Le soleil, 18 février 1995, Cahier F
[" Québec.Le Soleil, Mmedl 18 février 1995 Cahier LES ARTS ET SPECTACLES LE SOLEIL Yves Duteil ressuscite seize chansons « Elles sont faites pour vivre, mais elles disparaissent quand elles ne tournent plus.» QUÉBEC \u2014 Yves Duteil a temporairement déposé au vt'stiaire sori chap(*au de maire, traversé l\u2019Atlantique et franchi les frontières du Québeee» o i,99$ lyr» , (eu #1 veo .\tcoo 07J< mardis #t mercrèdit O i 99$ foufe jo Coin Du Pont et Cnorcs* ¦\t|som«dis #1 dimoocKèi #t des |Oun leiies\u2019Tor» régulier) CONSUITEZ LA CHRONIQUE CINÉMA DU JOURNAL_____________________________________ ^^EXTRAORDINAIRE! Le meilleur thriller depuis \u2018Le Silence des Agneaux !\" Sown Granger.CUN (L AMEtICAN MOVIE CLASSKS Un secrel enfoui au plus profond des marais de Flonift pourrail sauver un innocenl.permettre à un tueur de frapper une nouvelle fois.Des martyrs pour l\u2019art Si le terme castration désigne indifféremment toutes les formes d\u2019ablation des parties génitales, dans le cas des castrats, il s\u2019agissait uniquement de l\u2019ablation des testicules.Exécutée avant la puberté des jeunes garçons, cette pratique cruelle permettait d\u2019empêcher la mue de la voix.Privé des glandes produisant les hormones mâles (testostérone), l\u2019organisme, tout en développant les capacités respiratoires de l\u2019adulte, conservait en effet la forme, la souplesse et la petite taille du larynx de l\u2019enfant.Habituellement, cette mutilation était effectuée par les barbiers.Le garçon était «anesthésié» avec de l\u2019opium et son corps plongé dans un bain de lait, afin d\u2019amollir les parties génitales et de limiter le saignement.Par une incision à l\u2019aine, le cordon spermatique était liMturé et les testicules coupés.Des effets secondaires surgissaient d\u2019une telle intervention : élongation du squelette, absence de pomme d\u2019Adam, pilosité nulle.La castration, aussi radicale soit-elle, ne garantissait pas pour autant une voix d\u2019or.Quant à ses martyrs les plus talentueux, ils étaient soumis à une dizaine d\u2019années de travail intensif avant de prétendre, un jour, pouvoir vivre de leur art.En Italie, à l\u2019apogée du phénomène, au début du XVIIIe siècle, la castration des garçons, sous le couvert de l\u2019alibi médical, s\u2019était attirée les faveurs des familles les plus démunies, qui pariaient ainsi sur l\u2019hypothétique talent de leur enfant.Certains spécialistes avancent le chiffre de 4000 à 5000 émasculations par an.Il n\u2019existe pas par contre de statistiques au sujet de la mortalité post-opératoire.En France, cette pratique n\u2019a jamais réellement été acceptée.L Église, pour sa part, qui a largement utilisé ces chanteurs, fermait les yeux sur l\u2019origine de leur talent.En ce qui concerne la sexualité des castrats, très présente dans le film de Corbiau, on dit que certains d\u2019entre eux ont eu une vie bien remplie.Les femmes raffolaient de leur compagnie car ces hommes stériles leur permettaient d\u2019avoir des aventures galantes sans courir le risque de devenir enceintes.SEAN CONNERY LAURENCE FISHBURNE SCORPION NOIR version (r.»in,.iisc tie JUST ( Al'SI Le talent de Farinelli (Stefano DionisI) est tel que les femmes, commotionnées, perdent connaissance en plein récital en l'entendant vocaliser pendant 60 secondes sans respirer.À Londres, on lui lancera des fleurs avant même qu'il n'ait chanté une seule note, tant sa réputation est grande.La fusion de deux voix L âge d\u2019or des castrats a duré deux siècles, du début du XVIle jusqu\u2019à l\u2019orée du XIXe.L\u2019un des derniers d\u2019entre eux, décédé en 1922, nous a laissé un enregistrement datant de 1902, mais ce médiocre témoignage ne permet guère d\u2019évaluer jusqu\u2019à quel point ces voix ont pu être fabuleuses.Pour son film, Gérard Corbiau a eu le rêve fou de fusionner la voix de deux chanteurs, un contre-ténor (l\u2019Américain Derek Lee Ragin) et une soprano colorature (la Polonaise Ewa Malas Godlewska).Techniquement, ce projet était plus qu\u2019ambitieux, car fl ne fallait pas qu\u2019à l\u2019audition on puisse dislin^er l\u2019un et l\u2019autre.Le cinéaste a fait appel à l\u2019équipe de Voix et Synthèse de riRCAM, à Paris.Ces ingénieurs, après une longue phase d\u2019enregistrement, ont pris sept mois pour travailler la bande sonore de 40 minutes.Mis en relais, du grave à l\u2019aigu, les timbres des deux chanteurs ont été homogénéisés, afin de doter Farinelli d'une voix qui lui soit propre.Cette grande première technique, qui a nécessité près de 3000 points de montage (on en compte habituellement 25), a ainsi permis d\u2019entendre dans Farinelli, il castrato, ces «partitions échevelées et aujourd\u2019hui inchantables», comme le déclare Corbiau.Le film, sur le plan technique, constitue une prouesse car, bien évidemment, l\u2019acteur Stefano Dionisi n\u2019est pas un castrat, ni même un chanteur.Des spécialistes ont dû travailler des mois et des mois (lire l\u2019encadré) pour fabriquer cette illusion vocale.Il n\u2019empéche que Dionisi incarne à merveille Farinelli, lui conférant à la fois une passion musicale et une fragilité intérieure fort crédibles, et c\u2019est sans parler de son charisme d'une indéniable sensualité.Le reste de la distribution est du même calibre, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019Enrico LoVerso en Riccardo Broschi, Jeroen Krabbe (que l\u2019on avait pu voir dans Le fugitif) en Haendel.Eisa Zylberstein (révélée dans Mina Tannenbaum) en jeune amoureuse de Farinelli ou Caroline Cellier (Le Zèbre) en mécène du Théâtre de la Noblesse.À noter que le film est sous-titré, puisqu\u2019on y parle l\u2019italien, l\u2019anglais en plus du français.Ce mélange de langues, loin d\u2019être agaçant, confère beaucoup de musicalité et de vraisemblance à la reconstitution du climat culturel de l\u2019époque.Par contre, en dépit de tous ces atouts, Farinelli, il castrato ne parvient pas toujours à susciter l\u2019émotion souhaitée.Peut-être parce qu\u2019il n\u2019est pas vraiment possible de s\u2019identifier aux personnages prin- cipaux.Par exemple, on constate la .souffrance morale de Farinelli, à la fois adulé et considéré comme une monstruosité, sans pour autant ressentir de la compassion à son endroit.Farinelli n\u2019en demeure pas moins un film à voir, un «incontournable», comme on dit.Les Américains eux-mêmes l\u2019ont compris, en lui décernant récemment le Golden Globe du meilleur film étranger, et peut-être en sera-t-il de même aux prochains Oscars.FARISELLI, IL CASTRATO, drame munirai de Gerard Corbiau.,Seén.: .Andrée et Gerard Corbiau.Phot.; Walt her Tanden Ende.Dir.mim.: ( hrintophe Rounnet.Int.; Stefano Dionini, Enriro IxiVerno, Etna Xylberntein, Caroline Cellier, Jeroen hrabbe.Eranee-Belgique-ltalle, I99A, IIE minuten.Au Clap.'UN TRÈS BON FILM.TRÈS PUISSANT ET TRÈS BIEN RÉALISÉ.ÇA M\u2019A FAIT RIRE ET PLEURER \u201d, - IuIk Ijiiks.nu MIX - S I ANIMRI) HKOAIH AS IINU WHOOPI GOLDBERG MARY-LOUISE PARKER DREW BARRYMORE PAS BESOIN DES HOMMES version française de BOYS ON 1 HE SIDE\t.\tx .vr mmmmmm Kf VIM\tf^nfUHIlAN BACON SLATER llf Kevin Bacon est hypnotisant.\u201d Kilty Bowe Hearty, PREMIERE ¦J il JLl fÉMÉDITATI ¦avec préméditation vorsion françMM d» MURDER IN THE FIRST STE-FOY TSOObout\t« A \u201cUN TALES FROM THE CRYTT SI TERRIFIANT QUE W\tVOUDREZ LE 1 VOIR QU\u2019AU CINÉMA!\u201d \u2018zjb3 Anfifot'v c FfnAMte Lf CXjER \u2022 DfSPATCH HISTOIRES P\u2019OUTRT-TOMBÇ *> R s LbCHBVAUBRDUDêM^N IfMON NMK&MT CINEMA LlOO xiaarTHR» LES ARTS ET SPECTACLES Québec, Le Soleil, samedi 18 février 1995 «Élisa» avec VanessaParadis Une histoire qui tourne court après un début prometteur Après le succès rencontré par L'été meurtrier, le cinéaste fi^çais Jean Becker a attendu plus de 10 ans avant d'^rire un nouveau filnt Si son appréhension était compréhensible, sa longue gestation ne lui a pas permis pour autant d\u2019accoucher d\u2019une oeuvre aussi percutante, en dépit de la présence éclatante de Vanessa Paradis.Bien curieusement, Élisa p^he par son histoire, qui tourne court après un début fort prometteur.niveau de langage du personnage est celui du caniveau.Marie a deux amis: Solange (Clothilde Courau), une fille de son âge, et Ahmed (Sekkou Sali), un Noir plus jeune, dévoué et surtout amoureux d\u2019elle.Tous trois fuguent, et viennent gonfler le nombre de « SDF », ces gens sans domicile fixe, comparables à nos itinérants, qui arpentent les rues des grandes villes.Manipulatrice sans vergogne, arrogante, calculatrice, méprisante, Marie parvient par son charme à soutirer argent, hébergement et nourriture pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses deux amis.Il faut voir le trio «squatter» de bonnes pâtes prises de sympathie pour la jeune fille, ou encore extorquer les commerçants : leurs vols à l\u2019étalage sont de toute beauté.mais susceptibles de donner de mauvaises idées aux ados influençables ! Puis, Marie décide qu\u2019elle en a un* crttlqiM de MARIE OELAGRAVE L£ SOLEIL Élisa, c'est à la fois le titre d'une vieille chanson de Serge Gains-bourg (à qui le film est d\u2019ailleurs dédié) et le nom de la mère de Marie (Vanessa Paradis), qui s\u2019est suicidée un soir de Noël, après avoir tenté d\u2019étouffer sa fille de trois ans.Marie refuse d\u2019habiter avec ses grands-parents, sachant très bien que le couple n\u2019a aucunement envie de prendre soin d\u2019elle.La fillette est donc élevée dans un orphelinat, en banlieue de Paris.Nous retrouvons Marie à 17 ans, complètement délinquante en dépit de son air angélique.Elle s\u2019habille de façon provocante, de vêtements volés d\u2019astucieuse façon d\u2019ailleurs.Bien au fait des réactions que suscite son accoutrement, l\u2019adolescente qualifie ses shorts «hyper shorts» de «ras la touffe».Vous aurez compris que le CIZ HEBQ KT>23n C>KAM> THI ÀIKf IH QK BIC L'EVENEMENT PIANO DE LA SAISON! Une presentation de la BANQUE NATIONALE Viuv hanqiK' A N e 11 A ! J A N I N A i r r r UAUttUUUUJUUUIUUl MAaC'ANoal UMUUUWIUUUIIUJU A N e I i A ! ¦wwBsnBMWiMraimaiVMiil r -r ! A N O B I I Six des plus éminents pianistes canadiens en concert: des oeuvres en solo, en duo, en trio et même a six pianos ! Le jeudi 1995 SRC if! (Jraiid rhoâtrc df (^iu'*hfc Salk' l.oiiis'l lu-llr\t7S5 4oi**$o5 .\tiBillelectij AUmUNlUK CHRISTOP MARIO pEIBOr^ 1ML12-PEUT ;¦ LAM HA SCENARIO OE PAUL OHL M AlOf IIM DISTtliUf ION AXXBSEüKj La jeune Marie (Vanessa Paradis) fait le bilan de sa courte vie d'orpheline et entreprend de venger le suicide de sa mère.marre de sa vie de misère.Elle décide de venger le suicide de sa mère en partant à la recherche de son père, réfugié dans une île au large de la Bretagne.Autant Élisa avait adopté, en première partie, un rythme trépidant grâce aux réparties cinglantes de Marie, aux humiliations qu\u2019elle infligeait aux hommes qui la désiraient et aux mauvais coups perpétrés en trio, autant le scénario de la deuxième partie tombe dans le déjà vu, sinon le déjà lu.Cette quête du père (en l\u2019occurrence, le géant déchu Gérard Depardieu) apparait bien banale, tout comme l\u2019oedipienne tentative de séduction de Marie, qui entend bien par ce geste lui faire payer la moche existence de sa mère.La vengeance a beau se déguster froide, elle est ici carrément sans saveur.Le drame se fait trop appuyé pour qu\u2019on y croit vraiment, d\u2019autant plus que les plans nous montrant la belle Vanessa les yeux emplis d\u2019eau ont tendance à se multiplier.Pourtant, en première partie, ce tableau d\u2019une jeunesse révoltée pétillait avec beaucoup de justesse.Vanessa Paradis, en espèce de Brigitte Bardot version 1995 mais en plus lucide, crève l\u2019écran.Le rôle est visiblement taillé pour elle, et la jeune actrice, qui s\u2019était déjà fait valoir dans Noce blanche, ne manque pas d\u2019assurance dans Élisa, tout comme d\u2019ailleurs ses deux jeunes complices, très attachants.Paradis exhibe son corps avec ostentation et plusieurs ne s\u2019en plaindront pas, tant elle a été gâtée par la nature.Il est donc dommage, faut-il le répéter, que le ton du film tombe tellement à plat par la suite ! Et Depardieu, égal (hélas !) à lui-méme en personnage infect, ne par- vient surtout pas à sauver la mise, vement de déception ce film qui La fin à l\u2019américaine teinte définiti- aurait nettement pu faire miet«.ÊUSA, drame psychologique de Jean Becker.Prod.; Christian Fechner.Scén.: Jean Becker et Fabrice Caraxo.Phot.; Étienne Becker.Mus.: Zbigniew Preisner.Int.; Vanessa Paradis, Gérard Depardieu, Clothilde Courau, Sekkou Sali, .Michel Bouquet.France.i994, îh.Au Cinéma des Galeries de la Capitale.FAMOUS PLAYERS 1£ MEILLEUR RLM DE LA CARRIÈRE DE JOHN CARPENTER UNE MERVEILLE DE THRILLER DE PEURIir FmI WMttêf, WtAI Au Coeur DE LA Démence SAMNEILL [-l^ D«n»\tI \u2022n verUon originale' IN THE MOUTH OF MADNESS* iCllianm NOMINATIONS AUX OSCARS \u201cVIVEZ LA LÉGENDE, COMME UN COUP DE FOUDRE, i .MONVIE CHURCHILL Br.m) Anhk)nv Ai dan Pin Moi\u2019MN.s Qi inn LÉGENDES 'AUTOMNE vcriion fraiKaÎM de LEGENDS OF THE FALL lïSUfKT.lilWC' >IL!MEItO Hifclwv (tscfflU\u2019j-aicioiiïFU' MW ietim» -TOWWn ivrji \tm\t\tSira \t\t\t \u201cL\u2019AVENTURE LA PLUS FOLLE DE L\u2019ANNÉE!\u201d K SmiIfl^SWE (iEUHUkKl^ T\tansT iNsmaDÊ^' VENGEANCE Ntraen froncoM it THt OUKK UID TME DUO CXSTniBUC AAA les FIMS COLUMBIA I TR»-5TAn OO CAHAOA U nUH IDEAL POUR LE CONGE SCOLAIRE AU BOX-OFFICE FRANÇAIS.IVlILLIONS DE SPECTATEURS.PATRICK TIMSIT LOUIS BECKER présente THIERRY LHERMITTE LUDWIG BRIAND UN (OMPiOETEN CASSETTE BONS !;¦ '\tt-.\u2019â\t^ i' \u2022 1 OUttiBUtlON ÀL'AFfiCHE DÈS LE 24 FEVRIER 1995\tV T(l£4\teAmAT\\s\tg \t\t Ü ^itJoaaexBB Les Rocheuses du Canada aua États-Unis avec Jérôme üclcoiii t LES GOÛTS RÉUNIS | Les Violons î du Roy^y' 4\u2019 CONCERT INVITATION L\u2019ORCHESTRE BAROQUE DE MONTRÉAL DIRECTEl'R ARTISTIQUE; JOEI, THIFFALLT GEMINIANI 6CO^CERTOSCROSSOS,OPL\u2019S3 Samedi 18 février, 20h Elglirip Saint-Ciharles-Carnirr (anfjr Laurier et Chanoine-Morel, SUIei-y) A \u2022 ¦ X.\t-.-î' [\u2019ASM ebiiiat àS0% Li; SGI m 'm 23 24 MARS \u201cl^^DyttrchC 2S MMS 2121 MARS 31 MARS Prasaoen ggl| 24 AU 28 FÉVRIER Ven, Sam.Lun.Mar.: 20h Dim.: 19h SALLE ALBERT-ROUSSEAU 2410, chemin Sainte-Foy Rét#rvttk>nt: 691-7211 ExtértMr: 1-600-900-6HOW VENDREDI 31 MARS 20 HEURES roiisfi Rens.659-6710 l ^707168230 ^007768230 ^097768220 ^707768220 Québec, Le Soleil, samedi 18 février 1995 LES ARTS ET SPECTACLES Instinct de vengeance », avec Sharon Stone Un western aux personnages en carton Institirt de tengeance (v.f.de The Quick and the Dead)est-ü un western traditionnel?Hé biea.oiu et non.Oui, dans la mesure où on y retrouv\u2019e un condense de tous les clichés sur le Far West : les tueurs d'élite, les \\-ilains aux dents cariées, un maire despote, un hors-la-loi repenti, le tout filmé avec moult ralentis sur des cada\\Tes encore fumants et tutti quanti.Et non, d\u2019abord parce qu\u2019une cowgirl (Sharon Stone) y tient un rôle de première importance, mais surtout, parce qu\u2019on peut voir à trai'ers le trou des balles ayant transpercé la tête ou le corps des pau\\Tes victimes, ce qui nous fait «\u2022omprendre qu\u2019on a finalement afi^aire à une parodie aux IH'rsonnages ayant l\u2019épaisseur du.carton ! un* crttiqu* de MARIE OELAGRAVE LE SOLEIL Le western étant un genre cinématographique qui se prend généralement au sérieux, il n\u2019était pas évident de comprendre, dès les premieres images, qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un film pas aussi banal qu\u2019on aurait pu le penser.Manifestement, le réalisateur Sam Raimi {Darkman, Lopéra de la terreur) s\u2019est fait plaisir en infligeant une telle distorsion aux poncifs des films d\u2019aventures se déroulant dans l\u2019Ouest mythique des États-Unis.Cette distorsion est d\u2019autant plus perverse qu\u2019elle est subtile.Les inconditionnels des westerns purs et durs pourront être froissés de voir leurs stéréotypes aussi impunément bousculés.Ceux dotés du sens de l\u2019humour riront tout doucement sur leur siège.Tout doucement, parce qu\u2019attention ; ce n\u2019est pas une comédie, comme yiaverkk (avec Jodie Foster) pouvait l\u2019étre.Mais ce n\u2019en est pas loin.C\u2019est peut-être justement cette zone trouble et confondante dans laquelle erre /n.stincl de vengeance qui lui confère une aura sympathique, dans le fond.Ce western qui se déroule vers la fin des années 1870 raconte, comme le dit banalement la traduc-tion française de son titre, «l\u2019instinct de vengeance» qui anime une jeune femme (Sharon Stone).Son pere a ete mis a mort, lorsqu\u2019elle était enfant, par Herods (Gene Hackman), qui est devenu par la suite le maire de Redemption, une localité perdue au milieu de nulle part.Agissant en homme dans un monde d\u2019hommes, c\u2019est-à-dire par la force, cette cowgirl venue d\u2019on ne sait où s\u2019inscrit au concours annuel de tir organisé par Herods.C\u2019est la façon que cet escroc (il ramasse 50% de tout gain réalisé dans sa ville) a imaginée pour voir ses ennemis de face.Je vous épargne la description des personnages secondaires (certains, torves, d\u2019autres, plus accommodants) qui viennent corser ce combat ; ils ne sont pas inintéressants, mais ne changent évidemment rien a l\u2019issue du film.Un découpage très BD Le découpage de cette histoire ravira les amateurs de bandes dessinées (pensons au Lucky Luke de Morris et Goscinny), tant il est visuel.Rappelant la maniéré de filmer de Sergio Leone, les gros plans sur les visages ou encore sur les bottes sont legion, la poussière aveugle, les allumettes sont frottées contre des surfaces inhabituelles (une joue mal rasee, par exemple!), les portes du saloon grincent, la musique à consonance mexicaine (la frontière n\u2019est pas loin!) fait entendre de la guitare et de la trompette.Les dialogues ne sont pas particulièrement édifiants.«Cette ville est à moi.C\u2019est moi qui decide de tout!» beugle le maire.«Je vais vous tuer, même si pour ça je dois vous suivre jusqu'en enfer», menace la cowgirl.Si au début, la figure plutôt bienveillante de Hackman (Un-forgiven.Mississippi Burning) ne semble pas convenir au personnage démoniaque qu\u2019il doit incarner, cette impression s\u2019estompe graduellement au fur et à mesure que ses vilénies s\u2019accumulent.Pour sa part.Sharon Stone (Basic Instinct.Sliver) effectue Ici un contre-emploi qui lui sied mal.Elle est physiquement trop parfaite, en dépit de ses vêtements poussiéreux, pour être crédible dans un contexte aussi miteux.Elle a aussi le don d\u2019échancrer inutilement sa chemise.Et comment cette «lonesome cowgirl» au bagage leger peut-elle trainer avec elle crinoline et gants de dentelle lorsque vient le temps d\u2019un souper aux chandelles?Improbable.Pire: sa peur de son face-a-face avec He-rods ne passe pas du tout à l\u2019écran.Mais comme elle est coproductrice du film.Instinct de vengeance vaut surtout le detour pour la variété des prises de vues.Celles, justement, où le soleil fait sa petite tache bien ronde dans l'ombre d\u2019un personna- ge atteint d\u2019une balle ou encore celles ou on aperçoit le tireur a travers le trou qu\u2019il vient de percer dans la tête de son adversaire mentent de figurer dans l\u2019anthologie du cinema, car plus invraisemblable que ça.tu ressuscites! ISSTISCTUK MC.MiEASX'f: (rj.dr \u2022 The Quick and the Dead -, ireatem de Sam Kaimi.Prod.: .loahua Donen.Allen Shapiro.Patrick Markey.Seen.: .Simon Moore.Phot.: Dante .Spinotti.Mua.: .Alan SUreatri.Int.; Sharon .Stone, tiene Hackman.Ruaaell l\u2019rowe.I^eonardo DiCaprio.Ptata-l'nia.IHH.i, 10,1 minutes.Aux (waleriea de la Capitale, au Cineplex Churent et au l.ido.Leonardo DiCaprio (le Kid), Gene Hackman (le maire despote Herods), Sharon Stone (la cowgirl) et Russell Crowe (le hors-la-loi repenti) sont les quatre acteurs principaux d'Instinct de vengeance, un western.hors de l\u2019ordinaire.m nofi mmm 14 février au 11 mars 1995 réservations: 694-9631 de 15h à 18h du mardi au samedi 1143 rue St-Jean, Vieux-Québec XA BORDÉE^.une pièce de Brad Fraser traduction de André Brassard coproduction du lescxes Théâtre du Paradoxe src 'liix kemmaÿ A \\eê ffc^e^éicmelké DESJARDINS trrt- eSt Chaude était la nuit Montré* lESOLEIl (îniiul ïlK\u2019âiru du Qiidx\u2019C , Salle LoiuSrFi'éc'hette 64.3-8131 AUTRES EXPOSITIONS ¦ ACTIVITES Restauration en sculpture ancienne Le combat des conservateurs et restaurateurs d'oeuvres d'art pour la sauvegarde des trésors menacés par l\u2019effet du temps.Une exposition réalisée en collaboration avec le Centre de conservation du Québec.Jusqu'au 16 avril.Le Charlevoix de Ralardy Un voyage sur les traces du peintre Jean Palardy, dans sa quête du Charlevoix des années 30 et 40.Une exposition réalisée par le Musée de Charlevoix Prolongé jusqu'au 17 avril.Le lieu de Tétre Oeuvres de la collection Prêt d'oeuvres d'art du Musée du Québec, acquises entre 1990 et 1994.Jusqu'au 28 mai.Le rôle des maquettes dans Tardiitecture religieuse du XIXe siècle au Québec Une exposition du Centre canadien d\u2019architecture.Jusqu'au 19 février.LES CLASSIQUES DU CINÉMA À l\u2019occasion du centenaire du cinéma, présentation de grands classiques du 7e art, précédée d'une introduction historique et stylistique de Yves Laberge, chargé de cours en cinéma à l'Université Laval.Chefs-d'œuvre du cinéma surréaliste Un Chien andalou (réalisation de Luis Bunuel, coscénarisation de Salvador Dali, 1928, France, 17 min) et L'fge d'or (réalisation de Luis Bunuel, coscénarisation de Salvador Dali, 1930, France, SB min).Dimanche 15.f évnçLJ J 4 h.Billets: 2 i.6433377 (gratuit pour les Amis du Musee).Modem Times (Les temps modernes) États-Unis.1936, n/b, BS min, v.o.anglaise.Ce chef-d\u2019œuvre de Charles Chaplin trace un portrait critique et humoristique de l'Amérique des années 30.Mercredi 22 février à 19 h.Billets: 2 J.643-3377 (gratuit pour les Amis du Musée).ÉCHANGES AUTOUR D'UNE OEUVRE Saint Martin Avec Michel Jacques, père dominicain, responsable de la galerie Fra Angelico, et Claude Belleau, restaurateur d'œuvres d\u2019art au Musée.Mardi 21 février à 14 h.le billet d'entrée au Musee donne l'accès gratuit à l'activité MIDI MUSÉE; CONCERT Jean-François Hamel, guitare, et Bernard Jodry, chant Une collaboration du Conservatoire de musique de Quebec.Gratuit VISITES COMMENTÉES Samedi et dimanche entre 13 h 30 et 16 h 30.MUSEE DU QUEBEC Parc des Champs-de-Bataille, Québec (418) M3-2150 NCXMUiS HEURËS D'OUVERTUM lundi ferme Mardi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche.12 h -17 h 45.Mercredi: 12 h-20 h 45.DIKHTS D'ENTRtE Adultes 4,751 Aînés: 3,751 Étudiants: 2,751 Éntrée gratuite pour les moins de 16 ans et pour les Amis du Musée du Québec Les Mercredis Bell: entrée gratuite Stationnement (payant) à l'arriére du Musee L« Musée du Québec est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications du Québec Théâtre populaire du Québec de Alfred de Musset J mise en scène de Denise FiliatrauH Une comédie lendre et savoureuse, un bijou de délicatesse Avec Yvan Benoît, Nathalie Coupai, Aubert Pallascio et Manon Arsenault Stéphane Brulotte, Michel Charette, Gabriel Sabourin et les concepteurs Claude Accolas, Mario Bouchard, Véronique Borboin, François Sasseville.HpfurrawMnMrv\tAw bamoue CANADA\tNATIONM.I LES 1,2,15,16 et 17 MARS à 20h SRC LÉ SQLEIL Réservations; 418-659-6710 Billetech S A l.1.1; -A 1.lU.H r ROUSSI.A U nus ac É« 55 LES ARTS ET SPECTACLES Québec, Le Soleil, samedi 18 février 1995 Le inéma « Octobre vert » Une incitation à la vigilance Iji forme est-elle garante du contenu?Parce qu\u2019un film prend l\u2019apparence d\u2019un documentaire, avec entrevues, témoignages et pièces d\u2019archives à l\u2019appui, la \\ érité est-elle pour autant au programme?Octobre vert, présenté ce soir (19h) au Musée de la civilisation à l\u2019occasion des Rendez-vous du cinéma québécois, pose cette question fort p)erv'erse avec défi et impertinence.un* critique de MARIE DELAGRAVE LE SOLEIL Ce vidéo de quatre jeunes réalisateurs de Québec \u2014Olivier Choi-nière, Christian Daigle, Stéphane Houle et Francis Leclerc\u2014n\u2019est pas sans évoquer certaines libertés que des cinéastes tels Oliver Stone et Robert Zemeckis ont pu prendre avec la «vérité» du documentaire dans respectivement, JFK et Forrest Gump.Fabriquant de fausses pièces d'archives grâce aux trucages dont la technologie fait aujourd\u2019hui bénéficier le cinéma.Stone et Zemeckis, pour ne nommer qu\u2019eux, altèrent notre perception de la réalité.Si Zemeckis le fait pour nous amuser.Stone, pour sa part, cherche à confirmer sa thèse.Leurs films respectifs, par contre, demeurent dans la catégorie «fiction».Le cas d\u2019Octobre vert est moins limpide.Son propos officiel?Révéler un complot mêlant des Québécois et survenu au Vietnam pendant la guerre.À cause de leur implication politique à l\u2019université Laval (Octobre 70 approche à grands pas), trois étudiants s\u2019étaient fait remarquer par les autorités fédérales.Envoyés en mission scientifique au Vietnam, des officiers sont chargés de les éliminer de la carte, purement et simplement, sous le couvert des affrontements alors en cours.Ce «document choc» est soutenu par des photographies et surtout un vidéo abimé de quelques degré, une incitation à la vigilance a une époque où il devient de plus en plus facile de confondre la masse.ou de figurer parmi les confondus.La projection d\u2019Octobre vert sera précédée de cinq courts métrages sur la thématique de la guerre, de la violence et de la cruauté.Cet après-midi Cet après-midi, à compter de 14 h, deux sessions sont proposées au Musée de la civilisation, toujours à l\u2019occasion des Rendez-vous du cinéma québécois.À l'auditorium 2 seront présentés les 15 meilleurs films de La Course destination monde 1994-1995.Cette projection affiche cependant complet.À l\u2019auditorium 1, La Mondiale de films et vidéos de Québec propose un atelier-rencontre intitulé \u2022'\u2022 ?ml < y ' i .Vÿ / \u2022' ^ r Æ; i kY*\u2018 'f\t- .tic V?' ma rendez-vous du einénia québéeois \u2018A'\t^'ï «Octobre vert», qui porte sur la guerre du Vietnam et la Crise d'octobre, est une réalisation de quatre jeunes de Québec ; Olivier Choinière, Christian Daigle, Stéphane Houle et Francis Leclerc.zébrures montrant les étudiants et les officiers en pleine campagne.D\u2019autres séquences révèlent ce que sont devenus les survivants de cette horrible conspiration.Ces extraits d\u2019archives, expliqués par un commentateur convaincant, sont intercalés entre des témoignages de survivants de cette mission, de personnes ayant connu ceux qui ont péri, ainsi que d\u2019experts politi- ques ou psychiatriques.Lorsque, appelé à commenter ce présumé complot, le politicologue Claude Morin déclare, vers la fin du film ; «Où est la vérité ?À qui peut-on se fier?», nous avons déjà une partie de la réponse à la question exprimée plus haut.Habile mélange de documentaire, de fiction et de désinformation.Octobre vert est, au deuxième Malgré tout.on produit à Québec! Professionnels et créateurs du milieu audiovisuel de la région é-changeront leurs points de vue sur la production indépendante, ses ressources, son savoir-faire, sa relève, ses défis.Serge Pallascio, professeur et chroniqueur de cinéma, assurera l\u2019animation.La session débutera toutefois avec la projection d\u2019une dizaine de courts métrages réalisés dans la région au cours des deux dernières années.L\u2019entrée est libre pour ces activités, mais un laissez-passer est obligatoire.Pour réservation, composer le, 643-2158.L\u2019Orchestre fl»tecrcrtcc-.Le Chœur symphonique de rOSQ Les Grands Ballets Canadiens Darren Lowe Pascal Verrot .'i.¦ , -, \u2019\u2018h' rà' ii.ï Les Petits Chanteurs de la Maîtrise de Québec Gilles Ouellet ENSEMBLE POUR LA François Dompierre The Respectables MUSIQUE Lyne Fortin André La plante Gilles Léveillé L\u2019Ensemble de cuivres de l\u2019OSQ V\u2019.Jacques Lacombe Daniel Lavoie La Bande Magnétik La Société Claude Létourneau Claude Dubois Il TËIÉMARATHON DE l\u2019OSQ Plus de 300 artistes sur scène le dimanche 26 février 1995, 13 h à 17 h à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec Animation: André Chouinard et Marie-Christine Trottier Réalisation: Alain Desjardins télédiffusion en direct sur les ondes de CBVT EXCEPTIONNEL ET GRATUIT ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE_QUÉBEÇ l.M (OII ABOHAIION SRC# duMaurier Ltée * L« harfang daa naigaaaat un oiseau prédateur aux sarraa Implaca-blas.Sa vision est d\u2019uns tails acuité qua las humains sont myopas comparés à lui.« Le prince Harfang », de Jean-Louis Frund Un hommage à Vemblème aviaire du Québec Demain ^rès-midi ( 14 h), les amants de la nature sont conviés au Musée de la civilisation à découvrir le mode de vie d\u2019un oiseau prédateur peu banal : le harfang des neiges.Le cinéaste émérite Jean-Louis FYimd signe ici im documentaire de facture classique, dont l\u2019intérêt réside tant dans ses images « indiscrètes », patiemment rwiieillies, que dans le propos instructif narré par Paul Hébert.une critique de MARIE DELAGRAVE LE SOLEIL Réalisateur, caméraman, producteur, Jean-Louis Frund est originaire du Lac-Saint-Jean.Ce passionné de photographie a étudié tant dans le studio de ses oncles qu\u2019à New York, Saint-Hyacinthe et Montréal.11 a entrepris sa carrière de cinéaste animalier à l\u2019Office national du film, en 1974, avec un film sur l\u2019oie blanche.Fondant en cours de route sa propre maison de production, Jean-Louis Frund a réalisé jusqu\u2019à aujourd\u2019hui une trentaine de courts et moyens métrages, portant sur le grand héron, le boeuf musqué, l\u2019orignal, le pingouin, l\u2019eider à duvet, le cerf de Virginie, le loup et bien d\u2019autres animaux, dont plusieurs résident dans l\u2019Arctique.L\u2019an dernier, ce fin connaisseur de la nature remportait le prix du meilleur court métrage aux Rendez-vous du cinéma québécois pour son documentaire De ma fenêtre.Ce film a par ailleurs été prime par d\u2019autres festivals, ici et en France.Lorsque Le prince Harfang, son tout dernier moyen métrage, a été présenté en première mondiale à Blois, à l\u2019occasion d\u2019une rétrospective de ses films, M.Frund a été nommé chevalier de l\u2019Ordre des arts et des lettres par le ministre de la Culture et de la Francophonie de France.Le harfang des neiges est l\u2019emblème aviaire du Québec.Cet oiseau prédateur aux serres impla- cables est le hibou le plus septentrional de la planète.Sa quête de nourriture l\u2019amène toutefois en hiver à fréquenter les zones habitées par l\u2019homme.Dans son documentaire, le réalisateur nous convie à le suivre pas à pas, de sa naissance à l\u2019âge adulte.Nous assistons donc à la naissance des oisillons aveugles dans la toundra, emmitouflés dans leur duvet et leur laideur.Pendant que la mère couve ses petits avec vigilance, le père passe la journée à la chasse, surtout des rongeurs, comme le lemming, sinon des oiseaux et des lièvres arctiques.Pour nourrir une famille harfang pendant trois mois, il faut quelque 2500 lemmings ! La couvée est donc constamment sur la corde raide de la famine.Après l\u2019étape de la survie aux vicissitudes de la naissance, le jeune harfang doit apprendre à voler sans devenir la proie des renards, ce qui n\u2019est pas aussi facile qu\u2019il le parait.La troisième épreuve de l\u2019oiseau consiste à maîtriser l\u2019art de la chasse.Rongeurs, garez-vous ! Le prince Harfang s\u2019apprête à vous attraper au vol, puis à vous déguster tête première, dans le sens du poil (ça passe mieux.) ! Sympathique à l\u2019égard du prédateur et doté de quelques séquences d\u2019animation expliquant certains points scientifiques, le film de Jean-Louis Frund ajoute un nouveau fleuron à notre connaissance de la faune de l\u2019Amérique du Nord.LA GALERIE DU TRAIT-CARRE 7985, Trait-Carré Est, Charlesbourg 623-1877 VOUS invite à l\u2019exposition des sérigraphies de André Lemieux \u2019 Du 19 février au 5 mars 1995 ARTISTIQUE Jeudi, vendredi 1Ihà21h Samedi\t13hé17h Dimanche\tllhàtTh I E SOI FII j Hk» COMMUNE ptiiMii Mise en scène ; Denise Vervitle de Jeon Anouilh Jacques Baril, Normand Daneau W \u2019\u2019''.ji\tChantal Giroux, Nathalie Poiré, Pierre Potvin, Paule Savard, Guy-Oaniel Tremblay ainsi que ^\t*\tLes Petits Chanteurs de la Mettrise de Québec Du 21 février au 18 mars PE[|ISC©PE 2.rueCrémozieCst 529-2183 rnjnrr SAMEDI 4 MARS 20H 2410, CM.STE-FOY, STE-FOY (418)6806710 Québt, L« SoWI, samedi 18 févrlar 1995 LES ARTS ET SPECTACLES F-7 Les Arts visuels Un doublé met en valeur la démarche de Bill Vincent Lorsqu'il a soumis ses propositions d\u2019expositions chez Elngramme et à la Galerie du Grand Théâtre, Bill Vincent était loin de se douter que ces manifestations se chevaucheraient dans le temps.Cette comcidence permet à cet artiste de Québec d\u2019of&ir un doublé mettant en valeur sa démarche depuis 1^1.la réalité de leur présence dans l'espace et leur illusion picturale.Les deux expositions en cours font justement état d'un tel enrichissement mutuel entre les diverses formes d'expression pratiquées par Bill Vincent, alors que chacune est habitée par une sculpture.un* critique de MARIE OELAGRAVE LESOteiL La dernière exposition de Vincent Bill Vincent met merveilleusement en valeur les formes oblongues et échevelées dans ses compositions.dans la capitale remonte en effet à quatre ans.Lartiste n\u2019est toutefois pas demeuré inactif pendant ces années, côté diffusion, puisqu\u2019il a tenu deux solos à Montréal et un à Rome (au Centre culturel canadien).11 est aussi entre-temps devenu chef d\u2019atelier chez Engramme, ce centre de production en estampe nouvellement installé dans le complexe Méduse.Cette responsabilité lui a permis de renouer avec la gravure, qu\u2019il avait délaissée depuis six ou sept ans au profit de la peinture.Sa plus récente production, exposée chez Engramme, témoigne superbement de cet heureux retour aux sources, bien que l\u2019imagerie, elle, puisse déconcerter ceux qui avaient quitté Bill Vincent sur sa Suite mégalithique de 1991.L\u2019exposition au Grand Théâtre permet justement de « faire le pont » entre ces deux moments forts de la démarche de ce peintre-graveur devenu entre-temps.sculpteur.11 faut se rappeler, sinon savoir, que Vincent a pendant très longtemps pratiqué la gravure sur bois.Sa profonde expérience du métier l\u2019a suivi en peinture, alors qu\u2019il privilégiait une surface en bois, qu\u2019il incisait avant ou après y avoir appliqué de l\u2019acrylique.Cet apprivoisement de la matière ligneuse l\u2019a par la suite incité à creer, en trois dimensions, les formes qui habitaient ses peintures, afin de susciter un dialogue entre ¦\tGoudreau et Plourde chez Regart Du 19 février au 12 mars chez Regart, Céline Goudreau et Hélène Plourde proposent, sous la forme d\u2019une installation sculpturale, la somme de discussions et de travaux d\u2019atelier.Ce projet leur a permis de mettre au jour et d\u2019établir les liens de création qui les unissaient.Intitulée Correspondance, leur exposition cherche à établir des rapprochements entre des thématiques, des techniques et des matériaux.Le vernissage aura lieu demain, à 14 h.¦\tAnne Marrec au YMCA Regroupées sous le titre Tous desseins confondus, les oeuvres récentes de la peintre-sculpteure Anne Marrec seront exposées au YMCA du Vieux-Québec, jusqu\u2019au 4 mars.Cette artiste d\u2019origine française a adopté le Québec depuis 1969.Elle témoigne d\u2019une passion pour le dessin, qu'elle sunmpose à d\u2019autres médiums.Les Liindl» de l\u2019Institut Coneert-eonférenec sur la composition musicale assistée par ordinateur * new-Jasz * nouvel âge * world-beat électrique un des percussionnistes les plus avant-gardistes au monde Lundi 20 fptrier à 20h Billettene: 691-7411 ^ A BilTecli] Les petits matins décontractés de tafin de semaine 00$ Abonnez-vous : (418) 686-3344 (Québec) OU au 1 -800-463-2362 (régions) aux heures d'appel suivantes : lundi au jeudi : 7 h 0 17 h 30 vendredi : 7 h à 17 h samedi et dimanche : 8 h 0 12 h LE SOLEIL V ' I ( yr f//- f; La grâce des voyages Du côté du contenu comme tel des oeuvres, celui-ci s\u2019est trouvé nourri par les voyages de l\u2019artiste.On se souviendra qu\u2019à la fin des années 80, Vincent explorait la dimension symbolique de l\u2019architecture, plus particulièrement par l\u2019entremise des motifs de la porte et de l\u2019escalier.Dans Suite mégalithique, son intérêt s\u2019est déplacé du côté des sites archéologiques et des monuments sacrés constitués d\u2019agencements de pierres grossièrement taillées, tels qu\u2019on peut en retrouver dans l\u2019Irlande profonde.Les peintures exposées au Grand Théâtre, réalisées en 1992 et 1993, poursuivent cette recherche, alors que Bill Vincent s\u2019inspire cette fois de monuments amérindiens, appelés «medecine wheels», dont la fonction est aujourd\u2019hui énigmatique.L\u2019un de ces alignements de pierres, en forme de tortue ou de blaireau, lui a suggéré des peintures ainsi qu'une sculpture mi-animale, mi-végétale, sa forme oblongue porteuse d\u2019une plaie ouverte, comme immolée.Pour l\u2019artiste, ce motif réfère à la divination par les entrailles des animaux.« Depuis l\u2019époque des portes, je trayaille l\u2019idée de la pénétration des surfaces visibles, explique-t-il en entrevue, à la recherche de leur vérité.» À la suite d\u2019un séjour d\u2019un mois au Sénégal l\u2019an dernier, cette forme a évolué; de creux, elle est devenue volume, cocon, coque de bateau, matrice.La série de gravures sur bois exposée chez Engramme est issue de sa féconde réflexion sur l\u2019idée d\u2019une enveloppe qui protège, d\u2019un lieu de métamorphose.Les images se font plus abstraites, certes, mais quelle force, quel impact ! D\u2019abord, en raison de leur texture : Vincent a utilisé, pour fabriquer la matrice au contour irrégulier de ses estampes, de vieux morceaux de contreplaqué assemblés à la façon d\u2019un casse-téte, aux veinures saillantes à force d\u2019être soumises aux variations cli- \u2019'T à Des estampes imprimées sur du papier goudron noir, ceiui-ià même que l\u2019on utilise en construction, afin de recréer l\u2019éclat des étoffes de couleurs vives, décorées au batik, sur la peau d\u2019ébène des Africaines.matiques.Ce recyclage lui a été inspiré par les Africains, très ingénieux pour dénicher aux matériaux de nouvelles utilisations.Côté couleurs, l\u2019artiste a imprimé ses estampes sur du papier goudron noir, celui-là même que l\u2019on utilise en construction, afin de recréer l\u2019éclat des étoffes de couleurs vives, décorées au batik, sur la peau d\u2019ébène des Africaines.Leffet, d\u2019une grande efficacité, met merveilleusement en valeur les formes échevelées, porteuses de scan-fications, des compositions.Briser les interdits À noter qu\u2019il s\u2019agit de monotypes, une nouveauté pour Bill Vincent.«Je ne suis plus capable de répéter plusieurs fois la même image, constate le peintre-graveur.Cï K'I C\u2019est beaucoup plus excitant de transformer la figure tout en conservant la même composition.En peinture, tu dois choisir, tu ne peux conserver qu\u2019une solution ; en gravure, tu peux au contraire créer plusieurs états», s\u2019enthousiasme-t-il.Qu\u2019il ait osé imprimer sur du papier goudron est un autre interdit que cet artiste s\u2019est permis de briser.«J\u2019ai été très prudent, sous l\u2019aspect de la conservation muséo-logique, pendant 20 ans.Aujourd\u2019hui, ça ne me préoccupe plus autant.» Vincent demeure néanmoins confiant que le papier qu\u2019il a choisi résistera longtemps, tandis que les couleurs , elles, ont » Chez Engramme, Bill Vincent expose une sculpture et des monotypes.Sa sculpture, longiligne à l\u2019Instar de la galerie, se fait porteuse de scarifications, « blessures » dont on retrouve l\u2019écho dans ses gravures.été appliquées sur une surface scellée.« La formation en gravure est excellente pour acquérir une discipline de travail.Par contre, elle a tendance à tuer la spontanéité et l\u2019expérimentation», évalue-t-il.En s'affranchissant des règles, Bill Vincent a acquis un nouveau souffle.Sa production chez Engramme en atteste d\u2019éloquente façon.BILL VINCENT, pvinture», sculptures et estampes.À la Galerie du Grand Théâtre, £69, bout.René-t^resque Est, Québec.Jusqu'au 6 mars.Oui'ert du lundi au vendredi de IShSO à 17het en soirée une heure avant les spectacles.Vernissage dimanche à compter de Hh.Chez Engramme, SOI, Saint-Valller Est (dans le complejce Meduse), Québec.Jusqu'au février.Ouvert du mercredi au dimanche de tS h à 17h.Fasseport artistique: 14 spectacles pour deux personnes.Festival d'été interrational de Québec.Théâtre du Tndent.Orchestre symphonique de Québec, ôalle Albert-Kousseau Valeur: 1100 $ Mise de départ: 300 $ Coffret édition Claudio-Arrau 25 disques compacts, étiquette Fhilips Valeur: 450 $ Mise de départ: 150 $ Don de Musique D'Auteuil.Groupe Archambault Acrylique sur papier d'Antoine Dumas (1994) Valeur: 2 000 $ Mise de départ: 650 $ 3 lithographies d'André Bergeron (1936) Valeur: 300 $ Mise de depart: 265 $ 5 sérigraphies de Thérèse Brassard Valeur: 250 $ Mise de départ : 35 $ 3 lithographies d'André Bergeron (1936) Valeur: 750 i> Mise de départ: 250 $ TOUT DOIT ÊTRE VENDU Eau-forte de Jean-Faul Riopelle (1935) Valeur: 3 500 $ Mise de départ ; 1160 $ Don de la Galerie Yvon Tardif Fasseport artistique: 14 spectacles pour deux personnes Club musical de Québec.Théâtre du Bois de Coulonge, Palais Montcalm, Opéra de Québec, Grand Théâtre de Québec Valeur: 1CXDO $ Mise de départ: 300 $ Lithographie\t3 lithographies d'André Bergeron 'non datee)\td'André Bergeron ^non datées) Valeur: 250 $\tValeur: ^50 $ Mise de départ: 35 $ Piano Wurlitzer Mise de départ : 250 $ 43 pouces, laqué noir Valeur: 6 450 $ Mise de départ : 4 OOO f Collaboration de Piano Expert Suite québécoise - Charlevoix 7 gravures d'Albert Rousseau, t.exte de Guy Robert Édition Iconia, Le Songe (1930) Valeur: 6 OOO $ Mise de départ ¦ 2 OOO $ Sculpture inult d'Eli Elijassiaplk (1933) Valeur: 1500 S Mise de départ: 500 $ Téléphone cellulaire Activation et service compris Valeur: 500 $ Mise de départ : 165 $ Don de CelluBoutique et Bell Mobilité Huile sur toile de Benoît Simard (1973) Valeur: 400 $ Mise de départ: 135 $ Sculpture Inuit d'Alsa Aupaluktik (1994) Valeur: 500 $ Mise de départ: 165 $ Sac de golf Fatcat de 11 pièces et carte de membre du Pub de golf Royal Cherbourg Valeur: 1650 $ Mise de départ: 325 $ Don de la Maison du Golf -t du Club de golf Royal Che bourg EHCAN BENtFICE DE l\u2019OSQ Vente aux enchères le dimanche 26 février 1995, 13 h à 17 h au foyer de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec Animation: André Chouinard et Marie-Christine Trottier télédiffusion en direct sur les ondes de CBVT Exposition publique le samedi 25 février 1995, 13 h à 16 h au foyer de la .salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC INSCRIVEZ-VOQS 643-5598 l\u2019NF.COI IjSBOR-ATION SRC# duMaurier Ltée LES ARTS ET SPECTACLES Québec, Le Soleil, samedi 18 février 1995 héâtre La Commune joue Anouilh Antigone, la «sauvageonne» de 2000 ans de Nathalie Poiré QUÉBEC\u2014L\u2019héroïne est d\u2019une farouche dévotion à ses idéaux, elle a du caractère.En définitive, la comédienne Nathalie Poiré s\u2019entend plutôt bien avec l\u2019impérieuse Antigone, dont elle endosse la tragique sincérité à partir de mardi, au Périscope.par JEAN ST-HILAIRE LE SOLEIL LAntigone que Denise Verville propose ici, sous l\u2019enseigne du Théâtre de la Commune, n\u2019est pas le sobre chef-d\u2019œuvre de l\u2019antiquité grecque écrit par Sophocle, mais plutôt l\u2019adaptation à la touchante humanité de Jean Anouilh.Créée en 1944, la pièce s\u2019élève comme un cri désespéré au coeur du cyclone barbare de la guerre.Le sujet sourd de l\u2019antiquité, oui, mais sa réalité est de tout temps, plaide avec conviction la jeune comédienne, sortie il y a qua- tre ans du Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec et qu\u2019on a pu voir sur les scènes locales dans Cendres de cailloux, montée par le Théâtre Blanc, et dans les productions des Enfants terribles des Liaisons dangereuses et d\u2019Aux rives de l'éphémère.« Encore aujourd\u2019hui, il y a plein de gens habités par une certitude qui sont prêts à aller au bout d\u2019eux-mémes», lance-t-elle.À en juger par la description qu\u2019elle dresse de l\u2019enveloppe visuelle du spectacle, l\u2019Antigone de Mme Verville met en cause la mollesse morale de nos temps modernes.Sans être d\u2019une époque clairement 3 février ' Troi$-Rivîàr 11 février \" ^ Hawkeebvty\u201d 18\tfévrier Ste-Thérése'^**\u2019= 19\tlévrier \"'Orléans 14-16-17 ^vrier Mûntroal 24 février Joliette 25 février * Valleyfieid 2 mars Mont-Laurier 3 mars St-Jean-sur-Richelieu 4mars St-ftaymond LE SOLEI litiJERT i M 'iKIÎNéü 8 mars Rimouski 10 mars Tracy 11 mars Richmond 17 mer* St-Jérôme 18 mars Terrebonne QStjuvetPMffieiK auQt.éMc H «TdMieeivmaiésetNM ND HUMORISTE FRANÇAIS À QUÉBEC RAY complicité du pianiste Hervé Guido cQue dire de Roymond Devos sinon qu'il est un des qronds moîlres de Thumour, un créateur exceptionnel, comparable à Molière ou à Chaplin» Yvon Ondumps ((\u2018est le plus orana grana manipulateur de mots ou monde.Pour moi, il y 0 Dcvos et les autres» Jean lopoinle (le bobnomme est énorme, vous le soviez; son speclocle aussi, mois ça aussi vous le soviez.» Pakkli Wilord Infc motiii, Pons (Entre lui et le ppblk, c'est toujours la grande complicité.» yUmne Kebeix, Fronce Soir Vendredi 31 mars 20h30 Réoervattons; 604-4444 ExtérlMr.1-600-261-9903 D\u2019Allen tofteian >891 déterminée, elle «très près du contexte contemporain».L\u2019action se déroule sur un grand patio où on va dans des costumes «simples et assez modernes».La pureté Cette héroïne qui va au bout d\u2019elle-méme, c\u2019est au bout d\u2019elle-méme que la comédienne thetfor-doise doit la débusquer.«Je lui vois 18 ans d\u2019âge physique, mais elle peut en avoir 12 quand elle parle avec sa nourrice, des fois 2400, comme lorsqu\u2019elle transperce Créon de sa sagesse.» 11 en va ainsi des grands mythes, qu\u2019ils portent, et la condition humaine, et une philosophie de l'histoire.Imposant tout ça.«Ça fait un mois que je fais des cauchemars, frémit en souriant notre Antigone.C\u2019est un très gros et très beau rôle.Angoissant, mais \u201cthrillant\u201d aussi.Jouer la tragédie, ça t\u2019épure, tu puises loin en toi.Et puis l\u2019écriture d\u2019Anouilh est tellement parfaite que tu dois faire un gros gros travail pour aller chercher au-delà des mots les intentions profondes du texte.Sur scène, tu dois être de feu.Il ne faut pas jouer les mots, ne pas se protéger, il faut se jeter.» Mais qui peut bien imposer à Antigone de se consumer ainsi?C\u2019est le roi Créon, son oncle, par ailleurs père de son fiancé, Hémon.C\u2019est le détenteur de la loi qui, à Cc titre, interdit sous peine de mort qu\u2019on donne une sépulture décente au frère renégat d\u2019Antigone, Polynice, dont le cadavre gît sur le champ de bataille.Son sens de l'honneur et de la dignité pousse Antigone à transgresser cet ordre.Jamais elle ne se dénie devant Créon.Elle va au martyre en entraînant malgré elle les proches de ce dernier dans la tragédie.N\u2019est-elle pas un peu extrémiste?«On a utilisé à son endroit bien des qualificatifs, répond son interprète.Dans notre esprit, c\u2019est une petite sauvageonne qui n\u2019a que faire des lois, car elle est pure, entière et ne souffre pas le compromis.Elle aime autant mourir que de devenir une Créon.Un certain M.Perruchot a écrit qu\u2019« Antigone est à elle-même sa propre fatalité».Ce n\u2019est pas une Un accueil chaleureux Tou! le monde éloil debout dans la salle cl rhaniail avec lut t\" JOURNAL DE MONTRÉAL I Po' ^ uses Il faut assister à ce spectacle émouvant au possible pour réaliser à quel point on s'ôtait eri/\u2019j>'é de Claude Icveillée le temps me manque pour vous faire partager tous les beaux moments de ce spectodo Poul Touton, MONTRÉAL CE SOIR ^^MSimplemcnt un grand compost \\Q0^\t^\tf Nous sommes partis heureux f LA PRESSE '^implement un grand auteur t »C|MF 93,3 fri» Billeiech HJ.XHnsk.) \\ Info : 694-4444 m Krupa Big Band Chicago.I f SOI f il Extérieur; 1*800*261*9903 Réservations: 694*4444 IM emiABOMAvmM Avte 3ICJMF _____\t33Fm jj AJKvenour; l! 19 MARI 1995 LL SOLLIL niPiLf.pmjpiTnifTLeMnurEf IM' Lâ comédisnns NsthsJis Poiré» s'sntsnd plutôt bisn svsc i\u2019im-périeute Anbgons bornée, elle a le sens du sacré et en même temps, elle conserve son mystère.Dans sa solitude, elle reste inatteignable.À sa soeur Ismène, qui fait tout pour la persuader de se soumettre à Créon, elle dit; «Tu as choisi la vie, et moi la mort.» Oubliez la résignation de sainte Jeanne d\u2019Arc.Antigone ne va pas au sacrifice dans une stupeur hiératique, elle se montre «très fébrile», parce que déchirée, fragile et humaine.«Elle souffre de devoir renoncer à son \u201cchum\u201d, à sa nounou, à sa soeur, à sa chienne, et quand elle se retrouve seule avec le garde, c\u2019est pour moi son jardin des oliviers: elle ne sait plus pourquoi elle meurt, elle a une faiblesse, mais elle se ressaisit devant ce garde qui ne pense qu\u2019à ses galons.» Et qui tend le miroir de notre impassibilité devant l\u2019absurdité des guerres.Jacques Baril (Créon), Normand Daneau (Hémon), Chantal Giroux (Ismène), Pierre Potvin (le Choeur), Paule Savard (la Nourrice), Guy-Daniel Tremblay (le Garde) et, en alternance dans le rôle du page, Dave Rhéau-me, Guillaume Poulin-Tousignant, Yannick Laurence-Bourassa et Daniel Bourbeau complètent la disribution.À noter la participation des Petits Chanteurs de la Maîtrise de Québec qui interpréteront sur scène la musique a capella de Pierre Potvin.Décor de Véronique Dumont, costumes de Lucie Larose, éclairages de Louis-Marie Lavoie et assistance à la mise en scène d\u2019Andréa Bergeron.À l\u2019affiche jusqu\u2019au 18 mars.Billets en vente au Périscope et sur Billetech.Réservations au 529-2183.Fabian «Il «\"y « |Mip> \\rnio rrulrorli'r.U y i\ti- m itH* iior rhafllrusr «vhrr» aciLiitf t*rN rhupoBUt».«\t\u2018\t\u201e ^ \u2022 Serge Omtn.Journal Oe Québec ' «^ilul«rr.«ntwtMHU\tLnr ^ rrtwir ilr talmU FJIr firut Arnttrr t|u ft2 $ Kxlrrir ur; I-»00*2B IHrwrvntiona: B» f-t f f t J théâtre CAPITOLE SCJMF 933fnt LE SOLEIL Québec, Le Soleil, Mmedl 18 février 1995 LES ARTS ET SPECTACLES F-9 La I ittérature «Le dieu dansant», de Yolande Villemaire Une passion destructrice, comme un feu sacré QUÉBEC\u2014La danse, le sacré, l'amour.lYois mots clés pour établir le contact avec Yolande Villemaire.Observez un certain détachement et une bonne dose d'humour, sans oublier le rose, son obsession pour le rose, qui se teinte aqjouid\u2019hui de mauve.Elt déjà vous coitunencerez à vous sentir en pays de coniuds-sance.pw ANNE-MARIE VOiSARO LESOLBIL Yolande Villemaire est cette écrivaine qui a signé récemment Le dieu dansant aux Éditions de l'Hexagone.En 4' de couverture, on nous informe qu'elle est née à Saint-Augustin, le 28 août 1949.Dissipons tout de suite le malentendu.Le Saint-Augustin, dont il est ici question, n'est pas celui celui de Desmaures, en banlieue de Québec.Il se situe plutôt dans la région de Mirabel.Sa mère y a grandi et, elle aussi, jusqu\u2019à l\u2019àge de cinq ans.Son père, lui, est originaire de Lac-des-Ecorces, près de Mont-Laurier.Et c\u2019est dans un train que ses parents se sont rencontrés.Une belle histoire d\u2019amour, la première à l\u2019avoir marquée, au point, peut-être, de lui donner le goût d\u2019en écrire.Le maharadjah de son dieu dansant est quelqu\u2019un en tout cas qui comprenait que «seul l\u2019amour avait quelque valeur en ce monde».Ce qui est quand même exceptionnel, si l\u2019on considère que l\u2019action se passe dans l\u2019Inde du XI' siècle, à une époque où d\u2019autres, tel le père du héros Shambhala, ne se privaient de jouer du bâton.Est-ce bien différent maintenant?Il n\u2019est pas évident, de toute façon, que c\u2019est l\u2019amour qui frappera le lecteur.La scène où on voit le fils en transe, dansant sur sa plateforme au bord de la rivière, puis celle du châtiment\u2014les jambes fracassées\u2014 pour cause de désobéissance, voilà ce qu\u2019on retient d\u2019abord.Ensuite avec l\u2019auteure, reçue en entrevue, on convient que l\u2019amour de la vie circule entre les pages.Celui de la danse aussi.Mais vaudrait mieux parler de passion.Une irrésistible passion qui finit par être destructrice, comme le feu Yolande VILLEMAIRE sacré.Mais le feu a aussi la propriété de purifier.Cela demande explication.Et je ne suis pas sûre d\u2019avoir tout bien compris, parce que Yolande Ville-maire, adepte du yoga \u2014celui du «coeur», dont la base est le chant\u2014 et de la méditation, nous entraîne en terrain étranger.«Et puis, non, pas tant que ça, parce qu\u2019on vient tous, dit-elle, de familles religieuses.» Son oncle était capucin.Son grand-père, qui louchait, a été guéri par le frère André, lui a raconté sa mère.Et à 19 h, tous les soirs de son enfance, elle s\u2019est mise à genoux derrière une chaise de cuisine.Ce qui ne l\u2019a pas empêchée, à 16 ans, comme bien d\u2019autres, de décrocher.Mots et images C\u2019était le temps du cours classique, avec le bac en théâtre au collège Sainte-Marie, puis de L\u2019avalée des avalés et de I\u2019Ostidshow.Le Québec était en effervescence.Yolande Villemaire et ses amis ne cédaient pas leur place.Parmi eux se trouvait Claude Beausoleil, qui a publié l\u2019automne dernier chez le même éditeur.Fort Sauvage.On le retrouve dans Le dieu dansant sous les traits du sage précepteur Bhàktananda.Elle compte sur lui, dit-elle, pour débusquer dans ses textes « la phrase biscornue ».Ce qui donne lieu à des discussions, parfois vives, sur le langage.Mais le lecteur, à la fin, sort gagnant.Avec un sujet aussi complexe que l\u2019Inde, sous l\u2019empire Chola, ses rites et sa mythologie, il est heureux, en effet, que la langue soit accessible.Et ça n\u2019enlève rien à la beauté du style.Les parfums, les couleurs et même les sons, le Om du perroquet sans cesse répété comme un mantra.Il y a là des images qui s\u2019impriment.Faut dire qu\u2019après le théâtre, Yolande Villemaire a poursuivi ses études en littérature.Sa thèse de maîtrise a porté sur À toi, pour toujours, ta Marie-Lou, de Michel Tremblay.Entrée ensuite comme documentaliste pour Les Cahiers de la Nouvelle Compagnie théâtrale, très vite elle a commencé à écrire.Hobo-Québec, Mainmise, ces revues de la Révolution tranquille éveillent-elles des souvenirs?Yolande Villemaire y a signé des chroniques, comme aussi dans Sorcières, en France, pour n\u2019en nommer qu\u2019une.C\u2019était les belles heures du féminisme.Parallèlement, elle a commencé à enseigner dans les cégeps, d\u2019abord à Saint-Jérôme, puis à Rosemont, présentement à André-Laurendeau où elle se plait à faire découvrir aux élèves les poètes romantiques.Elle-même a souvent publié en poésie, notamment l\u2019an dernier, La lune indienne, aux Écrits des forges.Que l\u2019Inde soit devenue source d\u2019inspiration, il n\u2019y a pas à s\u2019en étonner.'Yolande Villemaire a vécu un an H THE PLATnRS 35$ - 30$ \u2022 28$ Dîner-spectacle disponible (taxes et service en sus) A V R I RÉSERVATION: (418) 694-4444 Extérieur: 1-800-261-9903 et demi\u2014de 1989 à 1991\u2014dans un ashram, pas très loin de Bombay.Integree à la communauté, jusqu\u2019à prendre part aux exercices religieux, elle y a écrit son roman, du moins la première version.Ce n\u2019est pas là, toutefois, que se situe l\u2019action, mais à Chidambaram, qui signifie «habillé de conscience» et dont le vrai nom était Tillai, au temps de Shambhala.(^ant à l\u2019idée de ce personnage, un passionné de danse sacrée dans une ville où le temple est consacré à Shiva Nataraj, le dieu dansant, elle provenait d\u2019une vision anterieure au voyage Guérir l\u2019ànte Faut dire que la danse a sa place depuis longtemps dans le monde de Yolande Villemaire.Depuis qu\u2019elle s\u2019est liée d\u2019amitié, en fait, avec le maître de danse Gabrielle Roth.Ensemble, elles ont dansé, dit-elle, dans un cratère de volcan à Hawaii.Rien que ça! Gabrielle Roth est shaman.Le but de sa danse: guérir l\u2019àme.Il y a eu aussi ce séjour en Angleterre, dans un temple tibétain, où Yolande Villemaire a pris contact avec la méditation.Tout ça mis ensemble, sans compter L'Ombre jaune, « un réseau télépathique experimental» qu\u2019elle a fondé, ou Rrose Sélavy, \u2014 Rrose étant presque l\u2019anagramme d\u2019Éros \u2014qui fut au départ un groupe d\u2019écriture.C\u2019était l\u2019époque où elle voyait partout du rose.11 faudrait prolonger l\u2019interview ou fixer un autre rendez-vous, pour en savoir plus long là-dessus.D\u2019ici là, il y a Le dieu dansant, pour nous renseigner sur l'étendue de la culture de Yolande Villemaire.Nominations de cadres supérieurs M.Suy CleuMf.prtsidtfit du Gwup* PGC Communiethons Inc., tmsi guc M Jtan PHott, vK»-prtsident exécutif sont heureux d'ennoncer les nommttions suiventes.M.Christian Martel VIce-prisIdent Directeur généni M.Christian Martel oeuvre au sein de la direction du Théâtre Capitole depuis prés de trois ans où il a occupé successivement les postes de contrôleur financier et de directeur des finances et opérations.Avant de se joindre au Théâtre Capitols.M.Martel avait occupé des fonctions de direction dans le domaine de la restauration.Son approche polyvalente cadre parfaitement avec la vision du Théâtre Capitole face aux défis qui se dessinent dans l'industrie du divertissement.À titre de vice-président directeur général, M.Martel sera responsable de l'ensemble des activités du Théâtre Capitole.M.Daniel Plante Vice-président merketing-communicetions Monsieur Rente possède une vaste expérience dans le domaine des communications De 1988 â aujourd'hui, il a occupé successivement les postes de direction au sein d'importantes entreprises de radio-diffusion.À titre de vice-président ventes-marketing de la Société du Théâtre Capitole, il planifiera les stratégies de commercialisation, de communications et de promotion».Mme Chantal Robitaille Vice-présidente programmation-production Active au sein de l'équipe PGC Divertissements depuis cinq ans.directeur de production et producteur délégué, elle a été promue directeur programmation et production du Théâtre Capitole en 1994 Comptant plusieurs années d'expériences dans la production et la gestion des arts de la scène et de la télévision, Chantal Robi-taille contribue à ta croissance et au développement de l'entreprise par sa créativité et son dynamisme.Le Groupe PGC Communicttlons /ne.est une entreprise pnvee eyent son siège soeal à Montre»! Le groupe emploie plus de 300 personnes p»r l'entremise des liliales suivantes.PGC Télévision.PGC Marketing.PGC Musigue ainsi pue PGC Divertissements gui a la responsabilité de l'ensemble des opérations du Théitre Capitole comprennant la salle de spectacles, les salons privés, congrès.THitel du Théitre, le Ristorante II Teatro et emploie i elle seule prés de 200 personnes.II.TBarsto De ïctossx à Québec THEATRE CAPITOLE '\t'\tI\t.\u201c 20 avril dîner-spectacle disponible faxes ef irais de service en sus Ll SOI Cil cracfsoo Réservations: 694-4444 Extérieur: 1-800-261-9903 18$-22$-26$ LES ARTS ET SPECTACLES Québec, Le Soleil, samedi 18 février 1995 Un bon doublé pour amateurs de blues et de guitare Stevie Ray Vaughan et Albert King revisités QUÉBEC \u2014 Deux « nom\u2019eaux > disques honunages viennent s\u2019îùouter à une liste déjà bien remplie.Cette fois, les siÿets ne sont nuis autres que Stevie Ray Vaughan et Albert King qui sont revisités par une belle brochette de guitaristes, dont Pat TVavers, Frank Marino et Rick Demnger.Un bon doublé pour les amateurs de blues et de guitare.un* crttiqu* d* MICHEL BILODEAU collaboration spaciale L.A Blues Authority Volume 3 Hats Off To Stevie Ray Attic Blues Bureau International SHR 2009-2 L.A.Blues Authority Volume 4 Fit For A King Attic Blues Bureau International SHR 2010-2 Bien difficile de parler ici de nouveautés, puisque ces deux dis- ques hommages ont été lancés il y a environ deux ans chez nos voisins du Sud.Mais, tout comme les disques hommages à Deep Purple et Cream, qui nous sont arrivés en fin d'année, ils sont offerts pour la première fois en pressage canadien.Le réalisateur Mike Vamey, fon- Vous l\u2019avez acclamé dans Les Misérables sous les traits de Jean Valjean! ROBERT MARIEN vous propose raaintenant ; RMI Un rendez-vous musical différent avec Robert Marien Stéphanie Martin et Brigitte Marchand, LE SOLEIL! ^ - l.t ^ fi t.f vivAri».,.* ocnuOctON invitent 300 personnes à la première du film «l'iilfo di' liii'.c csl jifiiiaU-.ITi >|U'ilacTt sidiranl!»\tj\u2014 Ji aii Hi aiiiuiyi i, l./\\ PRLSSI:\tl «Broadway-Monln-al a rapidi'mt'nl Kiiu|iiis U' lociir du puhiii 1 ^ i|iu'bctuis!»\t1 l\u2019iil Doiiii.//v, THF (.VZF I I F\t\\ «.A voir ahsolumi\u2019nl pour lis auialcurs dt- spciiaiTcs uuisicaux!» Iscihclli' Ciiiilliuiill.( KA1 « ''1 ÈNE SOI S I A DIREC EION 1)1 SIMON EECEI RC Wtéiéh LE SOLEIL 17-18-19 février 1995,20 h Grand Théâtre de Québec Salle Louis-Fréchette 643-8131 25 $-29 $-32.50$ IBIIIetech Tl.)!^irssT(.).\\ mis oc sERvic: ci sus Lejeudi 2 MARS 1995 à 19 h 30 AU CINÉMA Puce Charest Pour assister à la première du film : remplissez le coupon publié dans LE SOLEIL les 18,19,20 et 21 février et retounez-le à l\u2019adresse indiquée avant 9 h le 27 février 1995.Le tirage aura lieu à 10 h le 27 février 1995.150 gagnants d'un laissez-passer double seront avisés par téléphone.La valeur des pnx est d'environ 3200$.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez ALLIANCE VIVA FILM.RETOURNEZ ou DÉPOSEZ ce coupon-réponse à : Concours ELDORADO 500, rue Dupont.Québec (Québec) G1K6N4 Nom:__________________________________________________________________ .Code postal;.tt\tThéâtre ] Petit Champlain Z 68, rue Petit-Champlain 17-18 février Maison dé la
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