Le soleil, 3 janvier 1988, Cahier B
[" Ou*b«c, Le Soleil, dimanche 3 janvier 1968 y Grâce au progrès de ta néonatalogie Deux prématurés sur trois sauvés ?Grace au développement de la neonatulogie, on enregistre aujourd'hui des survies de l\u2019ordre de 70 pour 100 chez les prématurés dont le poids est inferieur à 1000 grammes, alors qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, il y avait peu d\u2019espoir pour ces enfants.Textes de Jean\u2018Claud0 PAQUET La néonalologie est une sur-sp^alité de la pédiatrie qui vise le traitement des maladies reliées à la prématurité.Au Québec, on compte 28 pédiatres qui ont acquis cette compétence particulière, dont trois oeuvrent à Québec et assument la responsabilité des deux unités de néonatologie (unités de soins intensifs pour nouveau-nés) du Centre hospitalier de l\u2019université Laval (CHUL) et de l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise.C'est le Dr Charles Carrier qui a créé la première unité de néonatologie au CHUL, en 1969, alors que le Dr Michel Masson a créé l\u2019unité de Saint-François-d\u2019Assise en 1976.Une étroite collaboration s\u2019est établie entre ces spécialistes depuis longtemps, de sorte que ces médecins et le Dr Jeanne Pichette, qui s\u2019est jointe à eux quelques années plus tard, dirigent les deux unitiés de néonatologie de Québec.Le CHUL, comme on le sait, n\u2019a pas d'unité d\u2019obstétrique mais, explique le Dr Masson, chef du département de pédiatrie de Saint-François d\u2019Assise et des unités de néonatologie du CHUL et de Saint-François-d\u2019Assise, cette unité de soins intensifs pour nouveau-nés pet aussi bien être reliée à la pédiatrie, comme c\u2019est le cas au CHUL qu\u2019à l\u2019obstétrique, comme à Saint-François-d\u2019Assise.L\u2019unité de néonatologie, explique le Dr Masson, est un service de soias intensifs où le nouveau-né est tenu sous constante surveillance, 24 heures par jour.A l\u2019hôpital Saint-François-d\u2019Assise, où l\u2019on enregistre environ 1800 naissances par année, l\u2019unité de néonatologie accueille 250 en- W ,\t,\t.\t\u2022\t4, I\t'\t^\t!.« SoMI.\tSt.WfT» Le taux de survie chez les prematures atteint les 70 pour 100.Un progrès considérable quand on pense qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps, il y avait peu d\u2019espoir pour ces enfants fants.dont 90 pour 100 sont des prématurés, nés entre 24 et 37 semaines de gestation.De ce nombre, environ 10 pour 100 pèsent moins de 1000 grammes.Les 10 pour 100 restants sont des enfants nés à terme mais at- teints d\u2019une maladie systémique ou de malformations congénitales.Un enfant prématuré, explique le Dr Masson, ce n\u2019est pas seulement un enfant trop petit, mais un enfant qui n\u2019est pas encore complètement formé.Les pou- mons étant les derniers organes à se former, c\u2019est ainsi que beaucoup de prématurés ont des problèmes respiratoires désignés sous le nom de maladie des membranes hyalines, mais on voit aussi différents autres types de problèmes, d\u2019ord»^ oculaire ou neurologique, ou encore des malformations congénitales affectant le coeur, les reins, les intestins ou d\u2019autres organes, et qui peuvent nécessiter une intervention chirurgicale.\u2019Si la malformation met en danger la vie de l\u2019enfant, on procédera le plus tôt possible à l\u2019intervention correctrice.Mais quand la vie n\u2019est pas en danger, on préfère reporter l\u2019intervention à un moment où l\u2019enfant pourra mieux le supporter.# ^ -ii \u2022\u2018'S.¦'\t.V /\tU» a- 'k.\t^\t\\ y y il XS»** >\\ \u2022% \u2022 ee O ^ \u2022 rr \"Qv\"' COfJSTEi., 'r -'£c< .AT On HORIZON SUD Les Six Constellations d\u2019hiver Le ciel le plus brillant de l\u2019année ?Orion, le Grand Chien, le Petit Chien, les Gémeaux, le Cocher et le Taureau, appelés collectivement les Six Constellations d\u2019hiver, offrent le plus grand déploiement d\u2019étoiles brillantes de toutes les saisons, y comprix Sinus, l\u2019étoile la plus scintillante de tout le ciel.Sises à l\u2019extrême ouest de cet ensemble, près du méridien, les constellations du Cocher et du Taureau occupent, en cette période de l\u2019année, une position idéale pour l\u2019observation.par Marie GREY La constellation apparaît comme un pentagone bien défini avec Nath à l\u2019une de ses extrémités.étoile que se partage également la constellation du Taureau, Capella, appelée «l\u2019étoile de la Chèvre» se distingue par sa couleur jaunâtre et s\u2019avère l\u2019étoile la plus brillante du Cocher.De toutes les étoiles de premières magnitudes (c\u2019est-à-dire scintillantes), c\u2019est elle qui se trouve le plus près du pôle nord céleste.Plus grande et plus lumineuse que le Soleil, mais de couleur et de température comparables à celui-ci, Capella est située à 45 années-lumières de la Terre et constitue la quatrième étoile la plas brillante de notre ciel nordique et la sixième plus .scintillante de tout le firmament.Près de Capella.un petit triangle formé d\u2019étoiles plus pâles appelées «les Chevreaux» laLsse pioindre une étoile exceptionnelle du nom d'Fpsilon.on ne peut vraiment expliquer la cause de cette variation.Une hypothèse laisse entendre qu Epsilon est une étoile double dont une composante, présumément noire et constituant l\u2019une des plus grandes étoiles connues, pourrait éclipser régulièrement une étoile plas petite et plus \u2019brillante, réduisant ainsi la luminosité qui se dégagé de l\u2019ensemble Les amas stellaires du Cocher À l\u2019aide de vos jumelles, cherchez les pâles taches de lumière qui permettent de locali.ser les amas d\u2019étoiles du Cocher.Li plus brillante se trouve a l\u2019exté- rieur du pentagone, près de Nath: d\u2019autres, plus pâles, sont situées à l\u2019intérieur de celui-ci.Bien qu\u2019agréables à regarder, elles sont cependant moins spectaculaires que les amas stellaires des Hyades et des Pléiades du Taureau.Le gigantesque Taureau Plus froide et beaucoup plus grande que le Soleil.Aldébaran.de couleur rouge, constitue la 13e étoile la plus lumineuse du ciel et localise l\u2019oeil droit étincelant du Taureau.Elle est située à 68 années-lumières de la Terre, soit deux fois moins loin que l\u2019a-mas stellaire appelé Hyades dont elle semble faire partie en raison de son alignement avec celui-ci vu de la Terre.L\u2019amas d étoiles appelé le.s Pléiades est situé à l\u2019ouest des Hyades dans l\u2019épaule du Taureau.La nébuleuse du Crabe En 10,54, des observateurs chinois et japonais identifièrent la présence d\u2019une nouvelle venue près de Zêta, au bout de la corne du Taureau située au sud.Tout à coup, là oû rien n\u2019avait été remarqué auparavant, apparut une étoile qui était suffisamment brillante pour être visible pendant le jour et qui, au cours de l\u2019année qui suivit, disparut graduellement.Cet événement constitua la premiere observation d\u2019une supernova.c\u2019est-à-dire de la mort violente d'une étoile de très forte magnitude Aujourd\u2019hui, les couches extérieures de l\u2019etoile qui furent catapultées lors de cette gigantesque explosion ont pris de l\u2019expansion pour former un pâle objet nébuleux appelé nébuleuse du Crabe, n faut disposer d\u2019un télescope assez puissant pour la voir.Vénus et Jupiter dominent le ciel du soir.Au coucher du Soleil.Vénus, l\u2019astre le plus brillant, apparaît as.sez haut au sud-ouest et Jupiter se retrouve bien haut au .sud.Mars et .Saturne se manifestent dans le ciel peu avant I aube; Mars, qui est identifiable à sa couleur rouge, est très haut au sud-est au lever du f^leil lorsque .Saturne .se trouve près de I horizon est. T 989 Quebec, Le Soleil, dimanche 3 janvier 1988 LES DOSSIERS Uéducation au Québec B-3 A l\u2019heure d\u2019une nouvelle réforme La transformation des commissions scolaires confessionnelles en commissions linguistiques sera au coeur des discussions dans le milieu de réducation durant toute la nouvelle année.?I-e ministre de l\u2019Education, M.Claude Ryan, et ses fonctionnaires semblent avoir développé un don pour se mettre en é\\i-dence à cette période-ci de l\u2019année.Pour une seconde année consécutive, quand vient le temps de se pencher sur les grands dossiers susceptibles de retenir l\u2019attention dans le monde de l\u2019éducation, au cours des 12 mois suivants, un chantier majeur s\u2019ouvre.par Richard HERAULT PERSPECTIVES L\u2019an dernier, c\u2019était la réforme de l\u2019enseignement professionnel.Cette année, c\u2019est la refonte de la centenaire loi sur l\u2019instruction publique.L\u2019année qui vient sera hors de tout doute marquée par les changements que comporte le projet de loi 107 rendu public il y a quelques jours.D\u2019après le « calendrier » fixé par le ministre, sa refonte devrait retenir l\u2019attention tout au long de l\u2019année.Une longue période de consultation incluant une commission parlementaire qui s\u2019échelonnera jusqu\u2019à la fin de l\u2019été a d\u2019abord été prévoie.M.Ryan a récemment confié au SOLEIL qu\u2019il s\u2019attend à voir une cinquantaine d\u2019organismes intéressés à faire valoir leurs points de vue.A la suite de la commission, ce sera au tour de l\u2019Assemblée nationale de se pencher sur ce projet de loi et sur un autre concernant les élections scolaires, en vue d'une adoption prévue vers la fin de l\u2019année 1988.Pour le moment, il est assez difficile de prévoir l\u2019accueil que recevront globalement les projets de loi.Seulement quelques réactions ont ete entendues jusqu\u2019ici et elles ne sont pas venues de ce qu\u2019il convient d\u2019appeler les « grands organismes».Ces derniers, comme la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec ou la Centrale de l\u2019enseignement du Québec, préfèrent en général consulter leurs membres avant d\u2019arrêter une position ferme.C\u2019est notamment le cas de la FCSCQ qui a demandé à M.Ryan un délai d\u2019environ six mois pour vérifier les opinions des membres dans chacune des régions.Lors de l\u2019assemblée générale, en mai, la fédération devrait normalement adopter sa position pour ensuite se présenter en commission parlementaire.Un corollaire Le noeud de la nouvelle loi sur l\u2019instruction publique, soit la transformation des commissions scolaires confessionnelles en commissions linguistiques, comporte une espèce de corollaire.Il s\u2019agit des modifications que le ministre vient aussi tout juste d\u2019apporter aux règlements des comités catholique et protestant du Conseil supérieur de l\u2019éducation.Projet de loi et règlements touchent la confessionnalité.Dans le premier cas, les commissions scolaires sont concernées; dans le second, on vise les écoles.Or, avant que les commissions vivent des changements, le gouvernement libéral a décidé d\u2019aller vérifier devant les tribunaux la validité constitutionnelle des changements qu\u2019ils désire apporter.Les changements aux règlements, quant à eux, entreront en vigueur pour la plupart dès juillet prochain de façon à être appliqués en septembre.Visant à renforcer la confessionnalité des écoles, ils ont été vivement contestés en commission parlementaire cet automne.Le ministre Ryan a accepté d\u2019apporter des amendements mais seuls les prochains mois révéleront si ceux- i \u2014 < I Depuis leurs débuts, les commissions scolaires ont toujours été confessionnelles au Québec.ci sauront satisfaire ses plus ardents opposants.Le français Un autre grand chantier mis en marche en 1986 devrait connaitre son dénouement en 1987.Il s\u2019agit de la qualité du français à l\u2019école.A la suite du piètre rendement des finissants du secondaire au premier examen de français écrit auquel ils étaient soumis, en mai 1986, M.Ryan avait lancé une vaste campagne de consultation auprès de tous les intervenants du milieu.Celle-ci s\u2019est déroulée durant la dernière année et les résultats en ont été officiellement dévoilés il y a quelques semaines.Restera donc à rendre public d\u2019ici peu le plan d\u2019ac- tion du ministère en vue d\u2019une implantation en septembre prochain.Mais la qualité du français ne se limite pas à des considerations ministérielles.La CEQ se joindra en quelque sorte aux efforts du MEQ en tenant, à la fin de janvier, un important colloque sur le sujet.Des initiatives de toutes sortes sont également à prévoir un jjeu partout dans les écoles du Québec en vue d\u2019améliorer la langue maternelle.Le ministre a aussi déjà mentionné son intention de se pencher sur la qualité des autres matières de base.Après avoir fait le point sur le français, il ne serait donc pas étonnant qu\u2019il se tourne vers l\u2019anglais et les mathématiques, par exemple, en 1988.Enseignement professionnel Li prochaine année sera au.ssi considérablement marquee par la poursuite de l\u2019implantation de la réforme de l\u2019enseignement professionnel au secondaire.Amorcée en 1987 par la mise en place du nouveau diplôme d\u2019études professionnelles, celle-ci connaitra, en septembre 1988, l\u2019entrée en vigueur du certificat d\u2019études professionnelles (CEP).Les résultats de la première phase ne sont pas encore complètement connus mais on peut d\u2019ores et déjà constater que certaines apprehensions de la CEQ, même si elles ne se sont pas entièrement concrétisées, étaient en bonne partie fondées.Les effectifs étu- diants ont continue a décroître, ce qui a entiainé des fermetures d\u2019options et de nombreuses mi.ses en disponibilité chez les maîtres.Outre l\u2019anivee du CFP, on devrait assister, au cours des prochains mois, à des débats acerbes sur la fameu.se «carte des op-tioas».A caase d\u2019un nombre décroissant d\u2019elèves et d\u2019un .souci de rationn;ilisation, certaines optioas, ou métiers, devront être enseignées dans un nombre réduit d\u2019endroits.Le ministre et .ses fonctionnaires .seront alors appelés a trancher et à octroyer certaines spécialités régionales, ce qui ne fera certes pas l\u2019affaire de toas.Les universités et les coupures budgétaires Des déficits qui s\u2019accumulent Dans les universités québécoises, la situation est critique.D\u2019année en année, les immeubles et les équipements de laboratoires se sont détériorés.Les collections d\u2019ouvrages scientifiques et de périodiques des bibliothèques sont devenues incomplètes.-AH- UNIVERSITE LAVAL L\u2019université Laval estime avoir perdu $60 millions en coupures budgéteilrM de toutes sortes, depuis dix ans.?L\u2019année 1988 n\u2019effacera sûrement pas les conséquences de dix ans de coupures budgétaires et de déficits chroniques qui ont élargi le fossé existant entre le Québec et l\u2019Ontario, au chapitre de la formation et de la recherche universitaires.par F Jean-Claude RIVARD PERSPECTIVES 88 De fait, 1987 a été une année financièrement pénible pour les universités québécoises.Celles-là même qui s\u2019étaient habituées à gérer l\u2019austérité et a équilibrer les budgets n\u2019ont pu éviter les déficits.Rien n\u2019indique qu\u2019en 1988 la situation va s\u2019améliorer.Pour parer au plus urgent, il aurait fallu dégager $175 millions.Le ministre Ryan n\u2019a pu obtenir plus que $40 millions.C\u2019est un premier pas mais encore insuffisant Dans les universités, la situation est critique.D\u2019année en année, les immeubles et les équipements de laboratoires se sont détériorés.Les collections d\u2019ouvrages scientifiques et de périodiques des bibliothèques sont devenues incomplètes.On doute de la qualité de l\u2019enseignement et malgré les dizaines de millions investis dans la recherche subventionnée, la vie scientifique laisse a désirer.D\u2019autant plus que les universités ont du mal à supporter, seules, les coûts inhérents à la recherche.« Les universités ne sont pas encore .sorties du bois », comme disait récemment le recteur de l\u2019Université de Montréal et président de la Conférence des recteurs d\u2019universités (CREPUCî), M Gilles Cloutier Les étudiants dont on connaît la condition économique et sociale pénibles ne sont pas davantage sortis du bois car c\u2019est dans leurs gous.seLs et par des moyens plus ou moias subtils que l\u2019on sera désormais tenté d\u2019aller chercher les fonds qui manquent Par ailleurs, il faut éviter le leurre des déclarations ronflantes relatives aux levées de fonds et aux campagnes de souscription.Leur produit réel ne .semble pas exactement celui décrit.De déficit en déficit De déficit en déficit, les universités essaient donc, tant bien que mal, de convaincre que les dépenses faites dans l\u2019enseignement supérieur sont un investi.s.scment dans l\u2019économie de demain, .surtout a l\u2019heure du libre-échange où les Québécois doivent devenir meilleurs, plus compétitifs et performants Pour sa part, l\u2019université Laval estime avoir perdu $60 millioas en coupures de toutes .sortes, depuis dix aas.Cette année, elle gère un budget d\u2019opérations de $.302.5 millions dont $8.3 millions sont corLsacrés aux immobilisations.Le déficit prévu est de $4.8 millions et le déficit accumulé de $9.2 millions.À l\u2019université du (Juébec et dans ses constituantes, ce n\u2019est guère plus ro.se.Si l\u2019université d\u2019État semble avoir la sympathie naturelle du gouvernement, notamment à cause de ses missions spécifiques, elle est, par contre, la plus contrôlée de toutes les universités québécoi.ses et c\u2019est probablement celle où l\u2019on a le plus coupé dans les dépeases et dans l\u2019allocation des ressources, entraînant de graves malaises internes.Sur un budget de $.350 millioas, rUQ entrevoit, en 1987-1988, un déficit d\u2019opération de $3.1 millions et un déficit accumulé de $10.4 millioas La course aux clientèles A l\u2019heure où décroit le nombre des diplômés de cégeps entrant a l\u2019université, a l\u2019heure aassi ou le gouvernement favorise la démocratisation de l\u2019easeignement su-péneur, les universités courtisent, de plus en plus, les clienteles non traditionnelles, plus spécialement les femmes et les personnes déjà sur le marché du travail.A Laval, le tiers des quelque .35,000 émdiants sont à temps partiel On les retrouve surtout dans des programmes «courts» ou de perfectionnement peu di.spendieux à organiser et qui rapportent gros.L\u2019étudiant désireux d\u2019ac-ceder à un grade universitaire n\u2019a pas toutes les garanties de pouvoir passer a un grade supérieur par cumul de crédits ou de certificats Dans certains cas.les étudiants ne se voient créditer que des « unités d\u2019évaluation continue ».Les étudiants Les droits de scolarité étant gelés depuis 1976, ju.squ\u2019à la prochaine élection provinciale, les universités n\u2019ont donc pas d\u2019autre solution que de prendre des moyens détournés pour aller chercher daas les gou.s.sets des étudiants les fonds qui leur manquent: imposition des frais afférents pédagogiques ($1(X)) autorises par le ministère.perception de frais afférents prjur rorgani.sation d\u2019activités socio-culturelles même si les etudiants n\u2019en ont pas besoin (v.g.les étudiants à temps partiel, a lijval), frais de location pour les locaux utilisés, utili.sation de monopoles exclusifs (alimentation, permis de boi.s.son.services de photocopie, vente de volumes et de notes de cours, etc ), perception de coti.satioas de toutes .sortes, etc.L\u2019addition de ces montants va parfois créer un écart marque d\u2019une université a une autre Ainsi, il en coûte près du double pour suivre, a temps partiel, tel ou tel cours de perfectionnement donné a laval comparativement a ce qu\u2019exige la Télé-Université ou « l\u2019Université de Rimouski » (UQAR) ou « l\u2019Université de Trois-Rivières » (UQTR) dans leurs centres régionaux (lévis, .Sainte-Foy ou Saint-Georges).La création de fonds étudiants, au moyen de cotisations spéciales, pour pourvoir les facultés de laboratoires convenables est au.s.si appelé a se généraliser A laval, les etudiants en sciences et génie y verseront, des janvier.$65 par session, s\u2019inspirant en cela d\u2019expériences tentées a McGill, a Concordia et a Toronto.Les moyeas financiers des étudiants semblent pourtant limités, si l\u2019on .se réfère a l\u2019étude publiée l\u2019an dernier par Stati.sti-que (Québec .sur le mode de vie de l\u2019étudiant au niveau post-secondaire.On y fixe a $8,000, par année, le coût des études universitaires de celui qui habite en appartement.$5,2.55, pour celui qui loge sur un campus, $3,400 pour celui qui demeure daas sa famille.Six étudiants sur dix ne reçoivent aucune aide de leurs parents.Lorsqu\u2019elle exi.ste, cette aide est en moyenne de $1,667, par année .Sept étudiants sur dix doivent donc travailler pour pouvoir étudier.l B-4 Quebec, Le Soleil, dimanche 3 janvier 1968 LA PAGE ÉDITORIAL PrMtdam du conaail d adminaifabon mCRKE oes MAfUIS N PrMKtarx «I Ed
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