Le soleil, 1 août 2004, Cahier A
[" SPORTS ; L'AMH verra le jour D1 ik ACTUALITÉS Éradiquer la polio d'ici 2005 A 9 QUÉBEC Place aux Fêtes de la Nouvelle-France B 1 LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE SOLEIL I www.cyberpresse.ca QUÉBEC, LE DIMANCHE I\"* AOÛT 2004 La nature se déchaîne Saint-Léon-de-Standon, Frampton et Thetford durement frappés ÉLISABETH Fleury ET Annie Lakrance EFle ury® le sole i l.eo m ALnfranee@lesoleil.eom ¦ Dame Nature a fait des siennes hier.Inondations, tornades, activités annulées : elle a dominé le Québec et imposé sa loi.Jusqu\u2019à 80 millimètres d\u2019eau sont tombés du ciel depuis les 24 dernières heures, en plus des vents violents qui ont frappé le centre et le sud de la province.En Ik'auce, les municipalités de Saint-Léon-de-Standon et de Frampton y ont particulièrement goûté.Dans te rang Saint-Guillaume, à Saint-Léon, pas moins de 144 personnes ont dû être évacuées après que la tente sous laquelle elles célébraient un mariage eut été complètement inondée.« L\u2019orchestre était carrément dans l\u2019eau, a raconté la mairesse de Saint-Léon, Diane Dumas.Les gens ont trouvé refuge dans un moulin situé tout près.» Selon la Sécurité civile, une vingtaine de sous-sols de résidences ont été inondés à Saint-Léon.« On est dans tes montagnes, ici, et quand il y a de grosses averses et que l\u2019eau se met à descendre, on y goûte, a expliqué la mairesse.Les calvettes bouchent, et on se retrouve avec des inondations.L\u2019orage a commencé vers 16 h 30, et à 16 h 45, k's gens ont commencé à m\u2019appeler pour me signaler des chemins inondés.» Les dégâts étaient tels que les pompiers de Saint-Léon ont dû demander l\u2019aide de leurs collègues de Saint-Nazaire et de Saint-Malachie.« Les chemins sont minés partout, on ne peut pas laisser ça comme ça.C\u2019est vTai-ment décourageant.On a des routes de gravier qui coûtent cher d\u2019entretien, et quand il y a des orages comme celui-là, tout est à recommencer.Ça fait trois étés qu\u2019on y goûte.U y a deux ans, l\u2019eau avait même emporté un pont.», a raconté la mairesse, amère.Selon Bernard Dubois, de la Sécurité chile, les dégâts survenus à Saint-Léon ont principalement été causés par le débordement de deux ruisseaux.« Leur lit n\u2019est pas très grand, de sorte que lorsqu\u2019il y a de fortes averses, l\u2019eau monte rapidement », a-t-il expüqué.r w '¦ -i .V.^ t Voir NATURE en A 2 ?Des torrents d\u2019eau ont littéralement sectionné le rang 7à Frampton.LES GAUTHIER Une famille qui a porté ses fruits A.Nous poursuivons notre série sur les grandes familles de la région de Québec et de l'Est en vous présentant les Girard d'Amérique, dont le patronyme est le 17' le plus répandu sur notre territoire.Après les Simard, les Ouellet, les Lévesque, les Bélanger, les Girard et les Poulin au cours des dernières semaines, et les Gauthier aujourd'hui, nous vous présenterons dans l'ordre les familles Bergeron, Caron et Beaulieu.Nous raconterons leur histoire et vous présenterons des gens qui pf»r-tent encore avec fierté le nom de leurs ancêtres.À lire tous les dimanches de l'été.\\»ilti le dernier volet de noirt» serle de rejMirtages sur l\u2019envahissement des campagnes ^ IMU\u2019desuriNÜnsen CIC qiiete de chalets,\tURBAINS (io nvslclonivs si»-\t^ l'ondairos ou k KAi^At Kii-,\tCAMrAGNl: (1 uno maison.\t\u2014 Péril en la demeure DKUNIKB DE DEUX Normand Puovenchkr Sl\u2019roeeueher(.A l\u2019instar dc's fraises (ju\u2019il cultive, il a su mélanjjer les jini-priét('s et wfxitenter un iKxilot (|ui réunit à la fois .sa passion pour la seienee et son intérêt jxxir l\u2019aLTiciilture et le travail de «terrain».Kn r(X\u2018eurn\u2018nee.celui des champs des Kniises de l\u2019île d Orleans lue., dont il assure la dir(\u201ce-tion m'uiérale.Une carrière de scientifique, donc, mais bien loin des éjirouvettes.du sarrau blanc et de codes d\u2019ADN à étudier à loiiLnieiir de j(xirnée.«,Je ne suis pas un rat de laboratoire», dit-il.Ft à le voir en ce jeudi matin où FFSO-LKIL lui a rendu visite, on n\u2019en d(»ute pas une .seconde.(\u2019asquette sur la tête, t-shirt et bottes de travail aux pieds, Louis (iau-Ihier revenait du chamj) et était di>-bout depuis le milieu de la nuit.Ibie vraie vie (I\u2019a^mieulteur jxxir celui qui n\u2019est pas né dans sur une terre, mais H Clermont, dans (\u2019harlevoix, d'un jx'-re machiniste dont il réalise en quelque sorte le rêve aujourd\u2019hui.« Mon (x*re aurait toujours aimé avoir une terre, dit .M.Oauthier du paternid, Adrien, décédé en .Mais il a plutôt choisi de tout donniT a sa famille.» L\\ (;U()SSK FAMILLE DE CLEKMO.NT Cette famille dont parle rajD*onome, c\u2019est celle d\u2019Adrien (Jauthier et d\u2019^Vn^'é-line (JaLmé.(Quinze enfants, rien de moins.Du rare |x»ur l\u2019éjsKjue.Car si les LTandes familles étaient léLn(»n au début du sÜK'le, elles étaient Ixmueoup moins fnsjuenti's au momiait où les enfants (Jauthier ont vu k* jour.Aujourd\u2019hui, l\u2019aîné'e a la mi-c hier.Doin' hisse-|\u2022(^rtout, l*ierre Kégim-bald avait aussi inauguré la première de 10 saisons de théâtre pour enfants au théâtre du Rideau vert, en 1908.Depuis, il avait entn* autres travallié avec sfm grand ami Claude I.Afortune, pftur différents projets télévisueis et ateliers de marionnettes. A 4 Une maison sur dix vendue à des étrangers iLKS-|)K-l^\\-MAI)Kl.KINK \u2014 Une muiMtn 8ur dix aux îl»-s-di\u2018-la-Miulck-i-nt* i*Kt whctt'f par un louristf.« C\u2019vsl un iwin marché», mentionne Kichard l\u2019aquin, le plus im|sirtant courtier im-mohilier de l\u2019archipel.«J\u2019ai une banque d\u2019une trentaine de noms de tjens de l\u2019extérieur.Ils attendent la lionne iK'casion.Il y a di-s maisons ici qui ne resti-nt pas iont^imips i-n vente, parfois K«*ulement une couple d\u2019hi-un's.» Oriirinaire de Vill»*-Kmard, Kichard llwiuin a marié uin\u2018 fille des îles.Il a habité l\u2019endroit dans la beiisse eies Peux d\u2019inte-rêt à Jimené les jeunes e-etuple-s ei tretu-ver plus pretfitiible l\u2019eichat que hi lex-a-tietn.(Vest eie-venu un nmrché de vendeurs.A l\u2019heure- eictuelle, il y a une- epia-rantaine ele- maisetns à ve-nelre- et il y a plus el\u2019ache-te-urs que ele- ve-neleurs.» 1a-s étninge-rs qui achètent fuix îles [Ktiir faire- ele la spé-e-ulatietn e-st un mythe, setutie-nl M.huiuin.«Ia- tenirisU-ju-hète ici petur l\u2019ametur eies île-s.C\u2019est très rare- qu\u2019ils vetnt re-venelre.Ils n\u2019a-e-hète-nt peus petur sjk-culer, e-retis-meti.» Michel Metnalet, dg de- l\u2019Assetciatietn teturistique- ele-s île-s-de-la-Mjule-le-ine.setutie-nl lui aussi que le e-etùt ele-s tnai-setns e-sl imiinte-mint daveintfige* e-etnfetr-me aux prix élu marché.« Il y ji cinej ans, (tn petuvîiit tntuver aux îles une maisetn metins chère qu\u2019une- vetiture- neuve.On a fait en quele|ue-s année-s un rattnipa-gi- de 15 à 20 ans.Mais le prix le vaut bien.Les maisetns setnl ele meilleure qualité ici epi\u2019à Metntre-al.» N.l\u2019.LE SOLEIL IlUllU Le ÜI.MANCHE 1 \u201c .Ae)LT 2üü4 U9i i I\u2022\u2022I II I ir f/nc superbe résidence de Hai re-aux-Maisons.arec clôtures.Et aux îles, comme on .\t.\t,\t^\tPHOTOS LE SOLEIL NOfiMAND PROVENCHER aime a le dire, une clôture, c\u2019est bon pour les vaches, pas pour le monde.A bas les clôtures aux îles Deux visions de la propriété privée se confrontent depuis l\u2019arrivée des gens de la ville Noit.vi ANO lOtetVENe' O E l{ .\\'J\u2018r(>rcNr/ier((i /r.so/fil.rotn ¦ ÎLKS-I )F]-Iiy\\-MA1 IKLKINK \u2014 Vous ête-s ((uelqu\u2019un de la ville et vêtus venez (le détiieher la maisetn de vets rêves aux îles-dc'-la-Madeleine.Un petit eetnseil si vêtus désin-z vêtus faire des amis : ne plantez pas un écriteau «Terrain privé» et etuhliez les eleitures.Il faut cetmiire-ndre- (|uc les .Made-linetls petssède-nt un se-ns de- hi pretpriété dif-fére-nt ele-s urltjiins.Petur e-ux, le-s île-s appeirtie-nncnt ei tetut le- metnde-.1a-s e-ntreive-s à la liberté ele- mouve- ti 1 fc ZUÜ4 vue-s ici.très imil LES URIJAINS 'A ht saisetn ele-la CAMPAGNE vueille-tte- ele-s pe- chiimps, pjir e-xe-mple-, le-s insuhiires cetmpre-nne-nt mal qu\u2019un netuve-au résident bletque l\u2019ace-ès à setn terniin, edetrs qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un elretit ae-quis de-puis de-s géne'-fîUietns.Aux îles, e-etmme- etn aime- à le dire-, une- cle'tture, c\u2019est betn petur les vaches, pas petur le metnde.À Heissin, elems l\u2019île du tfavre-Aubert, une- dame- e-etnfie- son e-xaspératietn à l\u2019égfirel d\u2019un nouveau résidant.«Il a instîillé une- barrière cetnime à Mlue Hetnne-ts, ave-c une- gretsse peincarte \u201cl\u2019rivé\u201d.Vêtus ne-vetyie-z pas (,-a, avant, !iux îles.Çji fait cetmme- si les gens !ivaie-nt pe-ur.» « Ia-s gens de- la ville etnt pris l\u2019habi-tude de- délimiter leur terrain, pas netus», ajetute- I.ucille- Leblanc, qui ai- merait bien vêtir les netuveaux arrivants épetuser les règles tacites de la vie aux Iles.Michel Hetnatet, un Français d\u2019Aix-en-Pretvence.installé aux lies depuis 11 ans ayt-c l\u2019élue de- setn e-eeur, une fille des îles, cetmprend que ces heihi-tudes venues de la ville puissent e*xas-pérer les Madelinetts.« Du jetur au le-n-demain, etn leur interdit un sentier «Ça fait mal à notre cœur de Madelinot quand tu vois partout \u201cPropriété privée\u201d » qu\u2019ils empruntaient depuis deux géné-ratietns petur aller, peir e-xemple, ramasser des cetques sur la plage.C\u2019est là que la frustratietn cetmmence.Ils ne cetmprennent pas.» Ces cetntraintes déçetivent également Carole Leblanc, cetetrdetnnatri-ce de l\u2019organisme écetletgique Atten- tietn Fragiles.«Ça fait mal à nettre cei-ur de Madelinett quand tu vêtis par-tetut \u201cPropriété privée\u201d.On tretuve ça un peu spécial.Ici, les gens etnt des habitudes de betn voisinage.Tout le metnde cetnnaît tetut le metnde.Quand tu vas aux petites fraises ou aux bleuets, tu ne fais pas de mal à per-setnne.» «C\u2019est la cetnfretntation de deux vi-sietns de la pretpriété privée», explique Jeannett (îagnetn, directeur de l\u2019aménagement du territetire aux îles.« Les baby-betetmers de la ville veulent pret-te-gi-r leur cetin de paradis.Ils le prettt-gent, le chérissent, s\u2019ils le pouvaient, ils installeraient un bunker.Les Madelinett n\u2019etnt pas cette mentalité.» L\u2019éditeur de l\u2019hebdetmadaireZ/CTfe/-d(ir, Achille Hubert, cretit que le netu-vel arrivant detit faire un effort.« Les étrangers qui décident de s\u2019installer aux îles setnt, en général, bien acceptés.Mais il faut qu\u2019ils s\u2019adaptent, et netn qu\u2019ils s'imposent.» Un photographe loin des clichés Le photographe torontois Oeorge Fischer a choisi son harre de paix aux îles-de-la-Madeleine.Du haut de la colline située à proximité de sa coquette résidence, la rue sur les environs est absolument magnifique.ÎLFS-DF-1,A-MADFLKL\\K \u2014 Phettet-greiphe de renetminée internatietnale, (ieorge Fischer est tetmbé amoureux eies îies-de-la-Madeleine il y a 25 iins.Le cetup de fetudre ei été si fetrt qu\u2019il a chetisi d\u2019y acheter une résidence qu\u2019il habite une betnne partie ele l\u2019année di-puis maintenant cinq ans.L\u2019artiste globe-trotter, qui réside à Toronto le reste du temps, aurait pu choisir de s\u2019établir avec sa femme et son jeune fils n\u2019importe où dans le monde, eiux Maldives par exemple, un endroit qu\u2019il a visité plusieurs fois, mais c\u2019est ici, en plein cei-ur du golfe du Seiint-Laurent qu\u2019il a trouvé son havre de paix.Lorsqu\u2019on lui demande la raison, (ieorge Fischer déploie ses eleux breis et embnisse le peiysage avec un sourire ele béatitude.«Pour Çii, tout simplement », résunu'-t-il.Nous sommes sur Tîle du HavTi-aux-.Meiisons.Tout en heiut du button, qui surplombe sa coquette demeure bleue et jaune.Cinerge Fischer jouit d\u2019un 'panorama de carte posteile.Il y a la mer, bien sûr, (omniprésente, mais égali*-ment la vue impri-neible sur les feilaises et les vertes collines des environs, eivix-eiuelques vaches qui bnoutent en toute quiétude.Sans oublier le privilège.- du nouveeiu propriétaire- de pouvoir, grâct-à la situation géographique de son em- placement, goûter à la fois evux levers e-t aux couchers du soleil sur Tart-hipel.PAS DE GROS SABOTS Le photographe n\u2019est pas débarqué au pays des .Madelinots ave-c ses gros sabots, bien au contraire.Il a tout fait pour e-pouser les mei-urs locales et ne pas froisser le-s susceptibilités des habitants.Si ça se trouve-, ce Madelinot d\u2019adoption s\u2019est fait ene-ore plus catholique que- le pape.C\u2019est ainsi qu'il a fait construire sa maison e-n s\u2019inspirant de l\u2019architecture madelinienne.et d\u2019une grosse dose de simplicité volontaire.Ainsi, pour éviter de voir le peiysage défiguré par les poteaux, la résidence- n\u2019a ni Téléctricité ni le téléphone.Tout fonctionne au gaz propane et ave-c une- gi-nératrice à batteries.Four les appels, il y a le cellulaire.Vous ne trouverez pas non plus de-barrière-s ni de- pancartes «Terrain privé» autour de la maison des Fischer, de-ux vilaines habitudes de-s gens de- la ville- qui irrite-nt le-s .Madelinots au plus haut point.Tout le- monde e-st le bienvenue- sur son terrain.Iai table de pique-nique installée- e-n haut de-son promontoire eiccueille les visiteurs qui ont décidé de s\u2019y arrêter pour casse la croûte, sans se douter qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un terrain.privé.«Comment leur reprocher, je faisais la même- chose il y a 25 ans.Je n\u2019y vois pas de problèmes, à moins bien sûr d\u2019avoir affaire à du monde qui tire leurs bouteilles de bière partout.C\u2019est une simple question de re-spe-ct.l\u2019artout où j\u2019ai voyagé, c\u2019est la même chose.» Le respect des Madelinots est une préeK-cupatlon constante chez (îeorge Fischer.Il se souvient trop bien de cette époque où, alors qu\u2019il organisait des excursions à vêle», un Américain a exigé de commander un hot-dog avec un fort {K-cent, même si la serveuse ne pi-gi-ait rien de ce qu\u2019il disait.« Moi.maintenant, c\u2019est dre\u2018)le, je parle en français avec tout le monde aux îles, et on me répond en anglais.Les gens en profitent fHtur se preitiquer.» (îeorge Fischer a publié cinq livres de photographies sur les Îles-de-la-Madeleine.Il estime à environ 10 000 le nombre de clichés qu\u2019il a pris de sa terre d\u2019adoption.Pourtant, jure-t-il, il la voit toujours avec un regard neuf.« Ça fait 25 ans que je viens ici, et je dé-couvTe encore des choses incroyables.Il y a encore tant de photos à prendre.Les dunes, là-bas, tu vois, je n\u2019y suis jamais allé.Il y a tellement de couleurs ici.Vous devTiez voir les levers de soleil dans le brouillard, c\u2019est magnifique.» .N.P.DEMAIN DANS SOLEIL Il y a cinquante ans, le prospecteur gaspésien Wilbert Coffin était jugé pour le meurtre de trois chasseurs américains.Le 6 août 1954, il fut condamné à être pendu, ce qui allait déclencher de vives controverses qui se poursuivent toujours. Le dimanche i Ai = i T 2004 LE SOLEIL 'l»ki ¦¦¦¦rfl A 5 A Des Iles écologiquement fragiles Les Madelinots commencent a s interroger au sujet de Timpact du boom touristique sur renvironnement Nukmand Pkuvencher ¦M\u2018r(tr(>ncher(:t lesoleil.cnm ¦ ÎLES-DE-LA-.\\L\\I)ELE1NE \u2014 À l\u2019été 2tK)2.la canicule a frappé fort aux îles-de-la-Madeleine.Au plus fort de la saison touristique, la pluie se faisait aussi rart' qu\u2019un homard bleu.A un ct'rtain moment, la municipalité a craint pour les réser\\'es d\u2019eau potable.La nappe phréatique a finalement tenu le coup, mais l\u2019incident a fait réfléchir plus d\u2019un Madelinot, et pas seulement les plus écolos.Une étude de la municipalité des îles-de-la-.Madeleine le prouve, ce sont les réserves d\u2019eau potable qui inquiètent le plus les résidants de l\u2019île lorsqu'il s\u2019agit d\u2019évaluer les impacts du tourisme sur l\u2019eminmnement.U\u20188 spécialistes ont évalué à entre 18 et 20% la quantité supplémentaire d\u2019eau que doit fournir le système d\u2019aqueduc lorsque les \\i8iteurs affluent durant la bci-le saison.Or, « il n\u2019y a pas de bouton de panique à appuyer », soutient Jeannot Oagnon, directeur de l\u2019aménagi'ment du territoire aux îles.La situation serrait différente, par centre, si le nombre de touristes augmentait de 10 000 par année, ajoute-t-il.«11 faudrait alors ajouter des puits supplémentaires.» Carole Leblanc, ccMtrdonnatrice d\u2019At-tention F\u2019ragîles, un organisme à but non lucratif qui s\u2019intérc'sse à la protex*-tion environnementale, confirme qu\u2019il n\u2019y a pas péril en la demeure, à moins que le tourisme augmente de façon exagérée.1a\u201c cas échéant, « de l\u2019eau, on ne pourrait en puiser davantage.» «Ce n\u2019est pas un problème majeur, mais il faut faire de la sensibilisation durant l\u2019été au sujet de l\u2019arrosage des pelouses ou du nettoyage des stationnements, explique-t-elle.Déjà que les usines à poissons, qui consomment beaucoup d\u2019eau, fonctionnent à plein durant cette période.» RÉCUPÉRATEURS Les Madelinots comptent sûrement parmi les plus grands adeptes de la récupération au Québec.Chaque de- î w \u2022\u2022 t J\t^\tHCTDS 11 riDLHl Nl\u2019HMAN.M'HÜVl N Le airecteur ae lamenagement du territoire aux Iles, Jeannot (kignon (à dnnte), en comfHignie de Dominie Gagnon, aubergiste et chargé de projet pour la politique cadre de déi'eloppement touristique.meure compte trois bacs : un pour les matières recyclables (verre, papier, etc), un deuxième pour le compost, et un troisième pour les déchets.Ce qui fait dire au comédien et humoriste KajTnond Henry que les gens des îles ne se construisent pas des patios pour profiter de l\u2019été, il vente trop, mais pour avoir un endroit où mettre leurs trois bacs.Les habitudes de récupération s\u2019imposent pour tout le monde, simple question de bon sens.La gestion des déchets sur un archipel, un endroit écologiquement fnigile, ne peut se fait comme sur le continent.11 est impossible ici d\u2019enfouir les détritus.11 faut soit les rt*cycler, les brûler à l\u2019incinérateur, ou les expédier ailleurs, s(»lution coûteuse s\u2019il en est une.« La majorité des citoyens recyclent.Avec les visiteurs, ça va assez bien », explique Carole Leblanc.L'nc opinion partagi'e par .Michel M(»nato, de I\u2019.Assch ciation touristique des îles : « Le visiteur est très sensible à l\u2019environnement.On ne peut pas dire qu\u2019il soit un agent de dégradation.» L\u2019an dernier, se souvient M\u201d' Leblanc, un groupe de touristes est débarqué aux îles en véhicules t(»ut-ter-rain (VTl').Or, la circulation de ces engins y est strictement réglementée, particulièrement pour protéger les Michel Honato, directeur général de l'Associatwn touristique des fies, nhe visiteur est très sensible à l'environnement.On ne peut pas dire qu\u2019il soit un agent de dégradation.» 14 l'sfH'ct's d'oistaïux et de plantes en ptTil.U' debarqutaïuait a donne lieu à plus de pt'ur que de mal, mais a rap-)H\u201cle à tout le monde la fragilité du milieu madelinot U( ).\\STRUt'TI( ).\\ A.N ARC HIQUE L\u2019augmentation du nombrt* de n«>u-Vi'aux ri'sidants de l\u2019exterieur a amtribue à amplifier la plu'iiomène de la ^instruction anarchique de rt*si-dences La municiiialite est intervi»-nue afin de dix-reti'r un moratoire sur la mnstruction en zone «igni-forestière, sur les buttons et les Inirtls de mer.où des propri(\u2018taires stmt prêts à ouvrir grand leur (Hirtefi'uille afin de jouir du )ianorama.« Kn Isiut de ligne, on disperse l\u2019habitat, fait remarquer Jeannot (oignon II faut allongt>r les La question environnementale est prise assez au sérieux pour qu\u2019on songe à appliquer une «taxe éco-touiistique» de 10$ reseaux d\u2019aqueduc, il y a moreelk»-ment des tiTres agricoli>s, sans oublier que ces nouvelles constructions detrui.sent le paysagiv » « Il y avait urgenee d\u2019agir pour préserver la beauté de l\u2019archipel, poursuit Michel Monato.Mon fils, dans 211 ans, moi aussi j\u2019aimerais bien (|u\u2019il puisse (irofiter île la beauté des [laysages.» La iiréoccupation environnementale est suffisamment (irise au sérieux (lour (pie le maire, Claude Vigni'au, songe à a|)|)liquer, à compter de l\u2019été (irochain, uni* «taxe éco-touristi-que» de 10 $ à tous les visiteurs qui débarquent aux îlt's.M.Vigneau souhaite que le gouvernement entérine (lar di'cret cidti' décision dans les (irochains mois, ce (|ui ra()|)orterait annuellement 400000 S dans les coffres (le la munici()alité.«Ce n\u2019i'st (las une taxe av(H\u2018 laquelle on f(\u2018rait n\u2019im|)orte quoi, imuitionne le maire au S( tLIvIL.Hile serait (lartagfH' moitié-moitié entre les municiiialités et tourisme îles-(l(\u2018-la-Ma(l(>leine, dans le but (k> travailler à la (iromotion touristique et au maintien (k>s services aux citoyens sur le plan environni»-mcntal.» Le- û/on i/M\tdv ooew' à la porf'cC' de- foy/Ç.Un héritage à partager (.lucbcc www.unheritage.org 1 888 304 8834 publireportage I o|/|C VOYAGES SOLANGE GOUUT 5S77, HfRri\u20186our«ssa 1745, chemin 626-8966\t681-1456 t 800 463-6940\t1 800 621-1456 Céline à Las Vegas Paris Las Vegas 3 au 7 oct.à partir de 1464$ 18 places 5au9oct.à partir de 1483$\t7 places Bally's Las Vegas 8 au 11 sept à partir de Flamingo Las Vegas 7 au 11 oct.à partir de 4 au 28 nov.à partir de 7 au U nov à partir de 12 au 15 nov à partir de 17 au 21 nov à partir de 1- au 5 déc à partir de 1199$ Idplaces 1292$\t8\tplaces 1344$ 22 places 1337$ 10 places 1228$ 16 places 1153$ (vendu) 1177$ 10 places Vol aller-retour de Montréal, bâiergement, billet de spectacle de Céline Dion en meoanine.2 taxes L'orchestre de layrancophonie canadienne Jean-Philippe Tremblay, directeur musical Clin d\u2019œil à la musique classique canadienne Depuis sa fondation en juillet 2001, l\u2019Orchestre de la francophonie canadienne (OFC) n\u2019a cessé d\u2019étonner, tant par son haut niveau d\u2019excellence musicale que par ses innovations.Ce Clin d\u2019œil entièrement dédié à la musique d\u2019ici en est le parfait exemple.En plein cœur de Charlevoix, une de nos plus belles régions, ce forum exceptionnel vous propose un large aperçu de la musique canadienne sous trois aspects : prestations, information et formation.Ainsi, par des conférences et des démonstrations-concerts, vous découvrirez le dynamisme et la richesse de notre patrimoine musical, une première dans l\u2019histoire canadienne.Le tout a lieu au magnifique Domaine Forget à St-Irénée le samedi 31 juillet et le dimanche 1* août.Dès 9h00, dimanche matin, les démonstrations-concerts se font en compagnie des compositeurs canadiens R.Murray Schafer, Olivier Larue et Julien Bilodeau.Naturellement, Jean-Philippe Tremblay, directeur musical et les 70 musiciens de l\u2019OFC seront présents.Assistez également à de nombreuses conférences avec des personnalités de la musique classique et des journalistes des Etats-Unis et de certains pays d\u2019Europe.LIEU : DOMAINE FORGET, ST-IRÉNÉE À partir du 1*' août Le Postino vous offre Steak 2x1 de Bceuf Angus « AAA w de Québec 15,95* Le Postino En cotoboratton avec Viande Bénico ^niçS- Service de traiteur 647-0000 296, St-Joseph Est HORAIRE DU I\" AOÛT 9h Conférence: Une cxjurte histoire de la musique classique canadienne Sarah Ouellet, CMC 10 h Conférence : L\u2019influence de la musique amérindienne dans l\u2019évolution du répertoire canadien Scott Tresham, CBC Radio Two 11h30 Démonstration-concert eAux d\u2019Olivier Larue et Kaléidoscope de Pierre Mercure 14h30 Table ronde : La musique classique canadienne sur la scène internationale 16h30 Démonstration-concert Myriades de Julien Bilodeau et Adieu, Robert Schumann de R.Murray Schafer avec la soprano Eleonor James, soprano Toutes les activités du 1' août sont gratuites, et ce grâce à l\u2019appui des nombreux commanditaires.L\u2019OFC tient à remercier tous ceux et celles qui ont contribué au succès de cet événement: le Secrétariat aux affaires intergouvemementales canadiennes qui appuie des projets entre le Québec et les communautés francophones et acadiennes du Canada, le Domaine Forget, les Jeunesses musicales du Canada.M.Joseph Rouleau, notre président d\u2019honneur, le centre de musique canadienne, les conférenciers, les compositeurs, les musiciens et l\u2019ensemble des participants.\u2022»* afftr** can Québec SS RABAIS P spécial 2003 RABAIS yj.\u2014.'-î-v .\tr.«\t.J-\t\u2022 \u2019.1B2S.yj y s J ¦ A 6 LE SOLEIL Le DIM AN' HE 1 AOÛT 200 4 LES GRANDES FAMILLES : LES GAUTHIER Une nuée de Gauthier Plus de 30 ancêtres ont fait souche Louis-Guy Lemieux L (IL e ni ieuxOïlesoleil.co m ¦ L\u2019arbre ffênéalo^ddue des Gauthier est multiple, incommensurable.Un Gauthier qui veut retrouver son ffrand ancêtre devra étudier plus d\u2019une trentaine d\u2019arbres jjénéalofjiques et ce, pour le seul XVII' siècle.ltofîi*r-H.Gauthier en fournit la liste dans \\es Mémoires (le la Société (létwalofjàfiw eamuU(mTU\u2018-fratiçabte (vol.VII).La AsKdciation de fjênéalo-/\tdes\tfamilles\tGauthier a\trecensé\tplus .d\u2019une centaine de Gau-J thier qui peuvent pré-¦ tendre être « le premier de leur li^ée à s\u2019établir au Canada », depuis la fondation de QuélH'c jusqu\u2019à nos jours.C\u2019est étourdissant.Kt comme pour ajouter à la difficulté, les premiers ancêtres, ceux de l\u2019époque des déliuts de la Nouvelle-France, transportaient dans leurs maiiîres ba-Ifaffes\tde\tnombreux\tsur-\t_ noms qui\tont parfois\tsup- planté le nom (Jauthier.S\u2019ils étaient soldats, ils s\u2019appelaient (Jauthier dit Francumr, Gauthier dit Frappe d\u2019Abord, Gauthier dit I.,abonté, Joliaeur, Laro-se (»u lATouche.l^eur lieu ou leur vilhqje d\u2019ori^fine leur avait donné les surnoms de (Jauthier dit Varennes, Mois-verdun, I.a Chenaye, l>an-drevilleou Delisle.Ils sont venus de tous les coins de la France.Ils pratiquaient tous les métiers, dont celui d\u2019explorateur.C\u2019est la raison pour laquelle 2().Le généalogiste Gérard Lebel le confirme dans Nninutcur wtATA.muî.ie(nir!.coni KHKi, (k- r.Vér«(|Kirt 871-8178 DÉBUT DES COURS : semaiflc du 13 septembre. A 8 LE SOLEIL Le dimanche L'aoCt 2004 LE MONDE Sus au féminisme radical ! Jean-Paul II tombe à bras raccourcis sur la mouvance américaine de Judith Butler qu\u2019il accuse d\u2019inspirer la guerre des sexes fAP Pi \u2014\tfl M\thû»i» U» f/»rr»înîorvi/v\t_ i » .B Cl I h I )l VA 1K AN (AL P) Jean-l'aul II a dénoncé hier le féminisme radical, la lutte des sexes et la déhmse de l\u2019homost'xualité, dans une lettre de :i7 pages adressée aux évi^ques de l\u2019Kglise catholique.Ia* ph|h* livre Kurtout une charge contre les théscK de eertains mouve-rnc-nls américains destinéK\u2019s à justifier de nouvelles htrmes de s(;xualité.\u2022Jean-l\u2019aul II eominerua' par déplorer « la tendance à souligner fortement la condition de subordination de la femme, dans le but de susciter une attitude de contestation ».La conséquence, écrit-il, est que « la femme, p(mr être elle-même, s\u2019érigi' en rivale de I homme.Aux abus de pouvoir, elk* répond par une stratégie (!(> recherche; du pouvoir i-t ce processus conduit à une rivalité entre k\u2018s sexes».l\u2019uis il arrive à la cible principale de son inter-v(\u2018nti(»n, « un(\u201c se-condi' tendance (jui apparaît dans le sillage de la première : pour éviter toute suprématie de l\u2019un ou l\u2019autre .sexe, on tend àgom- Le pape condamne la critique sexiste des Saintes Écritures mer leurs différences, considérées comme de simples effets d\u2019un conditionnement historique et culturel ».« L\u2019occultation de la différence ou de la dualité des sexes a des conséquences én
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