Le soleil, 13 janvier 2001, Cahier D
[" Cahiek I) Le samedi 13 janvier 2001 LE SOLEIL DISQUES La jeune sensation canadienne de la chanson V\tinscrit au parcours de sa fulgurante ascension un passage à la célèbre émission américaine Saturday Night Live ____ Page D 5 pxm- SCÈNES SCÈNES ARTS J lîl 0.L'insolite riche de la vie des villes est à nouveau transposée sur les planches, alors que les reprennent l'affiche, cinq ans après leur implantation, au théâtre de la Page D 3 C'est à 30 ans que les salles sont belles.Bien ancré dans la vie culturelle de Québec, le « « Théâtre de Québec continue de foisonner de projets Pages D 6 et D 7 VISUELS Les inventeurs du sme , Benoit Poulin et Jano Bédard, présentent leur art aux tendances figuratives débridées des années o() v o à la galerie du Grand Théâtre Page 10 Sacrée réunion ! Les Violons du Roy et David Daniels donnent à Québec le coup d'envoi d'une tournée nord-américaine RICHARD BOISVERT COLLABORATION SPÉCIALE QUÉBEC \u2014 Les Violons du Roy donnent le coup d'envoi, ce mercredi, d'une tournée de concerts qui les conduira, en compagnie du contreténor David Daniels, dans plusieurs grandes villes de l'est des États-Unis.À la veille de ce qui s'annonce déjà comme une brillante collaboration, il est assez amusant de se demander pour qui, de la star américaine ou de l'ensemble de chambre québécois, l'événement a le plus d'importance.Certes, dans le domaine de l\u2019opéra baroque, en particulier chez Handel, David Daniels n\u2019a plus grand-chose à prouver, lui qui fréquente depuis quelques années toutes les grandes scènes du inonde, qui joue en compagnie des plus grands chanteurs, sous la direction des plus grands chefs, et qui a également fait sa marque au récital, au concert et sur disque.Pourtant, la tournée qu\u2019on inaugure la semaine prochaine à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre et qui se poursuivra en mars à New York, Milwaukee, Ann Arbor et Chicago, « c\u2019est un important moment dans ma carrière», affirmait Daniels lorsque joint au téléphone, il y a quelques jours.«C\u2019est une occasion de chanter Bach et Vivaldi, de chanter un répertoire dans lequel personne ne \u2019fy très familiers.Mon ami Daniel Taylor (le contreténor montréalais) me les a recommandés.Puis, j\u2019ai écouté plusieurs disques.11 m\u2019ont approché et j\u2019étais intéressé.C\u2019est simple.Il n\u2019y a rien de miraculeux là-dedans.» «Je lui ai proposé un programme, il l\u2019a accepté tout rond, confirme de son côté le chef des Violons du Roy En t ermes de répertoire, c\u2019est un tournant important pour David Daniels.» Cela comprend la version pour alto de la cantateha-be genug, BWV 82, de J.S.Bach, ainsi que le Nisi Dominas de Vivaldi.Des pièces, dira Bernard Labadie, d\u2019un grand lyrisme et d\u2019une grande intériorité, qui promettent des instants de recueillement, mais comptent aussi lij m a encore entendu, et dans des villes où j\u2019ai chanté si souvent des opéras, d mais jamais / de musique | sacrée.» Le projet, raconte le chanteur, remonte à il y a deux ans.C\u2019est Bernard Labadie qui, par agent interposé, a fait les premiers pas.À l\u2019époque, Les Violons du Roy ne m\u2019étaient pas T-ï '¦ # k des traits de bravoure.«Ce sont ^2 SA ; ) J 4 * des œuvres qui permettent à un chanteur de montrer toute l\u2019étendue de sa palette.» M.Daniels se relevant d\u2019un mauvais rhume, le Vivaldi sera remplacé, à Québec seulement, par des extraits d\u2019opéras de Handel.Pour le chef, cette rencontre avec l\u2019un des chanteurs les plus en vue sur le plan international est déterminante.En termes d\u2019importance des événements, note-t-il, il s\u2019agit de la tournée la plus marquante des Violons du Roy.«On n\u2019a jamais joué dans deux salles aussi prestigieuses que celles de New York et Chicago, au cours d\u2019un même voyage.Et Ann Arbor abrite l\u2019une des meilleures facultés de musique aux États-Unis.» UNE VOIX HORS DU COMMUN David Daniels est un artiste auquel Bernard Labadie, à l\u2019instar d\u2019une foule d\u2019admirateurs, s\u2019intéresse depuis longtemps, un chanteur dont on dit qu\u2019il sait aussi bien émouvoir que faire frissonner son auditoire.Un interprète extraordinaire qui, comme tout le monde, a d\u2019abord dû se tailler une place.«J\u2019ai eu de la difficulté à être entendu, confie Daniels.Au début des années 90, la voix (de contreténor) n\u2019était pas très populaire.11 m\u2019a fallu deux ans avant d\u2019intéresser un gérant.Pour la population en générai, c\u2019est encore très nouveau.» Alto masculin, haute-contre, contreténor, contraténor, fausset, «falsetto», toutes ces expressions désignent plus iT rm ou moins le même type de voix.David Daniels avoue lui-même s\u2019y perdre parfois.«Je préfère me faire appeler contreténor parce que je trouve que c\u2019est la façon la plus simple de l\u2019expliquer.» Le terme de contreténor désigne d\u2019une façon générale une voix masculine très élevée, plus élevée que celle du ténor, et aussi haute, dans certains cas, qu\u2019une voix de soprano.En ce domaine, le fameux castrat Fkrinelli, auquel le cinéma s\u2019est récemment intéressé, pouvait accomplir de véritables prouesses.11 est bien sûr spectaculaire d\u2019entendre un homme dans un tel registre.Il n\u2019est cependant pas nécessaire pour cela de subir quelque intervention chirurgicale que ce soit.La technique auquel on fait généralement appel se nomme voix de tête, ou voix de fausset, «J\u2019utilise la voix de poitrine uniquement dans la partie grave de mon registre, explique Daniels.Quand je le fais, c\u2019est pour des raisons dramatiques, pour produire un effet bien précis.Encore là, il s\u2019agit d\u2019un mélange.Je donne mon meilleur quand je reste en voix de tête.» David Daniels, comme quelques-uns de ses collègues, pense avoir développé une façon de chanter qui rejoint davantage l\u2019amateur d\u2019opéra traditionnel.«Le son comme nous le produisons est un peu plus \u201copératique\u201d, Voir REUNION en D 2 ?Ira .\"H» jb» Lk SAMEDI 13 JANVIER 2001 'etru îuelfucci accompagné de six musiciens présente le i\u2019k'iru VU1 'a vol.î amlAf Fort»\u2019.1U' llU,-Uu|H ' _\tviTA.s,>11 en ! uhiuv»'1\"' \u201e lru Gvif' P* ^ .son»; [UC '\t* .umasst\u2019V 1 ' \u2018 1 vr aeua»®' ^.Corsica a»» \u2022 suck1\t.Mend' 'e!'u'\" ï s ,-nui ét .IW 11 .m Québec.Meilleurs roeux de \u2022¦Paix et santé!» \u2022\u2022Pace è salute!» Petru Guelfucci Le 4 février à 20h DALBURT Télé-Québec 1075 fm v5s INFORMATIONS/RÉSERVATIONS: 659-6710 \u20221-877-659-6710 I IffllfîTfa.l LE SOLEIL 1 RÉUNION Suite de la I) 1 plus chaleureux que celui que produit la technique traditionnelle dérivée du chant d\u2019église.C\u2019est un son plus plein, plus populaire.D\u2019ailleurs, je chante dans un style différent quand il s\u2019agit de musique sacrée.Ce n\u2019est pas aussi intense que l\u2019opéra.Écoutez .Alfred Delier (un authentique haute-contre dans le sens de la tradition héritée de Lully, mort en 1979).Sa voix est à peu près la même quel que soit le genre.Je crois que la technique et la voix elle-même ont évolué en quelque chose de plus dynamique qu\u2019auparavant.»Da\\id Daniels se distingue en outre par des goûts peu communs chez un chanteur.Très grand amateur de sport, il a déjà considéré faire carrière comme annonceur sportif.Le basketball, qu\u2019il pratique aussi souvent qu\u2019il le peut, est une véritable passion.UNE OCCASION RÊVÉE Louise Samson, qui a assisté à quelques-unes des prestations du chanteur, au festival de Glimmerglass ou à New York, ne tarit pas d\u2019éloges.« Quel être exceptionnel ! s\u2019exclame la directrice du Club musical de Québec.C\u2019est un ar- tiste, un magnifique comédien, il a une présence en scène.C\u2019est une beauté vocale.Il possède un tel legato, une telle profondeur d\u2019interprétation ! » Quand elle a su que David Daniels devait venir à Québec pour répéter avec Les Violons du Roy, Louise Sam-son s\u2019est dit qu\u2019il était hors de question de laisser passer pareille occasion.«Ç\u2019aurait été bête que le public de Québec en soit privé.Ça va être un très bel événement, d\u2019autant plus qu\u2019il met en lumière le résultat d\u2019une synergie entre trois organismes de Québec.» Le concert, en effet, est présenté grâce à un partenariat entre Les Violons du Roy, le Club musical et le Grand Théâtre.Il est plus difficile de vendre une production unique qu\u2019une série de concerts, fait remarquer M\"\" Samson.Personne n\u2019aurait pu prendre seul un tel risque financier.« Pour donner à l\u2019événement toute l\u2019ampleur qu\u2019il mérite, ça prenait cette conjoncture-là.» .Ainsi, Les Violons du Roy assument le coût de l\u2019orchestre, le Club musical celui du soliste et le Grand Théâtre fournit la salle Louis-Fréchette.«Chacun devrait tirer son épingle du jeu.C\u2019est un concert qui va se donner à guichets fermés », prédit-elle.Parole de Louise Samson, cette ex- périence ne restera pas sans lendemain.« il y a des projets qui ne peuvent avoir lieu que si nous travaillons en partenariat.Je souhaite ardemment que d\u2019autres projets du genre aient lieu.» On peut d\u2019autre part s\u2019attendre à d\u2019intéressantes retombées pour Les Violons du Roy.Déjà, il aurait été question de dates supplémentaires.David Daniels est toutefois un artiste très en demande.« Si les concerts sont de grands succès, il est bien évident que ça pourrait conduire vers autre chose, avance Bernard Labadie.Un projet comme celui-là, c\u2019est une ligne à l\u2019eau dans une mer de gros poissons.Mais ce sont les concerts qui feront foi de tout.» D\u2019ores et déjà.Les Violons du Roy peuvent s\u2019attendre à une couverture médiatique plus importante que jamais, notamment à New York et à Chicago.DAV ID DANIELS ET LES VIOLONS DU ROY.Direction : Bernard Labadie, cnefd orchestre.Soliste: Diane Lacetle.hautboïste.Ilandel: extraits de Giulio Cesare et de Rudelinda, Concerta grosso en la mineur, op.6no4; Concerto grosso en sol mineur, op.6, no9.Albinoni: Concertop» Le sympathique et populaire film de Nancy Meyers, Wtud Women Want {Ce que femme veut, en version française) ne se laisse pas seulement regarder avec plaisir, il s\u2019écoute aussi avec délectation.Dans l\u2019esprit de Sleepless in Seattle et When Harry Met Salty, cette trame sonore accorde une large place à quelques « crooners », dont Tony Bennett (The Goout bet Ô \"< jl irlw 4É ïjûébec LF SOI Eli Salir I oms Frorhette Billetterie: 643-8131\t1 877 643-8131 mifafnr Billetterie: 643-8131\t1 877 643-8131 Le samedi 13 JANVIER 2001 Les Week-ends électrisants Hydro-Québec Ces concerts sont présentés au Grand Théâtre de Québec, à 20 h.19 et 20 janvier Le trombone dans tous ses états Du classique au jazz en passant par des pièces romantiques, Alain Trudel sous la direction de Stéphane Laforest, nous démontre tout son talent.Tarifs Au guichet à partir de 15 $ Taxes incluses - Frais en sus\t\u2022 Réservations Billetech: 643-8131 wvwv.billetech.com www.osq.qc.ca ALAIN TRUDEL a Hydro Québec ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC S f Le Soleil souligne le travail de ses sèietles recompense [\tpour leurs / En leur offrant de Renaud Bray qui seront partagés parmi 15 camelots choisis au hasard à chaque semaine.Les camelots de cette semaine: Audrey Gamache, Cap-St-Ignace Jonathan Lavoie, Baie-St-Paul Nicole Lortie, Québec Bernard Mailloux.Ste-Foy Dominic Moussette.Québec Camelots! S urveillez si votre nom apparaît dans l\u2019annonce publiée tous les samedis! Gabriel Bossé.St-Pascal Nathanael Caron.St-Nicolas Sébastien Côté.Baie-Comeau Michael Dumont.St-Lamhert Benoit Fournier.Amqui Gael Perron, Port-Cartier Jeannot Poulin.St-Benoît-Labre Jean Rivard.St-Alexis-de-Matapédia LE SOLEIL Surfnesure pour vous GROUPE CiHUUKt -1 Renaud-Bray www\tcom-Ml\t«irnMU\u2014OF-1 pmiiEims/sciNES GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC 30 ans, toutes ses dents JACOUES SAMSON JSAMSON@LESOLEIL.COM Le Grand Théâtre de Québec a 30 ans.Il ouvrait ses portes officiellement le 17 janvier 1971.Il a 30 ans et il vieillit bien, très bien merci ! «C\u2019est une belle institution qui se porte très très bien », dit sa directrice générale, Francine Grégoire, en entrevue pour souligner cet anniversaire, lequel sera célébré avec la plus grande sobriété.Pas de grande fête, juste de petits événements et de petits gestes pour rappeler l\u2019importance de cette maison de la culture.Au cours des ans, l\u2019aménagement intérieur du GTQ a beaucoup changé.Il y a quelques années encore, l\u2019institution abritait un restaurant, des ateliers de décors et de costumes, etc.Ces activités plus ou moins rentables ont disparu et ont été remplacées par d\u2019autres pour mieux serv ir la clientèle culturelle.L\u2019espace a été récupéré pour relocaliser des bureaux administratifs, qui à une certaine époque étaient situés dans des édifices avoisinants.On y a aussi aménagé de nouvelles salles de répétition et conservé un atelier d\u2019accessoires dont on ne peut vraiment se passer.Le Grand Théâtre est actuellement en bonne santé financière.Il est certes une institution subventionnée, mais au même titre que les autres salles où on présente des spectacles au Québec.Et en plus, le Grand Théâtre a une mission culturelle particulière.Il doit s\u2019intéresser à tous les créneaux possibles et imaginables, pas seulement se soucier de la présentation de choses rentables.«Notre mission est de rejoindre le plus de monde possible à travers des créneaux de tous les genres>\u2022, dit M\"' Grégoire.La cour intérieure du GTQ pourrait être utilisée pour la présentation de spectacles pendant le Festival d'été, laisse entendre la DG Francine Grégoire Le Grand Théâtre est en quelque sorte la maison d\u2019institutions culturelles comme l\u2019OSQ ou le Trident.En raison de cette vocation, il doit maintenir des équipements spéciaux pour répondre aux besoins spécifiques de chacun de ces groupes et ça, ça coûte plus d\u2019argent.À titre d\u2019exemple, mentionnons que le GTQ, en 1998-1999, avait un budget de fonctionnement de près de 8 millionsS et que les subventions pour cette année étaient de 3,2 millionsS.Pour Francine Grégoire, le budget de l\u2019institution qu\u2019elle dirige n\u2019est pas nécessairement difficile à boucler, mais il demande des investissements qui rapportent moins.Elle signale entre autres tout le volet consacré à la relève, à qui on ouvre les portes de la salle Octave-Cré-mazie dans les périodes où le Trident fait relâche.« On achète des spectacles et on les présente nous-mêmes.Ça fait partie de notre mandat de favoriser la relève.» Les salles du GTQ ont subi quelques transformations au cours des années.La salle Louis- LE SOLEIL STEVE DESCHÊNES La directrice générale, Francine Grégoire.Fréchette est à peu près intacte par rapport à ce qu\u2019elle était, à part l\u2019ajout de quelques sièges, mais Octave-Crémazie a subi une cure de rajeunissement majeure.La salle a tout de même conservé sa capacité de 510 places, tandis que Louis-Fréchette peut recevoir 1890 spectateurs.Quand on parle d\u2019avenir à la directrice générale du GTQ, elle se fait très réaliste.Elle n\u2019a pas d\u2019idée de grandeur ! « Nous ne sommes pas à l\u2019ère où le gouvernement fera des investissements majeurs.C\u2019est donc à nous, à l\u2019intérieur de ce qu\u2019on a, de remplir notre mandat», affirme-t-elle.Si on pousse un peu plus loin et qu\u2019on demande à Mm* Grégoire de nous parler plutôt de ses rêves que de la perspective de grandes réalisations, elle conserve cette même sobriété, mais elle y va quand même de quelques petits détails.«J\u2019aimerais bien utiliser la cour intérieure du théâtre comme un lieu de spectacle qui pourrait servir en particulier pour le Festival d\u2019été », dit-.elle.Il y a cependant des travaux à y faire pour en arriver là.Quelques murets de béton devraient être démolis et rien que pour ça, on devrait investir 90 000$.Au total, ce petit projet grugerait une somme d\u2019environ 150000$, y compris la démolition et la construction d\u2019une petite scène.«On pourrait peut-être réaliser une première étape cet été », précise-t-elle.Toujours dans le domaine du rêve, si elle possédait les budgets voulus, la directrice générale du GTQ voudrait que l\u2019institution s\u2019implique davantage dans des productions d\u2019envergure comme Starmania ou Notre-Dame de Paris.Selon elle, une production comme Notre-Dame de Paris n\u2019a pas trouvé d\u2019investisseurs ici, c\u2019est de la France que l\u2019implication est venue.Ici, au Grand Théâtre, on possède l\u2019équipement à la fine pointe et on pourrait, si on avait les sous, participer à de telles grosses productions.Au cours de sa 30' saison, le GTQ attirera son 10 millionième spectateur et pour continuer à s\u2019assurer une clientèle pour les prochaines années, on travaille actuellement très fort auprès des jeunes.« Si on veut qu\u2019il y ait des gens dans nos salles dans 15 ans, c\u2019est tout de suite qu\u2019il faut faire quelque chose», dit Francine Grégoire.17e SAISON 2000/2001 Violons du Roij Direction artistique et musicale Bernard Labadie CONCERTI GROSSI EXTRAITS DE EOPUS 6 Chef : Bernard Labadie E O O O H D T3 r ZI O ¦r Vendredi, 2 février 2001, à 20 h Palais Montcalm Billetterie: (418) 670-9011 ta Di\u2014i ni on collaboration avor.Arthur Anders en é CO LE SOLEIL fl m Lk SAMEDI 13 JANVIER 2001 www.lesoleil.com D 7 PfilMEURS/SCÈNES ¦M \u2018ij ,.v ,\tIE SOLEIL.STEVE DESCHÊNES Emile Joumeault aime particulièrement les productions à grand déploiement qui exigent un travail énorme.Le fantôme de l'opéra Le plus ancien employé du GTQ se souvient JACQUES SAMSON JSAMSON@LESOLEIL.COM Émile Journeault est le plus vieil employé du Grand Théâtre de Québec.La noble institution a ouvert ses portes le 17 janvier 1971, mais le chef machiniste de la salle Louis-Fréchette y travaillait déjà depuis novembre 1970.Emile, c\u2019est un des personnages les plus sympathiques qu\u2019on retrouve au GTQ.C\u2019est un homme simple, dévoué, accueillant et tous ceux qui l\u2019ont côtoyé en parlent avec beaucoup d\u2019affection.Il n\u2019y a pas un artiste qui s\u2019est produit dans cette salle qui ne conserve pas un bon souvenir d\u2019Émile.Rencontré dans son modeste bureau, à l\u2019arrière-scène de la salle Louis-Fréchette, Émile, comme l\u2019appellent affectueusement tous ceux qui le connaissent, raconte ses souvenirs.L\u2019homme est discret et prudent dans ses réponses, ne voulant pas blesser ceux qu\u2019il a côtoyés durant toutes ces années.Il a commencé sa carrière à la télé, où il construisait des décors.Il s\u2019est ensuite retrouvé au Palais Montcalm, où il a poursuivi son métier de fabricant de décors, avec le Théâtre lyrique de la Nouvelle-France, tout en étant technicien pour Radio-Canada.Le travail était loin de manquer, il construisait jusqu a trois décors d\u2019opéra par année.En 1970, peu avant l\u2019ouverture du Grand Théâtre, Yvon Sanche a convaincu Émile Journeault de passer à l\u2019institution du boulevard Saint-Cyrille à l\u2019époque.Quand on demande à Émile Journeault quel artiste il a le plus aimé depuis qu\u2019il est au GTQ, sans aucune hésitation, il répond: «Jean Lapointe.» «C\u2019est Jean Lapointe qui m\u2019a le plus marqué.Quand il donnait des spectacles, il arrivait au Grand Théâtre à 18 h pour jouer au ping-pong avec les techniciens », dit-il.Ce à quoi Bernard Pelchat, responsable des relations de presse du GTQ et qui assistait à l\u2019entrevue, ajoute: «Jean Lapointe arrivait ici en janvier, une période où les shows ne marchaient pas et il remplissait ça.» C\u2019est d\u2019ailleurs Jean Lapointe qui détient le record du plus grand nombre de représentations à la salle Louis-Fréchette du GTQ avec 37, en 1983.Émile Journeault a aimé ces longues séries de spectacles, comme celle d\u2019Yvon Deschamps, durant lesquels les gens de l\u2019arrière-scène ont le temps de créer des liens avec les artistes.UN HOMME DIFFÉRENT Le chef machiniste ne cache cependant pas son faible pour les opéras.Il aime particulièrement ces productions à grand déploiement qui exigent un travail énorme.« Quand arrivent les opéras, je me fais agacer par les autres.Ils disent que je ne suis plus le même homme.» Et le spectacle pour lequel il a trimé le plus dur, c\u2019est le spectacle d\u2019ouverture, le 17 janvier 1971.«On y a travaillé jour et nuit », dit-il.C\u2019était un concert de l\u2019Orchestre symphonique de Québec, sous la direction de Wilfrid Pelletier.Quand il fouille dans sa mémoire, Émile Journeault n\u2019arrive pas à se rappeler de mauvais souvenir.On sent que l\u2019homme est trop respectueux de tous ces créateurs et qu\u2019il ne voudrait à aucun prix blesser qui que ce soit.Ce qu\u2019il en dit : « Dans l\u2019ensemble, je n\u2019ai jamais été mal traité.11 y a des gens plus gentils que d\u2019autres, mais c\u2019est tout», conclut-il.Au moment de la rencontre, quelques anecdotes savoureuses reviennent en mémoire à Émile Journeault.Il y a cette fois où les danseurs des Ballets africains ont commencé leur spectacle alors que le camion qui transportait leurs décors étaient encore sur la 20, entre Montréal et Québec.Émile et ses comparses ont demandé à quelques-uns des membres de la troupe de s\u2019exécuter devant le rideau de scène, pendant qu\u2019eux, à l\u2019arrivée du fameux camion, montaient les décors à l\u2019arrière.Les spectateurs n\u2019y ont vu que du feu.Il y a eu cet incendie pendant un spectacle de magie.Selon le chef machiniste, les flammes montaient de 10 à 15 pieds dans les airs.Ils ont fermé le rideau, ont couru chercher les extincteurs qu\u2019ils ont eu de la difficulté à trouver et ont éteint le feu.Loin de s\u2019apercevoir de quelque chose, le public a cru que ça faisait partie de la mise en scène du spectacle.Émile Journeault qui prendra sa retraite dans environ un an et demi, se rappelle avec beaucoup de plaisir les mauvais coups qu\u2019ils se sont payés aux dépens des artistes.Il rappelle cette fois où Jean Lapointe, à la fin du spectacle, quittait la scène en suivant un long couloir de lumière, pour se retrouver complètement à l\u2019arrière, où il sortait par une porte, sous un tonnerre d\u2019applaudissements.Le spectacle se terminait ainsi, sans rappel.Un soir, Émile, qui était chargé de lui ouvrir la porte et ensuite de le guider sous la scène et de le ramener à sa loge, ne l\u2019a pas fait.Jean Lapointe tirait sur la porte de toutes ses forces et elle refusait de s\u2019ouvrir.Sur le coup, il était furieux.Il y a aussi la fois où Michel Louvain déballait un cadeau sur scène durant ses spectacles.Ce jour-là, Émile a remplacé le contenu du cadeau par une poule vivante.Quand Louvain a ouvert la boîte, il a failli faire une syncope.Émile Journeault se rappelle aussi, lors de la présentation Ae En pleine mer.au Trident, que le comédien Jean Guy devait quitter la scène en traversant une passerelle par-dessus un étang.Lors d\u2019une représentation, les machinistes n\u2019ont pas avancé la passerelle comme convenu et Jean Guy a fait une sortie de scène dans l\u2019eau jusqu\u2019aux genoux.Au Grand Théâtre depuis 1972, Jean Bussières, l\u2019autre chef machiniste de l\u2019institution, garde aussi de bons souvenirs de Jean Lapointe.Et de Plume.Mais sa plus savoureuse anecdote, il la doit à Roland Lepage.Le comédien jouait dans les Jumeaux vénitiens lorsque son personnage devait boire du poison et s\u2019écrouler par terre, sur un « crazy carpet» auquel il s\u2019agrippait pour sortir vers les coulisses.Un soir, Lepage oublie de se cramponner au « crazy carpet », le machiniste tire et se retrouve seul en coulisses avec la chose dans les mains.Lepage doit alors quitter rapidement la scène sur les coudes et sur les genoux.LA RETRAITE Déjà, Émile Journeault pense à la retraite.Il ne dit pas qu\u2019il ne se gardera pas des piges à l\u2019occasion, mais il rêve de golf et de se retrouver à son chalet de la rivière aux Pins.En attendant, comme il a encore la passion de son métier, il continuera de travailler sur des productions.Les plus grosses possibles.Les Jalons Quelques dates importantes Août 1963 : Jean Lesage propose la construction du GTQ à Lester B.iYarson.Novembre 1963 : Ottawa accepte de payer la moitié du coût de la construction comme monument commémoratif du centenaire de 1a Confédération.Janv ier 1964: Georges-Émile Lapal-me est chargé du projet.Mars 1964 : lancement d\u2019un concours national d\u2019architecture pour réaliser les plans du GTQ.Nov embre 1964 : un jury proclame l\u2019architecte montréalais Victor Prus gagnant.Décembre 1965 : levée de la première pelletée de terre.Février 1966 : création de la Commission consultative du Théâtre de Québec.Septembre 1967 : Janin-Komo se voit octroyer le contrat de construction pour un montant de 6381 000$.Début des travaux.Janvier 1969: Jordi Bonnet commence les travaux de sa fameuse murale qui fera couler beaucoup d\u2019encre : « Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de cave ! C\u2019est assez ! » Février 1969 : choix du nom des deux salles, Louis-Fréchette et Oc-tave-Crémazie.Janvier 1971 : inauguration officielle le 16.Premier spectacle le 17.ARCHIVES LE SOLEIL 1968: au pim fort de la construction.Premier concert L\u2019Orchestre symphonique de Québec sous la direction artistique de Pierre Dervaux avec comme invités : Wilfrid Pelletier, Victor Bouchard, Renée Morisset et le Chœur symphonique sous la direction de Chantal Masson.Au programme messie de Hændel, Concerto en mi bémol, K.365, de Mozart, Concerto pour deux pianos de Matton et Daphnis et Chloé de Ravel.Autres spectacles Ce grand concert à la salle Louis-Fréchette a été suivi, les 18 et 19 janvier, de Tommy, des Grands Ballets canadiens ; le 20, de la troupe V\u2019ià l\u2019bon vent; le21, de l\u2019OSQ, et le 22, de la fanfare du Royal 22' Régiment.Le 21 janvier, le Trident présentait 0-71 de Jean Barbeau, à la salle Octave-Crémazie.La mise en scène était signée Jean Guy et, pour ne nommer que quelques comédiens, disons: Dorothée Berryman, Michel Dumont, Marc Legault, Jean-Marie Lemieux et Denise Verville.Vrfiîi .aaûQ Lemire avec la complicité de Michel Côté et Jean-Pierre Plante NOUVELLES REPRÉSENTATIONS du 4 au 7 avril 2001 à la Salle Albert-Rousseau Pour réservations \u201e\t659-6710 ou 1 877 659-6710 LE SOLEIL wwwbilletediFOAN$l Pré-ballet Ballet classique Ballet Jazz Danse àxlaquettes ¦y .- *\t*'9t**é+ Mise en forme DAN S LA f lUC XI MF hammsico rAFCEmoyiL l ORIENTALE DANVfc LA1TNE r ACADEMIE des BALLETS de SAINTE-FOY Pour information : 6561756 8724528 Micheline Guyot-Berube fondatrice et directrice artistique Permis d'enseignement de cultuie personnelle : CP-OiB Nouvel album Nouveau spectacle orane 76 mm-Son et image Grand Théâtre 1\t(ÉïSëSai CI\tT forfait 15-25 am J mars\tVL-49y \\ Grand Theatre* de Québec Qurbrc :s 20h\t^ LE SOLEIL Satie Octave-Crémazie Billetterie: 643-8131\t1 877 643-8131 Compagnie 13 février 20h Grand Theatre de Québec Quttwcn Billetterie: 643-8131\t1 877 643-8131 Louis-Fréchette Ciné-spectacle commenté sur scène par ALAIN DE LA PORTE i LES GRANDS EXPLORATEURS RESERVEZ DES MAINTENANT! QUÉBEC 643-8131 Un* présentation de VISA Odyssée Desjardins LÉVIS 1 800 558-1002 GRIND THEATRE DE QUEBEC 13 et 14 JANVIER ?69 Doul RenA-Lévesque Est Sam : 20 h Dim 14 h et 20 h CEGEP DE LEVIS-LAUZON 15 JANVIER t i © 205.rue Mqr-Bourget\tLun 19 h 30 www losgrandsexplorateiifs.com 2 Musique Baroque sur instruments d\u2019époque L\u2019Ensemble Arion avec le flûtiste et chef Barthold Kuijken 18 musiciens sur scène Le lundi 22 janvier 2001 à 20h Au programme: J.S.Bach, Muffat, Handel, Veracini, Telemann OFFRE SPÉCIALE aussi disponible en abonnement sélectif (76b) 5 concerts au prix de 4 BILLETTERIE 670-9011, 691-7411 PALAIS MONTCALM I LE VOEEII \" (Jyïbrt Québec SU ^ "]
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