Le soleil, 16 novembre 2005, Supplément 1
[" Le mercredi 16 novembre 2005 Reportage publicitaire d'intérêt public 0A 9 4* Emphvsème 'ti LA BRONCHITE CHRONIQUE E| L'EMPHYSÈ deux tables OLa bronchite chronique et l\u2019em-phyaème «ont le« deux maladie* que l\u2019on désigne par (\u2019appellation maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et qui se retrouvent fréquemment toutes deux chez un même malade.Comme son nom l\u2019indique, la MPOC se caractérise par une obstruction du passage de l\u2019air dans les bronches, principalement lors de l\u2019expiration.Contrairement à l\u2019asthme, qui peut affecter les gens de tous âgfes, la MPOC est la conséquence de décennies de tabagisme et du vieillissement de la population.Il s'agit d'une maladie qui se développe lentement et silencieuse ment.Comme ses symptômes n'appa naissent que dans la quarantaine ou la cinquantaine, elle est souvent sous-diagnostiquée et sa prévalence, sous-estimée.Au Canada 5,4 % de la population âgée de 55 a 64 ans et 8,3 % de la population âgée de 65 à 74 ans a été diagnostiquée comme souffrant de MPOC.Les femmes dont les habitudes tabagiques ont changé au cours des 30 demieres années sont de plus en plus atteintes par cette maladie.La morbidité et la monta lité en sont plus élevées que pour l'asthme.Aujourd\u2019hui, plus de 50 pays dans le monde célèbrent la Journée mondiale de la MPOC autour du thème « Essoufflé mais pas abandonné ».Cet événement spécial, qui a été tenu pour la première fois en 2002, a pour but de sensibiliser la population à propos de la maladie pulmonaire obstructive chronique, qui touche 750 000 person nés au Canada dont près du tiers au Québec seulement.À l\u2019heure actuelle, la MPOC représente la quatrième cause de mortalité au Canada et on estime que d\u2019ici 2020, elle occupera le troisième rang après les maladies du cœur et le cancer.Ce n est pas un hasard si l\u2019incidence de la maladie pulmonaire continue de s\u2019ac croître d\u2019année en année, suivant à peu près la même courbe que le cancer du poumon.En effet.82 % des décès dus à la bronchite chronique et à l\u2019em physème sont reliés au tabagisme.s IU3TH BRONCHITE CHRONIQUE ET EMPHYiEME Le mercredi 16 novembre 2005 publicitaire d\u2019intérêt public JOURNÉE MONDIALE de la MPOC: essoufflé mais pas abandonné 0 La maladie pulmonaire obstructive chronique, communément appelée MPOC, regroupe la bronchite chronique et l'emphysème, deux maladies respiratoires essentiellement reliées à l'usage du tabac.Nous vivons actuellement, au Canada et ailleurs dans le monde, une véritable épidémie de MPOC.En effet, la MPOC deviendra, d'ici 2020, la troisième cause de mortalité dans le monde.Parmi les principales maladies qui tuent les Nord-Américains, seule la MPOC démontre une progression de la mortalité qui y est associée.Ici au Canada, c'est plus de 7S0 000 personnes qui en souffrent.Fait troublant, la MPOC qui était jadis une maladie d'hommes, devient de plus en plus l'apanage du sexe féminin.En effet, depuis 1998, il y a plus de diagnostics de MPOC chez la femme que chez l'homme et depuis 2005, la mortalité par MPOC chez la femme a dépassé celle retrouvée chez les hommes.Il ne faut pas banaliser cette maladie pulmonaire chronique et ses conséquences.Du point de vue des patients, cela signifie des symptômes invalidants qui, pour plus de 50% d'entre eux, se traduisent au quotidien par une déténoration de leur état de santé et de leur qualité de vie.Pour le système de santé et la société, la MPOC représente un énorme fardeau, 3 MM$ par année au Canada.Bien sûr ce n'est qu'avec la prévention, l'arrêt du tabac, que nous viendrons à bout de ce problème.Mais en attendant, il faut bien aider les milliers de patients qui souffrent de cette condition et nous sommes, en 2005, mieux équipés que jamais pour faire face à ce fléau.Environ 80 % des patients atteints de MPOC sont pris en charge par les médecins de famille.Ceux-ci ont un rôle de premier plan pour améliorer la qualité des soins que reçoivent ces patients.C'est aussi le cas d'autres professionnels de santé - infirmières, pharmaciens, inhalothérapeutes, éducateurs physiques, etc.- qui doivent régulièrement intervenir auprès de cette clientèle et pour qui il est primordial de se familiariser avec les derniers développements dans le domaine de la MPOC.Il est essentiel de sensibiliser davantage les médecins et autres professionnels de la santé à l'importance de cette maladie et au fait que nous avons plus à offrir aux patients qu'on pourrait le croire.Bien que la MPOC ne puisse être guérie, il est possible, en 2005, de procurer un soulagement efficace et durable aux individus qui souffrent de cette maladie.Il s'agit là d'un message d'espoir important qui doit être entendu.Une maladie négligée La MPOC a trop longtemps été négligée par la communauté médicale.D'une part, les patients attirent peu la sympathie de l'équipe médicale : « Vous n'aviez qu'à ne pas fumer» entend-on encore régulièrement.D'autre WÊÊÊÊÊÊÊ part, la MPOC, contrairement à d'autres problèmes de santé telles les maladies cardiovasculaires par exemple, a traditionnellement peu bénéficié des efforts et des retombées de la recherche.La MPOC est largement sous-diagnostiquée en partie parce que les outils essentiels au diagnostic, par exemple la spirométrie, ne sont pas assez disponibles.Plus encore, elle n'est pas recherchée systématiquement à cause d'une croyance encore trop répandue qu'il n'y a rien de valable à offrir lorsque le diagnostic est posé.Cette approche minimaliste envers la MPOC n'est plus justifiable.Une maladie que l'on peut soignee La MPOC étant directement causée par l'usage du tabac, l'aspect le plus important du traitement de la MPOC est l'arrêt tabagique, seule modalité pouvant réduire le déclin de la fonction respiratoire.Certains agents médicamenteux tels les timbres nicotiniques et des cliniques d'aide aux fumeurs sont disponibles partout au Québec et peuvent aider à atteindre cet objectif qu'est l'arrêt tabagique.La vaccination contre la grippe est également de mise chez les individus qui souffrent d\u2019une maladie respiratoire chronique telle la MPOC Même si la MPOC ne peut être guérie, les avancées des dernières années démontrent sans aucun doute qu'il est possible d'améliorer la qualité de vie et le devenir de nos patients MPOC.Cet objectif peut être atteint en combinant judicieusement la thérapie pharmacologique aux approches non pharmacologiques.Par exemple, les bronchodilatateurs (les fameuses pompes) améliorent non seulement la fonction respiratoire, mais aussi la tolérance à l'effort et la qualité de vie et réduisent également la survenue des exacerbations de la maladie.Il faut également souligner l'importance de l'enseignement et des stratégies d'autogestion et de réadaptation qui réduisent de façon significative les hospitalisations tout en permettant aux patients d'atteindre un état de santé optimal.Toutes ces approches ont fait l'objet d'essais cliniques d'envergure et leur utilisation s'appuie sur un niveau de preuves scientifiques élevé.La contribution scientifique québécoise à cet égard mérite d'ailleurs d'être soulignée.C'est dans cet esprit positif qu\u2019ont été mises à jour les recommandations canadiennes de 2003 sur le traitement de la MPOC.La MPOC y est désormais définie comme une maladie partiellement réversible alors que traditionnellement, la MPOC était considérée comme une condition irréversible.Cette différence peut à première vue sembler banale, mais elle témoigne d'un changement d'attitude de la communauté médicale face à cette maladie.D'une approche minimaliste face à la MPOC, nous recommandons maintenant une approche proactive en prenant en considération toutes les facettes de la maladie.Les nouvelles recommandations canadiennes soulignent l'importance d'un diagnostic précoce et suggèrent que les fumeurs de plus de 40 ans qui se plaignent d\u2019essoufflement, de toux productive ou non et de bronchites fréquentes devraient consulter leur médecin dans le but d'évaluer la fonction respiratoire jean Bourbeau MD PntumologiK Institut ThofacKjt# d» Nomrwl
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