Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

Le soleil, 1998-10-28, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE SOLEIL Montréal, mercredi 28 octobre 1998 Le plaisir de vivre La joie de vivre, les moments de satisfaction profonde, les amours, les efforts, même douloureux, tout cela s'amalgame et se fond pour donner le tableau d'une vie humaine.Comment bien la vivre cette vie unique?Comment en goûter toute la saveur, en faire une belle histoire, une oeuvre d'art qui a «de la gueule»?Certains des matériaux ne s'achètent nulle part et il faut parfois les conquérir de haute lutte.Quel est le sens de tout cela?À nous de le trouver, semble-t-il.Heureusement, quelques penseurs éclairent pour nous la route.Ce fascicule, le dernier de la série rédigée par notre collaboratrice Carole Thibaudeau, propose quelques pistes à suivre.Bonne lecture.Textes: Carole Thibaudeau, collaboration spéciale Graphisme : Sylvie Larouche Illustrations : Steve Adams Sommaire Santé mentale\t2 Estime de soi, équilibre 4\t Joie de vivre\t6 Les quatre clés\t7 Familles épanouies\t8 Chercher un sens\t9 Vide existentiel 10 BlETsl au Quotidien \u2018 .LE BONHEUR, ¦%- / X /¦ (isatim ai sécurité stirriutation su I la* bsaolMdi^ base «ont sattefaHs émargent daa besoins supérieurs, sufvant la pyramide d* Abraham Maslow.« Pour ^ être en paix avec hit-méme, écrivait le célèbre psychologue, le musicien doit faire de la musique, le peintre doit peindre, la poète doit écrire.Ce qu\u2019un homme peut être, il doit Têtre.Nous appelons ce besoin la réalisation de soi.» Nous prenons ions I \u2022\t\u2022 plaisir à bien vous servir! Service.s d\u2019a.ssurancc de personnes et de placement.Assiir.int O vie Desj.irclins-Laurentienne CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGÉ DIFFÉRÉNT.ÉN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DÉ COULÉUR Gains et pertes 90 \u2022 \u2022 \u2022 La dernière enquête de Santé Québec indiquait une augmentation du niveau de détresse de la population québécoise.En 1993, 26,3% des Québécois de plus de 15 ans affichaient un niveau de détresse élevé, comparé à 19,4% en 198Â Un tel niveau ne signifie pas que la santé mentale n'est pas bonne.La détresse peut s'expliquer du fait que «notre réseau élargi se dissout de plus en plus, ce qui rend chaque individu un peu plus vulnérable», dit Bruno Fortin.Les familles sont peu nombreuses, les exigences du travail sont de plus en plus grandes.On voit de plus en plus de jeunes adultes qui n'ont pas de «noyau stable» en eux.«Ils n'ont pas connu assez de stabilité dans leur enfance pour développer leur identité au contact d'une \"figure d'attachement\"», explique M.Fortin.Souvent, ils n'ont pas développé non plus de tolérance à la frustration, et ils sont constamment en train de négocier pour avoir plus.«C'est dommage, estime-t-il, que chaque enfant n'ait pas eu un adulte \"fou de lui\", comme le dit si bien le psychologue Camil Bouchard.Les couples fluctuent et les emplois sont précaires.Pas facile de grandir dans ces conditions.» En revanche, il y a des avantages aux temps que nous vivons.Le niveau de psychologie ambiant n'a jamais été aussi élevé.De plus, nous sommes exposés a une grande diversité culturelle, ce qui nous permet de relativiser notre point de vue et de ne plus croire en des vérités absolues.La santé mentale selon l'OMS a santé mentale favorise le bonheur.C'est une des choses les plus précieuses à préserver, à soigner chaque jour.Voyons la définition qu'en donne l'Organisation mondiale de la santé.Elle exprime bien les différentes comjxrsames de la santé mentale.«UOrganisation mondiale de la santé définit une personne en bonne santé mentale comme une personne capable de s'adaphr aux diverses situations de la vie, faites de frustrations et de joies, de moments difficiles à traverser ou de problèmes à résoudre.Une personne en bonne santé mentale est donc quelqu 'un qui se sent suffisamment en confiance pour s'adapter à une situation à laquelle elle ne peut rien changer, ou pour travailler à la modifier si c'est possible.Cette personne lit son quotidien libre des peurs ou des blessures anciennes qui pourraient contaminer son présent et perturber sa vision du monde.De plus, quelqu 'un en bonne santé mentale est capable d'éprouivr du plaisir dans ses relations ai\u2019ec les autres.Bref, posséder une bonne santé mentale, c'est parvenir à établir un équilibre entre tous les aspects de sa lie: physique, psychologique, spirituel et social.La santé mentale est liée tant aux valeurs collectives dominantes dans un milieu donné qu 'aux valeurs propres à chaque personne.Elle est influencée par des conditions multiples et interdépendantes telles que les conditions économiques, sociales, culturelles, environnementales et politiques.Toute condition qui nuit à l'adaptaticm réciproque entre la personne et son milieu, comme par exemple la pauvreté, la pollution ou la discrimination, constitue un obstacle à la santé mentale.À Tinx\u2019erse, toute condition qui facilite cette adaptation réciproque, comme par exemple la distribution équitable de la richesse collective, l'accès à une éducation de qualité, ou à un environnement sain, favorise et soutient la santé mentale.Dans cette perspective, la santé mentale peut également être considérée comme une ressource collective à laquelle contribuent tout autant les institutions sociales et la communauté entière que les personnes considérées individuellement.» D'une manière plus pratique, on peut dire que la santé mentale est la façon dont une personne pense, se sent et agit dans la vie, résume l'Association canadienne pour la santé mentale, dans un document intitulé L'Équilibre en tête.Elle reflète la perception qu'une personne a d'elle-même, des autres et de son existence.La santé mentale a une influence sur la vision qu\u2019on a de la vie et sur la manière de relever les défis et de résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés.¦ La richesse des liens \u2022 \u2022 \u2022 Des relations saines, c'est-à-dire des relations réciproquement satisfaisantes avec les gens, voilà ce qui reste au moment de faire son bilan.Cette capacité d'établir des relations saines reste une richesse tout au long de la vie, diminue le risque de suicide et réchauffe le coeur quand tout va mal.La capacité d\u2019être engagé et fidèle, en amitié et en amour, est un gage de bonheur.« Le respect des autres et la sensibilité à leurs joies et souffrances permettent de créer des ponts, de tisser des liens qui deviennent la toile de fond de l'ensemble de votre vie, écrit le psychologue Bruno Fortin.Ces relations fournissent un milieu de vie propice au maintien de votre santé mentale.L'accès à ses propres émotions et la capacité de les exprimer contribue également beaucoup à la santé mentale.«Prenez l'habitude de rechercher une image qui reflète vos sentiments, conseille M.Fortin.On peut dire: «Je me sens comme si j\u2019étais en prison.» ou bien :«Je me sens comme si je venais de gagner le million.» I! MILLÉNIA III FONDS POUR UNE ÈRE NOUVELLE Les Fonds Millénia III sont établis par L'Impériale, compagnie d'assurance-vie.VCStlSSCZdansyotre bien-être avec les Fonds distincts Millénia III.www.avdl.com/millenia Desjardins-Laurentienne CLICHÉ RÉPÉTÉ Â ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR Etre un ami pour soi-même \u2022 \u2022\u2022 Êtes-vous un bon ami pour vous-même ?C\u2019est la première pierre à poser à l'édifice de la santé mentale, celle sur laquelle repose l'estime de soi.«Il y a des gens qui se traitent eux-mêmes comme des bêtes, qui ne cessent pas de se malmener mentalement», dit le psychologue Bruno Fortin, auteur du livre Prendre soin de sa santé mentale, un guide simple et concret pour développer progressivement un meilleur état de santé mentale.«Il faut être pour soi un chum sincère, poursuit M.Fortin.Si on fait un bon coup -une tarte aux pommes, un petit ou un grand succès -, on se félicite.Si on a des problèmes, on s'encourage, on s'aide.Il faut être dans son propre camp.» De bons amis essaient de se connaître.« Il y a des gens qui ne savent pas quoi répondre si on leur demande quelle est leur musique préférée, explique M.Fortin.Il faut prendre le temps d'identifier ses forces et faiblesses, ses centres d\u2019intérêts.» Se comporter en ami envers soi-même, c'est aussi se prendre comme on est.«Cela ne veut pas dire de se résigner à l'insatisfaction, mais cela signifie sûrement d\u2019accepter de partir d\u2019où on est.» Estime de soi, ¦g; # estime de soi, basée sur le fait qu'on est un bon ami pour soi-même, se nourrit aussi de confiance en soi.« Ça, (,'a vient avec la pratique, affirme le psychologue Bamo Fortin.Beaucoup de gens se souviennent d'avoir été bons dans les spoas quand ils étaient jeunes, d'avoir été foas aux échecs, bons à la guitare, etc.On se sen de ça pour réaliser qu'on peut apprendre à devenir bon dans quelque chose.» Enfin, l'estime de soi et aussi le bonheur se nourrissent de la conscience d'être en train de se développer, de s'améliorer.« Lorsqu'une personne se trouve pour la première fois dans mon bureau de psychologue, je la félicite, relate M.Fortin.Elle a posé un geste pour améliorer sa personne et sa vie, pour favoriser son estime d'elle-même.On peut être fier de soi à chaque lois qu'on s'informe pour grandir, dans des livres ou dans un fascicule.» Un état d'équilibre en mouvement Après l'estime de soi, un élément de santé mentale à peaufiner encore et toujours est l'état d'équilibre en mouvement.Une fx'rsonne très émotive, impulsive, doit apprendre à réfléchir avant d'agir (ou de parler).A l'op(>osé, une [X'rsonne rigide doit apprendre à renouer avec ses émotions.« Les émotions contiennent beaucoup d'informations dont il ne faut pas se priver, explique le psychologue.La tristesse nous en apprend sur notre manque, l'anxiété sur une menace possible; la colère indique que quelque chose ne se passe pas comme on le voudrait, etc.» L'équilibre lace au stress est important aussi.«Il est bon de devenir plus compétent à gérer son stress, à tolérer la Irustration.» Cet équilibre si enviable n'est pas statique tuais dynami(|ue.«On peut tomber |)ar terre, se relever, se remettre en selle et finir par trouver un équilibre supérieur.Autrement dit, on a[)prend de nos erreurs et de nos soutlrances ».IJ [trésence d'un idéal stimulant, (jui nous propulse en avant, lait |>artie de l'équilibre.« On peut y trouver une définition du bonheur, dit M.Fortin : avancer suffisamment dans la réalisation de quelque chose ((ui nous tient h ctx\u2019ur.I.'objeclil n'a jtas Ix-soin d'être très élevé.Simplement de voir qu'on Iranchit les étapes qu'on s'était engagé à suivre, cela rend heureux.» ¦ Une perception juste de la réalité est un élément très im|H)nant de santé mentale, selon les psychologties.Cela signifie entre autres d'évaluer son niveau de compétence de façon réaliste.Evaluer aussi avec réalisme la quantité d'énergie que demande un projet et la quantité d'énergie dont on dispose.« Si vous surestimez l'énergie requise pour régler un problème ou entreprendre un projet, vous trouverez que ça ne vaut même pas la peine d'essayer et vous perdrez une belle occasion d'apprendre quelque chose qui vous aurait accompagné toute votre vie, souligne le psychologue Bruno Fortin.En revanche, si vous sous-estimez l'énergie requise pour mener à bien un projet, vous risquez de vous épuiser.» Une perception réaliste est importante également pour évaluer notre propre contribution à ce que l'on vit.Si une femme se plaint de ne rencontrer que des hommes alc(X)liques, elle doit se demander si elle ne devrait pas les rencontrer ailleurs que dans les bars à trois heures du matin.« Lorsque vous identifiez un problème, demandez-vous ce que vous pouvez faire différemment dans cette situation, écrit Bruno Fortin.Les problèmes relationnels sont souvent comme une joute de tennis : pour mettre fin au jeu, vous n'avez pas à attendre que l'autre cesse enfin de vous renvoyer la balle, il suffit de déposer votre propre raquette.» L'autonomie L'autonomie est une valeur très nord-américaine, dit Bruno Fortin.La sensation d'être au volant dans la vie, celle qu'il y a ce qu'il faut dans l'univers pour satisfaire ses désirs.Dans d'autres Un regard réaliste ' À'th cultures, se sentir au service de sa famille est plus valorisé et valorisant que l'autonomie de la personne.« En fonaion de son âge, de son éducation, de son revenu et d'autres ressources, on s'attend à ce que chaque individu évolue de la dépendance envers ses parents à l'autonomie morale, économique et émotionnelle, poursuit le spécialiste.Cela ne veut pas dire de ne jamais demander de l'aide.On peut souhaiter être relativement autonome tout en ayant la ftossibilité d'avoir recours aux ressources de notre entourage.» Cependant, il est habituellement plus efficace d'affronter seul un problème.« Aucune autre ptersonne que vous ne possède toutes les informations sur vos désirs, vos goûts et vos aspirations, souligne M.Fortin.Même lorsque la vie conjugale ou familiale tKcupe une grande place dans votre vie, il est plus satislaisant d'être capable de développer une capacité à satisfaire soi-même une partie imponante de ses besoins.» L'autonomie signifie également une bonne capacité d'exercer son jugement, de s'organiser, de planifier et de prévoir les conséquences de ses aaes.Enfin, M.Fortin inclut dans les qualités d'autonomie la capiacité de surmonter ses émotions de dépression, d'anxiété ou de colère.Souvent, on recommence à prendre le contrôle de sa colère lorsqu'on reconnaît que nos attentes déçues en sont la source.Une bonne façon de contrôler sa colère consiste à se concentrer sur ce qu'il y a à faire pour atteindre son but.Enfin, plus on développe une habileté à exprimer nos insatisfartions et nos désirs, moins la pression interne de colère est élevée.¦ Chaque \u2022\tPrendre le temps de penser, c'est la source du pouvoir.\u2022\tPrendre le temps de te distraire, c'est le secret d'une perpétuelle jeunesse.\u2022\tPrendre le temps de lire, c'est la fontaine de la sagesse.\u2022\tPrendre le temps d'aimer et d'être aimé, c'est un privilège divin.\u2022\tPrendre le temps d'étre aimable, c'est le secret du bonheur.\u2022\tPrendre le temps de rire, c'est la musique de l'âme.\u2022\tPrendre le temps de travailler, c'est le prix du succès.\u2022\tPrendre le temps de te reposer, sans quoi tu ne pourras jouir d'aucun privilège.» Un ancien poème irlandais, tiré de Le bonheur à portée de la main, de Colette Maher. Marginaux et en santé Penser et vivre «normalement», c'est-à-dire comme tout le monde, ne nous laissent pas suffisamment de latitude pour développer des relations harmonieuses avec nous-mêmes et avec les autres, ni pour les soigner quand, à force d'être négligées, elles finissent fatalement par aller mal, disent les auteurs des Quatre clés de l'équilibre personnel, Jacques Lafleur et Robert Béliveau.«C'est pour cela que presque tout le monde est malade ou du moins fatigué.Vivre en santé exige une certaine marginalité.» La marginalité proposée ici s'appuie sur le désir de mieux se connaître soi-même et de vivre selon ses aspirations tout en respectant scs limites du moment, plutôt que de s'obliger à vivre comme les autres le voudraient.Elle est basée sur le développement d'un bon niveau d'autonomie, qui s'étend tout naturellement à des relations saines avec les autres.Elle s'appuie sur le désir et le choix d'être bien plutôt que sur la compulsion à être « normal ».mBium vivre La joie de vivre est le principal indicateur de santé pour l'omnipraticien Robert Béliveau et le psychologue Jacques Lafleur, tous deux voués à la recherche de l'équilibre pour leurs patients de la Clinique de réduction du stress d'Anjou.Tous deux se sont employés à décrire les bases de cette joie de vivre dans Les quatre dés de l'équilibre personnel.Ces quatre clés sont schématiquement représentées dans l'illustration de la page?.Elles se résument à: s'occuper activement de ses symptômes de stress, doser ses tKcasions de stress, mieux répondre aux situations de stress (ne pas rester inhibé), et assouplir ses attitudes.Vivre sainement, disent les auteurs, c'est beaucoup plus que de cesser de fumer, bien manger et faire régulièrement de l'exercice physique.Vivre sainement signifie notamment « que l'on poursuit des buts sains et réalisables qui donnent du sens à notre vie, et qu'on le fasse sans constamment dépasser nos limites.» Vivre plus sainement, c'est donc mieux tenir compte de notre corps, soit, mais aussi de notre vie affeaive, de notre désir d'apprendre, de notre besoin d'être utile.«C'est vivre en fonaion d'aspirations saines et développer plus d'harmonie en nous pour mieux répondre à tout ce à quoi on est exposé.» Dans le schéma, l'élément répttnse a une importance stratégique.Inhiber l'expression de ses émotions, par exemple, est tout aussi dangereux pour la santé, sinon plus, que de consommer des aliments contenant du cholestérol ou de fumer.« Inhiber, c'est-à-dire se soumettre, endurer, souffrir en silence, dire oui quand on pense non, refouler nos émotions, est un risque majeur », disent les auteurs.Exprimer et agir avec compétence sont nos meilleurs outils pour faire face sainement à tout ce qui nous arrive.¦ ¦f Assurance fl VOYAGE Ne laissez pas les imprévus gâcher votre ^ Desjardins VUS I \u2022\t\u2022 plaisir. Quatre clés contre la dépression Une perspective psycho-sociale Occasions de stress Réponse \" Expériences de vie -Pertes -Changements -Conflits.-Facteurs de protection réseau social.rsonne : ttitudes, maturité et compétences Bio-Psycho-Social Signes et symptômes Bio-Psycho On peut travailler sur chacune des quatre clés en interaction pour prendre soin de sa vie.Tableau repris avec la permission de Robert Béliveau Les quatre clés peuvent s'avérer utiles pour ceux qui veulent guérir d'une dépression avec autre chose que des médicaments, ou en plus des médicaments.« Mes patients veulent être accompagnés par quelqu'un qui croit que les humains ont le pouvoir de se transformer et de grandir, relate le dtKteur Béliveau.Ils préfèrent avoir foi en l'humain plutôt qu'en une pilule.« Il est bon d'amorcer une discussion sur cette question du traitement de la dépression.Il n'y a que 65 à 70 % des gens qui réagissent bien aux antidépresseurs.Les médicaments ont leur place et nous ne nions pas l'aspea biologique de la maladie.Mais nous mettons l'accent sur \u201cprendre soin de sa vie\".» ¦ Il y a toujours quelque chose à faire \u2022 \u2022 \u2022 Chaque jour, nous faisons face à des événements qui mettent à rude épreuve notre santé mentale.Les demandes exagérées au travail et à la maison, les difficultés à stationner, le niveau sonore qui dépasse souvent les bornes, les bouffées d'air pollué, cela n'en finira-t-il donc jamais?Nous sommes équipés pour retrouver notre équilibre, mais parfois, on touche la limite et il arrive aussi, malheureusement, qu'on la défonce.Cependant, il existe toujours des solutions, des moyens, des choses à essayer pour améliorer notre bien-être.Le plus important, même si on ne veut pas toujours l'admettre, n'est pas nécessairement la résolution du problème que le sentiment d'estime de soi qui se manifeste lorsqu'on essaie de le résoudre.«Affronter un problème fait croître, qu'on le résolve ou non », écrivait Élizabeth Kübler-Ross, dans son livre La mort, dernière étape de la croissance.Bien sûr, on préfère le résoudre.Ça encourage dans la vie et ça diminue les niveaux d'anxiété et de stress.voyagez avec A votre cais.se compagnon 1 800 463-7830 www.avSLcom\tK idéal! Assur.inti' vie Desj.irdins-L.iurenlienne 8 Le compte émotionnel \u2022 \u2022 \u2022 Ouvrir un \u2022 compte émotionnel» et y faire plus de dépôts que de retrait, voilà la caractéristique majeure d'un comportement «pro-actif» tel que le propose Stephen Covey, auteur de plusieurs best-sellers sur la réussite de sa vie.On peut dans le compte émotionnel faire des dépôts et des retraits.On «dépose» en posant des gestes qui accroissent la confiance au sein d'une relation.Les retraits symbolisent en revanche les gestes qui diminuent la confiance, par exemple se comporter de manière réactive au lieu d'insuffler notre propre dynamisme dans l'échange.Lorsqu'arrive un accident de parcours de ce genn , la «réserve» en banque compense, si le «solde» émotionnel est assez élevé.Une des façons de grossir le compte consiste tout simplement à poser des gestes gentils, délicats.Ce sont les «petits riens» qui comptent le plus.Dire «s'il te plaît», «merci», envoyer des fleurs sans raison, mettre un petit mot avec le goûter de ses enfants, téléphoner pour dire «je t'aime» en plein milieu de la journée, montrer sa gratitude, faire des compliments sincères, être reconnaissant à un moment ordinaire, juste parce que vos proches sont ce qu'ils sont.Les familles iH /S .J1 La famille est-elle votre priorité?Si oui, vous êtes comme la très grande majorité des parents.Pourtant, comme le fait remarquer Stephen Covey, auteur à succès {Les sept habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu 'ils entreprennent, Les sept habitudes des familles épanouies), notre monde est de plus en plus hostile, violent, difficile, et tout y semble organisé contre cette pierre angulaire qu'est la famille.Chaque situation est unique mais les parents se débattent tous avec les mêmes problèmes et affrontent les mêmes défis, constate cet auteur.Après avoir observé plusieurs familles y compris la sienne, M.Covey a décrit les sept habitudes de base et une poignée de principes invariables qui sont garants d'une famille heureuse.Les voici, bien succin-tement prc\u2019sentés : ¦im M t , Être pro-actif.Un membre d'une famille est pro-actif lorsqu'il choisit de ne pas être une viaime, de ne pas être en réaction ni de juger les autres, mais d'adopter plutcit une attitude « de l'intérieur de soi vers l'extérieur».Il agit selon ses valeurs plutôt que selon ses humeurs et les contraintes extérieures, fl développe ses quatre qualités; la conscience, l'éthique, l'imagination et la volonté indépendante.Savoir dès le départ où on veut aller.Cela veut dire que la famille construit son avenir en ayant une vision et un objertif pour chaque projet, important ou non.Elle ne vit pas au jour le jour.On peut élaborer des chartes personnelle, conjugale, puis familiale.Donner la priorité aux priorités.On en a parlé dans le fascicule no 7.Les familles déterminent leurs priorités d'après les chartes individuelles, conjugales et familiales.Elles prévoient des rendez-vous familiaux et des tête-à-tête affectifs.Passer des accords ^ «gagnant-gagnant»».Les membres de la famille pensent en terme de bénéfices mutuels.Ni égoïstes ni martyrs, ils recherchent des solutions qui profitent à eux-mêmes et aux autres.f_ Chercher d'abord à l® comprendre, ensuite à être compris.fV Utiliser l'effet multi-I \u201d plicateur de la famille (synergie).C'est le principe du tout qui vaut plus que la somme des parties.En d'autres termes, les membres de la famille ne recherchent pas un compromis (1 + 1= 1,5) ni une simple coopération (1 + 1=2), mais plutôt une coopération créative: 1 + 1= 31 j Renouveler ses î ' ressources.Développer les quatre domaines vitaux : physique, stKial, émotionnel, spirituel et mental.¦ Chercher lUl SCIIS Scion la psychologue Louise Lingdeau, la inédilaiion |)eul nous aider à approfondir le sens de noire vie.Nous avons tendance à vivre en fonction de valeurs extérieures et non de valeurs prolondénienl ressenties en nous, estiine-t-elle.« Une fois que nous avons épuist\u2019 les dillérents l)onlx)ns que la vie [X'ui nous ollrir, on ne trouve plus rien car on vit séparés les uns des autres, chacun pour soi autour de notre axe, explique-t-elle.On ne voit |>as notre interrelation.On détruit la nature même si nos propres enfants et |X\u2018tits-enlants vont payer {X)ur cela.On ne voit pas la vie en termes d'équilibre mais en ternies de ce qu'on peut lui soutirer.Comme société, c'est une la(,()n de [K\u2019iiser et d'agir suicidaire, décadente.La méditation nous lait reprendre coniacl avec notre nature prolonde et notre interdépendance avec le reste du monde.» l.e sens vient de quelque chose qui nous déliasse, qui est plus grand que nous, disent les philosoiihes.Comme l'affirme la liioc himiste Marilyn Ferguson dans Im révolution Ju cen-eau, il faut changer de paradigme : avoir une conscience du « nous» au lieu d'une conscience juste de soi.Pour mobiliser cette «conscience du nous», il faut des projets de sexiété, des leaders à suivre, dc*s olijeclifs de groufx', dit Mme Ixing-deau.Il ne s'agit pas de se déprimer à contempler la misère cpii sévit sur la terre, mais de se mobiliser en vue d'un avenir plus ixisilil.« C'est bien tieau de régler ses problèmes, ajoute la psychologue.On peut passer fjr H .'wf' T.' \"i».' i \u2022\u2022\u2022 ' I sa vie chez le \" psy \" à essayer de régler un problème et un autre.Mais on peut aussi faire le fcKUs sur une vision d'espoir à partir de laquelle on se mobilise et on construit.Avoir des enfants, bien les élever, est un exemple de dépassement de soi.Quand on se mobilise avec espoir, on a plus d'énergie, plus d'initiative et plus de plaisir à ce qu'on fait.» Avant de se mobiliser, il faut être capable de reconnaître quelles sont nos forces : ce qu'on aime, ce qui nous donne du plaisir.On |X'ut avoir des jx'tits buts ou des grands buts.« Quand je n'ai pas de but, un rien me fait tomber.Quand j'ai un but, je tombe aussi, mais je me relève vite », dit Louise Langdeau.Les livres de Martin Gray (Au nom de tous les miens.Les forces de la m'c) apponent des réflexions imjxrrtantes sur le sems de la vie.Voyons dans les textes suivants un autre auteur, Viktor Frankl, dont les réflexions sur le sens de la vie ne peuvent manquer de faire mouche dans l'âme de ceux qui cherchent.¦ Liberté \u2022 \u2022 \u2022 Quelle liberté reste-t-il lorsqu'on est prisonnier, privé de ses proches, de ses vêtements, de lecture et d'écriture, de son avenir même, lorsqu'on a froid, qu'on est exploité, brutalisé?Quelle possibilité de santé mentale?Viktor Frankl, dans Découvrir un sens à sa vie, affirme qu'on peut répondre en s'appuyant sur des faits vécus et des théories.Les camps de concentration prouvent que l'on peut toujours choisir.«Même si on le brutalise physiquement et moralement, l'homme peut préserver une partie de sa liberté spirituelle et de son indépendance d'esprit.» Le docteur Frankl relate les cas de ces prisonniers qui, dans les camps, allaient de baraque en baraque consoler leurs semblables et leur offrir leurs derniers morceaux de pain.Ils nous prouvent qu'on peut tout enlever à un homme à l'exception d'une chose, la dernière des libertés humaines, celle de décider de sa conduite, quelles que soient les circonstances.«Puisant dans la neurologie et la psychiatrie, je suis pleinement conscient que l'être humain est influencé par certaines conditions biologiques, psychologiques et sociologiques, écrit Viktor Frankl.Mais le fait que j'aie survécu à quatre camps de concentration m'autorise à témoigner de l'aptitude incroyable de l'être humain à défier les pires conditions imaginables.» Voyons, à la page suivante, comment le docteur Frankl aide ses patients à trouver un sens à leur vie. 10 Regarder à partir de la fin \u2022 \u2022 \u2022 En bout de piste, c'est la vie qui n'a pas été vécue qui nous fait mal, disent ceux qui accompagnent les mourants.«Une façon de s'aider à prendre une décision est de se demander si on va regretter ou non cette décision à la fin de sa vie, dit le psychologue Bruno Fortin.On peut aussi se demander comment on verra la chose dans deux semaines, deux mois.» Pour M.Fortin, la santé mentale consiste à chercher le bonheur, à développer son être autant que possible.« La pyramide des besoins de Maslow (illustrée en page couverture) est intéressante, mais les étapes peuvent s'inverser, souligne-t-il.Une personne peut choisir de passer des années en prison pour défendre des droits humains, ce qui est une forme de réalisation, alors même que ses besoins plus essentiels ne sont pas satisfaits.La santé mentale, c'est faire le mieux pour être à son meilleur.Il y a des personnes atteintes de cancer qui sont en excellente santé mentale mais qui ne sont pas contents pour autant.Le bon vieux proverbe s'applique : on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.» Pour Viktor FrankI, l'actualisation de soi «à la Maslow» ne saurait être un but à atteindre.«À faire trop d'efforts, on risque de ne pas y parvenir, dit-il.L'actualisation de soi n'est possible que comme \"effet secondaire\", lorsqu'on se dépasse en dirigeant sa vie vers quelque chose ou quelqu'un d'autre que soi-même.» Contre le Les jeunes Nord-Américains souffrent d'un plus grand vide existentiel que les jeunes Européens, d'après une enquête effecluée par le drKleur Viktor FrankI auprès de ses étudiants des deux côtés de l'Atlantique.Dixleur en médecine et en philosophie, psychiatre, Dr FrankI fait état de cette enquête dans son livre Découvrir im sens à sa vie.Les résultats révèlent que 25 % des répondants européens ont un degré plus ou moins marqué de vide existentiel, alors que ce pourcentage atteint les 60 % chez leurs homologues américains ! Le vide existentiel se manifeste surtout par un état d'ennui.« L'ennui qu'éprouvent leurs patients donne certainement plus de fil à retordre aux psychiatres que l'angoisse, écrit Viktor FrankI.Nombreux sont les suicides qui ont pour cause ce vide existentiel.On ne peut comprendre des phénomènes aussi répandus que la dépression, l'agressivité et la toxicomanie sans admettre le vide existentiel qui les sous-tend.» Lorsqu'on trouve un sens aux événements de sa vie et à sa vie elle-même, la soulfran-ce diminue et la santé mentale s'améliore.La question du sens de la vie atteint son paroxysme dans les circonstances douloureuses, et le docteur FrankI a eu I'tKcasion d'en découvrir chaque jour l'importance lors des trois ans qu'il a passé dans des camps de concentration et de ses 60 ans de pratique de la psychothérapie.«L'être humain a un besoin primordial de vide existentiel QUI SUIS-JE^ donner un sens à sa vie », alfirme-t-il.Alors que Freud diviit que les névroses des hommes découlent de leurs frustrations sexuelles, FrankI affinité que l'homme est frustré dans sa quête du sens de la vie : « Il ne cherche d'abord ni le plaisir ni la soufirance, mais une raison de vivre.» Le d(Xleur FrankI attribue le vide existentiel à la double perte qu'a subie l'homme en devenant un véritable être humain.Au début de son histoire, l'homme a perdu une partie des instincls fondamentaux qui régissent le conqionement animal.Devenu conscient de son existence, il doit maintenant faire des choix tout au long de sa vie.lü deuxième perte est survenue plus tard : c'est la fxrte des traditions.Désormais, ni l'instincl ni la tradition ne diclent la conduite de l'homme.Lorsqu'il ne sait pas ce qu'il veut, il lui arrive de régler sa conduite en fondion de celle du plus grand nomfire ou de se conformer aux désirs des autres.Ce n'est (las tant le sens global de la vie qui inqiorte.mais celui qu'on peut lui attribuera un moment donné, poursuit FrankI.Par exemple, à un homme déprimé qui pleurait depuis deux ans la mort de sa femme, le psychiatre a demandé ce qui serait arrivé si c'était lui qui était mort le premier.« Ma femme aurait été très malheureuse», a répondu le patient.I,e lait qu'elle soit partie en premier lui avait épargné fx-aucoup de souffrances.Le veuf trouva ainsi un sens à sa propre souffrance qui était le prix à payer pour que sa compagne ait été épargnée.Cette façon d'envisager sa [X-ine mit fin à sa dépression.Plusieurs px'nseurs arrivent à cette conclusion que la question du sens de la vie |X\u2018ut être inversée.« Ne vous demandez pas quel est le sens de la vie, comprenez que c'est à vous que la vie pose la uuestion, écrit la psychiatre Elizabeth Kübler-Ross, pionnière de l'accompagnement des mourants, dans Ia mort, dernière étape de la croissance.Alors trouvez ce qui vous allume, personne ne peut le faire à votre place ! » ¦ pr )ri- IX c ui li a nc )n 1 à logothérapie Viktor Frank! a mis ail point une appriKhe de psychothérapie qu'il a baptisée la « logo-thérapie ».(Logos en grec signifie raison.) Dans cette approche, la responsabilité est considérée comme l'essence même de l'existence humciine.En logothérapie, le théra-))eute essaie de faire voir à son patient quelles sont ses responsabilités.C'est à lui de choisir ce dont il veut être responsable, envers quoi ou envers qui.C'est pourquoi le logothérapeute est moins jxirté que le thérapeute traditionnel à imposer ses valeurs à ses patients, car il n'accepte pas de prendre la responsabilité à leur place.Une bonne fa(,i)n de se mettre dans l'ambiance « logothérapie » consiste à vivre comme si c'était la seconde fois qu'on s'apprêtait à faire les mêmes erreurs.« Imaginez que le présent est le passé, et que vous avez le pouvoir de changer le passé », propose Frankl.On se trouve ainsi confronté au caractère limité de la vie et au caractère irrévocable de ce qu'on fait de sa vie et de soi-même.Selon la logothérapie, on peut découvrir le sens de sa vie de trois façons différentes.Premièrement : à travers une oeuvre ou une bonne action.Deuxièmement : en faisant l'expérience de quelque chose ou de quelqu'un.Ce peut être l'expérience de la bonté, de la vérité, de la beauté, par exemple de prendre contact avec la nature ou avec une certaine culture ou - ce qui est encore mieux - de connaître le caraaère unique d'un être humain à travers l'amour.La troisième façon de trouver un sens à sa vie réside dans l'attitude à prendre devant une souffrance inévitable.Placé dans une situation désespérée, il reste encore à l'être humain la liberté de choisir l'attitude à prendre : mourir dans la dignité, assumer ses souffrances.« Lorsqu'on ne peut modifier une situation - un cancer incurable, par exemple, - on n'a d'autre choix que de se transfonner.« La souffrance n'est pas nécessaire pour trouver un sens à sa vie.Mais on peut trouver ce sens même à travers la souffrance, si celle-ci est inévitable.Si elle ne l'est pas, toutefois, il faudrait en éliminer la cause, qu'elle soit psychologique, biologique ou politique.Accepter de souffrir inutilement relève du masochisme plus que de l'héroïsme.Mais accepter de souffrir avec courage conserve à sa vie son sens jusqu'au dernier moment.» ¦ Pour vous aider à mieux Il Assurance IIÊ IsécurMe Desjardins Unr .nsiH.incc vie pour tes personnes de 50 .1 75 .ms.Le calendrier \u2022 \u2022 \u2022 ije ne me lasse jamais de répéter que les seuls aspects transitoires de la vie sont ceux qui sont à l'état potentiel, écrit Viktor Frankl.Actualisés, ils deviennent réalité et ils sont préservés dans le passé où ils sont conservés à jamais.» Frankl raconte la métaphore du calendrier.«Le pessimiste ressemble à l'homme qui voit avec tristesse son calendrier s'amincir de jour en jour.Par contre, la personne qui aborde avec enthousiasme les problèmes de la vie ressemble à l'homme qui range soigneusement les feuilles de son calendrier après avoir griffonné quelques notes à l'endos.Il peut se pencher avec joie et fierté sur toute la richesse contenue dans ces feuilles.Que lui importe de vieillir?Pourquoi regretter sa jeunesse?.11 est pleinement conscient de la richesse de son passé, qui contient non seulement la réalité du travail accompli et de ses amours, mais aussi de ses souffrances bravement affrontées.Cest encore de ses souffrances qu'il est le plus fier, même si elles ne peuvent pas inspirer l'envie.» de la vie.0 h;',: Assur.uwo vie Di'sj.irdiiis-I .uiri'iilit'iin.' BU-ir- ir au quotidien.c'est investir dans hmm Bien vivre au quotidien se résume à accomplir une foule de petits gestes.Manger sainement.Faire de l'exercice.Partager de bons moments en famille, entre amis.S\u2019offrir de petits plaisirs.une certaine qualité de vie.tout simplement! À l'Assurance vie Desjardins-Laurenticnnc, nous croyons que le maintien de votre qualité de vie passe aussi par une bonne planification de votre sécurité financière.C'est pourquoi nous sommes fiers d'offrir à nos 4 millions d'assurés une gamme complète de produits et services d\u2019assurance de personnes et de placement.Aujourd'hui, comme par le passé, nous demeurons votre partenaire privilégié pour l'atteinte et le maintien de votre équilibre financier.Assurance vie Desjardins-Laurentienne.votre partenaire en matière de santé.A partir du 23 novembre, la série complète des fascicules «Bien vivre au quotidien» sera disponible à votre caisse Desjardins, Les quantités spnt limitées.Assurance vie Desjardins-Laurentienne www.avdl.com "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.