Le soleil, 23 mars 2002, Cahier D
[" Cahier I) LE SOLEIL .E SAMKIU MAK> iMMIj Alain Dubuc Mythes et réalités sur les frais de scolarité D 4 La communauté crie à l'heure de la paix des Braves D 2 et D 3 »\u2022- âL \\ Les dossiers de la DP J, la pointe ê t ricebeii; Bon nombre d'abns physiques sur les enfants passent inaperc^iis ¦ Des liistoires eonime eelle de la petite Franeesea Ainé-dét'-Dai^e, morte à deux ans après avoir [tassé 15 minutes sous la douelie d\u2019eau froide, suseitent la révolte.Mais ee cas extrême de mauvais traitements envers un enfant n\u2019(\u2018st pourtant que la pointe de l\u2019ieeber^\u2019.\\\u2019y a-t-il pas !),(> \"/\u201e des mères québéeoises qui usent de violenet' physique majeure envers leurs enfants ?Ft la DIM est loin de tous les eonnaître.év m % \u2018 \u2022 :>.s¥T ii', r f -\t?m' / *$ \u2022V i» ».Les enfants » corrigés» à répétition ront à court terme régresser, s'isoler et présenter des reculs scolaires.À long terme, le développement de leur personnalité peut être entravé et ils risquent de devenir * d'étemels perdants ».nombreux eas passenl en effet inaperi^us (\u2019erlaitis ^ paree qu\u2019ils tie biissetil pas de iraees.D\u2019autres, par-1 ee que l\u2019eiifaiit est trop petit pour s\u2019cmi piaiiulre, ou j alors bien avisé de ne pas s\u2019ouvrir « la trappe», sous peine de représailles.Fs déeès d\u2019enfants de (Juébee, en a vu et en voit encore de toutes les couleurs.Enfants seettués, jjiflés, serrés fortement, frtqi-pés à coups de poiiiff, de eeintun', de bâton, brûles, les mains ébouillantées, contusions multiples.La litanie remue l\u2019estomae le plus eoriaee Une étude du psyetioloffue Catnil Mouchard, publiée en 19!t!l, révélait que la moitié d(\u2018s mères québéeoises \u2014la situation est la même pour le Canada\u2014 font preuve de violence physique mineure, comme la fessée, envers leurs enfants.Déjà là, le IV Labbé trouvt' la médecine plutôt eoriaee.Mais quand la même étude miiis dit que l),ti%) des mères font preuve de violene»* maj(*ure, il est drôlement inquiet.«Ça veut dire que le phénomène dépasse larjreinent ee que laissent voir les smils ehiffn-s de la DIM.» DKRAl\u2019AfiES 1^ Ce que les professionnels voient le plus souvent, ee sont les « corrections physiques qui ont déra|)é ».« De 70 a H()% de tous les eas d\u2019abus physiques que je vois », indique le D' Labbé.Des enfants qui arrivent avc'c la marque d(\u2018 la trifle au visafTe, eelle des doit,ds imprimés sur le bras, des contusions multiples laissées par les coups de |K)introu les coups d(\u2018 pied, des brûlures La plupart du temps, ees marques sont le résultat de trt*a-tes impulsifs, posés sous le coup de la colère.Les cas de violence sadique, tel celui de Mean mont, sont rares.« S\u2019il , Vi\u2019Ti\tfallait que l\u2019on voie des cas comme (;a tous les jours, on au- rait de la difficulté à faire notre travail.» Mais même dans une moindre mesure, les enfants «corrigés» à répétition d\u2019une fa(,\u2018on très sévère risquent fort de développer des problèmes.A court terme, ils vttnt régresser, être inhibés, tristes, voire dépressifs.Ils risquent de s\u2019isoh'r, de présenter des reculs scolaires.Ou encore des troubles de comportement, comme l\u2019agressivité ou l\u2019hvperactivité.A long terme, si rien n'est fait, c\u2019est le développement de leur personnalité qui pourrait être entravé.Ils auront une faible estime d\u2019eux-mêmes, et risquent de devenir «d\u2019éternels perdants ».Certains dévelopimront carrémtmt des problèmes de san-VVar E.N\u2019FAN\u2019I\u2019S en I) S ?Des parents qui veulent bien faire ¦ I/O parent qui viol(*nto son enfant a général(>m(*nt l\u2019impression de bien fain*.Ses gestes s\u2019inscrivent plus souvent qu\u2019autrement dans une escalade, où la violence est perçue comme le seul moyen efficace d\u2019assf*oir son autorité.En 23 ans de pratique comme intervenante s«K-iale à la Direction de la protection de la jeunesse de Québca;, Pauline Valois dit n\u2019avoir jamais vu personnellement de violence gratuite.Ix*s «affaires Beaumont » sont très rares.Ce qu'elle volt surtout, ce sont des parents qui ne connaissent pas d\u2019autres moyens que la menace et le passage à l\u2019acte pf)ur se faire écouter.If*» Claudette Sanisan ( SnmmmMIrmleil mm Les parents batteurs iî sont souvent des gens très performants, qui tolèrent mal ¦ les anperfections de leur enfant l>e«pa'\u2019u-vornomont du Quôbt'con 1075.lors do la signature do la Convention do la Baie .lames ot du .Nord quôbtH'ois (CB.I.NQ).QuoIh'c a failli A ses oblipitions.» Quand il analyse lo tout, lo chef do la oommunauto la plus touchée par lo projet Kastmain-Rupt'rt n\u2019hôsito pas à qualifier l\u2019ontonto du 23 octobre 2001 do règlement purement territorial.« La Rupert, c\u2019est quelque chose que lo QuôbtH- convoitait depuis toujours.Kn retour, il nous consent certains avan-tagi's.Mais pour rossontiol.c\u2019est du vieux dû.Lo coût do promesses non remplies.Il aura fallu 20 ans au gouvernement quôbôiMUs pour s\u2019acquitter do SOS oblipitions.» L\u2019avenir inquiète Robert WoiSitcho.« On parle d'une entente ba.sôo sur la confiance mutuelle, souligno-t-il.Mais l\u2019histoire nous a appris à nous méfier dosgouvornomonts.La façon dont los l\u2019romièros nations ont ôtô traitées historiquement.surtout à l\u2019intérieur dos frontières du Québec, n'offre aucune gttrantio.C\u2019est lo tomps qui nous donnera raison, ou tort, ot nos enfants nous jugi'ront.» Lo chef do Waskaganish reconnaît que 1 entente do 1!)75 a contribué à améliorer los oonditions do vio dos Cris on matière do santé ot d'éducation on particulier.Mais il croit que cola se serait produit do toute façon.« Nous sommes partis do loin.Nous avons fait dos pas do géant cos dorniors 2tî ans.[ai Convention do la Baie .lames n\u2019a fait qu\u2019ac-célé-ror los choses ».ostinu'-t-il.Robert Woistcho lo déclare sans ambages.Il n\u2019aurait pas mis sa signature au bas do l\u2019ontonto « historique » du 23 wto-bro.Question do principes ! Mais pour lui.CO qui est fait est fait.Maigre tout.le chef ori no veut pas qu'on le croie hostile aux Blancs.Son plus grand souhait.assurt'-t-il.c\u2019est do voir un jour un pont jeté entre ios doux cultures.Il soicu won'Ouf eiGutni Une Baie James de trop lan Diamond est convaincu que les Cris ne sont pas prêts pour un tel projet ¦ M ASK.A(îANISH\u2014lan Diamond n\u2019est pas d\u2019accord avec son ex-grand chef de père Billy Diamond, architecte cri de la première convention de la Baie .lames en 1975.Jeune leader dans sa communauté.lan a combattu l\u2019entente du 23 octobre 2(K)1 ratifiée à la Gathering Place de Waskaganish le 7 féxTier.Il qualifie de prématurée la deuxième Baie .James arrivée, selon lui.«15 ans trop tôt».« Ma grande crainte, c'est que la population, qui de\\Tait être la première bénéficiaire de la nouvelle relation avec Québec, ne récolte que des miettes.À cause du timing.Dans 10 ou 15 ans, quand le niveau d\u2019instruction chez les Cris aura augmenté et que la main-d'oeu\\Te sera plus qualifiée.nous aurions pu tirer un meilleur parti d\u2019une deuxième entente.Il nous fallait du temps.Plus de temps.» \u2022Au fond.lan Diamond croit que la deuxième Baie .lames est de trop.Que la première fournissait la base nécessaire au développement des Cris et à leur marche vers plus d\u2019autonomie.Et cela, sans se commettre sur les acthités forestières futures et, surtout, sans accepter la dérivation de la rhière Rupert.>\u2022 j Lejnutf leader cri Ion Diamond cet le JUg de l'cjc-grand chef BiUg Diamond, gui a Mgné la première Conrendon de la Baie James et du .\\ord québécois en 1975.Billy Diamond est considéré comme le père fondateur de la nation crie.-1 v-â ' «y w ml Les Cris ne renoncent pas à leurs tipis qui continuent de faire partie du paysage.TERRITOIRE CRI CHISASim tl Dll'i Baie James Chisasibi Radisson** Wemindji Réservoir La Grande 2 S\"\"'- Réservoir La Grande 4 Eastmain V.1\t(,.\t^/>iérrH'\u2018P ,crt Réservoir La Grande S .'S,Réservoir ç-h ' Opinaca Nemiscau Réservoir ('aniapisrau Nitchequon ?/ Au rythme des turbines ¦ ( MISASIBI\u2014Chisasibi a ccssimIi'vivre an rythme si'culairc de la grande baie .lames.Ik*pnis25ans.la pelilecommuiiaulede KMlOhabi-lants.située sur la rive sud de la i-ivière La (li-ande.vil au gre capricieux des tui-bines.Quand ('Iles tournent, l\u2019i'au monte'.Quand elh's se taisent, l\u2019etiu baisse'.Rivièt* Waskaganish Réservoir Manieouagan Ontario/ Mistissini Matagar^* 7 S n ¦ir-' Chibougamau .h\\\t* Waswanipi Miquelon\t- erl.chef de la nation crie de Chisasibi (la Grande rivière).Des conséquences nu deloumemeni de la Grande, U y en a eu.n.ivanl 1975, la rivière était claire, pure, crislalline.Vous plongiez voire bol dans l'eau el buviez.» «proje't du sie'cle*».Abraham Rupert rappe'lle* qu\u2019avant 1975, rhiv(*r, on pouvait lrave*rs(*r la rivière* n\u2019importe* ou e*n toute* sé'curité Ce* qui n'e-st plus le* cas.« La glae*(* s\u2019e*mpile* sur le*s rive*s e*l I e*au gèle* en tout à pi'ine* eli*ux se*mai-ne*s.C\u2019est dangi*re*ux, pri*vii*nt-il.Il faut être* e*xtrême*mi*nt prueli'iit.» UNE VOIX CONTRE Consulte'*(* i*n fe*vrie*r sur ri*nle*nli* de* prine'ipe* du 23 octobre*.Chisasibi l'st la se'ule* di's ne*uf e-ommiinautés crii's de* la Baie* Jame*s à avoir dit « non » à la paix de*s Brave*s.La réurnem qui a pre'*-ce*el(* II* vole* a été la plus longue* i*t la plus houli'use* ele* toute*s.Elle* n\u2019aurait pris fin qu\u2019à 5h du matin.«Oui, bi'aue'oup ele* gi*ns étaie*nt e*n e*olère*, e*onfirme* le cbe*f.Eort-Gi'orgi* était aux pre*mie*re*s loge*s e*n 1975.En (ile'in sur la ligne* ele* front.Teais le*s im-pae*ts ni'gatifs, le*s ge*ns d\u2019ici le*s ont vécus et ils se* souvii*nne*nt.Sans e*omp-te*r le*s 1.50 jobs promise's aux Cris qui ne* se sont jamais mate'*rialise'*i*s.A pi'ine* une* poigne'*!* de* nos ge*ns ont trouvé du travail dans le* pre*mie*r e'hantie'r ele* la Beiie* .Iame*s.» f'aueirait eleine' pas s\u2019éteenni'r que* li's ( ris de* Chisasibi aieuit mal réagi a une* di'iixième* dérivation de* rivière* dans La Grande*.« Le* pre»je*t Eastmain-Rii-pe*rt va fulal(*me*nt faire* monter (*ne*o-re* une* fois le* niv(*au d\u2019e*au e*l ae*e*élére*r le* debit de* La Grande*.Tandis que* Waskaganish va perdre* une partie* de* sa rivière* av(*c le* détourne*me*nt de* la Rupe*rt, ( hisasibi va ple»ye*r sous une masse ene-ore plus impeesante* d\u2019e'au.e*om mente-t-il av(*c une [Kiinte* d\u2019ame*r-tume dans la voix.Normal que*le*sge'ns ne* soient pas contents.» Làible* consolation, Chisasibi a r(*çu ia prome'sse* que le* problème* de* turbine's allait être* e*e»rrige'* Finis les hauts e*t le*s bas.Les turbine's ne* s\u2019arre'*teronl pas.\u2022Mais Abraham Rupe*rl est sce*ptique.«Ça reste* à voir, laisse-t-il tomber.Ce qui est (*erlain.c\u2019est que le* détournement de la Rupe*rt va avoir un impact sur ie de*bit de* La Grande et, par ricoche*!, sur le nl\\e*au d\u2019e*au de* la baie*.» Abraham Kup(*rt ne le cache* pas (.\u2019omme Robe*rt Weistche*.il était pe*r-sonnellement contre la deuxième* en-t(*nte* de la Baie Jame*s.« .Mais en tant ejue chef, je* dois écouter l(*s g(*ns, souligne-t-il.Chisasibi a dit non.mais la cemsultation concernait le*s neuf communautés.La volonté populaire* s\u2019(*st exprimé*!*.C\u2019est mon ekAoir de la res-pf*serves pour k\u2018ur ouvrir la porte de la fonction publique.Rien ne justifie dans k'urcas l\u2019utilisation d\u2019une telle formule, eonsick'ive d\u2019ailleurs comme discriminatoi-!\u2022(' envi'i s la population par la Commission des droits de la pi'i soniK'.Le personnel politiipiejugi' e.xcessives les nouvelles directives k'ur imposant un an de purgatoire avant de pouvoir travailler pour une firme de lobbying faisant affaire avec le gouvernement.Pourtant, ces balises sont tout à fait raisonna-bk's pour mieux encadrer le lobbying et s assurer que ces personnes ne tirent pas d avantages indus de leurs fonctions antérieures au sein de l\u2019État.Même s\u2019il avait raison de proposer dt telles balises, le gouvernement semble maintenant vouloir atténuer la grogne.Il songe donc à permettre aux adjoints polit iipies de passt'r des t('sts pour devenir fonctionnaires a la fin de leur mandat.Ceux qui auront (euvré cinq ans dans des cabinets (l'clus pourraient, après évaluation, obtenir un poste dans l.-i fonction publique, et ceux qui y auront tra-\\ailk' plus d nn an auraient at'cès à des concours réser\\'és.Ces démarches potirraient d\u2019abord nuire à l'indépendan ce de la fonction publique face au monde politique.Par exemple, pourra-t-on s assurer que les adjoints politiques devenus fonctionnaires ne couleront pas des informations privil('gi(vs à leur parti ?Pourra-t-on aussi s\u2019assurer que d(\u2018s ministres ne tenteront pas de se ser\\ir de leur influence pour mousser la candidature de leurs adjoints au détri ment du i*este de la population?Les concours réser\\ és doivent d\u2019autrt' part êtrt' utilisés avec n'k'uue en raison (k* leur earactère discriminatoire.La Commission des droits de la iH'rsonne a d'ailleurs décidé que les immigrants ne devaient pas avoir accès à (*0 passiMlroit qui favorisL' une tranche de la population par rapport à une autre.Poimpioi en serait-il autrement pour les adjoints politi-(pies?Comme dans bien d\u2019autres domaines, ces pt'rsonnes doivent être conscientes de la prcx'arité de œ genrt' d\u2019emploi en acceptant d'y investir une partie de leur vie.Par contre, il est vrai que le travail du personnel politique n est pas très valorise dans la siK\u2019iété.IX' meilleures indemnités de depart pourraient être négocitX's pour permettre è ces personm's de mieux vivre leur année de purgatoire et attirer davantagt' de candidats.Mais laissons de (\u2018(\"ite les passe-droits, qui ont déjà été trop presents daij^^ la fonction publique par le passé.C\u2019est une question d't'ipiité.^ ' I- NON.Pa^ encore DES AMIS ,, zS Alfonso!Il .23-3-oz Le gel des frais de scolarité : mythes et réalités e premier ministre Bernard L Landry s\u2019est engagé cette semaine à maintenir le gel des frais de scolarité universitaires dans un prochain mandat si son parti remporte les prochaines élections.En ce faisant, M.Landry ne fait que reprendre un engagement préélectoral de ses prédécesseurs Lucien Bouchard et Jacques Parizeau, dans ce qui est devenu, au Québec, un rituel politique.Aux approches des élections, nos deux principaux partis, pour attirer à eux la clientèle étudiante, s\u2019engagent à ne pas toucher aux frais de scolarité.Jean Charest n\u2019a pas fait exception en promettant, lors de la dernière campagne électorale, de se limiter à indexer les frais, ce qui revient à un quasi gel.11 y a des arguments valides pour proposer un gel ou même une diminution des droits de scolarité : le désir de ne pas pénaliser les étudiants à faibles revenus.Mais à cet argument noble s\u2019ajoutent manifestement des calculs politiques, une forme de cUenté-/isme qui paralyse le dossier.Ce cul-de-sac politique amène le Québec à commettre des erreurs graves qui pourraient devenir irréparables.L\u2019accessibilité à l\u2019université, que soulève la question des frais de scolarité, est un objectif fondamental.Mais ce n\u2019est pas la seule priorité dont une société doit tenir compte dans ses choix face aux universités.La qualité de rensoig-nement.la qualité de la recherche.la capacité de nos universités de se développer et de se mesurer à une concurrence devenue mondiale, le n'ile dos universités dans le développement économique, encore plus dans une société du savoir, sont aussi des objectifs essentiels, vitaux même, dont il faut également tenir compte.Ce sont ces autres objectifs que le Québec a compromis.D'autant plus que le gel des frais, en 1994-95, a été instauré au moment où le gouvernement amorçait une lutte au déficit qui a frappé le monde universitaire plus durement que le reste du secteur public, avec des compressions qui se sont élevét's à un demi-milliard $.On a donc assisté à un étranglement des universités où.on même temps.l\u2019État réduisait son financement, mais interdisait aussi aux institutions d\u2019enseignement supérieur de compenser le manque à gagner.Ce double choix a placé les universités québécoises dans une classe à part, face aux autres universités canadiennes qui ont moins souffert des politiques budgétaires et qui ont profité d\u2019une libération des frais.En moyenne, les frais de scolarité canadiens sont deux fois plus élevés qu\u2019au Québeuhur les uns et les autres, d'Ottawa, l\u2019ont pousse dans sa chute Lan 2060 est passe et le Quebec vit toujtnirs « dans uiu' relativt' stabilité», eoinme U' \\on-lait Robert Bourassa .Mors, a-t-il p*\u2018rdu s»)n temps\u2019\u2019 D\u2019autres, au cours du colloque, dresseront le bilan de ses realisations LtH onomie \u2019On parlera de la Baie James bien sûr et de la naissance de grandes sm-ietes d\u2019ingenierie qui se tailleront unen^putation mondiale On parlera aussi d\u2019infrastructures de transisirt urbain qui feront d\u2019un fabricant dt' motoneiges.Bombardier, un»' veritttble multinationale Cinq ans après les attentats terroristes.Tenl»'*-v»'m»'nt »1 un diplomat»' »'t 1»' m»'urlr»' d\u2019un ministr»', tr»>is ans après Tempri-sonn»'m»'nt des «'tu'fs syn»li»\u2018aux ( ! ), les .Vmerieains r»'gar»lai»'nt le Quel)»'»' i»*mm»' « The Ti'xas of th»' .Sortit».On 11 a pas prevu d»- parh'r d»' B»>u-rassa le s»K'ial-d»'mo»'rat»' alors qu'on lui doit tout de mèm»' »l»'s soins dentaires gratuits aux »'nfant.s, d»'s m»'di»'a-ments gratuits aux p»'rsonn»'s âg»'»'s.l'aide juridique aux |)»'rsonn»'s dans le besoin, C est »'n»\u2018ore lui qui a p»'rmis I»' sMidiealisme agri»'ol»' et qui a er»H' TassurHn»'»'-r»'«\u2018»ilt»' 1.1 nixersite du Qu»'b»H' H »>uv»'rt d»'s »'onst it liantes ilans tous l»'s »\u2018oins il»' la prox in»'»' Ft il a fait du français la langu»' offi»\u2018i»'||e du Qui'Ihh'\u2019 1 H'puis 1»' ib'part »1»' Bourassa.aiii'iin pn'inû'r ministre n a »'u le temps ou b» volonté d\u2019en fair»' daxantag»' .Mors.(Mairquoi THistoir»' h»'sit»'-t-»'ll»' l'in-or»' à le n'habiliter \u2019 - L»'s etu'fs du goiivi'r-iii'iiii'iit qui'bi'fois ont toujours »'u à l'ombattre.lu'am-oup plus que l»>s aii-tn's l'hi'fs d»' gouxi'rnement du Cana-»ia Al'iiiq millions i-ontn'2.'>0 millions, nous somnii's n»'s pour nous battr»'», dit RotH'rt Bourassa Mi'las.»vt homm»' n\u2019i'tait pjis un « battant».Il agaçait s»'s »'ollègn»'s, s»'s l'oiisi'ilh'rs.U's «'ommeiitali'iirs.s»'s a»l xvrsain's mèm»'.par sa niaiiièr»' d»' fuir Taffnmti'nu'iit ou »!»' subir l»'s n'x t'rs « Il l'puisait Tailxersair»' plutôt que d»' lui din' non 1 » raiiuitt' ( lariu'mi Jamais A'//o»'A'-oaf.toujours »'a|)abli'.quoique .souvi'iit »'han»'»'bint, d»' se rendre au dernii'r round, il lui arrivait de gagiu'r aux points Mais Robi'rt Bourassa l'raignait la x ii-toir»' autant que l\u2019iH'h»'»' (\u201d»'st pour »'»'la par t'xempl»' qii\u2019i'n 1990, il II a pas voulu »l»'»'l»'iieh»'r un r»'-fi'ri'iidum sur la soux»'raiii»'l»', ni l'ii-xoyi'r Tarin»'»' l'ontre h's hors-la-loi dt' Kahnaxvak»'.« L»' li'ndi'iiiain.on fait quoi\u2019,*» d»'iiiandait-il toujours à l'ciix tpii voulaii'iit I»' voir l'iixovi'r Tadvi'r-saire au ta|iis.Pourquoi solliciter un second mandat de recteur?François Tavhn.as Recteur de rüTiirersité Laval Avant de prendre la décision de solliciter un st»-cond mandat à titre de recteur de l\u2019Université Laval, je me suis posé plusieurs questions : est-ce que l\u2019L\u2019niversité Laval a évolué dans un sens positif au eours des cinq dernières années ?Est-ce que j\u2019ai les appuis et l\u2019expérience requise \u2018 pour poursuixTe le travail ?Y a-t-il des projets importants qui sont en cours et qui requièrent une continuité dans l\u2019action ?Finalement, quel-.le est la vision de l\u2019université que je veux proposer pour assurer l\u2019avenir de TL'niversité Laval?^ Lors de mon élection en 1997, j\u2019avais proposé certaines orientations à notre communauté universitaire.Ces orientations avaient été reprises, adaptées, précisées par la Commission d\u2019orientation, puis critiquées, adaptées encore durant la consultation de l\u2019automne 1997 pour amener à des recommandations endossées par toute la communauté et par nos instances en mars 1998.Aujourd\u2019hui, nous pouvons faire un bilan positif de la mise en oeuvTe de ces recommandations et ' de l\u2019évolution de l\u2019Université Laval au eours des cinq dernières années.DES RÉALISATIONS Au plan de la formation, nous nous étions engagés à moderniser notre réglementation des études pour ouvrir la voie à une formation plus ouverte à la multidisciplinarité et plus apte à favoriser le développement de la personne ; c\u2019est fait grâce à l\u2019effort soutenu de consultation et de réflexion de la Commission des études.Nous nous étions promis de renforcer nos liens ax'ec les cégeps ; Laval est aujourd\u2019hui un leader dans ce domaine.Nous nous étions engagés à ouvrir nos programmes à l\u2019international ; c\u2019est très bien engagé (création du Bureau international et lYo-fil international), nous avons déjà triplé le nombre d\u2019étudiants en stage à l\u2019étranger et TUniver-sité Laval est reconnue comme un leader dans ce domaine au Québec et au Canada.Nous voulions poursuivre la stratégie de structuration de la recherche ; c\u2019est fait avec 36 centres reconnus, dont 28 financés, et avec sept instituts.Nous voulions accroître la participation étudiante à la vie du campus ; c\u2019est fait avec la multiplication des projets étudiants, la Vitrine étudiante, les Chaires publiques de TÆLIES.Nous voulions décentraliser la gestion et les budgets ; c\u2019est fait en très bonne partie avec un pro cessus budgétaire complètement refondu pour donner aux doyens et doyennes le plein contrôle sur leurs ressources.¦Nous voulions renforcer nos liens avec les anciens et amis de l\u2019université ; c\u2019est bien engagé grâce à l\u2019action de T.As.sociation des diplômés qui a triplé le nombre de ses membres, et de la Fondation qui a plus que doublé les dons reçus annuellement.Nous voulions accroître l\u2019ouverture de TunBersité sur son milieu, de même que son implication dans le développement culturel, économique et social de la région ; c\u2019est bien engagé aussi dans tous les domaines, et de nombreux intervenants de la région reconnaissent les changements importants qui sont inten enus depuis cinq ans et qui font de Laval un vTai partenaire de la région.Toutes ces réalisations ne sont pas les miennes ; ce sont celles de toute notre communauté.Elles sont le résultat d\u2019une somme impressionnante d initiatives et d\u2019efforts individuels.Elles sont aussi le résultat de nombreux projets départementaux et facultaires et de groupes de chercheurs.Nous pouvons tous être fiers de la tâche accomplie et de la situation de Laval aujourd\u2019hui.Tôut n\u2019a pas été parfait ou facile, loin de là.Le contexte financier épouvantable dans lequel à % mm Le recteur François liu enas : «Sotre stratégie a consisté à protéger l\u2019existence' de tous les secteurs de VunU ersité pour garder notre caractère d'université complète ».nous ayons dû évoluer a été une source constante de difficulté, avec une perte de 25% de nos subventions, .soit 300 M S de manque à gagner au total ! .Nous avons dû réduire nos dépenses et tous accepter un surcroît de charge de travail.Nos réalisations n\u2019en sont que plus impressionnantes.LE COxNTEXTE FINANCIER .Notre stratégie a consisté à protéger l\u2019existence de tous les secteurs de Tuniversité pour garder notre caractère d\u2019université complète.(îrâ-ce à nos efforts individuels et collectifs le pari semble avoir été gagné.Mais la gestion de la décroissance qui a mobilisé notre attention ne nous a pas laissés assez de temps et de marge de manœuvTe pour prendre en compte les préoi'cu-pations et les attentes personnelles de tous les membres de la communauté universitaire.Il en a résulté des frustrations et des difficultés organisationnelles.Je reconnais volontiers que nos communications internes auraient pu être meilleures.Il y a eu beaucoup de consultations, de tables de concertations, mais la transmission d\u2019information dans les deux din'c tions aurait dû être plus efficace.Nous en avons tous souffert et il y a des leijons à en tirer.Et puis nous avons accumulé une dette de UK) .M S.Là-dessus j\u2019en ai déjà expliqué les causes et les conséquences.lYiur moi, il s\u2019agit d\u2019un investissement dans notre capacité de dévelop-pt'ment et dans notre avenir.Je me suis toujours refusé à troquer un déficit financier gérable pour un déficit scolaire irrécupérable.Ia» conseil d\u2019administration nous a appuyés dans cette approche.Au total, les engagements de 1997 ont été remplis et TUnwersité lAival est en meilleure position aujourd hui qu\u2019il y a cinq ans pour assumer sa mission au senice de la société.À la question sur mon ex-périence et les appuis dont je dispose, la réponse me parait évidente.A l\u2019interne, les appuis de qualité de très nombreux membres de la communauté à ma candidature parlent d\u2019eux-mêmes.A l\u2019externe, j\u2019ai pu compter sur la collaboration des autorités municipales de la Ville de Québec au cours des dernières années.F\u2019ar ailleurs, la très grande majorité des leaders socio-économiques de la région m\u2019ap- puient, parmi lesquels le maire de Lévis, le président d\u2019EXFO, ou l\u2019ancien président d»' la Sl\u2019EQ.'Vl, pour n\u2019en nommer que qut'Iques-uns.Je possède aussi une »'xpérience éprouvée des re-latifins av('c les inti'rvt'nants universitaires (pr»'*-sident de la C\u2019REI\u2019UQ, président du comité de la recherche d»' T.AUUC), avec les gouverni'ments du Québec l't d\u2019Ottawa, au plan international El je pi'nsc avoir établi d\u2019excellentes relations dans toute la région grâ»'»' à mon acti»in à titre de président du Comité Québec-Capitale et de président du l\u2019arc ti'chntilogique du Québe»' métropolitain.Ces relations prennent bi'aucoup de temps à établir : je p»'ux maintenant construire sur cet acquis et être encore plus efficace dans mes fonctions de ri'cteur de l\u2019Université Laval et comme citoyen engagé dans le développ»'m»'nt de notre ré-gion.Y a-t-il des projets en cours qui demandent de la continuité?Bien sûr! Dt' nombreux projets demandent de la continuité et.disons-le clairement, souffriraient d\u2019un changement inattendu à la din'Ction de Tuniversité.Je mentionne pour t'Xi'mple les questions du refinancement public de l\u2019enseignement supérieur au Québec, de même que l\u2019action dans le suivi des engagemi'nls du Sommet du Québec et de la jeunesse ou celle des frais indirects de recherche à Ottawa.Je n\u2019oublie pas les projets concrets dans la région : l\u2019entente de concertation avec la Ville de Québec, le développ\\vi1:.üi 23 MAK> 2002 LE SOLEIL RAVNALD LAVOIE « Un parent riaient n\u2019est pas que riaient», soutient Pauline Valois, qui a déreloppé une expertise en riolence familiale.f\u2019ARENTS Suiti* (il* lu I) 1 l\u2019oiir un t(*l pèro ou uni' mèn*.les moinenls de tension sont nonihreux, et peuvent eomtneneer dès la naissan-ee.L'n héhé diffieile, cpii pleure souvent, qui re>jur0te beau-eoup, la \u201cphase du non\u201d, qui sera per
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