Le soleil, 28 mai 1994, Cahier C
[" Québec, Le Soleil, samedi 28 mal 1994 LES ARTS ET SPECTACLES LE SOLEIL Œ THEATRE La créativité dans le film est débordante, comme en font foi ces poussettes.Boum-Boum et Agathe semblent trouver ça plutôt confortable.Yabha-dabha-doo ! QUÉBEC \u2014 Il était inévitable que les dinosaures cherchent à se reproduire.C\u2019est inscrit dans les gènes.Steven Spielberg vient de leur en donner l\u2019occasion en transposant au grand écran la populaire série télé des Pierrafeu ( The Flintstones) qui, 34 ans après son lancement sur le réseau américain ABC, continue à propager sur les télés du monde son humour à pierre fendre.une critique de LEONCE GAUOREAULT collaboration spéciale L\u2019apport des dinosaures n\u2019était essentielle dans cette mutation de l\u2019âge de pierre à l\u2019âge du béton que dans la mesure où la technologie sophistiquée des effets spéciaux de rIndustrial Light & Magic (ILM) de Spielberg pouvait donner mouvement et vie à cette invraisemblable famille.La transposition est superbe, mettant de nouveau en valeur la créativité débordante de leurs créateurs, Bill Hanna et Joseph Barbera.Dans le film réalisé par Brian Levant (Beethoven), on ne sait pas s\u2019il existait au temps de Fred et Délima Caillou des fours micro-ondes, puisqu\u2019on y fait peu la cuisine.Mais on se rattrape sur tous les autres accessoires du confort moderne en cet âge de pierre.Les écologistes pourraient y trouver inspiration avec ce cochon glouton broyeur de déchets de cuisine, cet éléphant à la trompe en forme de pommeau de douche ou ce homard géant transformé en tondeuse à gazon.Ce qu\u2019on remarque dans cette brillante parodie, c\u2019est que les motivations sont les mêmes, les rapports entre les êtres identiques et le niveau de langage n\u2019a guère évolué.L\u2019humour est grinçant.Le rire est aussi naturel que celui qu\u2019on libère soi-même à la farce la plus grossière sur le comportement des autres.Et ça marche, comme RBO ou Ding et Dong font salle comble au Québec.En fait, on est très proche de La petite vie du couple Meunier-Thé-riault, sauf que chez les Pierrafeu, on est encore plus au coeur de r« American Way of Life ».Le film est évidemment une synthèse des Pierrafeu.Fred (John Goodman) est dépourvu de matière grise, tout en étant doté d\u2019un grand coeur, que sa femme Délima (Elizabeth Perkins) est une impeccable maîtresse de maison.Ils ont pour voisins et amis, Arthur (Rick Moranis) et Berta Laroche (Rosie O\u2019Donnell).Arthur est brillant comme un singe, mais plutôt naïf.Sa femme est la copie conforme de Délima, en plus rondelette.Fred connaîtra un jour la richesse, ne serait-ce que pour épater sa belle-mère Pearl (superbe Liz Taylor).11 apprendra que le pouvoir corrompt.Il faudrait être bien affecté par ce temps maussade persistant pour ne pas éclater de rire au contact des Pierrafeu, avec son é-blouissante panoplie de gadgets.Les Pierrafeu.c\u2019est l\u2019art du mauvais goût devenu l\u2019esthétique nouvelle.C\u2019est surtout un film drôle, hilarant, qu\u2019on ne boudera pas.La voix de Fred.QUÉBEC \u2014 Au Québec, Fred Caillou a une voix, unique, celle de Paul Berval.C\u2019est par lui que ce personnage central de la série lunéricaine.Les Pierrafeu, nous est devenu si familier.Comme un Québécois pure laine.Au cinéma, notre Fred vient de muer sa voix en celle d\u2019Yves Corbeil.C\u2019est en effet lui qui double en français l\u2019acteur John Goodman.Délima trouve la parole dans celle de Marie-Andrée Corneille (Sous un ciel variable).Arthur Laroche (Rick Moralis) a la voix de Daniel LeSourd.un spécialiste du doublage, tandis que Berta a celle de Johanne Léveil-lée.Enfin, c\u2019est Louise Rémy (Les dames de coeur) qui double Elizabeth Taylor.La maison montréalaise Astral, chargée de la post-synchronisation, nous apprend que c\u2019est le réalisateur lui-méme qui a fait le « casting » des voix.C\u2019est ainsi que Brian Levant a dû choisir entre les dizaines de voix qui lui ont été soumises.C\u2019est essentiellement sur le timbre de voix plutôt que sur la notoriété d\u2019Yves Corbeil que son choix s\u2019est fixé.UNE COMEDIE Jacques Leblanc défend un troisième valet, diabolique Scapin, Sganarelle, Mosca.Encore un valet ! a rouspété intérieurement Jacques Leblanc.De vive voue, il a chevroté à peu près ceci : « .Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.» « Fais-moi confiance, faus-moi confiance », l\u2019a apaisé le metteur en scène Serge Denoncourt, celui-là même qui lui avait confié Scapin et Sganarelle.par JEAN ST-HILAIRE LE SOLEIL Jeudi, à la salle Albert-Rousseau, il se tapit, se recroqueville, s\u2019enfouit sous les fripes de Mosca, le diabolique tireur de ficelles de Volpone, comédie écrite en 1606, en cinq courtes et fiévreuses semaines parait-il, par Ben Jonson (1572-1637), contemporain et compatriote de Shakespeare.Constituée pour ce deuxième Carrefour international et la tournée, l\u2019entreprise est une coproduction du Trident, du Centre national des Arts à Ottawa, des Productions d\u2019Albert et du Carrefour.Qui garderait souvenir du film que la pièce a inspiré à Jouvet, Baur et Tourneur, en 1939, s\u2019en trouvera dépaysé, prévient Jacques Leblanc.André Ricard ne s\u2019est pas contenté de traduire la pièce, il l\u2019a adaptée, l\u2019a mise au diapason d\u2019une morale qui en vu d\u2019autres, la moderne.Jonson commandait bien six heures de représentation.Ricard en a écrit pour trois heures et demie ; il en reste un bon deux heures et quart.Lui-méme auteur de plusieurs pièces, André Ricard a retenu l\u2019approche du théâtre dans le théâtre.De passage en Angleterre, une troupe itinérante italienne s\u2019arrête chez une certaine Lady Would-Be, « dame patronnesse dans toute sa splendeur », qui veut acheter une comédie.On lui joue Volpone, pièce dans laquelle figure son calque parfait.Moulin à paroles, elle interrompt la pièce à tort et à travers.Le rôle est tenu par Lorraine Côté.« Elle est très drôle, lance Jacques Leblanc, son accent anglais est génial! » Jacques Leblanc sous les fripes d'un Mosca diabolique.Le prédateur Son Mosca, Jacques Leblanc le juge « très brillant ».11 lui voit beaucoup d\u2019affinités avec le Scapin de Molière, sauf que là où ce dernier intrigue « pour la beauté de l\u2019art de la fourberie et pour s\u2019amuser», Mosca le fait « par pure méchanceté ».Sganarelle, lui, est ce suivant «foncièrement bon, qui aime son maitre » (Don Juan) et plus encore peut-être, l\u2019appétit de celui-ci pour les jeux d\u2019alcôve.L\u2019action de Volpone se déroule Place Saint Marc, à Venise.Joué par Jack Robitaille, le personnage titre est « un gros bébé sans malice qui se laisse manipuler par son valet Mosca».Mosca veut dire mouche en italien.Dénué de tout scrupule, il en a certes la finesse, mais il dépasse la bestiole de beaucoup en perfidie.«C\u2019est pas une mouche, c\u2019est un rat », lance son interprète.Plus loin, il acquiescera à la comparaison avec le serpent, avec tel cobra qui, enroulé sur lui-méme, hyp- notise sa victime pour la frapper presque à son insu.Que fait-il au juste, ce bon Mosca ?D\u2019abord les délices du riche Volpone.Il répand la rumeur de la mort prochaine de son maitre et rabat ainsi sur lui les notables de la ville qui, alléchés par la promesse d\u2019un héritage, l\u2019ensevelissent de cadeaux.Effronté, immoral, il ne recule devant rien pour combler Volpone.Celui-ci se-prend-il d\u2019un brûlant béguin pour la femme de Corvino, l\u2019un de ses héritiers présomptifs, que Mosca la lui livre contre son gré.Les choses se corsent-elles pour lui qu\u2019il pousse la cruauté jusqu\u2019à l\u2019incriminer pour adultère.Il ne crache pas tout ce fiel sans intérêt, bien sûr.On a peut-être saisi que ce qu\u2019il promet à tous de Volpone, il le convoite pour lui-méme.Quand, à la fin, Mosca caresse sans plaisir son magot, on assiste à une scène d\u2019une profonde obscénité, dit le comédien.celui-là L\u2019immobilité Un rôle exigeant s\u2019il en est.« Je n\u2019ai jamais joué comme ça de ma vie », fait un Jacques Leblanc au demeurant rassuré.« Notre Mosca n\u2019a rien à voir avec celui de Jouvet, il n\u2019a pas la rapidité motrice de Scapin, il est presque immobile, raconte-t-il.Il peut faire penser à ces films expressionnistes allemands tel Nosferatu.Serge Denoncourt m\u2019a demandé de le jouer poker-face.C\u2019est difficile, mais très intéressant (.) Pour la scène du procès, qui fait 15 minutes, il a arrêté une mise en place très efficace : il n\u2019y a que des mouvements de tète et de bras ».Pas de grands rôles pour Jacques Leblanc en 1994-1995.Il n\u2019est pas mécontent.11 sera du Gars de Québec, de Gogol-Tremblay, au TBC ; le juge du Cercle de craie caucasien, de Brecht, au Trident, où il jouera aussi un petit rôle dans Ce soir, on improvise, de Pirandello.« Quand les grands rôles se suivent, c\u2019est difficile de se retrouver.Là, je vais pouvoir exercer mon art sans me brûler, » Ça lui laissera de la quiétude pour ses débuts de metteur en scène au Trident dans Mensonges, de Paul Wheeler, en janvier, Marc Agostini, Bertrand Alain, Marie-Josée Bastien, Sylvie Cantin, Roch Castonguay, Simone Chartrand, Roland Lepage, Marco Poulin et Rychard Thériault complètent la distribution.Assistance à la mise en scène de Geneviève Lagacé, décor et accessoires de Michel Gauthier, costumes d\u2019Isabelle Larivière, maquillages de Florence Cornet, éclairages de Jean Crépeau, musique de Pierre Moreau, régie de John Applin et direction de production de Benoît Paquin.À 21 h, jusqu\u2019au dimanche 6.Lire en page 3, textes sur le Carrefour international de théâtre de Québec Semaine du 27 mai au2|uin1994 GALERIES R CAPITALE A S401 Boul 0»t\t«29-2458 Meryl Streep Glenn Close Jeremy Irons «CEST GRAND, C\u2019EST BEAU» IFlOi RN*i nFMOMRMl «J\u2019AI BEAUCOUP AIMÉ CE FILM» hinto Nuom.Rl'fF MRS I ART.ffsilt» (ssmU J«m9on(1«-f éfoWtmt) Oo>by Tout iM tour«: 12h99.IThIO, 19h10 Lj mt non tui «tpnlt (13 >) Dolby Tout lot touft: 14 h 36,21 h 20 Lt medtStvortyHWt 3(134) Dolby M.1»hl0.3lh30 Toutntjourt 12h30.14h40,16h Lot Plorrtftui (Q) DtgNtl Tout lot jourt: 13h.15h.16hS5.19h.21 h20 ittworioAR ( OoAby VtttAon htnçolot Toutlotlourt I3h.1Sh4S.19h.2lh40 Ltcort)fu(1f4 vtoltnco) Dolby Toutlotjourt: 14h>0.19h20.31 h 35 Ptomovtn 3 (Q) Doey Toutlot^ourt 13hX.18r>45 MAISON AUX ESPRITS MINI» IK L» p*m BouddlM (G) Dolby ISliM.iShSS.Ith.RlhlS Tout iea ioura: ItTilE, l4h35,21h20B3E! «Une fable érotique.» -Oeorgia Irown, Villloge Voke un p«u cochon ^ Touelea^ours: 12h3S.GALERIES DE LA CAPITALE A401 bout rféiGtIfriti trhio.lehio ** REPRESENTATIONS SPECIALES AUX GALERIES DE LA CAPITALE ** Con .m\tdes msfOi* et mercredi» *4 99S.de* Qu Pool Ol PIOCO C^narOSl * 529*9^43 »ernediseldMnancne*etde*)Our»tcrie» CONSULTiZ LA CHRONKHIB CINÉMA DU JOURNAL INFO-HORAIRE CIN6MA LlOO LFVIS 837 0234 ST-GEORGFS 7S40 A lOUf TTE ST RAYM0NO337.2465 ÉGALEMENT AU CINE-PARC! PLUS DE 3,000,000 D'ORTEILS ONT DÉJÀ FRANCHI LES GUICHETS! \"Un pur detice! Faites-vous le plaisir d\u2019aller voir Louis 19!\" Paul ViMencuve.JOUENAL 0\u20ac MONTRÉAL UN FILM DE MICHEL POULEHE «CNOir poMir/iQue (VUCHCI-\t' N MAVERICK version française GALERES DE liCAPITAIi Mat iMvt dP»\t(,n jiss STE-FOY 7800 bout lawr«*v\t\u2022 \u2022n v8rtior> ortginM ongli\u2014 [*]'tl a* film AU CIN£-PAIIC: L'AFFAIRE PÉLICAN \"Drôle Et In6énieux Avec Beaucoup De Surprises Et D'Effets Spéciaux Du Tonnerre;' \u2022 Jimiv tvom.»NtAC PMVKWI/iyOéri MN lAMO VaBBA-DaBBA-D^p! nisnimin ¦nanti JOHN «OeOMAN \u2022 RiCK MORANiS ClilABiril PERKiNSRAKE OOONNEll liMIUUIlHitai iliUilti Hiniiiinii \u2018tiHiiHi\tu «iVHIIIüt Slliill\tIWIIin HB LAISSEZ-PASSER ET WLflMKISr llll)1W[l.l«!i* \u2018 COUPONS IQA REFUSÉS IKmrtHUI AKCIRXIMV MW rawNi Çll PIflIIW UNwIV» e ¦Mvrtvu '¦(TViTuorO* me.« âMi».rHTr*\u2019MMflir me À L'AFFICHE DANS UN CINÉMA ET ^ CINÉ-PARC PRÈS DE CHEZ VOUS! Aussi à Lévis et au ciné-parc St-Georges.VEUILLEZ CONSULTER LA SECTION OÙ ALLER À QUÉBEC.JIMMY SMITS NAOMI WAHS Entre In ailpnbilité\tPW et rinnoccncc.il tj n In tcntntiun Jimmy Smits est ncaisé de.GROSSIÈRE INDÉCENCE yfdr CROSS INWCrSCY UN FILM DE GEORGE MILLER 3» I L\u2019incorrigible rêveur qui se réclame d\u2019ancêtres venus d\u2019Irlande, évoque l\u2019entêtement de Don Quichotte, son double, qu\u2019il jouait II y a dix ans, au Trident.de la pointe de l\u2019île.Ce fut impossible.Nous sommes allés plus loin, â Saint-Jean, dans un endroit magnifique et nous avons construit ; mais sans aide, quand on avait payé les factures, il ne restait plus rien pour produire.» Amer?Triste et déçu surtout.«À cause des rêves, des jongleries, du travail, des risques partagés avec des amis comme Andrée Marchand, Alain Turgeon, Hélène Bayard et les autres.Personne n\u2019a ménagé forces, énergies et argent et pourtant, tout s\u2019est terminé le 25 mai.« Peu importe que le bateau soit repris par d\u2019autres, pourvu qu\u2019il flotte encore.Ce n\u2019est pas Paul Hébert qu\u2019on sauvait.L\u2019impasse financière demeure.» Mais le fondateur reconnaît que la vente du théâtre sera moins compliquée maintenant que la banque en est propriétaire.Et il ne s\u2019étonne pas de l\u2019absence d\u2019acheteurs lors des enchères.Son amertume porte plutôt sur ce qui arrive à la société québécoise dont le « souffle de l\u2019invention, de la création et de la gratuité de l\u2019art et du geste est étouffé par la règle du commerce du loisir et la bureaucratie».Même les décideurs qui devraient savoir dépister les racines Faites des économies substantieües i Abonnez-vous : 647-3333 (Québec) ou ou 1 -800-463-2362 (régions) LE SOLEIL de l\u2019avenir lui semblent omnibulés par le court terme commercial ; « Peut-on encore parler de culture?Établir les bases d\u2019une société-nation si l\u2019on n\u2019est pas sensible à d\u2019autres valeurs?» Le projet à court terme élaboré par ses amis de l\u2019île pour assurer une permanence au théâtre de Saint-Jean, lui paraît une lueur dans la nuit ; des gens peuvent encore s\u2019engager.Rien n\u2019est assuré après l\u2019été, mais « il faut donner aux choses le temps de se faire ».Et lui, malgré ces 70 ans qu\u2019il ne fait absolument pas, malgré la maladie d\u2019il y a deux ans, vécue dans l\u2019étanche discrétion de l\u2019amitié et malgré la menace qui subsiste sur cette maison qu\u2019il a achetée il y a 20 ans « en faisant la 20 vers Montréal pour travailler » et qu'il a refaite nif r \u2022\u2022\u2022\u20224a r tmma SRC-i^ 11 SGI I II iBilItlect Québec, Le Soleil, samedi 28 mai 1994 LES ARTS ET SPECTACLES Incursion dans Tunivers mag^ique de Jim Henson, à Jonquière JONQUIÈRE \u2014 Pour la première fois, la Fondation Jim Henson, sise à New York, présente au Québec une exposition consacrée au célèbre créateur de Sesame Street et du Muppet Show.En cours jusqu\u2019au 17 juillet, au Centre national d\u2019exposition de Jonquière, L'univers magique de Jim Henson permet au visiteur de pénétrer le monde fantastique des marionnettes Kermit, Big Bird et Miss Piggy et de leur inventif géniteur, décédé subitement il y a quatre ans à l\u2019âge de 53 ans.par MARIE OELAGRAVE LE SOLEIL Cette manifestation fort sympathique vient appuyer la 3e Semaine mondiale de la marionnette qui se tiendra à Jonquière du 2 au 9 juillet.De format « moyen », L\u2019univers magique de Jim Henson rassemble des éléments, explique la conceptrice new-yorkaise Leslee Asch, tirés de deux expositions itinérantes (l\u2019une modeste, l\u2019autre imposante) présentées à travers le monde.Qui nous accueille à l\u2019entrée de la salle d\u2019exposition ?Nulle autre que la toute première version de Kermit, alors lézard avant de devenir grenouille.Adolescent, Jim Henson l\u2019avait fabriqué avec le tissu récupéré du manteau printanier de sa mère ! Si sa couleur s\u2019est affadie avec les années, le personnage n\u2019en évoque pas moins tout l\u2019univers merveilleux que créera au fil des ans le prolifique marionnettiste.Henson a entrepris sa carrière en 1954.S\u2019il n\u2019était pas le premier à se servir de marionnettes pour la télévision, il est toutefois parvenu à s\u2019imposer par sa façon d\u2019en exploiter les possibilités.Au lieu d\u2019un décor traditionnel, l\u2019écran même de la télé est devenu, par son entremise, le cadre de l\u2019action.Plus tard, lorsque les Muppets ont fait leur apparition au cinéma, Jim Henson profitera de l\u2019occasion pour allier l\u2019art ancien de la manipulation des marionnettes à la technologie la plus Kermit la grenouille et son créateur, le marionnettiste jim Henson, décédé subitement le 16 mai 1990 à l'âge de 53 ans.« L\u2019univers magique de Jim Henson », tenue au Centre national d\u2019exposition de Jonquière, cerne en quelque sorte l\u2019homme et son oeuvre protéiforme.poussée, donnant place à des effets spéciaux de même qu\u2019à des expressions faciales fort sophistiqués.Souvenez-vous des films Le cristal magique (1982) et Labyrinthe (1985), celui-là avec David Bowie.Ils sont assez saisissants ! Ed Sullivan Show Quel chemin parcouru ! À ses débuts, Henson ne réalisait que des segments de cinq minutes, présentés en fin de soirée à une station locale de Washington, D.C.La réaction favorable du public lui a permis de passer par la suite au réseau national, au sein d\u2019émissions de variétés telles The Jack Paar Show et The Ed Sullivan Show.L\u2019exposition de Jonquière montre les premiers pas de Jim Henson à la télé, par l\u2019entremise d\u2019extraits et aussi de publicités, hilarantes, faisant appel à des marionnettes.Alentour, le visiteur découvre quelques-unes de ces dernières, comme le chien pianiste Rowlf, d\u2019abord créé en 1962 pour une pub de Purina (nourriture pour chiens) avant de devenir un membre régulier du Muppet Show.Aussi, il faut voir le beatnik Mah Nah Mah Nah et ses choristes rose « fluo », les Snouths ! Un peu plus loin, voilà Big Bird, personnage bien connu de ceux qui ont suivi Sesame Street, cette emission éducative destinee aux enfants créée en 1969.Produite dans une douzaine de langues, Sesame Street a été diffusée dans 120 pays.Fraggle Rock a toutefois été la première émission internationale à être dotée d\u2019une saveur carrément locale par l'entremise de l\u2019animateur fie seul être humain du projet), qui changeait selon le pays acheteur.Le Muppet Show, créé en 1976, est cependant devenu l\u2019émission la plus populaire de Henson.Sauf que le marionnettiste a dû la produire en Grande-Bretagne, les États-Unis n\u2019étant pas du tout convaincus de sa popularité pontentielle auprès des adultes ! Certains ont dû s\u2019en mordre les doigts, d\u2019autant plus que des longs métrages mettant en vedette les Muppets ont vu par la suite le jour ! L'envers du décor Des esquisses des marionnettes, mais plus encore des photographies, nous montrent l\u2019envers du décor lors du tournage.Que d\u2019acrobaties devaient effectuer les manipulateurs (dont Henson) pour ne pas être vus par la caméra ! Curieusement, le dévoilement partiel de cette magie n\u2019atténue pas notre fascination pour autant.On se sent au contraire davantage complice de l\u2019énorme somme de travail qu\u2019exigeait la mise en forme de la fantaisie « hensonnienne », qui savait allier divertissement, éducation et profonde humanité.« Jim Henson était un homme extrêmement créatif et généreux, qui ne faisait pas de distinction entre sa vie et son travail », raconte Leslee Asch avec une visible admiration.Afin que nous n\u2019oublions pas son apport.L\u2019univers magique de Jim Henson cerne donc en quelque sorte l\u2019homme et son oeuvre protéiforme, tout en entrebâillant la porte du côté de son fils Jim, créateur des Dinosaurs et des Ninja Turtles.L\u2019l\u2019\\I\\\u2019ERS MAGIQUE DE JIM HE.S'.SOS', marionnettes, photographies, dessins et vidéos.Au Centre national d'exposition de Jonquière (aussi appelé - centre culturel >\u2022 sur les panneaux de signalisation), -1160.rue du Vieux-Pont, au centre-ville.Jusqu\u2019au 17 juillet.Ouvert tous les Jours de 10 h à 17 h (Jusqu 'à 21 h les mercredi et Jeudi) ; à compter du 1er Juillet ; tous les Jours de 10h à 20h.Droit d'entrée; 1$ (cinq ans et plus).du 23 juin au 2 juillet 1994 Sene Ürands concerts - 972 rue Saint-Jean Les grandes voix du jazz PROGRAMME DOUBLE Cleo Laine et le lohn Dankworth Group Terence Blanchard avec Jeanie Bryson interprètent The Billie Holiday Songbook Jeudi 2.3 juin à 20 h 30, 35 S / 25 $ The Free Spirits AVEC- fttHN McLAUdHLirsl, Joey DEFKAremeni du Québec Ministère de la Culture Billets : 15 $.en vente sur BIIL£TECH et è i'sccueil du Musee.Z.c6led«l« Fabrique Les^^VioIons du Roy présentent le samedi 28 mai à 20h00 ICathédrale de la Sainte-Trinité 32, rue Desjardins, Vieux-Québec Le Quatuor Québec Quintettes avec clarinette Brahms et Mozart Martin CARPENTIER, clarinette Julie TRIQUET et Nicole TROTIER, violons Stéphane LAUZON, alto \u2022 Marie GRENON, violoncelle iBiliëcli CIIThIE SOLEIL ROCHE ««\u2022IV II vtidtt fl H» Commandes téléphoniques 691.7411 munoyuiwc GRANDS CLASSIQUES ^DUPIANO^ ^ interprétés par les brillants pianistes anglais ROSTAL et SCHAEFER (deux pianos, piano quatre mains et piano çolo) Pharoah Sa/siders C^uartlt Lundi 27 juin à 20 h 30, 25 $ Bob Berg C^UARTEr Mardi 28 juin à 20 h 30, 25 $ Joshua Re dm a si Mercredi 29 juin à 20 h 30, 25 $ Al ARGUS Roberts Jeudi 30 juin à 20 h 30, 25 $ Bill Frisell Basid avec Don Byron Samedi 2 juillet à | 20 h 30, 25 $ Bar Le D'Auteuil Lost Tribe 33 rue D'Auteuil \u2022\tRhapsody in Blue \u2022\tConcerto de Varsovie \u2022\tLiebestraum \u2022\tDanse rituelle du feu \u2022\tClair de lune de Debussy \u2022\tRustle of Spring \u2022\tElvira Madigan \u2022\tThe Entertainer \u2022 Sonate «Clair de Lune» de Beethoven \u2022 Polonaise «Militaire» de Chopin \u2022 Valse «Le Beau Danube bleu» \u2022 Boléro de Ravel .et bien plus encore Grand Théâtre de Québec .Salle Louis-Fréchette - 64.3-8131 Le samedi 4 juin 1994,20 h Prli des btUïti : 20 \u2022 - es * - 32 « Enfants, (\u201ctudiantePt aines 17$ \u2014212 \u201427$ ET Clarence « Gatemouth » Brown Jeudi 23 juin à 20 h 30, 18 $ Progr.imme complet des artivités bientôt disponible en kiosque | MUSIQUE PICHARD NC oxNm lléOUVOMOUlIt tAU LE SOLFIE airAlliance ® ?aséiiiii murDFuaocuMcr* n'iïJîr * Pilletech 643-813t Taxrs cl frais de Prof;ramriie4jijet service en tus\tà changement sans préavis. LES ARTS ET SPECTACLES Québec, Le Soleil, samedi 28 mai 1994 «Les fausses confidences» Matieu Gaumond revient par «les méandres du coeur n y a quelques mois, les élèves sortants du Conservatoire d\u2019art (Inunatique de Québec jouaient en exercice public Les fausses confidences, de Marivaux ( 1688-1763).Succès fou, on a refusé 75 personnes par soir.Il fallait remettre ça, ce qu\u2019on fait de ce 9 juin au 9 juillet, en spectacle d\u2019ouverture de la saison 1994 du Théâtre du Bois de Coulonge.par JEAN ST-HILAIRE LE Soleil Discret cette dernière décennie, réfugié dans un art professoral par ailleurs gratifiant, au conservatoire local, Mabeu Gaumond effectue un retour dans nos théâtres, retour au demeurant annoncé par son engageante mise en scène des Amours isocèles, chez les Moutons Noirs, il y a deux ans.Ce Marivaux, il s\u2019est imposé à lui comme « un choc amoureux » par sa vérité et son intime correspondance « aux désirs et au caractère » des jeunes qui allaient l\u2019interpréter.Quatre d\u2019entre eux sont de la reprise au TBC.Les autres commencent ici et là ; on s\u2019entend pour juger la promotion 1994 de bon cru.Le morceau a ravi le public parce que c\u2019est une comédie de moeurs intelligente, que c\u2019est de la dentelle, a-t-il proposé d\u2019entrée.Plus loin, il mettra un bémol; « Dentelle ?Attention, c\u2019est un peu péjoratif, disons plutôt que Les fausses confidences parlent des méandres du coeur, que c\u2019est parfaitement imbriqué à ce XVIIIe siècle français qui assiste à l\u2019ascension de la bourgeoisie qui va mener à la révolution.En pleine montée du cérébral, Marivaux vient parler d\u2019amour.Il vient sonner une cloche à l\u2019oreille de ses contemporains : attention, vous êtes peut-être en train d\u2019oublier l\u2019essentiel.» Il a créé sa pièce au seuil de la cinquantaine, en 1737.Un «cupidon machiavélique» Les fausses confidences sont une comédie de moeurs certes, mais mâtinée d\u2019intrigue par la ruse de Dubois, un « cupidon machiavélique ».Jeune bourgeois fauché.Dorante fond d\u2019amour pour la belle et riche veuve Araminte.Mais les conventions du temps sont intraitables et l\u2019écart entre leurs for- Le Chœur Les Rhapsodes DIRECTION : André Chiasson MAHiÈNE c (Suture, soprano MARIO IREVIBI AY.IÎARYTON PAUl F COTE.PIANO I J-.S HI lAl'SOl >1-s aHvdro.Québec\tMOZART.SCHUBERT ET STRAUSS SAMEDI 2» MAI ET Lïr\tDIMANCHE 29 MAI, 20 H CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR 1OHO, rue de f'hovrolièrt.', Québec\tlcr %o[TU BILLETSÎ 13,50$ \u2022 0$ (éludianlM TPS i*l ÏV(^ int luws\t((*\u2022 ïrais dt* servit**) tunes respectives interdit à Dorante de s\u2019avouer.C\u2019est ici que l\u2019entremise virtuose de Dubois fait merveille.Désormais à l\u2019emploi d\u2019Araminte, il a jadis travaillé pour Dorante, devenu pour sa part intendant d\u2019Araminte, pour s\u2019en approcher.Ne pouvant plus payer Dubois, Dorante s\u2019est départi de ses services.Leurs rapports sont toutefois demeurés plus que cordiaux et Dubois s\u2019est juré de faire le bonheur de son ancien maître.Les assiduités (auprès d\u2019Araminte) d\u2019un comte richissime, la méprise de la soubrette Marton et l\u2019opposition revêche de la mère d\u2019Araminte ne pourront rien contre ses astuces.À terme, Araminte et Dorante se reconnaîtront dans leur amour, sans accroc aux convenances.Non à la parodie Le passage du Théâtre du Con- jf servatoire au TBC commandait de JS revoir et la scénographie et la mise en place.Une chose toutefois est restée inchangée dans KilleN f n dans U-rt'st^au Rens*\u2018i^m>rtl«*nls et ttimmandev téléphoniques : (>5()\u201c.5271 LES GRANDS BALLETS CANADIENS et BARYSHNIKOV PRODIK.TIONS présentent DANCE PROJECT IWU-EtJ, IkUlOUW Programme a 26JU1UÆT 1994 JOCOSE (Hany» Holm -Maurice Ravel) EnscmWe Les Danseurs Raquel Aedo Mikhail Baryshnikov Rob Besserer Nancy Colahan John Gardner Patricia Lent Kevin O\u2019Day Keith Sabado Ruthlyn V.Salomons White Oak Chamber Ensenble^V MrCMlel Boriskin, Dirccfîrur nraaicnl PERCXILESI (Twyla niarp -(iiovanni Battista Pergolcsi) .Mikhail Baryshnikov MOSAIC AND UNITED < Mark Morris -Henry Qiwell) Ensemble BLUE HERON (.loaehini Sehidiiier -Alfred Schnittke) Ensemble Pour la première fois à Montréal Deux soirs seulement 26 et 27 juillet 1994 Billets: 26 $,46 $,67 $ (taxes et redcTTincc incluses) Programme b 27 JUILLET 1994 SIGNALS (Mca'c Cunningham -Ekivid Tudor,John D.S.Adam, D'Arcy Philip Gray) Ensemble A SUITE OF DANCES (lerome Robbins - J.S.Bach) Mikhail Baryshnikov QlIARlïT FOR IV (ami sometimes one, two or three .) (Kevin O'Day - Kevin Volans) Ensemble BLUE HER(TN (Joachim .Schlomer -Allred Schnittke) Ensemble Sails Wilfrid-Psllstisr Place de» Arts (514) 842-2112 ADMISSION (514) 790-1245 ou 1 600 361-4595 INFO ARTS BeW V- .T ,\t¦ * i\t\u2019 ?/:> ¦ .««\u2019-.'/VLlkal a.>X- f./ Mustci^ Le Hobb» Half Got\u201c EnsembI Morgane Quatuor ?6 ciné-c randS' explorateurs En tout, le meilleur brt qualité/priA a Québec! \u20141\ti; j Abonnez-fvous! ABONNEMEN'|.SÉLECT|F 9 billets à ptalise comme vous le di 105 $ (tOjUt I d'autres ! aponr sont égeleynen ; i/iN.snn I Recevez sans frais la programmation détaillé 2 SPECTACLES TMfeATRg eA*»IT01.K COPBOOUCTEUR\tA PARTIR DE\tTOUT IS Deux tpsctaclss Inédits é la découverts ds l'originalité.Une occasion privilégiée de découvrir des artistes populaires sous un tout nouvel angle PETRU QUELFUCa Samsdi 26 novembre 1994 à 20h30 Une voi* limpide et hors du commun, Petru Guelfucci a été révélé au public québécois par le Festival d'été international de Québec, en juillet 1993.alors qu il remportait un succès phénoménal Un charisme sans artifice, le corse Petru Guelfucci évoque la richesse de l'inténonté.émeut par sa nostalgie et nous transporte par ses rythmes chauds venus d'ailleurs POUR RÉSERVER VOS 2 SPECTACLES 643S8486 SERVKEALAaiENTELE ^22^22 CH((3UES ET CARTES DE CREDIT ORCHESTRE SYMPHONIQUE iBEC DE QUE A GILLES OUELLET ASSURE LA DIRECTION ET LES ARRANGEMENTS POUR ORCHESTRE DE CES DEUX SPECTACLES OPTIONS If «\tjr Fetes a amené SRC 'ifl' Télévision 111 soi LU I src Radio CADt AU' L'OSO as'.umo la nouvoUo hausse do taxe provincialo sur rachat do loul «bonnomoni Les élèves sortants du Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec Joueront « Les fausses confidences » de Marivaux au Théâtre du Bois de Coulonge pendant un mois, é compter du 9 juin.l\u2019approche de Matieu Gaumond et c\u2019est sa fidélité absolue au texte, qui se suffit à lui-même, précise-t-il.« La plus grande qualité de Marivaux, c\u2019est sa justesse, analyse-t-il.Il connaît les faiblesses humaines et il agit dessus.Il a senti le pouls du peuple, il a senti les aspirations de la classe sociale des serviteurs : Marton, ce n\u2019est pas qu\u2019une suivante, c\u2019est une petite fille qui va devenir une Araminte ».Sa mise en scène, Matieu Gaumond la voit essentiellement comme une direction d\u2019acteurs.Il s\u2019est dès l\u2019abord appuyé sur la personnalité de ses comédiens.Jamais l\u2019idée de parodier ne lui est venue.À ses yeux, ce dont parle Les fausses confidences, c\u2019est « de liberté et de la place qu\u2019on peut faire à l\u2019amour quand on fait sauter les conventions», toutes choses difficiles à exprimer si on place ses acteurs dans « l\u2019étau » d\u2019une idée préconçue, soutient-il.« Ça peut paraître prétentieux, mais ce que nous avons essayé de faire, c\u2019est de chorégraphier les mouvements de l\u2019âme de ces gens-là.Pour ça, il fallait rester dans la délicatesse, éviter le moindre excès », même si « la pièce avance comme par coups de fouet, par la ruse de Dubois ».On est dans la comédie, mais pas dans la farce, fait-il valoir encore, il faut sentir en tout l\u2019humanité des personnages, « ne pas dévier du coeur de l\u2019oeuvre ».Et ici, le coeur réside dans la sincérité de la souffrance que s\u2019infligent Araminte et Dorante dans leur marche tâtonnante vers la liberté.Le public « voit tout ce qu\u2019ils se taisent, il n\u2019y a pas de mystère pour lui ».Discret, avons-nous dit?Matieu Gaumond l\u2019a été au Québec, encore qu\u2019il ait aussi Joué dans Chiniquy et effectué des mises en scène à Chicoutimi (UQAQ.Mæs hors Québec, il a travaillé pcissa-blement ces dernières années.À Vancouver, mais surtout à Moncton où il créera cet été, au Théâtre de l\u2019Escaouette, un deuxième texte d\u2019Herménégilde Chiasson, un auteur que le Québec gagnerait à connaître, assure-t-il.Diriger plus souvent à Qué-* bec.« Bien sûr que j\u2019aurais aimé L ça ».Il a le sentiment de n\u2019avoir été « dans la talle » pendant trop longtemps, si bien qu\u2019aujourd\u2019hui \u201c\t« on n\u2019est pas connu ».Marie-France Duquette, Stéphane Gagnon, Jacques Baril, Diane Jules, Pierre-Yves Char-bonneau, Jean-Sébastien Ouellette, Marie Dumais, Tony Conte et Eric Leblanc forment la distribution.Assistance à la mise en scène de Lise Castonguay, décor de Harold Girard, costumes de Cathy Lachance, maquillages de Lucie Larose, éclairages de Denis Guérette, coiffures de Michel Ran-court et musique de Ludovic Bonnier.Réservations au 527-8284.ROBERT CHARUEBOIS Samedi 11 mar» 1995 à 20h30 30 ans de carrière déjài Sensible, poète, mouloo noir, Chartebois le cœur tendre et attachant, ce gars pas ordinaire monte sur les planches avec l'Orchestre symphonique de Québec Une séduction assurée une ambiance du tonnerre, un sens de la fête.Charlebois donne le ton et le meilleur de lui-même Faites des économies substantiettes ! Abonnez-vous : 647-3333 (Québec) OU au 1 -800-463-2362 (régiont) LE SOLEIL Québec.Le SoWI, samedi 28 mai 1994 L3 Jrttéfature LES ARTS ET SPECTACLES Archambault: écrire pour déjouer la vie qui passe QUÉBEC \u2014 « Mes livres ne sont pas gais.Je n\u2019y peux rien.Je suis plus triste qu'eux.» Quand des mots comme ceux-là vous tombent sous les yeux et que l\u2019auteur, nul autre que Gilles Archambault, se présente pour une interview, votre regard forcément va se porter au-delà du texte, pour chercher à comprendre.pw ANNE-MARIE VOISARD LE SOLEfL L\u2019homme est grand, mince, droit comme un « I ».Il a les cheveux blancs, tout blancs et le visage d un enfant, à cause de la candeur du sourire et de cette petite flamme, comme une lumière, qui brille au fond de l\u2019oeil.Celui-ci devient vite embué cependant, pour peu qu\u2019on parle de sa mère, cette femme qu\u2019il a « adorée ».Se révèle ainsi la sensibilité à fleur de peau, une certaine vulnérabilité qui l\u2019accompagne, après 60 ans de vie.L\u2019année Archambault Est-il besoin d\u2019ajouter que l\u2019écrivain est simple, attachant ?Un peu plus, on oublie qu\u2019il a reçu le prix David pour l\u2019ensemble de son oeuvre et le prix du gouverneur général pour L\u2019obsédante obèse et autres agressions.D\u2019ailleurs, ce sont des nouvelles, réunies sous le titre Tu ne me dis jamais que Je suis belle (Boréal), qui nous ont valu sa visite à Québec ces jours derniers.Plus que ça même.Car, outre cette nouveauté, cinq ouvrages sont parus récemment, dont quatre rééditions.Si bien que quelques-uns ont parlé de « l\u2019année Gilles Archambault ».Ça a commencé avec Stupeurs à l\u2019Hexagone, des courts textes, comme des pensées, illustrés avec des monotypes de son ami Jacques Brault.L\u2019un, choisi au hasard, qui s\u2019intitule Le vieil écrivain, en dit long déjà : « Ainsi donc, il s\u2019est levé, ce matin.Avec d\u2019infimes précautions, il a revêtu une robe de chambre trouée.Glissant ses pas le long de l\u2019étroit corridor, il se rendra jusqu\u2019à sa table de travail.Ses doigts déformés s\u2019empareront d\u2019un bout de crayon.» Il avait 45 ans quand ce fut publié la première fois.Le moi d\u2019exception D\u2019aussi loin qu\u2019il se souvienne, Gilles Archambault a toujours été « chaviré, dit-il, par la précarité de la vie.J\u2019avais 15 ans et je pensais comme ça ».Toute son oeuvre en témoigne, depuis le premier roman.Une suprême discrétion, paru en 1963 au Cercle du livre de France.A suivi Le tendre matin, qui vient d\u2019étre réédité chez Boréal.Le protagoniste a 37 ans, comme l\u2019auteur à ce moment-là.Il Les 300 ans du Dictionnaire de l\u2019Académie fêtés en grand PARIS (AP) \u2014 Si le premier centenaire du Dictionnaire de l\u2019Académie française \u2014en pleine Révolution\u2014 ne fut l\u2019objet d\u2019aucune manifestation, .sans doute parce que l\u2019easei-gnement de la langue était alors en France à son plus haut degré, c\u2019e.st avec une grande .solennité que le troisième centenaire a été célébré jeudi, sous la Coupole.En présence du premier ministre français, Édouard Balladur, le secrétaire perpétuel de l\u2019Académie, Maurice Druon, l\u2019auteur des Rois maudits, pour qui la langue française est « menacée de mort par l\u2019invasion de \u201cl\u2019anglo-sabir\u201d mais plus encore par celle des jargons technocratiques et publicitaires », a déclaré que « ne pas veiller sur ce trésor monumental ne serait pas seulement insouciance, ce serait crime».Le Dictionnaire de l\u2019Académie, dont la 9e édition est sortie en 1992, compte aujourd\u2019hui quelque 50 (XK) mots.À la différence des usuels du commerce « qui se soumettent un peu vite au vent des modes», estime Maurice Druon, le Dictionnaire de l\u2019Académie enregistre l\u2019usage et les 40 académiciens forgent eux-mémes, lors de leurs séances hebdomadaires du jeudi, les exemples illustrant chaque mot, au lieu d\u2019aller les chercher dans la littérature.Jacqueline de Romilly, qui a été très applaudie, a regretté « le pédantisme à la mode, le consensus pour l\u2019accord, le demandeur d\u2019emploi pour le chômeur, le technicien de surface pour le balayeur.» est également journaliste.Ce qui ne signifie pas pour autant que l\u2019oeuvre soit autobiographique.Le seul « moi » qui traverse ses livres, il le précise, est celui de la pensée et des émotions.À une exception près.Cette exception concerne Un après-midi de septembre, paru pour la première fois en 1993 et que Boréal vient de rééditer dans sa collection Compact.C\u2019est un récit que lui a inspiré la mort de sa mère, m un cri d\u2019amour que je n\u2019avais, en ce temps-là, malheureusement pas entendu ».Donc il raconte : « On a voulu ma mort, sans me connaître.» C\u2019est sa mère qui lui a dit, il y a de ça dix ans, après l\u2019avoir entendu dans un entretien à la radio qui se demandait si son père l\u2019avait vraiment aimé.« 11 t\u2019a aimé tellement qu\u2019il t\u2019a reconnu ».Le livre lève le voile sur ces secrets.Il le fait avec les mots du coeur, les mêmes que Gilles Archambault utilise pendant cette interview où les minutes s\u2019envolent comme des secondes.« Ça ajoutait, dit-il, au côte bouleversant que ma vie a toujours eu.» Malheur partagé Comment ne pas le croire ensuite quand il affirme ; « Je suis moi-même, en espérant toucher les gens qui me ressemblent (.) Je montre qu\u2019ils ne sont pas les seuls à être malheureux.» Ecrire, pour lui, est un geste grave.« Je crois que l\u2019on écrit parce qu\u2019on ne peut pas faire autrement.C\u2019est une façon de vivre.» Et ça, on trouve à le lire dans Les plaisirs de la mélancolie, au sous-titre éloquent de petites proses presque noires.D\u2019autres qui le regardent pourraient dire qu\u2019il a tout pour être heureux : marié depuis 36 ans à la même femme, père de deux enfants, une fille qu\u2019il qualifie de « superbe », un fils dont il se considère le grand frère, tout simplement parce qu\u2019il ne pense pas qu\u2019un père puisse être l\u2019ami de son enfant.Mais d\u2019où vient le malheur alors?Pour comprendre, il faut| traverser La descente, très beau| texte sur la relation père/fils ; j « Tout ce que je souhaite, c\u2019est de S ressentir moins profondément l\u2019é- x coulement du temps.» En conver-1 sation, il dira que l\u2019insatisfaction \u201c vient du fait que le passé est perçu Gilles Archambault aime le travail car « il empêche de penser ».comme irremplaçable.Mais ça ne l\u2019empêche d\u2019admettre qu\u2019au plan professionnel il a réussi à faire ce qu\u2019il voulait.Force du travail Deux fois la semaine, il collabore à CBF Bonjour, diffusée dans la region de Montreal.Ses billets, les meilleurs d\u2019entre eux, ont été regroupes dans Nouvelles chroniques matinales (Boréal).On peut encore le lire tous les samedis, dans Le Devoir, où il a sa chronique Les petits bonheurs.Les amateurs de jazz savent aussi depuis longtemps qui est Gilles Archambault.Pendant 33 ans à Radio-Canada, il a eu « la chance », dit-il, de faire ce qu\u2019il voulait en littérature, comme en musique, lui qui serait « incapable de jouer la gamme au piano ».Parfait autodidacte, il a appris à cultiver son oreille depuis l'époque des 78 tours quand, chez sa grand-mère, à travers la musique de danse, se glissaient des disques de jazz.Licencié ès lettres de l\u2019Université de Montréal, il n\u2019a jamais pour autant adhéré à l\u2019institution littéraire.Il écrit pour ne pas s\u2019apercevoir que la vie passe.«Je crois beaucoup au travail, dit-il.Il empêche de penser.» L IDUE MNIFESTE a QUEBE Une explosion de couleurs, de musique et de mouvements: le théâtre actuel africain et ce qu'il offre de plus stimulant.Dans un sens de la fête millénaire, Singue Muro nous fait découvrir une créatrice flambloyante : Werewere Liking.Une présentation Jiegroupement jj^RIQUÉBEC Singue Mura Première québécoise 1, 2 et 3 juin à 19 h, 4 juin à 13 h et 19 h En français et langues africaines Salle Octave-Crémazie avec la collaboration du Grand Théâtre de Québec 19,00 $ /ainés et étudiants : 16,15 $ Texte : Werewere Liking, Bomou Mamadou et Binda Ngazolo Mise en scène : Werewere Liking Théâtre Ki Yi M'Bock, Côte d'ivoire LA FORET dernière chance aujourd\u2019hui supplémentaire en matinée à 16 h dernière représentation ce soir à 21 h conception, mise en scène et scénographie* Gilles Maheu Carbone 11, Québec Salle Octave-Crémazie Grand Théâtre de Québec ÉC'.ALEMENT AU CARREFOUR La Forêt (Carbonl I4), Québec; Lo QUE CALA SON LOS FILOS (M.auricio Ji.MLNLZ), Mexique; Revolver (E.mily Woot), Angleterre; WOYZECK (TdiÂiRE Ubu), Belgique-France-Québec; Cendres de cailloux (Tui àtri; Bi wn, Québec; Cabaret Neiges Noires (Maslkacturl lt Thcâtre il VA SANS DIRE), Québec; La nuit (THfÂT Rr de i,a Vieiile 17), Ontario; VOLPONE (Théâtre du Trident), L Québec-Conada; The STREET OF Crocodiles (Theatre di Co.mpeicite), Angleterre Une collaboration L'attraction tHcâtralc Hydro-Québec INFO-CARREFOUR: (418) 692-3030 é:HP TON IHêHI NOUS ACCEPTONS FRAIS D\u2019APPEL IV>\t'\t.'«.\u2022\u2022 MnM*r» d» la Ci8M« M CowamifcHlon* SRC# C-8 - LES ARTS ET SPECTACLES Quebec, Le Soleil, samedi 28 mai 1994 hanson Son premier CD, «La voix d'une génération» Après 16 ans.Pierre Lalonde aime toujours chanter QUÉBEC \u2014 Poignée de main solide.Sourire fendu jusqu\u2019aux oreilles.Bronzage impeccable.Aliiue décontractée et surtout sans prétention.Pierre Lalonde, le revenant, est toqjours aussi séduisant.par uxrrse lemieux Lt SOUIL 11 n\u2019en revient pas de l\u2019accueil qu'on lui fait à lui, Pierre Lalonde, et à son premier CD, La voix d'une génération, une reprise de ses grands succès.Quoi ! Il ne chante plus depuis 16 ans.et on se rappelle encore de lui ?\u2014 Je n\u2019ai jamais été une grande vedette, vous savez.Je pensais qu\u2019on m'avait mis dans le « back store», depuis le temps.\u2014 Ben voyons, M.Lalonde.Même les jeunes peuvent fredonner C'est le temps des vacances.\u2014 En tout cas, dans ma tète, je te jure, je suis pas une vedette.Pierre Lalonde a cessé de chan- ter sur disque il y a 16 ans.«Je m\u2019écoutais, je me trouvais mauvais.je ne m\u2019aimais plus.Mon dernier disque était trop technique, pas assez artiste.Je n\u2019avais plus l\u2019àme au boulot.Bref, je n\u2019avais plus de fun à chanter.Quand tu n\u2019as rien à dire, tu te fermes.» Pour gagner sa vie, il anime des émissions de télé et des télé-thons, en français et en anglais : The Mad Dash et Circus à CTV, Star d'un soir à la SRC, Action Réaction à Quatre Saisons.11 chante très peu.À la fin des années 80, il sent venir la récession.«J\u2019ai cet autre talent, de bien juger la météo du showbiz.Je voyais venir la récession dans le monde artistique et dans ma carrière.Quand on a commencé à me LINE l)E SÉRAPHIN / ki- Maintenant que son entreprise floridienne Bonjour média prend son envol, Pierre Lalonde a le goût de revenir à la chanson.Il s'étonne qu\u2019on se rappelle de lui.Pour la première émission « Beau et chaud » à Radio-Québec, il chantera « Donne-mol ta bouche.» avec Daniel Bélanger.Des personnages avares, roublards, exploitateurs, misanthropes, très rusés.et très drôles.Volpone: un portrait cynique de la nature humaine.Une véritable affaire de séraphins! Le Soleil vous propose, à votre tour, le rôle de Séraphin.Participez à la promotion Volpone et courez la chance d'assister gratuitement à ce magnifique spectacle.Gardez vos sous; 25 paires de billets à gagner.Tirage le 30 mai.Une bonne affaire ! dire que mon émission Action Réaction coûtait trop cher, j\u2019ai vite compris et j\u2019ai trouvé un autre hobby.un violon d\u2019Ingres comme on dit en français?» Depuis quatre ans qu\u2019il vit en Floride, Pierre Lalonde glisse facilement dans la langue de nos voisins du Sud.En 1990, il met sur pied Bonjour média, une entreprise de distribution d\u2019émissions de télé francophones en Floride.« J\u2019ai mis un an à signer des ententes avec l\u2019Union des artistes, la guilde des musiciens, la SARDEQ.C>st le même public, mais comme les émissions sont diffusées en Floride, les artistes et les réseaux de télé ont droit à des ristournes.» Depuis quatre ans, il investit beaucoup de temps et encore plus d\u2019argent dans Bonjour média, la télé francophone de la Floride.Ses efforts commencent à rapporter des dividendes ; après Hallandale et Fort Lauderdale, il pourra desservir Hollywood, là où s\u2019agglutinent le plus grand nombre de Québécois, en hiver.Il vient de signer une entente avec TCI, la plus grosse compagnie de télécommunication américaine, il a engagé un gérant en Floride, un directeur des ventes à Montréal et à Fort Lauderdale.Pierre Lalonde s\u2019emballe, s\u2019enthousiasme, en oublie de parler de son disque.En fait, il avait presque oublié qu\u2019il pouvait chanter.Depuis Montréal, le producteur Yves Tremblay le harcèle pour qu\u2019il reprenne la vie d\u2019artiste.« Tremblay a fini par me convaincre.Paraît que c\u2019est la mode, les vieilles chansons.» Hélène Dalair s\u2019occupe des arrangements musicaux.Quand il arrive à Montréal pour enregistrer, les bandes musicales sont déjà prêtes.Ne reste plus qu\u2019à ajouter la voix.« Je n\u2019ai même pas eu le temps de faire des vocalises avant d\u2019entrer en studio.Une chance que je ne fume plus.» Le premier jour de studio, il « réchauffe » sa voix durant « cinq ou six heures ».Le lendemain, il enregistre les 12 titres du CD, dont un « medley ».D\u2019un coup.Pierre Lalonde retrouve le goût de chanter.« Chassez le naturel, il revient au galop ! » dit-il.Et puis, la vie d\u2019artiste est tellement moins stressante que la vie de «businessman ».« Ces dernières années, j\u2019en ai passé des nuits blanches ! Quand tu chantes, tu acceptes ou tu refuses l\u2019engage- ment, c\u2019est tout.» Et aujourd\u2019hui, avec les services de promotion et de relations de presse, c\u2019est tellement moins compliqué pour l\u2019artiste, constate-t-il.Tiens, par exemple, il ne se casse même pas la tète pour chercher des nouvelles chansons, son producteur Yves Tremblay s\u2019en occupe.Chose certaine, il ne donnera pas de spectacles en Floride.Chanter pour des vacanciers, c\u2019est trop difficile, « papa est trop vieux ».Non, s\u2019il redonne des spectacles, ce sera au Québec, en été, évidemment ! Et s\u2019il ne redonne pas de spectacles, il produira des émissions en français depuis la Floride, avec son ami Jean Lapointe.Notre crooner national n\u2019est pas à court d\u2019idées.Volpone, Première Une présentofion Les A du Maurier Ltée Salle Albert-Rousseau les 2, 3, 4 et 5 juin à 21 h Prix régulier: 27,00 $ /ainés et étudiants: 22,95 $ Texte: Ben Jonson Traduction et adaptation : André Ricard Mise en scène : Serge Denoncourt Théâtre du Trident/ Carrefour international de théâtre de QuébeC/ Centre national des arts d'Ottawa, Productions d'Albert Québec - Canada L'attraction tHcât raie et monsieur Jacques Je^ident du Théâtre du Gros Mécano.II r BI ( ' 34 MAI AU 4 JUIN Remplissez ce coupon et retournez-le à: «PROMOTION VOLPONE», Carrefour international de théâtre de Québec, C.P.51 8, succursale Haute-Ville, Québec (Québec), GIR 4R8 I NOM:-I ADRESSE:.I VIllE:- .TÉLÉPHONE:- I CODEPOSTAL:- nraEfoTijni A MUZ raUM TOUT (X MNS ' Des jeunes * artâ au théâtre grace à la Banque Nationale Au\u201eomdesenla®c,u,ont a®
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