Le soleil, 2 mars 1990, Cahier A
[" POUR VOUS ABONNER: 647-3333 Extérieur: 1-800-463-2362 VENDREDI 2 MARS 1990 l_E SOLEIL QUEBEC 94EANNEE NON\tUVVMSON A DOMCHE fr JOUNSl J jours a U POURVOIR!!?CLUB DES HAUTEURS Valeur 800\" 4e PRIX Un forfait pouf 2 familles pour Ajoura a la POURVOIRÏE CLUB BAT ARAM Valeur 800 ' \u2022\tI,e tirage aura lieu le dimanche 4 mars 90 a 17 heures: \u2022\tReglements complets disponibles au journal Le Soleil et au Salon: \u2022\tLes gagnants sont responsables de la taxe provinciale (s'il y a lien) O TOéviaion Quatre StiaoiM ADRESSE Comment participer \u2022 Remplir le coupon ci-joint SALON CAMPING PLEIN AIR CHASSE ET PÊCHE CODE POSTAL \\> ig \u2022 Dépotez votre coupon (let fac-elmllèt ne sont ¦\t7 pat acceptée) é rentrée du Salon ou dent les! A\u2014 ^ baril placé é cet effet eu centre du Salon.\tJ J _ ._____I \u2014\tw _.\t.a im, a a\u2014«¦ ¦ a r* r- , %¦ r^r\u2014 r\u2014-i i»-\tTl \"*\u2022 produit par Salons Nationaux des Sportsmen au Canada Limitée A-6 Québec, Le Soleil, vendredi 2 mars 1990 ÉDITORIAL LE SOLEIL President du conseil d administration\tEditeur adiomt et redacteu> en cnef par interim\tVice president et trésorier PIERRE DES MARAIS II\tel directeur de I editorial\tCHARLES-A POULIN J -JACQUES SAMSON President et Editeur ROBERT NORMAND Directeur de i intormation DENIS ANGERS Les comités de M.Côté! M JL ?JLaître dans l\u2019art de créer des comités au ministère des Transports, le ministre Marc-Yvan Côté remet ça en débarquant à la Santé et aux Affaires sociales.Pas besoin de commission d'étude pour découvrir que notre réseau routier a continué de se détériorer au cours des quatre dernières années.Si le passé est garant de l'avenir, il y a de quoi s\u2019inquiéter.La décision de M.Côté de confier le dénouement des crises dans les urgences a deux comités, l'un stratégique l\u2019autre tactique, ressemble beaucoup plus à un désaveu de la gestion des hôpitaux qu'à une solution pratique.Elle s\u2019apparente aussi au chantage, quand le ministre laisse clairement entendre que c\u2019est lui qui alloue les budgets aux institutions hospitalières.Et il devient evident que le titulaire du ministère de la Santé ne veut plus qu\u2019on parle dans les médias de ces malades confinés à des civières alignées dans les corridors.Il soutient qu\u2019il ne se laissera pas impressionner par les hauts cris des administrateurs d\u2019hôpitaux sur la place publique.Il a raison: il crie plus fort qu\u2019eux.D\u2019ailleurs sa médecine porte déjà fruit.Les administrateurs d\u2019hôpitaux du Québec, directeurs généraux en tête, accueillent positivement la démarche du ministre.Pourtant ils sont les premiers responsables de la gestion de leurs établissements, donc les premiers désavoués.Admettent-ils qu'ils font mal leur travail?Sceptiques, les médecins appellent à la prudence Ils estiment que les nouveaux comités ne régleront que des bagatelles si on ne s\u2019attaque pas au fond du problème: le manque de lits de longue durée, les services à domicile et des soins de première ligne disponibles ailleurs qu\u2019à l'urgence.On revient en somme au diagnostic de la Fédération des CLSC dont on a parlé dans cette page avant-hier.Ce n\u2019est pas en fermant des lits pendant les fins de semaine.les vacances des Fêtes et de l\u2019été \u2014 pire, pour boucler les budgets \u2014 qu'on améliorera la situation.Actuellement, 1000 lits sont fermés dans la seule région de Montréal où il manque toujours 500 des 1100 lits supplémentaires prévus dans le plan de désengorge-ment de 1986; 92 sont clos dans la région de Québec à cause de travaux de rénovation.Ces réparations auraient-elles été possibles en été?Curieusement, c\u2019est à Montreal et à Quebec qu\u2019on rencontre les plus grands problèmes d\u2019encombrement.M Côté sait tout cela.Le rapport Spitzer a fait le tour de la question, en 1985.La Commission Rochon (1987) et le rapport GRIS (1989) ont complété le travail.Pourquoi d'autres comités au lieu d'un véritable plan d'attaque pour vaincre cette médecine de guerre dénoncée par les libéraux quand ils étaient dans l'opposition?Un hôpital doit fonctionner sur une base régulière.Il n'est pas destiné à recevoir que des cas urgents, mais aussi les malades qui requièrent une intervention chirurgicale.Une maladie demeure rarement stationnaire.Repousser une opération signifie risquer qu'éventuelle-ment le patient se retrouve a l'urgence; sans mentionner tous les inconvénients humains et matériels que peut comporter le report d\u2019un traitement.Sur le plan pratique, les enquêteurs spéciaux de M.Côte en arriveront probablement aux mêmes constats que les autres spécialistes du milieu dont ils sont issus.Leur immixtion ne réussira pas à régler sur le champ une situation qui, de toute façon, est occasionnelle.De plus l\u2019Association des hôpitaux du Québec prédit aussi l'échec, s\u2019il n\u2019y a pas concertation.Le ministre réussira peut-être à clouer le bec de ceux qui dénoncent le système, mais les trous demeureront, comme sur nos routes.VIANNEY DUCHESNE point de vue DM > AUTflc VO$Sie.G C0MCeT?MAMT iACOLLiHe PA G LÉ M e N TAi æreruû?y Votre Qpmion Ottawa nous destine à être les plus taxés par MARIUS DEMERS s uite aux problèmes éprouvés par notre monnaie sur le marché des changes, la Banque du Canada a décidé de faire repartir à la hausse les taux d\u2019intérêt.Afin de bien comprendre ce qui se passe, il peut être utile de faire un bref rappel de ce qu\u2019a été la politique monétaire depuis une couple d\u2019années.Au début de 1988, M John Crow, gouverneur de la Banque du Canada, décidait d'axer la politique monétaire canadienne sur la lutte à l\u2019inflation.A cette époque, il n\u2019y avait pas vraiment de menace inflationniste (sauf dans le Sud de l'Ontario), mais le gouverneur avait comme objectif avoué de réduire à zéro le taux d'inflation.rien de moins! Sans se préoccuper aucunement du chômage élevé dans une majorité de provinces (à l'exception de l\u2019Ontario), il a graduellement augmenté les taux d'intérêt.Pendant ce temps, aux États-Unis, la Réserve fédérale était plus accommodante et, en 1989, les taux d'intérêt ont sensiblement baissé au Sud de nos frontières.Il s\u2019en est suivi un agrandissement important de l\u2019écart entre les taux d'intérêt des deux pays et il atteint maintenant un niveau extrême (4 à 5 points de pourcentage).Faut-il alors se surprendre qu\u2019au debut de 1990 notre monnaie valait près de 0.87 $ US, alors qu'à la fin de 1987 elle se situait aux environs de 0.76 $ (une appréciation de près de 15%).Cette appréciation a été purement artificielle et dès que la Banque du Canada a voulu réduire un peu les taux d'intérêt en janvier dernier notre dollar s'est replié sous les 0.84 $.Cependant, même à ce niveau, notre dollar demeure fortement surévalué.Suite à l\u2019instabilité de notre monnaie, la Banque du Canada, avec l\u2019appui de MM.Mulroney et Wilson, décide de faire repartir à la hausse les taux d'intérêt.Pourtant les dernières statistiques économiques sont très inquiétantes: fort ralentissement économique, nombreuses mises à pied, baisse des profits des entreprises, diminution des projets d'investissement.De leur côté, les gouvernements se plaignent que leurs revenus diminuent et que leurs déficits augmentent.Ils envisagent à nouveau de réduire leurs dépenses et d'augmenter les impôts.Deux moyens qui auraient pour effet d\u2019aggraver encore davantage la situation économique des provinces qui souffrent déjà d\u2019un chômage chronique.Le Québec est particulièrement éprouvé par les pertes d\u2019emplois.En janvier, le nombre de chômeurs a augmenté fortement et le taux de chômage atteint 10,5 %.Pendant ce temps, nos représentants restent les bras croisés et laissent la Banque du Canada essayer de sauver un dollar qu\u2019elle a elle-même gonflé artificiellement.En fait, si, au cours des deux dernières années, la Banque du Canada s\u2019était contentée de maintenir l\u2019écart historique avec les taux d\u2019intérêt américains, notre monnaie serait demeurée à un niveau beaucoup plus réaliste et les taux d\u2019intérêt canadiens seraient d\u2019au moins 3 points de pourcentage inférieurs à ce qu\u2019ils sont maintenant.Les déficits des gouvernements seraient moins élevés et il y aurait moins de pression sur eux pour réduire leurs dépenses et augmenter les impôts.La situation du chômage serait moins grave et les entreprises seraient en meilleure position pour profiter du libre échange.Il faut reconnaître que la Réserve fédérale américaine a fait preuve de beaucoup plus de souplesse dans la gestion de sa politique monétaire.Dès les premiers signes de ralentissement économique elle n\u2019a pas hésité à exercer une pression à la baisse sur les taux d'intérêt aux États-Unis.Pourtant, le taux de chômage aux États-Unis est de beaucoup inférieur au nôtre.Aussi longtemps que nos politiques monétaire et fiscale seront aussi mal gérées, nous demeurerons dans le peloton de tête des pays les plus taxés.M.Marius Demers est économiste et demeure à Sainte-Foy.Question de sous (Lettre à M le maire de Charles-bourg et MM les conseillers municipaux) J'ai reçu le jeudi 15 février dernier, un document dans lequel la ville que j'habite m'offrç un montant de 0,06 $ le pied' pour deux terrains situés sur la rue Georges-Muir, à Charles-bourg et ce, en vue d\u2019expropriation.Comment une ville peut-elle s\u2019arroger le droit de s'approprier, de façon arbitraire, à un coût aussi bas et aussi dérisoire, des terrains que nous avons payés 0,34 $ le pied en 1980, il y a dix ans?Et comment expliquer que l\u2019évaluation municipale ait été baissée de façon systématique d'année en année pour en arriver à une évaluation plus de deux fois moindre en 1990 .?(.) Selon un article paru dans LE SOLEIL en date du 8 février dernier, ces terrains, du futur parc industriel, seront vendus à 0,95 $ le pied et ce, incluant les infrastructures qui, elles, seront subventionnées par le gouvernement jusqu'à 90 % (autre article paru dans le Journal de Québec, le 11 janvier 1990).Pour quelle raison alors les 90 propriétaires actuels de ces terrains auraient à subventionner eux-mêmes le futur parc industriel de Charlesbourg?N\u2019ayant pu se construire sur leurs terrains, en raison d'un changement de zonage, plusieurs propriétaires ont dû se construire ou s'acheter une propriété ailleurs, ce qui les a obligés à des dépenses supplémentaires, et ce fut également mon cas.Vous devriez réfléchir, Messieurs, tout comme vous l\u2019avez fait lors de l'achat des terrains pour les Floralies, lesquels terrains sont situés à proximité de ceux de la rue Georges-Muir et qui ont été payés, par la vilje de Charlesbourg, 1 $ du pied', tel qu\u2019en a informé M le maire Ralph Mercier, lors d une entrevue à la télé de Radio-Canada, l'automne dernier II a avoué, lors de cette entrevue, les avoir payés 1 $ du pied parce que leur vaïeyr marchande était de 1 $ du pied'.Cette valeur marchande est tout aussi valable pour ceux de la rue Georges-Muir.(.) Huguette Galarneau Une citoyenne de Charlesbourg très déçue de ses administrateurs municipaux Ia s responsables Bon nombre de gens ont visionné le film de Walt Disney \u2022< Qui veut la peau de Roger Rabbit » ou un lapin acteur dans la capitale du cinéma subit comme tout le monde la fin des tramways électriques achetés et abandonnés par une mystérieuse et gigantesque compagnie et qui cause une surabondance d'automobiles, d\u2019autoroutes et d\u2019autopollution Ce scénario n\u2019a pourtant rien de farfelu puisque le comité du Sénat américain présidé par M.Snell dans les années 1970 a découvert que les géants de l\u2019automobile avaient concocté pour éliminer ceux qui freinaient l\u2019évolution des ventes d\u2019automobiles; les tramways, les trains et les autobus.De là à penser que le transport en commun autour de Québec est inefficace, il n\u2019y a qu\u2019un pas à franchir et il est bien petit Mise à part la petite priorité de couloir Dorchester-de la Couronne.quelle place donne-t-on au transport en commun ?Les gens sont souvent seuls dans leur « tas de tôle » qui pue mais là n\u2019est pas la question.Ils ont peut-être une automobile parce que l'autobus est inefficace.Il manque plus de 7000 stationnements à l\u2019université Laval mais le boulevard St-Cyrille n\u2019a pas de couloirs pour que les autobus fassent le trajet Québec-Université en une dizaine de minutes comme ils le pourraient.Sans compter que les autobus sont souvent pleins à craquer sur ce trajet.Et dire que la mairesse de Sainte-Foy s\u2019oppose à toute solution concrète prétendant que çà écarterait la clientèle des centres commerciaux vers Québec.Sans parler du problème de pollution qui est à l'échelle mondiale le reflet de notre incompétence en matière de gestion écologique, nous pourrions nous demander qui sont les responsables dans la région de Québec de cette profonde apathie.Les gens qu\u2019on paie pour régler les problèmes de transport?Les chauffeurs qu'on paie, qui le savent et qui ne le crient pas?Les usagers qui endurent et se taisent devant un monstre sacré qu'on appelle l'automobile, la vache sacree en Amérique?Q11'1\tDaniel Bernatchez Québec Des propos indiques (Lettre à Robert Libman.chef du Parti Égalité) Ryan dit que vous tenez des « propos indignes pour un homme public responsable » et que «vous jetez de l\u2019huile sur le feu ».Je trouve qu\u2019il a parfaitement raison.Vous êtes jeune.Monsieur, et avez peu voyagé à travers le Québec pour lancer ainsi votre cocktail empoisonné.C\u2019est indigne d\u2019un chef de parti que de répandre comme vous le faites, des idées calomnieuses sur la société québécoise majoritaire française.Venez faire un tour à Sept-iles.J\u2019y suis depuis 1963.Il y a toujours eu une école primaire anglaise (Flemming) et une école secondaire anglaise (Queen Elizabeth).Vous trouverez aussi une école pour les Montagnais à Sept-Iles même.Il y a une église catholique anglaise (Christ the King) depuis le début et plusieurs confessions protestantes.À l\u2019hôpital, vous pouvez tout aussi bien vous faire soigner en français, en anglais, qu\u2019en montagnais.Dans tous les services municipaux, dans tous les commerces, vous pourrez être servi en français et en anglais.Cela vaut non seulement pour la Côte-Nord, qui s\u2019étend de Tadoussac à Blanc-Sablon en passant par les villes nordiques, mais aussi pour toute la rive sud du St-Laurent depuis Rivière-du-Loup à Gaspé et ce jusqu\u2019au Nouveau-Brunswick.Cela fait pas mal grand de territoire M.Libman.! Tout ce beau monde se supporte, se tient les coudes et essaie de vivre en harmonie.Je trouve votre langage haineux M.Libman lorsque vous comparez le régime linguistique québécois à du nazisme.Vous ne savez même pas de quoi vous parlez, vous êtes bien trop jeune ; vous ne savez rien de la guerre et du régime nazi.Informez-vous auprès de ceux qui ont vécu les horreurs du nazisme./ Votre discours sera sûrement moins virulent.M.Ryan a donné une version tout à fait juste de la lot 101.Relisez-la: « Le but premier de la loi 101 est de donner à la population majoritaire du Québec le droit d\u2019être servie en français.Elle ne l'avait pas dans les faits.Huguette Dumas Sept-iles Qui êtes-vous?Qui êtes-vous, sénateurs, qui ralentissez les décisions de nos élus?Vos interventions sont antidémocratiques.Qui êtes-vous, sénateurs, qui votez pour une augmentation des dépenses sénatoriales de 8,5 % alors que la situation économique exige des coupures dans les dépenses?Si encore vous augmentiez vos recettes, mais quelles sont-elles, ces recettes?On ne retire aucun bénéfice de votre présence, alors, croyez-vous légitime cette hausse injustifiée de vos dépenses?Alors que M Wilson joue son poste de ministre afin de relancer la confiance des investisseurs dans l'économie canadienne en coupant dans les dépenses gouvernementales, nos chers sénateurs.qui n'ont de compte à rendre à personne, s'offrent le loisir de gaspiller l'argent des contribuables canadiens.Jean Grenier Cap-Rouge Québec, Le Soleil, vendredi 2 mars 1990 LE CANADA A-7 Martin l'emporte M.Paul Martin a fait son premier plein de délégués québécois, hier soir, en vue du congrès au leadership libéral fédéral, en gagnant à sa cause la circonscription de Louis-Hébert.Le député de Lasalle-Emard, dont le directeur de campagne au Québec est M.Dennis Dawson (photo) aura l'appui des 12 délégués élus par quelque 400 militants.Le camp de M.Jean Chrétien ne présentait aucun délégué, ce qui en a étonné plusieurs, alors qu'aucun des délégués proposés par l'organisation de Mme Sheila Copps n'a été retenu, sauf quatre à titre de substituts.Hier soir, avaient lieu les deux premières assemblées de sélection de délégués au Quebec.Outre Louis-Hébert, Laurentides-Lanaudière procédait aussi au choix de ses délégués où le camp Chrétien l a emporté, faute d'opposants, car les comités organisateurs de Mme Copps et de M.Martin ne présentaient pas de candidats.Copps et Martin renoncent à leur idée d\u2019alliance contre Chrétien (d'après PC) \u2014 Les clans do Sheila Copps et de Paul Martin ont jonglé avec l'idée de faire alliance contre Jean Chrétien dans certaines circonscriptions du Québec pour le choix des délégués qui éliront le successeur de John Turner à la tête du Parti libéral du Canada, le 23 juin.i_a coum Mais les deux organisations y ont renoncé à la veille des premières assemblées de sélection des délégués du Québec qui avaient lieu hier soir dans deux circonscriptions, celles de Laurentides, au nord de Montréal, et de Louis-Hébert.à Québec.Les partisans de Sheila Copps ont en vain suggéré à ceux de Paul Martin de s\u2019entraider dans Laurentides pour tenter d\u2019arracher à Jean Chretien quelques délégués dans ce comte où on le donnait gagnant à l\u2019avance.Le clan Martin n'a pas donne suite a la proposition.En revanche, le coprésident de la campagne Martin au Québec, M.Jacques Chagnon, s\u2019est dit hier « très ouvert >> à ce genre de collaboration dans certaines circonscriptions de la région de Quebec et de l\u2019Est de la province, où Sheila Copps a acquis récemment des appuis determinants.« II faut éviter de se marcher sur les pieds », a-t-il déclaré à la Presse Canadienne, refusant tou- tefois d\u2019envisager quelque compromis dans la région de Montreal où.dit-il, « l\u2019organisation Copps est absente ».M.Chagnon veut faire en sorte qu\u2019une lutte à trois qui diviserait le vote anti-Chretien ne permette à celui-ci de se faufiler dans certains comtés et d'em- LIBERAL porter une majorité de delegués.Le coprésident de la campagne de Mme Copps, M.Lawrence Cannon, voit dans les propositions de Jacques Chagnon un indice de plus que « la campagne Martin est en train de faiblir » dans la region de la capitale.Les visites récentes dans la region de Quebec des Francis Fox et lona Campagnolo (qui appuient Martin) ne sont pas fortuites non plus, dit-il.Quelque 5200 délégués éliront le successeur de John Turner à leur congrès de Calgary, du 20 au 21 juin prochain.Chaque circons-criptiOM élit 14 délégués dont deux sont nommés d\u2019office, le députe ou le candidat défait et le president de l'association libérale locale.Enquête sur des irrégularités OTTAWA (PC) \u2014 Li permanence du Parti liberal du Canada a fait savoir, hier, qu\u2019elle a reçu l\u2019ordre du comité exécutif national de faire enquête sur les 3ti associations de jeunesse libérales de l'Ontario.Cette décision a été prise à la suite de plaintes voulant que des irrégularités aient été commises en certains cas, au cours du choix des délégués pour le congrès à la direction du parti, en juin prochain.Chacune des 121 associations de jeunesse liberales du Canada envoie quatre delegués au congrès de Calgary, c\u2019est-à-dire 484 sur un total de 5200 délégués.Il avait été question, au debut, que ce soit l\u2019aile ontarienne du parti qui conduise l\u2019enquête, mais le comité exécutif a préféré la permanence même.La semaine dernière, les organisateurs de la candidate Sheila Copps ont accuse le candidat Paul Martin d\u2019étre à l\u2019origine de la participation de « membres fantômes » de l\u2019association du collège Centennial, de Toronto, au choix de quatre delegués.Selon M.Jeff Smith, organisateur en chef de l\u2019Ontario pour Mme Copps, cinq des 12 personnes mentionnées comme membre de l\u2019association ne sont même pas des libéraux.L'affaire du collège Centennial ne représente que l'une des cinq plaintes qui ont ete portées sur le choix des délégués depuis le 15 février.Les autres plaintes proviennent de la region de Toronto, dans les circonscriptions de Brampton-Malton, de Don Valley et de York-Ouest, et dans la région de Sault Ste.Marie.^ CM O O ~ 0)\tt* 10\t^ ro LA BERLINE INTEGRA 1990.UNE REPUTATION JUSTIFIEE PAR SES PERFORMANCES SUR PISTE ET CONFIRMEE PAR DES TEMOIGNAGES DE CLIENTS SATISFAITS.Autrement dit, on a toutes les raisoas d\u2019être satisfait de la berline Integra 1990.Certains l\u2019aiment, et avec raison, pour son moteur sophistiqué, issu d\u2019une technologie qui nous a fait remporter, quatre années d\u2019affilée en Formule Un, le Championnat du monde des constructeurs.Du jamais vu ! D\u2019autres associent l\u2019Integra à la qualité Acura.Une qualité qui a lui a permis d\u2019accéder, trois années de suite, au premier rang daas le prestigieux Index de satisfaction du client de J.D.Fbwer and Associates?D'autres, enfin, apprécient l'Integra pour son espace intérieur, toujours assez vaste pour accueillir confortablement 4 passagers.En somme, on est très satisfait de l\u2019Integra.Tellement que ces derniers temps, celle-ci s\u2019est faite rare chez les concessionnaires.Mais votre patience est enfin récompensée.Car les Integra sont revenues en grand nombre chez les concessionnaires Acura.Si vous voulez en faire l\u2019essai routier, hâtez-vous ! Quelles que soient vos raisoas d'aimer l\u2019Integra, l'Integra ne vous décevra pas.Pour de plus amples renseignements, notamment sur la garantie de 5 ans ou 100 000 fon** d Acura, sur les concessionnaires et sur le Plan AcuraBail*** téléphonez sans frais au 1-800-263-2828.ACURA Les voilures construites de main de nuit ne.Votre \\ le tient j votre ceinture \u2022Sondages 1987.1988 el 1989 de l'Index de satisfaction du client d'une voiture neuve de J D fVnscr and Associates sur la qualité du produit et le service du convcssionnairc aux Etats Unis \u2022\u2022Selon la premiere éventualité Details chez les concessionnaires \u2022\u2022\u2022Un authentique serv ice Acura often par Honda Canada Finance Irn ACURA OPTIMA 4901 Boulevard des Galeries, Québec Tél.: 622-8180 i i t A*8 LES INFORMATIONS GENERALES Québec, Le Soleil, vendredi 2 mars 1990 Selon le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec Les municipalités se montrent gourmandes et illogiques MONTRÉAL \u2014 Le président de la Fédération des commissions scolaires du Quebec, M.Guy D\u2019Aiyou, a dénoncé avec force, hier soir, la gourmandise et l\u2019illogisme dont font preuve les municipalités du Québec en voulant s'accaparer la totalité des revenus de l\u2019impôt foncier.par VINCENT CLICHE LE SOLEIL « Far quelle logique une municipalité pourrait-elle lever des impôts pour construire une piscine tandis qu\u2019une commission scolaire devrait attendre le bon vouloir du ministre de l\u2019Education pour maintenir une école ouverte dans un quartier ou dans une municipalité ?», s\u2019est demandé M.D\u2019Anjou.Il donnait ainsi le ton aux débats qui se dérouleront au cours du sommet qui réunit aujourd'hui et demain, à l\u2019hôtel Reine-Elizabeth, des 800 représentants des commissions scolaires du Québec pour discuter du financement de l\u2019éducation primaire et secondaire M D\u2019Anjou laissait aussi entrevoir l\u2019âpre lutte que se livreront auprès du gouvernement québécois les commissions scolaires et les municipalités, au cours des prochains mois, les premieres pour acquérir un plus grand pou- Jean-Denis Gagnon porte en appel le verdict du jury Condamné en décembre à l\u2019emprisonnement à perpétuité pour le meurtre non prémédité de son père, Jean-Denis Gagnon, de Lévis, vient de porter en appel le verdict rendu par le jury.En même temps, il en appelle de la décision du juge André Trotier fixant à 13 ans la durée du délai avant lequel il deviendrait admissible à une libération conditionnelle.par RICHARD HENAULT LE SOLEIL Le meurtre de M.Jean-Marie Gagnon était survenu le 8 juin, dans l\u2019appartement qu'il habitait en compagnie de son fils Jean-Marie.Le procès a duré près de cinq jours au cours desquels la poursuite a fait entendre une douzaine de témoins et la défense un, soit l\u2019accusé lui-mème.Selon l\u2019avocat de l\u2019appelant, Me Pierre Rousseau, le juge Trotier a erré en admettant en preuve une declaration verbale que Gagnon a faite au policier Jacques Boilard.le lendemain du meurtre.Puisque celle-ci s\u2019avère préjudiciable a l\u2019accusé, précise Me Rousseau, le juge aurait dû permettre que le caractère libre et volontaire en soit examiné.En acceptant la déclaration, le juge aurait violé la Charte canadienne des droits et libertés.Bref, Gagnon demande a la cour d'appel de casser le verdict, d\u2019annuler la sentence et d'ordonner la tenue d'un nouveau procès.En ce qui concerne le délai de 13 ans, l'avocat de Gagnon allègue que le juge Trotier n\u2019a tenu compte ni de la jurisprudence, ni du passe judiciaire de l\u2019accusé, ni de son état mental au moment des événements, ni des circonstances.Aussi réclame-t-il que le délai soit ramené a 10 ans.Four le moment, Gagnon est detenu au Centre régional de formation, à Sainte-Anne-des-Plai-nes.Liberation Par ailleurs, la cour d\u2019appel a libéré hier midi le pharmacien Gilles Beaulieu récemment condamné a trois ans de pénitencier Des accusations de fraude et de trafic de stupéfiants avaient été portées contre lui et son assistante.Afin d\u2019obtenir sa liberation, il a dû remettre son passeport et son épouse a fourni un engagement de 5000 $ à titre de tierce personne solvable goNsmuine ! a* cahier HAWTAT SAMEDI un outil ndisvnsabte pour dmpUfttt vo% corseta de rénovation 11 **Ot * Il ABONNEMENT 647-3333 Pour »\u2022\u2022 a» t\t.ompoM/1« * «00-4*3 2 Lu** au rendra* rhOO » * mjO Sfr*** ** Dimanch* ftboo « 1 znon voir de taxation, et les autres pour conserver leurs privileges actuels.C\u2019est pourquoi le discours que doit prononcer demain le ministre de l\u2019Éducation, M Claude Ryan, est vu comme un moment important par les représentants des commissions scolaires qui espèrent obtenir une repense claire a cette question.M.D\u2019Anjou a insiste sur ce point dans son discours d'ouverture : « Le sommet, a-t-il dit, a aussi pour objectif de fournir au gouvernement une tribune pour qu\u2019il puisse indiquer clairement aux commissions scolaires et à toute la population ce qu\u2019il entend faire pour corriger le sous-financement chronique des commissions scolaires et adopter une politique de financement adéquat.» Sous-financement Le président de la FCSCQ a expliqué que les problèmes financiers des commissions scolaires ont commencé avec la réforme de la fiscalité municipale, en 1979, et leur retrait presque complet du champ de l'impôt foncier.« Le gouvernement avait alors promis d\u2019assumer, a même le budget de la province, le coût des dépenses de fonctionnement et d\u2019immobilisation des commissions scolaires, a dit M.D'Anjou Mais le gouvernement n'a pas tenu les engagements de 1979.Et les ressources mises à la disposition des commissions scolaires ne sont pas suffisantes.» Ainsi, selon M.D\u2019Anjou, le Québec est en train de prendre un retard considerable en education par rapport aux autres États en Amérique du Nord.Il a donné l'exemple de l\u2019Ontario ou, en 1981, les dépenses par elève des commissions scolaires était de 27 % moins éleves qu\u2019au Québec.En 1988, la tendance s\u2019est inversée; les commissions scolaires de l\u2019Ontario ont consacré 4 % de plus par élève que le Québec.M.D'Anjou a averti le gouvernement que les commissions scolaires ne pouvaient se faire complices plus longtemps d\u2019une dégradation de plus en plus sérieuse de la qualité de l\u2019éducation au Québec.Selon lut, la problématique est simple ; il faut soit investir, soit accepter de régresser sur les plans économique et culturel.Car, pour M.D\u2019Anjou, l\u2019enjeu est là ; si le Québec connaît des succès sur le plan économique, c\u2019est que la population a accepté d'investir massivement dans son système d\u2019éducation entre 1960 et 1980.Selon lui, si le Quebec veut relever le défi de la compétition avec l\u2019Ontario, les États-Unis, l\u2019Europe de 1992 et avec les marchés d\u2019Asie, il doit accepter d\u2019investir davantage dans l\u2019éducation.)tAfAt A LA PBTlTf Vq % \\o .OJOURü % Ql % % / £
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.