Le soleil, 26 mars 2005, Cahier D
[" Cahier D LE SOLEIL Le samedi 26 mars 2005 ZOOM i LA CHRONIQUE D'ALAIN DUBUC D 4 LA CHRONIQUE DE MICHEL VASTEL D 5 ?: '/ Mit VH W niïiïiïZlZZZÏ0 \u201c 70 \u201c*\t^\t' W-\tdeafetes rtUginueê « */ *!\u201e«* raï^'Z'\" Nostalgie des coutumes d\u2019autrefois Alléluia ! Il est ressuscité.» Cette phrase, magnifique à tout prendre, c'est celle qui résume tous les printemps du monde, et ceux de ma tendre jeunesse en particulier.Tous les jours de Pâques, ma mère la servait à ses neuf enfants en les sortant du lit pour la jour- née la plus joyeuse de l\u2019année.Jusqu\u2019à la fin de sa vie, maman Colet-te appellera au té-jl léphone ses cinq ¦\tfils et ses quatre ;\theure, pour leur redire le même alléluia lumineux qui.pour elle, remplaçait les vœux de joyeuses Pâques.L\u2019invitation au repas de fête en famille suivait tout naturellement.Il faut comprendre que pour ma mère, comme pour tous les Québécois de cette génération, l\u2019expression «Alléluia» et la fête de Pâques qui l\u2019accompagne ont une signification multiple C\u2019est la résurrection du Christ, le fils de Dieu, mort sur la croix.Mais c\u2019est aussi la fin du Carême et de ses privations parfois rigoureuses.Louis-Guy Lemimx LGLem ieiutdPlesoleiL nm La fin surtout de la saison froide et l\u2019arrivée tant espérée du printemps.Bientôt, on recueillera l\u2019eau d\u2019érable et on mangera les premières pousses d'asperge qui sortent de sous la neige au bout du jardin.C\u2019est en outre la promesse de l\u2019explosion des bourgeons de lilas qui sentent, justement, le printemps.Une odeur qui ressemble au bonheur.C\u2019est la vie qui revit, comme à chaque temps de Pâques, la fête chrétienne la plus lourde de sens et de tradition.AU PAIN ET À L\u2019EAU Ceux qui n'ont pas entre 50 et 70 ans aujourd\u2019hui ne peuvent pas imaginer les mœurs des Canadiens français de 1 époque.Tout tournait nécessairement autour des fêtes religieuses et de l'Église catholique omnipotente et omniprésente.Mais vues et vécues à partir des familles nombreuses et tricotées serré de l\u2019époque, toutes ces traditions dépassaient la religion pour devenir un art de vivre.Même les 40 jours de carême avant la fête de Pâques, c\u2019est-à-dire de jeûne imposé par L'Église, prenaient un sens.La coutume remontait à la primitive Église et c\u2019est l\u2019évêque de Québec, M^ de Saint-Vallier, qui, au XVIIIe siècle, en avait adapté les règles pour la Nouvelle-France.Chaque famille et chaque région du Québec vivaient à leur façon les mots il d'ordre des évêques relayés vig< mreuse-ment par les curés dans les paroisses.Mais jusqu'au début des années 00, ces règles et coutumes avaient peu changé pour l\u2019essentiel au Quél>oc français.Dans ma famille, d\u2019abord sur la rue Bougainville, à Québec, puis dans la belle grande maison de Saint-Nicolas aujourd\u2019hui une banlieue de Lévis aurait été impensable de ne pas suivre à la lettre les conseils des curés.Après 40 jours d\u2019abstinence et de pénitence, le carême culminait avec la Semaine Sainte, qui précédait la grande fête de Pâques.Tous étaient tenus d\u2019y participer sans discussion possible.Mon père ne buvait pas et ne fumait pas.11 avait de la chance.l\u2019as d\u2019alcool, pas de tabac, c\u2019était la loi édictée par les curés en chaire.Pas de sexe non plus.Un nœud dans la queue, marié ou pas, durant les 40 longues journées du carême.Toutes ces mortifications, plus sévères que celles du ramadan musulman, il faut bien le dire, culminaient avec le vendredi saint, le jour de la mise en croix du Christ.Ce jour-là, mon père se mettait en état de prière dès le matin.Il vivait la Passion avec une sincérité indiscutable.Il était au pain sec et à l\u2019eau.Les plus vieux des enfants mâles faisaient comme lui.Une vraie tristesse imprégnait la grande maison de Saint-Nicolas d'habitude si vivante et si joyeuse.Ma mère, de son côté, nous faisait comprendre que le silence serait de rigueur dans la maison, jusqu\u2019à 15 h, l\u2019heure du départ pour l\u2019église, où se déroulait la commémoration de la l\u2019as- Toutes ces traditions\t^ dépassaient la religion 1)lrtrtt%T tit l'inj: rmuti » FRANÇOIS BOL RQLE EDITORIAL Pierre-Paul Noreau ufaUsoUnl cm Trop tôt pour voter W .* f v II n\u2019a pas fallu attendre longtemps pour 14M voir resurgir le spectre de la tenue préei-Sv.Ar H\t(ll\u201c nouvelles élections fédérales.^\tjr()p |)(.u hélas.Le budget ne justifiait pas de ramener les électeurs canadiens aux urnes, plaidait en février Stephen Harper.Un mois plus tard, les libéraux cherchent selon lui à abuser de cette prise de position responsable, en cherchant à faire accepter des mesures budgétaires supplémentaires liées au Protocole de Kyoto.Kn fait, pour l\u2019un et l\u2019autre parti, la prudence devrait être de mise, car les Canadiens estiment sans doute qu \u2019il n\u2019y a toujours aucun motif valable sur la table pour élire un nouveau Parlement.Chaque parti doit donc atfir pour assurer un progrès sans rupture.L\u2019élément qui provoque une hausse de la tension entre les partis est contenu dans le projet de loi C-4.\u2018l déposé cette semaine par le gouvernement et qui assure la mise en œuvre de certaines mesures annoncées dans le budget.Les libéraux y ont glissé un élément pour leur permettre de contraindre les entreprises à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.Kn soi, l\u2019idée est fort valable.Mais le chef conservateur avait déjà opposé une fin de non-recevoir très claire à cette hypothèse que le gouvernement puisse imposer des amendes aux entreprises émettrices de gaz à effet de serre afin de les forcer à diminuer ce type de rejets dans l\u2019atmosphère.L\u2019économie canadienne en serait fortement affectée, selon lui.M.Harper a beau avoir martelé pendant la période du budget que les Canadiens ne voulaient pas d\u2019un nouveau scrutin et avoir agi en conséquence, il faut convenir avec lui qu\u2019il n\u2019a pas pour autant donné un chèque en blanc à l\u2019équipe de Paul Martin.Bien sûr, d'ici à ce que le projet de loi C-43 soit soumis au Parlement et ne se transforme en vote de confiance à l\u2019endroit du gouvernement, Paul Martin a encore du temps pour reculer.11 peut retirer les mesures de mise en œuvre du budget inacceptables aux conservateurs ou les aménager pour les rendre acceptables.Cette dernière voie semble l\u2019idéal.Tout comme ses vis-à-vis du Bloc québécois et du Nouveau Parti démocratique, Stephen Harper réclame avec raison de voir un plan d\u2019ensemble détaillé pour la mise en œuvre du Protocole de Kyoto.Le gouvernement de Paul Martin est déjà coupable d\u2019avoir trop traîné dans ce dossier crucial.S\u2019il sera jugé pour ne pas avoir été à la hauteur des attentes des Canadiens qui font du dossier environnemental une priorité, il doit tout de même passer à l\u2019action.Pour pouvoir le faire, il doit maintenant rassurer les conservateurs et les dirigeants des grandes entreprises émettrices de gaz à effet de serre, en les soutenant dans ce virage vert.La dernière mise à jour des opérations financières du gouvernement démontre que le gouvernement fédéral jouit toujours d\u2019une confortable marge de manœuvre.Il serait judicieux de participer à l\u2019effort réclamé aux entreprises.La marge de manœuvre existe.Ayant lui-même prêché en ce sens lorsqu'il a discuté du dossier du Protocole de Kyoto, Stephen Harper pourrait sans doute voir le projet de loi C-4I1 d'un œil plus favorable et ainsi repousser à plus tard le branle-bas électoral.Sages et patientes «Les sages-femmes entrent à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.» La nouvelle n\u2019en serait pas une en ( )ntario, en Alberta, en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et dans bien des pays d\u2019Europe.Ici, chaque avancée de la pratique des sages-femmes est à souligner, tant il faut user de patience et d\u2019arguments pour que l\u2019accouchement ne soit plus considéré uniquement comme un acte médical.Ce qui va de soi ailleurs prend ici des années de gestation.Ia's intérêts corporatistes et la bureaucratie viennent compliquer ce qui pourrait être bien simple.En 19S0, la tenue d\u2019un colloque.«Accoucher ou se faire accoucher», organisé par l\u2019Association pour la santé publique du Québec, a fait réfléchir bien des femmes.Le modèle médical a été remis en question, des femmes ont manifesté le désir d\u2019accoucher chez elle.Dix ans plus tard, le gouvernement a autorisé des projets dans des maisons de naissance.L'expérimentation a duré neuf ans.Québec a finalement legalise la pratique des sages-femmes en 1999.La loi prévoit des accouchements en maison de naissance, à l\u2019hôpital et à domicile.Tout le travail est enfin complété ! Mais non.mesdames, respirez bien et forcez encore un peu.Un acte naturel, médicalisé au fil du temps pour toutes les femmes enceintes, ne peut reprendre aussi facilement son cours naturel.Faites encore quelques efforts.Il a donc fallu attendre février 2004 [Kiur qu\u2019une première entente soit conclue entre une maison de naissance et un hôpital de la région de Montréal.Le modèle était donc tout tracé?Mais non.encore quelques poussées.Ce n\u2019est que cette semaine.un an plus tard, qu\u2019une seconde entente est signee, cette fois entre la maison Mimosa de Lévis et l\u2019Hôtel-Dieu de Ix'vis.Cet accord réjouira pourtant bien des futurs parents.Il offre en effet le meilleur des mondes pour tous ceux attires par le suivi de grossesse d\u2019une sage-femme, mais inquiets des délais d\u2019intervention si l\u2019accouchement prend une tournure inattendue et nécessite des services médicaux.Les futures mamans auront le choix d\u2019accoucher à Mimosa ou à l\u2019Hôtel-Dieu.Pourquoi pas à domicile comme le prévoit la loi ?Il faudra encore attendre.Après avoir convaincu les ministres, les médecins et les directions d\u2019hôpitaux de la pertinence et du professionnalisme de leur pratique, les sages-femmes doivent maintenant persuader les assureurs.Souhaitons qu\u2019elles y parviennent rapidemeVit.Brigitte Breton Hlln ti m^h s ihiLo>m J ESPè-RBOOE CHAPES T VA TSAiSSER 4£3 /M7EÛ7S //' i Sans couper TANS EÉnUGATÏO/V, gviDEMHlEHT.y Et LH .3ANTE, eJejv entendu.Bl P ENVIRONNEMENT C'EST IMPORTANT .Nenvïronnemen Tl Faudrait pas couper VbURQUO/ est-ce que pas les Impôts ?CHRONIQUE Non merci, Monsieur Charest ai été, depuis le début, partisan de l\u2019engagement du gouvernement Charest de réduire les impôts.Le fardeau fiscal des Québécois est le plus élevé d\u2019Amérique du Nord, une anomalie débilitante qu\u2019il faut corriger.Mais pas à n\u2019importe quel prix.Le fait, comme l\u2019a révélé mercredi La Bresse, que le gouvernement libéral ait commandé à la ministre de l\u2019Emploi, responsable de la Solidarité sociale, Michèle Courchesne, des compressions de 150 millions $, m\u2019a fait avaler mon café de travers.Couper à l\u2019aide sociale pour alléger le fardeau fiscal des mieux nantis?Ce serait de l\u2019argent sale.Non merci.Cette révélation sera certainement une autre tuile pour le gouvernement Charest, qui n\u2019en avait pourtant pas besoin.Un autre incident, qui trahit, encore une fois, l\u2019espèce de dysfonctionnement suicidaire qui semble caractériser ce gouvernement.Et encore une fois, ce n\u2019est pas une simple question d\u2019image ou de marketing politique.Ce qui semble manquer au gouvernement Charest.ce sont des principes et le sens commun le plus élémentaire.Dans une société comme la nôtre, il existe une telle chose que injustice sociale.Des principes auxquels nous adhérons presque tous, au-delà de nos divergences idéologiques.Un consensus d'autant plus fort que la majorité des Québécois ne sont jamais loin du centre.Entre ceux qui se disent social-démocrate ou ceux qui favorisent un conservatisme fiscal, il existe un consensus qui mène entre autres à eroi- POINT DE VUE re que l\u2019on ne frappe pas les plus déshérités pour augmenter le niveau de vie des mieux nantis.Bien sûr, au sein du gouvernement Charest, les choses ne se sont pas passées de façon aussi crue.Personne n\u2019a dit, ou même pensé, que c\u2019était une bonne idée de couper dans le BS pour financer les baisses d\u2019impôts.Mais ça revient exactement au même.Ce qui s\u2019est manifestement passé, c\u2019est que le gouvernement Charest, pour dégager la marge de manoeuvre dont il a besoin pour son prochain budget, a passé des commandes de compressions additionnelles dans les ministères.Des compressions qui épargnent sans doute jusqu\u2019à un certain point les missions sacrées que sont l\u2019éducation et la santé, et qui n\u2019ont pas épargné le troisième géant qu\u2019est l\u2019emploi et la solidarité.Cette commande s\u2019est passée, on l\u2019a vu, dans un climat de fébrilité qui a entre autres forcé le gouvernement à remettre à plus tard le dépôt des vrais crédits budgétaires.Techniquement, on pourrait prétendre que ces compressions à l\u2019aide sociale n\u2019ont pas pour but de permettre les baisses d\u2019impôt, mais qu\u2019elles serviront plutôt à financer l\u2019une des belles initiatives que contiendra certainement le budget, par exemple un programme d\u2019apprentissage en milieu défavorisé ou encore un projet de soutien aux régions.Ça paraîtrait évidemment mieux.Mais il semble clair que le premier ministre a exigé un effort supplémentaire pour offrir des baisses d\u2019impôt.Et il est raisonnable de prétendre que les dernières compressions financent les dernières initiatives.Le lien de cause à effet est, hélas, parfaitement valide.En soi, l\u2019aide sociale n\u2019est pas sacrée.On peut imaginer des réformes qui réduisent le coût de l\u2019aide sociale en réussissant, par exemple, à mieux intégrer les jeunes au marché du travail.On peut imaginer des cas où on élimine un effet pervers coûteux pour le trésor public et néfaste pour les bénéficiaires.Ce n\u2019est pas de cela dont il s\u2019agit.Les réformes, quand elles sont possibles, sont en général mûries et ne procurent des bénéfices qu\u2019après un long délai.Des compressions de dernière minute donnent aussi des solutions de dernière minute, et mènent à des mesures expéditives plutôt que structurantes.Or, nous savons que l\u2019aide sociale n\u2019est plus un nid d\u2019abus.C\u2019est un secteur où, année après année, les dépenses ont été scrutées, contrôlées, resserrées.Tant et si bien qu\u2019il est difficile de croire qu\u2019on pourra réussir à réduire les dépenses de 150 millions S sans faire mal à quelqu'un.Et ce quelqu\u2019un, c\u2019est un bénéficiaire de l\u2019aide sociale qui vit en-dessous du seuil de la pauvreté.Ce qui est difficile à comprendre, c\u2019est comment il se fait que personne, dans l\u2019entourage du premier ministre, n\u2019ait flashé.Que personne n\u2019ait prévu que l\u2019on ferait spontanément un lien entre ces compressions à l\u2019aide sociale et les baisses d\u2019impôt et que personne n\u2019ait dit, tout haut, que financer les baisses d\u2019impôt sur le dos des plus pauvres n\u2019était ni acceptable.ni défendable.A défaut d'avoir évoqué des arguments de principes, on aurait aussi pu s\u2019attendre à ce que quelqu\u2019un ait eu le flair politique pour conclure que c\u2019est exactement là le genre de décisions qui est en train de détruire ce gouvernement.IPhi - Alain Dubue Al >ul>uc(siU \u2019si lUil.arm Gillabiiratùm spccialt Les dépenses de publicité du parti de Me Bellemare Dennis Pakenhnm L'auteur est un avocat spécialisé en t\\ffaires mu nia pales et associe au cabinet Pothier Delisle.La presse écrite a beaucoup fait état ces derniers jours des dépenses de publicité importantes du parti Vision Québec dans le but de faire connaître son chef.Marc Bellemare.candidat avoué aux prochaines élections au poste de maire à la Ville de Québec.On réclame à cor et à cri qu'il dévoile le nom des personnes qui ont contribué à la caisse électorale de son parti.Dans son éditorial du 22 mars 2005, Gilbert Lavoie s'indigne et soutient qu'il doit dès à présent donner l'exemple et dévoiler ses sources de financement afin de changer les mœurs politiques municipales.11 ne s'agit pas d'une question de mœurs politiques, mais plutôt du respect de la lettre et de l'esprit de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Cette loi contient des regies précises concernant le financement des partis politiques municipaux et du contrôle de leurs dépenses électorales.Ainsi, le représentant officiel d'un parti autorisé, tel Vision Québec, doit transmettre au trésorier de la Ville au plus tard le l,r avril de chaque année un rapport financier pour l\u2019exercice financier précédent.Ce rapport financier doit notamment indiquer le nom et l\u2019adresse de chaque électeur qui a fait une ou plusieurs contributions dépassant 100 S.Le trésorier transmet ensuite son rapport au directeur général des élections.En vertu de cette même loi.il appartient au directeur général des élections, en ce qui a trait à l'information du public, de rendre accessible au public une série de documents relatifs à la vie démocratique municipale.Les rapports financiers de tous les partis politiques autorisés font partie de ces documents.Aucune disposition de cette loi n\u2019autorise.n'oblige ou même ne permet à un chef de parti ou à son représentant officiel de publier une liste des électeurs ayant contribué au parti pour plus de 100$.A mon avis, la publication d\u2019une telle liste en dehors du cadre de la loi pourrait susciter des difficultés sérieuses.En effet, un électeur bien informé doit savoir que sa contribution de plus de loi)S sera rendue publique, dans le cas qui nous concerne, après le scrutin du 0 novembre prochain.Toutefois, il pourrait prétendre subir un préjudice de l'ordre d\u2019une atteinte à sa vie privée si sa contribution était connue avant cette date.De plus, la législation québécoise protège la divulgation de renseignements personnels sans l'obtention du consentement de la personne concernée.A cet égard, la loi contient une disposition octroyant une immunité de poursuite à toute personne obligée ou autorisée à poser un acte pouvant causer préjudice à une autre personne.Or.ni M.Bellemare.ni son représentant officiel ne sont obligés de fournir une liste de leurs contributeurs, ou autorisés à le faire, autrement que lors du dépôt du rapport financier de leur parti.On peut certes souhaiter un changement aux mœurs politiques municipale's, mais encore faut-il distinguer un sujet relevant réellement de cette sphère d\u2019activités de celles relevant de certaines règles de droit.Le législateur a prévu une certaine mécanique quant au dévoilement des contributions aux partis politiques : on ne peut reprocher à M.Bellemare de s\u2019y conformer dans le respect de la vie privée des citoyens garanti par la Charte des droits et libertés de la personne et du Code civil du Québec. LE SOLEIL Le samedi 26 mars 2005 OPINIONS D 5 La religion n \u2019est pas une tare La si-maino dernière à Montréal.Stephen Harper a terminé son discours sur ces mots : « Que Dieu bénisse le Canada » Cela valait bien le « Vive le Canada ! » traditionnel de Jean Chrétien.Cela n a pas été relevé parce que la majorité des congressistes et observateurs présents, anglophones.sont habitués à entendre le fameux Gixt blessAnwrieu.Pourtant,c'est peut-être un point tournant que le chef conservateur a fait franchir au discours politique Généralement, on n\u2019aime pas mêler religion et politique au Canada.11 est même de bon ton de protester au nom d'un laïcisme fortement minoritaire ici.Mais la religion est partout, parfois de façon subtile, l\u2019or exemple, pour se faire pardonner de présenter une loi sur le mariage des couples de même sexe, le premier ministre s'excuse faussement en rappelant qu\u2019il est «catholique pratiquant».Comme si sa tolérance à l'égard des homosexuels était plus grande et plus méritoire que celle d un athée ! Lors du même congrès du Parti conservateur, un porte-parole du Bloc québécois se promenait parmi les journalistes, francophones cette fois, raillant les organisateurs qui avaient décidé de terminer leur réunion le samedi soir.« Ils veulent pouvoir aller à la messe le dimanche », ricanait-il.démontrant, deux fois plutôt qu\u2019une, son ignorance.D\u2019abord, c\u2019est parce que les congressistes venaient de loin, surtout de l\u2019Ouest, qu'ils voulaient profiter de leur dimanche pour rentrer chez eux.Et puis, il y a vraiment peu de catholiques romains, donc de «messes», parmi les conservateurs du Canada ! Cela dit.les sarcasmes du bloquiste et le fait Michel VASTEL MVaste ^ esc eu corn qu'ils n\u2019aient suscite aucune reaction \u2014 sauf la mienne ! \u2014 en disent long sur le degre d'intolérance auquel on est rendu à l\u2019égard de la religion Quand les politiciens n\u2019ont plus le droit de témoigner de leur foi sans se faire ridiculiser, ou pire dénoncer, on franchit une limite qui frise le fanatisme.Nul n'est besoin de rappeler l'infortune de Claude By an, qui fut cloué au pilori pour avoir dit que Dieu l'inspirait dans les moments graves de sa vie de politicien.Ou les attaques que subit Stockwell Day pour avoir dit qu'il suspendait sa campagne électorale le dimanche parce qu'il voulait le réserver à Dieu.Bemarquez qu'il aurait pu faire l'hypocrite et dire comme les autres qu\u2019il a droit à un jour de repos par semaine.Mais, chrétien, il voulait aussi témoigner de sa foi.La belle affaire.Si le recensement (2001 ) de Statistique Canada veut dire quelque chose, ceux qui affirment n\u2019appartenir à aucune religion, bien que de plus en plus nombreux, ne représentent encore que 10,2 % de la population.C'est-à-dire que S3,s % des Canadiens \u2014 et 04.4 % des Québécois ! \u2014 se donnent la peine d'affirmer leur appartenance à une religion.La pratique d une religion, ou au moins la volonté de s\u2019en réclamer, ne devrait être un handicap pour personne, pas même les politiques.Les catholiques romains en particulier, toujours en croissance avec 12.S millions d'adeptes et représentant 40.2 % de la population canadienne \u2014 et 83,2ü/o au Québec \u2014, ont le droit de s'exprimer, en tant que groupe, sur les grands débats de société.D'ailleurs, les évêques ne se privent pas de le faire en leur nom.L\u2019évêque de Calgary n\u2019a-t-il pas dit que le premier ministre i'àul Martin ne devrait plus s'approcher de la table de communion ?(Ht Lucien Bouchard se l'interdisait à lui-même parce que, étant divorce, il s\u2019en jugeait indigne.) On me dira que les catholiques, quoique majoritaires.n'ont pas à imposer leur code de vie aux minorités Soit, mais les laïcs non plus ' En fait, les laïcs et les chantres de la rectitude politique dénoncent la religion quand cela fait leur affaire Et l'on ne se méfie pas de toutes les religions egalement.Qui oserait protester contre l'influence des juifs ou des musulmans sur fertilities lois civiles comme les conges scolaires, les heures d'affaires des commerces ou les règlements de zonage '.\u2019 l\u2019ourlant.ils ne représentent, respectivement, que 1,1 et 2 v de la population canadienne.«Selon que vous serez puissant ou miserable, les jugements de cour vous rendront.».écrivait le fabuliste.Il en est souvent de même des rapports entre la religion et lit politique.Quand certaines religions \u2014 Baptiste, évangéliste, pentecôtiste.\u2014 sont associées à la droite, elles ont une influence perverse sur la qualité des projets politiques que defend le l\u2019arti conservateur.Quand le mouvement des Eglises unies \u2014 la deuxième religion en importance au t\u2019anada, attirant près de 10% des citoyens \u2014 influence le Nouveau l\u2019arti démocratique au point de contrôler ses orientations politiques, c\u2019est une religion noble, progressiste, dont l'influence est bénéfique sur l'évolution de la société canadienne.Le problème des catholiques romains \u2014 auxquels on pourrait ajouter toutes les confessions dites «orthodoxes » \u2014, c\u2019est qu'ils sont partout et nulle part à la lois II y en a dans le hirti conservateur.dans le l\u2019arti liberal surtout, au Nl\u2019D et même, en très grand nombre, au Bloc québécois Mais on leur demande, en tant que partisans politiques.d\u2019abjurer leur foi Ils forment, en quelque sorte, une majorité silencieuse.Cette question les rattrape aujourd\u2019hui dans le débat sur la definition du mariage Elle les atteindra demain dans l'inévitable débat sur l\u2019euthanasie.Aucune religion ne s'oppose à l'homosexualité.Toutes adhèrent à la Déclaration universelle des droits de l'homme qui interdit la discrimination Le droit des couples de même sexe aux mêmes bénéfices economiques et avantages sociaux que les couples hétérosexuels est reconnu partout au Canada.Quand l'Eglise catholique reprouve « les rapports sexuels entre deux êtres de même sexe qui ne respectent pas le dessein de Dieu de créer un être mâle et un être femelle capables île procréer », elle ne fait qu\u2019énoncer une loi naturelle que partagent aussi toutes les autres religions dont, rappelons-le, S3,S % des Canadiens se réclament.Et si c\u2019était Stephen Harper qui avait raison d'écouter son âme?Et (pie I\u2019àul Martin soit celui qui manque U' plus de courage?Ici.et plus qu\u2019aux Etats-l nis ou en Europe d\u2019ailleurs, la spiritualité est maintenant traitée comme une forme d\u2019attardement intellectuel et moral.En dressant un mur entre la politique et la religion, le Canada s\u2019appauvrit.Le plus navrant, c\u2019est que tous nos chefs politiques se réclament de la religion.On se demande bien pourquoi! La chute de l\u2019innocence allemande Paul Warren et Alice-Anne Busqué, Ph.D Professeur de cinéma à l\u2019Université Laval et auteur de « Secret du star-system américain : le dressage de l\u2019œil » ; pnfes- seure au Cégejt de Limoilou, spécialiste du cinéma allemand ( 1910-1940).La Chute est un film important.Il frappe fort, partout dans le monde.Il est analysé sous toutes ses coutures, de multiples façons, par des critiques de cinéma, par des cinéphiles, par des spécialistes de diverses disciplines.Nous proposons une approche de l\u2019œuvre, qui, jusqu\u2019ici, à notre connaissance, n\u2019a pas été tentée.Le film du cinéaste allemand Oliver Hirschbiegel est articulé, de manière systématique, sur le regard : le regard des disciples sur le Führer qui vit ses derniers jours.Des regards extasiés, étonnés, inquiets, dubitatifs, douloureux.Lui ne regarde pas, sauf pour répondre aux regards illuminés que ses fans lèvent sur lui, à l\u2019image du regard de servilité inusable de son chien («Il est plus intelligent que les humains», dira-t-il).11 fixe longuement le jeune garçon héroïque qui a détruit trois chars russes et qui lève vers lui des yeux fascinés qui ne cillent pas ; il détecte, parmi les jeunes filles venues le voir pour le poste de secrétaire, celle aux yeux écarquillés qui le regarde comme l\u2019être suprême ; il est rassuré par le regard ébloui de sa maîtresse Eva Braun ; il s\u2019attarde sur le visage de la femme de Goebbels qui lui voue un culte inaltérable, qui refusera de lui survivre, qui tuera ses six enfants et qui se suicidera avec son mari (« Vous êtes la femme la plus courageuse de l\u2019Allemagne », lui dit-il).Quant à ceux qui ne le regardent plus, qui ont baissé les yeux et les bras, qui l\u2019ont quitté, qui l'ont renié, ils provoquent ses colères les plus terribles et les plus vociférées (« des incapables», «des traîtres», «des lâches»).Quand les Allemands ont cessé de le BEGARDEB, Hitler n'avait plus de raison d\u2019être et, dans son esprit brumeux, le peuple non plus («Qu\u2019on n\u2019attende pas que je verse une larme sur le peuple allemand »).et il s\u2019est donné la mort, en ordonnant qu\u2019on fasse disparaître son corps.Non pas, comme on l\u2019a dit, qu\u2019il craignait de subir le sort de Mussolini pendu par les pieds et livré aux crachats de la foule, mais parce que.privé des regards en extase qui lèvent les bras (« Heil ! Heil ! »), il n'avait plus d\u2019existence et qu'il devait disparaître, comme le national-socialisme et tout le peuple allemand avec lui.Le réalisateur Hirschbiegel, pour préparerZ/tf Chiite, n'a pu manquer de revoir le grand film de Syberberg Hitler, un film d'Allemagne, l\u2019ne œuvre immense de six heures d'affilée où le Führer nous est montré comme un acteur génétique, un schizophrène profond, un petit-bourgeois qui reprisait ses chaussettes, sur son lit.le soir, dans sa chambrette et qui.le jour, sous les regards des Allemands, se prenait pour un dieu.Bruno Ganz avouait à son fils qui tentait de le dissuader de jouer Hitler («C'est mortel pour ta & A I ¦¦ ARCHIVES If SOLEIL L'acteur Bruno Ganz incarne Adolf Hitler dans le film « Im Chute».Le film est articulé, de maniéré systématique, sur le regard: le regard des disciples sur le Führer qui rit ses derniers jours.Uü ne regarde pas.sauf pour répondre tuix regards illuminés que ses fans lèvent sur lui, à l'image du regard de sénilité inusable de son chien.carrière, tu vas t'empoisonner ») que le plus difficile, pour lui, comédien, c\u2019était de rendre correctement l'extraordinaire talent d'acteur de son personnage, « sa capacité de se convaincre lui-même et les autres avec lui ».MANIAQUE DE CINÉMA Hitler était un maniaque de cinéma.Il dévorait les films qu'il se faisait projeter dans une salle aménagée pour lui.Il aimait les westerns où le héros accomplit ses actions d\u2019éclat sous le regard admiratif des acteurE secondaires (les « regardants » écraniques).Il a vu et revu Les Niebelungen de Fritz Lang: il s\u2019est identifié à Siegfried.le héros allemand, l'aryen pur et immaculé, tout de blanc vêtu, qui est assassiné par le méchant Hagen drapé de noir (il a dû voir Blanche-Neige).Il a voulu prendre Lang à son service pour mettre en images la grandeur du troisième Beich avec lui au centre.Mais Lang, sentant le danger, fuit l\u2019Allemagne en pleine nuit.C\u2019est Leni Bie-fenstahl qui a fabriqué Z,e Triomphe de la volonté (1935), le film cardinal de là propagande nazie.Il faut dire un mot de ce Triomphe, pour saisir ce qui est sous-jacent à La Chute.Tout, dans ce film colossal, est en réaction fascinée au Führer illuminé au centre géométrique de l\u2019écran.Tout est droit, pur, bandé, tendu à l\u2019extrême, orienté vers l\u2019acteur Hitler : les corps, les visages hypnotisés, les morceaux de foule, les marches militaires, les discours proférés, les bannières, les drapeaux qui claquent au vent; Il faut revoir Le Triomphe de la volonté pour saisir ce qui est sous-jacent à La Chute tout ce que découpent au scalpel les 30 cameramen et les 17 éclairagistes.Le Triomphe de la volonté, c\u2019est, très exactement, le triomphe du Regardé et l\u2019asservissement définitif du regardant.Disons mieux.Il n\u2019y a plus, dans ce film fasciste, le plus puissant jamais réalisé, qu\u2019une seule structure qui fonctionne : elle fonctionne dans sa pureté originelle et mythique, c\u2019est la Structure duelle.manichéenne et ciné- matographique dominante du regardant/regardé, du regardant sur le regardé.C\u2019est l\u2019Allemagne enfin unifiée, pour la première fois de son histoire, qui, à force d\u2019ouvrir grand les yeux, trouve la voie lumineuse et contemple, extasiée, le Führer.11 nous semble que le triomphe de la volonté d\u2019Hitler veut détruire l\u2019Allemagne plurielle et angoissée, l\u2019errance sans feu ni lieu qui s\u2019exprime dans les films expressionnistes qui ont précédé l\u2019apparition du sauveur et qui étaient inspirés, pour la plupart, de la frayeur engendrée par la Grande Guerre.Des films « décadents » pour les nazis, où les personnages jettent des regards terrifiés sur le monde ambiant.LA PUISSANCE DU CINÉMA Les hommes de pouvoir, depuis le début du siècle dernier, ont senti la puissance du cinéma.Lénine pr«»clame, deux ans après la révolution d\u2019octobre, que « de tous les arts le cinéma est le plus important ».Trotsky s\u2019étonne, en 1923, que les Busses n\u2019aient pas encore mis la main sur le cinéma.Fendant la république de Weimar, les ban- quiers allemands et les propriétaires des usines Krupp financent les studios de Berlin pour compétitionner les gros producteurs américains.Au lendemain du succès d\u2019Eisen-stein.Goebbels s\u2019écrie dans un discours de propagande: « Il nous faut fabriquer des Potemkinc ! » Staline corrige lui-même les rushes d\u2019Alexandre Nevski ; au milieu des années 30, Mussolini fait construire Cinecitta, dont la mission est de surpasser Hollywood.Mais c\u2019est Hitler qui est allé le plus loin.Jusqu\u2019à la folie pure.Il est entré à piedsjoints dans l\u2019écran pour y jouer sa fiction.1 )ans La < hute, aux derniers jours de sa vie, sous le regard ahuri de scs généraux (qu\u2019il ne voit plus), il commande à des armées qui n\u2019existent pas.Le réalisateur Hirschbiegel a dû lire le philosophe Paul Virilio, qui note dans son livre (Lierre et ( 'iuéma : « ( )n reste sidéré en découvrant ce qu\u2019Hitler a réalisé comme dernière opération mi-I i tan >-ei némab «graphique.« Le 28 octobre 1943, alors même que l\u2019armée allemande recule sur tous les fronts, le Führer ordonne le tournage du film Kolberg.Il exige que son armée qui se débande dans la guerre réelle reforme ses rangs et fonce sur sa cible sous la direction des cinéastes.Alors que l\u2019on manque de tout, (>(100 chevaux et près de 200 000 hommes sont engages dans les scènes de bataille, du sel est transporté par wagons entiers pour figurer la neige dont doit être recouverte la jetée du port.Des quartiers de la cité de Kolberg sont reconstruits près de Berlin pour être, fictivement, bombardés par les canons de Napoléon, cependant que la capitale allemande est écrasée sous les bombes.Et lorsqu\u2019en janvier 1945, le film est prêt à être présenté au publie, les salles de Berlin ne sont plus que des amas de ruines.» La ('hute n\u2019est pas facile à prendre pour les Allemands.Il fait rebondir leur culpabilité qu\u2019ils cherchent à refouler dans l\u2019ombre depuis 60 ans.Le film leur dit, à la face du monde : nous sommes coupables, nous avons alimenté la Bête, nous l\u2019avons gorgée de nos regards éblouis de somnambules; la secrétaire aux grands yeux, c\u2019est la jeunesse allemande coupable de fascination [jour le monstre.Rappelez-vous l\u2019horreur des paroles d\u2019Hitler: « J\u2019ai réussi une chose, j\u2019ai nettoyé l\u2019Allemagne de sa gangrène, j\u2019ai tué le Juif » Entendez les deux derniers mots du chien de garde (ïoebbels, celui qui a concocté « la solution finale ».« pureté immaculée ».Relisez Le Saint Empire des Allemands de I/éo-pold Ziegler, et soulignez cette phrase : « L\u2019homme allemand c\u2019est l\u2019homme démoniaque par excellence.» Une phrase reprise par Lotte Eisner, en exergue de son livre célèbre, L'Écran flémonia/pie (que l\u2019étudiant en cinéma, s\u2019il lit des livres, ne peut pas ne pas connaître).Et, pendant que vous y êtes, ouvrez le livre de Glucks-man.Les Maîtres penseurs, et réfléchissez a ceci : « L\u2019Allemand tue le Juif en lui », à savoir ce qui dévie de la li-ime droite, pure et immaculée, l\u2019errance sémitique, la non-nation. \\ « Embarquement immédiat.» Les voyages forment la jeunesse, dit le dicton.Mais ils savent aussi garder jeune, répond le voyageur d'expérience ! En outre, ils vous enrichissent par la découverte d'autres cultures, d\u2019autres paysages et d\u2019autres coutumes.Pour un voyage de groupe en compagnie d\u2019un guide expérimenté, communiquez sans tarder avec les conseillers de VO/AGE VASCO.Le plus difficile sera ensuite de choisir votre destination.Opterez-vous pour la Grèce ou pour une croisière en Méditerranée (septembre 2005), pour un voyage de golf à Scottsdale, en Arizona (novembre 2005), ou pour un séjour à Hawaii (mars 2006).Envoyez-nous une carte postale ! \"O.LE PETIT GUIDE DES PLAISIRS DES HALLES Il y a moins d\u2019une semaine que le printemps est arrivé que déjà nous voilà rendus à Pâques.C\u2019est fou comme le temps passe vite! Entre le début du printemps et la fête de » Pâques, il s\u2019écoule généralement quelques semaines.Mais pas cette année.Au cours du prochain mois, nous en serons quittes pour devoir regarder fondre la neige et surveiller x l\u2019éclosion des crocus.A moins que l\u2019appel des sucres, du ski de printemps et du soleil - de plus en plus chaud et de plus en plus présent -ne vous comblent d\u2019aise.Allez donc savoir.; La vida es bella! Petits plaisirs et délices de la vie ! Les gourmets vous le diront sans hésiter.Les gourmands en redemandent tout simplement.Les fines gueules se délectent et les amateurs en raffolent.Le fromagerie-charcuterie AUX PETITS DELICES propose aux uns et aux autres de célébrer Pâques avec son fameux jambon au foin, au goût exceptionnel, avec son tout aussi renommé foie gras torchon, ses irrésistibles cretons périgourdine ou encore ses subtiles rillettes de gibier au foie gras Côté fromages, l\u2019établissement vous invite à goûter au brie royal aux truffes ou à vous laisser séduire par ses nombreux autres fromages fins d\u2019ici et d\u2019ailleurs.,,£VÏL\\a\\ * i\\\\\\ » ; li >.\u201cs S.J V5 .1*
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