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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2004-04-24, Collections de BAnQ.

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[" Cahier I) LE SOLEIL Le samedi 24 avril 2004 Entrevue Premier autochtone chirurgien D 3 Provencher Maudite galère D 3 FEMMES AFRICAINES Prostituées contre le sida En Afrique de l\u2019Ouest, la lutte contre le fléau passe en bonne partie par l\u2019organisation et la sensibilisation des travailleuses du sexe ¦ NIAMEY, Niger \u2014 Quand Hadiza parle, les autres écoutent.Hadiza Boucary, c\u2019est la mayyagia des prostituées de Niamey, la présidente des « p.s.», les professionnelles du sexe, comme on les appelle à Niamey vant, au moins, la prostitution, çapa>\u2019ait.Maintenant, il y a les maladies et ¦moins d\u2019arpent.La prostitution, c\u2019est pas la joie, l\u2019arce que nous ne sommes pas respectées.» Quand la nuiggagia a su qu\u2019une «étrangère» voulait discuter avec elle de sida et de prévention, elle a fait venir dans sa cour toutes les pai-res-éducatrices de la ville.Nous sommes donc là, dans la cour intérieure des cases en banco, proche du marché de Niamey.Les 23 paires-éducatrices de Niamey, toutes formées en prévention du sida par le projet Sida3duCCISD, sont assises sur des nattes.L\u2019« étrangère » et ses deux traducteurs ont droit à une chaise.11 fait 35 'C.Le toit de paille de l\u2019abri nous protège des insolations.Les boissons gazeuses \u2014 chaudes \u2014 circulent, de même qu\u2019une assiette de bonbons.Les prostituées de Niamey sont bien organisées, regroupées dans un organisme qui porte le nom Miet Alhih (« Dieu merci »).Hadiza, la présidente, porte aussi le titre de tmiggagia, à cause de son ascendant sur les prostituées.Au-dessus d\u2019elle, Kahi-ca, la reine mère, une femme imposante et charismatique, qui joue aussi un rôle spirituel.Comme à Bamako au Mali, les pai-res-éducatrices de Niamey font de la sensibilisation sur le port du condom, l\u2019importance pour les « p.s.» de soigner les 1ST (infections sexuellement transmises).Elles vont dans les bars.Interpellent les « p.s.» mais aussi les clients.Deux séances de sensibilisation par semaine.Elles sont payées 20 000 CFA (50 S) par mois pour leur travail.Elles apprécient.Mais ce salaire ne suffit pas.l.a plupart doivent donc continuer à se prostituer.La prévalence du sida est de 0,87% seulement dans la population générale au Nigt'r.Chez les prostituées, le taux grimpe à 24,5%.Le rôle des paires-édueatriees est capital pour prévenir l\u2019épidémie.Cela fait un an déjà qu\u2019elles font ce travail de sensibilisation, .\\mina se rappelle de sa première rencontre.«On m\u2019a chassée du bar.Je dérangeais mes sœurs avec mes paroles.Aujourd\u2019hui, je réussis même à convaincre les p.s.d\u2019aller à la clinique pour des prises de sang et des prélèvements vaginaux.Maintenant, on nous offre la chaise quand on arrive et on nous souhaite \u201cbonne arri- Louise Lemieux LLemieuiishlesdlnlcim vêt*\".Et beaucoup de filles veulent dt»-venir pain's-tklucatriees.» Le Nigi'r, le Burkina F^iso et le Mali 8»»nt trt)i8 pays musulmans t)ù les femmes doivent une soumission totale à leur mari.Les «p.s.» font donc figure de femmes libres, en comparaison.Mais cette liberté leur coûte cher.« tie me fous des hommes, poursuit Lara-ba.tie n\u2019ai plus de hog-frictul.tie ne dépends d\u2019aucun homme.Je fais iv que je veux.» Pourtant, si elles avaient le choix, Hadiza, .\\mina, Laraba et les autres se marieraient, « parce (jut* être mariée, c\u2019est être considérée.'l\\)ute la scndété condamne le métier».Elles ont t(*ute8 le même rêve : avoir un foyer et des enfants « pour nous reposer ».Mais elles le savent bien, aucun homme ne voudra jamais d\u2019une « p.s », même repentie.« Ix's hommes ont peur de nous.Ils Voir PROSTITUÉES en D 2 ?Legpairet-éductùricea faut de la aenaibUi-aatioH auprèa dea proatituées, malamment aur le port du condom./i À LIRE AUSSI : ¦ Le choléra menace l\u2019âge 1) 2 A '* t ' % -V \u2022A* r/ r wr 0 J;:.v s \u2022- ! *\u2022 V.» \u2022a* \u2022 \u2022 xo e r SOCIETE Une agence du cancer pour éviter « la crise absolue » Marie Caouette ÈlConmOr^teenlnlcm ¦ La coalition Priorité au Cancer n\u2019en démord pas.Le Québec doit absolument mettre sur pied une agence pour le cancer dans les meilleurs délais, comme l\u2019ont déjà fait huit autres provinces canadiennes.On «c ne se laissera pas endormir.La coalition est un regroupement très large de gens actifs sur le terrain », prévient son principal porte-parole, le EK Pierre Audet-Lapointe.es gens qui savent très bien aussi que le (Juébec ne fait pas très bonne figure dans les statistiques sur le cancer et que les choses ne pourront qu\u2019empirer au cours des prochaines années, notamment en raison du rieillissement de la population, si rien ne se passe.«O sera la crise absolue», selon Nicole Magnan, directrice générale de la Société canadienne du cancer.Le système des agences a fait ses preuves, affirme ce gynécologue-obstétricien de 68 ans qui a fondé, en 2001, cette coalition qui regroupe une quinzaine d\u2019organismes de tous horizons, représentant des patients, des infirmières, des technologues et des médecins.Les provinces dotées d\u2019agences ont réussi à faire diminuer le nombre de cas de cancer et le taux de mortalité dûe au cancer parmi leur population.disait-il en entrevue, ces jours derniers.À l\u2019heure actuelle, côté statistiques, le Québec rxxïupe le dernier rang, en compagnie de rîle-du-1 Yince-Édouard, en raison du poids énorme que font peser ici les décès causés par le cancer du poumon.Mais le tabagisme des Québécf)is n\u2019est pas le seul facteur en cause, selon Nicole Magnan.L\u2019organisation anarchique des soins est aussi en partie responsable du fait que le cancer tue plus ici qu\u2019en Ontario (205 décès par 100 000 habitants contre 179 chez nos voisins).I.«s seuls territoires où la situation semble sous contrôle /tu Québec sont la région de la capitale et la Montérégie.À Québec, les choses vont effectivement assez bien, confirme le EK Louis Dionne, directeur du comité régional de lutte contre le cancer.I^e fondateur de la Maison Michel-Sarrazln mentionne que huit équipes d\u2019oncologie, spécialisées dans divers types de cancer, sont constituées et qu\u2019on avance vers l\u2019intégration des omnipraticiens dans ce réseau.« Les choses ont changé.Habitués à travailler en solitaire, les médecins communiquent entre eux.» Sur le plan des soins palliatifs que ce médecin retraité connaît bien, une équipe locale bien organisée a réussi le tour de force de permettre au quart des mourants de rester chez eux jusqu'à la fin.Mais (juébec n\u2019est pas le Québec.Et devant les lacunes constatées un peu partout et les résultats mitigés, l'agence présente l\u2019avantage d\u2019une structure pyramidale avec, à son sommet, une direction bien identifiée, imputable et \\t>ir CANCER en D 2 > D 2 LE SOLEIL rTn Lk sameim 24 AVRIL 2004 FEMMES AFRICAINES PROSTITUEES La lutte contre le choléra est toujours à recommencer Louise Lemieux L Le m i e uiQvlesoleil.c o ni ¦ UIKNNÉ, Mali \u2014 Comme des milliers d\u2019Africaines, Fatoumata Kokaina vient laver les vêtements de la famille dans le Nifier, qui coule tout juste en bas de sa hutte en banco.Ses enfants se bai-f^nent dans le fleuve, en Imivent l\u2019eau à r(K*casion.Nous sommes à Djenné, au Mali, une des plus jolies Ixiui^ades du pays, reconnue pour sa sufH'rlx* mosquét* en banco, de la lM)ue séchée.l\u2019eau est si Prune, tes vêtements seront-ils propres?-\tMien sûr, répond la mère de famille.-\tFatoumata, l\u2019eau est si brune, ne erains-tu pas d\u2019attrapcT des maladies, e.omme le choléra, par exemple?-\tLe choléra?Je ne connais pas.Kt je ne veux pas connaître.L\u2019infirmier du centre de santé hausse les épaules, découraffé.Il montre (fu doijît un villafîe voisin, de l\u2019autre côté de la rive.« Il y a deux ans, dans ce villafîe, il y a eu épidémie de choléra.Npital.Chacun hmetionne en silo et les cas de cancer ne sli-sé s\u2019il le faut, et attendez que ça passe.Avant de vous expliquer qu\u2019il n\u2019y a rien à txtmpnmdre et que la i*omplexité atteint dans ce dossier des sommets, distms abyssaux, une bonne nouvelle pour se ri»-monter le moral.A partir de maintenant, on ne parle plus de défusion municipale, mais de démembrement.Le premier ne fijrurait pas dans le dictionnaire; le sixHtnd, si.l*as fou, je suis allé vérifier, au cas où.C\u2019est bien t'crit: DÉMK.MBRKMF.NT n.m.(du latin demem-brium mauditum).Action d\u2019enlever quelque chose à son v»)isin et de lui redonner seulement s\u2019il a un dimanche à perdre à attendre en lijme pour sijnier un re^nstre.C\u2019est pas moi qui le dit, c\u2019est le dictionnaire.lX»K*navant, il ne faudra dtme plus demander à son maudit voisin s\u2019il a le th»ût de se défusionner, mais s\u2019il a le jîoût de se démembrer.Vous comprendrez qu\u2019il y a alors un risque que la conversation verse rapidement dans la (jrivoi-serie de taverne, surtout dans la maudite banlieue où, c\u2019est bien connu, tout le monde pense rien qu\u2019à ça, vu qu\u2019il n\u2019y a rien à faire d\u2019autre que de demander à son voisin s\u2019il a le j^)ût de se démembrer.Vous ne me suivez pas\u2019?l\u2019ius {irave, c\u2019est comme avec les histoires de démembrement municipal, il n\u2019y a rien à comprendre.***** Histoire d\u2019en donner aux contribuables pour leur arjîent, en ces temps de tîTaRaiîi' intensif de fonds de tiroirs, le ministre Fournier a ren- Somiand Pnm'uchtr NProvtacktrOIttoItlI.com du publiques 212 etudes sur les avanta^res et les inconvénients d\u2019un démembrement L\u2019accès à l\u2019information en vue d\u2019un choix l'claire, si ce n\u2019est pas cela, ça commence drôlement à lui ressembler.Heureusement pour nous et les forêts québécoises, les fonctiiuinaires du ^rou-vernement se sttuit abste- nus de (aire des scenarios dans l\u2019éventualité où, par exemple, Sillery diHÛdait de se démembrer, mais pas en même temps que Cap-Roujïe et/ou Lac-Saint-Charles eU'tm \\al-Bélair.A l\u2019échelle de la province, a expliqué le ministre, cela aurait voulu dire l\u2019analyse de 2t\u2019K\u2018' millions d\u2019hyptdhèsesj, et ce chiffre ne tiendrait même pas compte des démembrements en re-tîions, ciimine celui de la paroisse du (îros-Manchttn, aux Berireronnes.qui attend le moment prt*pice pour se démembrer d\u2019avin* la paroisse du rantr Croche.***** 11 y a aussi la question référendaire du 2(t juin, tout ce qu\u2019il a de plus clair pour celui qui s\u2019est couché tard la veille.« Ftes-vous favt)rable au démembrement de la ville dt' (juébi'c et à la constitution pour le swteur de (mettons Saintt'-Marii'-du-Cap-di\u2018-la-Madeleiiu'-.Vmen) d\u2019une entité municipale conformément à la Lt»i concernant la consultation des cit»»yens sur la réortranisation territoriale de certaines municipalités\u2019?» De toute évidence, le ministre h\\»urnier n\u2019est pas un ItH'teur assidu de cette chronique du tjros bon sens.Tant pis pour lui.11 m\u2019aurait lu, mettons le 1!) juin 20tKL qu\u2019il aurait immédiatement acheté l\u2019idée révolutionnaire que j\u2019avançais alors, celle de poser une question t(»ute simple.s\u2019inspirant en dnùte liante de la question du rt'ft'-rendum du 20 mai lOM) Hist*>ire de metin' nmn ^rrain de sel dans la maudite fédère qui lutus attend, je vous la soumets à nouveau, n'vue, lairri-et denu'iubn'e lU* quelqut's passjq^'s.« Ia' jïouvernement du liuebi*c a fait tHUinaitre sa pnqHtsiliiui d\u2019en arriver, entre la meneilleu-se ville de UuelHH- et sa maudite banlieue, à une nouvelle entente fondiv sur le priuciiH' de l\u2019ejrJi-lité des payeurs de ta.\\es qui veulent continuer à payer le moins cher |)ossible (Mmr pnditer de tous les serN'iivs.«Cette entente permettrait à la maudite banlieue d\u2019acquérir le (xtuvoir exclusif de laver si>s entrees de (ïaratTi' avi'c le latyau d\u2019arrosjqri' les jtturnees impaires, de faire passer la charrue dans louti's ses rues à X h 112 exactement, les lendemains de teiiqH'te, et de pouvoir tin'r au .12 le chien du voisin qui a ja(»|)e toute la nuit, ce qui est la souveraineté \u2014 et eu même tenq)s, de maintenir avec la pnulitTii'Use ville de (JucIkh* une assiH'iatittn ecoiuuniciue ctun|)orlant l\u2019utilisation des mêmes pomi)iers, lors«|u'ils finisseni par arriver, des mêmes marques de sacs à poubelles et dt's mêmes livreurs de pizzas, particu-lièri'iiu'ul ceux capables de faire la difference entre la roule de l\u2019Ktrlise à Saiute-Foy, Charles-bourtï, à Beauport et à \\\u2019al-Belair.« .Aucun chaniîement de statut politi(pie municipal résultant de ces uéiJtK'ialions ne sera réalisé sans l\u2019accord de la population, incluant les maudits Imulieusards, Itirs d\u2019une assembli'e s|)é-ciale tenue le tnûsiéme lundi férié suivant le vote de démembrenu'nt.au superbe hôtel de ville de Ijuélu'c ou, le cas échéant, chez l'ai Rélr*».« Fn ctuisequence, accordez-vous, (tui ou mm, au ffouvernemenl du UuebiH\" le mandat de iicfjo-cier rentenle pro|)osée entre la ravissante ville de Québec et les maudites villes dt* banlieue, et si celU'- f If SOLEIL RAYNAID LAVOIE que Annie , Lafrance ALqfrttnce(^le»iinL cm nationale, dit-il.C\u2019est sans parler des problèmes sociaux qui sont particulièrement criants dans les réserves.» Fart loquace, il n\u2019hésite pas à prendre la défense de «sa famille élargie », aux prises avec des préjugés tenaces.«Je pensais qu\u2019un jour on viendrait à bout des préjugés, mais non », déplore-t-il.Lueur d\u2019espoir qui provient étrangement des événements politiques de 1990, considère le chirurgien.« La crise d\u2019Oka a sorti l\u2019imaginaire autochtone du folklore et a dépeint les réalités vécues dans les réserves.» Savoir tirer le positif du négatif, dira-t-on.C\u2019est d\u2019ailleurs la virulence des problèmes sociaux des milieux autochtones \u2014 chômage, toxicomanie et alcoolisme.par exemple \u2014 qui incite le chirurgien à prendri' le micro aussi souvent.Et à parler aussi fort.Il multiplie les conférences médicales qui ont trait aux caractéristiques autochtones de même que les rencontres avec les jeunes.«Je souhaite que les jeunes évi- Stanley Voilant passe son message aussi tent les pièges de la drogue et de l\u2019alcool et qu\u2019ils poursuivent des études universitaires, ajoute le chirurgien modèle.C\u2019est pourquoi je passe mon message aussi souvent que possible.l*arce que je suis la preuve vivante qu\u2019on peut atteindre ses buts, malgré les obstacles.» I^r ce martèlement, il souhaite stimuler à nouveau l\u2019imaginaire des jeunes autochtones, qui hésitent trop souvent à croire en leurs rêves et en leurs ambitions.« La réalité est parfois si difficile, si noire, qu\u2019elle tue les rêves », illustre-t-il.Le ly Voilant se décrit comme un « rayon de soleil » dans la noirceur autochtone.Mais l\u2019éclairage semble prendre de l\u2019ampleur.11 constate que les «rayons» en question sont plus nombreux et plus influents depuis quelques années.« Quatre ou cinq jeunes Montagnais.à ma (xmnaissance, ont récemment entrepris des études de médecine », donne-t-il en exemple.C\u2019est sans compter les artistes, scientifiques et entrepreneurs autochtones qui prennent de plus en plus de place.Lear place.souvent que possible aux jeunes autochtones: évitez la drogue, persévérez dans vos études, et vous vous sortirez de la misère.Pratiquant depuis septembre 2003 au Complexe hospitalier de la Sa-gamie, à Saguenay, le parcours de Stanley Voilant est parsemé d\u2019embûches et de défis à première vue insurmontables.()ri0naire de Betsiamites, sur la Côte-Nord, Stanley Voilant a grandi dans une réserve où l\u2019on parlait le montagnais et où la chasse et la pt'che étaient les principales activités de subsistance.Lui qui voulait devenir ingénieur ou historien, confie-t-il, s\u2019est retrouvé, contre toutes attentes \u2014 et même les siennes \u2014 sur les bancs de la FAiculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.« Un ivrogne m\u2019a dit qu\u2019il croyait que je serais un btm médecin.Alors, je me suis dit : \u201cSi un gars saoul a cette certitude, pourquoi moi je ne l\u2019aurais pas?\" » Mais la certitude a la vie dure lorsqu\u2019elle est crmfrontée aux obstacles.I>a peur du sang lui a d\u2019ailleurs causé quelques ennuis à ses débuts, se remémore-t-il.«Je me suis évanoui la première fois que j\u2019ai touché un cadavre.dit-il aujourd\u2019hui en riant.Comme j\u2019étais déterminé à devenir méde- cin, j\u2019ai pris les moyens pour franchir cet obstacle.» En exil dans la métrttpole, loin de sa réserve et de sa famille, Stanley Voilant dit avoir réussi grâce à ses rêves et à ses prwhes.«Ma famille m\u2019a beaucoup encouragé dans mes ch*)ix de vie, mais ma grand-mère n\u2019aimait pas me voir si fatigué à force d\u2019étudier «La crise d\u2019Oka a sorti fimaginaire autochtone du folklore et dépeint la réalité des résenes» et de travailler», se rappellt*-t-il.Objectif atteint : après 10 ans à la Faculté de médecine \u2014 cinq années de (xmrs généraux et cinq de plus en spé*-cialité chirurgicale \u2014, il plie bagage et rc'part vers sa Côte-Nord natale.Il devient rapidement chef du service de chirurgie gé'nérale au Centre hospitalier régional de Baie-Comcau, centre qu\u2019il a quitté l\u2019an dernier par désir de nouveauté.En 2001, le IK Voi- lant ajoute une reconnaissance de plus à son rurrinilum vitœ, déjà fort bien rempli: celui de premier autochr tone à la tête d\u2019un regroupement médical en Amérique du Nord.Il a présidé l\u2019AssfKÛation médicale du Québec jusqu\u2019en 2(M)3.Aujourd\u2019hui âgé de 39 ans, le chirurgien saguenéen d\u2019adetption apprécie son nouveau milieu de vie \u2014 lieu de fréquentation de ses ancêtres \u2014, mais admet s\u2019ennuyer quelque peu de la Côte-Nord, là où demeurent stm deux fillettes de quatre et huit ans.il y retourne d\u2019ailleurs le plus souvent possible.Son prochain défi?«Courir», ré-|K»nd-il.Il participera cet été aux marathons de Québec \u2014 le Marathon' des Deux Rives \u2014, de Toronto et d\u2019Edmonton.C\u2019est que le chirurgien est en forme, et pas seulement à courir entre les salles d\u2019opération ! il court tous les matins, motivé par le désir de participer l\u2019an prochain à un triathlon et, ultimement, de réaliser son rêve de faire une épreuve de type Ironman.Comme quoi il n\u2019y a pas d\u2019âge pour rêver. I) 4 LE SOLEIL Le samei>i 24 avkil 200 4 EDITORIAL Changer de voie Brigitte Breton HlIrcbmiO'ltiiiilnl.cim Une pUinificJition moins électoraliste des travaux routiers, voilà qui aiderait à remplir les nids-de-poule et à éviter leur formation sur le réseau qué-lK*eois.Réaliser qu\u2019il n\u2019est pas toujours insignifiant d\u2019investir dans l\u2019asphalte et le laHon aiderait aussi jfrandement.La frustration et les contradictions des guélnk-ois sont ressorties de nouv(*au en début de semaine lors(jue le ministre des Transports a fait part de la profn\u2019ammation annuelle des travaux: (Juébec n\u2019investit pas assez |)our ses routes, nos voisins font mieux que nous et chaque parti politique {iccu-se l\u2019autre de ne pas avoir pris ses responsabilités.Bref, la litanie se répète depuis des années sans que nous chansons nos fa(,*ons de faire.Én entrevue récemment au SOLFIIL, le I)remier ministre Jean Charest a lui-même déploré (lue les fluctuations dans les budgets du ministère des Transports suivent les calendriers électoraux.Cela était vrai pour les pécjuistes et cela était vrai aussi pour les fjouvernements libéraux précédents.Le i)remier ministre souhaiterait une planification à plus lonfî terme plutôt (ju\u2019une fenêtre de ([uatre ans.S\u2019il sait imposer une nouvelle approche à son ministre des 'l\u2019ransports et à ses députés, le (juébec pourrait faire un t)on pas vers l\u2019amélioration de son réseau routier.Rappelons-nous les chiffres provenant d\u2019une étude ontarienne: l\u2019entretien |)réventif de un kilomètre d\u2019autoroute coûte 1000$, le coût tîrinipe à SO 000$ pour sa réfection et à 250 000$ si nous devons le reconstruire après 15 ans.Notre fjestion basée sur l\u2019année des élections et la bonne couleur politique du territoire ne favorise pas une utilisation maximale du budjjet dévolu aux routes et aux infrastructures.Nous devons aujourd\u2019hui payer pour mûre courte vue.Nous devons éf^alement accepter, si le tjouvernement peut nous assurt*r que les travaux sont planifiés de hiçon rationnelle et mm partisane, (pie plus d\u2019artJent soit consacré à l\u2019entretien des routes.Ik's automobilistes sont indiLmés de verser 2,5 milliards $ annuellement en tîixes sur l\u2019essence et en droits d immatriculation alors que seulement 1,5 milliards retourne sur les routes, l\u2019autre partie servant à financer d\u2019autres services comme la santé, l\u2019éducation, l\u2019aide à la famille.Sommes-nous prêts à les réduire pour remplir les nids-de-poule?Sûrement pas.11 faudra donc consentir une plus ^\u2019ande portion du budtïet de l\u2019État aux Transports.Nous pouvons certes espérer (luekjues économies de la modernisation de l\u2019État et de la participation du secteur privé.Il faut cependant réaliser que si les Ontariens et nos voisins américains ont de plus belles routes, c\u2019est aussi en par- tie parce (pi\u2019ils sont plus nombreux à payer la note.Le rôle des villes Julie Ltnninur Le débat sur les défusions n\u2019aurait jamais dû avoir lieu et il est malheureux que les ^andes villes du IJuélH'c perdent ainsi un temps fou à méditer sur leur destruction au lieu de construire leur avenir.Mais puisciue le ^gouvernement a choisi de plonjjer les villes dans ce bourbier, il vaut mieux tenter de lui trouver une quelcoiuiue utilité.Pourquoi donc ne pas profiter de l\u2019occasion pour lancer une réflexion collective sur le vrai rôle des municipalités?Ce débat essentiel a trop loiifïtemps été (KTulté par les ^)u-vernements, par les citoyens et par les villes elles-mêmes, (}ui étaient trop occupét's à gérer les changi'ments de structures et le pelletagi' de responsabilités pour méditer sur leur rôle véritable.Puisque les villes seront en mode attente au cours des prochaines semaines, il s\u2019agit d\u2019une belle occiusion de se poser les bonnes questions, de réfléchir à l\u2019avenir des municipjüités, de se demander ce qu\u2019on attend de leur part, de s\u2019interrogiT sur leur place dans la stK'iété.Ceux (jui croient que le rôle d\u2019une ville se résume à 1 entrt'-tien des trottoirs, des routes et du réseau d\u2019acjueduc pourraient ainsi saisir cette chance pour expliquer le fond de leur argumentation sur la place publique.En demande-t-on trop aux municipjUités?IX'vrait-on revenir au i\t9i modèle d\u2019antan, s\u2019en tenir aux services techniques et laisser tomber la culture, les loisirs, le développement économique?Y a-t-il une taille limite à respecter pour qu\u2019une ville atteigne sa pleine efficacité?Et, si oui.sur quoi se base-t-on pour avancer de tels arguments?Ceux qui croient, au contraire, que les villes ont tout ce qu\u2019il faut pour jouer un rôle plus large dans la société devraient aussi s\u2019exprimer, .\\vant dtr*rttur fU\tJEAN'-MAKC SALVET Ihrertf ur
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