Le soleil, 7 septembre 1989, Cahier A
[" PENEICPE PLACE SAINTE FOV JEUDI 7 SEPTEMBRE 1989 £ CREATIONS SUZANNE inc.Mtt.rvw S«in< JMn S3V-97J7 QUEBEC 93C ANNEE NO 247 64 PAGES 3 CAHIERS « 1 TABLOID L'VRAISON A DOMOLE ,7 JOUHSI3 Ot* WN'REA.ICES DE la MADELEINE GASPf RMERE AL> RENARD PERCE ABIT18I S£N LES ARTS Simenon meurt en laissant un prolifique testament littéraire Le créateur de Maigret a écrit quelque 300 ouvrages, qui ont été publiés en 500 millions d'exemplaires et 57 langues, du jamais vu dans l'histoire de la littérature.C-1 LA RÉGION Plan de réaménagement des écoles à Beauport La pénurie d'équipements scolaires dans le secteur nord de Beauport pourrait être réglée par un plan de réaménagement des écoles primaires et secondaires.A-3 LE MONDE Plus faible majorité pour les Afrikaners Le nouveau président sud-africain.M Frederick de Klerk, voit son Parti national remporter de justesse les élections législatives d'hier.A-10 LE SPORT Les Expos tonnent et se rapprochent des Cubs Les gros canons ont tonné et les Expos ont écrasé les Pirates 11-6, hier soir, pour se rapprocher à deux matchs des Cubs et de la tête de leur division.S-2 et S-3 L ECONOMIE Les compagnies d\u2019autobus ont Via Rail à l\u2019oeil On ne devrait pas permettre à Via Rail de réduire ses tarifs, jusqu\u2019à ce qu'Ottawa ne décide de l\u2019avenir de ce service, estiment les compagnies d'autobus.B-1 L EDITORIAL La drogue spectacle de M.Bush Devenue prioritaire parce que spectaculaire, la guerre contre la drogue annoncée par Bush devrait plus éduquer que matraquer les consommateurs.A-14 L'INDEX Québec et l'Est québécois\tA-3 Le Québec\tA-6 à A-9 et B-8 è B-15\t Le Monde\tA-10 à A-13 et C-6 et C-7\t Annonces classées\tC-8 à C-13 Arts\tC-1 à C-4 Bandes dessinées\tS-15 Décès\tC-14 et C-15 Economie\tCahier B Éditorial\tA-14 Feuilleton\tC-10 Horoscope\tC-12 Les idées du jour\tA-15 Mots croisés\tC-11 Où aller à Québec\tC-4 Pierre Champagne\tA-9 Yves Bermer\tA-5 LA METÉO\t Ensoleillé aujourd'hui avec passages nuageux Maximum de près de 24 Demain: un ennuagement graduel S-16 En attendant une réponse à leur contre-proposition Les infirmières restent en grève 'Oi w *?mkA SK à ry mmm SIIé .jH s;.' * ( MONTREAL \u2014 A moins que le gouvernement accepte la contre-proposition présentée en fin de soirée hier par les infirmières, elles resteront sur le trottoir.Les nouvelles sanctions imposées par le gouvernement ne font que jeter de l'huile sur le feu à leurs yeux et ne les intimident nullement.Le premier ministre, M.Robert Bourassa, a été accueilli par le président et éditeur du SOLEIL, M.Robert Normand, lors de son arrivée au journal hier, pour y accorder sa première entrevue depuis le debut de la campagne électorale.« Il est risqué de défier l\u2019État », dit Bourassa aux autres syndicats Le premier ministre Robert Bourassa sert un sérieux avertissement aux syndicats du secteur public qui seraient tentés de suivre l'exemple des infirmières.Dans une entrevue exclusive au SOLEIL, M.Bourassa les prévient que « c\u2019est un gros risque pour eux de défier l'État démocratique à 15 jours des élections par des grèves illégales ».par MICHEL DAVID ET ANDRÉ FORGUES LE SOLEIL Pendant près de deux heures, en fin de journée, le chef libéral a accordé hier sa première entrevue à un quotidien du Québec au cours de la présente campagne.Mettant bas la veste, M.Bourassa parais- sait détendu et plein d\u2019assurance malgré les problèmes que cause au gouvernement le débrayage illégal des 40,000 membres de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec.« Cessez de défier la légitimité de l'Etat démocratique et protégez la santé des mala- Suite A-2, Bourassa.Cache-cache avec le chef libéral Page A-14 Bourassa entrevoit une victoire confortable Page B-8 par LOUISE LEMIEUX LE SOLEIL C'est en reunion à huis clos que les 500 deleguées ont decide de faire cette contre-proposition dont on ne connaît pas la teneur.Les infirmières veulent ainsi démontrer leur volonté de négocier.En attendant, la grève continue.« Les infirmières sont sous-payées et exploitées depuis des années, ce n'est pas des lois qui vont nous empêcher d\u2019être dans la rue pour réclamer des revendications tout à fait legitimes », a declare la présidente de la FIIQ, Mme Diane Lavallée.Jusqu'à maintenant, la FIIQ a toujours dit que la seule condition pour continuer les discussions avec la partie patronale, c\u2019est d'arriver avec les $53 millions supplémentaires pour donner une augmentation salariale de 10% dès 1989.Les décrets adoptés hier par le gouvernement permettent aux dirigeants des établissements d'engager du personnel pour combler l\u2019absence des infirmières en grève.De plus les infirmières perdront un an d\u2019ancienneté par jour de grève.Ces nouvelles mesures s\u2019ajoutent à celles déjà prévues par la loi 160: perte de deux jours de salaire par jour de grève, interruption de la retenue de la cotisation syndicale durant trois mois par jour de grève.Engager des « scabs »?Diane Lavallée demeure sceptique sur la faisabilité d\u2019un tel geste.II n\u2019y a que peu d\u2019infirmières qui travaillent dans les agences privées, et nombre d\u2019entre elles nous ont déjà assurées de leur appui, soutient Mme Lavallée.Perdre de l\u2019ancienneté?Les infirmières sont au bout de leur rouleau, rappelle Mme Lavallée.Cette grève en est une de survie pour la profession, alors perdre l\u2019ancienneté ne les effraie pas, au contraire et l\u2019ancienneté c\u2019est important quand on veut rester dans la profession, souligne Mme Lavallee qui se rend bien compte que de plus en plus d\u2019infirmières songent à quitter la profession.« Par sa loi matraque, le gouvernement insulte davantage les infirmières» fait la présidente de la FIIQ.Suite A-2, Intîmiières.Trois décrets « sévères » pour forcer un retour au travail (D\u2019après PC) \u2014 Le gouvernement Bourassa a adopté hier trois décrets dest inés à forcer les infinniers et les infirmières à reprendre le travail.Un premier décret entre en vigueur dès ce matin.Il permet aux administrations hospitalières de recruter d'autre personnel infirmier pour remplacer les grévistes et réaffecter, la où ils voudront, le personnel en devoir.Un deuxième décret ne s\u2019applique que demain matin.Il fait en sorte que les infirmières grévistes perdront un an d\u2019ancienneté par jour de grève.C\u2019est là, selon la ministre de la Santé Thérèse I^voie-Roux, la mesure la plus sévère à l'encontre des infirmières en grève.Un troisième décret est d\u2019ordre technique : il choisit les organismes de charité devant recevoir les cotisations syndicales retenues par l\u2019employeur.M.Bourassa a qualifié ces mesures de « sévères », mais « non extrêmes ».Suite A-2, Décrets.Autres textes en pages A-\u20ac, A-7 et A-9 La face cachée de la perestroïka (3 ) Les républiques baltes ont le vent dans les voiles Depuis toujours considéré comme une hérésie en pays communiste, le nationalisme est devenu en un an la vertu cardinale dans les républiques de la Baltique.Il a relégué au second plan tous les vieux dogmes, y compris celui de la primauté du parti dans la vie de la nation.Lugus, directeur de l\u2019Institut d\u2019économie à l\u2019Académie des sciences de l\u2019Estonie.Même appréciation de la part de Saamiit Jaak, secrétaire du Comité du parti de la ville de Tallinn.« Si le gouvernement de l\u2019URSS ne laisse pas l\u2019Estonie libre de suivre la voie de son choix, dit-il, je crains de- par MONIQUE GIGUÈRE LE SOLEIL Le nationalisme a si bien conquis le coeur et la tête des 5,500,000 Estoniens, Lettons et Lituaniens de souche sur les 8,000,000 que comptent les trois Etats baltes que si Moscou s\u2019avisait de se mettre en travers de leur route vers l\u2019autogestion et l'autodétermination, tout indique qu\u2019ils n\u2019hésiteraient pas longtemps.Ils claqueraient la porte au nez du grand frère communiste.La perestroïka les a transformés.Le regard résolument tourné vers la Suède et la Finlande de l\u2019autre côté de la Baltique, l\u2019Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont le vent dans les voiles.L\u2019affirmation nationale est devenue leur préoccupation majeure, leur seul et unique sujet de conversation.Portés par une sorte d\u2019euphorie, ils se débarrassent un à un des vieux oripeaux russes et soviétiques et retrouvent leur langue, leur drapeau, leur hymne national, leurs héros et leurs églises.Ils « dérussifient » les noms de leurs rues et les « baltisent ».Ainsi, à Vilnius, Lénine a perdu son avenue au profit du grand duc Guediminas qui, en 1933, y transféra la capitale de la Lituanie.« Moi, je peux vous dire avec 60 % de certitude que si le gouvernement central refuse de jeter du lest, les pays baltes vont proposer la séparation d\u2019avec l\u2019URSS», déclare au cours d\u2019une entrevue Olev Suite et autre texte en page A-8 ê ESTONIA NEVER JOINED U.S.S.R.A & Les Estoniens, Lettons et Lituaniens ont été très occupés tout l'été à dénoncer le pacte Ribbentrop-Molotov qui a entraîné, en 1940, l'annexion forcée des trois petits pays baltes à l'URSS Invitée de l\u2019agence de preste soviétique No-vostl, notre Journaliste Monique Qiguére, qui a pendant un mois sillonné la partie européenne de l\u2019URSS, nous présente la troisième tranche de sa série de treize articles.Québec CENTRE DE CONDITIONNEMENT PHYSIQUE MULTI-DISCIPLINAIRE \u2022 appareils Hydra-gym.Universal et poids et haltères \u2022 ergo-cycles et machines à ramer \u2022 air climatisé INCLUANT: \u2022\tpiscine et tarifs spéciaux en workout \u2022\tévaluation de la condition physique gratuite à tous les 45 jours an (pa* un «ou d« plus) YMCA DE QUÉBEC LA SANTE, LA FORME ET LA QUALITÉ DE VIE: C'est une découverte pour certains Mais c\u2019est le travail professionnel du YMCA depuis 135 ans à Québec 835, Saint-Cyrille Ouest (418) 527-2518 Également offert cours de WORKOUT \u2014\tPrix avantageux \u2014\tcours et horaires variés \u2014\tpour hommes et femmes Venar participar gratuitement au wortrout en pletn air.la mercredi 6 septembre au YMCA à t8 h Co*aboration .»nmtt)on et surprtset.à è i Québec, Le Soieil, jeudi 7 septembre 1989 A* t'guites de la première page Infirmières.Les déléguées Colère, mobilisation, déception.Tels sont les sentiments que se partageaient les déléguées syndicales de la F1IQ réunies en congrès pour deux jours à Montréal « C'est une loi de la peur! C\u2019est infantile, choquant.Et ils pensent qu\u2019on va marcher avec ça! », lance une déléguée, avant de rentrer dans la salle de réunion.Les quatre ou cinq déléguées qui l\u2019accompagnent hochent la tète pour approuver celle qui a le verbe si facile.« Je suis déçue que le gouvernement n'ait encore rien compris », ajoute une autre.Jusqu'à tard hier soir les 500 délégués fil y a quand même quelques hommes) de la F1IQ ont discuté à huis clos de la stratégie syndicale à adopter à la suite de l'adoption du décret gouvernemental.La réunion se poursuit aujourd\u2019hui.« Nous irons jusqu\u2019au bout.Nous ne lâcherons pas.Nous n\u2019avons plus le choix, nous devons jouer le tout pour le tout.C\u2019est pas un petit décret qui va nous faire rentrer », sont des commentaires qui reviennent souvent dans les couloirs, entre deux séances à huis clos.Les nouvelles sont bonnes en provenance des piquets de grève, et le message est clair, souligne Mme Lavallée.Les infirmières ne veulent surtout pas lâcher.Elles veulent continuer le combat.« L\u2019affrontement est important, mais nous sommes prêtes à aller jusqu'au bout, tout en maintenant les services essentiels » répète Mme Lavallée, convaincue d\u2019avoir l\u2019appui de la population.Décrets.« Si nous cédons au chantage d\u2019une greve illégale dans les services essentiels, nous créons un précédent extrêmement dangereux, a expliqué M.Bourassa.Si nous récompensons la désobéissance civile dans les services et les soins aux malades par des augmentations et des bonifications, nous ouvrons la voie à des précédents qui peuvent se multiplier et remettre en cause la légitimité de l\u2019État démocratique », a-t-il poursuivi.« Si le gouvernement agit ainsi par étape, ont explique Mme Lavoie-Roux et le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson, c\u2019est qu\u2019il espère que les infirmières entendront raison d\u2019ici demain et accepteront de mettre fin à la grève et de retourner à la table ».Médiation Le ministère de la Justice étudiait hier le dossier avant de décider s\u2019il enclenchera des poursuites menant à ces amendes.ministère étudie également la possibilité de poursuivre les infirmières pour outrage au tribunal, puisque ces dernières ne respectent pas l\u2019ordonnance du Conseil des services essentiels déposée en cour supérieure et leur ordonnant un retour au travail.Hier, le portrait de la situation était le suivant : 5,300 lits fermés, soit un taux d\u2019occupation de moins de 60 %, ce qui est en deçà des exigences de la loi.Le gouvernement espère que les sanctions imposées depuis deux jours convaincront les infirmières à revenir sur un geste que M.Bourassa a qualifié de « troublant et incompréhensible ».Il espérait également que les mesures adoptées pour l\u2019embauche de personnel infirmier permettra, « non pas de régler totalement la situation, mais de corriger certaines difficultés », de dire Mme Lavoie-Roux.Les sanctions, en tout cas, ne feront pas l\u2019objet d\u2019amnisties, a prévenu pour sa part Daniel Johnson.Il n'est pas question de passer l'éponge après un reglement comme cela se faisait souvent dans le passé, a-t-il dit.Si toutes ces mesures devaient s\u2019avérer inefficaces, le gouvernement étudié la possibilité juridique de fixer les conditions de travail des infirmières.Bourassa.des », intime M.Bourassa aux grévistes.Par ailleurs, le premier ministre prend acte au passage de «cet espèce de chantage électoral qui tente pas mal d\u2019organismes ».Plus précisément, le chef libéral souligne qu\u2019« on dit que la CSN envisage de faire la même chose que les infirmières ».M.Bourassa prévient qu\u2019il n\u2019est « pas sûr que ça tournerait à leur avantage s\u2019ils profitent du contexte électoral pour mettre en cause la légitimité de l\u2019Etat.C'est un gros risque pour eux de défier l\u2019État démocratique à 15 jours des élections par des grèves illégales ».Selon la loi 37, les syndiqués du secteur public qui ont le droit de grève ne peuvent l'exercer sans attendre 30 jours après la publication du rapport de médiation, explique le chef libéral.Prudence Visiblement soucieux de ne pas brûler toutes les cartouches qu\u2019il a mises en réserve pour alimenter les médias d\u2019ici le 25 septembre, il est également évident que M.Bourassa se montre d\u2019une prudence particulière dans le contexte électoral.Hier, au début de l\u2019entrevue, il était accompagné de trois membres de son cabinet, ce qui n\u2019est pas son habitude.Au fil des échanges, le chef libéral demande à deux ou trois reprises à ceux qui l'accompagnent de préciser un chiffre ou une information.Par exemple, quand on l\u2019interroge sur le projet de transport en commun léger sur rail à Québec, le premier ministre s\u2019assure que son souvenir du dossier est bon avant de répondre qu\u2019il ne peut se prononcer avant que les études en cours ne soient terminées.Prudence aussi quand on rinterroge sur la privatisation possible de Domtar au cours des quatre prochaines années.Là-dessus, M.Bourassa évite de s\u2019engager cette entreprise géante ne sera pas mise en vente avant qu\u2019elle n\u2019ait atteint la pointe de sa rentabilité, se contente-t-il d\u2019indiquer.\t \t \t \t Le cahier HABITAT' du SAMEDI un outil indispensable pour simplifieT vos corvées de rénovation LE SOLEIL ABONNEMENT: 647-3333 Pour tM gon* d« l\u2019nténour.compote* le numéro ten* frtit 1 -80&?ü ' ¦\tS ¦¦¦ ^ .awijifAgé «4 NOTRE EXCLUSIVITÉ DE FRANCE FOULARD MOUSSELINE IMPRESSIONS CACHEMIRE Pure soie aérienne et transparente, grand carré léger à nouer au cou, dans les cheveux.un foulard vitrant de couleurs avec ses impressions cachemire sur fond de mousse ou de terre.*10.00 ! fS ri: C/ ¦ .i' fc '/V ' V\t, 4S4'.l rA'W\u2019L.*¦ .T'.* ¦ jO- s : temî h ,v> \"'i» f-.w > fgn |À/ïV> mù «P f V.U fw gîg&f®® wi 'vv.'\" I -ï > ¦ m Mm Si & A' Mi \u2019Æm M* 'A ter! ^ %l «a ffm, Jm SUR LE MANTEAU EN COTON BROSSÉ SUEDE LE GRAND COL CAPUCHE En superposition sur les épaules, autour du col montant, le col capuche se prolonge ici tout le long de la patte de boutonnage et crée un effet de plastron sur le manteau droit, épaules tombantes soulignées de sur-picjûres.Noir ou pourpre.385.00 la maison simons VIEUX QUÉBEC - GALERIES DE LA CAPITALE - BIENTÔT - NOTRE NOUVEAU MAGASIN PLACE STE-FOY Quebec, L* 8oMl.jeudi 7 septembre 1989 A-3 QUEBEC/ ET L\u2019EST QUEBECOIS Jeune aveugle séquestrée et martyrisée Une femme de 24 ans, originaire d\u2019Arthabaska mais qui résidait au Centre Louis-Hébert de Québec en raison de son handicap visuel, a été victime en fin de semaine d'actes de violence incroyables de la part de son ami.Tous deux passaient un week-end dans un chalet de Princeville, et l\u2019homme, sous l'influence de la drogue, a enfermé, maltraité et laissé la jeune femme sans nourriture de samedi soir à lundi matin.par ANNE-LOUISE CHAMPAGNE LE SOLEIL A la suite de ces gestes, Stéphane Jobin, 20 ans, de Charlesbourg, a été accusé de séquestration, voies de faits avec lésions et de possession de drogue au palais de justice d'Arthabaska.Il doit subir son enquête sur preuves aujourd\u2019hui.Stéphanie J.(la famille préfère garder l\u2019anonymat) a rencontré Stéphane Jobin au début du mois de juillet, a raconté hier au SOLEIL le père de la victime.Jobin était moniteur d\u2019un centre socioculturel pour handicapés de Charles-bourg et la jeune femme fréquentait le centre deux jours par semaine pour profiter de ses activités.Stéphanie et son moniteur en sont venus à se fréquenter de plus en plus régulièrement, de sorte qu\u2019ils ont planifié une fin de semaine à deux, sur un terrain de camping de la Plage Paquet, à Princeville.C\u2019est là qu'ils ont loué un chalet.À la fin du séjour, Stéphanie devait présenter son ami à ses parents.Le couple est arrivé au chalet vendredi soir.Il semble que le séjour se soit déroulé dans le calme au début puisque le couple a visité des parents à Victoria-ville durant la journée de samedi.Les mauvais traitements auraient commencé samedi soir.Le père de Stéphanie affirme que sa fille a été poussée trois fois du deuxième étage, une chute de six pieds.Jobin a ordonné à la jeune femme de se déshabiller, l\u2019a battue, mordue, forcée à boire son urine, insultée verbalement.Son bourreau l\u2019a laissée sans nourriture durant cette période.Aucune violence à caractère sexuel n\u2019a été commise.Ce sont des voisins qui ont entendu des cris provenant du chalet durant la nuit de dimanche à lundi.Alertés, ils se sont rendus constater la situation.Ils ont maîtrisé Jobin et l\u2019ont livré aux policiers pendant que la jeune femme était transportée à l\u2019Hôtel-Dieu d\u2019Arthabaska, souffrant de nombreuses contusions, d\u2019une fracture de la cheville et d\u2019un choc nerveux.Elle devrait recevoir son congé aujourd\u2019hui mais ne pourra marcher sur sa cheville avant un mois au moins, a mentionné son père.Violence gratuite M.J.ne connaissait pas l\u2019agresseur de sa fille et il est bien en peine de trouver une autre explication à toute cette violence que l\u2019abus de drogue.On sait que Jobin avait consommé du hashish, et que la jeune femme avait refusé de le faire.Stéphane Jobin est détenu à la prison commune de Trois-Rivières en attendant son enquête, qui doit se tenir aujourd'hui.Hydro craint des pannes «syndicales» î\u2019hiver prochain (PC) \u2014 Si le conflit syndical opposant Hydro-Québec à ses employés syndiqués opérant les centrales de Bersünis devait se prolonger, il est fort possible que des milliers citoyens du Québec seront privés d'électricité, « pendant de longues heures » lors des grands froids de l\u2019hiver prochain.C\u2019est la menace que les procureurs d'Hydro-Québec ont fait planer hier devant le Conseil des services essentiels pour obtenir la cessation des « moyens de pression » syndicaux.Selon Hydro, les syndiqués de la Côte-Nord retardent par diverses actions de harcèlement les travaux d\u2019installation de systèmes d\u2019automatisation et de réparation des conduites forcées à la grande centrale Bersimis II (733 mégawatts).On sait que cette importante centrale a récemment subi des avaries.Hydro expliquait hier que le conflit de travail a retardé les travaux de réparation de la centrale Bersimis IL II y a donc risque, dit la société d\u2019État, que le réseau soit privé des ressources des centrales de Bersimis II et de Bersimis I « l'empêchant de répondre aux besoins prioritaires de sa clientèle au moment de la pointe de l'hiver prochain ».Les écoles de Beauport seront réaménagées La Commission scolaire Beauport présentera à la population, cet automne, un vaste plan de réaménagement de ses écoles primaires et secondaires, qui devrait entrer en vigueur à la rentrée scolaire 1990-1991.par VINCENT CUCHE LE SOLEIL LE SOLEIL a en effet appris que ce projet, qui fait présentement l\u2019objet de consultations auprès du comité de parents, des comités d\u2019école et des syndicats d\u2019employés, sera présenté pour adoption devant le conseil des commissaires, le 13 novembre.Ce plan proposera des changements majeurs pour répondre aux besoins des élèves du primaire, du secondaire et de l\u2019éducation des adultes.On espère ainsi régler un grave problème, qui existe depuis 15 ans sur le territoire de la commission scolaire, soit la pénurie d\u2019equipements scolaires dans le secteur nord (Sainte-Therèse-de-Lisieux).C'est surtout dans le secteur nord que se fait le développement résidentiel depuis plusieurs années et que grandit la clientèle scolaire, tandis que la plupart des ecoles se trouvent dans le secteur sud.La solution, qui consiste à transporter les élèves du secteur nord dans les ecoles du sud, rencontre de plus en plus d'opposition de la part des parents qui se plaignent du « déracinement » de leurs enfants.Le projet de réamenagement des ecoles pourrait donc régler en grande partie ce problème puisqu\u2019il vise à replacer le plus possible les élèves dans leur milieu naturel.Le plan Le pivot de ce plan de reamenagement sera la construction d'une nouvelle ecole primaire dans le nord et l'agrandissement de deux autres ecoles : l'Académie Sainte-Marie (secondaire) et l'ecole Saint-Michel (primaire).La nouvelle école, dont la mise en chantier a ete annoncée hier midi, sera situee dans la rue Bessette, près de l\u2019école La Ribambelle.Ce sera la 13e ecole primaire de la commission scolaire.Elle pourra recevoir, dès septembre 1990, environ 550 élèves du niveau primaire.L\u2019ajout de 10 classes à l'ecole primaire Saint-Michel, dans le secteur nord, permettra egalement à cet établissement de recevoir environ 200 élèves supplémentaires.Ce sont donc 750 nouvelles places qui seront creees dans le secteur nord du territoire pour accommoder les enfants du niveau primaire.La commission scolaire espère ainsi décongestionner les ecoles du secteur sud et, surtout.pouvoir se doter d'un centre d'éducation des adultes Actuellement ce centre fait defaut et les adultes ne peuvent avoir de cours de jour.C'est l\u2019école L'Escalade, une ecole primaire située sur le boul.Mgr-Gauthier, qui deviendrait le Centre d'éducation des adultes de la commission scolaire.Les élèves du quartier (environ une centaine) qui fréquentent actuellement l'ecole L\u2019Escalade seraient transférés à l'ecole Sainte-Chretienne, une autre ecole primaire situee rue Renouard.De plus, l\u2019école primaire Yves-Prévost, boul des Chutes, qui reçoit peu d'elèves du quartier, accueillerait les elèves de l'ecole optionnelle qui occupent actuellement un bâtiment de l'ecole Marcel-Lortie Enfin, les elèves de l\u2019ecole Yves-Prévost iraient a l'ecole Saint-Edouard, rue Saint-Emond.Les consultations de la commission scolaire sur ce vaste plan de reamenagement doivent se poursuivre jusqu'au H novembre et l'adoption du projet est prevue pour la semaine suivante.D'ici là, le ministre de l'Éducation, M Claude Ryan, qui se promène ce temps-ci a travers la province, tel un Père Noël avec sa hotte pleine de bonnes nouvelles pour les commissions scolaires, doit annoncer officiellement l'agrandissement de l\u2019ecole Saint-Michel et de l\u2019Academie Sainte-Mane.) Se renseigner sur les ressources disponibles, s'inscrire aux diverses activités sportives et socioculturelles, acheter une vignette de stationnement, louer un vestiaire, recevoir un certificat de prêt étudiant, voilà autant de possibilités qui s\u2019offrent au Salon de l'étudiant et de l'étudiante, au REPS de l'université Laval.La population étudiante de Laval continue d\u2019augmenter La population étudiante de l\u2019université Laval enregistre cette année une augmentation de 3.5 % par rapport à septembre 1988.L\u2019institution de Sainte-Foy s\u2019en frotte les mains puisque cette haus.se s\u2019ajoute à une croissance sans faille depuis plus de 10 ans, en dépit de la baisse qui affecte l\u2019ensemble du réseau universitaire québécois.par USE LACHANCE LE SOLEIL Le vice-recteur aux études, M.Jean-Claude Méthot, a fait part de cette nouvelle, hier, à l'occasion du lancement du Salon de l'étudiant et de l'étudiante qui se tient au stade couvert du PEPS jusqu'à vendredi.M.Méthot participait à la cérémonie en compagnie du directeur général de la Vie étudiante, André Bellerive, du président de l\u2019Union des gradués (UGIL), François Pelletier, et du secrétaire général de la Confédération des associations d\u2019étudiants/es de l'université Laval, Raymond Boisvert.M.Méthot s\u2019attend à ce qu\u2019au moins la moitié des 36,000 étudiants inscrits à Laval fréquentent ce salon.Organisée pour la deuxième année consécutive, cette activité d\u2019accueil et d\u2019intégration entend « mettre en lumière les mille et une facettes de l\u2019université et, ainsi, donner aux étudiants les outils nécessaires pour bien vivre leurs années universitaires », a souligné de son côté M.Bellerive.Une cinquantaine de représentants de facultés, ser- vices, regroupements étudiants,\torganismes gouvernementaux et commerces se trouvent sur les lieux pour répondre aux questions de ceux qui se pressent au PEPS, pendant que plusieurs de leurs camarades font la fête sur le campus, habillés à la Batman ou brandissant des pancartes pour diverses causes, dont celle des BCP.Les doctorats à l\u2019honneur Le vice-recteur aux études a précisé que plus de 7,000 étudiants sont inscrits à Laval pour la première fois.Une compilation provisoire révèle que l\u2019augmentation des effectifs est de 3.81 % au premier cycle, ce qui porte leur nombre à 28,238 comparativement à 27,202 en septembre dernier.Le phénomène touche surtout la théologie (croissance de 52 %), le droit (9 %), la foresterie et la géomatique (7.35 %), de même que les lettres (7.18%), les sciences sociales (6 %), les sciences et le genie (5 %).Quant au 3e cycle, c\u2019est-à-dire au niveau du doctorat, le nombre des inscrits a fait un bond de 8 %, passant de 1.404 à 1,302.Cette dernière hausse est d\u2019autant plus appréciée que l\u2019université attache énormément d\u2019importance au développement des études supérieures.Par contre, les étudiants du 2e cycle, celui de la maîtrise, sont demeurés quasi stationnaires avec 4,170 inscriptions.On n'enregistre même pas une croissance de 0.20%.Chiffre intéressant : les femmes représentaient 54.6 % des effectifs en 1988.Les statistiques définitives révéleront sans doute que ce pourcentage a crû cette année.Rappelons que la nouvelle année scolaire marque l\u2019entrée en vigueur de la Déclaration des droits des étudiants et des étudiantes de l'université Laval, « une déclaration unique en son genre pour les universités francophones et qui constitue l\u2019aboutissement de plusieurs années de consultation ».Des spectacles À l\u2019occasion de la rentrée, l\u2019UGIL a organisé hier une soirée de jazz avec le Trio François Bourassa, tandis que la CADEUL présentait Paul Piché et Luc de Larochellière.Cette dernière fera entendre Richard Séguin ce soir, puis Martine Saint-Clair et Michel Pagliaro demain.Ces spectacles auront lieu à 20 h, au PEPS.St-Augustin retire sa demande de dézonage La ville de Saint-Augustin a retiré hier la demande de dézonage qu elle avait déposée devant la Commission de protection du territoire agricole du Québec concernant la ferme ancestrale de la famille Couture.par RICHARD CÔTE LE SOLEIL « Nous souhaitons prendre le temps d\u2019entamer des pourparlers avec les propriétaires actuels afin d\u2019éclaircir certains points et possiblement de parvenir à une entente », a indiqué M.Denis Côte, maire de Saint-Augustin, qui a ajouté qu\u2019il était préférable de régler cette situation à l'amiable plutôt que de passer par le dézonage puis par l\u2019expropriation.On se souviendra que cette ville de banlieue ouest de Québec souhaite changer le zonage d\u2019une partie de la ferme Couture pour ensuite l\u2019exproprier afin d\u2019y construire notamment une bibliothèque et une route.La famille Couture est installée sur cette terre depuis 1820 et six générations et le plus jeune fils, Jean-Pierre, l\u2019exploite encore pour la culture et l\u2019élevage de bêtes à cornes.Me Michel Chabot, procureur de Mme Marie-Anne Drolet-Couture, propriétaire en titre, a tenu à affirmer qu\u2019il n\u2019y avait jamais eu d\u2019entente entre sa cliente et la ville quant à la vente de sa terre comme l\u2019a laissé savoir avant-hier M.Côte.« Ce qui importe à Mme Couture avant tout c\u2019est de protéger le patrimoine familial et l\u2019expro- priation proposée couperait tout simplement la ferme en deux ce qui la rendrait inexploitable ».Me Chabot a fait remarquer que la municipalité avait dqjà délégué un de ses conseillers, M.Ghislain Jobin, pour exposer aux Couture quels étaient les projets de celle-ci concernant leur terre.Au mois de juin 1988, la ville aurait offert $212,000 pour l\u2019achat de la terre, offre qui a été officiellement refusée au mois de septembre suivant.Pour ce qui est de l\u2019offre qu\u2019aurait faite la ville d'échanger la terre des Couture contre une terre voisine comme le mentionnait aussi M.Côte à l\u2019intention du SOLEIL, Me Chabot a nié qu\u2019une telle démarche ait eu lieu.« Cependant, un contracteur important de Saint-Augustin a offert à Mme Couture de prendre possession de sa terre et de lui donner en échange une autre terre « décapée » (dont on a enlevé la couche de sol arable) ».Me Chabot estime que dans ce dossier on cherche surtout à faire disparaître un ferme située au milieu du développment urbain de Saint-Augustin et il craint donc que d\u2019ici peu la ville ne reprenne ses mêmes démarches de demande de dézonage et d\u2019expropriation.$2.5 millions de plus pour la réfection des vieux remparts de Québec Le Service canadien des parcs a engagé deux millions et demi de dollars de plus dans la réfection des vieux remparts de Québec, entre la porte Saint-Jean et le parc de l\u2019Artillerie.Cela porte à $21 millions l\u2019investissement du gouvernement fédéral dans ce secteur.¦¦¦\u201c\tL\u2019ensemble des travaux de réfection des remparts a été entrepris au début des années 1970.Les bastions Saint-Louis (au sud de la porte Saint-Louis) et des Ursulines (entre les portes Saint-Louis et Kent) ont déjà été consolidés.Il restera à compléter des travaux du même genre sur la contrescarpe de la Citadelle (entre le stationnement de la rue Saint-Denis et la promenade des Gouverneurs.Lors des audiences publiques de 1980 concernant l\u2019avenir des fortifications de Québec, tous les intervenants s\u2019étaient entendus sur la nécessité d\u2019aménager une promenade continue sur les remparts de Québec.C\u2019est dans cette perspective qu\u2019on a reconstruit, en 1983, la porte Prescott qui enjambe la côte de la Montagne et qu\u2019on compte refaire un lien piétonnier pour rejoindre la redoute Dauphine et le bastion Saint-Jean (la poterne Richelieu).On envisage aussi de reconstruire la porte du Palais pour permettre aux promeneurs des fortifications de sauter par dessus la côte du Palais vers la rue des Remparts.par LOUIS-GUY LEMIEUX LE SOLEIL M.Gilles Loiselle vient d\u2019annoncer au nom du ministre de l\u2019Environnement, Lucien Bouchard, l\u2019octroi d\u2019un contrat de $2,457,925 à la firme Dalcon inc., de Québec, pour la réalisation de travaux de stabilisation au bastion Saint-Jean, une partie des fortifications de Québec.L\u2019entrepreneur effectuera la consolidation et le rejointement des structures en maçonnerie, la reconstruction originale du parapet et des embrasures du bastion, l\u2019excavation du remblai afin d\u2019enrayer l\u2019effet néfaste des cycles répétés du gel et du dégel.Ces travaux visent à préserver à long terme certaines structures de ce lieu historique.Ces travaux spécifiques devraient être terminés à la fin de l\u2019automne 1991.Selon M.Jean Desautels, directeur du district de Québec au Service canadien des parcs, le fédéral compte encore investir de huit à neuf millions de dollars dans l\u2019aménagement et la consolidation des fortifications de Québec.I Québec, Le Soleil, jeudi 7 septembre 1989 L\u2019insatisfaction augmente au service de police de Charlesbourg Rien ne va plus entre les policiers de Charlesbourg et leur chef Jean Lalonde.Au coeur du litige, le plan de restructuration du service de protection publique.par NORMAND PROVENCHER Lf SOLEIL En fin d\u2019après-midi, hier, à l\u2019occasion d\u2019une conférence de presse tenue à la centrale de police de place Orsainville, le président de la Fraternité des policiers-pompiers de Charlesbourg s\u2019est longuement attardé sur ce climat de travail malsain.« Les policiers sont désabusés.Ils n\u2019ont plus l\u2019étincelle pour accomplir leur travail », a indiqué M Normand Rainville, en précisant que les griefs se sont accumulés « à un rythme effarant » depuis l\u2019entrée en fonction de M Lalonde, le 17 avril.« Avant son arrivée, il n\u2019y avait qu\u2019un grief en suspens.Nous en sommes rendus à 146 et nos projections laissent penser qu\u2019il y en aura bientôt près de 200.» Selon M.Rainville, la persistance du chef Lalonde à imposer cette perestroïka policière « envers et contre tous » ne peut qu\u2019amener une détérioration des services offerts aux citoyens de Charlesbourg.Voici les principales pommes de discorde relevées par la Fraternité des policiers : \u2014Disproportion du ratio cadres/policiers : « Dès son arrivée, M.Lalonde a annoncé la nomination de huit capitaines II y La prostituée sidéenne récalcitrante est condamnée à cinq mois de prison Pour avoir transgressé à six reprises une ordonnance de probation, la prostituée sidéenne Guylaine Labrecque a été condamnée hier à purger cinq mois de prison.p»r RICHARD HÉNAULT LE SOLEIL A six reprises, en effet, la jeune femme de 26 ans a été vue par les policiers dans un quadrilatère qui lui avait été interdit par le tribunal.L\u2019ordonnance avait été émise l'an dernier quand Guylaine Labrecque a été condamnée pour sollicitation.Déjà deux fois cet été, elle a été surprise au même endroit et elle a ecopé de $50 d\u2019amende.Quant aux transgressions pour lesquelles elle a reconnu sa culpabilité hier, elles se sont produites durant le mois d\u2019août.Le quadrilatère interdit, que le procureur de la Couronne, Me Pierre Lapointe, a qualifié de « siège social de la prostitution à Québec », est délimité par les rues de la Salle, Langelier, de la Couronne et par le boulevard Charest.À chaque reprise, Guylaine Labrecque discutait avec d'autres prostituées et, en une occasion, elle prenait un verre.Son avocate, Me Michelyne Saint-Laurent, a d\u2019ailleurs souligné au juge Laurent Dubé qu elle n\u2019a jamais été vue en train de faire de la sollicitation.Selon elle, la prostituée est en quelque sorte victime de harcelement de la part des policiers et des autres prostituées depuis que son nom et sa photo ont été diffusés dans les journaux.Elle quittera Québec L\u2019avocate a demandé au juge de lui imposer une peine de 15 jours d\u2019emprisonnement, compte tenu qu\u2019elle se trouvait déjà derrière les barreaux depuis six jours.De plus, a ajouté Me Saint-Laurent, la prostituée qui habite présentement Loretteville serait sur le point de déménager hors de la région de Québec.Le procureur de la Couronne a de son côté affirmé que le fait de souligner l\u2019absence de sollicitation consiste à déplacer le problème.Il a en outre énuméré les nombreux antécédents de la prostituée qui se sait atteinte du sida.Le juge Dubé a plutôt retenu ces derniers arguments et a considéré que, dans l\u2019intérêt de la collectivité, il convenait de mettre Guylaine Labrecque à l\u2019écart durant un certain temps.« Même si on doit cacher les allumettes, a dit le magistrat, il faut aussi prévenir les enfants de ne pas y toucher.» a donc maintenant 66 syndiqués et 15 cadres à la police de Charlesbourg.Quarante-trois syndiqués plus précisément, si l'on ne tient pas compte des quelques boss syndiqués.En comparaison, à Québec, on compte 17 cadres pour 350 syndiqués.Pendant ce temps, il n\u2019y a jamais eu d\u2019em-bauche, contrairement aux conclusions des enquêtes de la Commission de police qui suggéraient l\u2019embauche d\u2019au moins dix policiers et quatre enquêteurs.» \u2014Patrouilles policières déficientes : « Il y a trois voitures de patrouille pour quatre secteurs, totalisant 245 kilomètres de route.A certains moments de la semaine, la même voiture couvre deux secteurs.Et le plus souvent, c\u2019est le quartier Notre-Dame-des-Lau-rentides qui en prend pour son rhume.Ç\u2019a n\u2019a pas de bon sens.» \u2014Abolition des « équipes de circulation»: «En 1987, l\u2019ancien chef, Jacques Marchand, avait mis sur pied des équipes pour veiller au respect du code de la route.Avec M.Lalonde, tout le monde va devenir des « pros du radar », au détriment d\u2019autres tâches.» \u2014Gaspillage de fonds : « Pendant que nos « mâchoires de vie » ne peuvent être réparées depuis quatre mois, faute d\u2019argent, M.Lalonde procède à l\u2019achat d\u2019ordinateurs, de téléphones cellulaires et d\u2019un 4X4 flambant neuf.C\u2019est un gaspillage de fonds qui va à l\u2019encontre des besoins de la population.» Un p\u2019tlt Sorel?M.Rainville s\u2019est fait tout aussi virulent à l\u2019égard d\u2019autres facettes du plan de M.Lalonde, comme la modification de la compilation des plaintes, le remplacement par des civils et des répartiteurs des poli- mobllld MMÈmÈ Imfci M j.W v!\t' \u2019,4 A 699,95$.NOUS JOUONS CARTES SUR TABLE! tiâ üÜ Mil m ¦ US-#\tu :: - ?\u2019 .-¦.-r mmam f : MÈmm .V ' ^\tv\t-\u2022 \u2019\u2019 .:\u2019 jj, ¦ : ffoù St ¦ B m f .\u201e ¦ m» ^\t.¦ \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t \t - Célébrez avec nous les plaisirs de la table.Procurez-vous cette magnifique table en chêne naturel avec coins taillés, pour seulement 699,95$ avec chaises assorties sans bras.CES PRIX SONT EN VIGUEUR JUSQU\u2019À ÉCOULEMENT DE LA MARCHANDISE PLACE LEBOURGNEUF, CHARLESBOURG 5500, bout, des Gradins, angle Laurentien et autoroute de la Capitale 623-9986\tCan» crMi Kecctéet Vim et Master Gant QUÉBEC \u2022 SHERBROOKE \u2022 MONTRÉAL \u2022 OTTAWA \u2022 TORONTO 1799c5* ciers qui répondent aux appels des citoyens, etc.« Avant, on sentait que le directeur nous respectait Maintenant, on ne se parle pas ; on s\u2019écrit et on se chicane.Charlesbourg ne deviendra pas le p\u2019tit Sorel à Jean Lalonde », a conclu M.Rainville, en faisant référence à la ville où oeuvrait auparavant ce dernier.Cette charge à fond de train contre les velléités de leur supérieur a quelque peu relégué dans l\u2019ombre les négociations pour le renouvellement de la convention collective, échue depuis le 31 décembre.Rares ont été les ententes négociées entre la ville de Charlesbourg et ses policiers, reconnait-on.Encore cette fois, un arbitre a été nommé pour tenter de rapprocher les deux parties.Les agents réclament entre autres un salaire indentique à leurs confrères de la région.Le chef Lalonde Introuvable LE SOLEIL a tenté en vain, hier, de joindre le chef Jean Lalonde.Le porte-parole de l\u2019hôtel de ville de Charlesbourg, M.Jacques Pelletier, s\u2019est contenté de mentionner que ce dernier ferait connaitre ses réactions d\u2019ici demain ou, au plus tard, lundi, après avoir reçu la réponse écrite du syndicat sur les dernières offres patronales.Le 13 mai, au cours d\u2019un entrevue au SOLEIL, M.Lalonde s\u2019était dissocié de points de litige qui continuent à l\u2019opposer aux policiers.« Ce ne sont pas les demandes de Jean Lalonde qui ont été faites le 14 décembre 1988, ce sont celles de la direction de la ville.Je suis entré en poste le 17 avril et à ce moment, elles étaient déjà sur la table.Ceux qui m\u2019accusent de perturber l\u2019atmosphère du poste ont menti », avait alors déclaré M.Lalonde.¦ Agression sexuelle QUÉBEC - Une fillette de 5 ans a été victime d\u2019attouchements sexuels, vers 15 h 30, mardi, à Québec, de la part d\u2019un individu que les policiers recherchent toujours.L\u2019agression s\u2019est produite en anière d\u2019un édifice à logements, dans la rue Belvédère.L\u2019homme aurait entraîné sa victime près d\u2019un escalier où il aurait fait ses actes.Un maître de chien a été dépêché sur place afin de retracer l\u2019agresseur.COURS INTENSIFS D\u2019ANGLAIS DANS LE VERMONT Cours à longueur d'année.Divers niveaux de cours.Cinq heures de cours par jour.Dates d\u2019inscription convenant à tous.Préparation pour l\u2019université.ST.MICHAEL\u2019S COLLEGE offre des cours intensifs d\u2019anglais depuis 1954, en milieu mixte, catholique et universitaire, dans un environnement sûr.Logement.Possibilité de pratiquer tous les sports d\u2019hiver.GÉRANCE DE COMMERCES, SCIENCES, INFORMATIQUE Nous offrons aussi des cours de troisième cycle dans les domaines suivants: gestion d'entreprises, sciences de l'éducation, enseignement de l\u2019anglais langue seconde (TESL), psychologie clinique, etc.INTERNATIONAL STUDENT PROGRAM ST.MICHAEL'S COLLEGE WINOOSKI.VERMONT 05404 USA PU CIRQUE D'UN AUTRE MONDE.UNE PRODUCTION DE SOYUZGOSCIRK & STEVEN E LEBER | EN COLLABORATION AVEC DONALD K DONALD CPI & BRAZZ LES MEILLEURS NUMÉROS DE 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Du 6 au 10 septembre AU COLISÉE DE QUÉBEC Date\t6 SEPT\t7 SEPT.\t8 SEPT.\t9 SEPT.\t1 ftpfWWUtW\t1 ftprtswtitw\t1 reprwntalJOfl\tIrepsatam Heure\t19h30\t19h30\t19 h 30\ti2noo 16h00 20 h 00 Sieges\t10.50*\t10,50*\t12,50*\t12.50* rescrvo.\t3.TS\t13,50$\t15,50*\t15.50* \t16.50$\t16.50*\t19,50*\t19,50* Reservation» vente de _\tri groupe, renseignemnente 091-7211 jj\t\t\t\t3S3E 10 SEPT.12 h 00 16h00 12.50* 15.50$ 19.50* 50.00 > ECONOMISEZ par OfQtKBF' LE RECUEIL DES BONNES TABLES DE QUEBEC RABAIS DE 25% Tout le monde peut économiser avec le Recueil des Bonnes Tables de Québec.Ce recueil vous donne une liste des 26 meilleures tables de Québec et 52 coupons-rabais de 25% applicables sur le total de votre facture dans chacun des restaurants participants (2 coupons par restaurant) De plus, chaque restaurateur vous dévoile les secrets d unede leurs recettes les plus populaires.TIRAGE Obtenez votre recueil avant le 31 octobre 1989 et courez la chance de gagner 1 des 5 prix d une valeur de 500 S 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saisira cette « perche de la dernière chance» qu\u2019est la médiation parce que la situation risque de se détériorer rapidement dans les hôpitaux », indiquait le porte-parole de l\u2019AHQ, M.Michel Cléroux.Il précisait hier dans une entrevue téléphonique que les hôpitaux n'acceptent déjà que les urgences et les cas les plus lourds mais que les taux d\u2019occupation risquent de monter rapidement puisque ces cas exigent justement une hospitalisation.Comme la majeure partie des hôpitaux du Québec sont touchés par le mouvement de débrayage illegal, il est impossible de transférer des patients d'une institution a l\u2019autre.À Montréal, souligne M.Cléroux, seul l\u2019hôpital Sainte-Justine n\u2019est pas touché.À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le taux d\u2019occupation frise les 80 % et le taux de presence du personnel infirmier sur les étages serait de 20%.Quant aux sanctions sévères annoncées hier, M Cléroux soutient qu elles pourraient avoir des « séquelles malheureuses » et « détériorer pour des années le climat de travail » si la FIIQ n\u2019accepte pas de mettre un terme à la grève et de recourir à la médiation.Comme on n\u2019avait pas encore en main, hier soir, le texte du décret gouvernemental, l\u2019AHQ n\u2019était pas en mesure de déterminer comment elles seront appliquées.M.Cléroux admettait cependant que certaines, notamment celles relatives à l\u2019embauche et aux mutations et réaffectations de personnel pourraient difficilement être appliquées immédiatement.Embaucher où ?« On a peu ou pas d\u2019information sur les mesures décrétées et la façon de les appliquer», indi- quait au SOLEIL le directeur des ressources humaines du CHUL, M.Lavergne.Quant à la possibilité de recruter des infirmières pour remplacer les grévistes, celui-ci rappelle que la pénurie de personnel infirmier * est réelle ».« Je n\u2019en ai certainement pas à la portée de la main», admet M.Lavergne.À l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, le directeur général adjoint Louis Champoux s\u2019interroge sur l\u2019impact réel de l\u2019embauche de rem-placant(e)s aux grévistes.« C\u2019est une arme fragile et délicate que l\u2019on hésite à utiliser », précise-t-il.Quant à l\u2019application des pénalités prévues à la loi, M.Champoux admet que la situation « n\u2019est pas très claire » et qu\u2019on attend de voir les textes des décrets et les instructions de l\u2019Association des hôpitaux du Québec sur la façon de procéder.Même son de cloche a l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, ou le directeur des ressources humaines, M.Claude Poitras, souligne que les coupures de salaires et la retenue des cotisations syndicales peuvent se faire aisément mais qu'on ne sait pas trop comment appliquer les autres mesures décrétées par le conseil des ministres.Quant au recrutement de nouvelles infirmières pour remplacer les grévistes, M.Poitras estime qu\u2019il « faut être réaliste.Ça ne se recrute pas du jour au lendemain, souligne-t-il en précisant qu'il faut non seulement trouver du personnel disponible mais aussi s'assurer qu\u2019il a les permis de travail et les qualifications pour le faire.Les chefs syndicaux fustigent la loi 160 « La preuve a été faite en Colombie-Britannique et en Pologne que les travailleurs finissent par passer outre à la légalité lorsque le climat de travail et de négociation est complètement détérioré », rappelle le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ), M.Jean-Louis Harguindeguy, à la suite de la décision du gouvernement d\u2019adopter la ligne dure dans le conflit avec les infirmières.I dernier versement AOÛT '90 le retour du ou le paiement entier du solde en mars 90 SANS INTÉRÊT *- AUCUNS FRAIS S h sans frais .\tversion PécoMeuble 1-800-463-7209 pour les gens de l\u2019extérieur de Québec I\t\t\t O\to\ts cm ®\t?oo TT\t°ngs de Los Angeles N des Nordiques de Quebec vs Canadiens de Montreal pour les 15 et 16 sept selon la disponibiliie (Et non pas poix les 2 parties | Nous nous excusons de cede erreur auprès de notre clientele fburtver ¦ UniOUTX CMIITSUI* 48, KENNEDY, LÉVIS 837-2411 Québec, L« Soleil, )eudi 7 septembre 1989 LE MONDE A-11 Drogue: le «plan Bush» n\u2019aura que peu d\u2019impact au Canada (D après PC, AFP) \u2014 Le plan de lutte contre la drogue du président américain George Bush aura peu d'impact au Canada, car la cocaïne et l'héroïne y proviennent directement de 1 Amérique latine, estiment des porte-parole de la police canadienne.Kohl et le president Bush se sont entretenus longuement de la question, mardi soir au telephone.et les deux hommes sont d'avis que seule une cooperation internationale pourra repondre effica- cement à ce « mortel défi », selon un porte-parole ouest-allemand.Le president amencain a egale- ment telephone au president Mitterrand et a la première ministre britannique Margaret Thatcher Les efforts de Washington pour conjurer l'usage et le commerce des stupéfiants ne ralentira pas ce commerce pour les revendeurs canadiens, estime le sergent Pierre Bélanger de la Gendarmerie royale.« Les États-Unis ne sont pas nécessairement une source d'approvisionnement pour le Canada, nous avons nos sources directes en Amérique du Sud ».Par exemple, fait remarquer le policier, environ 40 % de la cocaïne introduite illégalement au pays provient de Colombie.L\u2019agent Jim Anderson, de la police Montréal, a révélé de son côté que l\u2019héroïne d\u2019Asie et la cocaïne de Colombie arrivent par la poste depuis Hong Kong ou à bord de navires marchands en provenance d\u2019Espagne ou du Portugal.« Toute tentative de couper l\u2019approvisionnement aux États-Unis aura peu d\u2019effet au Canada », a-t-il déclaré.« Plus nous nous raffinons, plus les trafiquants raffinent leurs méthodes.Nous sommes toujours un pas derrière eux », ajoute-t-il.De son côté, le Sergent Randy Cottrell, de la police de Calgary, croit que les États-Unis ne réussiront pas à juguler le trafic de la cocaïne en Colombie.Il demande à Ottawa de résister aux pressions américaines de se joindre à son offensive militaire en Amérique du Sud et suggère au gouverne- ment de dépenser plutôt l'argent dans des programmes intérieurs « Je suggéré que l\u2019on règle d\u2019a bord le problème dans notre pays en premier, nous avons un problème de drogue majeur à Toronto, Montréal et Vancouver.» Mais l\u2019inspecteur Don Keith, de la force policière de Vancouver, a fait entendre un tout autre son de cloche.11 espère que Ottawa emboîtera le pas à Washington et adoptera la ligne dure envers les trafiquants et les usagers.«Je pense que les Américains ont pris le problème sérieusement.ce que les politiciens n'ont pas fait au Canada », a-t-il ajouté.Un porte-parole du premier ministre Brian Mulroney, M.Christopher Davis, a fait savoir que le gouvernement n\u2019a pas encore décidé ce qu\u2019il fera pour venir en aide à la Colombie et a qualifié d\u2019éxagéré les reportages des médias mentionnant que M.Mulroney envisagerait la possibilité d\u2019envoyer des troupes en Amérique du Sud.Réserves françaises Pour sa part, la présidente de la Mission française de lutte contre la toxicomanie, Mme Catherine Trautmann, a estimé hier que le plan du président Bush « présente une orientation répressive qui n\u2019est pas nouvelle et qui n\u2019a toujours pas fait les preuves de son efficacité ».Par contre, l\u2019Allemagne fédérale se dit disposée à proposer la création d\u2019une police européenne anti-drogue.Le chancelier Helmut Un chef du cartel de Cali reconnu coupable aux USA LOS ANGELES (AFT*) \u2014 Juan Ramon Malta Ballesteros, dont l\u2019extradition l\u2019an dernier du Honduras avait provoqué des émeutes parmi la population, a été reconnu coupable hier à Los Angeles d\u2019avoir dirigé un réseau californien de distribution de drogue lié au cartel colombien de Cali. Place Tanguay\tSaiiile-Anne\t5150, boul.l'Ormière 833-4511\t667-6282\t871-4411\t872-2242 WÊÊmtmÊÊiÊmÊÊÊÊÊÊm "]
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