conformes à la loi nationale sur la santé», avait-il dit.Hier, il a soutenu qu’il ne s’agissait pas d’une contradiction de sa part.Le Devoir Détenus afghans Charge percutante contre l’armée Selon un ancien traducteur, la Canada a transféré des innocents, camouflé un meurtre et profité des méthodes d’interrogatoire afghanes GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Camouflage d’une erreur meurtrière, transfert quasi systématique de détenus innocents aux mains d’une agence sulfureuse, processus de détection des terroristes «stupide», recours indirect à des méthodes d’interrogations musclées: c’est une charge percutante contre l’armée canadienne qu’a livrée hier un ancien traducteur de l’armée ayant occupé un poste important en Afghanistan en 2007 et 2008.Le comité parlementaire sur l’Afghanistan n’avait pas connu de séance aussi mouvementée depuis le passage du diplomate Richard Colvin, en novembre.Hier, Malgarai Ahmadshah, dit Pasha, un Canadien d’origine afghane, a provoqué une onde de choc en lançant une série d’accusations qualifiées de «très graves et sérieuses» tant par l’opposition que par le gouvernement.M.Ahmadshah a travaillé de juin 2007 à juin 2008 comme conseiller culturel et traducteur pour l’armée canadienne à Kandahar.Son travail a été salué par plusieurs hauts gradés de l’armée, qui ont loué ses qualités dans des lettres de référence vues hier.Or l’ancien traducteur affirme avoir appris durant son séjour «que les Canadiens ont souvent transféré des hommes innocents au NDS [Direction nationale de la sécurité afghane], parfois BLAIR GABLE REUTERS Devant le comité parlementaire sur l’Afghanistan, un ancien traducteur de l’armée, Malgarai Ahmadshah, a provoqué une onde de choc en lançant une série d’accusations qualifiées de «très graves et sérieuses» tant par l’opposition que par le gouvernement.même lorsque le NDS menaçait leur sécurité ou leur vie».Il a indiqué avoir vu des «responsables militaires envoyer des détenus au NDS parce que ces détenus ne leur disaient pas ce qu’ils voulaient entendre.S’ils croyaient qu’un détenu mentait, ils l’envoyaient au NDS pour qu’on lui pose les questions à la manière afghane.C’est-à-dire: abus et torture.» M.Ahmadshah aurait dénoncé cette situation aux autorités.et aurait été puni par quelqu’un qui a révélé aux talibans sa véritable identité (il prétend que sa famille afghane est maintenant en danger).M.Ahmadshah a affirmé que, vers juillet 2007, à Hazraji Baba, l’armée canadienne au- rait tué d’un coup de feu derrière la tête un jeune de 17 ans qui n’était pas armé.Constatant l’erreur, les soldats auraient «paniqué» et arrêté une dizaine d’hommes âgées de 10 à 90 ans.Selon M.Ahmadshah, qui a traduit les interrogatoires, ces hommes étaient pour la plupart innocents.«Ce n’étaient pas des talibans.Ils n’avaient rien fait de mal.Et pourtant, le Canada les a tous transférés au NDS.Je ne sais pas ce qui leur est arrivé.» Dans le même mois, M.Ahmadshah affirme avoir assisté (à titre de traducteur) à une discussion entre des dirigeants militaires canadiens, deux représentants du ministère des Affaires étrangères et le colonel Yassin, du NDS.Le Canada voulait transférer un détenu ayant besoin de soins médicaux, ce que le NDS refusait.Le colonel aurait alors proposé aux Canadiens de tuer tout de suite le détenu.Le prisonnier a néanmoins été transféré.«Le Canada dit qu’il ne transfère pas les détenus s’il y a un risque d’abus.C’est un mensonge», a lancé Ahmadshah Malgarai, souvent émotif durant son témoignage.Interrogé par les députés, M.Ahmadshah a indiqué ne pas croire une seconde que le ministre Peter MacKay n’était pas au courant des risques de torture, parce que «tout le monde était au courant».Il a aussi qualifié de «plus que stupide» le test qu’utilisent les forces armées pour détecter un terroriste (voir si les mains d’un détenu contiennent des traces d’explosif) : n’importe qui touchant le sol afghan de ses mains aura des traces, a-t-il dit.Le député conservateur Laurie Hawn — qui a demandé à ce que la transcription de la rencontre (webdiffusée en direct) censure les accusations de M.Ahmadshah contre l’armée — a fait admettre au témoin qu’il n’avait pas vu de visu plusieurs des incidents rapportés hier.N’empêche, affirme M.Ahmadshah: il était aux premières loges pour comprendre ce qui se passait.Le Devoir E N BREF Mîchaëlle Jean confirme son départ Dakar — La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a confirmé hier que son mandat de cinq ans à ce poste ne sera pas renouvelé.Malgré la popularité de Mme Jean auprès des Canadiens, des informations laissent croire depuis quelques temps que le gouvernement cherche activement une personne pour lui succéder.Mme Jean est arrivée au Sénégal hier pour une visite de 10 jours en Afrique subsaharienne.La représentante de la reine Elisabeth au Canada a exprimé son désir de poursuivre son travail jusqu’à la fin de son mandat, prévu le 27 septembre.Elle est entrée en poste en 2005.Un récent sondage a démontré que Mme Jean jouit d’un taux de popularité considérable auprès des Canadiens.- La Presse canadienne Agence de lutte contre le cancer: l’ADQ persiste E «obstination du gouvernement Charest» à refuser la création d’une agence québécoise de lutte contre le cancer «l’empêche de lutter efficacement contre le tueur numéro un au Québec», a dénoncé hier le député in- dépendant Éric Caire.Deux ans après avoir proposé la création d’une telle agence dans le projet de loi 394, le député de La Peltrie a donc remis son projet de loi à l’ordre du jour hier.La Coalition priorité cancer au Québec a salué son geste, tout en rappelant la nécessité de se doter d’une force centralisée permettant une meilleure coordination des ressources.Eorte d’un million de personnes, la Coalition a aussi exhorté le ministre de la Santé, Yves Bol-duc, à montrer «plus d’ouverture».«Dans une société où les ressources sont rares, il faut être prêt à réinventer les façons de faire pour gagner en efficacité», a dit son porte-parole, Jérôme Di Giovanni.- Le Devoir LES PETITES ANNONCES AVIS DE DECES I •H «D «E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 *150 Achat-vente-échange 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES APPARIEMEN1SEI LOGEMENTS À LOUER APPARIEMENTS El LOGEMENTS À LOUER ESTRIE ESTRIE là CANTONS-DE-L’EST Chaleureux plain-pied situé dans un domaine privé.Entièrement rénové depuis 2005.À proximité de la Route des vins, du lac Champlain et des douanes américaines.2 càc, 2 salons, plancher de bois, céramique, garage intégré et piscine.Accès à l’eau.Obtenez la tranquillité de la vie à la campagne! MIS 8296672.JENNIFER BOILY-DEMERS 514568-8053 AGENTIMMOBIUERAFRUÉ Remax Extra inc, Beloeil - Courtier immobilier agréé APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER APPARTEMENTS ET LG6EMENISÀLGUER AHUNTSIC, condo, grand 3 1/2,1 c.à c., solarium, 5 électros, espace rangement -r-r, asc., près services, idéal retraité, réf.514-384-5037 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en lo- CDN -DECELLES Grand 31/2 Cachet.Rénové.Ensoleillé.Juillet.665$ tout inclus.514 276-0639 cation (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.CDN, AVENUE RIDGEWOOD Grands 1 1/2 et 3 1/2.Chauffé/eau chaude inclus.Co ntactez Kim.514 710-7157 GRAND LUXUEUX 61/2,3® étage, près services, métro, place St-Henri, propre, solarium, 3 ch., 1000$, libre juillet, 514-933-1903 ADJACENT OUTREMONT CÔTE-DES-NEIGES Appartement superbe.4V2, 2 ch.à coucher, 2 salles de bain, 19® étage, logement en coin avec fenestration complète sur les deux façades est et ouest de l’appartement.Complexe Rockhill.Orientation Laurentides et coucher de soleil et Mont-Royal.Vues spectaculaires, balcon et BBO.Piscine intérieure semi-olympique, sauna, salle de lavage, boutiques utilitaires au sous-sol, garage et lave-auto inclus.Location à compter du 1®' mai 2010,1319$ par mois, et 1472$ par mois du 1 ®' août 2010 au juillet 2011.Tout inclus, réfrigérateur, cuisinière, lave-vaisselle, chauffage, eau chaude, entretien, propreté sécurité et insonorisation (tout en béton) excellents de l’immeuble.Distance de marche des écoles, de l’Université de Montréal et de trois hôpitaux, transports en commun impeccables.Avoir !! Pour rendez-vous, adressez-vous à JEAN-GUY AU 514-343-0465,514-912- 0465 OU 514 340-6317 MÉTRO FABRE, 3 rénové, pl.bois franc, porte-patio, prés des services, 1®^ juillet.514-729-0433 METRO JARRY, Foucher, grand 31^2, style condo, réno., bois franc, ensol., réf.750$ 514-272-9047 MTL-NORD:GRAND51/2 Haut-duplex.Pas d'animaux.Très propre.Enquête de créd Juillet.795$ 514 260-8045 Notre-Dame-du-Portage, près de R.-D.-L., 4 1/2, route du fleuve, tout inclus.Sem./mois.418-862-1588 OUTREMONT- Rue Bernard Très grand 5 1/2 ensoleillé.A/c.3 électros.Bain tourb.Juillet.1650$ chauffé.514 278-3146 OUTREMONT - Maison Récente très pratique de 6 1/2, 3c.c., 2 s.de b., 6 électros.Foyer.Climatisée.Pl.bois.Petit jardin.Garage double chauffé.Près Collège Stanislas et UdeM.Mai, 2225$ 514 833-6847 OUTREMONT-RUE BERNARD Bloc patrimolnlal luxueux.5 1/2,6 1/2, ensoleillés.Chauffés, équipés.Près Stanislas.Juillet.514 271-4168 PLATEAU MÉTRO LAURIER 51/2, Loft rénové, meublé, 1 ch., sur 2 étages, 1700$ tout inclus.Libre mai, 514-597-2170 RUE HOCHELAGA-41/2 Bus à la porte.A/c., 4 électros.RÉNOVATION SUPÉRIEURE: céramique, plancher terrazo.900$.Poss.meublé : 1000$ Chauffé et éclairé.514 945-1030 V.M.R.beau 31/2 spacieux,rénové,équipé, chauffé, près services, train, autobus et métro.835$ 514 713-5281 ViLLERAY, 2 pas métro Fabre.Secteur tranquille, bas duplex, grand 5 1/2 ensoleillé, 2 balcons, pl.bois, les entrées au s.s.Belle CUIS, rénovée.Pas d'animaux Juillet.1300$ 450 464-0266 WESTMOUNT.AVE MELVILLE Grands 4 1/2 et 5 1/2.Chauffé/eau chaude inclus.Contactez Kim.514-710-7157 SOUS-LOCATION PIED-À-TERRE 51/2 meublé Vendredi midi au lundi soir.Métro Jarry.500$mois tt compris.514 389-9551 CONDOMINIUMS A LOUER QUÉBEC (Ste-Foy) CONDO DE LUXE 41/2 près de tout, piscine ext, gar.int., a/c, ascenseur 2000$/meublé, 1500$/semi-meublé, 418-655-8048 514-796-8677 VERDUN-PENTHOUSE 1 650 p.c.2 càc, terrasses privées, stat.dble, 2 s/bains.Juillet.2 200$.514-934-0662/438-275-3423 PROPRIETES A LOUER Boucherville, secteur recherché.1 1/2s.deb.,2c.c.-r1.Garage.Long terme.Juillet.1650$ 450 641-4090 HORS FRONTIERES EUROPE À LOUER A PARIS Atelier meublé disp, en août Équipé, 2 C.C., ensoleillé, calme, entrée privée, jardin, sympathique quartier de Belleville, à 10 mm.de Châtelet en métro.1400$/2 sem.ou 750$/sem.(33) 1.40.30.09.14 riouxchristian@yahoo.com PARIS Vil-XV Champ-de-Mars Site exceptionnel - 2 1/2 rénové 08 Tt équipé, très ensoleillé.Sur jardin Sem/mois 514 272-1803 LIVRES ET DISQUES *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité en tout genre.514 914-2142 4487 de la Roche/Mt-Royal COURS ATELIER D'ECRITURE A MTL Avec l'auteure Sylvie Massicotte www.svlviemassicotte.ac.ca Info./ inscriptions : 514-943-0081 COURS DE RATTRAPAGE 5è, 6èetSecl.Soir, sam.et dim.514 525-1691 Edith Une VOIX libre et vibrante COURS DE CHANT Débutants et avancés 514-276-8186 Marie-France Durocher MASSOTHERAPIE 40$/40Min.PROPRE-DISCRET.Exc.massage suédois et Esalen.Privé.Christine.514 383-2448 SERVICE PERSONNEL MAINS MAGIQUES.Meilleur massage.450 321-0084 DEMENAGEMENTS LES DEMENAGEMENTS BRETON-SAVARD Emballage - Entreposage - Pianos.Assurances compl.Estim.gratuite.www.breton-savard.com 514254-1447 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.LE DEVOIR ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.Michel Chartrand 1916-2010 À Montréal, le 12 avril 2010, est mort Michel Chartrand, à l’âge de 93 ans, entouré des siens.Fils de Louis Chartrand et d’Hélène Patenaude, il était le 13® d’une famille modeste de 14 enfants de Montréal.Il fut l’époux de Simonne Monet Chartrand, décédée en janvier 1993.Il laisse dans le deuil ses enfants Micheline (Jean Payen), Hélène (Gilles Deslauriers), Alain (Diane Cailher), Suzanne-G., Madeleine, Dominique; douze petits-enfants : Philippe, Katerine, Anne-Marie, Vincent, Marie, Maïa, Olivier, Maud, Florence, Léo, Marion, Romane et six arrière-petits-enfants ainsi que sa compagne des dernières années, Colette Legendre, sa sœur Jacqueline Cornellier, plusieurs neveux et nièces, de nombreux amis et admirateurs sincères.On pourra lui rendre hommage les jeudi 15 et vendredi 16de14hà17h etde 19h à 22h, à la: CCX)PÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA lUVE-SUD DE MONTRÉAL Résidence Cuié-Falrier 635, bouL CunS-Poirier Oiicsi Longueuil (QC) J4J 2m Tél, : (450) 677-5203 Téléc, : (450) 677-6221 Une messe funéraire catholique sera célébrée à la Cocathédrale Saint-Antoine de Padoue de Longueuil, à 11 h, le samedi 17 avril.L’inhumation se fera, par contre, dans la stricte intimité.Comme marque tangible de solidarité, on pourra faire un don à la Fondation pour l’aide aux travailleuses et travailleurs accidentés (FATA) : 6389-A, rue Drolet, Montréal, H2S 2T1; tél.514-271-0901; téléc.514-271-6078; fata@cam.org Puisse sa vie demeurer un exemple de courage et de détermination pour tous ceux et celles qui sont épris de liberté et de justice sociale! Le mémorieL U Mémorlel 1856,016 Du Navra Montrai QcM2K 2X4 TR: 514 625-1149 Téléc.; 514 525-7998 R«C(ologl««l9ih«m0f1«1.CQm Pour une publMon section décès Buibou ouvert du lundi ou vmdradi de lOhSO à tShSO Ptf WôptKxw, télécopieur ou par somedl et dlnviTKhe de 12t)00 617h30 Moisan, Clément 1933-2010 À la maison Michel Sarrazin, le 12 avril 2010, à l’âge de 76 ans, est décédé, dans la sérénité et entouré des siens, monsieur Clément Moisan, époux de madame Renate Hildebrand.Il demeurait à Québec.Il laisse dans le deuil outre son épouse adorée, sa fille bien-aimée Ariadne (Nicolas Sapp); ses frères et sœurs : Gustave (Yvette Gagné), Jean (feu Marguerite Huard), Madeleine (Paul-Émile Jam) et feu Rolande; son beau-frère, en Allemagne, Dieter Hildebrand (Margret Hunt), ainsi que des cousins, cousines, neveux et nièces, collègues rencontrés lors de ses nombreux séjours à l’étranger, collègues de l’Université Laval et collaborateurs du Fonds de recherche sur la société et la culture ainsi que plusieurs amis et amies.Professeur émérite de l’Université Laval et docteur en littérature de l’Université la Sorbonne, Clément Moisan a enseigné presque toute sa carrière à l’Université Laval.Il a été reçu membre de la Société royale du Canada en 1980, fut boursier de la prestigieuse bourse Killam (1987 à 1989) et honoré de la médaille Lorne-Pierce (1996).Le service religieux sera célébré, en présence des cendres, le vendredi 16 avril 2010 à 14h00 en l’église St-Dominique (175 rue Grande-Allée Ouest, Québec) où la famille recevra les condoléances une heure avant la cérémonie.Les cendres seront inhumées ultérieurement au Cimetière Belmont.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin (2101, chemin St-Louis, Québec, QC, GIT 1P5) ou à la Société canadienne du cancer (1040, avenue Belvédère, bureau 214, Québec, QC, GIS 3G3).Des formulaires de dons seront disponibles pendant les condoléances.La direction des funérailles a été confiée à la Coopérative Funéraire des Deux Rives 693, avenue Nérée-Tremblay Québec, QcG1N4R8 Téléphone: (418) 688-2411 Télécopieur: (418)688-2414 Courriel : residence(@coopfuneraire2rives.com Site web : www.coopfuneraire2rives.com LE DEVOIR LE JEUDI 15 AVRIL 2010 A 5 ACTUALITES Guergis serait liée à une affaire de drogue L’ex-ministre soutient qu’elle-même ne connaît pas les faits qui lui sont reprochés HELENE BUZZETTI Ottawa — Le départ de la ministre de la Condition féminine, Helena Guergis, se résumerait maintenant à une affaire de drogue.Les «allégations sérieuses» qui sont parvenues aux oreilles du premier ministre Stephen Harper auraient trait à l’achat et à la consommation de drogue et au possible chantage qui en aurait résulté.Qui a acheté les stupéhants, qui les a consommés et qui aurait fait l’objet de menace?L’histoire ne le dit pas encore.Quels que soient les faits reprochés à l’exministre, la principale intéressée soutient qu’elle-même ne les connaît pas.«Le bureau du premier ministre ne nous fournit aucune information», a fait savoir hier son avocat Howard Rubel.Faux, réplique le porte-parole de Stephen Harper, qui assure que l’avocat du Parti conservateur, Arthur Hamilton, a fait part des allégations à Mme Guergis vendredi après-midi.La saga d’Helena Guergis a atteint un nouveau sommet hier quand le réseau CTV a révélé comment le premier ministre a été informé d’allégations concernant son ex-ministre.Un détective privé qui enquêtait sur une fraude impliquant un homme d’affaires de Toronto connu de Mme Guergis et son époux, Rahim Jaffer, aurait eu vent d’informations compromettantes reliées à la drogue et au chantage.Qn ignore qui est impliqué.Ce «Ce n’est pas à nous de déterminer si les allégations sont vraies.C’est aux autorités [de le faire], » - Stephen Harper détective privé aurait relayé ces informations à un avocat de Toronto proche du Parti conservateur, qui à son tour aurait contacté l’entourage de M.Harper.Le détective privé faisait enquête sur Nazim Gillani, im homme d’affaires accusé de fraude, pour le compte d’une de ses victimes.Dans un courriel envoyé aux médias hier, Mme Guergis a qualifié ces allégations A’«insinuations malveillantes».Stephen Harper, qui était à la Chambre des communes pour la première fois depuis le départ de Mme Guergis, a expliqué avoir «reçu des informations sur sa conduite.Je n'ai pas une connaissance directe de ces allégations.Il était approprié que les autorités reçoivent ces allégations.» Il a reconnu ne pas avoir fait vérifier ces allégations.«Ce n’est pas à nous de déterminer si les allégations sont vraies.C’est aux autorités [de le faire], à notre avis.» Le conjoint de Mme Guergis a été accusé en septembre de possession de cocaïne, entre autres.Le premier ministre a-t-il interrogé Mme Guergis pour s’assurer que personne d’autre n’était impliqué?«Je ne fais pas d’accusation spécifiques, a répondu M.Harper après une certaine hésitation.Votre question implique que, parce que M.Jaffer est accusé, je porte donc des accusations contre une ministre.[Avant cela, je n’avais aucune information aUaut dans le sens que vous me dites.]» Le Devoir ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR L’ancien premier ministre Bernard Landry a dépioré hier ie discours «catastrophiste» qui prétend que ia situation économique du Québec est désastreuse.Table ronde de l’Institut du Nouveau Monde Les soupçons autour des libéraux ébranlent la démocratie, croit Landry ALEXANDRE SHIELDS Les rumeurs de trafic d’influence qui secouent le gouvernement libéral de Jean Charest alimentent le cynisme de la population au point de mettre la démocratie en pérü, estime l’ancien premier ministre Bernard Landry, qui dit souhaiter qu’une enquête soit menée pour aller au fond des choses.«Quand on perd confiance dans les institutions politiques et judiciaires, une société est profondément ébranlée.Ça ne pousse pas les gens à aller voter ni à respecter le personnel politique, donc ça met la démocratie en péril», a-t-il expliqué hier soir en marge d’une conférence organisée dans le cadre du centenaire du Devoir par l’Institut du Nouveau Monde.L’événement portait sur l’histoire économique du Québec au cours du dernier siècle.M.Landry ne souhaite toutefois pas présumer de la véracité des allégations de l’ex-ministre libéral Marc Bellemare.Il dit seulement qu’une enquête doit être lancée pour faire la lumière sur toute cette histoire.«Un gouvernement à 70 % d’insatisfaction, quand avez-vous vu cela?J’ai perdu le pouvoir avec un taux de satisfaction de 53 %.Alors l’heure de la r^xion est arrivée», a-t-il laissé tomber.Surtout que selon lui, le gouvernement Charest a déjà commis une série d’erreurs qui ne font rien pour redorer le blason de la classe politique.«L’affaire Bellemare, le budget.Je n’ai jamais vu le ciel politique aussi déprimant durant toutes les années que j’ai consacrées à la vie publique.Par temple, la population en entier demande une enquête sur la construction et on n’en fait pas.En fait, on parle d’une série de bourdes culturelles, linguistiques, économiques et sociales.C’est vraiment désolant» Celui qui a déjà occupé le poste de ministre des Finances déplore par ailleurs le discours «catastrophiste» qui prétend que la situation économique du Québec est désastreuse.«Je ne dis pas qu’il faut être négligent, mais j’ai toujours dit qu’Hydro-Québec est un contrepoids considérable à notre dette.» Selon lui, il faut aussi tenir compte de certaines de nos forces, dont «la solidarité sociale, un plus faible écart en riches et pauvres, le haut taux de syndicalisation, le fait que l’économie est diversifiée et tournée vers la technologie, etc.».Qui plus est, il estime que «si le budget avait été mieux adapté, plus solidaire, plus social, il aurait été mieux accueilli et on aurait pu faire passer les aspects de réduction de la dette».Le Devoir L’ADN du cancer scruté à la loupe LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Le projet est titanesque: sé-quencer 25 000 génomes sélectionnés parmi une cinquantaine de cancers différents.Cet effort international, dévoilé hier par l’International Cancer Genome Consortium QCGC), est décortiqué par le menu dans l’édition d’aujourd’hui de la revue Nature.Une entreprise dont les premiers résultats donnent déjà le vertige aux scientifiques qui cherchent un sens dans cet épais brouillard de données.En deux ans, le consortium, auquel participent le Canada mais aussi nqtamment l’Inde, la Chine, les Etats-Unis et plusieurs pays européens, a déjà permis l’identification de centaines d’anomalies.Les séquences inversées ou tronquées comme les mutations identifiées jusqu’ici constituent autant de pistes à explorer dans la recherche d’un traitement ciblé.Diffusées hier pour la première fois, ces données ont été ^atuitement mises à la disposition des chercheurs du monde entier, dans l’espoir de les aider à décrypter les clés qui leur permettront de comprendre ce mal multiforme.Cette émulation rapporte déjà gros mais promet encore plus, au fur et à mesure que la banque s’étoffera.Au risque d’être enseveli sous les données, prévient Bert Vogelstein, chercheur américain à l’Université Johns-Hopkins, dans Nature.«La difficulté sera de figurer comment utiliser ces informations pour aider les gens, et pas de seulement cataloguer plein de mutations.» Le Devoir UNE ÉCONOMIE de IM $ REJETÉE Le personnel professionnel des collèges demande au gouvernement de reconnaître la scolarité pertinente à l'emploi alors qu'il le fait déjà pour les enseignants du réseau collégial Le gouvernement offre plutôt, dans les collèges, une prime au personnel professionnel d'un seul corps d'emploi sans justification COUT DE LA DEMANDE : 2M $ sur 2 ans COUT DE L'OFFRE : 3M $ sur 2 ans Le gouvernement REFUSE UNE ÉCONOMIE de 1M $ sur 2 ans et maintient une offre injuste, inéquitable et discrétionnaire Est-ce vraiment pour l'avenir de nos jeunes qu'il gaspille ainsi les fonds publics ?fppc iCSQ) www.fppc.csq.qc.net am Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec www.spgq.qc.ca A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 15 AVRIL 2010 EDITORIAL Enquête Bastarache Déjà limitée L’enquête que présidera l’ex-juge Michel Bastarache ne sera pas la première étape qui mènerait enfin à un regard plus large sur le lien entre le financement des partis politiques et certaines pratiques douteuses.Elle a d’abord pour but de river le clou à Marc Bellemare puisque les poursuites ne suffisent pas à la tâche.Le gouvernement Charest n’a pourtant que ses pratiques à blâmer pour expliquer le bourbier dans lequel il est plongé.1 faut bien le dire: le premier ministre Jean Charest ne manque ni d’audace, ni de sang-froid.Pour présider «sa» commission d’enquête (le possessif s’impose puisqu’il était le seul à la réclamer), il a trouvé un juge prestigieux, qui a accepté sans discuter le mandat imposé et la très courte échéance de six mois qui l’accompagne.Bravo! Si tous les problèmes au Québec, tous les soupçons, tous les scandales étaient réglés avec une telle célérité, ce serait le paradis! Mais comme tous les scandales ne chatouillent pas l’honneiu du premier ministre, l’opposition, les commentateius, les citoyens doivent se contenter de se buter à son indifférence concernant le discrédit dans lequel la gestion de la chose publique est en train de sombrer.Il faut donc se contenter du petit bout d’enquête que livrera l’ancien juge Michel Bastarache.L’homme, on s’en doute, sera appliqué, rigoiueux.Mais il n’a pas l’intention d’élargir le mandat qui lui a été confié.On se concentrera donc exclusivement siu les nominations de juges.Que dira alors M.Bastarache de ce fils d’organisateiu libéral que papa, après en avoir parlé à un ministre, était bien content de voir accéder à la magistrature?Qu’après étude du rapport du comité de sélection (puisque l’enquête y aura accès, a promis M.Charest), l’avocat en question avait les compétences requises?On n’en doute même pas! M.Bastarache le comprendra d’autant mieux que sa nomination à la Coiu suprême avait elle aussi été qualifiée de partisane en raison de ses liens professionnels et partisans avec le premier ministre Jean Chrétien.Et poiutant, il a fait un excellent juge, n’est-ce pas?Au Québec, le gouvernement péquiste avait trouvé une façon de limiter l’intervention partisane, comme l’explique notre collègue Robert Dufrisac ce matin.C’est le gouvernement Charest qui a changé la façon de procéder: amener une liste au Conseil des ministres, en débattre, ouvre forcément la porte à la politisation des nominations, davantage que de se pencher strictement siu le nom choisi par le ministre de la Justice.Faut-il vraiment qu’un juge, fut-il de la Coiu suprême, le démontre poiu qu’on rectifie le tir?Mais aux yeux du gouvernement, l’enquête Bastarache doit avoir lieu: poiu gagner du temps, détoiuner l’attention, occuper les médias pour qu’ils aient moins de temps à consacrer aux contrats, à la construction, aux garderies ou à l’échange d’argent dans de grosses enveloppes.Parallèlement, le premier ministre ne renonce pas à poursuivre son ancien ministre de la Justice, qui n’a même pas peiu.Qn ne fait pas taire un Marc Bellemare aussi facilement que lorsqu’on s’en prend à des joiunalistes qui s’intéressent à vos revenus.Avec deux hommes aussi entêtés, le bras de fer sera long.L’intérêt public impose poiutant de laisser M.Bellemare aller au bout de ses démonstrations.Il joue gros: s’il se trompe, il sera discrédité devant tout le Québec., Mais comme ses allégations touchent au fonctionnement de l’État, l’homme Jean Charest doit s’effacer devant sa fonction de premier ministre.À ses collègues de le rappeler à l’ordre.Josée Boileau Affaire Guergis Les cachettes Marie-Andrée Chouinard e silence dans lequel s’emmiue le premier ministre Stephen Harper siu l’affaire Helena Guergis autorise tous les murmures et nourrit le tumulte.Il n’est pas commun qu’un chef de gouvernement dégomme un membre de J son équipe, l’expulsant du caucus et glissant au passage le dossier à la Gendarmerie royale du Canada.Encore moins qu’il ne souffle mot sur les raisons motivant sa décision! Des «allégations sérieuses» ont forcé M.Harper à demander cette démission, mais une semaine après l’annonce, tout n’est encore que spéculations et rumeurs.La commotion est d’autant plus grande que le premier ministre, spectateur et acteur de ce brouhaha, ne dit mot.Il Mt un geste exceptionnel, mais ne précise pas le contexte dans lequel il s’inscrit.Ce silence devient gênant.La démission de Maxime Bernier, ex-ministre des Afiaires étrangères ayant «oublié» des documents confidentiels dans un endroit non sécurisé, est encore fraîche en mémoire.Le couple Julie Couillard-Maxime Bernier avait fourni une généreuse matière à rebondissements.Voilà que la ministre déchue Guergis et son mari Rahim Jaffer, ex-député conservateur, enflamment la colline parlementaire.Par courriel ou par personne interposée, Mme Guergis et M.Jaffer ont confié hier au Devoir que ces fameuses allégations seraient disproportionnées.L’ex-ministre d’État à la Condition féminine, par la voix de son avocat, soutient même qu’elle n’en connaît pas la teneur exacte.Qui dit vrai?C’est un flou insupportable que tant les partis d’opposition que les journalistes tentent de dissiper.Le réseau CTV a tiré une ficelle mardi en rapportant qu’un détective privé aurait informé un avocat conservateur d’une affaire de chantage liée à des stupéfiants.Qn n’en sait pas davantage.La principale intéressée, Helena Guergis, a qualifié cet ajopt de «ridicule», l’associant à la rumeur qui se déchaîne.À côté d’une prétendue affaire de drogues, on parle d’usage interdit de la voiture ministérielle et des locaux parlementaires de Madame par Monsieur.Il y a de tout dans ce tableau confus.Devant le stoïcisme du gouvernement, les hypothèses les plus folles tournoient.D’autres premiers ministres avant M.Harper ont expliqué ce qui les forçait à ordonner une enquête sur un membre de leur cabinet, et cela, sans présumer de leur culpabilité.Pourquoi ne serait-il pas ici de même?Dans un contexte aussi exceptionnel que celui-ci, la transparence devrait constituer la carte maîtresse de Stephen Harper.Mais malheureusement, il n’en connaît guère la couleur.Alors que son gouvernement est secoué par cet «apparent» scandale, la commissaire à l’information Suzanne Legault a directement accusé le gouvernement conservateur mardi de manquer de cette nécessaire «culture de la transparence».O ironie! Pendant que défile dans ce rapport critique la liste de tous les ministères n’ayant pas daigné se soumettre aux diktats de la Loi sur l’accès à l’information, le premier ministre reste de marbre.Il opte pour les «cachettes» plutôt que pour la vérité.Il s’agit d’un jeu dont le premier ministre ne sortira pas gagnant.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO Hommages à Michel Chartrand S’il y a un paradis, il est en train de syndiquer les anges Il appert qu’en prison, Michel Chartrand était en train de syndiquer les gardiens de prison à partir de sa cellule, au point que le directeur de la prison l’a libéré avant terme.Quand j’assistais aux réunions du Conseil central CSN, où on traitait entre autres de la condition des femmes mères célibataires sans emploi, je me disais: mais qui, dans la société québécoise, à part le Conseil central, se donnerait la peine de prendre la défense des femmes mères célibataires pauvres, non syndiquées et non sjmdicables par surcroît.Qui?Michel Chartrand: bravos respectueux.Pierre Gauthier Le 13 avril 2010 Le coopérateur CSN: Le Deuxième Front.Pendant dix ans, Michel a participé activement à la fondation des Cooprix dans la région de Montréal.Il a été trésorier de la coopérative, et la Caisse pop de la CSN a participé activement au financement des magasins Coop en milieu urbain.Pendant dix ans, j’ai eu le plaisir de travailler avec Michel.Pour lui, le coopératisme était un complément naturel du sjmdi-calisme.Il a brassé le système.Sa détermination nous a tous marqués et inspirés.Mon meilleur souvenir, qui est aussi un privilège, aura été mon voyage d’un mois avec Michel pour une tournée des vins en Europe.Une occasion de mieux le cerner, de découvrir sa grande culture, ses plaisirs de la table et sa détermination à toujours se porter à la défense des plus démunis.C’est certainement l’homme le plus authentique qu’il m’a été donné de connaître.Salut mon frère, embrasse Simonne pour moi.Gérard St-Denis Directeur promotion coopérative, 1965-1975 Le 13 avril 2010 Depuis l’annonce du décès de Michel Chartrand, on a évoqué sa très grande L0 délUOCrfttB contribution au monde sjmdicaliste, sa préoccupation viscérale pour la justice et le respect des libertés et sa détermination à toujours se porter à la défense des travailleurs.Michel a été aussi un artisan du déveloi> pement des coopératives au Québec, particulièrement de la coopération de consommation.Cela s’inscrivait au lendemain de la publication, en octobre 1968, du rapport moral de Marcel Pépin, président de la Michel Chartrand est mort.J’ai connu le militant par le biais de la CSN dans les années 1980 et j’ai tout de suite été séduit par l’homme: sa sincérité, son énergie, sa faconde, son grand rire, ses propos directs sans aucune trace de langue de bois, mais surtout sa liberté totale de pensée et d’expression et son esprit critique qui ne s’en laissait conter par personne, fut-il grand-prêtre ou pape idéologique, m’ont profon- dément marqué.Plus tard dans les années 1992-1993, au plus noir de la terreur islamiste-fasciste dans mon pays natal, il a été le premier adhérent québécois au Comité de soutien à la démocratie en Algérie que nous avions fondé avec l’aide solidaire de la CSN.Son engagement aux côtés des progressistes et des démocrates algériens était pourtant bien antérieur à cette époque puisqu’avec des gens comme René Lévesque il s’était résolument engagé en faveur du peuple algérien, en lutte pour son indépendance.Toujours du côté des humbles, des opprimés, des humiliés, des exploités, il vouait une haine inextinguible à ceux qui haïssaient et méprisaient une partie, et donc toute l’humanité: capitalistes égoïstes et exploiteurs, colonialistes, fascistes, racistes, ultras sionistes et autres émules des nazis, sabreurs, fauteurs de guerre, intégristes religieux hypocrites et fanatiques.Lui aimait l’amour, la vie, la joie, le rire, les femmes, dont feue sa compagne Simonne représentait pour lui la quintessence, et l’Homme qui conquit sa majuscule le jour où il refusa de vivre à genoux.Liberté, fraternité, équité, solidarité: ces mots, il les écrivait partout et sans cesse par ses actes.Je suis sûr d’exprimer la profonde tristesse des démocrates et des laïques algériens du Québec et d’Algérie, et je me fais leur interprète pour présenter nos profondes condoléances à sa famille, à ses proches, à ses camarades de combat et à tout le peuple québécois qui vient de perdre un grand homme.Djamel Khellef St-Hubert, le 13 avril 2010 LIBRE OPINION Une menace pour la santé des Québécois MAXIME DUSSAULT-LAURENDEAU Finissant en médecine à l’Université de Montréal CJ est avec consternation que j’ai constaté, dans le récent budget Ba-chand, l’intention du gouvernement Charest d’instaurer une éventuelle «franchise santé» ou «ticket orienteur».Si certains plaident que cela est bien différent d’un «ticket modérateur», interdit par la Loi canadienne sur la santé — une question de sémantique à mon avis —, la notion de frais proportionnels à la consommation des services médicaux (rapportés sur la déclaration de revenus ou ailleurs) introduit la notion d’utilisateur-payeur en santé: et c’est cette notion même qui est problématique au sens de l’accessibilité.Les effets néfastes sur la santé des Québécois seront les mêmes, sans fournir le rendement budgétaire escompté.«L’utilisateur-payeur» en santé n’est pas un nouveau concept.Des tentatives infructueuses ont été faites ailleurs; il est généralement reconnu que le ticket modérateur a pour effet pervers d’augmenter le nombre d’hospitalisations et les coûts de santé en général.Je m’explique mal pourquoi on déterre aujourd’hui cette idée, pourtant si décriée, de «taxer la maladie».Le problème est peut-être qu’on applique une logique purement comptable à un système qui obéit à des forces qui sont tout à fait étrangères à l’économie; citons par exemple la «santé» et ses multiples facteurs environnementaux, sociaux, comportementaux, génétiques.La médecine du XXI® siècle en sera une de prévention.Les maladies que nous combattons massivement aujourd’hui (diabète, obésité, hypertension, dyslipidémies, etc.) sont par définition des affections chroniques, qui causent des complications à long terme.Beaucoup des médicaments prescrits de nos jours visent justement à prévenir les complications de ces maladies (comme la maladie cardiaque, par exemple).Les interventions de prévention améliorent la qualité et l’espérance de vie, c’est-à-dire la santé de la population (ce qui a un impact direct sur les coûts de santé en les diminuant) .Dans une optique où il s’agit du cheval de bataille de la médecine moderne, il est nécessaire de favoriser une meilleure accessibilité en première ligne pour s’assurer d’intervenir sur la santé avant qu’il ne soit trop tard.Un ticket modérateur (ou orienteur) a l’effet totalement contraire et rame à contre-courant: dissuader de consulter «pour rien» jusqu’à ce qu’il soit effectivement trop tard.et que soigner le patient coûte beaucoup plus cher parce que sa condition médicale s’est aggravée avec les années et que les complications se sont multipliées.Ce qui coûte cher au système, c’est de soigner les gens malades.Ce ne sont pas les visites ponctuelles «pour rien» qui coûtent cher, mais bien les patients qui sont hospitalisés, qui nécessitent des soins, ceux pour qui l’on prescrit des batteries de tests, des chirurgies et des médicaments.Voilà l’essentiel des dépenses.Il est inadmissible que l’on cherche par ce genre de mesure modératrice à «responsabiliser» (c’est-à-dire culpabiliser) le bénéficiaire pour une «mauvaise utilisation» des ressources, alors que c’est le système qui distribue mal les services de première ligne.Visites inutiles à l’urgence?Peut-être! Mais quelle est la véritable solution pour la personne qui s’inquiète pour sa santé?Avant d’arriver à l’hôpital, le patient ne connaît ni son diagnostic ni les dépenses qu’encourra le système pour le soigner.Qr, «responsabiliser» le patient, c’est lui demander de savoir s’il a besoin de soins ou non — ce qui n’a aucun sens, car c’est au médecin de décider.Pour que nous puissions pratiquer une bonne médecine, le patient doit pouvoir se rendre à l’hôpital (ou dans un autre point de service) sans obstacle dissuasif lorsque sa santé l’inquiète, qu’il ait raison ou non d’être inquiet).Le ticket modérateur est une mesure comptable qui permet certes d’équilibrer un budget à court terme, mais qui témoigne d’un manque de vision en santé.Elle compromet à mon sens l’exercice d’une médecine adéquate en freinant indûment l’accessibilité aux soins.J’ose espérer que le gouvernement reverra à temps sa position au nom de la santé des Québécois, évitant ainsi un débat juridique inutile sur une question de sens commun. LE DEVOIR LE JEUDI 15 AVRIL 2010 A 7 IDIES Projet de loi C-384 Pour le droit de mourir dignement FRANCINE LALONDE Députée bloquiste de La Pointe-ded’Èe ercredi prochain, le 21 avril, le Parlement d’Ottawa votera sur mon projet de loi d’intérêt privé C-384, intitulé Loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement).Une majorité de députés pourrait décider soit de l’envoyer à un comité où il serait étudié et amendé, avant de revenir au Parlement pour rejet ou adoption, ce que je souhaite, ou elle pourrait le défaire immédiatement Dans certains pays comme la Belgique (2002), le Luxembourg (2009) et les Pays-Bas (2001), une loi dont je me suis inspirée a été adoptée, loi qui permet aux personnes en fin de vie, dont les souffrances sont insupportables et ne peuvent être soulagées, de demander à un médecin de les aider à mourir, à certaines conditions.C’est ce qu’on appelle le droit de mourir dignement C’est pour atteindre cet objectif que des citoyens, dans plusieurs pays, se sont regroupés en organisations nationales qui se retrouvent à l’échelle internationale sous l’appellation World Federation of Right to Die Societies.L’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD.qc.ca) en fait partie.Un congrès du Bloc québécois a pris position et appuyé les principes de mon projet de loi (C-407) déposé en juin 2005.Assurances Avant l’adoption de la loi en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg, on a retrouvé un fort appui populaire d’une part, et d’autre part des opposants soit pour des raisons rebgieuses ou éthiques et d’autres qui craignent qu’une telle loi ouvre la porte à toutes sortes d’abus, qu’elle mène à une pente gbssante, disant qu’il faut d’abord assurer à tous des soins paUiatifs.On a ici, au Québec et au Canada, les mêmes oppositions.11 faut leur répondre et leur donner des assurances.Je me permets de répondre d’abord que la religion des uns ne doit pas devenir la loi des autres.Je connais des prêtres catholiques qui sont favorables au droit de mourir dans la dignité d’une part et d’autre part, ce débat me rappelle celui de ma vie de jeune femme où l’Égbse catholique s’opposait à Futilisation de la pilule et à l’avortement.Pour ce qui est de l’éthique de cette position, je comprends que des médecins puissent refuser d’aider quelqu’un à mourir, mais pas de lui en refuser le droit.Au nom de quoi?La personne est maintenant au centre de ses soins de santé et cela doit inclure ceux de la fin de sa vie.Dérapages anticipés Ce projet de loi vise à donner le choix aux personnes souffrantes, en fin de vie et sans perspectives de soulagement, de demander à un médecin de les aider à mourir.Celui-ci doit d’abord accepter et faire confirmer le diagnostic par un autre médecin.11 doit s’assurer que la personne fait sa demande de son plein gré, qu’elle sache que c’est toujours elle qui décide du moment de sa mort, et si elle veut toujours être aidée à mourir.Quant à la crainte des dérapages, il laut rappeler qu’elle s’est manifestée aussi en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas.Mais l’application de la loi qui a été bien suivie a montré que les dé- BORIS HORVAT AGENCE ERANCE-PRESSE Une membre de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) a participé à un rassemblement, le 2 novembre 2008, jour des morts, sur le parvis des Droits de l’homme à Paris, lors de la «première journée mondiale» pour la légalisation de l’euthanasie.Ce rassemblement clôturait le 17® congrès mondial de la Fédération mondiale des sociétés pour le droit de mourir et se voulait être une occasion de «parler de la mort d’une autre manière, avec la liberté de maîtriser nos derniers moments».rapages anticipés n’ont pas lieu.Il faut faire en sorte qu’ils n’aient pas beu ici non plus, au beu de perpétuer une mjustice cruebe envers des personnes qui devraient y avoir droit.J’ajoute que c’est l’absence de loi, et donc de choix, qui permet les dérapages.Pourquoi le recours à la sédation terminale utibsé dans les soms pabiatifs ne fait-U jamais l’objet d’une cramte de pente gbssante?Sensibilité Les appuis à ce projet ont été et sont nombreux.Je veux citer celui des membres de l’J^sociation féminine d’éducation et d’affaires sociales (ALEAS), qui lors de leur congrès ont pris position
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.