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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1994-10-04, Collections de BAnQ.

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[" »V4% 692-4200 3 ANS 25000$ minimum GARANTI Taux au|at à modification LE SOLEIL LUNEHES COMPLETES PRÊTES EN 1 HEURE chez GREICHE&SCAFF PLACE LAURIER 658 8900 J MARDI 4OCTOBRE 1994 OUC0CC 96C ANNEE HO 774 S2PAGES SCAHtERS ?1 TABCOO LMVUSON A OOMOLE (7 XXmS) 3.50 T P $ 0\t4» TVO 0 24 ^\u2022770 MONTWEAl OTTAWA 60\u20ac 50C PlubTPS T VQ LA RÉGION 7> J ^ Sur la Matapédia * depuis 72 ans Le guide de pêche au saumon le plus connu du Québec, Richard Adams, vient de terminer sa 72e saison sur la rivière Matapédia.B-1 LE MONDE l\u2019RlNCESS IN Love « Princess in Love » : Lady Di à i\u2019eau de rose Le livre « Princess in Love » met en cause la vertu de Diana et raconte sa liaison avec le major James Hewitt et leur première nuit d'amour.A-3 LE SPORT ' LIGUE NATIONALE La LNH interdirait de Jouer en Europe Peter Forsberg, Mats Sundin et quelques autres Européens devront sans doute faire leur deuil d\u2019une saison dans leur pays si le conflit perdure.S-2 à S-5 LE OUÉBEC Morin livre sa version de sa vie de « taupe » Dans un livre qui paraît aujourd'hui, Claude Monn reconnaît ses torts de ne pas avoir révélé ses contacts avec la GRC A-4, A-12etA-13 L\u2019INDEX Annonces classées\tC-7 à C-10 Arts\tC-5 et C-6 Bridge\tC-10 Décès\tC-10 et C-11 Économie\tB-7 à B-10 éditonal\tA-12 Horoscope\tC-11 Le Monde\tB-3, B-4 et Les idées du |Our\tA-13 Michel David\tA-12 Mode\tC -1 à C-4 Où aller à Quebec\tC-6 Québec et l'Est\tB-1 et B-2 Une placo au soleil\tA-11 TABLOÏD SPORT\tS-1 à S-14 Bandes dessinees\tS-15 Ce soir à la télé\tS-16 Mots croisés / Mot mystère S-14\t LA MÉTÉO Partiellement ensoleillé, venteux par moments et frais, maximum 11.S-18 Réforme de la sécurité sociale fédérale Coupes de 4 milliards $ OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a informé les provinces que sa réforme de la sécurité sociale devra produire des économies de 4 milliards $ à partir de 1996.C\u2019est une ponction de 10 % sur l\u2019enveloppe sociale, à laquelle pourrait s\u2019îgouter, d\u2019ici 18 mois, l\u2019élimination de 6,2 milliards $ de transferts pour l\u2019enseignement postsecondaire.par MICHEL VASTEL LE SOLEIL Selon un document confidentiel envoyé cette semaine aux provinces, et dont LE SOLEIL a pu prendre connaissance, « la réforme de la sécurité sociale devra se conformer aux objectifs budgétaires annoncés dans le budget du 22 fé\\Tier 1994.» En clair cela signifie que des coupures de 466 millions en 1995 et «d\u2019au moins 1,5 milliards» en 1996 dans les transferts aux provinces pour l\u2019enseignement post-secondaire et le bien-être social, de même que des économies de 2,4 milliards $ par année au titre de l\u2019assurance-chômage, ne sont pas négociables.Le gouvernement fédéral informe également les provinces qu\u2019une des options qu\u2019il mettra sur la table demain sera de mettre fin aux transferts pour l\u2019enseignement (plus de 6 milliards $) dès le 31 mars 1996, et de refondre complètement sa contribution de 8,1 milliards $ au titre du bien-être social.Le document de consultation avec les provinces sur la réforme de la sécurité sociale ramène toute la sécurité sociale à un seul principe de base: la capacité des t individus de trouver un emploi \u2018 (Employability).Cette question de l\u2019emploi étant de juridiction fédérale, Ottawa annonce son intention de fixer des « normes nationales » dans les domaines de l\u2019aide aux enfants et aux parents, de l\u2019aide sociale et des services sociaux, des prêts ou des bourses aux étudiants, des centres d\u2019apprentissage et de formation de la main d\u2019oeuvre.Comme on le sait, le document de travail sur la réforme de la sécurité sociale aura trois grandes têtes de chapitre : ¦\tEMPLOI : les chômeurs « en transition » entre deux emplois bénéficieront des mêmes avantages, qui seront étendus aux travailleurs autonomes et aux travailleurs à temps partiel.Les chômeurs « saisonniers » devront obligatoirement participer à des cours que le gouvernement fédéral achètera aux écoles ou aux entreprises privées.L\u2019aide à l\u2019enfance \u2014 y compris un programme national de garderie \u2014 seront améliorés pour permettre aux parents qui le veulent de retourner sur le marché du travail ; ¦\tAIDE SOCIALE : les assistés sociaux, comme les chômeurs temporaires, seraient obligés de suivre des cours spéciaux.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, ceux qui refuseront « pourraient » être pénalisés.participation du gouvernement fédéral à l\u2019aide sociale \u2014 jusque 50 % dans le cas du Québec \u2014 ne sera plus proportionnelle aux dépenses des provinces.En fait, Ottawa annonce son intention de se retirer de ce secteur, sauf pour les personnes âgées et les handicapés ; ¦\tÉDUCATION : tout en reconnaissant qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un domaine de compétence provinciale, le gouvernement fédéral part du principe que l\u2019éducation « fait partie intégrante du système de sécurité sociale.» Il propose donc de transférer directement les fonds aux individus, sous forme de subventions ou de prêts qu\u2019ils devraient rembourser une fois rendus .sur le marché du travail.Ottawa veut discuter avec les provinces, les milieux d\u2019affaires et le mouvement .syndical de normes d\u2019apprentissage qui assurent une vraie mobilité de la main*d\u2019oeu- ggf £ X C L U S / FtmKÊ sources humaines, Lloyd Axwor- aux nombreuses questions qu\u2019il vre, allant même jusqu\u2019à évoquer\tthy, est rendu public demain à pose de tenir des sessions l\u2019émission d\u2019un « passeport de Le document de travail du mi- 15 h.11 demandera au Comité par- conjointes avec les assemblées lé-l\u2019étudiant ».\tnistre du Développement des Res- lementaire chargé de répondre gislatives des provinces.r.y ¦\t.-crr- i?*'' Deux soldats américains procèdent à l\u2019arrestation d\u2019un poiicier haïtien, devant le quartier général du FRAPH à Port-au-Prince Le Canada cesse de participer au blocus naval en Haïti Opération «coup de poing contre les paramilitaires C.» PORT-AU-PRINCE (d\u2019après AFP et Reuter) \u2014 Les forces américaines ont effectué hier un raid spectaculaire contre la principale organisation paramiliaire d\u2019Haïti en arrêtant 35 personnes et en saisissant un petit arsenal au quartier général du FYont pour l\u2019avancement et le progrès haïtiens (FRAPH), en plein centre de Port-au-Prince.Par ailleurs, un soldat américain a été blessé par balles à l\u2019abdomen dans la nuit de dimanche à lundi aux Cayes, à 150 km à l\u2019ouest de Port-au-Prince, par deux inconnus qui, selon les premiers éléments dont disposent les forces américaines, pourraient être des militaires haïtiens.L\u2019opération «coup de poing» contre le FRAPH, qui s\u2019est déroulée sous les ovations de plusieurs centaines de personnes, est survenue au lendemain de l\u2019arrestation de quatre proches du chef de l\u2019armée haïtienne, le général Raoul Cédras.Appuyés par plusieurs chars « Sheridan » et des véhicules blindés équipés de mitrailleuses, des dizaines de soldats américains ont perquisitionné de fond en comble les locaux du FRAPH.L\u2019endroit avait été le théâtre vendredi de violents affrontements entre militants du FRAPH et manifestants pro-Aristide.Le bilan avait été de cinq morts et près de 30 blessés.Selon un officier américain sur place, les Gis ont interpellé une cinquantaine de personnes \u201435 civils et 16 policiers qui descendaient la rue au même moment \u2014 et ont saisi 20 pistolets et 10 fusils semi-automatiques.Après le départ des troupes américaines, la foule a pillé de fond en comble le local du FRAPH.Le FRAPH est la principale composante de la nébuleuse paramilitaire qui soutient le régime militaire.Le Canada Pour sa part, le Canada met fin à sa participation au blocus naval contre Haiti, a annoncé hier un porte-parole de la marine de guerre canadienne à Halifax.Le destroyer HMCS Terra Nova, qui avait appareillé pour les Caraïbes le 7 septembre 1993, devrait être de retour à sa base d\u2019Halifax dans environ trois semaines.Un porte-parole du ministère de la Défense à Ottawa a jjour sa part précisé que la force multinationale en place en Haïti était en mesure d\u2019appliquer les sanctions encore en vigueur contre Haïti.Inversément, 11 membres de la GRC ont quitté le Canada ce matin afin de se joindre au contingent de policiers civils des Nations unies en poste en Haïti.Les agents canadiens vont y rejoindre le surintendant principal Neil Pouliot, qui est commissaire du corps policier civil de l\u2019ONU dans le pays des Caraïbes, et le surintendant Jules Lalancette, qui sera leur supérieur immédiat.Les agents de la GRC y seront chargés d\u2019évaluer la situation et de déterminer les besoins de la force civile de rONU.D\u2019autres groupes sont arrivés ou sont sur le point de débarquer en Haïti dans le cadre des opérations actuelles dont, notamment un premier contingent militaire des six pays membres de la Communauté des Caraïbes et des mili-taires en provenance du Bengladesh.Audiences du CRTC sur le cas Radiomédia Il n\u2019y a pas eu de transfert de licence QUÉBEC \u2014 Le Conseil de la radiodiffiLsion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tiendra des audiences publiques sur la fu.sion des ré.seaux Télémédia et Radiomuluel, mais ne préci.se pas quand.Il n\u2019y a pas eu de transfert de licence des stations exi.stantcs vers le nouveau ré.seau ! par ROBERT FUURY LE SOLEIL « C\u2019est faux de prétendre qu\u2019il y a eu transfert de licence au nom de Radiomédia vendredi dernier.Sa direction nous a appelés la veille pour nous aviser qu\u2019elle ferait une importante annona* le lendemain tout simplement.Elle vient de nous adresser une demande», déclare Bill Allen, directeur des Affaires publiques pour le CRTC.« Nous allons tenir des audiences publiques pour entendre de vive voix ou par écrit tous ceux qui le souhaiteraient, mais nous n\u2019en avons pas encore fixé les modalités.Un avis paraîtra bientôt dans les journaux », a-joute M.Allen.La direction de Radiomédia est assise entre deux chaises car elle exploite toujours CHRC et CKAC avec les licences émises pour ces .stations au nom du réseau auquel elles appartenaient même si elles concrétiseront leur nouvelle appartenance dans les faits dès cette semaine.?La nouvelle agence de nouvelles devra aussi être approuvée pag«A-6 A-2 - Québec, Le SoMI, mardi 4 octobre 1994 FAITS DIVERS Les abuseurs de la Côte-Nord vont en appel BAIE-COMEIAU \u2014 La cour d\u2019appel devrait entendre dans 10 jours la requête des avocats de la défense pour faire renverser la décision du Juge Roch Lefrançois qui a condamné à trois ans de prison sept personnes de Saint-Faul-du-Nord et Sauit-au-Mouton pour agressions sexuelles sur des enfants.par ANNIE ST-PIERRE collêboration speciéle Le procureur Jean-Claude Dufour prétend que le juge de la cour du Québec, Roch Lefrançois, a erré en droit à 18 reprises pendant ce procès.Dans son avis d\u2019appel, l\u2019avocat revient à la charge avec le journaliste Pierre Foglia à qui il veut demander l\u2019origine des informations qui lui ont été transmises dans ce dossier avant même que des accusations soient portées.La défense soutient ne pas avoir eu droit à un procès Juste et ^uitable « vu les interventions du juge dans l\u2019admission de la preuve ».Me Dufour souligne aussi que le Juge Lefrançois a erré en droit en ne se récusant pas du dossier alors qu\u2019il avait entendu l\u2019enquête sous cautionnement d\u2019un autre individu accusé d\u2019inceste sur les mêmes victimes.Les procureurs ajoutent qu\u2019il leur a été impossible de faire la preuve d\u2019un complot ourdi.Ils demandent donc « de casser et d\u2019annuler le verdict » prononcé la se- maine dernière et d\u2019acquitter les sept personnes reconnues coupables d\u2019agressions sexuelles.À défaut, la défense demande l\u2019arrêt des procédures contre ses clients et, en dernier lieu, leur remise en liberté en attendant la tenue d\u2019un nouveau procès.Les avocats maintiennent toujours l\u2019innocence des cinq hommes et deux femmes de Saint-Paul-du- Nord et Sault-au-Mou-ton, incarcérés depuis une semaine, soit immédiatement après leur condamnation.Directeur de la protection de la jeunesse Le centre Jeunesse Côte-Nord et son directeur de la protection de la Jeunesse, M.François Richer, s\u2019adresseront au Conseil de presse du Québec sur la décision qu\u2019a prise LE SOLEIL de publier la photo et les noms des individus condamnés dans son édition du 28 septembre.Après le prononcé du verdict, le Juge Lefrançois a levé l\u2019ordonnance de non-publication, mais le DPJ n\u2019est pas d\u2019accord avec le fait de révéler l\u2019identité des sept adultes condamnés.Le procès de Simpson ne serait pas télédiffusé LOS ANGELES (PC) \u2014 Le Juge présidant au procès d\u2019O J.Simpson a déclaré hier qu\u2019U tiendra une audience pour envisager l\u2019interdiction de toute couverture médiatique électronique en direct de la salle du tribunal.En établissant la date de l\u2019audience au 7 novembre \u2014 soit dans plus d\u2019un mois et près de celle des exposés d\u2019ouverture \u2014, le Juge de la cour supérieure Lance Ito a mis les médias en probation, a estimé un analyste.« II est en train d\u2019utiliser, du moins de façon secondaire, la menace d\u2019interdiction de toute couverture électronique dans le but de faire peur à la presse et de s\u2019assurer ainsi que la couverture à partir de maintenant est, selon ses propres termes, responsable », a soutenu Douglas Mirell, un avocat au service de l\u2019Union américaine des libertés civiles, qui est opposée au retrait des .\u2018caméras de télévision de la cour de M.Ito.Québécois battu en Floride toujours dans un état critique CLEARWATER BEACH, Floride (PC) \u2014 Un chauffeur de camion québécois se trouvait toujours hier dans un état critique, souffrant d\u2019une fracture du crâne, deux Jours après que lui-même et un ami eurent été battas près de leur hôtel à Clearwater Beach, en Horide.Harold Sergerie, 28 ans, de La Prairie, a été transporté en hélicoptère au Centre médical Bay-front de la ville voisine de St.Petersburg, où il a subi une intervention chirurgicale qui a duré quatre heures.Serge La-Roche, 34 ans, de Greenfield Park, a quitté un hôpital de Clearwater après y avoir reçu des soins.Après avoir être allés dans un bar, les deux hommes rentraient à pied et se trouvaient à environ 60 mètres de leur hôtel vers 2 h 20 du matin samedi lorsqu\u2019ils ont été assaillis.Le mobile des quatre hommes et de la femme qui ont attaqué les deux Québécois n\u2019était pas le vol, mais la police ne disposait presque pas d\u2019autres pistes et, hier, elle a avoué ne pas être en possession d\u2019éléments nouveaux dans cette affaire.M.LaRoche a expliqué qu\u2019il avait reçu des coups de pied dans la figure et qu\u2019il a perdu connaissance.Lorsqu\u2019il est revenu à lui, il a aperçu son ami gisant sur la route avec du sang qui s\u2019échappait de son oreille.En gref ¦\tAvocats en prison MONTRÉAL (PC) \u2014 Les trois avocats accusés d\u2019avoir blanchi des dizaines de millions de dollars provenant du trafic de drogues de la mafia montréalaise, Joseph Lagana, Vincenzo Vecchio et Richard Judd, n\u2019ont pas obtenu de cautionnement, malgré leur promesse de demeurer en résidence surveillée grâce à un bracelet électronique.Une ordonnance de non-publication empêche de dévoiler les raisons qui ont poussé le Juge François Doyon de la Cour du ^ébec à ne pas accorder de cautionnement aux avocats ainsi qu\u2019à certains de leurs co-accusés à la suite de l\u2019enquête de la Gendarmerie royale du Canada.¦\tFuite de gaz SAINTE-FOY \u2014 Une fuite de gaz s\u2019est produite, vers 13 h 20 hier, en face du 806, Delage, à Sainte-Foy.Les policiers n\u2019ont procédé à aucune évacuation.Cet incident est imputable à des travaux d\u2019excavation effectués par des employés de la ville.Il semble que les plans dont ils disposaient n\u2019étaient pas conformes à la réalité.Les pompiers de Sainte-Foy ont porté assistance aux spécialistes de Gaz Métropolitain.A 14 h, la fuite était colmatée.¦\tSaisie d\u2019aicooi LAC-SAINT-CHARLES \u2014 Les membres de la section Douanes et Accise de la GRC, détachement de Québec, ont arrêté trois individas, vendredi, et saisi 419 bouteilles de 1,75 litre de boisson américaine, ainsi qu\u2019un véhicule, le tout totalisant 19 000 $.La saisie a été réalisée dans la rue Lessard, à Lac-Saint-Charles.Les trois individus appréhendés demeurent dans la ré^on de Québec.Ils comparaîtront par voie de sommation à une date ultérieure.LA QUOTIDIENNE tirage du 3-10-94 1*8-3 4-5-1-4 BANCO tirage du 3-10-94 1-6-7-9-21-22-23-27-34-37 38-43-46-48-50-51 -55-61 -64-69 / V - N)*»,.v.Aa ^ ^ Jeune Américain assassiné en Italie Ses organes ont sauvé trois enfants ROME (AFP) \u2014 Les parents d\u2019un Jeune Américain, assassiné sur une autoroute en Calabre (sud de l\u2019Itabe), et dont le don d\u2019organes a permis de sauver la vie de plusieurs enfants italiens, sont arrivés hier soir à Rome, où ils seront reçus aiyourd\u2019hui par le président de la République, Oscar Luigi Scalfaro, et le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi.Nicholas Green, 7 ans, décédé samedi, sa petite soeur de quatre ans, Eleanor, et ses parents Reginald et Margareth Green avment été victimes samedi soir d\u2019une tentative de vol qui s\u2019est terminé en drame, alors qu\u2019ils circulaient sur une autoroute en Calabre.Les malfaiteurs avaient fait feu sur leur véhicule, alors qu\u2019ils tentaient de prendre la fuite, blessant grièvement le petit Nicholas.Ce dernier était décédé samedi à l\u2019hôpital de Messine sans sortir du coma.Le drame a soulevé une grande émotion en Italie, particulièrement après la décision des parents de faire don à des enfants italiens des organes vitaux de leur fils.Ce geste a permis de sauver trois enfants âgés de 14,15 et 11 ans ainsi qu\u2019une Jeune fille de 19 ans, qui vivent désormais avec le coeur, le foie et les deux reins du Jeune garçon.Un autre enfant doit prochainerpent recevoir le pancréas du petit Nicholas.À leur arrivée à l\u2019aéroport de Rome, les époux Green ont ému les Italiens en déclarant qu\u2019ils n\u2019avaient Jamais autant aimé l\u2019Italie après l\u2019avalanche de témoignages de sympathie qui leur sont parvenus de toute la péninsule.Maggie Green, la mère de Reginald, tient sa fille Eleanor, quatre ans, lors de la cérémonie qui a souligné le don des organes de son fils.En mortaise, la petite Concetta Motta, 11 ans, qui a reçu un rein du petit Américain de sept ans.Accusé de viol étranglé dans sa cellule MONTREIAL (TC) \u2014 Accusé d\u2019une série de viols vendredi dernier, Sylvain Bonnamie, le frère du boxeur, a été retrouvé mort dans des circonstances mystérieuses, hier, au centre de prévention Parthenais, à Montréal.Hier soir, les policiers de la Sûreté du Québec chargés de faire la lumière sur cette mort suspecte retenaient aussi bien l\u2019hypothèse du suicide que celle d\u2019un meurtre.Bonnamie, 31 ans, est mort étranglé.Une autopsie devrait trancher aujourd\u2019hui sur l\u2019hypothèse à retenir.Ce qui laisse perplexe, c\u2019est que s\u2019il s\u2019était suicidé, Bonnamie l\u2019aurait fait devant sbc autres détenus, dans l\u2019infirmerie du Centre Parthenais.Son corps a été re- in trouvé sur le sol, dans un coin de la salle.Les enquêteurs qui ont tenté d\u2019interroger les témoins potentiels se sont butés à la loi du silence qui prévaut dans le monde (»rcéral.C\u2019est par crainte du sort que d\u2019autres détenus auraient pu lui faire subir que Sylvain Bonnamie avait été placé dans l\u2019infirmerie de Parthenais, plutôt que dans les cellules, a indiqué hier un porte-parole de la SQ.Bonnamie a comparu vendredi, au palais de Justice de Montréal, I n sous 14 accusations de viol commis sur le territoire de la CUM.Selon les policiers, il pourrait être relié à «au moins» une trentaine de viols.D\u2019ailleurs, depuis son arrestations, les policiers de la CUM ont recueilli des informations sur m d\u2019autres agressions sexuelles, a indiqué hier le lieutenant-détective Richard Blondin.Malgré la mort de l\u2019accusé, a dit M.Blondin, l\u2019enquête se poursuit dans l\u2019espoir d\u2019élucider d\u2019autres crimes.I n r- ''M wm mi UNE EXCLUSIVITÉ CONTEMPORAINE LE COL ROULÉ MAILLE VELOURS Nouvelle texture d'automne, tricot moelleux chenille velours pour un pull doux, confortable.À choisir en noir, taupe, vert, bleu, rouqe.P.M.G.75.00 Chandails contemporaine® la maison Simons TLACl STt-fOV OALCRIES DI 1 A CAPiTALl V(i.UX QUtBfcC VELOURS DE LAINE ET CACHEMIRE LA REDINGOTE MILITAIRE Ligne impeccable du long manteau ajusté, double boutonnage, col chevalière, poches biais à rabat.Rouge écarlate ou marine.6 à IA.359.95 Manteaux contemporaine® _\tla maison Simons l\u2019LACt STt rOY OALl.AllSOt lACAlMTAtl VII iiM oi If Ht r Ü Q****>»c.Le Soleil, mardi 4 octobre 1994 LA TROIS LE SOLEIL Ultramar a cessé ses approvisionnements pour cause d'équipements désuets La Basse-Côte-Nord en panne d\u2019essence ! NATASHQL'AN \u2014 Depuis hier, les quelque 2000 résidants des villages de Natashquan rt d\u2019Aguantsh en Basse-CôU>-Nord sont privés d essence.Le réservoir de 750 000 litres qui appartenait à la pétrolière lltramar et qui a été récemment cédé à la Société québécoise de l\u2019industrie pétrolière (SOQUIP) est à sec et les cinq détaillants de l\u2019endroit ont écoulé tout leur stn spéciaie Pour la deuxieme fois cette année, les citoyens de la Basse-CôteNord devront limiter leurs déplacements a cause d'une pénurie d\u2019essence.Le pnntemps dernier, Ultramar avait dû retarder sa livraison de produits pétroliers de quelques semaines en raison de la fonte tardive des glaces, ce qui avait egalement occasionne certains problèmes aux résidants de quelques villages côtiers.À l\u2019époque, la pétrolière n\u2019avait rempli son immense reservoir qu\u2019à moitié pour permettre a son navire d\u2019approvisionner d\u2019autres petites municipalités de ce coin de pays.Mais voilà que les distributeurs d\u2019essence de Natashquan n\u2019ont plus jamais revu les petro- bers d\u2019Ultramar.11 faut toutefois dire que la compagnie avait indique il y a plus d\u2019un an qu\u2019elle se retirerait de l\u2019approvisionnement pétrolier en Basse-Côte-Nord le 1er octobre 1994.Elle invoquait alors des reparations majeures à ses installations pour justifier sa décision.A la suite de pre.ssions politiques, la grande pétrolière acceptait de retarder sa decision d\u2019un mois et de négocier avec la SOQUIP pour assurer l\u2019approvisionnement en es- sence aux citoyens de la Basse-Côte-Nord Selon une entente intervenue entre les deux parties la semaine demiere, la SOQUIP se porte acquereur des reservoirs desuets alors qu'Ultramar assure l\u2019appnv visionnement des installations pour les deux prochaines années ju.squ'à ce qu\u2019une solution permanente soit retenue.« Mais cette entente, ça nous donne vas de l\u2019essence ».deplore Véritable roman à Veau de rose L\u2019amour adultère de Diana dévoilé LONDRES (AET, AP) \u2014 Un nouveau livre paru hier en Grande-Bretagne sous le titre Princess in Love {Princesse amoureuse) met en cause la vertu de Diana en racontant par le menu sa supptxsée liai.son avec le mqjor James Hewitt et notamment leur première nuit d\u2019amour à Kensington Palace.Signé d\u2019Anna Pasternak, une journaliste de 27 ans, qui travaillait au Daily Expre.ss, le livre est écrit dans un style plus proche des romans à l\u2019eau de rose que de celui des enquêtes joumeilis-tiques.Un porte-parole de Buckingham a affirmé que ce livre était « sale et sans aucune valeur », mais l\u2019éditeur a justifié sa sortie en declarant que « cette histoire d\u2019amour concerne l\u2019une des plus grandes personnalités de la fin du 20e siècle ».Quelque 75 000 exemplaires se seraient envolés en quelques heures hier matin.Selon la presse britannique, le major Hewitt a touché trois millions de livres (4,5 millions $ US).Tous les journaux londoniens s\u2019accordaient sur un point hier : ce dernier a beau être un officier, il n\u2019est certainement pas un « gentleman ».« Ce livre raconte l\u2019histoire d\u2019un amour entre une femme et un homme, a la fois passionnée et pleine d\u2019espoir, mais en fin de compte sans espoir.La femme était Diana, la princesse de Galles, l\u2019homme le Major Hewitt.Leur amour a duré cinq ans, ceci est leur histoire », annonce la couverture.Le livre évoque leur premiere rencontre lors d\u2019une réception à Londres en 1986, même s\u2019ils s\u2019étaient déjà vus lors d\u2019un match de polo en 1981 où le major jouait contre le prince Charles.Puis il décrit comment, à la fin de 1986, apres une leçon d\u2019équitation a Hyde Park.Diana fondit en larmes et lui raconta ses problèmes de couple.«Je suis entourée de monde, mais je suis si seule », lui a dit la princesse, selon le livre.Après lui avoir longuement serré la main, dans un premier geste d\u2019intimité physique, le major lui aurait dit : «Vous n\u2019étes pas seule, vous m\u2019avez, moi ».Suit leur « première nuit d\u2019amour » qui aurait eu lieu après un diner à Kensington Palace : « Légèrement bronzée, vêtue d\u2019une jupe longue flottante, Diana captiva James immédiatement, avec son élégance discrète, et son inimitable beauté.Leurs corps étaient électrisés, désireux de s\u2019embrasser, et cette perspective, la fièvre de cette attente, n\u2019en était que plus délicieuse ».Puis « elle se leva avec l\u2019agilité d\u2019un danseur qui effectue un numéro bien rodé, marcha vers lui.et vint s\u2019asseoir sur ses genoux.'Æ'f.- ' Quand il la prit dans ses bras pour la serrer, ce fut comme s\u2019il faisait infuser dans son corps un élixir tant attendu d\u2019amour et ce force ».« Diana se leva, et, sans dire un mot, tendit sa main et conduisit James lentement vers sa chambre.» La suite est laissée à l\u2019imagination du lecteur.Dans son introduction, Anna Pasternak qui est la petite nièce du prix Nobel russe ^ris Pasternak, l\u2019auteur de Docteur Jivago, affirme qu\u2019elle espere « que ce livre, en montrant pourquoi et comment ils sont allés l\u2019un vers l\u2019autre, contribuera à une meilleure compréhension et une plus grande compassion pour la prin-ce.sse Diana».Anna Pasternak, ci-dessus, est assurée d\u2019un succès de librairie avec son livre.le maire de Natashquan.M.Rosaire Landry, premier magistrat du petit village se dit aussi très inquiet des consequences que pourrait amener cette pénurie.Il soutient que la majonte des services pourront fonctionner normalement pour environ une semaine mais qu\u2019au-dela de cette pénode, nen n\u2019est garanh.« Si nous ne sommes pas approvisionnes rapidement, plus personne travaillant dans les secteurs de la .santé et de l\u2019éducation ne pourra se rendre au travail », renchent M.landrv.Pour sa part, M.Leonard Landry, directeur de la compagnie Ovila Landry qui est agent de distribution pour Ultramar dans ce secteur, ne comprend pas la situation.« Nous faisons des rapports hebdomadaires et Ultramar savait très bien depuis deux semaines que nous n\u2019aunons plus d\u2019essence prochainement », affirme-t-il.Pendant ce temps, chez Ultramar, le porte-parole de l\u2019entre-pn.se, I»uis Forget, .se dit désole de la situation qui prévaut présentement a Natashquan mais rejette plutôt le blâme sur les politiciens qui selon lui, n\u2019ont pas bougé assez vite dans ce dossier.« Nous avions été très clairs en février 93.a savoir que nous cesserions nos opérations en Basse-Côte-Nord au pnntemps 94 », lance-t-il.« Nous avons repoussé l\u2019e-cheancier au 1er septembre et aucun appmvisionnement en Basse-Côte-Nord ne se fait depuis cette date », souligne le porte-parole qui confirme cependant qu\u2019une entente est intervenue avec la SOQUIP.Selon M.Forget, le conseil des ministres doit entériner le document demain et ce n\u2019est que par la suite qu\u2019un pétrolier .se dirigera vers la Basse-Côte-Nord pour alimenter les reservoirs d\u2019Ultramar en vue de la saison froide.Le députe de Duplessis et récemment nomme délégué régional.Denis Perron, critique vertement la décision d\u2019Ultramar de ne pas faire bouger ses bateaux avant qu\u2019une decision ministerielle ne soit prise.« C\u2019est indecent », s\u2019est-il exclamé.« J\u2019ai la confirmation que ça va passer demain, ils prennent la population en otage », a-t-il poursuivi.Pendant ce temps, les résidants de cette repon devront faire preuve d\u2019ingéniosité pour economiser les quelques litres d\u2019essence qui leur reste.Vidéopokers : la Cour suprême dans les pattes du Québec QUÉBEC \u2014 Un récent Jugoment de la Cour suprême du Canatla pourrait compliquer la vie du gouvernement du QuélK*n UN COIN DE CIEL BLEU ^'Nl\tfrit \\tr>e\tir.^\t^ L«fiK»MTirnnciC«R*m\tUe» Québec, Le Soleil, mardi 4 octobre 1994 qui, en mai 1992, ont révélé au grand jour les liens qu\u2019il avait entretenus avec la GRC au cours des années 70 alors qu\u2019il agissait comme taupe de la police fédérale.« La couverture hystérique des médias, de La Presse notamment, mériterait une étude sociologique de contenu.On ne peut pas dire que je bénéficiais de la chance au coureur, ni de la présomption d\u2019innocence.Je n\u2019en revenais pas de voir la manière surréaliste et extravagemte dont on traitait l\u2019affaire », poursuit l\u2019ex-ministre.M.Morin déplore que ses rencontres avec des policiers fédéraux aient pu laisser croire qu\u2019il travaillait contre le Québec.Il cite à cet égard les témoignages de l\u2019ancien ministre de la Justice Marc-André Bédard, du regretté René Lévesque et de ses anciens collègues Claude Charron et Bernard Landry qui, tous, se « portèrent garants de ma loyauté au Québec ».Silence de Beaudoin Il regrette cependant le silence de son ancien chef de cabinet, Louise Beaudoin, aujourd\u2019hui ministre des Affaires canadiennes, qui a refusé de garantir sa loyauté.«Me connaissant comme elle me connaissait, j\u2019espérais qu\u2019interrogée par les médias, elle, qui en avait eu plus de preuves que quiconque, témoigne de ma loyauté.Elle préféra le silence, ce qui alimenta la suspicion des journalistes», écrit M.Morin qui note que Mme Beaudoin, demeurée directrice du cabinet jusqu\u2019en 1981, n\u2019aurait sûrement pas conservé ce poste si elle avait eu quelques doutes sur son patron.M.Morin révèle aussi avoir voulu dévoiler l\u2019intérêt de la GRC pour les relations entre le Québec et la France dans un livre publié en 1987, mais s\u2019est abstenu de le faire à la demande de Mme Beaudoin, qui ne voulait pas voir son nom associé à l\u2019affaire.Extraits du livre en page A-13 Mario Dumont a donné hier sa première conférence sous le toit du parlement, dans la Salle des conférences.Il a alors réclamé du Bloc québécois qu\u2019il demeure à l\u2019écart de l\u2019élection partielle dans St-Jean.Election partielle dans St-Jean Dumont invite le Bloc à demeurer à l\u2019écart QUÉBEC \u2014 L\u2019Action démocratique sera de l\u2019élection dans la circonscription de Saint-Jean et son chef, Mario Dumont, invite déjà le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, à rompre son alliance .stratégique avec le PQ et à .se tenir à l\u2019écart dans ce comté.très, a demandé un recomptage judiciaire qui a débouché sur un verdict nul.Le chef de cabinet de M.Parizeau, Jean Royer, expliquait hier que cette nomination n\u2019avait pas été entérinée parce qu\u2019on « ne peut nommer quelqu\u2019un à un tribunal quasi-judiciaire de manière suspensive ».Le recomptage judiciaire était en cours au moment de la demande de nomination de M.Charbon- par GILLES BOIVIN LE SOLEIL M.Dumont, qui n\u2019a guère apprécié l\u2019intervention d\u2019un Lucien Bouchard dans son comté de Ri-vière-du-Loup au cours de la dernière campagne électorale, aurait souhaité que « le BQ demeure au-dessus de la politique partisane au Québec et laisse aller les citoyens avec leur choix ».En conférence de presse, hier mahn, le jeune député et chef intérimaire de l\u2019ADQ, a également laissé entendre que des péquistes auraient tenté de faire pression sur son candidat, Daniel Lefebvre, pour qu\u2019il ne soit pas de cette partielle occasionnée par un recomptage judiciaire.M.Dumont a refusé de dire qui avait effectué ces approches auprès de M.Lefebvre, laissant entendre qu\u2019on lui aurait indiqué qu\u2019il vaudrait mieux pour sa carrière qu\u2019il ne se représente pas.À l\u2019élection du 12 septembre, M.Lefebvre, qui est directeur des communications du Collège militaire de Saint-Jean, avait recueilli quelque 4563 voix, près de 12 % des suffrages exprimés.M.Lefebvre a confirmé hier soir qu\u2019il sera de nouveau dans la course.Le pé-quiste Roger Faquin l\u2019avait emporté par 358 vobe sur le député libéral sortant Michel Charbonneau.Ce dernier, dont le nom faisait partie d\u2019une liste de trois nominations politiques que M.Johnson avait soumise pour approbation au chef du PQ avant la dernière réunion de son conseil des minis- M.Royer a également nié être personnellement intervenu auprès du candidat de l\u2019ADQ dans ce comté pour le décourager de se présenter lors du nouveau scrutin.Ce dernier soutient que si M.Dumont a vraiment des noms il devra prouver ce qu\u2019il avance.La porte-parole de M.Faquin soutient également que « ces pressions ne viennent pas de l\u2019organisation» du candidat péquiste.Cette dernière précise qu\u2019aucun organisateur de M.Faquin n\u2019est responsable des «quatre ou cinq appels téléphoniques anonymes auxquels fait référence M.Lefebvre ».À sa première conférence dans la salle de conférence de l\u2019Assemblée nationale, M.Dumont est resté tout aussi imprécis sur la position qu\u2019il adoptera dans un prochain référendum.Il soutient que le gouvernement doit d\u2019abord s\u2019attaquer au « redressement » du Québec avant de se lancer dans une campagne référendaire.Il juge « très serrée » l\u2019échéance du 31 décembre 1995 pour opérer ce « redressement » que son parti juge prioritaire.¦ Jean-Guy Paré hérite du dossier MiL Davie BÉCANCOUR (PQ \u2014 En héritant du poste de délégué régional dans la région Chaudière-Appalaches, le nouveau député de Lotbinière, Jean-Guy Paré, s\u2019est vu confier une grosse commande, soit celle de régler le dossier du chantier maritime de MIL Davie, à Lévis.En annonçant sa nomination, la semaine dernière, le premier ministre Jacques Parizeau n\u2019a pas mandaté expressément M.Paré a cette fin mais celui-ci rappelle que la relance de ce chantier figurait dans la plate-forme du Parti québécois lors de la dernière campagne électorale et qu\u2019il lui appartient maintenant de mettre en place les morceaux du casse-tête pour que le dossier trouve un aboutis.sement positif.« Il faut que je règle ça avant les Fêtes », a déclaré M.Paré, en soulignant qu\u2019il pourra notamment compter sur l\u2019expertise du député du comté de Lévis, M.Jean Garon.NISSAN Financement garanti pour 48 mois sur tous les modèles Sentra DLX 4 porte.s, Altima et Maxima 1994.*Su|».1 i r^pprulution du crcilil pdf NCH Voye^ votre mmessioiindirr pour tous les détaiK QuètMC, Le Soleil, mardi 4 octobre 1994 A-5 - POLITIQUE EEEQZS Imasco envisage de déménager avec ses 8 milliards si le OUI l\u2019emporte MONTRÉAL \u2014 Le président d\u2019une des eompagnit's les plus rentables du Canada affinne qu\u2019un vole en faveur de la séparation du Québtv pourrait être suivi de 10 ;u\\nt\u201ces dt' chaos fxmr les économies du QuélH*e et du Canada.Le premier ministre Jean Chrétien serre la main de son homologue thaïlandais Chaun Leekpal, lors d\u2019une rencontre hier à Ottawa en prévision de la tournée canadienne en Asie.Le refus de remplacer Parizeau en Asie Bouchard dénonce à nouveau « l\u2019intransigeance» d\u2019Ottawa OTTAWA (d\u2019après PC) \u2014 Le gouvernement Chrétien fait preuvre « d\u2019intransigeance » lorsqu\u2019il refuse que Jacques Parizeau soit remplacé par un de ses ministres à la mission économique canadienne en Asie, a soutenu, hier, le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.« C\u2019est encore une fois de l\u2019obstination d\u2019Ottawa, de l\u2019obstination pointilleuse et malveillante.Ça ne fait aucun sens qu\u2019un premier ministre du Canada tente d'imposer à M.Parizeau un séjour de 15 jours en Chine alors que sa présence est réclamée au Québec », a martelé le chef bloquiste hier.Après sa victoire relative au paiement de la facture référendaire au Québec, la semaine dernière, le Bloc québécois a tenté de faire reculer le gouvernement fédéral sur cette question, hier, mais sans succès.Le gouvernement fédéral, a réitéré le premier ministre Jean Chrétien en point de presse, n\u2019acceptera aucun « substitut ».La mission économique d\u2019une quinzaine de jours qu\u2019il dirigera commencera le 4 novembre.Jusqu\u2019à présent, huit premiers ministres provinciaux ont confirmé leur participation.Ottawa attend toujours une réponse des premiers ministres du Québec et de l\u2019Ontario.«Toutes les provinces doivent être là.Ça na pas de bon sens (que le Québec et l\u2019Ontario n\u2019y soient pas représentés).C\u2019est comme si on envoyait une équipe de hockey en Russie où il n\u2019y aurait pas Wayne Gretzky et Mario I^mieux.C\u2019est de l\u2019obstination étroite et incompréhensible », a encore dit le chef bloquiste Lucien Bouchard.« Match de lutte » Le ministre des Affaires intergouvemementales, Marcel Ma.ssé, a par ailleurs comparé hier l\u2019épisode du remboursement de la facture référendaire au Québec, la semaine dernière, à un « match de lutte ».Selon lui, le Bloc québécois a orchestré ses nombreuses atta- ¦ Parizeau redoute la résistance MONTRÉAL (PQ \u2014 La nouvelle façon péquiste d\u2019adapter les solutions aux besoins des régions se butera à une certaine résistance au sein de la fonction publique québécoise.C\u2019est le premier ministre Jacques Parizeau lui-même qui s\u2019y attend, lui qui dénonce depuis quelques mois la façon de gouverner « mur à mur » sans égard aux différences régionales.Il n\u2019e.st pas vrai, répète-t-il à qui veut l\u2019entendre, que ce qui est bon à Hull est nécessairement bon à Sherbrooke.C\u2019est cette nouvelle façon de gouverner qu\u2019il veut implanter, affirmait-il hier en entrevue avec l\u2019animateur Jean-Luc Mongrain au ré.seau TVA.M.Parizeau s\u2019attend à ce que ce soit dans la fonction publique que la résistance sera la plus forte face à cette nouvelle mentalité.ques contre le gouvernement (^Ihrétien à ce sujet dans le but de livrer un bon spectacle aux Québécois.« Il y avait un élément de théâtre là-dedans.Il n\u2019y a rien que les gens aiment plus qu\u2019un match de lutte.Ils savent tous que c\u2019est arrangé d\u2019avance mais ils le regardent et ils apprécient les mouvements.Je pense que c\u2019est un peu ce qu\u2019on a vu la semaine dernière », a opiné le ministre Massé.par ALLAN SWIFT Cto to Pressé canedfeone Purdy Crawford d\u2019Imasco Itée a prédit hier que si les Québécois votent pour la souveraineté dans un référendum, il faudra compter de cinq à 10 ans de négociations difficiles avec Ottawa pour partager le butin.«Ces 10 années-là ne seront pas une partie de plaisir pour le Québec et le reste du Canada », a déclaré M.Crawford, à l\u2019issue d\u2019un discours prononcé devant le Canadian Club.Québec et Ottawa auraient à négocier des questions comme le partage de la dette, des propriétés et des impôts.M.Crawford a rappelé que sa compagnie, dont les revenus se montent à 8 milliards $, est fermement en faveur de l\u2019unité canadienne, et il a exhorté les autres leaders du monde des affaires à faire connaître leurs opinions \u2014 d\u2019un côté ou de l\u2019autre.« Comme électeur, je veux savoir quel chemin est susceptible de mener à une plus grande prospérité.C\u2019est l\u2019obligation des gens d\u2019affaires de faire connaître leurs points de vue économiques au public.» Mais il a ajouté que, personnellement, il ne jouera qu\u2019un rôle efface.M.Crawford a cependant indiqué qu\u2019lmasco devrait envisager le déménagement de son siège social à l\u2019extérieur de Montréal si le Québec se sépare.« C\u2019est une question sur laquelle nous devrions nous pencher.» M.Crawford a noté que c\u2019est dans l\u2019intérêt d\u2019une ville que d\u2019avoir les sièges sociaux de compagnies parce que ceux-ci attirent des employés très bien payés et qu\u2019ils ont tendance à se montrer charitables envers leur ville d\u2019accueil.Il a fait remarquer qu\u2019lmasco avait fait des dons de charité de 8 millions $ l\u2019année dernière, sur des bénéfices après impôts de 409 millions $.La plus grande partie des revenus d\u2019Imasco proviennent de sa filiale Imperial Tobacco.Ces autres holdings sont le Canada Trust et des chaînes de restaurants et de pharmacies.GUY CARBONNEAU VOUS PROPOSE UN ÉCHANGE.Souscrivez notre Hypothèque 20/20, nos dépôts à terme ou nos certificats de placement garanti et, en échange, courez la chance de 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du Canada .^00, houl.Renc-Lévesque Ouest Montreal (Quebec) H2Z IW\u2019 .\\()m ; AJrcfSf : Ville ; l\u2019roi incc : Code posta! ; N tel : vol M» Ih CATHAY PACIHC Kowloon Shemgri Lo HONC.KONG 1 Banque Hongkong du (Canada J 2795, boul.l^auricr, Ste-Foy ?\tN O t \\ t l À C.b 4 LA-Z-DOY ?\t\\ O c \\ I 1 -V ¦\t5 4 LA-Z-DOY .î i m .-1 Jeudi 5à7 Cocktail d*ouverture Venez découvrir le plus vaste assortiment de meubles Li-Z-Boy jamais vu à Québec, et courez la chance de gagtier un fauteuil inclinable Iji-Z-Boy d'une valeur de 349 S LA GALERIE DÜMEUBLE csia,s,s(aae 121$, bowl, (boroit 0.Owtbft.Tél.; 6tl 0171 LES INFORMATIONS GÉNÉRALES Québec, Le Soleil, mardi 4 octobre 1994 Radip TÉLÉVISION par GHISLAINE RHEAULT L£ SOLEIL OÙ iront les orphelins de CJRP ?^epuis vendredi midi, au 1060 de ia bande AM.s'étend une plage déserte.OÙ le vide nous écorche les oreilles.Hier matin, j\u2019imaginais les auditeurs pas encore familiers avec la nouvelle géographie radiophonique, en train de pianoter dans le vide.Et de maudire les puissants qui leur ont fait un sale coup en fermant la station de radio sans prévenir.Ça doit ressembler un peu à ça.un coup d\u2019État.Du jour au lendemain, le silence s\u2019abat.Et on n\u2019a plus le choix d\u2019écouter ce qui nous convient.À Québec, le coup d\u2019État de vendredi a laissé un vide considérable à la radio AM (celle qui parle.) On n\u2019a plus qu\u2019une solution pour être informé.à moins d\u2019aimer se mirer dans son petit écran de télé.D\u2019un côté CBV, la radio d\u2019État, qui ronronne, dans le confort et l\u2019indifférence, à l\u2019abri de son mandat.Le mandat, c\u2019est de faire de l\u2019information.Pas nécessairement d\u2019étre écouté.Je charrie ?À peine.C\u2019est une radio qui, à la limite, n\u2019a pas besoin d\u2019auditeurs.Qu\u2019ils écoutent ou pas.ils paieront quand même.Le gouvernement y pourvoiera.J\u2019exagère ?Si peu.Et il y a, de l\u2019autre côté, CHRC, une radio qui ne dort pas, qui pogne, qui jappe, qui mord, mais qui ne supporte pas la contradiction.Entre les deux, depuis vendredi, il n\u2019y a plus rien qu\u2019une plage vide où ça grichouille.Hier matin, 27 000 auditeurs (si on reporte à cet automne les résultats du sondage du printemps dernier) de La bande à Gillet, l\u2019émission-locomotive de CJRP, étaient orphelins.Ceux qui se défoulaient aux prix Bolo.Qui aimaient le mélange de sérieux et de rigolade qui caractérisait cette émission sans prétention.CJui baillaient pendant les commerciaux.Où vont-ils aller ces 27 000 réfugiés ?Les mesures d\u2019auditoire nous le diront un jour.Mais entre-temps, CBV ne fait pas preuve d\u2019un dynamisme débordant pour attirer le flux de réfugiés.« On va faire un effort pour attirer ces auditeurs, a dit hier M.Bertrand Émond, directeur de CBV, Mais on va le faire a l\u2019intérieur des mandats de Radio-Canada.On ne va pas se mettre à \u201cputasser\u201d pour attirer les auditeurs.On a surtout le mandat d\u2019informer.Pas de l\u2019information de vedette à la André Arthur.» Dimanche, le directeur a réuni l\u2019^uipe du matin « pour cibler notre comportement à l\u2019antenne » dit-il.« Le matin, on va mettre plus d\u2019accent sur ce qui se passe à Québec, en plus des grosses histoires en information déjà couvertes par les journalistes.Il faut s\u2019identifier plus à un ensemble de petites choses qui s« posent à Québec.» Il cite l\u2019exemple des restaurants sur Maguire le dimanche midi, le développement de la rue St-Vallier, etc.« Il y a un paquet d\u2019informations dites sociales à couvrir, au-delà du sport, des arts et de la culture, de la politique >* ajoute M.Emond.Et l\u2019enfant prodigue Gillet?Dès vendredi, beaucoup de gens se demandaient si CBV n\u2019allait pas tenter de ramener l\u2019enfant prodigue Robert Gillet à la station du boulevard Laurier.Depuis qu\u2019il a quitté Radio-Canada, attiré par l\u2019or, l\u2019encens et la myrrhe de CJRP, beaucoup de « radio-canadiens », dans la hiérarchie, admettent que ce fut une erreur de l\u2019avoir laissé filer.M.Émond est plus circonspect.c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.Depuis vendredi, il n\u2019a pas approché Gillet, dit-il.Et ne prévoit pas le faire.11 met des bémols sur ses performances du temps de CBV, « Quand il nous a quittes, il était à 23^000.» Au printemps dernier, CBV attirait le matin 20 300 auditeurs en moyenne au quart d\u2019heure, au sbdème rang à Québec et CJRP 27 600, ex-aequo avec CITF-FM.« À CJRP, Gillet n\u2019a pas défoncé les portes, dit encore M.Émond, en citant une recherche menée par la maison.Une bonne partie de son auditoire était formée des anciens fidèles de CJRP.Autrement dit, de ceux qui étaient de la famille radiophonique de Lucille Giguère et de Simon Bédard par exemple.Il ne pense donc pas que les auditeurs de Gillet pourraient s\u2019ajouter à ceux de CBV pour y attirer plus de 40 000 personnes le matin.« Ça ne s\u2019additionne pas comme ça.Il y a beaucoup de gens qui vont d\u2019une station à l\u2019autre.» Il pense que de 50 % à 60 % des auditeurs de Gillet se cherchent une niche.Ces 27 000 là vont s\u2019éparpiller.« J\u2019ai dit à mon équipe qu\u2019on avait mission de récupérer une partie de cet auditoire intéressé à l\u2019information que l\u2019on fait, pas à une radio d\u2019opinions et de vedettes.» M.Émond dit qu\u2019il n\u2019a pas tenté de joindre l\u2019animateur à qui CHRC-Radiomé-dia devait faire des propositions de week-end.Il ajoute qu\u2019on n\u2019est pas en période de repêchage et qu\u2019il n\u2019est pas question de faire de révolution de palais le matin.Sa devise dans les circonstances : pas de précipitation ! VOUS CROYEZ ÇA, VOUS! «Votre beau-frère peut faire l\u2019entretien de votre véhicule!» , U , REALITE! «Franchement! Soyez logique.Laisseriez-vous n\u2019importe qui vous opérer?Alors, pourquoi confier votre véhicule au premier venu?Seul un technicien fonnépar Chiysler et qui utilise les pièces Mopar peut s\u2019occuper de votre véhicule avec amour.Après tout, c\u2019est un investissement qui vous tient à coeur! Croyez-moi, vous êtes entiv de bien meilleutvs mains avec le service Cinq étoiles de Chrysler.» VIDANGE D'HUILE ET REMPLACEMENT DU FILTRE MISE AU POINT DirSYSTiMi\"! DE REFROIDISSEMENT Comprend ' \u2022\t)usqu'ê 5 litres d'huHe a moteur Mopar Premium et le filtre a l'huile Mopar \u2022\tinspection en 15 points NOTRE GARANTIE CINQ ÉTOILESt «PRÊT À L'HEURE PROMISE.OU RIEN À DÉBOURSER!» * S «ppltQur a la plupart des vehirules de Chrysler Canada t Four plus de details, renscigrve/ vows omprend le rinçage et la vidange du système de refroidissement 4 litres d'antigel/liquide de refroidissement 4 saisons Mopar la vérifiration du bouchon de radiateur, des courroies et des durrtes SERVICE CINQ ÉTOILES ^ CHRYSLER PERSONNE NE CONNAÎT MIEUX VOTRE JEEP OU VOTRE EAGLE QUE VOTRE CONCESSIONNAIRE JEEP ET EAGLE.La création d\u2019une nouvelle agence de nouvelles radio doit passer par le CRTC QUÉBEC \u2014 En plus du transfert de propriété, le CRTC devra approuver la création d\u2019une nouvelle agence de nouvelles radio pour desservir les stations du réseau ainsi que des stations indépendantes qui souhaiteraient s\u2019affilier.par ROaCRT FLEURY LE SOLEIL « L\u2019agence Radiomédia Informations sera ime alternative à NTR.Nous aurons un bureau à Montréal et un à (^ébec.Elle sera en service au cours des prochains jours à partir des salles de nouvelles de CIGVC et de CHRC et emploiera 40 personnes à travers le (^ébec.Nous allons offrir des productions radiophoniques à nos affiliés », explique le pdg de Radiomédia, M.Claude Beaudoin.D\u2019où proviendront les informations de CHIK-FM et de ClTF-FM qui n\u2019ont pas de salles de nouvelles?« Elles auront leur propre salle de nouvelles pour l\u2019information locale, mais les stations seront abonnées au réseau Radiomédia pour les nouvelles nationales.Nous sommes abonnés à Radio-France International également», ajoute M.Beaudoin.À CHIK-FM, la station s\u2019approvisionnait en nouvelles auprès de CJRP, Hier, la directrice Martine Rioux ignorait que les patrons avaient l'intention de créer une salle de nouvelles.«< Nous n\u2019avons pas de journaliste ni d\u2019équipement, rien du tout.Mais nous serons reliés au nouveau réseau au cours de la semaine», dit Mme Rioux.Le grand patron de Radiomédia reconnaît pour sa part que les 40 postes créés n\u2019en représentent que 20 au total pour les villes de (Québec et Montréal alors qu\u2019ils étaient 30 avant la fermeture des stations.Dans ia métropole, la presque totalité des journalistes de CJMS ont été embauchés par « l\u2019agence » alors qu\u2019à Québec, seulement un journaliste de CJRP passe à CHRC.M.Beaudoin nie qu'il y aura un effet de concentration ou que l\u2019information revêtira un caractère trop montréalais en regard aux répons.« Nous aurons de l\u2019information 24 heures sur 24, sept jours sur sept, ce que nous ne pouvions pas offrir avec nos stations prises individuellement », dit le porte-parole de Radiomédia.Réactions syndicales À CHRC, le Syndicat des employés aurait eu des discussions « très civilisées » avec la direction en après-midi et en soirée et déposera une quinzaine de griefs.À CJRP, 26 employés encore sous le choc se sont rencontrés hier et vont tenter de mobiliser le milieu en vue des audiences du CRTC.« Nous aimions notre travail ! », lance Shirley Bishop du syndicat, laquelle venait de quitter Télé-4 pour CURP.Les deux syndicats se rencontreront, supplantation oblige, car les employés de CJRP ont aussi de l\u2019ancienneté.Les avocats du Syndicat canadien de la fonction publique étudient la situation.« C\u2019est dramatique pour Montréal alors que nous nous retrouvons avec quatre stations anglophones contre trois de langue française dans un marché pourtant francophone à 70 % », dit son directeur, M.Gilles Charland.« La direction n\u2019avait pas le droit de fermer des stations comme CJMS ou CJRP sans d\u2019abord ouvrir ses livres et soumettre la question à un arbitre, comme c\u2019est prévu dans la convention en cas de difficultés financières.Nous allons déposer des griefs pour chaque syndicat ainsi qu\u2019une plainte au Conseil canadien des relations de travail », ajoute le directeur du Syndicat canadien.« Nous respectons les conventions et l\u2019ancienneté de nos employés», rétorque M.Beaudoin.()uant aux licences remises au CTRC, tous nos interlocuteurs admettent que c\u2019est la procédure à suivre en cas de fermeture de stations radio.Ainsi, celle de CJRP est là, disponible, si des employés ou des groupes d\u2019intérêt se manifestent.Mais personne ne s\u2019e.st encore manifesté malgré les appuis émus du milieu ! Quant aux deux « morning man » vedettes, Robert Gillet et André Arthur, ils devraient être fixés sur leur sort d\u2019ici une .semaine.L\u2019animateur de CHRC affirmait hier, sur les ondes, qu\u2019il avait mandaté Michel Cadrin pour négocier en son nom.M.Cadrin est celui qui a rescapé CHRC de la faillite l\u2019automne dernier en faisant une proposion concordataire qui remboursait les créanciers à 10 % de leur valeur, à l\u2019exception des petits créanciers totalement remboursés, une économie de plusieurs millions! M.Cadrin se dit maintenant intéressé à acheter CHOI-FM. Québ»c, L» Soleil, mardi 4 octobf 1994 Les Chic-Chocs attendent de la visite olympique CAP-CHAT \u2014 Une équipe régionale a reçu le mandat de préparer la visite du représentant de la Fédération internationale de ski dans les Chic-Chocs.LIS INFORMATIONS QÉNÉRALIS par HENRI MICHAUD coUabontton spéciale m Les travaux débuteront dès que la température le permettra, explique le président de la Corporation de ski des Chic-Chocs, Yvan Landry.Nous recevrons, sous peu, les instructions écrites de Québec 2002 pour l\u2019identification des tracés potentiels et l\u2019aménagement d\u2019héliports temporaires sur les sommets des monts Notre-Dame et Nicol-AJbert ».Les travaux préliminaires devraient débuter jeudi ou vendredi.«L\u2019équipe n\u2019attend que le beau temps pour agir.Puis, nous resterons en contact constant avec les gens de Québec 2002 jusqu\u2019à leur visite ou à celle du délégué de la FIS, Bernard Russy.» L\u2019examen des deux tracés potentiels est pré- Alerte à la détresse mentale chez les autochtones MONTRÉAL \u2014 Le temps est venu pour les conseils de bande de chaque communauté autochtone du Québec de tenir parole et de prendre les moyens pour corriger les situations les plus intolérables vécues par les individus de la communauté et qui taxent leur santé mentale.par HOLLANDE PARENT de la Presse canadienne Voilà la recommandation principale formulée, hier, par le comité de six experts chargés par le Comité sur la santé mentale du Québec de conseiller en matière de prévention le ministère québécois de la Santé et des Services sociaux.«En mars 1993, les chefs de l\u2019Assemblée des premières nations ont pris la résolution de prio-riser la guérison de l\u2019individu, de la famille et de la communauté », a rappelé la psychologue Francine Jourdain, conseillère auprès des communautés montagnaises de la Côte-Nord.« Les problèmes que doit affronter la communauté en matière de violence, d\u2019alcoolisme, de toxicomanie, de détresse psychologique ne peuvent dans la plupart des cas trouver la solution véritable sans la contribution du gouvernement local (conseil de bande) », écrivent les experts dans le rapport de 150 pages publié hier.Plus concrètement, les experts jugent essentiel que les abus d\u2019alcool et de drogues et les agressions sexuelles à l\u2019égard des enfants soient dénoncés pour que le système judiciaire punisse les coupables et décourage ainsi la récidive.Invitée à commenter le rapport, l\u2019ex-présidente de l\u2019Association des femmes autochtones du Québec, Michèle Rouleau, espère que les dirigeants autochtones prendront au sérieux les recommandations qui leur sont adressées.« II faut qu\u2019ils soient plus attentifs aux intervenants, car ces derniers sont souvent débordés et épuisés.» Pour sa part, l\u2019Algonquin Richard Kistabish fait valoir que la mise en place d\u2019un gouvernement autochtone autonome ne constitue pas une panacée en regard de la santé mentale.« Un gouvernement autochtone autonome nous ouvrirait certaines portes.Encore faut-il que ses représentants aient eux aussi réglé leur problèmes d\u2019abus.Ont-ils été victimes d\u2019agression ou sont-ils des abuseurs ?Un gouvernement d\u2019agresseurs ou de victimes qui n\u2019auraient pas liquidé cette facture nous conduirait inévitablement sur une fausse piste et accentuerait encore plus nos déchirements», indique-t-il.Aux yeux de ce dernier, la .seule communauté autochtone de l\u2019est du Canada qui a entrepris collectivement de soigner ses blessures mentales e.st celle du Grand-Lac-Victoria, au Témiscamingue.vu pour la deuxième quinzaine d\u2019octobre, vers le 20.Deux représentants de Québec 2002 devaient revenir dans les Chic-Chocs dimanche mais l\u2019opération a été reportée en raison des mauvaises conditions climatiques.Ottawa compte riposter à la défense d\u2019ivresse extrême dans les cas de viol OTTAWA \u2014 La décision do la Cour suprême du Canada de permettre l\u2019utilisation de rivres.se extrême comme moyen de défense dans les cas de viol préoccupe le gom'emement fédéral.pw MANON CORNELUER de la Presse canadienne « Le ministre de la Justice (Allan Rock) est très contrarié par cette décision », a indiqué hier le secrétaire parlementaire du ministre, M.Russell MacLellan.n a ajouté que M.Rock envisageait une série de solutions pour éviter que le jugement ait un impact trop important.Ceci pourrait aller jusqu\u2019à la présentation d\u2019un projet de loi, a-t-il ajoute.II a précisé que M.Rock et ses fonctionnaires examinaient la question et la considéraient comme prioritaire.Selon un jugement rendu la semaine dernière par la Cour su- prême, interdire à un criminel la possibilité d\u2019invoquer l'ivresse extrême pour sa defense contrevient à la Charte canadienne des droits.Les juges précisaient toutefois qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une ivresse si forte qu\u2019elle pouvait s\u2019assimiler à l\u2019aliénation ou l\u2019automatisme.La Cour ajoutait que le poids de la preuve revenait a l\u2019accusé, comme dans les cas d\u2019aliénation mentale, ce qui rendrait le recours à cette défense très difficile.La députée réformiste Deborah Grey reconnait que la Cour a établi des balises qui satisfont la communauté juridique.Elle veut donc que le gouvernement adopte une nouvelle loi.Si cette demiere contrevient à la Charte, le ministre de la Justice n\u2019a qu\u2019à utiliser la clause nonobstant, a-t-elle suggéré.« Qui guide les actions des gens, en ce qui a trait aux lois, la Cour suprême ou le Parlement ?C\u2019est une question importante.C\u2019est au Parlement que revient ces decisions importantes », a-t-elle conclu.yOüS POUVEZ 4RUNNER SR5 V6 1995 Moteur V6 de 3 Ktres et 150 di à injection électronique \u2022\tSuspension indépendante «Hi-Trac» aux roues avant \u2022\tPoutrelles de protection latérale \u2022 Freins ABS aux roues arrière \u2022 Capacité de remorquage de 3 500 Ib \u2022\tRadiocassette AM-FM stéréo haut & gamme avec 4 haut-parleurs \u2022 Essuie-glace à intermittence réglable \u2022\tVolant\" *\" \u201d et régulateur de vitesse \u2022LA MEILLEURE VALEUR DE REVENTE DE SA CATÉGORIE' TAUX ANNUEL DU FINANCEMENT ILLIMITE DE TOYOTA CRÉDIT CANADA INC SUR TOUS LES MODÈLES 4RUNNER 1994 ET 1995 NEUFS.* \tFRAIS D'EMPRUNT À 6*9 % PENDANT 48 MOIS :\tFRAIS D'EMPRUNT À 1 1 % PENDANT 48 MOIS :\t\t\t 15000$\t2 208$\t3 608 $\t1 400 $ TAUX DE FIHANCEIIIEIIT FECIAUX OFFERU AUSSI SUR LES (AMRT .¦ ¦ > .iwiwTA *\tt\"* * Oi* tau»\t««Il «An» «ri* ht* «n (tort* l*yw*Mimrtl MMaanai A^axbl'NlilliKktnimiaaAUallaaiilliitlin^ bllllOSgi«lunMlèi.i>in«ldill\\*iilraamevTo»ft ld9b Oufee 3 ans ou /VSSiSuUlCC dO 000 km seton la premiefe éventualité Vove \u2022 vot'e concessfoonaire witicipant pour tous les (Jetailj R ô 1 I 11 \u2022 I « l Assoctation mauetino Oes ronctJsK)rw«res Chevroiel Geo (MsmoDrie du Quebec A-12 \u2022 Québec, Le Soleil, mardi 4 octobre 1994 EDITORIAL Garon à l\u2019épole d\u2019Emilie ______ établissement par le ministre de l\u2019Éducation, Jean Garon, d\u2019une règle mur-à-mur pour sauver de la fermeture la dernière école de quartier ou de village nous ramènerait à plusieurs égards à la petite école d\u2019Émilie Bordeleau dans Les filles de CaJeb.M.Garon a un penchant pour l\u2019uniformisation.Ministre de l\u2019Agriculture de 1976 à 1985, il a fait voter une loi aux objectifs très nobles, celle portant sur le zonage agricole.Sa démarche fut simple : peinturer tout le Québec en vert dans une guerre sans merci aux spéculateurs et aux développeurs qui s\u2019appropriaient les meilleures terres agricoles du Québec.Après l\u2019adoption de cette législation, avec toutes les aberrations qu\u2019elle contenait, le citoyen a eu le fardeau d\u2019obtenir le « dézonage » d\u2019un terrain devant une toute-puissante commission gouvernementale qui avait le mandat d\u2019ètre le chien de garde de la loi.11 aura fallu une dizaine d\u2019années par la suite et un changement de gouvernement pour que l\u2019on parvienne à un équilibre viable entre la nécessité de protéger les bonnes terres et le droit des citoyens de disposer de leur propriété.L\u2019instauration d\u2019une règle aveugle pour empêcher la fermeture de la dernière école de quartier ou de village aurait le même effet pernicieux.Tous les élèves du Québec ont théoriquement droit aux mêmes services.Mais le prix à payer pour des enfants afin de fréquenter une école située à deux coins de rues de chez eux est souvent le recoupement dans des classes à degrés multiples, à l\u2019intérieur d\u2019écoles aux bibliothèques dégarnies, privées des équipements minimaux pour l\u2019initiation à l\u2019informatique ou l\u2019enseignement de l\u2019éducation physique et loin des services professionnels pour les élèves qui éprouvent des difficultés.L\u2019encadrement du personnel de ces écoles laisse souvent à désirer : des directeurs doivent partager leur semaine de travail entre deux ou trois écoles parfois situées à plusieurs kilomètres.Les parents veulent garder leurs Jeunes enfants à portée de vue.Ces mêmes personnes n\u2019hésitent toutefois pas à quitter un centre-ville pour la banlieue ou un village pour la ville, créant derrière eux le problème auquel nous sommes confrontés.Les populations étudiantes deviennent trop disséminées pour justifier le maintien d\u2019une école de qualité.Par contre, sur le plan communautaire, l\u2019école locale a une valeur sociale hautement plus importante que les bureaux de poste dont on s\u2019oppose pourtant si farouchement aux fermetures.Le premier ministre Jacques Parizeau a insisté à plusieurs reprises ces dernières semaines sur la fin de l\u2019ère du mur-à-mur au Québec.Plutôt que de proscrire les fermetures, il faut prendre en considération les possibilités cas par cas de partage des équipements avec la municipalité et les organismes du milieu.Il faut vérifier l\u2019accessibilité aux services manquants dans un rayon de distance raisonnable ; tenir compte du niveau de vétusté de chacune des bâtisses en question.Mais surtout, le ministre Garon, les fonctionnaires et les administrateurs scolaires doivent permettre aux parents et aux enfants de choisir, selon ce qu\u2019ils croient être dans leur meilleur intérêt, entre leur école d\u2019Emilie et une maison plus populeuse et plus éloignée mais moderne et mieux équipée.J,-JACOUES SAMSON B loc-notes Usagers nerveux ____/n dépit des messages rassurants de la Société de transport de la Communauté urbaine de Québec, les usagers du transport en commun sont nerveux.On s\u2019interrogeait hier : fallait-il acheter le laissez-passer d\u2019octobre alors que rien ne filtre des négociations et que la menace d\u2019une grève est toujours présente?Le cadre légal qui circonscrit les grèves des services publics a bien changé.Le transport en commun est aujourd'hui considéré comme essentiel en région urbaine de sorte qu\u2019un arrêt total est aujourd\u2019hui exclu.Selon le Code du travail, les chauffeurs et l\u2019employeur disposent de sept jours, après dépôt d\u2019un avis de grève, pour s\u2019entendre sur les services essentiels qui seront maintenus.À défaut d\u2019une entente, c\u2019est le Conseil des services essentiels qui tranche.Malgré ce délai très court, le conseil estime qu\u2019il est possible de franchir toutes ces étapes avant la date fatidique et, même, de tenir des audiences publiques.Si la menace de grève se concrétise, le conseil devra livrer la marchandise et maintenir les services qui répondent véritablement aux besoins des usagers.Car du côté de la clientèle aussi, les choses ont changé.Aux personnes âgées, petits travailleurs et étudiants, la relance a ajouté beaucoup d\u2019employés du secteur public qui, séduits par les métrobus rapides et fiables, ont abandonné ( ou même vendu ) leurs véhicules ( dont le stationnement coûte de plus en plus cher).Bref, trop de gens sont aujourd\u2019hui captifs, volontairement ou non, du transport en commun pour que les services essentiels soient réduits à un minimum irréaliste.Les usagers actuels semblent manifester, en outre, un seuil de tolérance et de compréhension moins élevé qu\u2019au-trefois : il ne faudrait pas les laisser geler trop longtemps aux arrêts ou les « bardasser » trop fort.L\u2019affaire des pantalons et le ton menaçant utilisé par certains chauffeurs dans les médias en ont indisposé plusieurs.Qui gagnerait à une grève sabotant la relance et dégoûtant les usagers actuels et futurs de l\u2019autobus ?MARIE CAQUETTE LE SOLEIL PréSKlent du conMd d'admimstraiion PIERRE DES MARAIS H PrMKMm M ÉddplK OILBERT LAÇASSE n«dact«o> an GILBERT LAVOIE \u2022*> cr>ei « »d|Otn( \u2022 i Édit«uc J.-OACOUCS SAMSON Dn»c»»ui d» I intonation ANDRE FORCUES .CHAUVE-CJUf-PEUT B d Les choses vues par Claude Morin Maude Morin n\u2019avait pas vraiment besoin de préciser que son dernier livre.Les choses comme elles étaient, est autobiographique.Dans tous ceux qu\u2019il a publiés au cours des dernières années, il était déjà abondamment question de lui.On peut trouver un peu narcissique cette façon de toujours se situer au centre, sinon à l\u2019origine des grands événements qui ont jalonné l\u2019histoire récente du Québec, mais M.Morin n\u2019en demeure pas moins un témoin privilégié et un merveilleux conteur.Quoiqu\u2019on pense du personnage, il demeure aussi notre meilleur portraitiste de la condition politicienne, comme du petit monde administratif et médiatique qui gravite autour des politiciens.Personnellement, j\u2019éprouve toujours un grand plaisir à le lire.Comme tout le monde, j\u2019attendais impatiemment la parution de ce livre, pour voir comment l\u2019ancien ministre présenterait le troublant épisode de ses relations avec la GRC durant les années 70.Dans cette affaire, j\u2019ai toujours eu l\u2019impression que M.Morin pensait bien faire, mais qu\u2019il avait été victime de sa vanité et de son goût de l\u2019intrigue.Rien dans son livre ne m\u2019en a dissuadé.En fait, je n\u2019ai pas appris grand-chose de neuf.Après avoir lu les pages consacrées à sa jeunesse, on s\u2019étonne quand même moins qu\u2019un homme aussi expérimenté se soit embarqué là-dedans.Tous ces abonnements à des publications communistes, son attirance pour les pays d\u2019Europe de l\u2019Est, dans un monde en pleine guerre froide et un Québec en plein duplessisme, témoignent sans doute d\u2019une louable curiosité intellectuelle, mais aussi d\u2019une attirance certaine pour les jeux défendus.Avoir su comment les choses tourneraient, j\u2019imagine qu\u2019il aurait agi différem- La chronique de Michel DAVID ment.Sinon, il semble toujours aussi convaincu d\u2019avoir fait oeuvre utile.En fait, la « seule vraie erreur » qu\u2019il confesse, c\u2019est de ne pas avoir confié les « dédommagements >^reçus de la GRC à un notaire.À l\u2019évidence, il en a commis une autre, en racontant son histoire à Lorraine Lagacé, alors directrice du bureau du Québec à Ottawa, qui s\u2019est empressée de tout raconter à René Lévesque.A-t-il démissionné ou M.Lévesque l\u2019a-t-il viré ?Décidé à partir depuis la « nuit des longs couteaux » de novembre 81, il maintient avoir lui-même offert sa démission.M.Lévesque, « triste, mais serein », l\u2019aurait acceptée, d\u2019autant plus qu\u2019elle pourrait « aider à régler un autre problème ».Autrement dit, il aurait été viré s\u2019il n\u2019avait pas démissionné.M.Morin soutient que le premier ministre lui a proposé de demeurer député, lui laissant clairement entendre qu\u2019il pourrait éventuellement réintégrer le cabinet.Ça paraît un peu étonnant, mais il est vrai qu\u2019une élection partielle dans Louis-Hébert ne devait pas tellement lui sourire.M.Morin est convaincu d\u2019avoir été victime d\u2019une grave injustice, quand toute l\u2019histoire a été rendue publique, en 1992.« La couverture, hystérique, des médias \u2014 La Presse notamment \u2014 mériterait une étude sociopolitique de contenu », écrit-il.II reproche aussi à son ancien chef de cabinet, Louise Beaudoin, qu\u2019il avait mise au courant dès 1977, de n\u2019avoir rien fait pour l\u2019aider.« Me connaissant comme elle me connaissait, j\u2019espérais non qu\u2019elle justifie mes actions \u2014 cela relevait de moi \u2014, mais qu\u2019interrogée par les médias, elle, qui en avait eu plus de preuves que quiconque, témoigne de ma loyauté ».En effet, le silence de Mme Beaudoin est assez décevant.(Inversement, M.Morin a fait preuve de beaucoup d\u2019élégance, la semaine dernière, quand je lui ai demandé \u2014 sans savoir ce que contenait son livre \u2014 ce qu\u2019il pensait de la nomination de Mme Beaudoin à « son » ministère.Il la trouvait excellente à tous égards.) À le lire, M.Morin a toujours tout prévu.On finit même par se demander comment un esprit aussi clairvoyant a pu subir d\u2019aussi cuisants échecs ! Il a aussi le don d\u2019expliquer et peut-être même de se convaincre que ces défaites sont en fait le prélude, voire la condition essentielle à de plus grandes victoires.On peut penser ce qu\u2019on veut de cette clairvoyance a posteriori, mais ses réflexions sur la défaite référendaire de 1980 devraient être méditées sérieusement par tous ceux qui contemplent « l\u2019horizon » de 1995.« Perdant le référendum à cause d\u2019une question \u201corthodoxe\u201d, mais malvenue dans la conjoncture, ou parce qu\u2019il tiendrait la consultation à un moment inopportun, non seulement le PQ se nuirait, mais, beaucoup plus grave, il affaiblirait le Québec.Nous souverainistes, lui ferions s\u2019infliger à lui-même la défaite \u2014 et le recul subséquent \u2014 dont les fédéralistes rêvaient ! » En lisant certains passages, on croit entendre Lucien Bouchard supplier Jacques Parizeau : « Où, dans ce cas, se situe l\u2019honneur ?Foncer en faisant bravement courir à la nation des risques qu\u2019on espère calculés ou changer lucidement de trajectoire parce qu\u2019on les pense trop considérables ?» Le problème, c\u2019est que Claude Morin n\u2019est peut-être pas le messager idéal.Votre Qpinion Chauffeurs d'autobus forts en gueule Encore une fois, nos bons chauffeurs d\u2019autobus de la STCUQ semblent perdre le nord.Ils ont beaucoup de classe et de chic quand ils sacrent à la télévision.L\u2019impression est grande.Ils en ont assez d\u2019entendre parler de récession et de privation ; au diable la loi 102 et les coupures de salaire ! Quant au président de la STCUQ, Claude Larose, il est l\u2019unique vilain.J\u2019aimerais cependant dire à ces mêmes chauffeurs de ne pas s\u2019afficher trop hardiment.D\u2019abord, leur image déjà peu reluisante en prend un méchant coup.Ensuite, quand on gagne une moyenne de 40 000 $ par année, avec une convention collective « hyperchromée », et à peine un cinquième secondaire, on se tait.Ne serait-ce que par décence ! Enfin, je désire savoir s\u2019il e.st vrai que plusieurs chauffeurs n\u2019ont même pas véritablement la scolarité requise.Est-il exact aussi que plusieurs d\u2019entre eux ont produit de faux certificats pour devenir éligibles pour occuper ce type d\u2019emploi ?Ainsi, est-ce que la STCUQ peut faire certaines vérifications et m\u2019informer ?En terminant, je trouve que les chauffeurs se comportent comme des maffiosi.Ils brandissent le spectre de la grève et tiennent les passagers en otage.Pourtant, s\u2019il n\u2019y avait pas de passagers, vous n\u2019auriez pas de si belles jobs.Cessez de gueuler comme des rats du ciel, car la population n\u2019est pas du tout de votre bord.Claude Audet Sainte-Foy Tes déchets et dans ta cour Trouvez-vous odieusement insultant que certains de nos voisins américains nous envoient leurs déchets ?Nous prennent-ils donc pour leur poubelle ?C\u2019est tout simplement révoltant ! Remarquez que la conscience sociale de ceux qui acceptent ces mêmes déchets, hypothéquant ainsi honteusement notre environnement pour des générations à venir, n\u2019apparait guere plus développée.(Ju\u2019il faille interdire nos fron- tières aux déchets étrangers, la question ne se pose même pas ! Personne n\u2019aurait l\u2019idée d\u2019accepter que son voisin lance ses détritus dans sa cour ! Pourquoi serait-ce plus acceptable au niveau national ?Il y a un bout «de se faire manger la laine sur le dos ».Un peu de respect, s\u2019il vous plaît ! Tenons-nous debout en rappelant au plus vite à nos voisins qu\u2019il y a des choses qui ne se pensent même pas quand on se respecte soi-même et qu\u2019on a un brin de considération pour l\u2019autre.Pierrette Jean Sainte-Foy Artiste déçu Que peut faire l\u2019arti-ste lorsqu\u2019on le laisse croire à l\u2019intégrité et à la loyauté de ses institutions qui semblent douteuses dans leurs démarches administratives ?Ce fut le cas de la bibliothèque de Charlesbourg, en avril 1994.Lorsque l\u2019artiste présenta son dossier de l\u2019oeuvre soumise aux attentes du concours, il lui sembla qu\u2019il aurait à recevoir toute l\u2019attention appropriée de ceux qui en ont l\u2019autorité.Eh bien ! Non ! La bibliothèque de Charlesbourg a laissé entendre par son comportement un manque sérieux de crédibilité.En effet, depuis avril à septembre, fin du concours, une seule lettre d\u2019accusé réception lui fut envoyée, pour le laisser choir dans l\u2019illusion d\u2019avoir été retenu au concours et de recevoir la rémunération de l\u2019oeuvre acquise.Ce n\u2019est que par une annonce radiophonique du bloc-notes de Radio-Canada que l\u2019artiste prit connaissance que sa participation n\u2019avait pas été retenue.Le plus insultant, c\u2019est d\u2019entendre dans ce bloc-notes du 16 septembre que la bibliothèque présentait au public ses acquisitions d\u2019oeuvres d\u2019art.Comment ne pas croire au manque d\u2019honnêteté de la part des employés ?Comment ne pas voir encore une fois des acquisitions influencées par des experts en placements sûrs ! Où est le concours public et démocratique ?Gaétan Genest Québec ¦.s A Québec, Le Soleil, mardi 4 octobre 1994 LES IDÉES DU JOUR Les anges dans nos campagnes par CLAUDE MOMIN Le nouveau livre de Claude Morin, « choses comme elles étaient », arrive en librairie demain.Cette chronique douce-amère d'une carrière politique pas comme les autres replace les événements dans leur contexte de l'époque, expose des situations vues de l'intérieur par un acteur privilégié, met fin à quelques légendes et explique des décisions qui ont été difficiles à prendre.Dans son témoignage sur le pouvoir au quotidien, avec une franchise rare chez les ex-membres du « club », l'auteur révèle ce qu 'il pense des partis, de la politique et de ceux qui la pratiquent.Très personnel, intimiste par endroits, plein d'anecdotes, le livre relate la jeunesse et l'évolution de l'auteur et sa rencontre accidentelle avec la politique.Claude Morin y décrit aussi son expérience comme sous-ministre, candidat, député et ministre, raconte une étonnante démarche des services secrets canadiens, parle du référendum de 1980 et en tire ses conclusions.Sur le mode humoristique, l'auteur consacre un chapitre à l'impression que lui fit, au moment où il y adhéra, le PQ du début des années 1970.En voici quelques extraits.(Copyright Les Éditions du Boréal, 1994) Parti québécois était fier de sa jeunesse reconnue, de son intégrité ostensible, de la droiture proclamée de ses intentions et de la rectitude soulignée de ses méthodes.Contrairement aux autres partis, il comptait bien, une fois que sa Vérité aurait prévalu et que ses efforts ardus lui auraient mérité le saint Graal de la reconnaissance populaire, appliquer dans sa totalité et sans faux-fuyants le programme de gouvernement conçu par ses militants studieux lors d\u2019austères congrès.Militants.Pas « organisateurs » comme dans les autres partis.Les apôtres J\u2019en avais vu deux cents à l\u2019oeuvre, à l\u2019été 1972, dans un cégep de Montréal où se tenait une réunion du conseil national.Nouvelle recrue, j\u2019avais été invité à y faire un tour pour être présenté à l\u2019assistance et me rendre compte par moi-méme du sérieux des indépendantistes.Des gens exemplaires, me fit-on remarquer, assez fervents pour sacrifier une fin de semaine ensoleillée aux activités d\u2019un parti qui appartenait à ses membres.Ce n\u2019est pas chez les liberaux ou les unionistes qu\u2019on noterait autant de dévouement à une cause ni une foi aussi manifeste envers un idéal.Fervents, sacrifier, dévouement, cause, foi, idéal ! Où avais-je déjà entendu ces mots ?Voilà ! Chez les Croisés et dans la JEC des frères maristes à Montmorency ! À la différence que le dévouement à la Cause d\u2019alors était requis seulement le samedi ou le dimanche matin, pas des fins de semaine entières et jamais l\u2019été.Le sacrifice de 1972 n\u2019avait pas l'air lourd à porter.Les délégués semblaient heureux de se trouver là, à exiger des explications ou à discuter d\u2019un para^aphe dans un document.Tels les animateurs des mouvements de jeunesse de mon enfance, certains, sûrs d\u2019eux et le verbe haut, prenaient souvent la parole.À croire qu\u2019ils détenaient une autorité particulière sur les autres, davantage silencieux, ou qu\u2019ils pouvaient faire étalage d\u2019une expérience du combat plus étendue.Les intervenants les plus zélés venaient de Montréal-centre où, m\u2019expliqua-t-on, oeuvrait l\u2019aile militante du parti, soi-disant à gauche et gardienne de l\u2019orthodoxie.Pour ses porte-parole, pas question de trafiquer la doctrine.L\u2019aile militante ?J\u2019étais en pays de connaissance.Au jardin de l\u2019enfance de Giffard, les soeurs oblates nous parlaient déjà de l'Eglise militante, de l\u2019Église souffrante et de l\u2019Église triomphante ! Répartissait-on les fidèles pé-quistes selon les mêmes catégories ?Étant donné les positions de Montréal-centre, Lévesque dut parfois croire appartenir à l\u2019aile .souffrante du parti.Le spectacle du conseil national m\u2019avait frappe.Je ne cacherai pas qu\u2019il était saisissant de voir au travail ce groupe appliqué.Cela aurait suffi à me convaincre, si besoin était, que j\u2019avais bien fait d\u2019adhérer au Parti québécois On tint cependant à me faire comprendre que ces gens étaient reunis pour la Cause, et non, comme dans les « vieux partis », pour établir des contacts profitables.Eussent-ils été adolescents ou jeunes adultes dans les années quarante et cinquante, ceux et celles que je vis ce jour-là (et tant d\u2019autres par la suite) auraient, selon moi, d'emblée joint les mouvements d\u2019action catholique alors à la mode, et moins à reculons, peut-être, que je ne l\u2019avais fait moi-méme.Ils manifestaient les vertus apostoliques voulues, dont la foi et la ferveur.Animés de l\u2019esprit de sacrifice propre aux nouveaux convertis, ils pratiquaient le don de soi dans une Mission d\u2019où, à l\u2019opposé de ce qui se passait chez les païens libéraux et unio- Le côté monastique du conseil national du PQ finira par me déplaire nistes, était bannie toute recherche de bénéfices personnels.Transposaient-ils à l\u2019ère laïque post-Révolution tranquille le mot d\u2019ordre des Croisés de 1940 : « Prie, communie, sacrifie-toi, sois apôtre » ?Dans le PQ d\u2019alors, il y avait de l\u2019évangélisation dans l\u2019air.Le côté prosélyte et monastique du conseil national, qui me séduisit d\u2019abord, finira par me déplaire.J'en viendrai à comprendre, avec soulagement, que l\u2019état d\u2019esprit rigoriste qu\u2019on y affichait n'était heureusement pas représentatif de l\u2019opinion dominante dans le parti.Voeu de pauvreté.« Nul n\u2019est riche s\u2019il n\u2019est voleur ou fils de voleur ! » Effet de la culture judéo-chrétienne, influence diffuse des rares péquistes de tendance marxiste, résultat de la présence de nombreux syndicalistes dans le Parti québécois ou tout simplement réverbération, sur son échelle de valeurs, de l\u2019esprit réformateur et justicier qui l\u2019animait, toujours est-il que la phrase citée (de saint Basile, père de l\u2019Église) correspondait en gros à l\u2019opinion que certains entretenaient à l\u2019endroit des « milieux d\u2019affaires ».La définition de ces « milieux » était large.Très.Ils comprenaient, cela allait de soi, les étrangers.Américains surtout, qui avaient investi au (Jué-bec, et les Anglais de Westmount, descendants des occupants britanniques.Ils réunissaient aussi d\u2019autres membres, moins immédiatement visibles, mais guère plus recommandables que les précédents parce qu\u2019inféodés à eux : les gérants québécois d\u2019entreprises étrangères et leurs associés, ainsi que leurs conseillers (avocats, comptables, économistes, administrateurs) ; plus les propriétaires authentiquement québécois d\u2019entreprises québécoises authentiques, mais qui, dociles au système capitaliste, exploitaient leurs compatriotes (bien entendu, c\u2019était leur cas à tous).S\u2019ajoutaient à ces « riches » condamnables ceux qui achetaient des actions à la bourse grâce à leurs gains répréhensibles ou à la fortune héritée de leurs parents, exploiteurs eux aussi.Pour n\u2019oublier personne, cer tains allaient plus loin et engio baient dans la même cla.sse indi gne ceux qui gagnaient leur vie autrement que comme salariés ; car la catégorie des salariés était ultrasympathique à leurs yeux.À M.Claude MORIN condition qu\u2019en soient soustraits les salariés trop bien payés ou qui appartenaient à la nomenklatura de quelque establishment.Sauf le syndical.Cette représentation mentale des formations en présence se condensait dans une symbolique simpliste, qui, comme toutes les symboliques, renfermait cependant une part de vérité.Le Parti libéral, filiale servile du grand frère fédéral, rassemblait les riches, les Anglais et ceux qui voulaient leur soumettre le Québec.L\u2019Union nationale, en perte de vitesse, était dirigée par d\u2019anciens « patroneux » nostalgiques de l\u2019assiette au beurre.Le Crédit social, perfide invention de démagogues de droite, attirait les couches les moins évoluées de la population.Mais le Parti québécois, à qui l\u2019avenir était réservé, seul à être libre face aux puissances financières, s\u2019offrait aux « forces vives de la nation » comme véhicule de leurs aspirations.Pour les tenants de cette vision des choses, l\u2019absence de ressources était une vertu et constituait la preuve que les péquistes, pauvres comparativement aux riches libéraux, étaient certainement plus honnêtes.« Nul n\u2019est riche.» Proudhon n\u2019avait-il pas aussi dit ; « La propriété c\u2019est le vol » ?La méfiance à l\u2019égard de l\u2019argent n\u2019était partagée que par une minorité du parti \u2014 la majorité, je m\u2019en aperçus, faisait les distinc- tions nécessaires \u2014, mais, contagion ou osmose, elle déteignait sur le discours courant et imprégnait l\u2019atmosphère.Grâce à son mode de financement populaire, une de ses plus remarquables réalisations, le Parti québécois, dégagé de toute influence occulte, finira néanmoins par acquérir une relative aisance.Il se fit avec raison, un point d\u2019honneur de l\u2019imputer au grand nombre de petits dons de gens ordinaires, mais il s\u2019en trouva pour prétendre qu\u2019il n\u2019était pas vraiment riche puisque ses ressources provenaient de contributions pauvres.S\u2019il se passera plusieurs années avant que le parti devienne plus accueillant à l\u2019endroit de citoyens favorisés par le commerce ou l\u2019ascendance familiale, le réflexe antimilieux d\u2019affaires provoquait une curieuse ambivalence, une love-hate relationship, diraient les psychologues.J\u2019en eus connaissance pendant la campagne de 1973.Une forte proportion des candidats du parti provenait de l\u2019enseignement, du syndicalisme et du secteur public ou parapublic.Lorsqu\u2019il arrivait, par un concours de circonstances, qu\u2019un de nos candidats fut commerçant, cultivateur, retraité Oes personnes âgées étaient, disait-on, réfractaires au parti) ou encore gérant de caisse populaire, on en faisait tout un plat.Ainsi en 1973, pour la région périphérique de Québec, nous pûmes fièrement proclamer la présence dans l\u2019équipe péquiste de « notre » cultivateur et de «< notre » retraite.C\u2019eût été l\u2019allégresse si nous avions pu nous féliciter d\u2019avoir aussi recruté un véritable homme d\u2019affaires.et de virginité Devenu chef politique, Lévesque plaça l\u2019assainissement du financement des partis parmi les articles prioritæres du programme de son éventuel gouvernement.11 en fit aussi un thème fréquent de discours.Malheureusement, le message eut parfois un effet secondaire que son auteur ne recherchait pas.Il stimula le puritanisme scrupuleux de ceux de ses partisans qui étaient déjà enclins à redouter, plus que de raison, !\u2019« influence i corruptrice des puissances d\u2019ar-; gent ».D\u2019où des situations où leur i scandale facile n\u2019aida en rien la : cause du parti auprès de tiers bien I disposés, mais pas nécessaire-: ment au courant des « bibittes » \u2018 de certains militants.Pendant la campagne de 1973, un bénévole m\u2019aborda, courroucé.Un haut fonctionnaire lui avait offert 50 $ en vue de mon élection, mais à la condition que j\u2019en sois, outre lui, le seul informé.« Pour vous protéger, j\u2019ai refusé, me dit-il, content de son coup.Je lui ai expliqué que le parti rejetait tout financement secret et qu\u2019il serait impossible de cacher son don à l\u2019exécutif Je suis sûr que cet homme voulait vous acheter.11 a peur pour son emploi si le PQ est élu.Les libéraux sont tous pareils ».En réalité, ce fonctionnaire \u2014 vexé \u2014 avait été un collègue.De conviction indépendantiste plus ancienne que la mienne, il était soucieux, à cause de sa fonction, de ne pas afficher ses couleurs.N\u2019ayant pu me joindre au téléphone, il avait pensé que le solliciteur, son voisin de rue, membre du parti, comprendrait.Les bénévoles d\u2019alors n\u2019étaient pas tous champions du sens politique ni prix Nobel de la perspicacité.Un soir, pendant la même campagne électorale, la téléphoniste au local du parti vint m\u2019avertir qu\u2019un « monsieur qui a l\u2019air de se croire important» tenait absolument à me parler en personne.Il appelait pxjur la troisième ou quatrième fois et ne laissait jamais son numéro.C\u2019était un vieil unioniste de Beauport, petit industriel à la retraite, à qui mon père avait déjà rendu service et que je connaissais vaguement.Opposé au Parti québécois, il souhaitait néanmoins mon élection, « par exception », disait-il, et voulait participer au financement de ma campagne.Aurais-je dans mon organisation quelqu\u2019un de fiable dont je lui communiquerais d\u2019avance le nom et qui pourrait, le lendemain, aller chercher sa contribution?Deux cents dollars, si je me souviens bien.\u2014 Pour servir dans ton comté, pas ailleurs, insista-t-il.D\u2019accord.Je trouverais quelqu\u2019un qui lui signerait un reçu en bonne et due forme ; \u2014 Non, pas de reçu, j\u2019ai confiance en toi.\u2014 Ça fait partie de nos règles de financement, repliquai-je.\u2014 Non, pas d'ecrit, rouspéta-t- Difficile d\u2019être digne d\u2019un parti aussi sélectif \u2014 On vous en fera un que vous jetterez si vous voulez.Merci encore.Je vous rappelle demain.Je racontai l\u2019affaire, fort simple à mon avis, à une militante que j\u2019avais invitée au restaurant pour une collation tardive.Peut-être pourrait-elle se charger de la mission ?Erreur sur la personne.La proposition dont je venais d\u2019étre la « cible » lui sembla « déshonnête ».Un adversaire fédéraliste investirait-il des fonds sur moi sans espoir d\u2019avantages ultérieurs ?D\u2019autant plus qu\u2019il refusait un reçu?\u2014 Je suis déçue d\u2019apprendre que tu connais des gens comme ça !, fit-elle sur un ton de reproche.Des «gens comme ça», libéraux ou unionistes, eh oui, j\u2019en connaissais.Plusieurs même.Il faudrait s\u2019y habituer.Sous-ministre, j\u2019avais travaillé avec eux et pour eux.\u2014 C\u2019est parce que tu continues à leur parler que tu me déçois, précisa-t-elle.Je n\u2019aurais pas cru ça de toi.Ce dernier trait me signala que le temps était mûr pour faire bifurquer la conversation.Le jour suivant, un bénévole, moins « chichiteux », alla, contre reçu (que le donateur conserva finalement en souvenir), quérir l\u2019objet financier qui avait causé l'émoi de ma compagne de la' veille.«Je n'aurais pas cru ça de toi ».Difficile d\u2019étre digne d\u2019un parti aussi sélectif Voue avez eu une autre promotion £ 21495$ Oldsmobile Cutlass Supreme 1995 Nouvel habitacle ¦\tMoteur 6 cylindres ¦\tdo'fte automaUc\\ue 4 rapporte avec surmultipli^c ¦\tS>acô gonflables ¦\tFreins antiblocage (AB5) ¦\tRadiocassette AM / FM etéréo avec 4 haut-parleurs ¦\tClimatiseur; lève-glaces èlectricjues ¦\tRégulateur de vitesse: volant inclinable ¦\tGroupe d ecjuipement sport avec roues de 16\" ¦\tet beaucoup plus I Personne ne vous en offre autant ! AKANTIK H Assistance\u2019 4i ROI T 1 t R F lu»\t^ .¦ .s*xh ro*Ticvo'l4''t '\tûn fqu'r^''V'nîs (J^nts f* (Jnsus Photo I titre inj, f\tT^ançpofl (7M et u«« rn \u2018 'Sekm U\tTous ms seh\u2019rij A*.Oirtsmotum 1995 îk\u2019\u2018m fouverts p4' u pafiMm ÛM îotji\" 1 Asvstiinf» Routifff\tsur\t(DflsnïoDiie 199fi DufW 3 4n$ Ou 60 000 selon U p'emierf ^ventuaktl Vove; votre concesstonnine\tpour tous its oetjiK I AssxMî'on rriifiiet*ng dn co«c#woorM*fn Chevrotet Geo OWsmot>»ie du Quebec CHEVROLET OLDSMOBILE LA CIRCULAIRE TANGUAY D\u2019AUTOMNE UlVl OLTOliUli aUCJjR' oiHinyU'i.T ARCHA prmoni ne QUALITE INNOVATION DESIGN \u2022\tCHOIX DE TISSUS \u2022\tFAUTEUIL: 499$ \u2022\tSOFA: 799$ TTWTEMENT ANTI TACHES DISPONIBLE CAUSEUSE l«nr*40Mjl quatfté \u2022 TETE DE LIT AVEC LUMIERE INTÉGRÉE \u2022 PLATEFORME EN SUS:249$ clermont grenier inc.TABLE, 4 CHAISES \u2022\tBUFFET: 429$ \u2022\tVAISSELIER: 420$ \u2022\tCHOIX DE COULEURS \u2022\tRALLONGE INCLUSE \u2022 Sous reserve de l\u2019approbation du service de crédit, ne payez que les taxes de vente Certains frets administratits peuvent être crédités au moment d\u2019un paiement comptant Cartes de credH acceptées.AMEUBLEMENTS Livraison et service gratuits à la grandeur de la province LEVIS: 5720, boul Etienne-Dallaire (angle Kennedy) (418) 833-4511 BEAUPORT: 535, boul.Ste-Anne (418) 667-6282 LES SAULES: Carrefour Les Saules 5150, boul.rOrmière (418) 871-4411 TROIS-RIVIÈRES: 2200, boul.des Récollets (819)373-1111 POINTE-AU-PÈRE: 822, boul.Ste-Anne ^oute 132) Comté de Rimouski (418) 725-4411 CHICOUTIMI: f 1990, boul.Talbot ^ (418) 698-4411 "]
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