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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2005-03-19, Collections de BAnQ.

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[" Cahier D LE SOLEIL Le samedi 19 mars 2005 ZOOM r - i AU RYTHME DES FLOTS D 10 ENTREVUE AVEC JORANE D 3 ?Le plug frappant, quand on vit sang téléviseur, c\u2019est de constater à quel point il alimente la vie des autres.Mvlène Moisan MMoisan@lesoleil.com Télévision non grata Céline Bilodeau n\u2019habite pas la planète Mars et, pourtant, elle n\u2019a jamais vu d\u2019images du 11 septembre, jamais regardé les tours s\u2019effondrer.Elle n\u2019est pas aveugle non plus.Il y a 11 ans, elle a décidé de foutre la télé hors de sa vie.Elle a pris cette décision avec le nouvel homme de sa vie, René, avec qui elle a choisi de troquer la ville pour la campagne.De Chambly, ils sont déménagés à.Saint-Malachie, un village de 1300 habitants dans Bellechasse.Déterminés à laisser derrière les «choses dont (ils) n\u2019avaient pas vraiment besoin », le téléviseur, comme le micro-ondes, n\u2019a pas suivi.En faisant vœu d\u2019abstinence de télévision, Céline l\u2019a imposé à ses deux filles, âgées alors de 10 et 12 ans.Elle en était consciente.« On a essayé de pallier par une vie familiale plus intensive.On a joué aux cartes, à des jeux de société, on se faisait même des dictées.René lisait des histoires aux filles, il chantait, on faisait des soirées de massage.Tout ça pour faire sentir aux filles qu\u2019elles n'avaient pas quelque chose en moins, mais que c\u2019était un plus de ne pas avoir de téléviseur», se souvient-elle.Aujourd\u2019hui, l\u2019aînée.Elise, a 23 ans.Elle l\u2019admet, «c\u2019était difficile au début », même si elle n\u2019était pas « accro de la télévision ».Depuis toujours, sa mère ne lui permettait qu\u2019une émission par soir, elle a donc vite appris à faire autre chose que de se planter devant le petit écran.\t__ Par contre, le « sentiment d\u2019appartenance» à l\u2019école en a pris pour son rhume.Céline se souvient que sa fille lui racontait parfois combien «-c\u2019était plate le midi, parce que tout le monde parlait de Chambre en ville ou de Watatatow et elle n\u2019avait aucune idée de ce qui s\u2019était passé.Je leur disais de partir d\u2019autres sujets de conversation, mais je savais bien au fond de moi que ce que je leur demandais n\u2019avait pas d'allure ».Au cours des années qui ont suivi, Céline a accouché d\u2019Emmanuelle, âgée aujourd\u2019hui de neuf ans, de Laurence, qui aura huit ans dans trois semaines, d\u2019Éyangéllne, six ans, et de Joseph, quatre ans.Contrairement à Élise et â tlatherine, ils n\u2019ont jamais connu la télévision à la maison.«Avec eux, les activités qu\u2019on fait le soir ne servent pas à compenser», note Céline.Depuis qu'ils sont nés, les quatre enfants n\u2019ont à peu près eu aucun «intact avec U* |>ctit écran, surtout avec la violence et la publicité qui viennent avec.Jamais Céline ne se fait harceler (Hiur un Nintendo ou le gadget en vogue « À Noël, j\u2019ai demandé à Evangéline ce qu\u2019elle voulait ^\tcomme cadeau.Elle m\u2019a dit qu\u2019elle n\u2019avait besoin de rien, que je pouvais lui acheter n\u2019importe quoi.Je lui ai demandé aussi quel serait le plus beau cadeau qu\u2019elle pourrait faire et elle m\u2019a répondu : de l\u2019eau à tous les enfants du monde.» Convaincu qu\u2019une «insommation nulle\u2014ou au moins réduite\u2014 de télévision est un antidote à bien des problèmes de la société, Céline s\u2019implique dans le Défi 10 jours sans télé ni ordinateur, auquel ont participé quelques dizaines d\u2019écoles primaire*s et secondaires\u2014au Québec depuis 2003.Ironiquement, son plus jeune, le petit Joseph, a eu le béguin pour la télévision alors qui* sa mere travaillait à Voir TÉLÉVISION en D2> INFOGRAPHIE U S0IFH PAtes a Toit 651-8284 La plus grande variété de pâtes froîches-aux ofutt, aux épinards, au blé entier, à la tomate, au piment ou aux herbes de Provence (spaghettini, spaghetti, llnguine, fettucine, fusilli, penne, lasagne)^t triste à la fois \u2014 d'ixTire «>la : « Que le \\T!Ü Stephen Harper se lève ! » Celui-là même qui.pour la première fois dans l'histoire du parlementarisme britannique, a demandé à ses députés de rester assis plutôt que de défaire le gouvernement libéral.Jeudi soir pourtant, à l'ouverture du congrès de fondation du nouveau llirti conservateur du Canada, son lieutenant au Qué-bec.Josée Vemer, disait que les libéraux sont «fatigués.arrogants et corrompus.» Mais enfin, avant qu'il ne passe dans les notes de bas de page de l\u2019histoire du mouvement conservateur \u2014 comme Joe Clark.l\u2019reston Manning.Stock well Day\u2014, cela vaut la peine de se rappeler qui est le vrai Stephen Harper et le premier ministre qu\u2019il aurait pu être.Ayant tout entrepris à l\u2019envers des autres, les conservateurs ont choisi un chef avant de fonder un parti! (.e parti n'est encore qu'un amalgame de réformistes de 1 Ouest et de progressistes du Canada central.Ses idées ne sont pas arrêtées, et l\u2019adoption de son programme pourrait donner lieu à des affrontements.L\u2019enjeu: un parti de grincheux condamnés à l'opposition, ou un parti de pouvoir.Le contraste: bien des têtes grises venant de 1 Ouest, et une toute petite bande de jeunes loups qui courtisent Belinda Stronach et Bernard Lord.L\u2019avant-Harper et l\u2019après-Harper, en somme.Le chef, vous l'avez peut-être vu à la télévision hier s< tir.Vous entendrez sûrement parler de lui aujourd'hui {dors qu\u2019il joue sa carrière au Itdais des congrès de Montréal.Depuis qu'il a pris la direction du parti, juste avant l\u2019élection du printemps ANALYSE dernier, il est l'objet de sarcasmes.Et les liberaux sont tellement certains que le naturel des anciens réformistes de l't )uest reviendra au galop qu'ils ont déjà surnommé Harper « Monsieur Bâillon » ! « Les conservateurs vont devoir trouver qui ils sont, en quoi ils croient et comment cacher tout cela aux Canadiens», raillait Paul Martin à l'ouverture de son propre congrès, il y a deux semaines à Ottawa.Mais qui est ce Stephen Harper?Le plus curieux, c\u2019est qu'à 4t! ans.et après 2(1 ans d'expérience politique, l\u2019homme et ses idées restent toujours aussi méconnus.Né en 1959 à Toronto, il a été éduqué à Calgary C'est un enfant des classes d\u2019immersion créées par Pierre Trudeau, ce qui explique la qualité de son français et son ouverture au bilinguisme officiel.Economiste, il aurait pu devenir un bon « progressiste-conserv ateur » comme Brian Mul-roney les aimait.11 a d\u2019ailleurs travaillé pour un député albertain à Ottawa en 19S4, mais, révolté par une série de scandales qui entachaient presque toujours des conservateurs du Québec, il a quitté le PC pour participer à la fondation du Parti réformiste de Preston Manning en 1988.Anti-Mulroney, anti-Ottawa, et probablement très mal à l\u2019aise avec les mœurs politiques du Québec, il revient à Ottawa en 1993.comme député réformiste et critique en matière constitutionnelle : la première version de la loi C-20 sur la clarté référendaire, c\u2019est lui! 11 se vante d\u2019ailleurs d\u2019avoir influencé Stéphane Dion.Quatre ans plus tard, jeune marié, il quitte à nouveau Ottawa pour se consacrer à sa femme.Laureen, et à leurs deux enfants.Ben et Kachel A la tète de la National Citizens Coalition, il n\u2019est jamais loin de la politique.IVeouragé do voir que les U csti nu rs ne prendront jamais le pouvoir à Ottawa, il suggère à son premier ministre.Ralph Klein, d imiter le Québec et de créer sa propre Régie des rentes et une Cuisse de dépôt et placement.son impôt sur le revenu des particuliers, sa police provinciale (plutôt que de s'en remettre à la (îRC) et d'assumer tous les pouvoirs sur les services de saute.Lisez bien ce que disait ci' futur premier ministre du Canada en l\u2019an 2000 : « Il n\u2019y a pas de gouvernement national parce qu\u2019il n'y a pas d'économie nationale, pas de culture nationale, pas de Defense nationale.Le problème n'est pas que le mauvais parti (liberal) dirige à ( Htawa.Le problème.c'est ( Htawa ! » Cette méfiance à l\u2019égard du gouvernement central et son rêve d'autonomie pour les provinces, Stephen Harper les a toujours.C'est un sentiment qui est au cœur de tous les mouvements conservateurs de l\u2019(>uest.mais le drame est que les Québécois ne l\u2019ont jamais compris.On en retrouve des traces dans les resolutions soumises aujourd\u2019hui à l\u2019assemblée plénière des 2(10(1 délégués conservateurs réunis à Montréal.Et c\u2019est justement là le problème : l\u2019électorat urbain, on majorité dans le pays, se méfie d\u2019un fédéralisme qui donnerait trop de pouvoirs aux provinces, les extrémistes do droite que sont l\u2019Alberta, la Colombie-Britannique et l\u2019tintario à l\u2019occasion, et les crypto-séparatistes du Québec.Un gouvernement fort à Ottawa, c\u2019est une poli- ce d'as>uraiuv contre le> dérapages des gouvernements provinciaux Harper est donc en i>orte-à-faux avec une majorité de Canadiens et il le sait C\u2019est pour cela qu\u2019il veut profiter de la reunion [H»ur glisser sous le tapis les idées les plus radicales de ses compatriotes de l't hiest I\t.os conservateurs du Queltee, qui ont constitue de force une association provinciale à l'intérieur du parti national, prétendent qu'il est encore possible do faire dire dos deputes conservateurs ici.en autant que le programme elirtoral est ex purge de toute reference à des valeurs morales dépassées dans le Quebec contemporain Mais les conservateurs du reste du Canada.Stephen Harper en tète, n\u2019y croient pas.II\test clair, pour l'entourage du clad et ses bailleurs de fonds de Toronto et do Calgary, que l\u2019adhésion du Quebec au l\u2019art! conservateur comportera un prix trop élevé au plan des principes.(N'oublions jamais que la scission entre progressistes-conservateurs et réformistes a oie provoquée par la corruption de l'ancien l\u2019C par l\u2019appât du gain \u2014 les trop nombreuses affaires do patronage et par l'idéologie nationaliste du Québec \u2014 l\u2019Accord du lac Moech.) Stephen Harper tend la main au Quebec, cette fin de semaine, pour faire croire au reste du Canada qu'il dirige un parti vraiment national et qu'il sera capable de conquérir une majorité aux Communes en faisant élire quelques députés au Québec.Mais au fond, il sait très bien que c\u2019est sans le Quebec qu\u2019il deviendra premier ministre.Il reste à voir jusqu'où il est prêt à aller pour consolider ses appuis au Canada anglais.MARIAGE GAI Ce que la Cour suprême a vraiment dit.r »\t.\t.\t,\t, , *\t,\t,\t.\tARCHIVES LE SOLEIL ^ Le débat sur le manage des coryoïnts du meme sexe se nourrit pour beaucoup d'une méprise», croit Vavocate Xicole Valliens.M .s» SSrlSk Nicole ValUères, LL.M.Avocate et auteure ev droits et libertés de la personne ainsi qu \u2019en droit et éthique des médias Le débat sur le mariage des conjoints du même sexe se nourrit pour beaucoup d\u2019une méprise.On affirme ainsi que la Cour suprême du Canada a jugé inconstitutionnelle la définition traditionnelle du mariage parce qu\u2019elle crée une discrimination illicite à l\u2019égard des homosexuels.Il n\u2019en est rien.La Cour a tout simplement refusé de se prononcer sur cette question dans son avis rendu en décembre dernier.UN BREF RAPPEL DU CONTEXTE A la mi-juillet 2003, le gouvernement fédéral soumettait à la Cour suprême le texte d\u2019un avant-projet de loi proposant une nouvelle définition du mariage qui inclut les personnes du même sexe.C\u2019était la réponse du gouvernement aux décisions de la Cour d\u2019appel de la Colombie-Britannique, en mai 2003, et de la Cour d\u2019appel de l\u2019Ontario, en juin 2003.Ces deux cours venaient d\u2019invalider la définition traditionnelle du mariage.Elles estimaient que l\u2019exigence selon laquelle seules deux personnes de sexe opposé peuvent se marier représente une discrimination illicite fondée sur l\u2019orientation sexuelle qui ne peut se justifier dans la société canadienne contemporaine.Le fédéral posait trois questions à la Cour suprême.Celles-ci portaient essentiellement sur la compétence législative du l\u2019arlement fédéral de donner une nouvelle extension à la définition du mariage et sur la conformité de cette nouvelle définition avec le droit à Légalité et la liberté de religion inscrits dans la Charte canadienne.Fin janvier 2004, le gouvernement fédéral se ravisait et posait à la Cour suprême la question à laquelle elle aurait dû répondre s\u2019il avait porté en appel les décisions des instances provinciales en temps opportun.L\u2019enjeu du litige : « L\u2019exigence, sur le plan civil, selon laquelle seules deux personnes du sexe opposé peuvent se marier (.) est-elle conforme à la Charte canadienne des droits et libertés ?» C\u2019est précisément à cette quatrième question que la Cour suprême a refusé de répondre.LES RÉPONSES DE LA COUR AUX TROIS PREMIÈRES QUESTIONS La Loi constitutionnelle de 1867 accorde au l\u2019arlement fédéral « le pouvoir de légiférer relativement à la capacité de se marier» (par.18).Cependant, selon la Cour, la définition du mariage n\u2019est pas figée au sens qu\u2019on lui attribuait lors de la Confédération.« Le raisonnement fondé sur l\u2019existence de concepts figés va à l\u2019encontre de l\u2019un des principes les plus fondamentaux d\u2019interprétation de la Constitution canadienne : notre Constitution est un arbre vivant qui.grâce à une interprétation progressiste, s'adapte et répond aux réalités de la vie moderne» (par.22), affirment les neuf juges de la Cour suprême.Dès lors, le mot « mariage » figurant dans la Loi constitutionnelle de 1867 n\u2019exclut pas en soi les personnes du même sexe.Cette interprétation progressiste, la Cour la fonde sur une décision du Conseil privé de Londres qui tranchait la controverse soulevée dans les années 20 au Canada par l\u2019admission des femmes au Sénat.Notre dernier tribunal d\u2019appel de l'époque proposait cette métaphore juridique de « l\u2019arbre vivant » pour attribuer aux femmes le statut de « personnes » et reconnaître ainsi leur droit d'accéder au Sénat.Dans un deuxième temps, la Cour ne voit pas comment la simple reconnaissance du mariage homosexuel pourrait engendrer une atteinte au droit à Légalité des opposants : « Elle n\u2019empêche l\u2019accès à aucun avantage, ni n'impose aucun fardeau sur le fondement d\u2019une différence (.).La simple reconnaissance du droit à Légalité d\u2019un groupe ne peut, en soi.porter atteinte aux droits d'un autre groupe.L'avancement des droits et valeurs consacrés par la Charte profite à l'ensemble de la société et l'affirmation de ces droits ne peut à elle seule aller à l\u2019encontre des principes même que la Charte est censée promouvoir» (par.45 et 46).Enfin, la Cour rassure plus précisément les autorités religieuses.Elle fait d'abord remarquer que la loi sera limi-téejw mariage civil.De toute manière, selon la Cour, la liberté de religion « a une portée assez étendue pour protéger les autorités religieuses contre la possibilité que l\u2019État les contraigne à marier civilement ou religieusement deux personnes du même sexe, contrairement à leurs croyances religieuses» (par.60).Cette protection s'applique autant à l\u2019égard de la célébration du mariage qu\u2019à l\u2019encontre de l\u2019obligation d\u2019y collaborer, par l'utilisation forcée de lieux sacrés pour les célébrations.LE CHAÎNON MANQUANT La Cour suprême a clairement reconnu que les valeurs égalitaires inscrites dans la Charte profitent à l\u2019ensemble de la population canadienne quelle que soit l\u2019orientation sexuelle des personnes qui la composent.Si le gouvernement fédéral souhaite promouvoir le droit à Légalité des conjoints du même sexe en leur reconnaissant le droit de se marier, rien dans la Constitution ne l'empêche de le faire.Ce faisant, il agirait afin d\u2019établir une égalité de traitement.Cependant, une différence de traitement n'est pas automatiquement discriminatoire.Pour cela, elle doit entraîner un préjudice ou une dévalorisation de nature à porter atteinte à la dignité humaine, ce principe selon lequel l'être humain doit être traité avec respect.Ces dernières années, en introduisant cette exigence, la Cour a augmenté de façon notable le fardeau de ceux qui se plaignent d\u2019être victimes de discrimina-,tion.On peut parler d'une atteinte au droit à Légalité, au sens de la Char- te, seulement lorsqu\u2019il existe un traitement discriminatoire.Même dans ce cas, cette atteinte n\u2019est pas nécessairement fatale.L\u2019État peut encore essayer de démontrer, comme le lui permet l\u2019article premier de la Charte canadienne, que l\u2019atteinte discriminatoire n\u2019en demeure pas moins une limite raisonnable et justifiée au droit à Légalité dans le cadre d\u2019une société libre et démocratique.C\u2019est en sachant cela que le gouvernement avait aussi décidé de demander à la Cour suprême de se prononcer sur la conformité du mariage traditionnel.Dans un document d\u2019informa-tion produit par Justice Canada lors du dépôt du projet de loi devant les Communes en février 2005, on affirme que cette quatrième question avait été ajoutée afin que le Parlement dispose de toute l\u2019information nécessaire avant de débattre d\u2019un sujet aussi important.En effet, si la définition traditionnelle du mariage constitue une discrimination contraire à la Charte à l\u2019endroit des homosexuels, le gouvernement est obligé d'agir, soit en leur accordant une égalité de traitement, soit en ayant recours à la clause dérogatoire pour surseoir à l\u2019application de la Charte.Pour être tout à fait honnête, on ne sait pas qu\u2019elle aurait été la position de la Cour suprême si elle s\u2019était prononcée sur la question du mariage traditionnel.Cependant, les motifs qu\u2019elle a donnés pour justifier son refus pourraient bien être les raisons qui (preent aujourd'hui le gouvernement à aller de Lavant.LES LEÇONS DE LA COUR SUPRÊME AU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL D\u2019abord, la Cour prend bonne note de « la volonté exprimée par le gouvernement d\u2019agir, en empruntant la voie législative, peu Importe la réponse à la question 4.Lors de la plaidoirie orale, les avocats ont réitéré l'intention non équivoque du gouvernement de prendre des mesures législatives relativement au mariage entre personnes du même sexe, sans égard à la réponse donnée à la question.Le gouvernement a clairement accepté les conclusions des juridictions inférieures sur cette question et les a faites siennes (.) Étant donné l\u2019engagement pris ouvertement par le gouvernement en ce sens, un avis sur la constitutionnalité de l\u2019exigence selon laquelle seules deux personnes de sexe opposé peuvent se marier ne serait d\u2019aucune utilité juridique» (par.65), constate la Cour.Bar contre, la Cour est consciente qu\u2019une réponse à cette question pourrait entraîner de graves conséquences négatives.Les parties aux instances et de très nombreux couples à leur suite ont contracté mariage en se fondant sur la finalité des jugements rendus depuis devant les cours do sept provinces et d\u2019un territoire.De façon péremptoire, la Cour affirme «qu\u2019aucun motif ne justifierait que l\u2019on mette en péril des droits maintenant acquis, comme cela pourrait se produire si l\u2019on répond à la question 4.Aucun précédent ne commande qu\u2019il soit répondu à une question qui est posée dans un renvoi et qui fait écho à des points sur lesquels des juridictions inférieures ont déjà statué dans dos décisions qui pouvaient être portées en appel, mais qui ne l\u2019ont pas été» (par.67 et 68).Enfin, la Cour reconnaît que l\u2019uniformité du droit au Canada en matière de mariage civil est essentielle.Cependant, comme le gouvernement a déjà choisi de régler cette question au moyen d\u2019une loi, il lui semble inutile de prendre le risque de formuler un avis qui engendrerait la confusion sur le plan juridique au cas où cet avis entrerait en conflit avec les décisions des cours inférieures qui, elles, ont force obligatoires puisqu\u2019elles n\u2019ont pas été portées en appel.COMME ON FAIT SON LIT, ON SE COUCHE Il semble donc que le gouvernement fédéral a fait son lit à l\u2019été 2003.Dans la foulée des décisions des cours d\u2019appel de la Colombie-Britannique et de l\u2019Ontario, le gouvernement a décidé qu\u2019il légiférerait pour permettre aux conjoints de même sexe de se marier civilement.En décembre 2004, la Cour a pris acte de ce choix et La validé, sans décider s\u2019il aurait été contraire à la Charte de maintenir la définition traditionnelle du mariage.\u2022 U UiU entre guillemet» référé à des extraits du Jugement de ta Cour suprême. D 6 ZOOM LE SOLEIL Le samedi 19 mars 2005 SENSIBLE Suite de la 1)3 fra0Je et en rondeurs, pour comprendre à quel point elle peut envoûter.Il y a encore la Jorane de tous les jours, une fille de 2!) ans qui arrive en jeans.Klle est née à Charlesbourt;, mais sa famille vient du Lac-Saint-Jean.Aussi c\u2019est avec bonheur qu\u2019elle a pu se réfuter dans un coin perdu de Sainte-Monique, avec son amie Simon Wilcox.Ensemble, elles y ont composé la plupart des chansons qui figurent sur son dernier disque, The You and the Now, lequel fut réalisé avec Michael Urook, à Los Angeles.En même temps
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