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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2001-11-03, Collections de BAnQ.

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[" Cahier I) LE SOLEIL ALAIN DUBUC: La ville que nous voulons D 4 La « nuit des longs couteaux », 20 ans après D 3 CONTEXT Le SAMEDI NOVEMBRE *2001 Â .Ai Drôle campagne vrai débat n a jamais lieu * Robert Fleury R Fini ryialesnlnl corn ¦ Une bien drôle de campagne électorale que celle de Québec.Deux maires hauts en couleur, deux personnalités hors du commun, deux vulgarisateurs hors pair, deux visions de l\u2019administration municipale bien tranchées, voilà qui promettait une campagne enlevante et des débats excitants.Pourtant, il n\u2019en fut rien.Demain, bien des électeurs se retrouveront devant leur isoloir avec le sentiment que cette campagne n\u2019a jamais eu lieu.U's.dit M l'ôto l\u2019est sur que les eleeteurs ont ete ilistraits pur la erise internationale.I es ^ens font leur train train, mais ils sont inquiets Ils sont eoinine plonges dans un état de erise apprehendee » UNE C AMPAliNK DK WHI .KH KS Ce qui n\u2019a rien fait pour le demurrage de la campagne d\u2019Andrée Doucher l'unie en retard, ellev aura perdu un momentum quelle cherchera en vain par la suite En fait, la vraie campagne électorale dure depuis (HH) jours, et non depuis les 40 jours officiellement prevus par la loi doctorale Depuis ce mois do mars 2000 où Jean-hiul L'Allier a depose son projet Deux \\ illos.une communauté! La campagne était déjà essoufflée avant de commencer, le 21 septembre.La vraie bagarre a eu lieu.Lue guerre forooo.impitoyable.Tellement que.depuis, on a l'impression qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une simple repetition, dans les Jardins des hotels de ville de Quebec et de Sainte-Kov.d'un telétheâtre diffuse l'an dernier, où les acteurs poursuivent des monologues sans jamais se donner la répliqué.Lune parlait, la voix brisée, de cette fusion forcée qu'on lui avait enfoncée dans la gorge, l\u2019autre parlait avec enthousiasme de cette ville nouvelle où tous étaient convies Lune parlait de ses réussites passées, l'autre de ce qu'il faudrait faire pour l'avenir.L\u2019une parlait de taxes et de dettes, l'autre de développement économique et de fibre optique Lune parlait de Sainte-l\u2019oy.l'autre parlait des Chinois Lune par lait de recréer les anciennes villes, l\u2019autre parlait de créer une seule ville nouvelle, où l'ancienne n'existerait plus Au lieu de s'affronter, les deux candidats ne se seront jamais vraiment rencontrés.Et l'électorat, plutôt deyu.est resté sur son appétit.Si la campagne L'Allier était constante, omniprésente, ennuyante à la limite, faute de coups d'éclats, suivant en cela un rigoureux plan de match, celle de M Doucher fut décousue et parsemée de coups de gueule dont l'Action civique aurait fort pu se passer.Elle partait pourtant gagnante, surfant sur les frustrations des docteurs de banlieue blessés par les fusions forcées et majoritaires par leurs voix, sauf que la mairesse a ressuscite de vieilles querelles, poursuivant la lutte à la mairie comme si elle essayait de rattraper la bataille perdue, parlant « de limiter les dégâts » plutôt que de la ville à créer.Quels que soient les sondages, personne ne pourra prédire avec précision pour qui voteront les électeurs, demain.Même si ces sondages prévoient tous la victoire de Jean-Paul L\u2019Allier à la mairie.C'est peut-être ça (pii étonne le plus, car L\u2019Allier tirait de l\u2019arrière, il y a quelques mois à peine.Comment expliquer ce revirement d\u2019opinion ?Voir MAIRIE en I) 2 > _) lA*ndemains d\u2019élections Page I) 2 m ' V éclamé à cor et à cri, tant par les médias électroniques que par l\u2019équipe Andrée Boucher, un véritable débat ^aurait peut-être facilité les choses, mis i peu de piquant dans une campagne terne.Mais l\u2019équipe L\u2019Allier l\u2019a refusé, estimant que cela offrirait un bien triste spectacle avec les insultes que l\u2019on se lançait déjà allègrement de part et d'autre, depuis le début.Il s'agissait I\tsurtout d une façon d'éviter de perdre des points quand on s\u2019estime en avance.Ce refus frustrera plusieurs électeurs et plus particulièrement ses adversaires, qui comptaient ainsi relancer leur campagne.« 11 ne pouvait pas y avoir de débat, les deux candidats à la mairie n'étaient pas sur la même planète », observe le coordonnateur de l'organisation L\u2019Allier, Clermont Côté.Les citoyens ont eu droit à la répétition du téléthéâtre de Tan dernier, où les acteurs ont poursuivi leur monologue sans jamais se donner la réplique II\tfaut dire qu'au moment où la campagne devait commen- cer, les premiers coups de gueule des chefs se sont vite égarés dans le souffle des attentats américains ou de la crainte de lettres saupoudrées à l\u2019anthrax.La guerre en .Afghanistan a fait paraître bien k dérisoires les pre-miers éclats de voix.^\t«Je n'ai jamais vu ça en 17 campagnes électora- fM] Ia\u2019s ri eux candiriatH a la mairie rie Québec, Andrée Boucher el Jean-Paul L'Allier, ne ne neronl jamain vraiment renconlrén.El l'électorat ent renté sur non appétit. LE SOLEIL D 2 rnim Lt SAMEDI 3 NOVEMBRE 2001 LE SOLEIL JOCELYN BERN'ER Le président du comité de transition de Québec, le juge Richard Beaulieu, tors dune séance de Irai ail arec un groupe d\u2019employés.La principale tâche qui attend les nouvelles villes, ce sera le budget 2002.« Nous allons préparer le budget comme si nous devions le voter, explique M.Beaulieu.Nous agirons comme le fait un comité exécutif.Le conseil pourra en faire ce qu\u2019il voudra, le jeter a la poubelle même, car il est souverain.» Les élections passées, la vie continue comme avant S Elus ou non, Garon, L'Allier et Boucher continueront de siéger dans leur hôtel de ville.jusqu\u2019au 31 décembre Kqbkrt Fi.ki rv R F! v u r g (a I r s olcil.ro m MAIRIE Suite de la t) 1 Il y a deux ans.la Commission Bédard proposait un redécoupage des villes.A Québec, elle proposait une, trois ou cinq villes, selon que l'on y ajoutait lu Rive-Sud ou la couronne nord L\u2019Allier s\u2019y oppose avec vigueur, menaçant le gouvernement de quêter des subventions s\u2019il optait pour créer une ville riche a l\u2019ouest et des villes pauvres au nord et a l\u2019est.De toute façon, personne ne voulait de ce scénario.Un an plus tard, en mars 2000, Louise tiare! nomme un mandataire, Jean-Louis Lapointe, pour discuter d'équipements métropolitains et de regroupements municipaux.Les 12 maires de banlieue font front commun et refusent de s\u2019asseoir à la table, à moins d\u2019être tous présents, l'as question, répond Lapointe, prêt à des accommodements.Ce sera 12 ou rien, répondent les maires.L\u2019Allier prend tout le monde par surprise en déposant son projet Deux villes, une communauté, sa réponse a Lapointe.Lui reste a convaincre la ministre, le gouvernement.POUR EN FINIR AVEC LA CHICANE Le débat, dès lors, ne sera plus jamais le même.Cette fois, la campagne démarre sur les chapeaux de roue.Pour ou contre la fusion.La stratégie d\u2019obstruction des maires de banlieue, la verdeur des attaques de leur leader incontestée, Andrée Boucher, finit par convaincre Lucien Bouchard, après Louise Harel, qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019une solution pour mettre fin à la chicane qui paralyse le développement de la capitale depuis 30 ans: une seule ville ! Jean-Paul L\u2019Allier jubile.Depuis le temps qu\u2019il se tue à le leur répéter ! Même si les maires ont réussi à mobiliser leurs concitoyens, les lois 124 et 170 créant la nouvelle ville de Québec sont adoptées.La lutte antifusion a dévoilé un leader incontesté, Andrée Boucher, la passionaria de la banlieue, une femme qui n\u2019a pas peur de son ombre et encore moins de celle de Louise Harel.Même les citoyens de Québec aiment ce caractère frondeur.Elle séduit par sa ténacité, on compatit quand elle fait le deuil de sa ville.Elle n\u2019a pas séché ses larmes que déjà les sondages en font la chouchou des électeurs.Mais il lui faudra une équipe.Ses coéquipiers d\u2019hier, humiliés par le rôle de subalternes qu\u2019elle leur faisait jouer, lui préfèrent Jacques Langlois ou Ralph Mercier.Il faudra que Marc-Yvan Côté force la main aux maires de banlieue pour qu\u2019ils supportent sa candidature, la seule capable de battre Jean-l\u2019aul LAllier.Car ils ne feront pas le poids si L\u2019Allier revient sur sa décision de quitter.Et Marc-Yvan Côté, c\u2019est le grand organisateur, le l\u2019art! libéral, le futur gouvernement, celui qui était contre les fusions forcées.Ils ne peuvent se battre sur deux fronts à la fois.Même s\u2019ils sont déchirés, leur voie est tracée.Comme le disait Emile Loranger, à choisir, ils auraient préféré travailler avec Jean-l\u2019aul L\u2019Allier, mais ils ne pouvaient faire équipe avec celui qu\u2019ils avaient combattu.Pendant ce temps, les partisans de la ville unique cherchaient en vain celui qui pourrait le remplacer.Les Larose et Cantin pressentis par L\u2019Allier, ses dauphins, ne faisaient pas le poids eux non plus devant la candidature d\u2019Andrée Boucher.Les sondages ne peuvent mentir lorsqu\u2019il y a autant d\u2019écart dans les intentions de vote: de 40 % à 45% pour L\u2019Allier ou Boucher, moins de 5% pour Mercier ou Langlois, moins de 2% pour les deux Claude.Restait à convaincre celui qui, seul, pouvait affronter la mairesse: Jean-Paul L\u2019Allier.Longtemps, il se laisse tirer l\u2019oreille.« C\u2019était son projet.Son bébé.11 l\u2019avait mis au monde, il avait le devoir d\u2019assurer sa survie.Il ne pouvait pas l\u2019abandonner », raconte Réjean Doyon, l\u2019ex-dé-puté libéral de Louis-Hébert qui.avec Claude Larose et plusieurs autres finiront par convaincre M.L\u2019Allier de rester.L\u2019argument massue : veut-il voir M.Boucher élue à la mairie?Le reste n\u2019est que formalités.La campagne peut continuer.Un nouveau parti est créé sur les cendres du Rassemblement populaire, de l\u2019Union municipale de Beauport.de la moitié des indépendants de Sainte-Foy, de Vision Val-Bélair.Et commencent l\u2019organisation, les congrès au programme, la mobilisation des militants, le choix des candidats, des actions qui attirent l\u2019attention.Quand arrive septembre, le programme est prêt, les militants sur le pied de guerre, les pancartes sont installées sur le coup de minuit.DÉRAPAGES M\"\" Boucher ridiculise cette façon de faire trop académique.Son programme, elle le tracera en marchant avec ses candidats dans leur district.Au lieu de s\u2019inspirer du Progrès civique, du parti prestigieux des Lamontagne et Pelletier avec son programme renouvelé et sa légitimité, elle tassera ses artisans pour les reléguer au simple rang de figurants, improvisant un programme truffé d\u2019attaques gratuites qui feront vite déraper la campagne.Les pancartes ne sont pas prêtes.Andrée Boucher ne s\u2019entendait pas avec ses candidats.Elle finira par occuper toute la place, ou presque, sur ses affiches qui arriveront 12 jours après le début de la campagne.Du jamais vu.Le reste ne sera qu\u2019une suite de dérapages Sur les jeunes qui ne votent pas.Sur les corps de police « pourris à Los ».sur la ville-centre, sur les employés municipaux, sur le droit de grève, sur la Rive-Sud.M Boucher est une guerrière.Sauf que les électeurs sont tannés de la chicane.Tannés de celles entre Ottawa et Québec, tannés de celles entre Québec et sa banlieue.Us ne veulent surtout pas que la ville nouvelle fasse la guerre à ses syndicats ou à la Rive-Sud.Tout indique qu elle s\u2019est écartée du plan de match de Marc-Yvan Côté, qu\u2019ils n\u2019ont jamais pu vraiment faire équipe ensemble.Le reste est à l\u2019avenant.Au lieu de mettre en vedette ses maires de banlieue, ils reprennent leur rôle de figurants.Au lieu de faire campagne pour elle, ils verront surtout à se faire élire, quitte à ce que plusieurs d\u2019entre eux incitent leurs électeurs à voter pour un candidat différent à la mairie.Ce qui promettait d\u2019être la victoire du siècle s'annonce comme un flop monumental.Mais les sondages ne sont que des sondages.On verra demain ! fiy ¦ Demain, les résidants de Québec et de Lévis éliront leur nouveau conseil.Mais après-demain, que se passera-t-il avec l\u2019ancien conseil municipal?Où siégera-t-il?Quand?En fait, rien ne changera jusqu\u2019au 1 r janvier.Elus ou non, Jean Garon continuera de siéger à Lévis, Jean-Paul L'Allier à Québec et Andrée Boucher à Sainte-Foy.«Tout le monde reste en place, car les anciennes municipalités continuent d\u2019exister jusqu\u2019au 31 décembre.M Boucher, M.L\u2019Allier, tous leurs conseillers actuels », rappelle le juge Richard Beaulieu, président du comité de transition de Québec.« Notre dernier geste électoral sera d\u2019asser-menter le nouveau conseil », ajoute M.Beaulieu.Ce qu'il prévoit faire d'ici la mi-novembre.« Ensuite, il va falloir décider de la date de sa première assemblée publique, ainsi que celle de chaque conseil d\u2019arrondissement.C\u2019est la ministre Louise Harel qui la fixera, sur recommandations du comité de transition.Dès lundi, je communiquerai avec le maire ou la mairesse de Québec pour trouver une date qui convient », dit-il.Le juge à la retraite explique que les nouveaux conseils, celui de la ville et ceux des huit arrondissements.pourront se réunir et prendre des décisions sitôt après leur prestation de serment.Toutefois, leurs décisions ne pourront pas entrer en vigueur avant le L janvier.SALAIRES À FIXER « 11 va falloir qu'ils se réunissent pour fixer leur salaire.Pour déterminer le budget 2002 ».dit M.Beaulieu.Ainsi, les nouveaux conseillers qui seront élus pourront être payés rétroactivement s'ils siègent en novembre et en décembre, mais cela, seulement après le 1 janvier.De même, les conseillers qui siégeaient déjà dans leur municipalité et qui seront élus le 4 novembre pourront toucher la différence entre leurs anciens et leurs nouveaux émoluments.« 11 n'y aura pas double salaire ! On va payer la différence seulement ».explique le président du comité de transition.Où se réunira le prochain conseil de Québec ?«Pour la première rencontre, ça ne sera sûrement pas dans la salle du conseil de l'hôtel de ville de Québec car l'événement sera très couru et c\u2019est beaucoup trop petit », dit-il.M.Beaulieu croit que le conseil fera la location d\u2019une grande salle pouvant accommoder plusieurs centaines de personnes.« Nous ne sommes pas chez nous Nous ne pouvons pas dire : nous allons aller dans tel hôtel de ville.Car les conseils actuels sont maîtres chez eux jusqu'au 1\" jam ier et ils doivent con' inuer de voir à l'adminis*ration courante de leur municipalité».ajoute le juge.Contrairement à Ottawa, où le conseil nouvellement élu a renversé un grand nombre de décisions qui ave.ent été prises par le conseil de transition, le juge ne emit pas que cela se produise à Québec car les pouvoirs ne sont pas les mêmes.«ÀOttawa, c'était un conseil qui avait les pouvoirs d\u2019un conseil municipal.À Quebec, nous sommes un comité.C\u2019est le nouveau conseil qui prendra toutes les décisions d\u2019ici la fin de notre mandat.Sauf que les contrats que nous avons signés ou les nominations que nous avons faites, pour les chefs de service par exemple, doivent être respectés », rappelle-t-il.Sinon, il y aura un prix à payer pour briser le contrat ! D'ailleurs, le comité de transition a tenté d'obtenir un consensus du conseil des maires chaque fois qu\u2019il était question d\u2019équipement important.Ceux-ci lui ont d\u2019ailleurs demandé, dès le début de l\u2019été, de surseoir aux décisions importantes qui touchaient leur équipement municipal tant que le nouveau conseil ne serait pas élu.Le comité de transition s\u2019est plié à cette demande.Ce qui ne l\u2019a pas empêché d'en faire l\u2019inventaire et de prévoir les travaux d\u2019infrastructures urgents à faire quand il sera question du budget d\u2019immobilisation en décembre.«Ça ne sera pas un bien gros chambardement, le 1 janvier.Les contrats signés pour la collecte des ordures et des matières recyclables, par exemple, vont continuer de s\u2019appliquer comme avant, même s'il reste deux ou trois ans à leur contrat.Et les cols bleus seront en place comme d'habitude pour le déneigement », dit-il.« Et le règlement concernant les chats à Cap-Rouge va continuer de s\u2019appliquer.au territoire de Cap-Rouge ».ajoute le juge.LE BUDGET 2002 La principale tâche qui attend les nouvelles villes, ce sera, bien sûr, le budget 2002.Toutes les municipalités doivent en effet produire une déclaration sur leur situation financière, ce qu\u2019elles font généralement en novembre, puis elles déposent leur budget en décembre pour fins de discussion et d'adoption afin qu'il entre en vigueur le 1 janvier.« Nous allons préparer le budget comme si nous devions le voter.Nous agirons comme le fait un comité exécutif.Le conseil pourra en faire ce qu'il voudra, le jeter à la poubelle même, ear il est souverain», ajoute M.Beaulieu.Le comité de transition invitera d'ailleurs les nouveaux élus à des rencontres de travail.11 présentera le budget aux élus et aux médias en même temps, dans des locaux différents toutefois, peu après la mi-novembre.« Ses orientations sont déjà connues.C'est le total des budgets actuels des 13 municipalités moins 3% brut.Nous allons présenter des hypothèses de décentralisation, des listes d'équipement ou de responsabilités à charge de la ville ou des arrondissements.iYtur les parcs, pour distinguer certaines rues de grandes artères de desserte ».explique M.Beaulieu.Le comité de transition soumettra donc une liste d'équipements pour que le Colisée, le Palais Montcalm soient à charge de la Ville.L\u2019anneau de glace ?« Il pourrait être à la charge de la Ville, mais avec contrat de service dans l'arrondissement pour que ee soient les cols bleus actuels de Sainte-Foy qui en fassent l'entretien.Des améliorations ont été apportées à la loi pour conclure ce genre d\u2019entente.Ce ne sera pas compliqué», assure le juge Beaulieu.CONSEILS D\u2019ARRONDISSEMENTS Quant aux conseils d'arrondissements, le juge s'attend à ee qu'ils siègent peu de temps après la première séance du conseil de Québec.« Les conseillers élus vont devoir se réunir rapidement éprès le 4 novembre pour désigner oD ficiellement leur président d\u2019arrondissement », ajoute M.Beaulieu.Où siégeront-ils?«Ce sera au conseil de l'arrondissement de le déterminer.Tous les hôtels de ville actuels resteront ouverts.11 n'y a rien qui les empêche de se déplacer d\u2019un endroit à l\u2019autre s'ils le veulent », explique M.Beaulieu.En fait, trois arrondissements ont déjà leur hôtel de ville attitré, avec salle de conseil et tout.Ils abriteront aussi le bureau d\u2019arrondissement.Il s\u2019agit de Sainte-Foy, de Charlesbourg et de Beauport.Québec compte trois arrondissements, mais ne peut utiliser à cette fin son hôtel de ville actuel.Celui de Vanier sera le centre de l\u2019arrondissement Des Rivières (Lebourgneuf, Duberger, Les Saules, Neufchâtel et Vanier) alors que l'édifice de la Cl\u2019Q a été choisi pour l\u2019arrondissement 1, la haute-ville et la basse-ville.La salle du conseil sera-t-elle assez grande pour y tenir ses assemblées publiques ou faudra-t-il traverser de l\u2019autre côté de la rue pour se rendre à l\u2019auditorium de Gabrielle-Roy?C\u2019est à voir.Quant à Limoilou.c'est l'édifice d'une ancienne caisse populaire qui pourrait être utilisé à cette fin.Tous les hôtels de ville resteront ouverts et rien n'empêchera les conseils d\u2019arrondissements de se déplacer d\u2019un endroit à l\u2019autre, s\u2019ils le désirent Restent les arrondissements 7 et 8.L'hôtel de ville di Loretteville desservira Neufchâtel Nord et Ouest, Loretteville.Saint-Émile et Lac-Saint-Charles pendant que Val-Bélair.L'Ancienne-Lo-rette.les quartiers Champigny et Chauveau de Sainte-Foy.Cap-Rouge et Saint-Augustin seront desservis par l'hôtel de ville de Cap-Rouge, même si des points de service demeurent ouverts dans chaque hôtel de ville.On peut donc imaginer que les assemblées de conseil se tiendront dans les bureaux d'arrondissements, mais rien ne leur interdit de se déplacer.Des décisions que devront prendre les futurs conseils.« Les archives resteront là.Comme tous les points de service seront reliés par ordinateur au bureau d\u2019arrondissement, les citoyens pourront continuer comme avant d'aller chercher leur permis à l\u2019hôtel de ville de leur ancienne municipalité».commente M.Beaulieu.NOMINATION DU COMITÉ EXÉCUTIF Le futur maire ou la future mairesse auront toute latitude pour nommer les membres de leur comité exécutif.Us pourraient choisir un représentant par arrondissement mais ils ne sont pas tenus de le faire.Des conseillers pourraient aussi cumuler des fonctions.«J\u2019ai très hâte de voir fonctionner le conseil de Québec.Il va sûrement se faire des tractations en coulisse, des négociations entre élus de divers arrondissements, du donnant-donnant.Us vont se surveiller étroitement pour qu'un arrondissement n'obtienne pas.en proportion, plus de budget qu'un autre.Ça promet d\u2019être très intéressant».sourit le juge.«Vous savez, si les élus veulent travailler ensemble.il n\u2019y en aura pas de problèmes ! ».prédit le président du comité de transition.« De même, le président de l'arrondissement risque de se faire interpeller par ses concitoyens s'ils ne sont pas satisfaits de leurs services d'ordures ou de loisirs », rappelle-t-il. Le >*MEDl 3 NOVEMBRE 2001 LE SOLEIL l> 3 Quand le Canada voulut rapatrier sa Constitution de Grande-Bretagne, il décida de la moderniser.Cela se fit en pleine nuit.Le Québec n'y était pas.On en parle encore.*** i : AHCHIVtS II SOI t 11 René Lévesque (à droite) fume tranquillement sa cigarette tandis que le premier ministre Pierre Elliott Trudeau discute à roLi basse arec son ministre des Finances, Allan MacEachan, à la conclusion de la Conférence des premiers ministres, à Ottawa, le 5 novembre 1981.Le matin même, le Canada avait une nouvelle Constitution, que toutes les provinces, sauf I*' Quebec, avaient signer.Rene Levesque écrira plus tard dans ses «Mémoires » : «Le 20 mai 1980 avait été jour de deuil, infiniment triste.Ce 5 novembre 1981, c\u2019était jour de rage et de honte.» tnnna La nuit la plus longue ARCHIVES IE S01EII Jean Chrétien (alors ministre de la Justice) et Pierre Trudeau s'esclaffant a la suite d'une remarque lancée par le premier ministre ontarien Bill Davis, à la Conférence des premiers ministres.¦ Robert Bourassa v voyait un piège.Brian Mulroney appelait cela une bombe à retardement.Lucien Bouchard et Jacques Parizeau crièrent à la trahison.Le « compromis » négocié par Jean Chrétien avec deux collègues de l'Ontario et de la Saskatchewan, sur le comptoir d'une cuisinette du Centre des conférences d\u2019Ottawa, revient hanter les campagnes électorales et référendaires du Québec.Le jour ne s\u2019est pas encore levé sur la nuit du 4 au 5 novembre 1981.Il y a vingt ans.Le 20 mai 1980, le gouvernement du Parti québécois avait perdu le premier référendum sur la souveraineté.Par une marge décisive de 60 à 40 % des suffrages exprimés.Pendant la campagne.Pierre Elliott Trudeau s\u2019était engagé solennellement: « Nous voulons des changements, avait-il dit six jours avant le vote.Nous mettons nos sièges en jeu pour avoir ces changements ! » Dès le lendemain, son ministre de la Justice, Jean Chrétien, se lançait dans une tournée des capitales provinciales, sondant le terrain pour une grande réforme de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord Britannique, la Constitution du Canada, qui dormait encore dans les voûtes de Westminster.le l\u2019arlement de Londres.Les provinces avaient une longue liste de requêtes qui se résumait à un mot d\u2019ordre : donnez-nous plus de pouvoirs.Pierre Trudeau, qui n\u2019était pas du genre à céder au chantage, décida de procéder seul.Ou à peu près, puisqu\u2019il n\u2019avait l\u2019appui que de deux provinces sur huit : l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick.Au Québec, le 13 avril 1981.le gouvernement de René Lévesque avait été réélu pour un second mandat.Et trois jours plus tard, il avait signé, avec sept autres provinces, un pacte de non-agression.La «gang des huit» était née.On en était là.le 28 septembre 1981, lorsque la Cour suprême prononça un jugement à la Salomon : « Oui ».le Parlement fédéral avait le droit d\u2019amender unilatéralement sa Constitution et d\u2019en demander le rapatriement de Londres.Mais « Non ».ce ne serait pas convenable sans l\u2019assentiment d\u2019un nombre suffisant de provinces.Retour à la table des négociations.UN COMPROMIS SUR LA TABLE Le soir même, dans le salon de la résidence de Jean Chrétien, rue Bower à Ottawa, le représentant de l\u2019Ontario \u2014 allié d\u2019Ottawa \u2014 et celui de la Saskatchewan \u2014membre de «la gang des huit » \u2014.envisagent pour la première fois le « compromis » : la nouvelle Constitution contiendrait une Charte des droits et libertés qui.en plus des droits fondamentaux comme la liberté de religion, de parole ou d\u2019association et Légalité des sexes, protégerait les droits des minorités linguistiques et reconnaîtrait les droits ancestraux des peuples autochtones \u2014les Inuits, les Indiens et les Métis.Elle contiendrait aussi une nouvelle formule d\u2019amendement qui retirerait à toute province, dont le Québec et l\u2019Ontario, tout droit de veto.En fait, le principe de l égalité des provinces, cher aux gouvernements de l\u2019Ouest, conduirait à exiger l\u2019unanimité pour les changements importants à la Constitution.Tel est le compromis qui est sur la table de la Conférence des premiers ministres lorsque ceux-ci arrivent à Ottawa, dans la soirée du dimanche 1\" novembre 1981.Trois endroits sont importants: la résidence officielle du premier ministre du Canada, rue Sussex ; l\u2019hôtel Château Laurier, qui communique par un tunnel avec le Centre des conférences ; et l\u2019Auberge de la Chaudière, à Hull, où la délégation du Québec s'isole, mettant la rivière des Outaouais entre elle et le reste du Canada.Les négociations sont difficiles: le front commun des huit provinces est solide et Pierre Trudeau est intraitable, menaçant même d'en appeler au peuple par référendum.« Pendant les deux premiers jours et demi, c'était l\u2019impasse totale, raconte Jean Chrétien lui-même dans le collectif Les art-nées Trudeau.Cependant, quelques-uns du Groupe des huit cherchaient entre eux une formule de compromis.Le Québec n'avait qu\u2019une réponse: aucune concession.» On en était là le soir du mardi 3 novembre, vers 20 h.lorsque les ministres de l\u2019Ontario et de la Saskatchewan partagent un plat de fettucinis au restaurant Mamma Teresa.L'Ontario, la Saskatchewan : il ne manquait que Jean Chrétien pour reconstituer le trio de la rue Bower qui.dès le soir de la décision de la Cour suprême, avait envisagé « le compromis ».DANS UNE CUISINETTE Le trio va effectivement se retrouver, le mercredi 4 novembre en fin d'après-midi, dans le décor discret d\u2019une cuisinette.au cinquième étage du Centre des conférences.Jean Chrétien s'engage à faire accepter, par Pierre Trudeau, la formule d'amendement réclamée par les provinces.Et Roy Romanow se fait fort de convaincre un nombre suffisant de provinces \u2014mats pas le Qué- bec \u2014 d'accepter la Charte canadienne des droits et libertés.Avant de se quitter.Roy McMurtry, Romanow et Chrétien écrivent les grandes lignes du «compromis» sur de petits bouts de papier qu'ils s\u2019échangent.La journée du 4 novembre avait été mauvaise pour le Québec.Pierre Trudeau avait offert aux premiers ministres de régler la question par référendum si on ne s\u2019entendait pas au bout d\u2019un an.René Lévesque avait sauté sur l\u2019offre, sans même en parler à ses alliés.« Que ce fût par dessein ou par chance, la proposition de Trudeau brisa l'unanimité du Groupe des huit et mena au compromis final», raconte Jean Chrétien.Quand la nuit du 4 au 5 novembre tombe sur Ottawa, chacun se retire dans son hôtel en se promettant de s\u2019appeler s\u2019il se passait quelque chose.Ils n'auront pas besoin de téléphone « Il n\u2019y a pas eu de nuit des longs couteaux », soutient Jean Chrétien d'ailleurs, puisqu\u2019ils se regroupent dans deux suites d'hôtel, l\u2019une au Château Laurier, l\u2019autre au Quatre-Saisons.Pierre Trudeau et Jean Chrétien, avec quelques autres ministres, attendent au 24, Sussex.René Lévesque se retire, à 23 h 30, dans la suite du président de son Auberge, à Hull.« II n\u2019y a pas eu de nuit des longs couteaux », proteste Jean Chrétien qui dit ne pas avoir quitté sa femme, mais peu dormi tant il était excité.Peter Lougheed non plus n\u2019aurait pas quitté sa chambre.Pierre Trudeau a dormi du sommeil du juste.En fait, selon les uns et les autres, il ne s\u2019est rien passé au cours de cette nuit du 4 au 5 novembre 1981.On sait seulement que le matin, à 8 h.le Canada avait une nouvelle Constitution, et que tous les gouvernements, à l\u2019exception du Québec, l'avaient signée.l\u2019èrsonne n'avait tenté de rejoindre ni René IA vesque.ni l'un des deux ministres qui l'accompagnaient, Claude Morin et Marc-André Bédard.« Bien plus que le contenu, écrivit Lévesque dans ses Mémoires, c'est le procédé qui était intolérable.Le 20 mai 1980 avait été jour de deuil, in- finiment triste.Ce 5 novembre 1981, c\u2019était Jour de rage et de honte.» RIEN DU TOUT Le Québec, qui avait renoncé à son droit de veto en échange d'une promesse de «compensation raisonnable» lorsqu'il se dissocierait d\u2019un amendement à la nouvelle Constitution, n\u2019obtiendra rien du tout.Pierre Elliott Trudeau considérait en effet que cela constituerait une « prime à la séparation ».Par contre, les provinces du reste du Canada obtiennent une clause « nonobstant » qui leur permettra d(> se soustraire à la Charte canadienne des droits et libertés Quand Robert Bourassa s\u2019en prévaudra, le reste du pays criera au scandale ! L\u2019Assemblée nationale \u2014 la majorité péquiste et la quasi-totalité des libéraux de Claude Ryan protestera en vain La Cour suprême, sollicitée encore une fois, ne trouvera rien à redire.Et le 17 avril 1982,1a reine Elisabeth II viendra elle-même porter la nouvelle Constitution au Parlement du Canada.En plus de sa signature, celle-ci portera celle de trois Québécois: Pierre Trudeau, Jean Chrétien et André Ouellet.On n\u2019en avait pas fini, de cette «nuit des longs couteaux».Pendant la campagne électorale de 1984, Brian Mulroney promit d\u2019amener le Québec à signer cette Constitution, «dans l\u2019honneur et l\u2019enthousiasme».Le 6 août, à Sept-îles, il lançait : « Il y a au Québec des blessures à guérir, des inquiétudes à dissiper, de l\u2019enthousiasme à recréer, et des liens de confiance à rétablir.» Et Robert Bourassa, revenu au pouvoir le 2 décembre 1985, posa ses conditions, cinq conditions qui donneront l\u2019Accord du lac Meeeh.D\u2019abord signé par tous les premiers ministres, il sera renié par le Nouveau-Brunswick, puis le Manitoba, «>1 Terre-Neuve enfin.Pierre Trudeau sortira de sa retraite pour le dénoncer.Jean Chrétien fera campagne contre lui.Bref, l'Accord finit par mourir, sabordé par la formule d\u2019amendement adoptée dans la nuit du 4 au 5 novembre 1981.( )n sait ce que cela a donné : la démission de Lucien Bouchard du gouvernement Mulroney, la fondation du Bloc québécois, une opposition officielle souverainiste au Parlement du Canada, un autre référendum en octobre 1995.À quelques jours de ce scrutin d\u2019ailleurs, Lucien Bouchard brandissait encore, 14 ans après, la première page d'un journal du 6 novembre 1981.On y voyait la photographie de Pierre Elliott Trudeau et de Jean Chrétien, riant aux éclats, sous une manchette en grosses lettres qui se lisait : « Lévesque trahi par ses alliés».Jean Chrétien a toujours dit que cette nouvelle poussée indépendantiste des années 1990 a 1995 ne serait pas survenue si Brian Mulroney et Robert Bourassa n'avaient réveillé la mémoire des Québécois.De fait, la mémoire de cette longue nuit de tractations semble s\u2019estomper aujourd'hui.Dans son nouveau Plan d\u2019action, le Parti libéral du Québec n\u2019y fait même pas référence.Et on se dit que, dans quelques années, les Québécois auront oublié, comme ils ont fini par oublier la Conscription.Mais, comme pris à son propre piège, le gou-vernement du Canada n\u2019arrivera sans d(*ute jamais à effacer complètement la mémoire de cette nuit du 5 novembre 1981.Il y a toujours en effet quelques groupes du Québec\u2014des anglophones généralement \u2014 qui se présentent devant la Cour suprême du Canada, la Charte canadienne des droits et libertés sous le bras, pour contester une loi du Québec, la Charte de la langue française en particulier.I>a bombe à retardement n\u2019est torjjours pas désamorcée.Michel Vastel \\f\\usteléPlesoleil com LE SOLEIL Le >AMEDI 3 \\OVEMBRE 2001 P 4 s EDITORIAL Prtnévmt et féiteur ALAIN ULUL C Êê4*ft9*r *m cktf VVEfe» BELLEFLElft Dtr*rtrur 4* l *4ttort*l J.-JACQLLS S4\\4SON Qui contrôle vraiment Hydro-Québec?Les Québécois n\u2019ont pas de pétrole, mais ils ont de l\u2019électricité à revendre.Il est inutile de se faire des illusions : nos gouvernements puiseront toujours à cette richesse collective pour renflouer les coffres de l\u2019État.À cet égard, le plan stratégique 2002-2006 d'Hy-dro-Québee, dévoilé mardi, contient de bonnes nouvelles.La société prévoit dégager un bénéfice net de 1,6 milliard S a la fin de 2006.Son pdg, M.André Caillé, prédit que ce bénéfice atteindra 3 milliards $ dans 10 ans, ce qui veut dire que la redevance actuelle de 500millions$, versée au gouvernement, triplera d\u2019ici 2012 pour atteindre 1,5 milliard S.Il serait naïf de croire que ces profits puissent être retournés totalement aux consommateurs par l\u2019entremise de nouvelles baisses des tarifs d\u2019électricité.On a constaté, jeudi encore, à la présentation budgétaire de la ministre Pauline Marois, à quel point le gouvernement a besoin des dividendes d\u2019Hydro-Québec pour équilibrer ses finances.Nos tarifs d\u2019électricité sont les plus bas en Amérique du Nord.Ils sont gelés jusqu\u2019à 2004 et seront ensuite majorés annuellement sur la base du coût de la vie.Fixer les tarifs d\u2019électricité à des taux encore plus bas encouragerait le gaspillage d\u2019une énergie que l\u2019on peut vendre ailleurs à fort prix, et dont les revenus, s\u2019ils sont bien utilisés, nous permettront de développer notre économie et d\u2019assainir davantage nos finances publiques.La véritable question qui se pose dans le cas d'Hydro-Québec porte sur les choix de société que nous propose cet organisme dont l\u2019expertise dépasse de loin celle de ses maîtres politiques.La décision récente d\u2019investir dans la construction d\u2019une centrale thermique à Melocheville en est un bon exemple.Jusqu\u2019à quel point les besoins futurs justifient-ils la construction de centrales polluantes?Y a-t-il là un choix qui se fait au détriment d'autres projets plus compatibles avec l\u2019environnement?C\u2019est un débat d\u2019experts que bien peu de politiciens sauraient trancher.La direction d\u2019Hydro se défend de prendre un virage thermique.Elle justifie sa décision par les besoins de sa clientèle et par les énormes délais qu\u2019impose la construction de centrales hydroélectriques.Les études environnementales pour un projet de centrale thermique de 6,5 té-rawattheures(TWh), comme celle de Melocheville, ne coûtent que 2 millions $.Les mêmes études pour la centrale de Toulnustouc (2,6TWh) ont coûté 75 millions$.De plus, une centrale thermique peut être localisée tout près des lignes de distribution existantes, alors qu\u2019un projet hydroélectrique impose la construction de nouvelles lignes, parfois sur de longues distances.Argument final : si le Québec hésite à construire des centrales thermiques nécessaires à l\u2019exportation d\u2019électricité, ce sont les Américains qui le feront et qui pollueront notre environnement commun.La pollution n'a pas de frontière.Les décisions de cette nature de la part d\u2019Hydro-Québec méritent un débat public.À chaque année, les patrons de la société présentent leur plan stratégique en commission parlementaire.L\u2019an dernier, libéraux et péquistes ont partage les frais de deux spécialistes indépendants pour se préparer à cette rencontre dont ils sont néanmoins sortis frustrés.À tort ou à raison, ees députés estiment qu\u2019ils ne sont pas en mesure d évaluer correctement le travail d\u2019Hydro-Québec.S'il est un point que la société d\u2019État pourrait corriger, c\u2019est bien celui là.« Mieux servir nos clients, tel était le thème du plan stratégique d'Hydro-Québec l\u2019an dernier.Cette année, le thème a changé : « Hydro-Québec, une société d\u2019État à vocation commerciale».Personne ne fera le reproche à André Caillé de vouloir rapporter des dividendes encore plus importants au gouvernement.On voudrait tout simplement s\u2019assurer que ce nouveau mandat ne se fera pas au détriment de ses clients et actionnaires principaux, les Québécois.Gilbert Lavoie (i l.d vnieia'lesnlril.row Tout est en\t! 22/2/
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