Le soleil, 25 avril 1985, Cahier B
[" OuétMC, L» SoMI.i«iidi 25 avril IMS B RliKJARI) siiH i;u:TiJAi.ni Levesque croit à une victoire ie 3 juin ^ Le premier ministre René Lévesque est convaincu que la série noire de 22 défaites électorales lors de b tenue d\u2019autant d\u2019élections partielles par Réf«an LACOMBE depuis le 5 juillet 1978, prendra fin le 3 juin par une victoire pé-quiste dans la circonscription de Ber- trand et peut-être dans une autre qu\u2019il n\u2019a pas identiflée.En annonçant, hier, la tenue de quatre élections partielles (kns Trois-Rivières, L\u2019Assomption, Bourget et Bertrand, M.Lévesque est confiant que la ministre de la Condition féminine, Mme Francine La-londe, fera mordre la poussière au chef du Parti libéral, M.Robert Bourassa, dans la circonscription de Bertrand.Toutefois, le chef du gouvernement a indiqué, en conférence de presse, que si Mme Lalonde devait connaître la défaite, il acceptera sa démission à titre de ministre de son gouvernement comme elle a manifesté l\u2019intention de le faire si jamais elle n\u2019était pas élue.Mais, le déclenchement de ces quatre élections partielles a provoqué, à l\u2019Assembl^ nationale, la colère de l\u2019opposition libérale qui réclame depuis fort longtemps la tenue d\u2019élections générales.Toutefois, le chef du gouvernement n\u2019en démord pas.Il y aura recensement des électeurs après le 1er juillet et des élections gé- nérales quelque part à l\u2019automne.Toutefois, le gouvernement du Parti québécois pourrait se retrouver dans une position difficile à l\u2019Assemblée nationale si jamais il perdait ces quatre élections partielles du 3 juin.Les libéraux peuvent compter sur 49 députés.Le PQ est représenté par 61 députés dont le président Duhaime déprime les libéraux mais impressionne les siens ^ Le ministre des Fmances, M.Yves Duhaime, a impressionné très favorablement ses collègues péquistes lundi II a su leur faire oublier le \u201cmagicien\u2019\u2019 Jacques Parizeau en présentant un budget-surprise audacieux.J-Jaequ0» SâMSOM QUÉBEC Une autre entrée en matière s\u2019impose.Le ministre des Finances, M.Yves Duhaime, a déprimé plusieurs députés libéraux lundi qui entretenaient toujours l\u2019espoir que des élections générales pourraient encore avoir lieu au printemps.Ils ont compris à la première lecture du budget qu\u2019ils devraient patienter jusqu\u2019à l\u2019automne, sinon jusq \u2019au printemps 1986.\u201cSi c\u2019est à l\u2019automne, c\u2019est tel quel.Je vais jouer au golf cet été.On pourra toujours se istraire.Mais si on doit attendre jusqu\u2019au printemps 1986, l\u2019hiver va être long.\u2019\u2019, confiait lundi soir un député libéral, pourtant parmi les plus actifs dans le groupe de l\u2019oppositioa La démobilisation se sentait chez les députés libéraux rencontrés dans les heures qui ont suivi la lecture du discours sur le budget à l\u2019A^emblée nationale par M.Duhaime.Hier, à l\u2019Assemblée nationale, MM.Gérard D.Lévesque et Michel Gratton ont traduit dans leurs demandes instantes d\u2019élections générales au premier ministre toute l\u2019amertume des libéraux.Robert Bourassa devra déployer des énergies pour garder leur motivation sur les banquettes de l\u2019opposition à des députés qui depuis huit ans pour plusieurs languissent \u201cEncore un an.\u2019\u2019, maugréent-ils en entendant le premier ministre leur dire de rester assis là jusqu\u2019au printemps 1986.De l\u2019autre côté de la Chambre, les députés péquistes qui n\u2019ont pas eu plusieurs occasions de se réconforter depuis deux ans trouvaient enfin une manifestation tangible du visage douloureux dans lequel ils ont tous été entraînés depuis l\u2019automne par les Lévesque, Johnson et.Duhaime, pour ne nommer que ceux-là.Les choix budgétaires de M.Duhaime sont les prolongements en ligne droite du premier coup de barre donné au PQ sur son option.La gageure du ministre Le budget Duhaime a été mal reçu dans les médias qui ont tous mis l\u2019accent sur les augmentations de taxes hier.LE SOLEIL titrait: La facture de Yves Duhaime: $558 millions; Le Devoir $432.5 millions de plus en taxes; La Presse: Duhaime augmente les taxes plus qu\u2019il ne réduit les impôts et un coup de massue bien enrobé et le Journal de Québec: Assurances taxées, cigarettes: 25 cents de plus; impôts réduits en 1986.Mardi en journée, M.Duhaime que j\u2019accompagnais dans tous ses déplacements avant son discours à l\u2019Assemblée, me dit à un certain moment; \u201cLes critiques sur les augmentations de taxes vont durer deux semaines ou trois.Après, l\u2019analyse va porter davantage sur les autres morceaux: le soutien à l\u2019entreprise, la vente des succursales de la SAQ, la vente d\u2019actions d\u2019Hydro-Québec etc.C\u2019est la gageure du budget; le virage qu\u2019il nous fait prendre.\u201d Hier, ministres et députés du Parti québécois ont reçu comme une douche froide les manchettes des médias.On ne comprenait pas par exemple que les augmentations d\u2019exemptions personnelles pour les enfants à charge n\u2019aient pas eu d\u2019échos plus favorables et aient été enterrées sous les commentaires généraux défavorables.Le premier ministre a fait part publiquement hier après-midi de ces critiques à l\u2019endroit des médias que l\u2019on entendait dans les corridors du parlement, à l\u2019étage occupé par les péquistes évidemment Le défi du ministre Duhaime de rniser sur une deuxième lecture de son discours, sur des perspectives à moyen et long termes de développement économique du Québec, en toute fin d\u2019un mandat qui n\u2019a pas été particulièrement reluisant, est plus que de taille.Il défie presque la logique politique à laquelle nous sommes habitués au Québec.Dernier \u201cpot\" Il est par contre \u201ctrès péquiste\u201d comme façon de faire et c\u2019est sans doute pour cela que ses collègues députés ont trouvé rafraîchissant l\u2019exposé de leur nouveau ministre des Finances, même s\u2019il consacrait que le PQ tourne le dos davantage à la social-démocratie prêchée dans son programme.Pour une fois chez eux, depuis plusieurs mois, quelqu\u2019un risquait un coup d\u2019audace, présentait un discours cohérent même s\u2019il est très discutable auquel ils peuvent adhérer et offre un sens, au moins dans le discours, à l\u2019action politique que ce gouvernement tentera d\u2019étirer jusqu\u2019à l\u2019automne et si possible au printemps 1986.Le temps qu\u2019il reste légalement pour essayer d\u2019éviter la noyade politique, coûte que coûte: option souverainiste et préjugés favorables inscrits au vieux programme du PQ.Les derniers mois du gouvernement Lévesque seront peut-être moins ternes qu\u2019on s\u2019y attendait.Le budget Duhaime promet de l\u2019action, ce à quoi plus personne ne croyait de la part d\u2019une équipe épuisée.Amateur de cartes, comme René Lévesque, Yves\u2019Duhaime joue le tout pour le tout.Le gouvernement est rendu aux petites heures du matin, il est lessivé, il n\u2019a plus que quelques jetons et il tente de se refaire avec le dernier \u201cpot\u201d.Cela ne fonctionne pas très souvent mais on n\u2019a d\u2019autre chobt que de jouer d\u2019audace dans ces circonstances ou se retirer piteusement de la table, les poches vides.Enfin' Des meubles a mon goüf Parce que MOI.JE US LESOLEIL TOUS LES MÂTINS J- simple côte double densite 13''V10 (voir page B-7) abonnement H7J333 ENFIN! 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beauté, rayon 240 Le Château Frontenac CHOCOLATIER la aie DEMANDEZ-NOUS N\u2019IMPORTE QUOI.OU PRESQUE, À LA BAIE! représente à peu près la limite.\" Mais, pour M.Lévesque tout cela peut changer.Il indique qu\u2019après les élections, l\u2019Ontano déposera un budget et le gouvernement fédéral en fera autant à la fin du mois de mai.\"Vous verrez, dit-il, à ce moment-là comment se rationalise notre budget.\u201d Le premier ministre estime qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un budget électoral \u201cdans le sens d\u2019essayer d\u2019acheter les gens\u201d.\u201cC\u2019est, dit-il, un budget que l\u2019on a essayé de rendre le plus rationnel possible.\u201d Les bons côtés M.Lévesque s\u2019est dit peiné de consuter que la presse n\u2019avait pas noté certains points du budget qui sont applicables immédiatement \u201cC\u2019est très important pour les travailleurs et travailleuses à modeste salaire, insiste-t-il, que les frais reliés à l\u2019emploi soient haussés comme déduction automatique\" Il évoque également l'abolition de l'impôt sur les successions et les dons.\u201d Je n\u2019ai pas besoin de vous dire, précise M.Lévesque, que les dons dans les familles agricoles, ça compte beaucoup.Ce n\u2019est pas seulement les multimillionnaires qui sont impliqués\u201d Dans son esprit, l\u2019abolition du péage sur les autoroutes combinée à l\u2019abandon du péage sur les traversiers s\u2019inscrivent également dans la même foulée L'indexation A l\u2019aide de chiffres, M Lévesque tente de démontrer que la méthode retenue dans le bud get Duhaime sur les exemptions personnelles est plus attrayante que l\u2019indexation.Il note ainsi qu\u2019un couple avec deux enfants de 6 à 11 ans.aurait eu droit, avec l\u2019indexation, à des exemptions de $10.350 en 1986.Selon lui, avec la formule proposée par le budget ce même couple aura droit en 1986 à des exemptions de $13,080 et à $13,510 en 1987 \u201cCe qui veut dire, souligne M.Lévesque, qu\u2019il y va y avoir plus que récupération à compter de 1986.\u201d ISONDACE GALLUPI 39% des gens ne savent pas que R.-C.vit à rère des restrictions 4 Les récentes restrictions budgétaires imposé à la Société Radio-Canada laissent les Canadiens plutôt indifférents, comme le démontre un récent sondage.A l\u2019exception de 39 pour 100 des répondants qui n\u2019étaient pas au courant de ces nouvelles mesures, 24 pour 100 ne sont pas d\u2019accord, contre 22 pour 100 qui approuvent ces restrictions budgétaires tandis que 14 pour 100 ne peuvent se prononcer.Ce sont les jeunes adultes de moins de 30 ans qui étaient le moins informés et parmi eux, peu nombreux sont ceux qui sont en faveur de telles mesures.Par contre, le nombre de personnes informées de cette politique varie selon le niveau d'éducation de sorte que les opinions sont partagées presque également chez les personnes ayant reçu une formation universitaire (31 pour 100 contre 35 pour 100) Les questions pos^ étaient les suivantes: \u2019Avez-vous lu ou entendu quelque chose concernant les récentes restrictions budgétaires imposées à la Société Radio-Canada?Si oui.que pensez-vous de ces restrictions \u2014 dans l\u2019ensemble, dinez-vous avoir réagi de façon favorable ou défavorable?\u201d RÉACTION \tFAVO-\tDEFAVO-\tPA$\tNON \tRABLE\tRABLE\tD'OPINION INFORME\t National Ag«:\t22%\t24%\t14%\t39% 18 à 29 ans\t11\t25\t15\t49 30 à 49 ans\t24\t26\t15\t36 50 ans et plus 31 Niveau de scolarité:\t\t23\t13\t34 Primaire\t17\t9\t\t58 Secondaire\t21\t25\t14\t41 Universitaire\t31\t35\t16\t19 Les Canadiens ayant une réaction défavorable à l\u2019égard des restrictions budgétaires ont manifesté pour la plupart leur préférence pour la programmation de Radio-Canada (30 pour 100), d^loré le chômage que cela créerait (25 pour 100) ou, encore, le tort causé aux artistes canadiens (21 pour 100).Quant aux personnes en faveur des restnetions budgétaires, la moitié ont parlé de gaspillage à Radio-Canada tandis que d\u2019autres ont dit que c\u2019est une période de restrictions (29 pour 100) ou exprimé leur insatisfaction générale à l\u2019égard de la programmation de Radio-Canada (13 pour 100).Les résultats de ce sondage proviennent d\u2019entrevues menées entre le 21 et 23 février au domicile de 1,035 personnes âgées de 18 ans et plus.Un tel échantillonnage est fiable à 4 pour 100 près, 19 fois sur 20 A Qt Québec, Le Soleil, Jeudi 2S avril 198S DOSSIERS IDOCUI Uécote \u2018^alternative\u201d vue par le CSE Généraliser l\u2019idée d\u2019innovation «iop,- Dans un avis randu public récammant, la Consali supérieur da t\u2019éducadon sa prononça sur ias ax~ périancas d'écoia diUf \u2018*altarrwOva*\\ La consali croit qua Vitmovadon tMt surgir da Vansambia dam éco~ las at non pas saulamant da quaiquas cas «r* périmantaux isiMs.Nous putdlons mijMOd\u2019huI quaL ques axbaüs da Vavis émis par Vorganisma, ^ On Ta souligné dès le départ, l\u2019eiqiérience des écoles alternatives présente un intérêt qui déborde largement le seul réseau des écoles concernées.Ces écoles téntoignent de la persistance de besoins éducatifs qui ne semblent pas satisfaits par les écoles régulières.Elles portent aussi en elles-mêmes des questions qui touchent Ten-semble du système scolaire public.(-) par le Conseil supérieur de l\u2019éducation Dans tous les secteurs de l'activité, on reconnaît de plus en plus que la santé, le progrès et même le maintien des acquis passent par la capacité d\u2019innover.Il n\u2019en est pas autrement pour l\u2019éducation, cette entreprise culturelle qui met en relation des sujets et des mondes de signes eux-mêmes en constante évolution.L histoire de l'éducation, ici et ailleurs, montre à l\u2019évidence que les ap- firofondissements sont souvent onction du renouvellement.Innovation n\u2019est cependant pas synonyme d\u2019agitation ou de course au changement, ce que le monde de l\u2019éducation n\u2019a pas toujours su s\u2019épargner.Il est même arrivé que certains engouements s\u2019épuisent d\u2019eux-mémes, faute d\u2019enracinement dans des fondements solides et assimilés.On ne pense ici à aucune fringale de changement.On pense plutôt à l\u2019innovation réfléchie et menée en fonction d\u2019objectifs clairs et critiques.On peut l\u2019affirmer avec assurance: il se fait des innovations dans plusieurs écoles du Québec.Ces innovations témoignent d\u2019une pratique pédagogique diversifiée et soucieuse de créer des conditions favorables aux apprentissages des enfants.Elles naissent et meurent souvent, cependant, sans qu\u2019on en ait connaissance en dehors du lieu même où elles sont expérimentées.(.) Ces innovations reflètent les initiatives les plus diverses: formules d\u2019encadrement, ateliers d\u2019écriture, gestion du temps, apprentissage individualisé, ateliers de rythmique, etc., sans parler de pratiques comme celles des \"classes vertes\u2019\u2019 ou des \u201cclasses de neige\u201d qui font maintenant partie de notre patrimoine pédagogique.Toutes ces initiatives peuvent être considérées comme des innovations.Elles visent à améliorer l\u2019activité pédagogique des écoles régulières, sans pour autant mo-diher fondamentalement l\u2019ensemble du fonctionnement de l\u2019école.Le type de nouveajuté qu\u2019elles déploient n\u2019atteint pas davantage les structures du système, mais elles témoignent de ce qu\u2019il y a, dans le système, une capacité réelle de répondre à des besoins divers.Accessibilité Dans l\u2019ensemble de ces innovations.les écoles alternatives, les alternatives pédagogiques et les alternatives-curriculum (écoles .spécialisées: danse, musique, etc.) occupent évidemment une place particulière, puisqu\u2019elles innovent comme projet global d\u2019école, et non seulement comme expérience particulière à l\u2019intérieur d\u2019un projet d\u2019école qui n\u2019en serait pas radicalement modifié.Le fait que l\u2019alternative s\u2019institutionnalise formellement comme un projet global lui donne aussi une consistance et une portée auxquelles ne peuvent pas prétendre les projets plus ponctuels d\u2019innovation.Ce que le conseil veut souligner ici avec vigueur, c\u2019est que l\u2019innovation doit pouvoir surgir dans l\u2019ensemble des écoles et qu\u2019elle ne doit surtout pas être confinée dans les seules écoles alternatives.Autant on doit se réjouir que des écoles prennent des leaderships d\u2019innovation et développent des voies originales de fonctionnement, autant il serait inquiétant que les écoles régulières \u2014\t\u201cles écoles ordinaires du monde ordinaire'\u2019, comme disent certains \u2014\tdoivent se contenter de l'uniformité, voire de la grisaille.L\u2019é-colo alternative ne constitue qu\u2019une des voies de l'innovation et elle ne saurait à elle seule assurer la vitalité du système scolaire.Elle témoigne plutôt en faveur d\u2019un accès démocratique à l\u2019innovation.(-) Conditions L\u2019émergence de l\u2019innovation dans les écoles régulières suppose un certain nombre de conditions favorables, parmi lesquelles les attitudes d'accueil et de volohté de progrès des autorités scolaires comptent pour beaucoup.Comme sont aussi souvent déterminants, dans les cas qui exigent un soutien de recherche et d\u2019expérimentation proprement dites, les critères qui président aux choix budgétaires.En effet, en période d\u2019austérité budgétaire, il arrive fréquemment iüma Le SoJetI, Roiond MorcouB \u201d11 se fait des innovations dans plusieurs écoles du Québec.elles naissent et meurent souvent, cependant, sans qu'on en ail connaissance en dehors du lieu même où elles sont expérimentées.\u201d que les projets de recherche et d\u2019innovation écopent en premier et soient déclarés \u201cluxueux\u201d.Où qu\u2019ils soient pratiqués, de tels choix sont à courte vue A défaut d\u2019espérer avec réalisme des res- sources nouvelles qui ne viendront vraisemblablement de nulle part, les instances de décision sont ultimement renvoyées à leur hiérarchie des valeurs et des pnorités.Le conseil est d\u2019avis que l\u2019aide au progrès réfléchi et au renouvellement pédagogique devrait y être maintenue au haut de la liste.Les consultations du conseil ont aussi fait apparaître d\u2019autres fac- teurs importants pour l\u2019avenir de l\u2019innovation dans les écoles.Le premier concerne la stabilité de l\u2019équipe des éducateurs de l\u2019école; le second a trait à la formation de ces éducateurs.(.) Contre l\u2019uniformisation q \u2014 Ayant décidé d\u2019étudier le dossier des écoles alternatives, le Conseil a rapidement et inévitablement été amené à traiter de Pensemble du système scolaire, soas un angle qui correspond précisément à cela même dont veulent témoigner les écoles alternatives, celui de l\u2019innovation et de la diversité d« services éducatifs offerts à l\u2019ensemble des élèves.Les écoles alternatives existent Elles sont manifestement voulues.Elles répondent tout aussi manifestement à des besoins réels.Il s\u2019y fait des choses valables et intéressantes, même si certaines questions doivent être soulevées et même s\u2019il y a place pour des améliorations.En les étudiant d\u2019abord en elles-mêmes, on a pu mettre en lumière les réponses onginales que ces écoles publiques apportent à des besoins clairement expnmés.Mais cette étude conduit d\u2019elle-même à s\u2019interroger sur la capâcité de l\u2019ensemble des écoles régulières de susciter l\u2019innovation et de faire place à la diversité.L\u2019école alternative peut-elle être le lieu exclusif de l\u2019innovation et de la diversification des services?L\u2019école régulière doit-elle être contrainte à l\u2019uniformité et à la grisaille?Doit-elle assumer seule l\u2019application de tous les principes de l\u2019égalité en éducation et de toutes les politiques officielles qui s\u2019y appuient?Le Conseil ne prône absolument pas l\u2019uniformisation des services éducatifs, encore moins leur nivellement par le plus petit commun dénominateur, voire Un égalitarisme qui serait finalement inéquitable.Il ne récuse pas davantage qu\u2019on cultive l\u2019excellence et qu\u2019on veille à l\u2019émergence d\u2019une élite basée sur le talent et l\u2019effort.Il ne se scandalise même pas de ce que tous les élèves ne reçoivent pas des services évalués au même coût.Il recommande seulement que l\u2019innovation et la diversité soient aussi possibles dans les écoles régulières, dans toutes les écoles régulières.Et cela, ouvertement, plutôt qu\u2019à la faveur de mécanismes officieux permettant de contourner discrètement les objectifs prônés par les politiques communes.L\u2019école alternative constitue une voie légitime, intéressante, pleinement acceptable dans un système public démocratique.Mais elle ne peut être la solution privilégiée, encore moins la solution unique pour favoriser l\u2019innovation et la diversité.Il importe qu\u2019elle s\u2019inscrive dans des politiques destinées à assurer et à promouvoir la diversification des projets et des services éducatifs dans l\u2019ensemble du système scolaire public.Sans quoi, c\u2019est l\u2019égalité des chances et l\u2019accès démocratique à des serv ices de qualité qui pourraient être remis en cause.( .) IPOlKT DE VUEI Les insecticides microbiologiques contre la tordeuse Une heureuse alternative au chimique L'utilisation d'insaedeidaa microbiologiquas'contra la tordeuse des bourgeons de Vépina^ n'a pas fini de faine couler de l'ancra.Cetto fois, c'est l'As-sodaridon des microbiologisfaa du Ûuébec qui sa porte à la défense d'un da cas insecHcidas controversés, te B.T, Nous publions le point de vue da Vasaodation.des biologistes du (^bec (AMQ) désire prendre part au délMt concernant l\u2019utilisation d\u2019un insecticide \u201cmicrobiologique\u2019\u2019 contre la tordeuse des bourgeons de Pépinette et son innocuité envers les populations humaines.par l'Association des microbiologistes du Québec Ce débat refait surface fréquemment dans les journaux (voir les articles de Ixiuis-Gilles Fran^ coeur dans Le Devoir du 1er octobre 19S4 et de Raymond Gagné dans LE SOLEIL du 10 octobre 1984).On met en doute dans ces articles l\u2019innocuité de la bactérie utilisée (le Bacillus thuringiensis) envers lœ humains en laissant même entendre qu\u2019elle est potentiellement pathogène.En tant que microbiologistes, nous tenons à faire quelques mises au point dans ce dossier.Il n\u2019existe actuellement aucune preuve concluante d\u2019un pouvoir pathogène de cette bactérie pour l\u2019homme.Le Bacillus thuringiensis (B.t.) a été et est utilisé depuis 25 ans aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique, en Asie et en Australie avec l\u2019autorisation des autorités gouvernementales de nombreux paj\u2019s.L\u2019émission des permis d\u2019utilisation est accordée seulement qu\u2019après de nombreux tests de sé-cunté du B.t.vis-à-vis des mammifères aient été effectués par des organismes gouvernementaux, des compagnies productrices et des chercheurs.On l\u2019utilise fréquemment contre des insectes ravageurs en agriculture, en foresterie et en horticulture.Aux Etats-Unis, depuis 1958, les cultivateurs peuvent l\u2019utiliser dans la lutte contre les insectes s\u2019attaquant aux légumes.On peut penser que les consommateurs de ces légumes ont ingurgité une certaine quantité de B.t.depuis cette date.On utilise également le^.t.sur une grande échelle dans certains Même si aucune certitude scientifique n'existe, on peut affirmer, selon les microbiologistes, que le B.T, ne présente aucun danger sérieux pour l'homme.pays tropicaux pour lutter contre des insectes piqueurs (moustiques, mouches noires, etc.) vecteurs de maladies humaines (malaria, onchocercose.etc.).Dans ces pays, certains programmes d\u2019épandage sont réalisés sous l\u2019égide d\u2019organismes internationaux comme l\u2019Organisation mondiale de la santé.En Afrique, actuellement plusieurs tonnes de B.t sont répandues dans les rivières pour lutter contre la mouche noire.Dans aucun de ces pays, on n\u2019a observé d\u2019épidémies attribuables au B.t Nous tenons à rappeler également que l'on trouve cette bactérie naturellement dans le sol de nombreuses régions du monde y compris dans certaines régions d\u2019Aménque du Nord C\u2019est une bacténe assez commune et il est probable que plusieurs individus ont été en contact avec elle en dehors de tout épandage d\u2019insecticide microbiologique.Il est normal que l\u2019on retrouve du B.t dans la gorge, le nez et le système digestif des personnes demeurant près des lieux d\u2019épandage.Tout comme il est normal que l\u2019on retrouve dans la gorge, le nez et les intestins d\u2019un individu en bonne santé de nombreuses bacténes provenant de son environnement immédiat lEschenchia coli par exemple).On n\u2019en conclut pas pour autant que ces bactéries sont pathogènes pour l\u2019homme.L\u2019équation \u201cprésence de B.t.égale pouvoir pathogène\u201d nous semble peu scientifique.Le fait que des individus ayant été exposés aux épandages de B.t.produisent des anticorps contre cette bactérie n\u2019a également rien d\u2019inquiétant Un individu exposé à Escherichia coli produira lui aussi des anticorps contre cette bactérie sans qu\u2019on puisse nécessairement conclure qu\u2019elle est pathogène.De plus, nous nous posons quelques questions quant à la valeur des tests sérolo^ques utilisés qui semblent donner des résultats peu précis.En effet, chez des sujets témoins n\u2019ayant pas été exposés au B.t., on a observé une légère réaction.Programmes de surveillance Même SI en science aucune certitude absolue n\u2019existe, on peut donc affirmer que le B.t.ne présente aucun danger sérieux pour l\u2019homme.On souscrit néanmoins, afin de rassurer définitivement les populations habitant les zones soumises >aux épandages, à la recommandation du Département de .santé communautaire de Rivière-du-Loup d\u2019instituer un programme de surveillarKC médico-en-vironnementalc dans les zones d\u2019épandage.Mais nous nous demandons sérieusement pourquoi un tel programme de surveillance médico-environnementale n\u2019a pa.s été exigé avec autant de force lorsqu\u2019on a procédé aux épandages d\u2019insecticides chimiques dans le passé.De plus, nous demandons qu\u2019un contrôle de la qualité soit effectué sur chaque lot d\u2019insecticide microbiologique vendu uu.fabriqué au Canada.Nous croyons que sous ce débat se cache finalement une lutte entre les industries d\u2019insecticides chimiques et les industries d\u2019insecticides microbiologiques.Les arguments employés sont souvent peu scientifiques.Il est maintenant reconnu que les insecticides microbiologiqucs en général sont plas spécifiques que les insecticides chimiques.En effet, ils ne s\u2019attaquent souvent qu\u2019à un seul groupe ou une seule espèce d\u2019insectes contrairement aux insecticides chimiques.Ils laissent moins de résidus hautement to xiques dans l\u2019environnement et ne s\u2019accumulent pas dans la chaîne alimentaire.A l\u2019heure où au Québec l\u2019on parle de biotechnologie, il nous semble que l\u2019utilisation et la production d\u2019insecticides micro-biologiques plus sécuritaires et plus sélectifs devraient faire partie des priorités de notre société dans le (tomainc de la recherche appliquée.L\u2019Association des micro-biologistcs par mon intermédiaire tient à appuyer les efforts pour promouvoir l'utilisation des insecticides microbiologiques en remplacement des insecticides chi-miqes B-4 Québec.Le SoMI.ieudi 25 avril 1985 iji ennmiAiÆ PrCtKMnl du ConMil «1 Editeur JACOUft-O.FRANCOEUR RMecleur en chef et Editeur ed|Oinl ALAIN OUILBERT President et directeur 9eflefel RAUL-A.AUOET Directeur de I irdermetion GILBERT ATNOT Vice-president et trésorier CHARLES-A.ROUUM Directeur de I editonei JACQUES OUMAIS par JmcQum» DUMAIS L\u2019art de banaliser la misère Lors du dépôt aux Communes, mardi, du rapport du comité d\u2019étude Fraser sur la pornographie et la prostitution au Canada, le ministre fédéral de la Justice, M.John Crosbie affirmait qu\u2019il n\u2019agira qu\u2019à l\u2019automne pour adapter les lois à ce phénomène social délicat et troublant.Mais le ministre apparaît plus impatient lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019amender le code criminel pour dissuader les prostitué(e)s de s\u2019adonner à leur commerce dans la rue.Cette réaction première de M.Crosbie à une étude de deux ans conduite sous la présidence de l\u2019avocat van-couverois Paul Fraser traduit bien la tendance du monde politique à balayer un dilemme de société plutôt que de le cerner à sa source même et globalement.Le comité Fraser fut justement mis sur pied par le gouvernement Trudeau à la suite d\u2019un tollé des conseils municipaux face à l\u2019escalade, nocive pour les maisons d\u2019affaires et la valeur des terrains des centre-ville, de la prostitution adulte ou juvénile.Depuis la crise économique.en effet, la rareté de l\u2019emploi a décuplé le nombre de femmes, d\u2019hommes et d\u2019enfants qui vendent leur corps souvent comme seul moyen de subsister.Quelque 92 pour 100 de la population canadienne pense que la prostitution est là pour demeurer ou constitue une fatalité de la nature humaine.Fort de ce sondage et des audiences qu\u2019il a tenues, le comité Fraser propose donc de décriminaliser ce métier, du moins pour les adultes consentants.Il affirme même qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un commerce comme un autre mais qui doit pouvoir s\u2019exercer dans la \u201cdignité\u201d et la \u201csécurité\u201d.\u2022 \u2022 \u2022 Un tel état d\u2019esprit est peut-être tristement réaliste mais il tend aussi à banaliser la misère individuelle et ses coûts socio-économiques pour une société.Puisque la prostitution existe depuis les Pharaons d\u2019Egypte, sem-ble-ton se dire, il n\u2019y a rien qu\u2019on puisse faire pour la rendre moins invitante hormis d\u2019apprendre à vivre avec les maisons closes qui, en conformité avec des lois plus modernes, forceraient les prostitué(e)s à payer leurs impôts comme tout le monde tout en ne dérangeant plus personne dans les lieux de :ommerce réputés pius licites.Ce scénario d\u2019un cynisme inénarrable n\u2019est pas fondamentalement celui du comité Fraser puisqu\u2019il incite le fédéral et les provinces à s\u2019engager moralement et financièrement à éliminer les causes économiques et sociales qui sous-tendent la prostitution.Mais le seul fait de vouloir la décriminaliser n\u2019incitera pas, bien au contraire, les gouvernements à court de revenus et qui sabrent dans les budgets sociaux à prévoir des programmes d\u2019aide pour les prostitué(e)s qui voudraient vivre autrement que par le marchandage de leur corps.La prostitution s\u2019apprend et se pratique dès la prime jeunesse.Le comité Fraser peut bien recommander des sanctions plus lourdes à ce stade et dans le cas du proxénétisme ou de la \u201cconsommation\u201d violente.Mais par définition, la prostitution appelle la violence, sinon physique, à tout le moins morale.Ceux et surtout celles qui parviennent à sortir de ce guêpier infernal y laissent souvent leur dignité la plus élémentaire ou deviennent des loques humaines.Voilà pourquoi toute forme de décriminalisation en ce domaine doit être envisagée avec une infinie prudence et surtout pas suivant la priorité apparente du ministre Crosbie de vider la rue au profit d\u2019une consommation plus chaste.La voie publique, d\u2019ordinaire, abrite les prostitué(e)s les plus pauvres et qui ont le plus besoin de l\u2019aide de la communauté.fmfm' D ''5Al5-TaÇÂWEME mWTt PLOj MAINTtNAMT Oje c£ u'e5r pm mtm.:.' / ILE POIIITI Meubler l\u2019économie par Vlanney DUCHESNE L\u2019industrie du meuble du Québec n\u2019a pas le choix; elle devra séduire les consommateurs étrangers pour s\u2019assurer une part du marché international de l\u2019ameublement si elle désire survivre.Les fabricants de meubles de bureau, eux, font déjà face à cette réalité quotidienne.Le Québec compte pour le tiers dans la fabrication de meubles au Canada.Ici, comme dans le reste du pays, cette activité économique, qualifiée de secteur mou, est confrontée à un marché domestique en régression et à une concurrence de plus en plus coriace.Ensemble, les quelque 400 entreprises québécoises ont assuré de l\u2019emploi à 14,000 travailleurs en 1984 et produit des biens pour une valeur frisant le milliard de dollars.Il suffit d\u2019y ajouter les retombées indirectes pour se rendre compte qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une activité économique qu\u2019on ne peut laisser dériver.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que le gouvernement québécois a réalisé en versant $15 millions à certaines de ces entreprises, au cours des cinq dernières années, et en acquittant le coût de nombreuses études pour sonder la santé économique de cette industrie.Les spécialistes et les intervenants en sont arrivés à pointer l\u2019exportation comme planche de salut.Quelques-uns l'avaient déjà compns dans le milieu.A titre d\u2019exemple, la firme Rougier qui réussit à écouler 80 pour 100 de ses produits aux Etats-Unis parce qu'elle offre des articles que les grosses usines américaines peuvent difficilement fabriquer sur les chaînes.Ou encore en attirant les Américains par des prix alléchants grâce à la complicité d\u2019un dollar canadien faible et une marge de profits insignifiante, comme le fait Mobilier H.P.L.Si bien d\u2019ailleurs que le Canada, en 1984, a exporté pour $500 millions et importé pour $395 millions dans le domaine de l\u2019ameublement.Mais, pour l\u2019ensemble de l\u2019industrie, il faut une solution plus globale.Un premier pas en ce sens fut certes la création d\u2019un comité de travail, à l\u2019issue de la conférence socio-économique du mois de juin 1983, visant à mettre sur pied un consortium qui réunirait les fabricants désireux de vendre chez nos voisins du Sud.Malheureusement, on ne peut attendre de résultat de ce comité avant plusieurs années.La prudence y est de mise.Une attitude compréhensible quand on songe à la complexité d\u2019une action planifiée pour prendre d\u2019assaut un marché étranger.D\u2019autant plus que plusieurs hommes d\u2019affaires conservent encore un arrière-goût des expériences passées qui n\u2019ont pas produit les fruits prévus.Tout comme on ne peut espérer retirer des bénéfices véritables d\u2019un nouveau marché avant 4 ou 5 ans.comme l\u2019admettent les exportateurs français eux-mêmes.Entre-temps, les fabricants doivent donc tirer profit des expositions pour créer de l\u2019intérêt autour de leurs produits, à l\u2019exemple de quatre d\u2019entre eux, à Chicago il y a un an, qui ont vendu pour $45 millions (US).Les acheteurs étrangers n\u2019hésitent pas généralement à reconnaître que le Québec offre des meubles de qualité.Mais, dans un marché qui rétrécit, il faut redoubler d\u2019efforts, faire preuve de créativité et d\u2019innovation.La mise en marché, la publicité et l\u2019information deviennent des outils de premier plan pour convaincre les décorateurs, les architectes et les marchands que le \u201cfait au Québec\u201d vaut bien le \u201cfait ailleurs\u201d.HBLOC-NOTESHI Louis-A.Vachon, cardinal La nomination par le pape Jean-Paul II de l\u2019archevêque Mgr Louis-Albert Vachon au poste de cardinal est la preuve renouvelée de l\u2019importance accordée à Québec au sein de l\u2019Eglise catholique.Le plus vieil évêché d\u2019Amérique du Nord est de nouveau dirigé par un prince de l\u2019Eglise.Mgr Vachon a succédé au cardinal Maurice Roy en avril 1981.Cette nomination est également une marque d\u2019estime et d\u2019appréciation donnée par le pape au primat de l\u2019Eglise canadienne et une retombée signifiante de la visite triomphale du souverain pontife au pays, l\u2019automne dernier.Depuis quatre ans qu\u2019il préside l\u2019Assemblée des évêques du Québec, le nouveau cardinal a su imprégner sa marque sur les prises de position du clergé québécois.Sans être considéré comme le porte-parole des milieux catholiques les plus progressistes, puisqu\u2019il mise davantage sur la continuité et l\u2019oeuvre du temps que sur l\u2019éclatement de l\u2019enseignement traditionnel, Mgr Vachon est tout de même convaincu que l\u2019Eglise doit innover face aux valeurs nouvelles apparues dans la société.Dogmatique et défenseur acharné des messages papaux, Mgr Vachon souffre du divorce entre les croyances des chrétiens d\u2019ici et leur vécu, entre leur appartenance à l\u2019Eglise et leurs opinions personnelles sur des sujets comme la place des femmes dans l\u2019Eglise, la contraception, l\u2019avortement, le divorce et le statut marital des religieux.L\u2019innovation souhaitée par le nouveau cardinal ne semble donc pas toucher le contenu de l\u2019enseignement papal, mais une approche nouvelle face à l\u2019expression de la foi, particulièrement chez les jeunes, dans le but de réconcilier les croyances et le vécu.Le mandat du cardinal Vachon comme archevêque de Québec prendra fin dans deux ans, lorsqu\u2019il atteindra l\u2019âge de 75 ans.Son élévation au cardinalat lui permettra entretemps de consolider ses positions sur l\u2019assemblée épiscopale québécoise et de convaincre avec plus d\u2019autorité, si nécessaire, les catholiques d\u2019ici d\u2019har-moniser leur vie avec les grands objectifs que Jean-Paul II a énoncés au cours de sa tournée canadienne.Vincent CLICHE IPOINT DE VUEI Le drame de Newport et l\u2019imposture de la CSN par Yvon BOUDREAU Pour bien comprendre les événements qui secouent depuis deux mois le paisible village de Newport, en Gaspésie.il faut faire un petit recul historique de deux ans.C\u2019était en mars 1983, lors de l'agonie de la Fédération coopérative des pécheurs unis du Québec et du projet encore imprécis des pêcheurs de l\u2019endroit de créer leur propre entrepose de transformation de poisson.Un mois plus tard, le ministre fédéral des Pêches et des Océans.M.Pierre de Bané, venait brouiller les cartes en proposant de prolonger de quelques mois (d\u2019un an finalement) la vie végétative de Pécheurs unis du Québec.Les pécheurs de Newport, appuyés jusqu\u2019au bout par le ministre de l\u2019Agriculture, des Péchenes et de l\u2019A-lunentation du Québec, ont tenté de mettre en échec le plan fédéral, du moins dans leur village.Ils se sont heurtés à l\u2019obstination aveugle de M.de Bané et à l\u2019alliance de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avec le gouvernement fédéral.En effet, la CSN a salué l\u2019intervention improvisée du gouvernement fédéral avec une servilité qui dissimulait mal ses intérêts corporatifs.Elle s\u2019est associée à un gouvernement en chute libre qui ne pouvait faire autrement, en période préélectorale, que de céder au pouvoir de chantage du syndicat représentant les travailleurs des usines où M.de Bané venait de garantir le plein emploi.La CSN a bondi sur cette proie, désireuse d\u2019en profiter, d\u2019en abuser même, le temps que ^ durerait, sans s\u2019interroger sur les perspectives d\u2019avenir de ce sauvetage injustifié d\u2019une coopérative moribonde et rejetée par la majorité de ses propres membres.Pendant que \u2019\u2019fort\u201d de cet appui coûteux, le gouvernement fédéral rénovait vaille que vaille l\u2019usine désuète de Pécheurs unis â Newport, les pécheurs hautuners de ce village, soutenus par le ministre Jean Garon et le gouvernement du Québec, construisaient, en 1984, une nouvelle usine à quelques métrés de la première.C\u2019était un coup audacieux, téméraire même.Mais ces hommes étaient convaincus que le gouvernement fédéral n\u2019était pas à Newport pour y rester et que très bientôt, il faudrait compter sur un partenaire plus fiable.Le pnntemps 1985 leur donne raison.Le gouvernement fédéral, qui n\u2019a plus à justifier son entêtement, a compns qu\u2019il serait financièrement suicidaire de poursuivre les activités à l\u2019usine de Newport.La seule usine de transformation de poisson qui \"opérera\u201d à Newport, en 1985, sera celle où les pêcheurs sont actionnaires.L\u2019usine que la CSN a combattue avec la plus grande vigueur.C\u2019est la même CSN qui réclame aujourd\u2019hui, avec les procédés de la gué-nlla, la pnonté d'emploi pour les travailleurs de l\u2019usine nvale qui est maintenant fermée.C\u2019est de l\u2019imposture! On ne peut pas contorsionner à ce point le code du travail et la simple décence.L\u2019indignation qu\u2019affiche la CSN à Newport est tellement grossière et fausse qu\u2019elle s\u2019apparente étrangement à de la provocation.On comprend l\u2019hésitation, pour ne pas dire la frousse, que ressentent les actionnaires de la nouvelle usine de Newport devant les avances de la CSN.Cette usine va coûter quelque $15 millions.Même avec les généreuses subventions du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, la rentabilité d\u2019une telle usine demeure précaire.Il faudra un haut degré de productivité, une production d\u2019excellente qualité et une gestion ferme pour \"faire ses frais\u201d.Ces exigences se traduisent par une certaine solidarité des employés avec les actionnaires, par des rendements su-péneurs de la part des travailleurs, par des horaires flexibles, par une mobilité de la main-d\u2019œuvre et une compréhension du syndicat à l\u2019égard des paiticulantés du secteur des pèches, toutes choses qui répugnent viscéralement aux théoriciens de la centrale syndicale.Il faut savoir en effet que la CSN a un lourd dossier dans les pêcheries gas-pésiennes.Elle a connu, chez Pécheurs unis du Québec, des conflits durs et répétitifs.Même au pire moment de la crise financière de la Fédération coopérative, la CSN n\u2019a fait aucune concession qui aurait pu permettre de rouvrir les usines, de sauvegarder les emplois et de repousser peut-être le naufrage financier qui s\u2019en venait On peut tirer toutes les conclusions qu\u2019on voudra sur la querelle fédérale-provinciale dans le secteur des pèches et sur le soutien du gouvernement du Québec au projet des pêcheurs de Newport.Il n\u2019en demeure pas moins que ces derniers ont investi tous leurs actifs et tout leur espoir dans ce projet.Ça ne doit pas rater.Que les vautours de la CSN viennent aujourd\u2019hui revendiquer leur part de pitance après avoir déchiqueté seuls les restes de Pécheurs unis, c\u2019est abusif et provocateur.Bien sûr, il faut combattre la violence sous toutes ses formes.Que la CSN, de grâce, cesse ses fumisteries à Newport Qu\u2019elle ait au moins la décence de laisser démarrer ce projet ambitieux.Ce n\u2019est prtK)ns de tntev fraîches et deux botssoas ga/eases de format fno>-erv Un coupon seulement par deux clients Offre valable lusqu au.Veuillez remenre ce coupon avant de pa.s&er ta commande Taxe de vente en supplément sdya beu Ventes additionnelles_________ 2P0UR1 HAinBURGER f'resente/ ce cvxjpon a n importe quel restaurant Harvev s participant au Québec Vous recevre/ deux hamburgers Harvev s pinjf le pnx d un Un ccHjpon seulement par client, par repas L>tfre valable lusqu au .Veuillez remettre ce coupon avant de passer la commande Taxe de vente en supplément s U y a beu Ventes additionrteUes_________ 2P0UR1 HOT-DOG Présentez ce coupon a n importe quel resuurant Harvev s partKipant au Québec Vous reccvTez deux bot dogs Harvev s pour le pnx ii un Un coupon seulement par citent par repai Offre valable lusqu au.Veuillez rrrneme ce ctxipon avant de pasber la commande Taxe de vente en supplément s il y a lieu Ventes\t- HARVErSFUrrDEBIEN B0NNESCH0SE& HARVKV.* Québ«c, L« SoMI, jMidl 25 avHI IMS Québ«c, Le Soleil.Montmagny: la Maison des Jeunes, relancée 6 MONTMAGNY \u2014U MalMndMicuDM de Montmasny (12-18 ans) avait dû interrompre son activité pendant phiaieurs mois, faute de nwyens financien et de fréquentation.Mais, depuis ia semaine dernière, une nouveOe équipe d\u2019animateurs, dont phuieurs sont bénévoles, réussit 4 lui donner un élan nouveau.par oms PEPIN Un conseil d'administration, présidé par M.Alain Bemier, a réuni une dizaine d\u2019animateurs et a donné une toute nouvelle atmosphère au local situé 15 rue Champlain.Tout l\u2019intérieur vient d\u2019être réaménagé et redécoré pour que les jeunes s\u2019y plaisent et puis- du Québec.sent organiser les activités socio-culturelles qu\u2019ils désirent L\u2019activité s\u2019y déroule de 18h à 22h, sur semaine, et de 13h à minuit en fin de semaine.Le CLSC Antoine Rivard contribue largement à cette reprise d\u2019activité, en prêtant les services d\u2019un travailleur conununautaire, M.Michel Côté.La principale ressource rémunérée est constituée de trois jeunes gens embauchés, pour une période de 30 semaines, gréce k une subvention s\u2019inscrivant dans le cadre du programme Canada au travail Les administrateurs de la maison sont néanmoins préoccupés par la question de Tinancement à moyen et à long terme.Ils ont déjà adressé une demande d\u2019aide au ministère des Affaires sociales Les éleveurs de renards du Chaîne stéréophonique Teclinics- i^r3CiiyîTi Québec s\u2019organisent seuls e THETFORD-MINES - Les éleveurs de renards du (Québec ont décidé de quitter les rangs de rAssociation des producteurs de fourrures du Québec pour se regrouper en un organisme autonome.__________________ par Fortunat MARCOUX (du bureau du Soleil) IMAGE Déjà une trentaine des 83 éleveurs de renards au Québec ont adhéré à la nouvelle association dont la réunion de fondation a eu lieu en février dernier, à Black-Lake.Un éleveur de Black-Lake a conrié au SOLEIL, hiçr, que ces défections étaient attribuables au fait que l\u2019association des producteurs de fourrures se préoccupait davantage du sort des éleveurs de visons.La nouvelle association est à effectuer un sondage auprès de ses membres et autres éleveurs de renards en vue de l\u2019organisation d\u2019un colloque sur l\u2019alimentation en juin et de la tenue d\u2019une exposition en novembre.Les éleveurs sont invités également à répondre à un questionnaire portant sur les symptômes et les maladies des renards auxquels ils sont confrontés.L\u2019exécutif est formé de MM.Vital Lemay, de Saint-Robert-sur-Richelieu, président, Paul-Emile Dubois, de Black-Lake, vice-président, Jean-Guy Jacques, de Saint-Adrien-d\u2019Irlande, secrétaire.MM.Robert Leblanc, de Saint-Ray-mond-de-Portneuf, et Jacques Boisvert, de Saint-Neizaire, dans Bellechasse, ont été élus directeurs./ameubleme Métallurgie: un centre spécialisé est créé AQ SL-MTR-M Mégnûfobcopt û 99\ttronial manda M cèPto-Miactaur da 106 canaux 4 programmai / 14 lOurs VT®* ameublement \u2018KIT\u201d JUVENILE petit ^ DI3IMZ>C comprenant: a base de lit \u2022\ttiroirs \u2022\tetagere 60' e commode 3 tiroirs Disponible en 4 couleurs (matelas en sus) $ POUSSETTE Plus de 20 modèles differents en magasin DYN-O-MITE CHAISE A POSITIONS MULTIPLES \u2022\tbras réversibles \u2022\tse couche compieieirient \u2022\troues pivotantes ou fixes \u2022\taccessoires inclus Silvercrest ou Venus pouvant aussi'servir dans la voiture Le tubulaire, c'est notre affaire! LIT GIGOGNE No 138 (matelas en sus) $ 6 Un centre spé-ciaUsé en métallurgie sera bientôt établi au collège de Trois-Rivières.La nouvelle a été annoncée, ces derniers jours, par le ministre Yves Bérubé, alors qu\u2019il était en visite ^ns cette institution.Le ministre s\u2019est dit convaincu que la création d\u2019un centre spé cialisé dans ce domaine à Trois-Rivières soit un bon investissement pour le développement économique du Québec, d\u2019autant plus que le collège de Trois-Rivières est le seul de la province à dispenser de la formation dans les technologies des procédés\tmé- tallurgiques et du contrôle de la qualité.En 1982.le collège et son département de métallurgie s\u2019étaient dotés d\u2019un bureau de recherche appliquée en métallurgie appliquée.Le BRAM a déjà commencé à offrir ses services à quelque 204 PME spécialisées en première transformation des métaux et en fabrication des produits métalliques Résider sur IHe de Montréal pour travailler à la CUM 199' urbaine devront No 700 COUCHETTE AMISCO 4 couleurs disponibles Jusqu a epuisemeni des stocks UT SIMPLE No 158 ( matelas en sus 79 $ LiOVJVJ a \u2022\tP,an mis\u20ac œ côte \u2022 Charge» \u2022\tMaster Card \u2022\tPlan txxTgetâire ameublement RAI SPCCIALISTE OE MEUBLES ET ACCESSOIRES POUR ENFANTS.A PRIX 0 AUBAINE etit \u2022 livraison gratuite a I achat de b0$ et plus # Aucun prta n est donrie par telephone en \\PRINCE X.\tinc.^ LE PLUS GRAND CHOIX OE MEUBLES POUR ENFANTS e MONTREAL (PC) \u2014 Les nouveaux employés et les nouveaux cadres de la Communauté de Montréal habiter dans l\u2019ile de Montréal Le comité exécutif de la CUM vient effet d\u2019adopter une po litique de résidence à l'égard de ses nouveaux employés et en fait une condition d'embauche, ou, à l\u2019égard des employés actuels.une condition de promotion à un poste de cadre.\u201cAfin d\u2019optimiser l\u2019intérêt de ses employés dans le développement rationnel des activités de la communauté, celle-ci entend exiger de ses nouveaux employés qu\u2019ils maintiennent résidence sur le territoire que dessert la CUM ou, le cas échéanu que 245, 71e Rue est, Chariesbourg - 628-3583 (près de Henri-Bourassa) 155, route Kennedy, Lévis - 835-1825 ces nouveaux ployés s\u2019engagent à y demeurer, à l\u2019intérieur d\u2019un délai fixé\u201d lit-on dans un rapport du chef de la division des ressources humaines.M Serge Beauregard L\u2019ensc l\u2019acup collèg 6 L* CooMÜ des cepte pu que Is seignement Bupéitour, et de la Techaoiofh diptôiiie coDègial d1 programme de teclw t } r 't* I Québ«c.L« 8ol«il.(Midi 25 avril 1985 L\u2019enseignement de l\u2019acupuncture doit être fan dans les collèges publics e L* CoiiMil dM coOègM a*ac-ceptc pu que le miiiittre de PEa* seigneosent mpéiieur, de ta Science et de ta Technologie décerne un diplôine coOégtal\tpour un prognnune de techniquw en uu> puncture offert per une initltution privée.par Jaan~Clauda RIVARD Ni le conseil, ni sa Commission de renseignement professionnel ne sont d'accord que le ministère approuve un tel programme dans le seul but de satisfaire les exigences de ta Im médicale.Si un programme en techniques d\u2019acupuncture doit être créé au Québec, ü doit l'étre dans un collège public et il doit être soumis aux mêmes exigences que ta création de tout autre programme, tant au niveau de rétude de pertinence que de l'analyse des besoins actuels de la société québécoise.Interrogé, hier par LE SOLEIL, le président de la Commission de la formation professionnelle, M.Claude Simard, a déclaré que ce dossier est \u201cd\u2019une grande unportance\".C'est ta première fois que le conseil croit nécessaire d'élever la vou face à rinitiative du ministère destinée à couronner trois années d\u2019études collégiales en institution pnvée par Toctroi d'un dipldme d\u2019Etat M.Simard s\u2019est montré inquiet face au contenu du programme que le mmistre s\u2019apprête à approuver, pour sortir de l'illégalité les institutions pnvées qui enseignent l'acupuncture sans le permis gouvernemental exigé par ta loi médicale du Québec.Ce programme d'études comporte de fp-aves lacunes, a-t-il dit.\u201cIl est impérieux qu'il soit révisé et refondu, pour garantir ta protection du public aussi bien que des futurs étuÀants''.L'acupunctura Introduite au Québec en 1965-1966, Tacupuncture s'est développée sans trop de contrôle jusqu\u2019en 1973, avec la mise en place de l\u2019Office des professions.En 1977, ta loi médicale a été modifiée de façon & permettre à certaines personnes de pratiquer l'acupuncture sous le contrôle de la Corporation professionnelle des médecins.Ces modifications définissaient aussi le mode d'admission à la profession et l'encadrement de l'acupuncture pour les acupuncteurs non-médecins.B-11 Un projet de règlement soumis en 1979, revenu en 1964, imposait aux acupuncteurs non-médecins l\u2019o-bligatKMi de détenir un diplôme collégial en techniques d\u2019acupuncture, comme condition minimîde cfad-missibibté aux examens donnant accès au
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