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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-02-26, Collections de BAnQ.

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JOSÉE BLANCHETTE: LA RETRAITE?PLUTÔT CREVER! Page B 10 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.ci V “ 4 1 ?LE VENDREDI 26 EEVRIER 2010 I,I0$+TAXES= 1,25$ La Caisse de dépôt dans les dernières de classe L’institution financière obtient un rendement décevant de 10 % pour 2009 ERIC DESROSIERS La Caisse de dépôt et placement du Québec a obtenu un rendement de 10 % en 2009, la plaçant dans les derniers de classe des grandes caisses de retraite au pays.Après le désastre de 2008, où elle avait affiché un rendement de -25 % et des pertes de prés de 40 milliards, la Caisse a notamment profité du rebond des marchés boursiers pour faire passer son actif net de 120,1 milliards à 131,6 milliards l’année dernière, pour un gain de 11,8 milliards.«2009 a àé une année de transition pour la Caisse, mais il nous reste encore du travail à faire, a dé claré hier en conférence de presse son président et chef de la direction, Michael Sabia.Disons que l’on a remis le train sur ses raik et qu’il nous reste maintenant à lui redonner son rythme de croisière.» Représentant le rendement moyen pondéré des fonds de ses 25 déposants, parmi lesquels se trouvent la Régie des rentes du Québec, la Caisse de retraite des employés du secteur public québécois et le fonds de la Socié- té de l’assurance automobile VOIR PAGE A 10: CAISSE ¦ Des réactions, page A 7 ¦ L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, «Le bon père de famille», page A 8 HORS-JEUX À travers les branches UNE PERFORMANCE NOURRIE A L’EMOTION Jean Dion La Russie a dû se coucher tard ou se lever tôt, c’est selon, hier, et ce fut pour voir son équipe se faire servir une correction par le Canada, 7-3, vous en avez peut-être entendu parler à travers les branches.Le 0 match commençait à 3h30, heure de Moscou.Tenez, puisqu’il est ques-tion de branches, comment a-t-on réagi là-bas à la gifle?vancouver 2010 Jetons si vous le voulez bien un œil, ou même deux, sur la manchette de la Pravda, à laquelle je suis abonné pour me familiariser avec l’alphabet cyrillique.Elle dit à peu près: «La machine rouge se plante dans un érable.» C’est marrant, parce que je feuillette à l’instant la plus récente (à ma connaissance) livraison de Paris Match, qui qualifie ainsi le fait que le Canada n’avait pas réussi à décrocher une seule médaille d’or lors des deux présentations précédentes des Jeux olympiques sur son territoire, Montréal 1976 et Calgary 1988: «La malédiction de l’érable.» En passant, saviez-vous qu’il était possible de se procurer une épinglette officielle de Vancouver 2010 en forme de cruche de sirop d’érable?Bien oui, si c’est pas complètement patraque l’olympisme moderne.?Canada 2, Etats-Unis 0 en finale de hockey féminin.Est-ce qu’on serait-tu en train de devenir le pays avec le plus de médailles d’or nous autres là là?Est-ce qu’on serait-tu en train de vivre une bénédiction de l’érable?L’un des inconvénients d’un siège olympique de 17 jours sur un divan à coussins aérodynamiques consiste en l’exposition intensive à la publicité télévisée.VOIR PAGE A 10: BRANCHES GARY HERSHORN REUTERS DANSANT sur une chorégraphie inspirée de l’opéra Samson et Dalila, devant une foule déjà conquise, Joannie Rochette a livré une solide performance, hier, décrochant la médaille de bronze.Mais même si elle a su démontrer pourquoi elle était considérée comme un espoir de médaille avant le début des Jeux, c’est l’aspect humain de sa prestation qui a montré que parfois, une médaille, ce n’est pas tout.Éprouvée par le décès, plus tôt cette semaine, de sa mère venue à Vancouver pour l’encourager, la vice-championne mondiale de 2009 a fait montre d’un courage face à l’adversité qui lui a valu un élan de sympathie populaire dépassant largement les frontières du pays.Les détails sur notre site: www.ledevoir.com.ENVIRONNEMENT Pour une gestion concertée Les processus de consultation devraient impliquer la société civile, selon un rapport LOUIS-GILLES FRANCŒUR Non seulement il ne faut pas mettre la hache dans les processus actuels de consultation publique, comme le réclament certains ténors de la droite, mais les gouvernements et les grands acteurs économiques doivent aller plus loin et impliquer directement la société civile et les groupes environnementaux dans une «gouvernance concertée» pour réaliser au Canada un véritable développement durable.C’est ce qu’affirme un rapport publié hier par la Table ronde nationale sur l’environnement et l’économie (TRNEE) et le Eorum des politiques publiques (EPP).La TRNEE réunit depuis 20 ans des chefs de file du monde des affaires, de la science et de l’environnement autour d’enjeux majeurs.Ses membres sont nommés pour trois ans par le gouvernement fédéral.En entrevue au Devoir, son président, David McLaughlin, s’est inscrit en faux contre ceux qui soutiennent qu’on ne peut plus lancer de grands projets économiques en raison de l’opposition des écologistes, des groupes sociaux et des syndicats.VOIR PAGE A 10: GESTION ¦ Montréal sera l’hôte d’une assemblée de citoyens engagés en août 2010, page A 3 BOMBARDIER Grosse commande américaine ¦ Page A 7 11 4 É.-U.: ASSURANCE-MALADIE Obama ira de l’avant, avec ou sans l’appui des républicains ¦ Page B 5 INDEX Annonces B 6 Monde.B 5 Avis publics .A4 Mots croisés.B 8 Cinéma B 3 Resto.B 7 Décès.Éditorial Idées .Météo.B 6 Sports.B 8 .A 8 Sudoku.B 5 .A 9 Télévision.B 2 .B 8 Week-end.B 1 Persécuter les piétons: la stratégie ne marche pas Malgré les constats d’infraction et les campagnes de sensibilisation, le nombre de blessés et de morts est resté à peu près le même en 2009, selon la police de Montréal JEANNE CORRIVEAU Les opérations de répression menées auprès des piétons montréalais ne semblent pas avoir les effets escomptés.Depuis trois ans, les policiers ont intensifié la distribution de constats d’infraction auprès des bipèdes délinquants et multiplié les campagnes de sensibilisation, mais le nombre de blessés et de morts chez les piétons est demeuré à peu près le même en 2009, révèle le bilan routier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rendu public hier.Pour certains observateurs, ces résultats sont la preuve que la coercition est un échec.En 2009, la route a fait 33 morts à Montréal, dont 18 piétons, soit le même nombre que l’année précédente.Parmi les blessés, 1248 piétons l’ont été légèrement, soit 29 de moins que l’an dernier, alors que 87 l’ont été gravement, 9 de plus qu’en 2008.Si les données sur cinq ans témoignent d’une tendance à la baisse, le bilan des deux dernières n’est pas particulièrement reluisant quand on sait que le SPVM a augmenté la distribution de constats d’infraction aux piétons afin de les forcer à plus de prudence.Avec l’arrivée de 133 nouveaux policiers affectés à la circulation, le nombre de constats d’infraction donnés aux piétons a doublé entre 2006 et 2009, passant de 5104 à 11900.L’inspecteur-chef Stéphane Lemieux, chef de la 1 Montréal® W JACQUES GRENIER LE DEVOIR En 2009, la route a feit 33 morts à Montréal, dont 18 piétons, soit le même nombre que l’année précédente.division de la sécurité routière au SPVM, reconnaît que les résultats sont moins probants que ceux anticipés.«Ça donne des résultats, mais franchement, j’aurais souhaité voir des chiffres beaucoup plus bas que ça, indique le policier.L’an prochain, f espère qu’on va voir les fruits de nos efforts de prévention et de coercition.» H y a deux ans, le SPVM avait justifié cette stratégie en faisant valoir que la moitié des piétons décédés n’avaient pas respecté le Code de sécurité routière.Hier, M.Lemieux n’a pas voulu s’aventurer à montrer du doigt qui, de l’automobiliste ou du piéton, était le plus délinquant.VOIR PAGE A 10: PIÉTONS 77831302384809 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 26 EEVRIER 2010 ACTUALITES L’économie d’Haïti est réduite en cendres L’armée américaine restera pour une période indéfinie MELISSA GUILLEMETTE C> est la moitié de l’économie d’Haïti qui s’est écroulée en même temps que les édifices et les maisons ébranlées par le séisme du 12 janvier.Plus de 50 % du produit intérieur brut a été réduit en cendres, a indiqué hier le président du pays, René Préval.«Dans ce moment de douleur, dans ce moment de désespoir, nous devons relever la tête», a ajouté le président, qui recevait hier son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour signer un accord d’aide aux paysans et aux écoliers.Ayant pris connaissance de l’ampleur de la chute économique de la Perle des Antilles, Lula da Silva a par ailleurs invité la communauté internationale à annuler la dette du pays, qui s’élevait, fin septembre 2008, à 1,88 milliard de dollars, selon un groupe de créanciers publics, le Club de Paris.Le Sénat américain a par ailleurs adopté un texte mercredi pour favoriser l’allégement de la dette.La pauvreté extrême est évidente, particulièrement dans les camps de réfugiés improvisés au lendemain du tremblement de terre, où s’entassent un million et demi de sinistrés.Les jeunes Haïtiens ont du mal à se projeter dans l’avenir.«Pour moi, l’avenir c’est aujourd’hui; je vis au jour le jour, dans la crainte de nouvelles secousses et dans le besoin de manger.[.] Hier c’était difficile; aujourd’hui, c’est pire», raconte Jeff, un citoyen du plus vieux quartier de Port-au-Prince, Bel Air.Un voisin approuve.«Nous sommes des échoués.Plus de 50 du produit intérieur brut a été réduit en cendres, a indiqué hier le président du pays, René Préval toujours au chômage, sans espoir.Il n’y a pas de vie pour nous», laisse tomber Pierre-André Gour-det, père de sept enfants.«Nous sommes à la rue depuis le soir du 12 janvier, tributaires des gens de bon cœur ou de vieilles connaissances qui nous offrent un plat de temps à autre», ajoute l’homme, qui se sent ignoré par les autorités et les organismes humanitaires.% Présence américaine indéfinie L’ambassadeur des Etats-Unis à Haiti, Kenneth Merten, a quant à lui informé que l’armée américaine resterait présente en sol haïtien pour une période indéfinie.«Ce qui est envisagé maintenant, c’est qu’il y ait de plus en plus d’agents de [l’Agence américaine pour le développement international] sur le terrain et de moins en moins de soldats.[.] De mon point de vue, il faudra que certains éléments des troupes américaines restent ici pour l’avenir.» La forte présence américaine fait jaser depuis le séisme, puisque Hqïti a été occupé de 1915 à 1934 par les Etats-Unis.Le diplomate Merten indique qu’il n’est pas question d’une tutelle.«On travaille depuis longtemps, avant le départ [en 1986 du dictateur] Jean-Claude Duvalier, pour un Etat démocratique à Haïti.Je crois que [si on tentait aujourd’hui] de prendre en main l’Etat haïtien, cela voudrait dire que tout ce qu’on a fait auparavant n’a aucune valeur.» Près de 6500 soldats sont toujours sur le terrain.11 y en avait 20 000 au lendemain du séisme.Le Devoir Avee l’Agenee Franee-Presse CARLOS BARRIA REUTERS La pauvreté extrême est évidente, particulièrement dans ies camps de réfugiés improvisés au iendemain du trembiement de terre, où s’entassent un miiiion et demi de sinistrés.VENDREDI ET SAMEDI 26 ET 27 FÉVRIER CPfTMnMIICCT DE 100$ ET PLUS La modération a bien meiiieur goût.£lcfc«e'rbfcc>ol PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS SAQ 18+ Titulaires de permis, agences de la saq, comptoirs vin en vrac et SAQ Dépôt exclus.L’offre Économisez 10% avec tout achat de 100$ et plus est en vigueur les vendredi et samedi 26 et 27 février 2010 seulement et s’applique uniquement aux produits offerts en succursale, à l’exception des cartes-cadeaux SAQ, des cartes de dégustation et des bons-cadeaux « Les Connaisseurs ».Promotion également offerte dans SAQ.com.18 ans et plus.Achats non cumulatifs.Les produits commandés par l’entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.Aucune mise de côté n’est acceptée.Financement du Parti libéral Marois veut une enquête duDGE ALEXANDRE ROBILLARD Québec — La chef péquiste Pauline Marois a réclamé une enquête sur le financement du Parti libéral du Québec, hier, à la suite de déclarations de trois ministres laissant entendre que des entreprises font des dons à leur formation, ce qui est illégal.Mme Marois a soutenu que ces affirmations, qui se sont succédé au cours des trois derniers mois, nécessitent l’intervention du Directeur général des élections, l’autorité qui veille au respect de la Loi électorale.«Un lapsus, ça va, deux lapsus, ça va, trois lapsus, ça commence à être inquiétant», a dit la chef de l’opposition officielle, lors d’une conférence de presse à Montréal.«Nous pensons que c’est inquiétant, ce qui se passe du côté des ministres qui parlent du financement des partis politiques en prétendant chaque fois qu’on ne peut pas empêcher une entreprise de donner de l’argent» Mercredi, alors qu’elle se défendait d’allégations de favoritisme dans l’attribution de contrats publics, la ministre des Transports, Julie Boulet, a contredit la loi en affirmant que les entreprises peuvent faire des dons aux partis politiques.Cette pratique est pourtant interdite depuis une trentaine d’années et seuls les électeurs peuvent effectuer des contributions.Le montant maximal est fixé à 3000 $ annuellement.L’aptomne dernier, la ministre de l’Éducation, Michelle Cour-chesne, et le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, avaient eux aussi affirmé que les partis politiques pouvaient recevoir des dons d’entreprises.Le DGE a annoncé hier que des vérifications seraient effectuées afin de déterminer si une enquête doit être ouverte, à la suite des propos tenus par Mme Boulet.L’institution avait entamé la même procédure l’automne dernier concernant les déclarations de Mme Cour-chesne et M.MacMillan.Mais Mme Marois s’est montrée insatislàite, étant donné les irrégularités relevées par le Vérificateur général dans l’octroi de contrats au ministère des Transports et les allégations de favoritisme dans l’attribution de places en garderie au ministère de la Eamil-le.«Le DGE dit qu’il va se pencher sur cette déclaration, moi je crois qu’il faut dépasser le stade de se pencher sur des déclarations et il faut qu’il fasse enquête sur le mode de financement du Parti libéral, a-t-elle dit.Est-ce que, de fait, le financement est lié à des entreprises?» Au cours des derniers mois, l’opposition péquiste a multiplié les attaques contre le gouvernement en soutenant que des propriétaires de garderies obtenaient des places subventionnées en échange de contributions au PLQ.Le bureau du DGE a indiqué hier que Mme Boulet devra expliquer ses déclarations aux enquêteurs de son service juridique.La Presse eanadienne EN BREF Québec est finaliste pour le Forum universel des cultures 2016 Québec fait officiellement partie des trois villes finalistes pour recevoir le Eorum universel des cultures de 2016.L’événement, créé en 2004 à Barcelone, a lieu tous les quatre ans.Qutre Québec, les villes de Cape Town en Afrique du Sud et d’Amman en Jordanie sont en lice.Qn saura en 2011 laquelle a été retenue.L’événement est affilié à l’UNESCQ et doit donner une place aux thèmes de la paix, du développent durable et de la diversité culturelle.La Ville de Québec a proposé de relier ces trois sujets à celui de l’eau.Hier, la vidéo promotionnelle du dossier de candidature avait été visionnée plus de 200 000 fois sur le site YouTube.- Le Devoir LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 EEVRIER 2010 A 3 ACTUALITES Le temps des bilans Maintenant qu’est venu le temps des bilans de la vaccination, la différence d’attitude entre la France et le Québec paraît toujours aussi marquée Christian Rioux Sm il fallait décerner des médailles aux ^ campagnes de vaccination contre la grippe A(HINI) qui se sont déroulées cet automne, le Québec ne serait pas loin de remporter la médaille d’or.Avec un taux de vaccination de 60 %, il a fait preuve d’une efficacité remarquable.Celle-ci tient probablement à des services de santé en meilleur état qu’on le dit, mais aussi à la capacité des Québécois de réagir comme un seul homme.Chez nous, même les individualistes les plus irréductibles ont cédé à la pression sociale et sont allés se faire vacciner.Quelques-uns ont même essayé de passer devant les autres.D n’en va pas tout à lait ainsi en France.Le pays a réussi le tour de force d’être à la fois celui qui a payé le plus cher pour se Mre vacciner tout en étant parmi ceux qui ont vacciné le moins de monde (à peine 5 % de la population).Les 94 millions de doses commandées par le gouvernement se sont heurtées à une organisation pour le moins inefficace.Mais le principal obstacle à la vaccination résidait surtout dans le scepticisme d’une population qui n’a jamais vraiment cru qu’un danger menaçait l’humanité.Cette défiance est-elle le résultat des grands scandales qu’a connus la France sur le sang contaminé ou le vaccin de l’hépatite B?Peut-être.H se pourrait pourtant que les sceptiques n’aient pas eu complètement tort Maintenant qu’est venu le temps des bilans, la différence d’attitude entre la France et le Québec paraît toujours aussi marquée.Fiers de leur succès, les Québécois ne semblent pas ressentir le besoin de s’interroger plus qu’il ne faut sur les raisons d’une telle mobilisation internationale, alors même que l’épidémie a fait dix fois moins de morts qu’une grippe ordinaire.Peut-être parce que la sécurité est chez nous une valeur cardinale.Plus sceptiques que jamais, les Français ont décidé d’en savoir un peu plus long.Mercredi, l’Assemblée nationale a créé une commission d’enquête parlementaire composée d’une trentaine de députés afin de laire la lumière sur les cafouillages de la campagne française.La commission entendra tous les responsables qui y ont participé.Mais le plus intéressant, c’est qu’une seconde commission, mandatée cette fois par le Sénat, examinera l’ensemble des décisions prises concernant cette épidémie.Les parlementaires se demanderont notamment si on n’a pas dramatisé la situation pour favoriser l’industrie pharmaceutique.Ds veulent aussi savoir si les politiques et les experts n’avaient pas mis la barre du «principe de précaution» un peu trop haut.La France n’est d’ailleurs pas le seul pays à vouloir faire la lumière sur la question.Les Pays-Bas ont récemment ouvert une enquête parlementaire sur l’un des principaux conseillers de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).Le Parlement a mis en évidence les liens personnels d’Albert Osterhaus avec des laboratoires fabriquant les vaccins qu’il faisait prescrire par l’OMS.La télévision néerlandaise a révélé qu’il était l’actionnaire principal de ViroClinics, une des sociétés qui ont décroché un contrat pour développer un vaccin contre la grippe A.Le mois dernier, le Conseil de l’Europe avait lui aussi décidé d’interroger les principaux responsables de rOMS.En Erance, le Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses, estime que cette organisation a «péché par excès, après s’être vu reprocher par le passé, lors de l’émergence du sida, d’avoir péché par défaut, sans oublier l’échec de sa politique d’éradication du paludisme».Loin de la théorie du complot qui prévaut dans certains milieux, de nombreux experts français posent des questions parfaitement légitimes.Récemment, le quotidien Le Parisien révélait que 17 des 19 experts qui avaient conseillé la ministre de la Santé sur la campagne de vaccination étaient directement liés à des laboratoires pharmaceutiques.En juin et juillet, plusieurs médecins français avaient pourtant critiqué le programme de vaccination mur à mur adopté au printemps, en pleine panique, alors que la ^ippe frappait durement le Mexique.Selon Philippe Even, président de l’Institut Necker, ce n’est pas tant le lobby pharmaceutique qui serait à blâmer que cette panique qui a rendu les responsables politiques sourds aux signaux qui ont suivi.Dès juillet, dit Even, on pouvait savoir, en consultant notamment les centres de recherche américains, que si cette grippe se propageait très rapidement, elle ne faisait pas beaucoup de morts.La journaliste française Stéphane Horel, qui vient de publier un livre sur les liens entre les médecins et l’industrie pharmaceutique {Les Médica-menteurs, éditions du Moment), s’interroge aussi sur les raisons pour lesquelles l’OMS a modifié sa définition des pandémies.En mai 2009, l’organisation a en effet rayé dans sa définition toute allusion au nombre de morts et de malades.H se peut très bien, et il est même probable que les réponses à ces questions complexes ne mettront au jour aucun complot.Tant mieux.Elles permettront au moins de rassurer une population de plus en plus incrédule à l’égard des scientifiques.crioux@ledevoir.corn X J r i % i JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Les professionnels sont frustrés et on est conscient de ça, le système manque de marge de manœuvre pour faire face aux pics d’achalandage», a déclaré hier le p.-d.g de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal, David Levine.Le contre-choc de la grippe HlNl Le débordement actuel des urgences est attribuable en partie aux efforts consentis l’automne dernier pour combattre la pandémie AMELIE DAOUST-BOISVERT La hausse des cas lourds et l’achalandage hivernal, combinés à un «rebond» de cas «non urgents» mis de côté pendant la pandémie de grippe font que les malades doivent s’armer de patience en se présentant dans les urgences montréalaises ces jours-ci, elles qui affichent des taux d’occupation qui sont près du double de leur capacité.Le personnel hospitalier a vivement dénoncé la situation, hier, alors que la marge de manœuvre est pour ainsi dire inexistante.«On vit un rebond important», explique le p.-d.g de l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal, David Levine.«Avec la pandémie, on a enlevé beaucoup de personnes âgées des établissements, on a arrêté les chirurgies non urgentes.» Aujourd’hui, en plein pendant les mois d’hiver les plus achalandés, ces cas s’ajoutent à un débordement systémique.«Le personnel souffre de l’accumulation progressive», constate le D"^ Bernard Mathieu.«On n’a pas eu de répit pendant plusieurs semaines, des heures supplémentaire obligatoires à tour de bras», ajoute le vice-président de l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ).La situation à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, où il pratique, est particulièrement difficile.Ce sont 42 des 106 lits de soins de longue durée qui ont été fermés fin décembre, faute d’omnipraticiens.Les patients restent littéralement bloqués à l’urgence pendant plusieurs jours.Des lits ont été libérés ailleurs, dit David Levine, mais la transition est difficile.«Les professionnels sont frustrés et on est conscient de ça, le système manque de marge de manœuvre pour faire face aux pics d’achalandage.» Conséquences mortelles ?Et si les patients en mouraient?Le coroner conclut dans un rapport non publié, mais obtenu par La Presse, que Marielle Bossé, 64 ans, ne serait peut-être pas décédée en mai 2009 si la salle de réanimation de l’hôpital Sacré-Cœur n’avait pas été bondée.Le D"^ Erançois Dufresne, qui pratique aux urgences de Charles-Lemoyne et de l’Hôpital général de Montréal, s’en inquiète: «Ce n’est pas fréquent qu’un coroner conclut que c’est l’engorgement qui est en cause.» «On ne vit rien de neuf rappelle le président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec (AS-MUQ).C’est un cancer qui n’est pas traité.Malheureusement, ça prend des cas comme ça pour réveiller le monde.» «L’urgence, c’est le bout de l’entonnoir, tous les problèmes du système y aboutissent», résume-t-il.Les Australiens ont étudié de phénomène en détail.Une étude en particulier, menée sur plus de 62 000 patients admis aux urgences dans la région métropolitaine de Perth, publiée en 2006, arrive à des conclusions inquiétantes: le débordement des hôpitaux et des urgences est associé à un taux de mortalité de 30 % plus élevé de deux à sept jours après l’arrivée des malades à l’urgence.«Un hôpital débordé devrait être vu comme un hôpital non sécuritaire»,^ concluait le D"^ Peter Cameron, dans un éditorial du Médical Journal of Australia.Les études «montrent qu’il y a une association entre le débordement et la mortalité, pas que le débordement cause la mortalité, précisait-il, mais il y a de bonnes raisons pour établir une relation entre les deux.» Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a rencontré les chefs des urgences montréalaises la semaine dernière et se dit «préoccupé et au courant de la situation», explique sa porte-parole.Le Devoir ¦ Les urgences montréalaises reçoivent 850 000 visites chaque année, un achalandage moyen stable.Le double de «l’idéal» visé par l’Agence de la santé et de services sociaux.¦ Le transport en ambulance vers les urgences est en hausse, passant de 414 par jour en 2008 à 449 en 2009.Le cinquième des patients arrive par ambulance à l’urgence: des cas plus graves.¦ Selon une étude australienne, les débordements des urgences causent 1500 morts chaque année dans ce pays de 22 millions d’habitants.Montréal sera l’hôte de l’assemblée de citoyens engagés Civicus MELISSA GUILLEMETTE Montréal sera l’hôte pour les trois prochaines années d’une importante assemblée internationale qui réunira plus de mille citoyens engagés provenant d’une centaine de pays.Le but?Pournir des pistes de solutions concrètes pour un nouvel ordre économique mondial.Cette année, le Palais des congrès recevra du 20 au 23 août les citoyens les plus engagés de leur communauté dans le cadre de l’assemblée annuelle de Civicus, une alliance internationale fondée en 1993.Cette dernière, encore peu connue au Québec, œuvre pour que les citoyens soient entendus des autorités.Elle regroupe des milliers d’organisations et membres de la société civile, cette tranche de la société qui n’est pas impliquée en politique, ni dans le commerce, et qui s’engage de façon volontaire pour laire valoir son point de vue.Le déficit démocratique «qui a causé la crise financière», selon la présidente de Civicus, Ingrid Srinath, a inspiré le thème de cette année: «Chercher des solutions: la justice économique».«La crise a révélé que M.et Mme Tout-le-Monde ne sont pas considérés dans la prise de décisions, affirme Mme Srinath, rencontrée hier à l’annonce de l’événement.Les décisions se prennent plutôt en fonction des lobbys et selon ce qui permettra de faire de l’argent.C’est ce déficit démocratique qui a causé la crise et les me- «On veut que la voix de la société civile soit entendue aux niveaux local, national et mondial» sures pour en sortir ne considèrent toujours pas l’opinion de la société civile.» Au terme de la rencontre de quatre jours, des propositions seront faites aux grands décideurs.«On veut que la voix de la société civile soit entendue aux niveaux local, national et mondial», a ajouté Anabel Cruze, également de Civicus.L’Institut du Nouveau Monde (INM), une organisation québécoise qui favorise les débats d’idées et la participation citoyenne, coorganise l’événement.«Ce sera une occasion pour créer des liens entre les pays, mais ça permettra aussi à la société civile d’ici de se rapprocher, estime le président et fondateur de riNM, Michel Venue.On a beau être à l’époque de l’électronique, se voir permet un plus grand engagement!» La veille de la grande rencontre, quelque 200 jeunes discuteront également d’économie et, de justice, une journée qui peut rappeler l’École d’été de l’INM, qui a lieu chaque année depuis six ans.«Ce sera toutefois différent, car les jeunes qui seront présents seront vraiment les têtes de réseaux, donc des personnes très engagées, contrairement aux Écoles d’àé, qui sont ouvertes à toutes les personnes de 15 à 30 ans», informe M.Venue.Civicus en sera à sa 9® assemblée mondiale, et à sa deuxième rencontre en sol canadien.La première assemblée a eu lieu à Vancouver en 2001.Le Devoir ROLEX OYSTER PERPETUAL EXPLORER EN ACIER Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 A 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 EEVRIER 2010 ACTUALITES Rencontre à huis clos sur le multiculturalisme Intellectuels et personnalités de l’Hexagone et du Canada se sont réunis à l’ambassade canadienne à Paris CHRISTIAN RIOUX Paris — C’est derrière des portes closes et à l’abri des journalistes que l’ambassadeur du Canada Marc Lortie a réuni hier quelques-uns des spécialistes du multiculturalisme canadien et de l’interculturalisme québécois.Alors que le débat fait rage au Québec sur la laïcité et l’intégration des immigrants, l’ambassadeur a présidé un échange à huis clos entre quelques intellectuels canadiens issus de la mouvance multiculturelle et une vingtaine de personnalités françaises triées sur le volet, dont des universitaires et des représentants d’organismes parapublics et de think tanks.Cette rencontre précédait un colloque qui s’ouvre aujourd’hui à la Sorbonne et qui s’intitule Le multiculturalisme a-t-il un avenir?L’événement financé par le gouvernement canadien se donne pour tâche de «réévaluer [.] la viabilité politique de Vidée multiculturaliste» et de faire le point sur des «exemples concrets de politiques publiques multiculturalistes».Rigoureusement interdite à la presse (malgré les demandes répétées du Devoir), la rencontre tenue à l’ambassade hier visait plus précisément à discuter des questions «qui se posent au modèle multiculturel canadien et au modèle républicain français», nous a déclaré Marc Berthiaume.L’attaché politique nie formellement qu’elle ait été destinée à faire la promotion du multiculturalisme ou de l’intercultu- ralisme auprès des autorités françaises, souvent réticentes à ce type d’approches venues des pays anglo-saxons.Il reconnaît néanmoins que les invités québécois et canadiens étaient tous «plutôt critiques de l’approche républicaine» pratiquée en France.Parmi les participants, on retrouvait Will Kimlicka, de l’Université Queen’s et défenseur d’une «citoyenneté multiculturelle», Denise Kelly, de l’INRS Montréal et signataire du Manifeste pour un Québec pluraliste, ainsi que le sociologue français Jean Beaubérot qui a témoigné à la commission Bouchard-Taylor et qui défend en France ses conclusions.Daniel Weinstock, professeur de philosophie à l’Université de Montréal et initiateur du Manifeste pour un Québec pluraliste, avait été retenu à Montréal pour des raisons de santé.Parmi les personnalités françaises conviées à cet échange se trouvaient Jeannette Bou-grab, fille de Harkis et mqître des requêtes au Conseil d’Etat, et Sihem Habchi, présidente de l’organisation féministe Ni putes ni soumises, qui s’adresse aux jeunes maghrébines des banlieues.Marc Berthiaume justifie le secret qui a entouré ce débat par la nécessité de permettre «la parole la plus libre possible» et de tenir «un débat le plus ouvert et le plus sincère».Le colloque de la Sorbonne se terminera demain.Correspondant du Devoir à Paris 1,5 milliard pour la sécurité aérienne Ottawa refilera la facture aux voyageurs Les frais seraient majorés de 2,50 $ pour un aller simple au Canada, de 4,37 $ pour des vols entre le Canada et les États-Unis et de 8,91 $ pour des vols internationaux Ottawa — Les voyageurs pourraient très bientôt débourser davantage pour prendre l’avion afin de financer les détecteurs à balayage corporel et d’autres nouveaux dispositifs liés à la sécurité aérienne.Lors d’une conférence de presse tenue hier, le ministre fédéral des Transports, John Baird, a annoncé que son gouvernement allait consacrer 1,5 milliard au cours des cinq prochaines années pour renforcer la sécurité dans les aéroports du pays.Mais pour obtenir cette somme, Ottawa veut augmenter les frais exigés aux voyageurs pour la sécurité aérienne de 2,50 $ pour un aller simple au Canada, de 4,37 $ pour (Jes vols entre le Canada et les Etats-Unis et de 8,91 $ pour des vols internationaux.En ce moment, ces frais varient entre 5 et 16 $ par billet d’avion, selon la destination.S’ils sont approuvés par les députés fédéraux, ces nouveaux frais entreront en vigueur le 1"" avril.tation d’impôt M.Baird a expliqué que les nouveaux tarifs étaient un droit de péage et non pas une augmentation d’impôt Le gouvernement fédéral a récemment Le ministre Baird a fait valoir que les augmentations n’étaient guère plus élevée que le prix payé pour un oreiller ou un casque d’écoute lors d’un vol Le ministre Baird a minimisé l’augmentation des frais pour la sécurité aérienne, faisant valoir qu’elle n’était guère plus élevée que le prix payé pour un oreiller ou un casque d’écoute lors d’un vol.Cette annonce survient après que le gouvernement fédéral eut indiqué que le budget qui sera présenté la semaine prochaine ne comportera aucune augmen- annonce son intention de consacrer 11 millions pour acheter 44 détecteurs à balayage corporel pour les aéroports du pays.Détection des voyageurs suspects De son côté, l’Administration canadienne de la sûreté (Ju transport aérien, la société d’Etat responsable de la sécurité aérienne, a annoncé la mise sur pied d’un nouveau programme d’observation du comportement pour détecter les voyageurs suspects.L’organisme devra débourser des millions de dollars pour assurer la formation des employés.John Baird a évoqué l’attentat manqué à Noël à bord d’un avion américain pour justifier l’augmentation des tarifs.Selon lui, cette tentative d’attaque terroriste a durement rappelé aux gouvernements de demeurer vigilants en matière de sécurité aérienne.«Notre gouvernement est inébranlable dans sa détermination à garder les Canadiens à l’abri du terrorisme et nous prenons les mesures nécessaires pour y arriver», a-t-il dit.Hier, Joim Baird a en outre annoncé que les dépenses, l’efficacité et la structure de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien feront l’objet d’une étude.La Presse canadienne Le PQ réfléchira à la conciliation travail-famille KATHLEEN LEVESQUE Le Parti québécois ouvre la réflexion sur la possibilité de contraindre les employeurs à instaurer une politique de conciliation travail-famille avec notamment des horaires variables et flexibles.C’est là l’une des pistes contenues dans le document qui servira de base de discussion lors du colloque «Gouvernement souverainiste et création de la richesse» que tiendra le PQ les 13 et 14 mars, à Lévis.Il s’agira d’un deuxième colloque d’une série de trois en préparation du congrès péquis-te prévu au printemps 2011.«Ce n’est plus l’État qui doit être au centre de notre enrichissement national, ce sont les Québécois eux-mêmes», a déclaré hier la chef du PQ, Pauline Marois, qui rendait public le cahier de réflexion.Ce document de 43 pages propose quatre thèmes de réflexion autour de la richesse.Le PQ estime notamment que la «rigidité des horaires de travail et le manque de places en CPE» sont un frein pour les parents, et donc à l’enrichissement de la société.Ainsi, les militants sont invités à donner leur opinion quant à une mesure qui inciterait ou contraindrait les employeurs à adopter des mesures de conciliation travail-famille.Lors des élections de 2003, le PQ alors dirigé par Bernard Landry avait proposé la semaine de quatre jours comme politique de conciliation travail-famille.M.Landry estimait que les employeurs devaient assumer le coût d’une telle politique, alors que Mme Marois croyait que cela était de la responsabilité de toute la société québécoise.Le document du PQ soulève bien d’autres questions, dont le remboursement flexible des dettes d’études, l’autosuffisance alimentaire, l’obligation d’utiliser du bois dans les infrastructures publiques et même la promotion de la pêche au capelan! Aussi, on ouvre la porte à une nouvelle for- mule pour lutter contre le décrochage scolaire: rémunérer l’obtention du diplôme d’études secondaires.Le PQ glisse également l’idée d’une contribution accrue de certaines sociétés d’Etat comme Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ dans les décisions stratégiques de croissance économique, un rôle normalement dévolu aux seuls élus.Toute cette réflexion doit alimenter un nouveau programme du PQ, comme ce fut le cas au dernier congrès de 2005 qui avait été précédé par un exercice semblable appelé «la saison des idées».Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D’OEFRES CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-166235-104 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) DUBO ÉLECTRIQUE LTÉE Demanderesse -V8- M.C.M.TÉLÉCOM INC.-ot- MICHEL LAFONTAINE Défendeurs solidaires ASSIGNATION AVIS est donné à M.C.M.TÉLÉCOM INC.et à MICHEL LAFONTAINE de comparaître au giefle de cette Cour situé au 1 est, me Notre-Dame, dans les trente (30) jours de la publicalion du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Si la partie défenderesse comparaît, la requête Introductive d’instance sera présentée devant le tribunal le 23 avril 2010, à OhOO, en salle 2.06 au Palais de justice de Montréal.Une copie de la présente requête Introductive d’instance, avis au défendeur, avis de dénonciation des pièces a été remise au greffe à l’intention de M.C.M.TÉLÉCOM INC.(A/S : Alain Couture, président) et à MICHEL LAFONTAINE.Lieu ; Montréal Date ; 23 février 2010 MARTINE BOUCHARD GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500-05-079638-092 ET GST-7062-09 SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse 6391087 CANADA INC Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 10/03/2010 à 10 00 AU 2660 ONTARIO EST MONTREAL seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de 6391087 CANADA INC, saisis en cette cause, soit MOBILIERS, APPAREILS ET ACCESSOIRES D'UN RESTAURANT LA BELLE PROVINCE CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE CLAUDE BEAUREGARD, huissier de Justice PHILIPPE ET ASSOCIÉS HUISSIERS 165 DU MOULIN ST-EUSTACHE QUÉBEC TEL : 4S(M91-7575 CHANGEMENT DE NOM D’UNE PERSONNE MAJEURE Prenez avis que Marie Senécal-Tremblay, en sa qualité de mère, dont l’adresse du domicile est le 1518, avenue Cedar, Montréal, présentera au Directeur de l’état dvil une demande pour changer le nom de Jan Maurice Drummond Tremblay McNiven en celui de V^nn-Maurice Dmmmond Tremblay McNIven.Montréal, le 24 février 2010 MARIE SENÉCAL-TREMBLAY Commission des services électriques de Montréal APPEL D'OFFRES Contrat n° 1173 Exécution de travaux généraux en vue de la mise à niveau des chambres de transformation enfouies de type CT-1500 et CT-1000 dans les limites de la Ville de Montréal.Sont admis à soumissionner ies Entrepreneurs généraux détenant ies iicences appropriées en vertu de ia Lxii sur ie bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1).En fonction des termes de ia ciause “Quaiifications de i’entrepreneur” des instructions spédaies, ce contrat est de « CATÉGORIE III».De pius, seuies sont acceptées ies soumissions des Entrepreneurs qui se sont procurés ies documents d'appei d'offres disponibies à compter du 26 lévrier 2010, à partir de 10 heures, au bureau de ia Commission des services éiectriques situé au 75, rue de Port-Royai Est, bureau 610, à Montréal, (aux heures suivantes :8h30à12h45et 13 h 30 à 16 h 30) contre un montant, non remboursabie, de cinquante doiiars (50$) payabie par chèque ou mandat-poste.Les soumissionnaires devront également, pour être admis à soumissionner, s’être procurés, contre un montant non remboursable de cent vingt-cinq dollars (125 $) payable par chèque ou mandat-poste, une copie de la version du devis administratif et technique régissant la construction du réseau de conduits souterrains et les réléctions de surfaces, édition préliminaire janvier 2005, disponible au même bureau.Pour toute information suppiémentaire, une demande écrite par lettre, télécopieur ou coumei devra être acheminée à Monsieur Serge Larose, chargé de projets, au bureau de ia Commission situé à i’adresse mentionnée précédemment.Une séance d'information obligatoire aura lieu le 9 mars 2010, à 10 h 00, au bureau de la Commission, situé à l'adresse mentionnée précédemment.La soumission doit être déposée à nos bureaux avant 14 h, le 15 mars 2010.La séance d'ouverture publique se tiendra immédiatement après.Chaque soumission doit être accompagnée d'un cautionnement de soumission pour un montant de 10% du montant total de la soumission.L'Entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer du chdx des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doit s'assurer qu'ils détiennent les licences et permis requis.L.a Commission ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Division Gestion de protêts Commission des services électriques de Montréal CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500-12-302929-108 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE PRÉSENTGREFFIERADJOINT HASNAEAMMAR, Partie demanderesse c AZIZELAMMALI, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à AZIZ EL AMMALI,, de comparaître au greffe de ceffe Cour sifué au 1 esf rue Nofre-Dame, à Monfréal, au local 1 120 dans les 40 purs de la publication du présent avis dans le journal "Le Devoir" Si la partie défenderesse comparaît, la demande en divorce sera présentée devant le tribunal le 20 avril 2010, àghOOAM.en salle 2.17 au Palais de justice de Montréal Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l'attention de AZIZ EL AMMALI Montréal, MARTINE BOUCHARD Greffier adjoint J B 4099 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie 9064-8676 Québec Inc, ayant son siège social au 43069, Place Vilamont à Laval, H7M 6A1, demandera au Registraire des Entreprises la permission de se dissoudre AVIS DE CLÔTURE D’INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné que suite au décés de Richard Beauchamp, en son vivant domicilié au 3-5189, rue Beau-bien Est, à Montréal (Québec), H1T 1V9, survenu le 14 décembre 2009, un inventaire des biens du défunt, a été fait conformément à la Loi, par Robert Beauchamp, le liquidateur successoral, ainsi qu'il appert de l'acte reçu devant Me Mireille Fortier, Notaire, le 24 février 2010 Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Mireille Fortier, Notaire, sise au 7160, boulevard Pie-IX, en la ville de Montréal, province de Québec, H2A 2G4 Donné, ce 24 février 2010 Robert Beauchamp, liquidateur Commission des services électriques de Montréal APPEL D'OFFRES Contrat n° 1183 Modifications et additions au réseau municipal de conduits souterrains sur les boulevards Henri-Bourassa et Félix-Leclerc, à partir de rinlersection de ces deux boulevards, ainsi que sur la rue Jean-Gascon à partir du boulevard Félix-Leclerc.Sont admis à soumissionner ies Entrepreneurs généraux détenant ies iicences appropriées en vertu de ia Loi sur ie bâtiment (L.R.Q., c.B-1.1).En fonction des termes de ia ciause “Quaiifications de i’entrepreneur" des instructions spédaies, ce contrat est de « CATÉGORIE II».De pius, seuies sont acceptées ies soumissions des Entrepreneurs qui se sont procurés ies documents d'appei d'offres disponibies à compter du 26 lévrier 2010, à partir de 10 heures, au bureau de la Commission des services électriques situé au 75, rue de Ffort-Royal Est, bureau 610, à Montréal, (aux heures suivantes :8h30à12h45et 13 h 30 à 16 h 30) contre un montant, non remboursable, de cinquante dollars (50$) payable par ch^ue ou mandat-poste.Les soumissionnaires devront également, pour être admis à soumissionner, s’être procurés, contre un montant non remboursable de cent vingt-cinq dollars (125 $) payable par chèque ou mandat-pô^, une copie de la version du devis administratif et technique régissant la construction du réseau de conduits souterrains et les réfections de surfaces, édition préliminaire janvier 2005, disponible au même bureau.Fbur toute information supplémentaire, une demande écrite par lettre, télécopieur ou couniel devra être acheminée à Monsieur Sami-François Guay, ingénieur-gestion de projets, au bureau de la Commission situé à l’adresse mentionnée précédemment.Une séance d'information obligatoire aura lieu le 10 mars 2010, à 10 h 00, au bureau de la Commission, situé à l'adresse mentionnée précédemment.La soumission doit être déposée à nos bureaux avant 14 h, le 16 mars 2010.La séance d'ouverture publique se tiendra immédiatement après.Chaque soumission doit être accompagnée d'un cautionnement de soumission pour un montant de 10% du montant total de la soumission.L'Entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doit s'assurer qu'ils détiennent les licences et permis requis.La Commission ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Division Gestion de protêts Commission des services étectrkjues de Montréal AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l’inventaire des biens de la succession Réal Therrien, en son vivant retraité, domicilié au 14535, Notre-Dame Est, appartement 122, Montréal, Québec, H1A 1V8, le 6 août 2009, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l’étude Barabé Choinière notaires, dont les bureaux sont situés au 2473, boul St-Martin Est, bureau 207, Laval, Québec, H7E 4X6, à l’intérieur des heures normales d’affaires Me isabaiia Choinière, notaire Don in memoriam Un don de réconfort et d’espoir 514 527-2194 1 877 336-4443 www.fqc.qc.ca FTondation québécoise du cancer LOI SUR LA FAILLITE ET L’INSOLVABILITÉ AVIS AUX CRÉANCIERS DELAPREVnÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: ÉCLAl^GE UMLIGHT LIMITÉE, corps politique légalement constitué selon la Loi, ayant son siège social et sa principale place d’affaires au 4400, rue Hickmore, &a la ville àe Saint-Laurent, province de (Québec, H4T1K2.Débitrice iWIS est par la présente donné que la compagnie d-haut mentionnée est réputée avoir feit cession de ses biens le 13® jour de février 2010, suite au non dépôt d’une proposition, et que la première assemblée des ciéanci^ s^ tenue le 9® jour de mars 2010 à 10 h 00, au bureau du Surinteuf^t des faillites, 5 Place Wle-Marie, 8® étage, Montréal, (Québec.DATÉ de Montréal, le 2j& jour de février 2010 KFMGINC.Syndic à Pactif de Eclairage Uniught Ldutée Dev A.Coossa, CIRP, Syndic
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