Le soleil, 18 août 1992, Cahier A
[" 71/4% ^ g\t692-4200 4 ANS 25000$ minimum GARANTI Taux »u|«t \u2022 modification MARDI 18 AOÛT 1992 LE SOLEIL CAMPS D\u2019ETE YMCA W 17 au 21 août -Na» \u2014 CampdtioirpafyvtfM\tc _____ 527-2518 QUÉBEC 96E ANNEE NO 229 44 PAGES 3 CAHIERS * 1 TABLOÏD LIVRAISON A OOMKXE (7 JOURS) 3.50 Tvôojô 4.04 MONTRÉAL OTTAWA 608 50C %»tps TVO LE QUEBEC Le Manoir Richelieu abritera le casino de Charlevoix Le comité mimstériet chargé d'examiner les différents sites d'implantation de casinos au Québec a retenu le Manoir Richelieu pour abriter le casino de Charlevoix.A-10 LE SPORT Le camp d\u2019entraînement débutera à Clermont En amorçant leur camp d'entraînement dans la région de |Charlevoix, les Nordiques comptent « y développer un esprit d\u2019équipe dans un contexte idéal », a déclaré le directeur général Pierre Pagé.Une initiative qui aura des retombées importantes pour la région, estime le maire Mathias Dufour.S-2 LA MODE Julie Masse aime que ça lui colle à la peau Inutile de chercher dans la garde-robe de Julie Masse des robes froufroutantes ou des tenues criardes, il n\u2019y en a pas puisque la belle blonde LA GARDE-ROBE DE NOS VEDEHES préfère la simplicité Du genre plutôt nature, jamais trop maquillée, elle s\u2019intéresse aux dernières tendances mais n'achète que ce qui lui plaît.C-1 SPECIAL LE SOLEIL L\u2019humiliation de la quête d\u2019un boulot jour apres jour Chaque matin dès 6 h, des travailleurs attendent dans le sous-sol d une maison du quartier Saint-Sauveur à Québec pour offrir leurs bras pour 5,55 $ l'heure.B-5 L'ECONOMIE La direction du Daily News accepte l\u2019offre de Conrad Black La direction du Daily News a appuyé l\u2019offre d\u2019achat de l'éditeur canadien Conrad Black, mais il reste à convaincre les syndicats du journal new-yorkais B-1 LA REGION Rue Saint-Jean: le Classique ne pourra plus être un hôtel La cour ordonne au propriétaire de l'immeuble Le Classique, situé dans la rue Saint-Jean, à Québec, de cesser d'y tenir un commerce d'hôtellerie B-8 L'INDEX\t GÉNÉRAL\t Annonces classées\tC-4 à C-8 Arts\tB-6 Bridge\tC-7 Décès\tC-8 et C-9 Économie\tB-1 à B-4 Éditorial\tA-8 Horoscope\tC-7 Informations générales\tA-3 à A-10.B-5 Le monde\tC-2 et C-3 Mode\tC-1 Où aller à Québec\tB-6 Pierre Champagne\tB-7 Québec et l Est\tB-7 et B-8 TABLOÏD\t Bandes dessinées\tS-15 Ce soir à la télé\tS-16 Mots croisés\tS-14 Mot mystère\tS-14 Sport\tS-1 à S-13 LA METEO\t Partiellement ensoleillé, dégagé ce soir, maximum 23 et minimum 15 Demain, ennuagement en fin de journée, maximum 24 et minimum 16.S-16 Une résolution unilatérale serait illégitime Mulroney forcé de négocier OTTAWA \u2014 Au moment où le chef du gouvernement fédéral reçoit ses collègues des provinces, plusieurs d\u2019entre eux lui rappellent qu\u2019il n\u2019a pas davantage le droit que Pierre Trudeau de concocter un projet de réforme constitutionnelle avec une ou deux provinces seulement.?\tSénat et autochtones au co«ur du débat ?\tLe Yukon s\u2019oppose au veto du Québec par MICHEL VASTEL LE SOLEIL Roy Romanow, premier ministre de la Saskatchewan et doyen, avec Robert Bourassa, des négociations constitutionnelles, a confié hier au cours d\u2019un entretien privé que l\u2019hypothèse d\u2019une résolution unilatérale du gouvernement fédéral au Parlement n\u2019a aucune légitimité, pour ne rien dire de sa légalité.« On semble assumer que le Parlement peut seul définir ce qu\u2019est l\u2019intérêt national, de dire Romanow.Mais la Cour suprême a déjà rejeté cette option (en obligeant Pierre Trudeau à reprendre la négociation plutôt que de procéder avec l\u2019appui de l\u2019Ontario et du Nouveau-Brunswick seulement), et cette « con- vention » est enchâssée dans notre formule d\u2019amendement qui prévoit l\u2019appui d\u2019une majorité « substantielle » de provinces (sept, représentant la moitié de la population).» Ce point de vue était partagé par la majorité des premiers mi- nistres, à leur arrivée à Ottawa hier soir.Bob Rae de l\u2019Ontario accepte mal l\u2019ultimatum de Robert Bourassa dont l\u2019échéancier est dicté par le calendrier de son parti et de la loi 150.En fait, comme ses deux collègues néo-démocrates de Saskatchewan et de Colombie-Britannique, il préférerait encore un moratoire (et un report du référendum au Québec) plutôt qu\u2019une entente négociée entre MM.Bourassa et Mulroney.Suite A-2, Mulroney.La CTCUQ satisfaite de ses nouveaux réseaux \" J w .¦\u2022VWtefcY.**#*&&$% w £\u2022 .Les automobilistes n'ont pas connu de gros embouteillages.Ceux qui se sont produits étaient causés par des travaux de voirie Malgré quelques remorquages, les voies réservées ont généralement été très bien respectées.\t£ Les voies réservées ne créent pas d\u2019embouteillages majeurs QUÉBEC \u2014 La direction de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Québec (CTCUQ) est vraiment satisfaite de la première journée de la mise en place des réseaux express et métrobus, ceux-ci avec leurs voies réservées qui n\u2019ont pas causé d\u2019embouteillages msÿeurs aux automobilistes.par BENOÎT ROUTHIER LE SOLEIL Faisant le point sur les premières heures de la relance du transport en commun dans la région, le président de la CTCUQ, M.Claude Larose, disait, hier après-midi qu\u2019il était satisfait de « l\u2019achalandage assez fort» que le métrobus a connu.Ç\u2019a même été «très fort » dans l\u2019axe Charles-bourg-Québec, a-t-il précisé.Quant aux véhicules du ré- seau express, ils ont connu un achalandage qui variait «de moyen à fort », ajoute M.Larose qui n\u2019était pas peu fier de raconter que le maire de Val-Bélair, M.Claude Beaudoin, avait déclaré le matin qu\u2019il avait emprunté le réseau express, un service tout nouveau, et que l\u2019autobus était « bondé ».D\u2019ailleurs, les maires qui s\u2019étaient donné rendez-vous à la station de métrobus Place Québec, ne tarissaient pas d\u2019é- loges sur la rapidité du nouveau service de la CTCUQ.Le maire de Beauport, M.Jacques Langlois, était fier d\u2019annoncer qu\u2019il n\u2019avait mis que 15 minutes pour se rendre à Place Québec.Le maire de Val-Bélair disait que l\u2019autobus n\u2019avait pris que 30 minutes à faire le trajet, en dépit de réparations sur Suite A-2, Autobus.Autre texte en page B-8 Premier soldat canadien tué en Croatie DARUVAR, Croatie (PC) \u2014 Un militaire canadien a été tué, hier, dans l\u2019explosion de son véhicule sur une mine, à une quarantaine de kilomètres au sud de Daruvar, en Croatie.Il s\u2019agit du sergent Michael Ralph, 32 ans, originaire de Saint-Jean à Terre-Neuve, mais qui était basé à Gagetown, au Nouveau-Brunswick.Le sergent Ralph, qui faisait partie du corps de génie, est le premier Canadien tué en Yougoslavie depuis que le Canada y a expédié 1400 militaires avec la Force de paix des Nations unies, en avril.Un autre soldat canadien, le caporal Craig Bennett, 29 ans.de St.George à Terre-Neuve, se trouvait à environ 50 mètres de la victime au moment de l\u2019explosion.Il a subi de légères blessures à une jambe.Au début de juillet, le caporal Dennis Reid, 27 ans, de Green\u2019s Harbor à Terre-Neuve, a perdu le pied droit en marchant sur une mine à Sarajevo.Une vingtaine d\u2019autres militaires canadiens ont subi des blessures depuis avril dernier.Le capitaine Alain Gilbert a fait savoir qu'un service religieux sera célébré à Daruvar pour le sergent Ralph, avant que son corps ne soit retourné au Canada.Le capitaine Eron Main, du corps de génie, a souligné qu\u2019il y a 440 champs de mines, contenant environ 8400 mines, dans la région assignée aux Canadiens.À Sarajevo, cinq personnes ont été tuées et sept à dix bles- Suite A-2, Soldat.Autre texte en page C-2 Position d'extrême-droite sur l\u2019avortement La partisannerie fait oublier les dissensions HOUSTON \u2014 Sur le parquet rouge vif du stade de baseball des Astros de Houston transformé en palais des congrès au coût de 20 millions $, la grande famille républicaine a chanté, hier, les louanges de George Bush et réclame quatre autres années à la Maison-Blanche.Et comme les fans des Astros, les délégués du GOF se sont révélés de farouches partisans.Tellement partisans que, malgré leurs dissensions, c\u2019est par une explosion de hourras et une envolée de chapeaux rouges que « le droit à la vie de l\u2019enfant non encore né » a été accueilli.Le mot « avortement ».qui déchire les troupes républicaines, n\u2019a pas été prononcé du haut de la tribune.Et c\u2019est avec une loupe qu\u2019il a fallu le cher- cher dans la plate-forme du parti adoptée hier midi, sans l\u2019affrontement appréhendé.Sous la rubrique des droits individuels, un petit paragraphe de neuf lignes affirme « le droit fondamental du foetus à la vie » et réclame un amendement à la Constitution pour que le XlVe amendement, qui dit « qu\u2019aucun État ne pourra priver une personne de sa vie », s\u2019applique aux enfants dès le moment de leur conception.C\u2019est à pleine bouche et sur un ton quasi évangélique que Monique GIGUÉRE ^c^voyoe sooc.a e a ia de HOUSTON Convention républicaine les républicains parlent du caractère sacré de la vie.de l\u2019importance d\u2019un père et d\u2019une mère dans chaque foyer, du droit de réciter la prière à l\u2019école, de l\u2019imposition de la peine de mort pour les crimes crapuleux, de leur parti-pris Suite A-2, Convention.Autre texte en page C-3 Le président George Bush et son épouse ont été applaudis par le personnel de la Maison-Blanche, hier, alors quTls s envolaient pour Indianapolis où le candidat républicain devait prononcer un discours devant les anciens combattants avant de se rendre à la convention de Houston. A-2 - Quebec, Le Soleil, mardi 18 août 1092 guites de la première page Mulroney.« Je sympathise avec M.Bourassa mais cela n\u2019engage pas le reste du pays», de renchérir Clyde Wells (Terre-Neuve).Il n\u2019y avait guère que Frank McKenna (Nouveau-Brunswick) et Joe Ghiz (lle-du-Pnnce-Edouard) pour suggérer que M.Mulroney serait « justifié » de présenter seul ses offres au Québec.« Ce serait une sorte de solution de dernier recours », de confier Frank McKenna au cours d\u2019un entretien.Mais il ajoute que certains de ses collègues n\u2019ont pas, comme lui, conscience de la gravité du moment.Dans l'entourage du premier ministre fédéral, on a laissé entendre hier soir qu\u2019une résolution au Parlement devrait avoir l\u2019agrément préalable d'au moins quatre ou cinq provinces (et non de deux seulement comme dans le cas de Pierre Trudeau en octobre 1980).De plus, si les «offres» du gouvernement fédéral passent avec succès le test d\u2019un référendum national, M.Mulroney pourrait reconvoquer les provinces pour aller chercher l\u2019appui des deux ou trois récalcitrants dont il a besoin pour respecter les règles de la nouvelle formule d'amendement.L\u2019humeur des premiers ministres variait hier de « modérément optimiste » à « plutôt pessimiste », tandis que les leaders des Premières Nations criaient déjà à la manipulation.Tous les chefs de gouvernement ont affirmé qu\u2019il n\u2019y avait eu aucun contact entre eux depuis la réunion au lac Mousseau la semaine dernière.En fait et contrairement à la tradition, il n\u2019y a pas d\u2019agenda formel (sinon pour dire qu\u2019on commencera par un « tour d\u2019horizon », ni de documents sur la table, sinon cet accord du 7 juillet que le président de séance, Brian Mulroney, n\u2019aime manifestement pas.On saura très vite, peut-être ce soir ou au plus tard demain après-midi, s\u2019il y a autour de la table quelque bonne volonté pour régler les grandes questions encore en suspens: \u2014\tSénat : Frank McKenna prend des paris sur une réforme provisoire \u2014 une sorte de statu quo amélioré préservant le poids politique du Québec \u2014 mais son collègue de l\u2019Alberta, Don Getty, menace de « quitter la table » si on s\u2019éloigne quelque peu du principe de l\u2019égalité des provinces.« Deux visions du pays s\u2019affrontent et il va falloir crever cet abscès», reconnaît McKenna; \u2014\tla soi-disant entente survenue le 7 juillet sur l\u2019accession des autochtones à l\u2019autonomie gouvernementale ne recueille plus l\u2019appui de sept provinces.Matthew Coon Come, grand chef des Cris de la Baie James, a crié au complot hier.11 ne veut pas qu\u2019on assure le Québec de son intégrité territoriale, comme le réclame Robert Bourassa, et remet une fois de plus la clause sur la société distincte sur la table ; \u2014\tRoy Romanow promet une belle bataille au gouvernement fédéral sur le renforcement de l\u2019union économique.Comme en 1981 face au gouvernement Trudeau, le premier ministre de Saskatchewan espère que le Québec fera front commun avec lui.D\u2019ailleurs, Romanow rappelle que le Québec et la Saskatchewan ont traditionnellement défendu des positions similaires quand on en est venu à la répartition des pouvoirs au sein de la Confédération mais « cela irait mieux si on savait ce que veut Bourassa », déplore-t-il.La conférence ouvre officiellement ce matin à 9 h 30 en présence de 70 à 120 personnes, selon la limite (de 4 à 7) que M.Mulroney réussira à imposer à la taille des délégations.Craignant une manipulation de l\u2019opinion publique par les stratèges fédéraux \u2014 comme ce lut le cas en juin 1990 \u2014 plusieurs premiers ministres ont formellement demandé à ce que cette Conférence soit en partie publique.« Pas question jusqu'à ce qu\u2019on ait l\u2019assurance de progrès », réplique-t-on au bureau de premier ministre à Ottawa.Autobus.le pont de la rivière Saint-Charles qui retardaient la circulation réduite à une voie.« Autrement, nous aurions pu faire le voyage en 22 minutes environ ».La mairesse de Sainte-Foy, Mme André P.Boucher, a pris le métro-bus au centre La Pérade, à l\u2019ouest du boulevard Duplessis, sur le boulevard Quatre-Bourgeois.« Ç\u2019a pris moins de 30 minutes et l\u2019autobus était plein.» Si la très grande majorité des maires ont pris l\u2019autobus pour se rendre inaugurer le tronçon métrobus entre Place Québec et Place Laurier, on ne peut toutefois passer sous silence que le président de la Communauté urbaine de Québec (CUQ), M.Michel Rivard, est arrivé à Place Québec à bord de sa rutilante Cadillac rouge.Il a invoqué qu\u2019il avait une réunion importante après l\u2019inauguration.Le maire de l\u2019Ancienne-Lorette, M.Émile Loranger, compte prendre le transport en commun aussitôt que possible.Son épouse qui travaille sur la Colline parlementaire va prendre l\u2019autobus à compter de la semaine orochaine.Plusieurs usagers aussi ont manifesté leur satisfaction et surtout insisté sur la rapidité du métrobus.Une collègue de travail raconte avoir mis 13 minutes de moins que d\u2019habitude pour effectuer le trajet de la station du Temple, à Beauport, jusqu\u2019au journal.Un résident de la basse-ville n\u2019en revenait pas hier matin de n\u2019avoir pris que six minutes pour se rendre à Place Québec.Autant hier soir qu\u2019hier matin, les automobilistes n\u2019ont pas connu de gros embouteillages et ceux qui sont arrivés étaient causés par des travaux de voirie, notamment sur le boulevard Laurier.L\u2019horaire sur le réseau métrobus a été respecté.Par contre, dit M.Larose, il faudra s\u2019assurer du respect de la fréquence aux cinq minutes dans l\u2019axe Québec-Sainte-Foy où, semble-t-il, il y a eu quelques légers retards.Mais ce succès de la première journée est aussi en partie dû aux chauffeurs qui font leur travail presque sans arrêt durant huit heures.L'un d\u2019eux a raconté qu\u2019il a dû manger son sandwich en travaillant.Par ailleurs, il semble que pour une première journée l\u2019utilisation des parc-o-bus soit assez intéressante avec une moyenne de 20 à 25 automobiles.La direction de la CTCUQ raconte que cette première journée a déjà amené une clientèle nouvelle.Mais on ne veut pas pavoiser et on se donne six mois pour faire une évaluation des effets de la relance sur l\u2019accroissement de l\u2019achalandage.Rappelons que la CTCUQ a accordé des laissez-passer d\u2019une durée d\u2019une semaine sur les parcours du réseau express dont le numéro se situe entre 10 et 399.60 000 fonctionnaires du gouvernement du Québec en ont eu un.Cette semaine en est une de rodage avant la rentrée des cégeps la semaine prochaine et des écoles élémentaires et secondaires ainsi que de l\u2019Université Laval le 31 août.Ces deux événements seront des tests très importants en ce qui concerne les conséquences des voies réservées sur la circulation automobile.Enfin le CAA-Québec approuve le plan de relance de la CTCUQ mais veut que les voies réservées puissent aussi être utilisées par les automobiles transportant plus de trois personnes.M.Larose dit que c\u2019est impossible là ou il y a des arrêts mais qu'il envisage d\u2019accorder ce droit dans une deuxième phase quand il aura l\u2019autorisation du ministère des Transports du Québec d'installer des voies réservées sur les ponts et les autoroutes.Les premiers ajustements au plan de relance de la CTCUQ sont déjà commencés.Ainsi la ville de Québec paiera ce qu\u2019il en coûtera pour augmenter la fréquence prevue pour le service d\u2019autobus dans le secteur du Cap-Blanc.Le parcours no 1 continuera à assurer un service aux heures, durant le jour et aux demi-heures aux périodes de pointe.En soirée et le dimanche le service sera aux deux heures.Convention.pour les victimes et de la nécessité de châtier les criminels.Pour combattre les grossesses indésirées, ils prônent l\u2019abstention et la fidélité conjugale pour faire échec au sida.Ils condamnent l\u2019homosexualité en refusant de reconnaître l\u2019orientation sexuelle comme un droit et dénoncent les unions entre partenaires du même sexe.Le programme républicain, c\u2019est le triomphe incontesté de l\u2019extré-me-droite du parti, de l\u2019aile religieuse fondamentaliste, version américaine, toute proportion gardée, de l\u2019intégrisme musulman.Mais derrière les apparences d\u2019une unité demeurée intacte, le mécontentement sourd dans les rangs du parti de l\u2019éléphant.Le New York Times rapportait, dans son édition d\u2019hier, que plus du tiers des membres du Congrès d'allégeance républicaine et un nombre important de gouverneurs n'ont pas fait le voyage de Fiouston.Ce qui vient confirmer une enquête menée plus tôt par USA Today révélant que 16 des 43 sénateurs républicains et 70 des 166 représentants sont restés chez eux.« Si le GOP pense que sa plate-forme électorale exprime l\u2019opinion américaine, un grand choc l\u2019attend, a déclaré au New York Times un sénateur dissident.Rien de moins que le choc de sa vie ».Mais les intérêts majeurs du parti semblent l'emporter sur toute autre consideration pour la majorité des délégués qui se montrent prêts à tous les compromis, jusqu\u2019à pactiser avec le démon de l'intolérance, pour maintenir George Bush a la Maison-Blanche.« Quitter le parti à cause de l\u2019avortement ?Non ! Jamais ! ».répond sans la moindre hésitation une déléguée de Virginie, Catherine C.Smyth, 61 ans, qui a passé quatre ans à Ottawa comme attachée culturelle à l'ambassade des Etats-Unis.« C\u2019est vrai que la position intransigeante des républicains ne reflète pas la pensée de la majorité de l\u2019électorat sur l\u2019avortement.Ça va faire mal au président Bush, concède-t-elle.Mais je ne crois pas que ce soit suffisant pour lui faire perdre l\u2019élection ».Comme la plupart des déléguées interrogés sur leurs convictions personnelles, Catherine Smyth hésite à révéler le fond de sa pensée.Puis elle trouve un subterfuge.« Je suis de l'avis de Barbara Bush que l\u2019avortement est un choix personnel et ne devrait pas être discuté, dit-elle.Je suis opposée à l\u2019avortement, mais j\u2019estime que la décision appartient à chaque femme.» Sylvia C.Rios, 52 ans, déléguée substitut de la Californie, épouse, elle, très étroitement les vues de son parti.« L\u2019avortement est un crime, clame-t-elle.11 détruit la famille et doit être interdit par la Constitution ».Mère d\u2019une fille de 22 ans, Sylvia reconnaît que sa position farouchement pro-vie a donné lieu à de belles bagarres à la maison.« Le problème, dit-elle, c\u2019est que l\u2019école publique détruit les valeurs que nous, parents, essayons d\u2019inculquer à nos enfants ».Rios, une transfuge du Parti démocrate, avoue être passée au républicain justement à cause de la position trop libérale des démocrates sur l\u2019avortement.Sa conversion a été complète.Dans la présente campagne, elle estime que tous ceux qui vont voter pour Bill Clinton sont des naïfs qi pensent voter pour le changement en soutenant le gouverneur de l\u2019Arkansas mais qui, en réalité, vont voter pour le chaos.«Avec Clinton, vous avez une maison aujourd\u2019hui et demain vous êtes dans la rue, dit-elle, C\u2019est un changement ça ! Mais pas pour le mieux.» Hormis pour les extrémistes, le mot « avortement » est devenu tabou chez les républicains.Une sorte d\u2019épine dans le pied qui leur donne un sentiment de malaise.« L\u2019idée de la campagne, c\u2019est quand même de réélire Bush, laisse tomber Catherine Smjnh.Le reste, ça passe après.» Soldat.sées hier soir dans le bombardement d'un hôtel occupé par des centaines de réfugiés, a indiqué un médecin du principal hôpital de la ville L\u2019hôtel Europa, un bâtiment de quatre étages construit sous les Autrichiens, a été touché en début de soirée par une première salve d\u2019obus qui ont déclenché un incendie.Alors que les secours s\u2019organisaient, des tireurs embusqués ont ouvert le feu.Deux heures plus tard, deux nouveaux coups de mortier sont tombés à proximité de l\u2019hôtel pendant que les secouristes évacuaient des femmes, des enfants et des infirmes dans l\u2019obscurité pour éviter d\u2019offnr des cibles.Des pompiers ont déclaré que l\u2019incendie était incontrôlable et ont dit craindre que de nombreuses personnes, dont des enfants et des personnes âgées, soient prises au piège à l\u2019intérieur du bâtiment.Cinq autres personnes au moins avaient été tuées auparavant, et 44 blessées, dans les bombardements et les combats d'hier.D\u2019autre part, après le retour mouvementé des camions du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de Gorazde, l\u2019activité humanitaire s\u2019intensifie à Sarajevo où près d\u2019un millier de femmes et d'enfants doivent être évacués aujourd\u2019hui vers Belgrade tandis qu\u2019un convoi d\u2019aide alimentaire et médicale devrait prendre la direction de Bihac, ville du nord de la Bosnie.Selon le responsable de l\u2019organisation « Ambassade des enfants », 964 femmes et enfants, principalement d\u2019origine serbe, doivent être acheminés vers la capitale yougoslave aux termes d\u2019un accord entre miliciens serbes assiégeant Sarajevo et gouvernement bosniaque.La semaine dernière, un premier convoi avait permis à 315 femmes et enfants croates et musulmans de gagner l\u2019Autriche, via la Croatie.Ces évacuations devraient se poursuivre alternativement vers la Croatie et vers Belgrade.Continuant ses efforts humanitaires, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) devait affréter hier soir des camions à destination de Banja Luka, ville tenue par les Serbes où une minorité musulmane résiste.Aujourd\u2019hui, un deuxième convoi devait prendre le chemin de Bihac.ville à majorité musulmane encerclée par les miliciens serbes.Malgré le succès du ravitaillement de Gorazde où 40 tonnes de vivres et six tonnes de médicaments ont pu être livrés à la population, l\u2019acheminement de l\u2019aide demeure une aventure périlleuse.LA QUOTIDIENNE tirage du 17-08-1992 7-9-9 2 -2 -7 -4 /\u2022> hemise frangée en suède c est la ft'tttfe\tpar excellence! porc suédé uftra-xoufifc.une vraie chemise coupée en arrondi, fendue sur les côtés, frangée devant et derrière, cognac ou kaki.265.00, sport contemporaine®.la maison simons PLACE STE-FOY\tGALERIES DE LA CAPITALE\tVIEUX QUÉBEC ft » t il ft Québec, Le Soleil, mardi 18 août 1992 A-3 - LA CONFÉRENCE DES 17 1 La négociation se joue sur le Sénat et les autochtones ¦Ws OTTAWA \u2014 C\u2019est en espérant qu\u2019un déblocage sera possible sur la réforme du Sénat et les droits des autochtones que le premier ministre Bourassa est arrivé hier soir à Ottawa où il prendra ce matin un des 17 sièges à la table de négociations constitutionnelles, après 26 mois de boycott./i J*'; 1 % m Avant de prendre la direction d Ottawa hier soir, Robert Bourassa a rencontré son caucus régional à Montréal dans une atmosphère qui semblait assez détendue.par ANDRÉ F0RGUES LE SOLEIL Avant de prendre la direction d\u2019Ottawa, hier, on prévoyait au gouvernement du Québec que les discussions pourraient durer jusqu\u2019à demain ou jeudi et ensuite se poursuivre durant quelques jours la semaine prochaine.Ainsi, les panicipants utiliseraient au maximum les dix jours qui leur restent, selon les propos tenus dimanche par M.Bourassa, au congrès des jeunes libéraux.La poursuite des négociations serait logique, compte tenu de la volonté affichée jusqu\u2019ici par les : premiers ministres des autres provinces qui ne veulent pas donner à Ottawa la justification dont il a be- Les Canadiens entre l\u2019ennui et l\u2019exaspération OTTAWA (PC) \u2014 La réaction collective des Canadiens à la conférence constitutionnelle des premiers ministres en est une d\u2019ennui, sinon d\u2019exaspération, constatent différents observateurs.Sondeurs et analystes des médias sont unanimes : lorsqu\u2019on leur parle de constitution, la grande majorité des Canadiens ne prêtent plus attention.Ils «changent de poste quand la question est soulevée à la télévision », déclare M.Lome Bozinoff, vice-président de la maison de sondage Gallup.D\u2019ailleurs, 60 % des Canadiens interrogés par Gallup en août ont déclaré qu\u2019ils ne savaient rien ou pas grand-chose de l\u2019entente constitutionnelle de principe conclue en juillet par le gouvernement fédéral et les provinces, à l\u2019exclusion du Québec.« Ça se prolonge trop longtemps, rien ne se passe, les gens ne voient tout simplement pas à quoi cela rime », interprète M.Bozinoff.« Posez-nous une question claire à laquelle on pourra répondre par un oui ou par un non, et qu\u2019on passe à autre chose », réclament Francine Lachapelle et Paquette Lapointe, qui tiennent un café dans le quartier des affaires de Montréal.Même les médias, qui font leur pain quotidien de l\u2019actualité constitutionnelle, admettent avoir de la difficulté à maintenir leur intérêt ; sans parler de celui de leurs auditeurs et lecteurs.«J\u2019ai beau essayer de me rappeler que c\u2019est important, que cela peut entraîner des changements fondamentaux pour le pays, c\u2019est une lutte quoti- dienne», confesse la productrice de l\u2019émission d\u2019affaires publiques «As It Happens», à la radio de Radio-Canada.« Quiconque dit le contraire ment », avance Mme Karen Levine.« Les Canadiens n\u2019en peuvent plus, ils font la sourde oreille», soumet M.Darrell Bricker, de la maison Angus Reid.Pour M.Allen Gregg, de Décima Research, une partie du problème viendrait de ce que les négociations sont trop abstraites.Avec les inquiétudes que suscite l\u2019économie, l\u2019attention dévolue à la question constitutionnelle non seulement exaspère, mais dégoûte, croit-il.soin pour agir unilatéralement, sans leur participation.Terrain préparé Ayant préparé le terrain depuis des mois, par des contacts bilatéraux, et, au cours des deux dernières semaines, en participant à des réunions informelles, M.Bourassa croit qu\u2019il pourra obtenir un accord acceptable si les pourparlers permettent de régler la question du Sénat et celle des droits autochtones qui seront, dans l\u2019ordre, les deux premiers sujets des négociations qui commencent ce matin.Dimanche, à Saint-Jean-sur-Ri-chelieu, le premier ministre a souligné que MM.Gil Rémillard et Joe Clark ont discuté «pendant des heures » du partage des pouvoirs, lors de leur rencontre de jeudi dernier.Hier, au bureau de M.Bourassa, on se montrait confiant qu\u2019une entente pourrait être conclue là-dessus.Et les autres sujets, comme la charte sociale, et l\u2019union économique, « ce ne sont pas des embûches », faisait-on valoir, hier à Québec.Sur le Sénat, M.Bourassa n\u2019a mene à la table avec une préférence claire pour une Chambre haute à représentation équitable pour les régions du pays, plutôt qu\u2019avec un nombre égal de sièges pour chacune des provinces.Quant à la question autochtone, on pense à Québec que les dirigeants des associations nationales ont bien reçu le message du premier ministre Mulroney et qu\u2019ils sont «bien conscients du risque de tout perdre » si les négociations échouent.Nouvelle sans fondement Par ailleurs, au bureau du premier ministre, on nie formellement les informations diffusées hier par Radio-Canada à l'effet que MM.Bourassa et Mulroney se seraient mis d\u2019accord pour qu\u2019en cas d\u2019échec des pourparlers, un référendum pan-canadien ait lieu à la fin d\u2019octobre.La porte-parole de M.Bourassa soutient que cette nouvelle est « sans fondement » et que les deux premiers ministres n\u2019ont convenu d'aucun plan d\u2019action en cas d\u2019échec.Mais on sait bien, rappelle-t-elle, que le gouvernement fédéral a déjà fait savoir qu\u2019il ne resterait pas les bras croisés dans une telle éventualité.Scenario toujours possible Du côté du Parti québécois, le reportage de Radio-Canada a suscité des réactions.Pour le député de Lac-Saint-Jean, M.Jacques Brassard, ce serait « la dernière étape de la capitulation tranquille du Québec» si le gouvernement Bourassa donnait son aval à un tel référendum et, du même coup, s\u2019en remettait « totalement et complètement au gouvernement fédéral pour régler le problème ».Qu\u2019Ottawa ait un tel plan dans ses cartons, c\u2019est «un scénario toujours possible », admet M.Brassard, mais que le premier ministre du Québec y donne le feu vert, ce serait « irresponsable » car cela reviendrait à « renier le droit aux Québécois de décider seuls de leur avenir».\u2022Les autochtones à la table1 Quatre leaders à Thistoire et aux aspirations différentes QUÉBEC \u2014 Les quatre leaders autochtones qui participent à compter d\u2019aqjourd\u2019hui, à Ottawa, à cette autre ronde de négociation constitutionnelle, ne représentent globalement que 3,5 % de la population canadienne, soit moins de un million de personnes.par ROGER BELLEFEUILLE LE SOLEIL Les sièges de la tribune aborigène seront occupés par Ovide Mercredi, chef de l\u2019Assemblée des premières nations (APN), Ron George, président du Conseil national des autochtones du Canada (CNAQ, Yvon Dumont, président du Conseil national des Métis (CNM) et Rosemarie Kuptava, présidente de l\u2019Inuit Tapirasat du Canada (TTC).Il ne s\u2019agit aucunement d\u2019un front commun autochtone, chaque groupe ayant sa propre histoire et ses propres aspirations.M.Ovide Mercredi n\u2019est le porte-parole que du tiers environ de la grande famille autochtone du pays, soit les Amérindiens inscrits au registre des Affaires indiennes et vivant sur une réserve ou une terre de la Couronne.La population aborigène au Canada: 950 * Ovide MERCREDI Indiens inscrits sur réserve 311 000 La manne fédérale a permis à ce groupe de se donner des structures politiques pancanadiennes relativement bien articulées aujourd\u2019hui.Mais ce n\u2019est que depuis 1951 qu\u2019un amendement à la loi qui les régit leur permet d\u2019obtenir des fonds pour faire valoir leurs revendications devant les tribunaux.L'APN est la puissante aile politique de 600 conseils de bandes éparpillés ad mare usque ad mare.Ce sont les instances administratives et politiques d\u2019environ 294 000 autochtones officiellement inscrits au registre du ministère des Affaires indiennes.Ceux-ci habitent, dans des conditions socio-économiques encore trop souvent tiers-mondistes, dans Tune ou l\u2019autre des 2225 réserves du pays.La superficie globale de ces enclaves, selon une étude de l\u2019économiste Thomas Courchesne, de l\u2019Université Queen, équivaut à la moitié du territoire de la Nouvelle-Écosse.Depuis des lunes, les revendications territoriales et l\u2019autonomie gouvernementale sont au coeur du discours politique des premières nations.Le fragile consensus des premiers ministres, en l\u2019absence de Robert Bourassa, le 7 juillet dernier, quant à un enchâssement constitutionnel du droit inhérent (jamais cédé ou éteint) des autochtones à l\u2019autonomie gouvernementale, accorde un levier de négociation supplémentaire non seulement aux troupes d'Ovide Mercredi, mais à tous les aborigènes du pays.Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres.Robert Bourassa n\u2019est pas le seul premier ministre à avoir des réserves sur la création d\u2019un autre palier de gouvernement.-Indiens inscrits hors réserve 205 000 Inuit\u2014 35 000 Métis avec territoire 5000 g .rig: \u2014 Indiens non-inscrits 247 000 L- Métis sans territoire 148 000 Souiws: Donnas du r»c*nsem»nl de 1986, ajustées en 1991, avec un accroissement annuel de 2,8S%; Données du ministère des Affaires Indiennes sur les Indiens Inscrits (1990) U SOLEIL J MO Ron GEORGE Yvon DUMONT Rosemarie KUPTAVA Laissés-pour-compte Le CNA reconnait lui-méme que l\u2019articulation de ce concept pour les Amérindiens non inscrits et inscrits mais vivant hors réserve, une population d\u2019environ 416 000 personnes, peut laisser fort perplexe.Ceux-ci.en tant que collectivité, n\u2019ont aucune assise territoriale.Inscrits ou non, ils se considèrent comme les laissés-pour-compte des politiques fédérales en matière autochtone.En mal d\u2019identité, ils se fondent dans le grand courant de la société canadienne.Ils sont les rejetons marginalisés de tous les Indiens qui ne purent ou ne surent se faire officiellement reconnaître par Ottawa.ou de mères qui ont perdu ce « statut » en se manant avec un Blanc.voire de combattants amérindiens qui connurent le même sort de retour au pays après la Deuxième guerre mondiale.L\u2019organisme que préside Ron George affirme représenter tout ce beau monde.Prétendre à l\u2019autonomie gouvernementale, dans une sorte de limbes territoriales, peut relever du délire.Nullement, rétorque Ron George.Les corporations professionnelles avec leur code d\u2019éthique, leur réglementation propre et leur comité de discipline exercent déjà une forme d'autonomie gouvernementale.Au même titre que les catholiques avec leurs commissions scolaires et leur réseau d'école séparées et l\u2019armée, qui avec sa loi martiale, jouit d'un système judiciaire parallèle et complémentaire.C'est donc une emprise politique, juridique et administrative sur des institutions de leur cru \u2014 judiciaires, carcérales, scolaires, socio-sanitaires, culturelles \u2014 que lorgnent les Indiens hors-réserve.Le tout assorti d'un pouvoir de taxation.Des instruments perçus, à défaut d\u2019un territoire et d'une langue vernaculaire commune, comme indispensables à l\u2019affirmation d\u2019une identité collective.Les descendants de Riel Les quelque 153 000 Métis du Canada (Statistique-Canada), surtout concentrés en Ontario et dans les Praires, prétendent aussi former une société distincte.Us sont les descendants directs de trappeurs français à la solde de la Compagnie du Nord-Ouest ou écossais trimant pour la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson.Au cours de leur commerce incessant avec les Indiens des Prairies et des Territoires du Nord-Ouest, ils s\u2019unirent de plus en plus nombreux avec des femmes objiways et cries.En découla au fil des générations un profil culturel particulier.Émergea le « Metchif », un dialecte commun empruntant au français, à l\u2019anglais, au cri et à l\u2019objiway.Leurs rondes folkloriques est un mariage de gigues écossaises et de danses coutumières des Indiens des Plaines.Leur quête d\u2019autonomie gouvernementale, semée de trahison, de spoliation, de persécution de la part des autorités fédérales avec le concours de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson culmina sur la honteuse pendaison de Louis Riel.Le gouvernement provisoire métis de 1869-1870 a pavé la voie à l\u2019entrée du Manitoba dans la confédération canadienne.Encore aujourd\u2019hui.Ottawa et les provinces visées refusent de leur accorder quelque parcelle de territoire, voire de faire de cette réclamation un objet de négociation.À défaut d\u2019un territoire bien à eux, sinon pour une minorité d\u2019environ 5000, les Métis jonglent eux-aussi avec un concept d\u2019autonomie gouvernementale qui s\u2019apparente en gros à celui des Indiens hors-réserve.Leur « mère-patrie » s\u2019étend de l\u2019Ontario à la Colombie-Britannique et englobe aussi les Territoires du Nord-Ouest.Le président du conseil, Yvon Dumont, parle un français fort potable.Le peuple de la toundra Les quelque 35 000 Inuit du Canada, dont 7000 au Nouveau-Québec, forment une société sensiblement homogène qui se retrouvent dans 66 collectivités.L'Inuktitut est parlé par la quasi majorité de la population.C\u2019est grâce à des habiletés innées et à une endurance inouïe que cette population a pu affronter tant les rigueurs du climat arctique que le choc culturel causé par l\u2019arrivée des baleiniers et l\u2019établissement de postes de traite.Qui plus est, la Cour suprême tranche en 1939 que le terme Indien utilisé dans la Loi s\u2019applique aussi aux Inuit, mais ce n\u2019est que qu\u2019en 1953 qu\u2019ils commencent à bénéficier de services gouvernementaux sous les auspices du ministère du Nord canadien et des Ressources naturelles.En dépit de tous ces revers, ce peuple de la toundra a fait en quelques décennies des pas de géant en matière de revendications territoriales et d'autonomie gouvernementale.Au Québec, la Convention de la Baie-James et du Nord-Québec de 1975 a consacré un territoire (le Nunavik) et un gouvernement régional inuit.Les hameaux disséminés le long du littoral de la Baie James et de la Baie d\u2019Hudson sont municipalisés.À l\u2019automne, les Communes devraient être appelées à donner force de loi à la création du Nunavut (La terre de nos ancêtres), un territoire correspondant au cinquième de la superfice du Canada.Les Territoires-du-Nord ouest seront ainsi scindés pour faire éventuellement place à un véritable gouvernement Inuit.Le discours du Conseil Tapisarat Inuit s\u2019appuie sur trois grands principes : cette ethnie constitue une société et un peuple dictincts qui doivent être constitutionnellement reconnus ; leur droit inhérent à l\u2019autonomie gouvemmentale doit être enchâssé tel quel dans la constitution canadienne, sans définition préalable ; les Inuit doivent participer pleinement, directement et comme partenaire égal au processus de réforme constitutionnelle.' 4 r :;X.CUISINIERE 107364.Blanc sur blanc.Panneau de contrôle et porte de cuisinière blancs.Four à nettoyage facile.Horloge analogique.1 prise de courant EXPOTANGUAY EXPO TANGUAY LAVEUSE CUISINIERE \u2022\tFour à nettoyage facile \u2022\tÉléments amovibles \u2022\tPorte de four en verre noir REFRIGERATEUR 17 pi eu \u2022\t2 clayettes réglables \u2022\t2 compartiments à produits laitiers \u2022 2 balconnets dans la porte du réfrigérateur 1899 0984*8.LaveaseG B .4 vitesses de lavage.7 programmes.5 sélections de température, lavage/rinçage.' tx de r choix de rrivemnrd'eau multiples muu-cuve.distributeur d'aasouplissant et de javellisant, panier flltreur.bUtnc sur blanc 4 APPAREILS SÉCHEUSE LAVEUSE 092486.Sécheuse automatiqué G.É,.6 programmes, 3 sélections de temperature, lampe intérietire i.t.|\u2014t.j~~i.!.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.