Le soleil, 14 avril 1990, Cahier D
[" CINÉMA Quebec, Le Soleil, samedi 14 avril 1990 Monsieur Godin, témoin du temps glorieux du cinéma Doyen des directeurs de salles de cinema de Québec, M.Gérard Godm se rappelle les belles années du cinéma-spectacle, au Capitol notamment page 4 CHANSON Anne Sylvestre : un « p\u2019tit détour de chant » par Québec Cela faisait 17 ans qu'Anne Sylvestre, Française amoureuse du Québec, n\u2019était pas venue chanter à Québec.Elle sera bientôt au Théâtre Petit Champlain page 5 LITTÉRATURE Une vraie biographie d\u2019un homme célèbre : Jésus ¦\\ V V.'v Jean Paul Roux La vie de Jésus traitée a la façon des grandes biographies, par un maître du genre, Jean-Paul Roux.Une lecture pour le temps pascal, page 8 -J)// LES ARTS ET SPECTACLES\tmSEM V\" M fyj mmm Marie-Claire Seguin : c'est pas la vie qui est petite.C est notre petitesse qui en fait quelque chose de banal.COULEUR TERRE Marie-Claire Séguin montre du doigt le détail de la photo de la pochette de son nouveau microsillon, « Une femme une planète » : un fossile emprunté au département de paléontologie de UUniversité du Québec à Montréal.« C'est une fougère, » lâche-t-elle, enthousiaste, avant de poursuivre, sur le ton de la confidence : « Ça fait spécial de tenir dans ses mains quelque chose qui a trois millions d'années.» par FRANCINE JULIEN LE SOLEIL Douze ans après la fin de l\u2019aventure avec son jumeau Richard, Marie-Claire Séguin avoue avoir creusé au plus profond d\u2019elle-méme pour mettre au monde son quatrième microsillon solo.Un spectacle aussi, puisque la chanteuse sera au festival d\u2019été de Québec, en juillet, pour offrir un avant-goût de ce qu\u2019elle prépare pour l\u2019automne.« Une femme une planète, c\u2019est un peu une synthèse entre l\u2019immensement grand et l\u2019infiniment petit, explique-t-elle en entrevue.Je suis allée dans des racines plus personnelles, j\u2019ai puisé au plus profond de moi.» Tignasse d\u2019ébène, l\u2019oeil pétillant, voire malicieux, la chanteuse québécoise Marie- Claire Séguin parle d\u2019une voix déterminée, convaincue.Rapidement, elle se défendra de la diversité des genres musicaux qui composent son nouveau disque.« J\u2019m\u2019en suis défendue tout le temps.Le monde sont ben quand ils arrivent à te mettre une étiquette.« Chaque chanson arrive avec son univers a elle.C\u2019est un choix que de respecter cet univers.Et le lien entre tout ça, c\u2019est moi.C\u2019est comme des tableaux.On n\u2019ira pas dire a un peintre : maintenant tu peins juste avec du rouge et du bleu ! Il a droit à toutes les couleurs.» Et tant pis si cette décision lui fait vendre quelques milliers de disques de moins.« J\u2019ai quand même pas horreur de la gloire, du succès», précisera-t-elle, toutefois, dans un eclat de rire.Voix d\u2019ange, thèmes sacrés Dotée d\u2019une voix remarquable, Marie-Claire Séguin est aussi auteure et composi-teure Elle signe presque toutes les paroles et musiques d\u2019Une femme une planète, souvent en collaboration avec ses complices Hélène Pednault, Gordon Sheppard, Denyse Boucher.« Ça parle de mon histoire, puisque c\u2019est la seule que je connais.Il y a aussi une certaine approche du sacré, une approche qu\u2019on a un petit peu perdu.» D\u2019ailleurs, le propos d\u2019une des chansons du microsillon, Mater Maria, rappelle étrangement la pièce de théâtre Les fees ont soif, de Denyse Boucher.Une autre, Paradiso, concerne son père.« Tout le monde se souvient de façon bien précise d\u2019un détail de son enfance.Moi, c\u2019était d\u2019entendre chanter mon père dans l\u2019église.Ma voix, c\u2019est la voix de mon père, c\u2019est l\u2019héritage qu\u2019il m\u2019a laisse.» Voix d\u2019ange et thèmes d\u2019église.Odeurs de mort aussi, puisque Une femme une planète est dédié à son amie Pierette, décédée d\u2019un cancer, l'automne dernier « C\u2019est ça chanter » C\u2019est de cette « soeur d\u2019argile » qu elle parle dans la chanson Un ange en exil.« C\u2019est Helène Pednault qui a écrit les paroles.Moi, je n\u2019en aurais pas été capable ! » Suite page 2, MARIE-CLAIRE SWI CRAZY EST EN VILLE Jta Tôt ou tard la \"folie\" prend le dessus! DUtXrt MOORE - DARYL HANNAH V.O.ANGLAISE «aupirriK.\u2022.Ï.r\t_ i»n«p -:C'**EW\t\u2022 .ic».**)\u2022-*\u2022»\t^ I Mit! IN OAftDI VOUS DIVIZ (TRI DANS IA SAUi POUR VOIR CE IILM Sam.dlm.: 13h 10, 15h 10,17h10.19h 10, 21 h 10.PLACE QUEBEC ^PLACt QUffC bn *524 J GAGNANT DE 2 OSCARS\tQ * dont meilleure musique originale LA PETITE SlRfNE _\t____m oot.» 5-1BIO_ Sam., dim.lun.: 12h45, mr ^\tGAGNANT DE 4 OSCARS\tG n Sam dim lun 13h20 17h20 æ iBiSBSSS 21 h 20 IsAO\u2019bow' Ors GAI MX S ?4iSj J version originale anglaise Sam .dim 13 h, 15h05.17h 10.19h 15, 21 h20 PLACE QUEBEC S PLACE QUEBEC EST COMMENCÉE Sam., dlm., lun.: 13h30.15 h 30.17 h 30.19h30, 21h30 ix STE-FOY bout L AUW» P\tOS9?j Varaton originate anglaise 6 STE-FOY Sam., dlm.lun.: 13h, 15h45.18h30.21 h ?SOObouM AUWEB\t6S6 0S9?KM II MU ' 1,1 III I \u201cJULIA ROBERTS EST FORMIDABLE.\u2019\u2019 DAns^-NlWSWtlK GERE EST RAFFINE.TERRE A TERRE ET INCROYABLEMENT DROLE CHAMPION V McG'JO.NEW VO«* NtWSD* - JULIA ROBERTS ILLUMINE LECRAN OE FAÇON ITE.M Hff ¦ A -Ml MO'» \u2018E > BV quitta V imnmr pnur rntm dansai* H \\olrr son rorur V.F.d* PRETTY WOMAN Sam., dim., lun.: 13h30 16h.18h30.21 h Music Box Version française Sam .dim .lun t6h 15.18h40 21 h 05 & IT WAMUfVTS 11CM YOt TO 01ATH-,.~.-PAT»aVMUS-lAt «NVM5SMAN ï! AOCII Gl FRAR,f>ROtXiRS .IAMISHORNIR ^ ANAR V COATIS AO '.vv: 1IU> tltSTSI -.V r AVT*.ROf/MAS A.V \u2022\" .ï f HAHISfXaN - MRHAIICRIUO iohn «jstaaayir *\"¦; iftro iubi _ ron vrjur \u201d ; lawrino lasdan AELE ASP Ü \u2022 -OOU0H COL UUBi» -OIS-A» EIL US Of CANADA Sam., dlm., iun.: 13 h, 15h, 17h05, 19h 10.21 h 15 V.75O0boU LALJRH .¦> A,Q/ Version originale anglaisa fl 0-2 hanson LES ARTS ET SPECTACLES En gref Quebec.Le Soleil, samedi 14 avril 1990 Marie-Cl a i re Ségu in.(suite de la page l) De cette aventure aux côtes de cette amie d\u2019enfance, Mane-Ciaire Seguin en reste marquee «On pleurait, on riait aussi.Je ibe suis dit : merde, y\u2019a même le quotidien la-dedans « J'ai chante a ses funérailles.comme j\u2019ai pu chanter à celles de papa.» Difficile ? \u2022 54* amencain (ceux qui ont déjà vu Marie-Claire Seguin en spectacle savent de quoi elle est capable !), puis un magnifique gospel.Longue lune, avant de retourner dans l'ambiance de depart.Mais Marie-Claire Séguin maîtrise tellement bien tous ces genres musicaux qu'on ne peut lui en faire le reproche.il ne nous reste qu'à programmer notre table au laser à notre convenance ! Jim Corcoran Corcoran ,\\D 10035 L'oeil coquin, le sourire en coin : la tète de Jim Corcoran, sur la pochette.donne le ton à son nouveau disque, tout en clins d'oeil et en jeux de mots ! Le chanteur d ongine anglophone a toujours eu un faible pour les acrobaties de la langue française.L\u2019espièglerie est d\u2019autant plus remarquable sur la courte chanson Je me tutoie (je-me-tu-toi), où le chanteur joue avec les symboles de ponctuation : Je te majuscule Je te point d exclame/ Je te vouvoie/ Mais lorsque je nous trait d'union/' Ça me réveille/ Or je me minuscule.Nouveauté dans la démarche musicale de Jim Corcoran : la presence de voix féminines sur presque toutes les chansons.Cette présence est d'autant plus.présenté sur Le Boogie, une « chanson à répondre » avec un choeur composé de Monique Fauteux, Estelle Sainte-Croix et Sharon Ryan.Corcoran se permet aussi, pour la première fois depuis l'époque Jim et Bertrand, de chanter en duo sur Laisse Faire.11 le fait avec Geneviève Paris, où la Fran- çaise interprète la partie., anglaise de la chanson! H s\u2019agit d'un autre gag que voulait s'offrir Corcoran depuis longtemps ! \u2022 «mont//.Le nouveau disque a vu le jour dans des studios de Memphis, cher son copain Cari Marsh qui l\u2019accompagne dans l\u2019aventure depuis Miss Kalabash.à Montréal, a Nashville et à Franklin, Tennessee.Céline Dion Unison BCT 80150 Avec le battage publicitaire autour du lancement de son premier microsillon en anglais.Celine Dion avait de fameux comptes à rendre ! 11 ne faut pas se fier au premier titre commercialise a la radio.Anv Other Way, pour avoir une idée de tout le microsillon puisque Unison compte autant de ballades que d\u2019airs plus pop.0ANS1 y GRAND THEATRE DE QUEBEC SALLE LOUIS-FRECHETTE TEL 643 8131 , A|| pour la première fois à Quebec «!5& 19* - 26* \u2022 32*, étudiants: 12* Une presentation de la Société du Grand Théâtre de Québec en collaboration avec \u2022îâ;.Radio-Canada !1|;: Quebec 11/Cable 6 LE SOLEIL De l\u2019espoir à la réussite Une même école! Ballet classique Ballet moderne Ballet jazz Caractère Commandes téléphoniques: 643-8131 BILLETS EN VENTE DANS LE RESEAU Billetech \u2022*» DEUX MAGASINS LA BAIE BlBUOTHi QUE GABRIELLE ROT COLISEE GRAND THEATRE PALAIS MONTCALM SAUF ALBERT ROUSSEAU SEPT SUPERMARCHES PROVIGO PARTICIPANTS PERCEPTION OE FRAIS OE SERVICE EN SUS DU PRIX OU BILLET INSCRIPTIONS À LA 3e SESSION LES 17.J8ET21 AVRIL (Pavillon de l'éducation physique et des sports, CÉOEP F.-X Garneaul Académie des ballets de Sainte-Foy Pour information: 656-1756 ,c \u2022\tloi sot l en.ve.gnc-mem prive rwgrerr.e.-.t oe Adultes Adolescents Pré-ballet Si Unison a de grandes prétentions commerciales, il n'a cependant jamais eu celle de créer un « style Celine Dion ».C'est avec brio que la jeune interprète prête sa voix au génie des autres ; le résultat est impeccable, clean, bien travaillé, mais la chanteuse ne se démarqué pas vraiment des chansons commerciales de ses contemporaines.Mélange de Whitney Houston, de Taylor Dane, une touche de Phil Collins (dans les ballades), chacune des chansons de Céline Dion donne l'impression de deja-entendu Trop évidemment conçu pour passer facilement à la radio, chacune des partitions musicales est a trancher au couteau et la chan teuse « mâche » un peu trop ses mots sur plusieurs chansons.La maison de disques de Celine Dion a pris les grands moyens pour battre les Américains sur leur terrain : au moins, le « produit » Céline Dion vaut bien, sinon mieux que la «poutine» américaine qui assaille les ondes de nos stations de radio.CBF-FM 100,7 Montréal «C5i CBV-FM 95,3 Québec CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBOF-FM 102,5 Ottawa-Hull CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF-FM 104,3 Trois Rivières CBAL-FM 98,3 Moncton DIMANCHE VTVA LIT ALIA! Les* Musiciens par eux-mêmes.H h 30 Cent ans de création musicale italienne a travers quatre generations de compositeurs.Aujourd\u2019hui Giaeonm Man/oni ix en IU12 LUNDI ELIZABETH CHOUV ALIDZÉ ET PAUL BUISONTVEAU Théâtre du lundi, 19 h 00 Ces deux comédiens interprètent -Madame Jocastc- d'Alain Pontaut.MARDI LA PIANISTE LOUISE BESSETTE JOUE SCELSI Radio-Concert, 20 h 00 Une artiste remarquable, manifestement douée pour le répertoire contemporain fait découvrir un compositeur étonnant (mort en l\u2018)88) et que Ton commence seulement à connaître MERCREDI LE DOUBLE CONCERTO DE BRAHMS AVEC LES HOEBIG Radio-Concert, 20 h 00 Gwen Hoebig, violon, et Desmond Hoebig, violoncelle, jouent le double Concerto de Brahms avec l'Orchestre symphonique de Que bec.dirigé par Maurlmlano Valdes Aussi: la Symphonie no \" de Beethoven JEUDI HAYON, SCHUBERT.R.STRAUSS ET TCHAIKOVSKY Les Feux de la rampe.I-* h 00 U pianiste Henri Brassard loue des sonates de Haydn.Schubert et Richard Strauss le Triodi Mon treat ( piano, violon et violoncelle ) interprète Haydn et Tchaikovsky MARIA CASARÈS ET MARIE LABERGE Le Théâtre fronçais dans tous ses états, 19 h OO La comédienne Maria Casarès.l\u2019auteur Jean Louis Bourdon et Marie laberge, auteure et metteure en scene, font le point sur la situation théâtrale en France VENDREDI «L\u2019HISTOIRE DU SOLDAT DE STRAVINSKY-RAMUZ l.es Feux de la rampe.1-4 h 00 l n soldat, un violon, une princesse, le Diable, une valse, un tango, un ragtime.Mimodrame pour rev itants et ensemble instrumental sous la direction de David Currie HANDEL.FAURÉ.ROREM ET SAINT-SAËNS Radio-Concert, 20 h 00 Des sonates pour violon et piano avec Lucie Robert et Joeffrey Cohen.AU PAYS DU SOLEIL LEVANT Carnets d\u2019Asie, 23 h 30 Une nouvelle série de 13 émissions, intitulée T \\RNETS D\u2019ASIE.Aujour-d'hui : le Japon U mus destn-z necar/fr chaque senunne pendant une année Iboratre FM deuulh'.leutllez nous fame parvenir un cheque ou mandai au montant de JOt.pour frais deposit et de manutentv VA1- 6ANd0|0UÉB6C.'-W°' VOYAGE DE LA SOCIETE DES ECRIVAINS DE QUÉBEC EN FRANCE du 1 er au 22 juillet Plus de 24 musées et maisons d'écrivains 5 repas gastronomiques + demi-pension Rencontre au Pavillon Félix-Antoine-Savard.Université Laval.salle 534 Le mardi 17 avril à 19 h 30 Pour information: 681-1703 avril Suivez le concours œm M v LE SOLEIL Radio-Canada 1 CBV 980/Qué m Pour Alexandre Jardin qui nous a déjà donné «Le Zèbre», ALEXANDRE JARDIN Fanfan Roman Flammarion FANFAN est le roman d\u2019un jeune homme qui voulut prolonger éternellement les préludes de l\u2019amour.Flammarion ?AVRIL 1990 P-8 L JJistoire LES ARTS ET SPECTACLES Quebec, Le Soleil, samedi 14 avril 1990 De l'historien Jean-Paul Roux « Jésus », une vraie biographie d\u2019un homme célèbre Jésus est aussi un personnage historique.Tous les historiens admettent son existence, mats ne songent guère à écrire sa biographie.On laisse cela aux théologiens.C'est ainsi que la prestigieuse collection historique Fayard n avait publié aucune biographie de l\u2019homme le plus célèbre de l'Histoire, avant la parution toute récente du solide ouvrage de Jean-Paul Koux.une critique de REGIS TREMBLAY LE SOUiL Jean-Paul Roux est directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique de France.Il a publié notamment des ouvrages sur les Barbares, les explorateurs au Moyen Âge et les Turcs.Curieusement, en matière religieuse, ce catholique convaincu a surtout publie des essais sur le monde islamique.Cet esprit ouvert aborde l'affaire Jesus ( titre de l\u2019essai fantaisiste d\u2019Henri Guillemin.dont nous avons fait echo ) avec l'objectivite de rhistorien.en s\u2019appuyant sur des documents de premiere main : les Évangiles.Combien d'ouvrages historiques se basent sur quatre témoignages aussi concordants ?Par ailleurs, c'est avec un necessaire sens critique que l'auteur consulte les proto-évangiles et les apocryphes.Situer Jesus dans l\u2019Histoire Mieux encore, grâce a sa vaste culture.Jean-Paul Roux met en scène une reconstitution historique éclairante, qui fait apparaitre Jésus dans un relief saisissant.On ne saurait être plus érudit, dans un langage plus simple.Il convient d\u2019abord de situer Jésus dans l'histoire du monde, de ne pas oublier que l'an zero du christianisme est aussi l\u2019an 749 de l'ère romaine (ce qui fait que nous sommes en realite en 1995.) Il est aussi utile de dire que Juifs et Romains sont alors colonises culturellement par les Grecs.Ce n'est pas pour nen que Paul et les evangelistes écrivent en grec.Géographiquement, il importe de savoir qu à cette epoque, le peuple juif est reparti sur deux territoires séparés par la Sama-rie : au nord, ce sont les Galiléens, considérés comme des paysans incultes par les Judéens.plus riches et plus puissants, au sud.C\u2019est en Judée, et particulièrement a Jerusalem, que Jésus rencontrera des resistances, pendant toute sa vie publique.Il est aussi intéressant d\u2019inserer les rites chrétiens dans l'histoire EXPOSITION Louise , CALVE Jozef STEFANKA Vernissage le mercredi 18 avril a 19 heures L'exposition se poursuit jusqu'au 29 avril 1990 G A L 430, RUE BONSECOURS VIEUX-MONTREAL 875-8281 OUVERT OU MER AU OIM de U ha 18h ACHETONS TABLEAUX COMPTANT SPECIAL/TE INVtSTISSCMCNT DANS L APT LA GALERIE présente\tt Instants d\u2019ombres1 et de lumières V des peuples, pour comprendre, par exemple, que si la naissance de Jesus a ete fixee arbitrairement au 25 décembre, c'était pour remplacer et détourner les festivités païennes du solstice d'hiver.Oui, pour bien comprendre Jesus, il faut se plonger résolument dans les sciences de l\u2019histoire.Autrement, on s egare.On s\u2019étonnerait, par exemple, que la Bible ne contienne pas le plus petit detail sur l\u2019apparence physique du Christ, si l'on oubliait les interdits sémitiques touchant l\u2019image.Les grands thèmes Jean-Paul Roux ne pouvait relater la vie de Jésus sans en isoler les grands thèmes, dans l'une des quatre parties du livre : Jésus et les femmes.Jesus et les demons- trations magiques que sont les miracles.etc.L\u2019auteur souligne fort justement que Jesus a souvent cherché a soustraire les femmes aux lois injustes des hommes, notamment dans l\u2019episode de la femme adultéré.Malheureusement.saint Paul et l\u2019Eglise ne l\u2019ont pas suivi sur ce chemin de Damas.L\u2019un des chapitres les plus intéressants resume les « dits » de Jésus.L\u2019auteur montre très sobrement que les contradictions n\u2019y sont qu\u2019apparentes, notamment sur l'ascétisme et la pauvreté.L\u2019une des plus belles pages concerne l\u2019attitude de Jésus face à la loi, qu elle soit sociale ou religieuse.Il est bon de se rappeler que Jésus n\u2019était pas un légaliste : « Le Sabbat a été fait pour l\u2019homme, et non l\u2019homme pour le Sabbat.» Reste le côté énigmatique de la vie de Jesus et de toute la Bible : ces anges resplendissants qui font peur ; ces nuées lumineuses entourant Jesus a l\u2019Ascension, comme naguère Moïse sur le Sinai ; cette « force qui sortait de Jésus » et qui guérissait ceux qui lui touchaient même à son insu, tout comme la lumière qui irradiait de « la peau du visage » de Moise.et la fameuse Transfiguration sur le Thabor, a laquelle Jésus dut avoir recours pour convaincre les apôtres.Ces mystères ne sont pas que physiques, ils concernent la foi profonde.Là, inutile de chercher la réponse chez l\u2019historien.JÉSL S.Hiographie.Par Jean-Paul Koux.Payant 527 page».Ïï- / Sissi et Marie-Antoinette en images De quoi satisfaire sa curiosité pour l'histoire de GUY LANGEVIN jusqu'au 3 mal 1990 Fermé le dimanche 15 avril Ouvert le lundi 16 avril Galerie Estampe Plus 49, rue Saint-Pierre.Québec Près de la Place Royale Tél (418)694 1303 La passion de l\u2019Histoire a le goût du mystère, celui qui se cache entre les lignes des biographies.En même temps qu elle stimule l\u2019imagination, cette passion cherche av idement des images réelles, des documents visuels : portraits, photographies, objets fétiches ou lieux sacrés.C'est cette curiosité passionnée qu\u2019étanchent et attisent tout à la fois les albums illustrés Perrin, dont voici deux des plus beaux titres : Sur les pas de Sissi, de Jean des Cars, et Marie-Antoinette, d\u2019André Castelot.une cntlque de REGIS TREMBLAY LE SOLEIL Sissi est un personnage auréolé d\u2019un grand flou énigmatique, bien que son souvenir soit encore frais, puisqu\u2019elle vécut à la fin du siècle dernier.Même si Elisabeth d\u2019Autriche passa sa vie à fuir ses sujets, elle leur demeura si proche, si familière, qu'ils l'appelaient affectueusement par ce gentil surnom de Sissi.Et cette histoire d\u2019amour se perpétue : on sait ce qu\u2019en a fait le cinéma en « agfaco-lot ».; Jean des Cars avait beau jeu de nous guider Sur les pas de Sissi, les lieux de sa vie étant tous pratiquement inchangés et les documents photographiques ne man- quant pas.Ce qui n'est évidemment pas le cas pour Marie-Antoinette.Rien que de voir le vrai visage de Sissi, ce très beau visage aux grands yeux sombres, ce front volontaire couronné d'une formidable chevelure brune (« ma vraie couronne »), constitue un avantage extraordinaire et une sorte d\u2019introduction à son mystère.On sait que les peintres, ceux du temps de Marie-Antoinette comme ceux de tout temps, ont eu tendance à adapter leurs sujets aux canons de beauté à la mode.Alors que l\u2019album du célèbre antoinettiste André Castelot est essentiellement un récit biographique illustré de façon traditionnelle.mais ô combien riche !, Jean des Cars joue carrément au guide touristique, mais un guide excep- te Centre de diffusion en arts visuels de Québec vous invite à l'exposition Hommage à Pie V oeuvres récentes de Paryse Martin à la Galerie d'art du Grand Théâtre de Québec L\u2019exposition se poursuivra jusqu'au 29 avril BANQUE NATIONALE ms (418)643-3965 tionnel, qui nous emmene de château en villa, de residence officielle en refuge somptueux.Le titre de l'ouvrage est donc tout à fait approprie.Sissi, pas à pas Tout commence en 1837, sur les bords du lac Stamberg, dans le petit château natal de Possenho-fen.une vraie maison de conte de fees.Cette vie cachee et heureuse prend fin en 1854, lorsqu'elle est victime du « coup de foudre » de son cousin, l\u2019empereur François-Joseph.qui l'épouse.Elle doit donc commencer sa vie publique et malheureuse à Schonbrunn, ce Versailles tout jaune, et a Hof-burg, sa seconde « prison ».sous l\u2019oeil intransigeant de sa belle-mère Marie-Thérèse.Dans la suite de Sissi, on voit les anneaux quelle y a fait installer pour sa gymnastique, au grand étonnement de la cour.Sa personnalité fantasque et son penchant anorexique se révèlent.Jusqu'à sa mort, à 61 ans, elle gardera une taille de guêpe.La Kaiser Villa, en banlieue de Vienne, est une première évasion.Puis c\u2019est la Hermes Villa, où elle LES ANNONCES CLASSÉES LE SOLFIE 647-3311 ça sonne S se fait construire un pavillon de marbre rose, rien que pour elle.Toute sa vie, elle fuit de plus en plus loin la cour guindee et le pouvoir contraignant.Pour cela, elle épouse la cause de la Hongrie, dont elle devient impératrice et ambassadrice auprès de François-Joseph.Nous voici donc au palais royal de Budapest, puis à la villa Godollo.Sissi voyage tellement quelle a son train à elle, qui la mène en France, où elle loue un château, près de Fécamp.Toujours plus loin, toujours plus seule, elle se réfugie dans des îles : c\u2019est Madère, puis Corfou, où elle fait bâtir une magnifique résidence néo- classique gardee par des statues.Mais nulle part, elle ne se sent chez elle.En septembre 1898.elle est de passage à Genève, lorsqu'elle est poignardée par un anarchiste; un événement relate ici en détail, par le texte et l\u2019image.Ainsi s\u2019achève la vie de l\u2019impératrice apatride.Marie-Antoinette De Marie-Antoinette, André Castelot a déjà tout dit.et magnifiquement, dans plusieurs biographies dont nous avons fait écho.Il lui restait à nous la faire bien voir, avec ce superbe album Perrin.Du texte, nous dirons simplement qu\u2019il est digne de Castelot.Cela dit tout.Parmi les 200 illustrations en couleurs d\u2019une qualité insurpas-see, comme dans l'album sur Sissi.d'ailleurs, les documents les plus émouvants ne sont ni les gravures d\u2019époque, ni les photographies de la splendeur de Versailles ou de la sordidité du cachot, mais celles d\u2019objets ayant marqué la vie de la reine.Vous verrez une mèche des cheveux platine de la reine, au temps de sa gloire, le nécessaire de voyage qu\u2019elle apporta dans sa fuite jusqu'à Varennes, le fameux collier de 540 diamants qui lui fit perdre la tète, le billet où elle écrivit : « Mes yeux n\u2019ont plus de larmes.» et tant d'autres choses qui nous parlent si éloquemment.SI R LPS PAS DE SISSI.Texte de Jean de* Can.Photographie* de Jérôme de Cunha.128 page*.Perrin.62$.MARIE-AST01SETTE.Texte d'André Castelot.Photographie* de Jérôme de Cunha.224 page».Perrin.«2 $ F, X P O S 1 T !\t0 N T- Le printemps jcjonS la tète 1?AU 22 A V R 1 L 1990 Bibliothèque Gabrietle - Roy 350, rue Saint-Joseph est, Québec.SKXO pe\u20acPe.Inspiration nature Peintures, gravures et sculptures Du 28 février au 15 avril Du mardi au dimanche de 11 h à 16 h 45 Villa Bagatelle 1563, chemin Saint-Louis, Sillery (Québec) G1S1G1 (418)688-8074 Contribution 2$ DERNIER WEEKEND V ILL V BAGATELLE i.\ta*.,nu* iv t expos Choeur de I Opéra de Québec \u2022 Orchestre Symphonique de Québec 12 (soirée-gala à 19h00); 15,17 et 19 mai 1990 à 20h00; VfRSION ORIGINAL! AVEC SURTITRES FRANÇAIS Avec la collaboration du.ministère des Affaires culturelles, du Conseil des Arts du Canada, de la Ville de Québec et de la Fondation de l'Opéra de Québec.Billets: 22S à 42S.( ommandes téléphoniques: f»4 I-H1 tt I PAGLIACCI de Rtiuftiero leonc.ivallo GRAND THEATRE DE QUEBEC SAUF lOLUS-FRkHFTTE vfsuotNs m Bületech -Sâ ' frais de servire en vuj Québec, Le Soleil samedi 14 avril 1990 Les \\rts visuels LES ARTS ET SPECTACLES D-11 La photographe Lucie Lefebvre chez M Des portraits fantaisistes qui font annel au tronwe-Voeil de la peintu Galerie de portraits ou.parade de mode ?A coup de bougeoirs, gobelets couvercles.plumeauN.coquillages et autres bibelots dépareillés.Lucie Lefebvre construit des petits personnages curieusement accoutres qui flirtent avec un surréalisme fort espiegle.Mais plus encore, ce sont les photographies tirées de ces assemblages placés devant un fond peint, des photographies retouchées par de la peinture, qui suscitent les réflexions les phts fécondes sur la nature de ces deux voies d'expression UM critique de MARIE DELAGHAVE LC SOLtIL Dans ses oeuvres anteneures.cette^ photographe de Québec construisait.par ! entremise d'objets hétéroclites et de projections de diapositives, des mises en scene évocatrices de paysages imaginaires.En témoignaient ses expositions chez VU.en 85 et 87.« Pour cette sérié que j'ai intitulée Habits d'objets, je me suis inspirée des portraits pris en studio a là'fin du XIXe siècle, raconte-t-elle Ça m'a toujours fascinée de voir ces portraits qui.pour imiter la realite, procédaient avec un fôbd de scène peint.» .Ainsi donc, Lucie Lefebvre s'est davantage intéressée à la relation entre l\u2019objet reel et l\u2019illusion de la peinture.Il en résulte un complexe jeu de renvois entre ce qui existe réellement mais qui, une fois photographié, ne subsiste pîùs qu'en termes de trace d\u2019une absence, et la peinture en trompe-Foeil qui.selon qu elle est photographiée ou appliquée sur la photographie.référé à des niveaux de réalité tout a fait opposes 'Si Lucie Lefebvre se plait a nous faire douter de nos perceptions, elle le fait de fort agréable façon, et ce avec un humour plein de finesse.En effet, on ne peut qpe succomber aux charmes déployés par ces « personnages » évoquant ici une piece d\u2019échec, là une belle à crinoline, ou encore un militaire médiéval, un garde col-lébmonté, une pimbêche bourgeoise.Dans une composition centrée statique, très « posee >>.cçs lilliputiens que l'on croirait sortis d'Alice au pays des merveilles ouvrent une merveilleuse brèche dans la fantaisie.Un plaisir sans fin Pour réaliser ces assemblages.ltf:photographe a ecume les marches aux puces, en quête de bibe-lerts et d'elements hétéroclites susceptibles de s'associer les uns avec les autres.« C'est rapidement devenu une veritable obses-sipn, avoue Lucie Lefebvre.Car ep,construisant mes personnages, jq découvrais aux objets, permutables.des fonctions que je ne soupçonnais pas.Ce qui explique pourquoi il y en a autant ! » ¦ Chez VU, on peut voir effectivement jusqu'au 6 mai pas moins de 34 « portraits en pied » de petit format, très intimistes, et quatre grandes mises en scène « extérieures\" L'artiste a particulièrement soigné les couleurs et les éclairages de ses photographies, créant une variété d'ambiances parfois sombrement dramatiques, pu encore doucement vieillottes Si les grands formats sont sim plfunent épinglés au mur.les portraits.eux, voient leur qualité d'objet accentuée par leur montage sur un faux-cadre de la meme couleur que le fond de l'image Jusque-là, rien de vraiment inusité Jusqu'au moment oü, en se déplaçant devant les oeuvres (et l'éclairage variant alors quelque peu), le visiteur découvre le « subterfuge » : Lucie Lefebvre a osé peindre la bordure de ses photographies.Ces retouches imitent a merveille le fond de scène peint devant lequel posent les personnages.En fait, c est la matité de l'acrylique, differente de la surface plus satinee de la photographie.qui dévoilé le pot aux roses.Ce n'est pas la premiere fois, dans I histoire de ce medium, que * Soljénitsyne \u2022fcîbsCOL' (AFP) \u2014 L'hebdoma-âàire de l\u2019Union des écrivains S'L'RSS a demandé cette semaine président Mikhaïl Gorbatchev, ijans une lettre ouverte, d\u2019interve-personnellement pour que la mgtionalité soviétique soit rendue im Prix Nobel de littérature ^Céxandre Soljénitsyne.La lettre -jîft*cise que seule l'intervention du -iStsident soviétique peut « mettre -m a r injustice » qui frappe JpJrrivain.L'hebdo soutient que -Vfynvain a ete privée de sa cito-Tenneté d'une façon humiliante +Z 1971 > #.- îts*; 4 v #, m.* ¦ .rr- > - \u2022 -m\t«Les passants», de Lucie Lefebvre : probablement limage la plus surrea « Bolero doré *.un « portrait en |(ste ^ toute son exp0srti0n i pied » représentatif des 33 autres qui i accompagnent à l\u2019exposition « Habits d objets».des photographes font appel a la peinture, loin de là.Toutefois, Lucie Lefebvre le fait d\u2019une façon nettement plus critique, et propre aux années 80.dans la mesure où son utilisation de la peinture ne cherche pas a tromper, mais a nous rendre conscients de la tromperie.Ainsi, ne tente-t-elle pas de peindre des fonds de scene hyper-réalistes.Au contraire, ses nuages.ses ciels, sont davantage des signes de nuage et de ciel que leur représentation.Tout comme ses « imitations » peintes, soit sur le fond de scène, soit sur la photographie, de certains objets de ses assemblages.On ne s\u2019en aperçoit pas toujours du premier coup ! Mais le voile de l\u2019illusion finit toujours par se lever Hybridité Curieuse experience que celle de la matérialité de la peinture confrontée au caractère fugitif de l image photographique.Au lieu de nous « glisser » entre les doigts, comme à l\u2019habitude, voila que cette demiere « adhère » (par son contour) a une réalité plus palpable.Avec sensibilité et intelligence.Lucie Lefebvre participe au renouvellement du discours photographique axé sur une hybridité avec d'autres médiums.On peut comprendre alors facilement pourquoi le Musée canadien de la photographie lui achetait récemment une importante série d\u2019oeuvres, et que le ministère des Affaires culturelles lui a offert la possibilité d'exposer à la Délégation du Québec à Paris, l\u2019automne prochain.Las Productions CMuttrl-^flt; i-u'jç-hm-iüTi ENSEMBLE NATIONAL DE BULGARIE dp artistes sur scone don»*» spectaculaire» voix bulgare» envoûtante» mutiaue et rythme» *ublime* costume» teengue» u *mi«» »r i oryoulin Su «weiK» un/ r/urm» '« O'Mr -\tComer* «n* »«'*
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