Le soleil, 24 octobre 1998, Cahier D
[" Cahier I) LE SOLEIL Le samedi 24 octobre 1998 Pianotant sur un iMac, le muséologue autochtone Dominique Rankin est en harmonie arec le décor de l'exposition.En haut à droite: des objets traditionnels de confection récente.« NOUS, LES PREMIÈRES NATIONS » Modernité héri toge Avec sa nouvelle exposition permanente, le Musée de la civilisation propose une vision des autochtones qui n\u2019a rien de passéiste PI K R R K-Pa U L N O R E A U Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 Assis dans le café Internet de la p\u2019ande salle du Musée de la civilisation, Dominique Rankin pianote sur un iMac, le dernier-né du monde informatique avec ses lignes futuristes.Le grand Algonquin, qui porte la queue de cheval et le collier traditionnel avec des dents d\u2019ours, est en harmonie avec le décor de l\u2019exposition Nous, les Premières Nations.En lui s\u2019allient en effet modernité et héritage.T Sont présentés MO objets des il premières nations L'insertion d'écrans vidéo un peu partout sur le parcours de «Nous, Premières Nations» insqffle un élan dynamique à la présentation.out autour de cet îlot où naviguait cette semaine le muséologue autochtone et ex-grand chef de la nation algonqui-ne sont exposés .^)00 objets associés à l\u2019une ou l\u2019autre des 11 premières nations présentes entre les frontières du Québec.Malgré ces éléments d\u2019histoire, le regard posé sur les Abé-naquis.Algonquins, At-tikameks.Cris, Hurons-Wendat, Kanien\u2019kehakas (Mohawks), Innus (Monta-gnais), Inuit, Malécites, Micmacs, Naskapis est résolu ment actuel.« Nous avons \\Taiment voulu dépasser cette imagerie vieillotte et poussiéreuse des autochtones », explique Dominique Itilodeau.charge de projet.L\u2019équipe du Musée de la civilisation a réussi son pari, insufflant un élan dynamique à sa présentation.L\u2019insertion d\u2019écrans vidéo un peu partout sur le parcours n\u2019est certainement pas étrangère à cet effet d\u2019animation.11 faut d\u2019ailleurs voir sur l\u2019un d\u2019eux l\u2019ingénieux système de localisation des Inuit qui permet de connaître la direction, les distances et la disponibilité de nourriture avec de simples ; bouts de bois.Les effets de lumière, de couleurs (bleu foncé et orangé) et de structures ajoutent également au mouvement.La limitation au minimum du nombre de cloisons incite également l\u2019esprit du visiteur à demeurer ouvert à l\u2019égard de ces sociétés regroupant 70000 autochtones au Québec.PARTI PRIS L\u2019institution du Vieux-Fort ne cache pas son parti pris, qu\u2019elle affiche d\u2019ailleurs clairement par le titre Ao?/.?, les Prem ières Nations.Ce sont ces dernières qui s\u2019expriment.Le Musée de la civilisation s\u2019est en effet associé à des partenaires autochto-ÿ\tnés pour dévelop- per son concept.«Avec cette ex-position qui sera permanente, ex-t pliquait le direc-^ tear > Le souhait est d\u2019ébranler certains préjugés ^ ¦«.général Roland .Arpin lors de la visite de presse cette semaine, nous sommes au coeur de notre mandat.Nous pouvons voir le Québec dans son histoire et dans son présent, établir des ponts, tendre la main, favoriser la compréhension mutuelle.«Nous rendons ici hommage aux Premières Nations, en rappelant leurs histoires respectives, leurs a.spirations, leurs ambitions, en soulignant aussi leur apport à la société québécoise.» Le souhait manifeste des autochtones est d\u2019ébranler certains préjugés des non-autochtones québécois et d\u2019amener aussi les étrangers qui débarquent au Québec à dépasser le folklore de plumes, de « teepees », de tomahawks et de calumets dont ils sont friands.L\u2019exposition s\u2019applique à faire la démonstration d\u2019une prise en main des sociétés autochto- PHOTOS LE SOLEIL JOCELYN BERNIER L\u2019exposition aborde la rie d'aujourd'hui, tout en mettant en relief l'importance de l'histoire pour les peuples autochtones.soit en termes de développement social, de \\italité culturelle ou d\u2019essor économique.Politiquement, l\u2019enjeu des revendications territoriales et politiques en cours n\u2019est pas escamoté, mais posé en termes sobres.Voir MODERNITE en D 15 ?ARCHAMBAULT IA IMII'I t.KANDI MAIMEN 1)1 MtlMEJUt M HVKtS AU UtHKH TABJyONSl, .iïit'vaiBiiÈ ~ U\td# //¦ ; I 1 ! I [ li /!¦ ! U inox ?iTtr hni# l4 umtp-iAi* tk y iOa PARLONS ANGLAIS CD-ROM TIQANE Guy Gavriel Kay.Tome 1 et 2.MAIS OÙ EST DONC\tÉQÜINOX ASTÉRIX?\tCasta diva Promotion en viguour jusqu'au.31 octobra SYLVAIN LEUÈVRE Les choses inutiles VIVALDI Quatre saisons.Autres titres en promotion.Place Ste-FÔy \u2022 Vieux-Québec, 1095, rue Saint-Jean stationnement gratuit Place d\u2019YouwIle et Hôtel de Ville (1 heure) D 2 LE SOLEIL LK SAMKDl 24 OCTOBRK 1998 Etat de sièges ^ homo cinephilus eut une créature qui aime ses habitudea au même titre que Yhomo televisua aime .ses vieiiies pantoufies.Par exem-k pie, la place où il ira s'asseoir dans m une salie de cinéma n\u2019est pas iais-sée au hasard ou à la frivolité du moment, mais (»béit ie plus souvent à une implacable lo^que.'Puus les propriétaires de saiies vous ie diront ; ii existe des spectateurs qui, d\u2019une fois à l\u2019autre, vont toujours s\u2019asseoir au même endroit.Que la salle soit pieine ou vide.Moi-même, chaque année, lorsque je me pointe au Festival de Cannes, je suis sûr de retrouver dans la {jrande .salle Lumière un certain critique assis au même siège.Et si quelqu\u2019un lui chipe sa piace, on a parfois l\u2019impression que c\u2019est suffisant pour iui faire détester ie film, l\u2019aime d\u2019or ou pas.(lénéralement, la proximité avec i\u2019écran est proportionnelie à l\u2019âge.Autrement dit, pius on est jeune, pius on a le cou flexible et la rétine forte, plus on raffole des deux premières rangées.Pour toute autre personne née avant 1960, cette témérité peut conduire à une visite sine die chez le chiro ou l\u2019ophtalmo.1 Vrsonneliement, je préfère le premier tiers de l\u2019allée centrale, en plein milieu de la rangée.J\u2019ai toujours eu l\u2019impression hautement subjective qu\u2019on y avait la meilleure vue.À l\u2019occasion, lorsque je dois me taper un film dont j\u2019aurai détecté au préalable la haute toxicité intel- lectuelle, j\u2019irai m\u2019asseoir près de la sortie, avec une patte étirée dans l\u2019allée, prête à entraîner le reste de mon corps dans une fuite salutaire.Mais plus on est à l\u2019arrière, plus on se rapproche de ces spectateurs à la mine patibulaire et à la calvitie dissimulée par une calotte à la Normand L\u2019Amour, qui sirotent leur litre de Coke et fiagossent dans leur pop-corn comme des Fantomas.Selon un éminent porte-parole de la ligue de la moralité publique qui a longtemps fréquenté le Midi-Minuit dans le cadre de ses fonctions, s\u2019il y a des gi'stes répréhensibles à dénoncer dans une salle obscure, c\u2019est généralement à cet endroit qu\u2019ils sumcnnent.Dans ma grande naïveté, j\u2019ai toujours cru que tout le monde préférait l\u2019allée centrale.Or, une connaissance m\u2019a avoué « off the record » toujours s\u2019asseoir dans une des deux rangées latérales afin de ne pas avoir à subir durant la projt'ction les commentaires des « mémères » et autres «connards mangeurs de pop-corn», généralement regroupés au milieu.Je me suis senti visé, mais si peu.Une autre collègue m\u2019a indiqué choisir son siège de fayon stratégique, en fonction de la présence d\u2019adolescents dans la salle.Ce n\u2019est Normand Provencher GRAND ÉCRAN pas qu\u2019elle déteste les ados, elle en a déjà eu, la pauvre, mais elle préfère que son spectacle ne soit pas gâché par leurs fous rires et commentaires gras aux moments inopportuns.I.,e8 personnes de petite taille \u2014 et je ne parle pas nécessairement des nains \u2014 vont préférer s\u2019asseoir à un endroit où elles ne risquent pas de se faire obstruer la vme par un joueur de basket et sa coupe afro des années 70.Celles qui ont les jambes trop longues jetteront leur dévolu sur les sièges du bord afin de pouvoir les étirer comme bon leur semble (les jambes, pas les sièges.).Un collègue dont je tairai le nom par charité chrétienne croit même que sa préférence pour l\u2019allée de droite tire son origine de la position qu\u2019il occupait jadis au hockey.Suivant cette profonde logique, tous les anciens gardiens de but seraient à leur mieux dans la cabine de projection.Mais ce que je ne manque jamais d\u2019observer lorsque j\u2019attends le début d\u2019un film \u2014 et plutôt que d\u2019avoir à supporter les diapos-quizz insignifiantes des Galeries de la Capitale \u2014 c\u2019est le jeu de valse-hésitation des couples.On dirait un sketch d'Un gars, une fille.Monsieur et madame scrutent la salle, madame pointe du doigt un endroit, monsieur fait la moue.Ou vlce- versa.En deux mots, c\u2019est à qui mettrait l\u2019autre à sa plai'e.Avis aux amnésiques et à tous ceux qui ont eu la malchance de rater cette chronique la semaine dernière.J\u2019ai lanc*é un petit jeu interactif, dont le but consiste à me faire connaître, par courrier traditionnel ou électronique, les cinq séquences de films qui ont le plus marqué votre existence.Vos choix me parviennent avec une belle régularité.C\u2019est agréable à lire, surtout lorsque vous êtes clairs et concis.Ce qui n\u2019est pas le cas d\u2019un certain étudiant de l\u2019université Laval qui, incapable de se brancher, m\u2019a envoyé 16 choix.On se calme, mon homme, on se calme.On pourrait peut-être en enlever un ou deux.Que penserais-tu de « la prise de vue sur le rosbif après la décapitation de liUcy, dans Bram Stoker\u2019s Dracula» ?Jusqu\u2019à maintenant, ça va un peu dans toutes les directions.De la classique scène de douche de Psycho, à une autre tirée desBoys, où Bob (Mari-Messier) livre son discours sur l\u2019importance du mental.A ma grande surprise, quelqu\u2019un a même choisi cette séquence, extraite d\u2019un film dont j\u2019oublie le titre, où un gros bateau devient droit comme un menhir et coule à pic, entraînant avei^ lui un couple d\u2019amoureux qui retient son souffle.On se reparle de tout ça et de plus encore dans deux ou trois semaines, lorsque j\u2019aurai terminé la compilation de toutes vos cogitations métaphysiques.Lk s Je te parle, tu me partes, on se parle de sexe dans \u2022Your Friends & Seighbors».Ci-rontre, conrersation sur le siget entre Aeuvn Eckhart, Ben Stiller et Jason Patrie.i «YOUR FRIENDS & NEIGHBORS» chair Nor.ma.vi) Provenchkr Le Soleil triste ¦ Il n\u2019y a qu\u2019un seul et unique sujet dans Your Friendx dè Neighbors et U est vieux comme le monde : le sexe.Pas le sexe joyeux, mais le sexe dysfonctionnel et compliqué, capable de donner de l\u2019ouvrage sept jours sur sept à tous les docteurs Mailloux et Solange Harvey de ce monde.Qualifié de « conte moderne immoral » par son réalisateur Neil l.abute, ce petit film indépendant que Le Clap présente en version originale anglaise avec sous-titres, nage un peu dans les mêmes eaux que Le Déclin de l\u2019empire américain.Quinze ans plus tard, rien n\u2019a changé.Ou plutôt si ; s\u2019il existait à l\u2019époque un fos.sé entre les hommes et les femmes, il est devenu un gouffre.Iæs personnages .sont à peu près les mêmes : petits bourgeois frustrés qui pérorent sur leur insatisfaction sexuelle, leurs infidélités, leurs meilleures baises, et tout ce qu\u2019ils ont toujours voulu savoir sur la chose de leur copain et copine et qu\u2019ils ont le culot de leur demander.D\u2019abord Mary et Barry (Amy Bren-neman et Aaron Eckhart).Mariés, belle et grande maison, mais malheureux au lit.L\u2019homme, un peu narcissique, est plutôt du genre branleur, dans le sens populaire du terme, ce qui n\u2019est rien pour améliorer sa vie conjugale.Mary acceptera l\u2019invitation à coucher de Jerry (Ben Stiller), meilleur ami de Barry et professeur de théâtre, qui a la mauvaise habitude de trop jaser lorsqu\u2019il fait l\u2019amour.C\u2019est un peu pour cette raison que sa petite amie Terri (Catherine Keener), avide de silence libidineux, ira voir si l\u2019herbe est plus verte dans le lit d\u2019une femme (Na.stassa Kinski).il y aussi Cary (Jason l\u2019atric), copain de Barry et Jerry, un bonhomme à la sexualité ambiguë, qui passe ses journées à garder la forme en écoutant des enregistrements de sa propre personne, en train de feindre des élans d\u2019amour.« Si j\u2019étais une fille, moi j\u2019y croirais.» Cary aime les femmes, mais à l\u2019horizontale.11 est un peu le frère spirituel des deux machos du premier film très remarqué de l.,abute,/« The ('ompany of Men.Barry finira par savoir que Jerry se fait sa femme.Jerry finira par apprendre qu\u2019une autre femme se fait la sienne.Mary quittera Barry.Terri laissera Jerry.Et (jary, lui, attendra que l\u2019une des deux n\u2019en puisse plus pour se la faire.Comme dans une chanson de Vi-gneault, tout le monde est malheureux.Et tout le monde le restera inexorablement jusqu\u2019à la fin.Ne cherchez pas le « happy end », ce n\u2019est pas dans les habitudes du cinéma américain indépendant.Même s\u2019il ne tourne pas autour du pot \u2014et c\u2019est peut-être là son plus grand mérite\u2014 ce chassé-croisé sexuel finit néanmoins par tourner en rond.Ce drame n\u2019offre pas le caractère jouissif et cynique du Déclin.Nous avons plutôt affaire à un marivaudage pessimiste et sans âme où les personnages passent leur temps à se chercher sans jamais de se trouver.On en vient rapidement à souhaiter que Your Friends tê Neighbors ne soit pas le reflet de la réalité.Rien pour faire des enfants forts.?* YOUR FRIENDS & NEKJHBORS.Pro-me de mœurs écrit et réalisé par Sell Labute.Prod.: Jason Patrie et Steve Golin.Phot.: Sancy Schreiher.Dir.art.: Charles Breen.Vont: Joel Plotch.Avec Amy Brenneman (Mary), Aaron Ec khart (Barry), Catherine Keener (Terri), Sasta,ss ja Kinski (Chéri), Jason Patrie (Cary) et Ben Stiller (Jerry).États-Unis\u2014 I99H.Ih40.I6ans Polygram.Au Clap jusqu 'au 29 octobre.En version originale anglaise avec sous-titresfrançais.Inter net: uunr.elap.qc.ra L'Oiseau vert T?EH veh^ \\b\\ 659 .6710 11, 12, 13 re,20h LE SOLEIL 659-6710 En entier.bientôt! \\ M CARLO 60ZZI iiini fMitMi M MARCO MICONE NstfisctHMPAULBUISSONNEAU «(MMTIX DRAIRVILlf.ISABLllL DRMRVIlLi.HEiERE lOISEllE.JEAI-LOUIS MIIUÏÏE.LOUISE lUIlCOI SUZAIRE CHAMPASRE GHYSUUI ntEMBlAY liü DESGXIillS.FRLDEBIC DESAfiER, ADBERIPAUASCIO.LOUIS-PRILIPRE DARDERAUll PAUL CAiElET.PASCAL POVIIOT \" WM MCUM HUIW HMU PtaW WKIN ~ «D («Ml MMI IMHIIMI ¦\u2014*im mm \u2014 jim km \u2014 [«if nmmi \u2022m-'i m m 1\" décembre, 20h 659-6710 üillelfclil f snctlr laumapn LE SOI Fil Annick Bcrueron Stéphane Breton Violette Chauveau Monique Spaziani s.iVj Mircel Lctwuf \\ S %.61$: Les 30 et 31 octobre, è 20h PALAIS MONTCALM TflM^^^^jéJéphoniqu68 670-901 la» Le samedi 24 octobre 1998 LE SOLEIL 1) 3 DENIS VILLENEUVE Rendez-vous d\u2019août Normand Provencher Simone (Paocale Btuutières) et son meilleur ami (Alexis Martin), celui qui acceptera de lui faire un enfant, à condition qu\u2019il soit conçu dans le désert.Deux litres qui ramènent au temps qui fuit entre les doigts comme les grains de sable du désert où Simone (l\u2019ascale Bussières) se retrouve avec l\u2019hilippe (Alexis Martin), pour concevoir au nom de l\u2019amitié cet enfant dont elle est soudainement obsédée, après être sortie indemne d\u2019un accident de voiture.Comme si d\u2019avoir vu la mort en face la ramenait à la fragilité de la vie et à l\u2019importance de se projeter dans l\u2019avenir.IJesprit encore un peu embué par les quelques heures de sommeil volées dans l\u2019autobus Montréal-Québec, IX'nis Villeneuve raconte en ce jeudi matin frisquet que l\u2019idée de son film lui est venu « de façon très intuitive » et que, oui, l\u2019histoire n\u2019aurait peut-être pas pris la même direction si lui et sa blonde n\u2019avaient pas entretemps mis au monde deux bébés.« Avt>c ce film, j\u2019ai eu envie de m\u2019amuser sur la forme, avec une histoire ténue, un peu comme les films de la Nouvelle Vague.Je ne voulais pas d\u2019un truc lourd et architectural à la Atom Kgoyan, ni une structure standard en trois temps, comme on le fait depuis 200() ans », racon-te-t-il, en sirotant l\u2019expresso qui lui permettra d\u2019affronter l\u2019incontournable série d\u2019entrevTies entourant la sortie de son film.Le Soleil ¦ I\\)ur son prt'mier long métragi* solo après le t*oUeetif ro.s7wav, lX*nis Villeneuve a voulu fairt* un film qui lui ressembie.Une histoire simple et sans prétention, en prise din*ete avec la vie et quelques moments d\u2019éternité.Le résultat s\u2019appelle Un 32 (tout sur Terre, mais a failli s\u2019intituler\ten 37.K*.».\u2022.RENCONTRE MAJEURE Denis Villeneuve a beau n\u2019avoir que 31 ans, il possède une feuille de route et une maturité impressionnantes.tiagnant de la Course Europe-Asie en 90-91, réalisateur de quelques vidéoclips pour Daniel Bélanger, Kevin l\u2019arent.Beau Dommage et Le Cirque du Soleil, ses deux premiers essais dans le cinéma l\u2019ont conduit à chaque fois au Festival de Cannes.La dernière fois, avec Un 32 août sur Terre, en sélection officielle hors-concours.Encore une fois grâce au producteur Roger Krappier, à qui le jeune cinéaste voue une grande admiration.« Une rencontre majeure de ma vie », mentionne-t-il au sujet du «père spirituel » de la nouvelle génération de réalisateurs québécois.Cette sélection cannoise a eu des lendemains qui chantent pour Un 32 août sur Terre.Fort de cet impa(\u2018t publicitaire inespéré, son film s\u2019est retrouvé dans plusieurs autrt*s festivals, dont ct*-lui de Namur (où il a remporté le grand prix) et de Telluride, au Colorado.Dans l\u2019ensemble, la presse étrangère a chaleureusement accueilli son film.I.,es journalistes québécois un peu moins.Denis Villeneuve a la mémoire longue mais n\u2019est pas rancunier.«.Je me souviens que t\u2019avais écrit un papier assez rouyh.» (Tout en louant son imagination visuelle et technique, l.E SOLEIL avait alors déploré la timidité de son scénario et la faiblesse des dialogues) «Ça m\u2019a surpris, d\u2019ailleurs, que tu veuilles à nouveau me rencontrer», glisse Villeneuve, en faisant sienne une réplique d\u2019Alexis Martin : « F\u2019aut être souverain par rapport à la critique ».TOUT SIMPLEMENT LA VIE C\u2019est dans le désert de sel de Sait l,ake City que Villeneuve a envoyé Simone et l\u2019hilippe faire leur enfant.Un environnement mort pour donner la vie.C\u2019est à travers la course Europe-Asie qu\u2019il a découvert ces endroits très zens, qui forcent à l\u2019introspection et au recueillement.En Utah, Villeneuve et son équipe ont été accueillis à bras ouverts par les gens de la place.« Les Américains ont compris que le cinéma peut attirer beaucoup de touristes et faire travailler du monde.On m\u2019a offert gratuitement de tourner dans un aéroport.Au Québec, un hôtel nous a demandé 2.5000$ juste pour éteindre son enseigne lumineuse qu\u2019on ne voulait pas avoir en arrière-plan.» Aux jeunes qui caressent le rêve de se retrouver un jour derrière la caméra, Denis Villeneuve conseille de tourner aussi souvent que possible \u2014 « pour développer un oeil intuitif par rapport à la caméra »\u2014mais aussi de voyager, lire et cultiver son envie d\u2019apprendre, dans le but de faire des films qui s\u2019inspirent de la vie, la vraie.Tout simplement.?UN 32 AOÎJT SUR TERRE.Comédie dramatique écrite et réalisée par Denis ViUeneure./\u2018rod.: Roger Frappter.Phot: André Turpin.Dir.art.: Jean Bahin.Vont: Sophie Leblond.Mus.: Pierre Desrochers et Nathalie Boileau.Avec Pascale Bussières (Simone ), Ale.ris Martin (Philippe).Richard S.Hamilton (le chauffeur de tari), Serge Thériauit (l\u2019automobiliste).Emmanuel Bilodeau (l\u2019ami de Philippe) et PauleBaillarge(m (le médecin).Québec \u20141998.Général.France Film.Aux Galeries de la Capitale.Il SOLIIL PATRICE LAROCHE Aux jeunes qui caressent le rêve de se retrouver un jour derrière la caméra, Denis Villeneuve conseille de tourner aussi sautent que possible, mais aussi de voyager, lire et cultiver son envie d\u2019apprendre, dans le but défaire des films qui s\u2019inspirent de la vie.La vraie.«J'ai eu envie de m'amuser sur la forme, avec une histoire ténue, un peu comme les films delà Nouvelle Vague» « ALASKA » Tonique sur glace Normand Provencher Le Soleil ¦ Vous avez déjà assisté à la mise à l\u2019eau d\u2019un icebei^?À défaut de pouvoir vous payer une croisière aux frontières du pôle Nord, cet impressionnant spectacle pourra être vu dans le prochain film Imax, Alaska, à l\u2019affiche dès mardi.K.» « Luf\tl.ji ICvmsInr iMw Marcél .Sabuunn Ji UD À LAFFiCHE! ONÉPIU OOtON LE UURENTiEN CONSULTEZ LA CMAONtOOE CINEMA OU JOURNAL LE FILM ÉVÉNEMENT AU BOX-OFFICE FRANÇAIS CETTE ANNÉE.PLU» M 9 Mtmm$ wmmÊMMêêv wmkm vmkm - E«n« Homl*r Eoy.ftadio-CQnoda \u2022 Mari*>Fronc« Satjto.Eodlo-Conoda mmm\tmmmm mv wmmus: mr \u2022\tHwywat** Robar^, La Pra>»a mÊmmm\tG>m o>émmT m SLm F'i/iüu ?» \u2022\tNormand frowancNof.la Solall O dustrie.Tout le reste n\u2019est que manipulation et poudre aux yeux.N\u2019empêt'he, il y a quelque chose de comique dans tout ça : ces dernières années, Robert .Normand passait son temps à dénoncer l\u2019obsession des réseaux de télévision pour les cotes d\u2019écoute.Les accusant même de tricherie puisque, prétendait-il, leur programmation était conçue pour les seules périodes des sondages BB.M.Ce en quoi il n\u2019avait pas tort.Les chiffres, les ratings et ces chinoiseries-là n\u2019intéressent personne.Sauf les vendeurs de publicité et les grands annonceurs.Le flagossage de Télé-Fullum.jeudi, était odieusement politique.Une façon d\u2019interpeller publiquement la ministre ; constatez, madame Zon-zon, comment notre programmation avant-gar-diste est en train de vous rapporter des dividendes ! Les annonceurs sont si contents que les ventes ont grimpé de 20%.Grâce à nous, vos 50 millions $ travaillent fort.Ajoutez donc ça dans le bilan de votre bon gouvernement.Savez quoi ?l\u2019our stimuler ses cotes d\u2019écoute, Télé-Fullum aurait été mieux inspirée de promouvoir Le royaume, cette série fantastique produite par .\u2022M'te et diffusée à une heure impossible, le lundi à 23 h.Cette histoire a pour cadre un hôpital danois des plus modernes, certes, mais des plus bizarres.Le personnel et les bénéficiaires n\u2019ont pas l\u2019air non plus très normaux.Sans oublier les revenants et leur cortège de phénomènes étranges.Tout ça filmé à la (îodard.Caméra vérité.Il faut voir absolument cette ensorcelante série ! JFL ET LE FLAGOSSAGE Si vous le voulez bien, parlons maintenant des flagossages de l\u2019autre télévision publique.Celle de Sheila Copps.Il y a huit jours.Zone libre et son Jean-François Lépine diffusaient un saisissant reportage sur Stan Faulder, cet Albertain qui croupit dans le couloir de la mort d\u2019une redoutable geôle texane.Du travail très professionnel.Du Radio-Canada à son meilleur.Au point que The National Magazine veut le diffuser sur les ondes de la CBC.Quatre cent soixante-neuf mille téléspectateurs l\u2019ont écouté.Parmi lesquels des pisse-vinaigre de la salle des nouvelles de Radio-Cana- da.Qui ont été estomaqués que JFL n\u2019ait pas accordé le crédit de ce grand reportage à su réalisatrice, Kloïse Morin, et à son journaliste, Jean-Dtmis Chabot.La présentation de cette émission dans un entrepôt désaffecté prêtait à confusion.Et pouvait laisser croire que c\u2019est JFL en personne qui avait fait le boulot.Ou, à tout le moins, qu\u2019il voulait s\u2019en attribuer les mérites.lk> passage dans le nid à libéraux, cette semaine, j\u2019ai essayé d\u2019entrer en contact avec le responsable de l\u2019émission.Marc Gilbert.J\u2019ai téléphoné une fois, deux fois, trois fois, quatre fois.J ai laissé des messages à sa secrétaire, j\u2019ai insisté, j\u2019ai supplié, j\u2019ai tempêté.J\u2019ai demandé et obtenu l\u2019assistance du service des relations publiques Que dalle ! Le petit boss de bécosse est resté caché derrière un pilier, les doigts croisés, à attendre que l\u2019orage passe.Ce doit être ça que les fonctionnaires appellent l'imputabilité.I^)ur votre information, les lecteurs, cet impu-table-là est le conjoint de Julie .Miville-i)esches-nes, la correspondante du Téléjournal à Washington qui sera bientôt maman.En fin de journée, à Québec, ma boîte vocale recevait ce message: «Ici Jean-François Lépine.Je sais que vous êtes à .Montréal, mais si vous voulez parler de Zone libre, c\u2019est à moi qu\u2019il faut s\u2019adresser.» Ça, c\u2019est du flagossage de première classe.Savoir que je suis à .Montréal et me téléphoner à Québec ! Le lendemain, j\u2019ai rejoint JFL sur son cellulaire.Parle, parle, jase, jase.De la qualité de son émission, de ses cotes d\u2019écoute encourageantes et de toutes ces petites choses dérisoires qui font le grand bonheur des gens de télévision.Je lui ai fait part du chiquage de guenille à la salle des nouvelles de Radio-Canada parce qu\u2019il n\u2019avait pas accordé le crédit du reportage à ses deux principaux artisans.JFL a admis les faits sans les contester : « Nous n\u2019avons pas de politique de crédit.Ça dépend du genre de présentation qu\u2019on fait.Dans l\u2019émission sur Stan Faulder, ça se prêtait mal, etc.etc.» Vous et moi, les lecteurs, nous .savons qu\u2019aucun annonceur ne fait le travail tout seul.Loin s\u2019en faut.Derrière lui, il y a toute une équipe qui s\u2019active avec fébrilité.D\u2019ailleurs, le nom de ces besogneux est au générique qui défile à folle allure en fin d\u2019émission.Toutefois, lorsqu\u2019un document sort nettement de l\u2019ordinaire, ce serait tellement mieux de préciser haut et fort le nom de ses auteurs, non ?Cela éviterait que nous nous fassions des accroi-res.I THIERRY LHERMIÏÏE JACQUES VILLERET UN FILM ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR FRANCIS VEBER FRANCIS NUSTIR \u2022 DANIIl RRIVOST \u2022 ALIXANDRA VANDIRNOOJ , 1 CATNIRINI FROT - VLADIMIR COSMA \u2022 Rr*4T.;rt l.\u2019.T SÉLECTION OFFICIELLE* CANNES 1998 UE A L'AFFICHEI f cMén.» ooéM \u2019\u2019 [le LAUREMTIEN J,, CINtMA CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINÉMA DU JOURNAL -£- «Une comédie romantique tour à tour grave et franchement drôle portée allègrement par des dialogues agiles et deux acteurs plutôt craquants.» .LIBÉRATION BAYARD D\u2019OR du Meilleur Film Festival international du film francophone de NAMUR «.une merveilleuse mise en scène pour un merveilleux film.» \u2022 LE |URY DU FESTIVAL Festival international du film de TORONTO «Le jeu des comédiens est brillant: Bussiéres est forte et vulnérable et Martin est remarquable.» \u2022 the globe and mail Festival du film de TELLURIDE (USA) «Un film d\u2019une très grande originalité.Denis Villeneuve, un prodigieux talent.» \u2022 telluride daily planet un film de DENIS VILLENEUVE SCALE BUSSIÉRES ^ALEXIS MARTIN Produit par ROGER FRAPPIER boges ANDRÉ TURPIN Sif DOMINIQUE CHARTRAND, MARTIN PINSONNAULT, HANS PETER STROBL ei LOUIS HONE Ofw\tJEAN BABIN SUZANNE HARELI» PIERRÉ OESROCHERS «i NATHALIE BOILEAU ROBERT CHARLEBOISâ JEAN LELOUP SOPHIE LEBLOND ^ SYLVIE DE GRANOPRE ÏK DENIS VILLENEUVE I BANQUE I NATtONAU MAXi En exclusivité au cinéma Famous Players des Galeries de la Capitale en- vait qui .'OU- nai- Min- ono J\u2019ai sté, i-nu Jl'K ca- ton- lOK re- ine.OUK faut ière élé- ilai-son lies font ii ai des vait eux ans ede tion r, ça cun s\u2019en ae- eso- een lent pré- Ce- roi- Lk SAMKltl 2 4 énique; elle énumère une fetule- el'au-teurs et deceimpeisiteurs réputés (Diane VVtirren et IMienne Beiela-Hil [)tir exemple-); les réalisateurs, Mare- Pérusse tiu premier e-hef, etnt fait un betulot impec ave-c ces mae-hins au );()ût du jour qu'em appelle sê-quene-eurs et synthétisetirs.Mais Die-ii qu'em s'ennuie à l'ée-oute de \\ oJr le Ion/), le-preniier album de- .Martine Mai.Vtinessa Paradis, les Spii-e (ürls.Janet Jackson ou .Martine .Mai, c'est la même setupe radiophonique, ste-re-otyi)ée-, se-xy, presque quétaine, sans âme-, ni persetnnali-té.Finalement, seul le titre- de- Iti chanson Con-(/nislndore-nioi mériterait d'e\u2019-tre raillé au rayetn eie- roriu'inaüté.Je- sou|)e,-onne- sem tiute-ure-, Diane-Wiirre-n, ele- l'tivoir erabord pro|Mise-e à ( \u2019éline-1 >iem, puis, fae-e- tut re-fus ele- Iti sttir, de- l avoir e-emse-m'-e-elans se-s tiroirs juste-tie-tuise ele- son titre-.ET LA FANTAISIE ?Le-s é-e-otite-urs sur me-s ore-ille-s n'e-mpe-client pas mon e-sprit de- s'éj-'are-r.l\u2019arlois, il se- posi-ele-s(|ue-.s-tions lie- e-e- pe-nre-: y en a-t-il qui vont tiime-r la mu-si(|uet|uej't-e-oute-.de-sine-tirnt-e, froiili-, impe-rson-ni-lli-, au Ix'id inhumain [itire-e que- treip parfait ?Qui la voix ele mieline-tte de- .Marie-* 'hanttil Toupin se-duirti-t-elle-?Qui vouelra de- son album, .l/^/v-.s lo)d.ti-e-hnique-mi-nt bie-n fait, mais dépourvu de-fantaisie- i-t ele- carae-te-re-'.\u2019 On est ii-i tri-s loin ele .\\ane-y Dumais De- be-lle-s voix |)orti-i-s par ele-jolis visafjes i-t par ili-s e-orps ele- re\"-ve, j\u2019e-n ai une- e-laj-è-re pli-ine-.De- le-urs boîtiers ele- plastique-, leurs minois me- narjfue-nt: e'-e-oute-moi, mais i-coute-me)i donc! J'en e-i-oule une, puis une-autre-, e-t au bout de trois, je le-s i-onfonds loute-s.Toupin tente elonc sa chane-e elle- aussi.Je- lui souhaite- de- e-ontinui-r à s'ameliore-r e-t ele- me- re-mi-ttre- ci-s e-omme-ntaires sous le nez, le-jour où la uloire- lui fera ele- Toe-il.Kilt- a tout de- même- ele-ux [loints t-n sa favi-ur: elle- e-st la protè-p'i'-e- de- Donald 'Dirton (Donald K.Donald) e-t elle- il Tiiudace de- e-hanter Hei/nii\u2019m /jonr nn eon.de ( iainsbouifi.Tino Izzo sifjiie- lii re- C *)1{K> H.MML/eirfe-.Cohimhia.rk So.IS7 l.eil K ri{i;MI{l.\\V.Les moulins rie mon coeur.Fouoi-o.r.vox 7t)-l7J M.Alt'TI.X'K MAI.Voir le loup.Zero MusKpie, ZMSDOOOOIO .\\1 MtlL-C IIANTAI.K T()L IM\\.tout.Tiirco.T.M'I) ¦)\u2022>// \t \".T** STE-FÔŸn I7lacé charést\t\tf\t?efplfjr -DFC^ LAURENTIEN CHICOUTIMI\tRlMOUSKI\t-\t'\tsf MA 1 eCX' ¦ LEVIS \u201cSf-GÉORGES\u201d\tEgalement a 1 aftrciie en vertion o anglaiae aui\t\u2014 VAMTAT^ KAvres 3L£='E3jELAyPi\u2019Ai£ «Un Des Meilleurs Filins De La Décennie.Ui Tiia ii^MIpf.Mat WWrc) idtia mt tttkrHoa McitniMt.> \u2022 Dean» CemiiiifhMii.CIIS-T\\ «Ui fila captivait, tickonhiBt dlaaciMlioii.^ M naitaMc à aacaa aare.»' \u2022 JJMI kfanta.THF.NFTt YORK TIMF.S «MacittraL» TDMF MAGAZINE «**BTr / I f e.\tivr;PAiRf DC*- \u2019 -NEM*' ST-GEORGES UMBUrt WEKSUXt | ^ l\u2019JiFFtCHEi « UN VRAI PLAISIR.» >lOVniI.U.Ei.\\Zf.TTT Un film magique et amusant Une oemre envoûtante.VE Akn Hmtm FmiIlVim jlH Vi\\L '¦ Ensorcelant.Amusant Un bon divertissement \u2022kiA il K * Croisade des braves versionfrançaise de .The Mighty.SHARON GENA HERAN EIDEN HARRY Gium STONE ROïlANOS aiHN HENSON DEAN STANTON \" .ANDERSON ALLtANCB VIVAFILM lis I I \\ I NIIRI ni ill iH'TOliRI A l\u2019AfFLCHE DES lEYENDrai 30 OCTOBRE! CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE HVIPRIWÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR LE SOLEIL Lk SAMKUI 24 OCTOBRE\u2019 1998 la fam^e anche eures Entrée libre Rafraîchissements, croissants ou brioches disponibles sur place 1®*\" novembre 1998 Cordophonie Avec Pierre Qiroux Grand Théâtre de Québec l'éAofNf/ '\"direct Des instruments à cordes provenant du monde entier pour découvrir la richesse des autres cultures en musique et en chansons.Des costumes magnifiques pour ajouter à l'ambiance exotique de ce voyage musical lot (T de U salle UMii^-Krct belle (>43-8131 hnp^ inrw.graiddicMrc.qcci LE SOLEIL Le Grand Théâtre de Québec tient à remercier la Fondation Bagatelle lafondatkin de sa collaboration.BACAinmigl L'ORCHESTRE DU CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE QUÉBEC ET DE LA FACULTÉ DE MUSIQUE DE L'UNIVERSITÉ LAVAL Le lundi 2 novembre 1998 à 20 h MALHER.Gustav KOUSSEITTSKI.Serge Directeur musical GILLES AUGER Solistes Annie Vanasse, contrebassiste Hujnies Cloutier, pianiste PROGRAMME Symphonie n° 5 endo dièse mineur, Adagietto Concerto pour contrebasse en fa dièse mineur, op.3 Andante et Allegro Soliste : Annie Vanasse, contrebassiste RACHMANINOV, Sergueï Concerto n'' 3 en ré mineur, opus 30 Allegro ma non tanto Soliste : Hugues Cloutier, pianiste GERSHWIN, George\tAn American in Paris BERNSTEIN, Leonard\tFancy Free (1944) Présentation : Claire Pascot Grand Théâtre de Québec direct BnaorncmMi ^2 0121 hep:/irww.gfindtlw,01 $, coût total 11 295$ Pour plus d information, voyez votre concessionnaire participant ou visitez www gmcanada com\u201c GM D 12 LE SOLEIL DANSE Lk SAMKUI 24 OCTOBKK 1998 CATHERINE MARTIN *.-¦4 pureté \u2019 trouvée '%iy: \u2022'v\u2019ft.^ Lorsque les oies sont blanches» marque un retour au ciassicisme pour la danseuse et chorégraphe i' - ¦ Régis Tremblay Le Soleil ¦ Les oies naissent brimes, puis deviennent grisâtres.Mais leur dernier limage, celui de la maturité, est blanc.Lumineuse métaphore de la piueté retrouvée et auivolée de sagesse.Cette image a guidé la chorégraphe et danseuse Catherine Martin dans son retour au classicisme.1.V- Lorsque les oies sont blanches nVst pat> un ballet, eepi'ndant.Présenté au \u2022Musée du Cluébee (aujourd'hui et demain, à 15h, puis le 28 à 19hlt0, et enfin les 7 et 8 novembre à 15 h), ce solo est une danse moderne exécutée par un « corps classique », celui de Catherine Martin.Elle nous convie à une expérience assez originale, dans deux endroits différents, l^es sptK'tateurs se rendent d\u2019abord dans le bloc cellulaire du Pa-viilon Charles-Bailiargé, pour voir la danseuse en cage.I*uis c\u2019est la migration vers le nouvel auditorium, où le public prend place au milieu de la salle, alors que le spectacle se passe autour.Migration, certes, mais aussi mutation: évoluer, c\u2019est se libérer.pour entrer dans une nouvelle cage.«Je suis revenue au classique il y a quatre ans.Je ne fais pas de pointes, mais Je laisse mon c-orps se ressouvenir de sa forme première, de sa format ion », déclare Catherine Martin, qui a appris le ballet dès l\u2019âge de 9 ans, dans sa ville natale.Donnacona.Un an plus tard, elle quittait père et mère pour entrer à ré que de l\u2019Amérique, y compris en danse.Genty m\u2019a poussée à chercher mon propre mouvement, à me singulariser et à m\u2019intérioriser.Aux États-Unis, la danse est quelque chose de plus directif, de plus sportif.» Grâce à sa bourse, Catherine Martin a pu parcourir le monde: 27 pays en quatre ans ! Munie d\u2019un magnéto, elle a engrangé les sons, les accents et les chants.« Ce magnéto était une véritable boîte de Pandore ! J\u2019avais peur de l\u2019ouvrir.Sans même les écouter.J\u2019ai remis mes 12 cassettes à l\u2019arrangeur Jean-Sébastien Côté, qui s\u2019en est servi pour composer la musique de mon spectacle.» De tous ces bruits de trains, de conversations et de cris d\u2019animaux, Catherine .Martin se souvient avec émotion du marché aux oiseaux de Hong Kong; « En entendant ces milliers d\u2019oiseaux dans leurs petites cages.J\u2019ai suffoqué de souffrance ! Je ne pensais qu\u2019à ouvrir toutes les cages.» \\ y V.fi/otü^eêêeet\u2019éatùjfcde>AfùiâeêT^entéêa^ l*\tCf.27 octobre, 20h Supplémentaire le 28 octobre LE SOLEIL MmMHllif ltiaWW 659-6710 Jk.LE SOLEIL Capital comme quotidien ab()nneml:nt 6S6-3344 jSl mardi! tp* 21 h id inka (.\\V»bt*l liwtî), au .Nigeria, et feu Sony lAibou 'Dinsi, au Congo Brazza-\\1lle, mais au sens de l\u2019intellwtuel à l\u2019affût.« Mon rôle, c\u2019est d\u2019être en permanence relui qui interroge et qui n\u2019a«x*epte pas le statisme des choses.» Timt bas.si luis comprime en une tragi-comédie les désillusions et désordres sfx'iaux de l\u2019.\\fri-que de l\u2019après-indépimdance.1a\u2018s anciens c*olo-nialistes arabt>s et eun)péens, les dirigi*ants politiques noirs qui les ont remplacés et les élit(*s corrompues y sont rabroués avre une égale dérision.Il faut dire que l\u2019auteur est fils des tribulations de l\u2019Afrique moderne.Militant, il l\u2019a été à son arrivée à üuagadoug))u où il anime aujourd\u2019hui un théâtre d\u2019intervention sreiale tributaire des principes du « théâtre de l\u2019opprimé » d\u2019Augusto Boal, en plus d\u2019oeu\\Ter au Festival international de théâtre de développement.Il a en effet soutenu \u2014 et s\u2019en réclame toujours \u2014 la pensée sociale du révolutionnaire Thomas Sankara, qui a dirigé le Burkina Faso jusqu\u2019à son assassinat et le renversement de son régime par son second, l\u2019actuel président Biaise Kompaoré, en 1987, « Ça fera demain 11 ans qu\u2019il e.st mort », s\u2019interrompt soudain Lamko, qui a rendu l\u2019hommage d\u2019un livre et d\u2019un disque compact (Birki mbo) au leader disparu.LA CHAUVE-SOURIS Koulsy Lamko est né au Tchad, dans un hameau d\u2019au plus 300 âmes.11 n\u2019y retourne pas parce qu\u2019il s\u2019y sentirait « comme une chauve-souris : ni oiseau ni animal».De l\u2019ethnie .M\u2019bay, il a grandi dans le centre de ce vaste pays de l\u2019Afrique centrale, à la limite du nord musulman et du sud ehrétien et animiste.« Nous avions les deux cul- Lamko en est un d'enradnement au réel, de lutte aux vieux démons et wijustices dans le respect de la tradition )N DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR turcs.C\u2019est resté un déchirement pour moi.je ne saurais où me mettre.» Koulsy Lamko s\u2019est exilé pour fuir les ennuis.Sorti d\u2019une guerre civile ouverte, le Tchad reste un pays agité sous la férule du dictateur Idriss Déby.*« Les gens de son clan peuvent s\u2019introduire chez vous, violer et partir avec n»)s chèvres», soutient l\u2019auteur.Son père instituteur a été démis de ses fonctions et ne s\u2019est jamais complètement remis de cette indignité.Sa mère, elle, « continue à se battre ».C\u2019est à elle, à ses sœurs africaines et à leur courage qu\u2019il a dédié le très beau rôle de la Fillette de Tout btu^.-.si bas.Son théâtre, ses chansons célèbrent d\u2019ailleurs les droits de la femme et sa contribution sans prix à la vie africaine.Bir ki mIs) comporte une chanson aussi ravissante que touchante sur le mariage forcé.Dire que cette terre de tous les dangers a été un paradis, le vent eut-il de temps à autre soufflé le toit de paille de l\u2019école!.C\u2019est là que Koulsy Lamko, bambin, y a rencontré « le théâtre à l\u2019état pur», initiatique, magique et total de la tradition africaine, un théâtre d\u2019essence religieuse « où le public est complètement intégré à l\u2019ac\u2019tion » et cimenté par ses rituels.« .Nous nous assemblions au clair de lune, se remémore-t-il, le conteur s\u2019avançait et disait : \u201cAprès le temps du corps, c\u2019est maintenant le temps de l\u2019esprit\u2019\u2019, et la soirée de contes commençait.Tout le monde les connaissait, mais nous restions émerveillés».Plus tard, il a renoué avec cet imaginaire au contact des sociétés secrètes des revenants et des hommes lions, dans le sud du pays.Les premiers s\u2019enduisaient le visage de kaolin et jouaient les fantômes .«C\u2019était d\u2019un délire dionysiaque, on se serait cru aux origines du théâtre grec.» J.S.-H.Koulsy Lamko a séjourné deux mois au Ruanda arec des collègues écrivains.Leur mission ; donner, trois ans après le génocide, la parole à la mémoire.Lui, il est parti de \u2022l\u2019image atroce* du cadavre desséché d'une femme exposé dans une église où 20 000 personnes avaient été exterminées.1 lü nuinièrc ion française Concert de Noël ___J____>\t___ .jsmmfmaimmm mardi 27 octobre 1998 à 14 h Yves Cantin, ténor Raymond Bonmival, baryton Hélène Garon, piano Grand Théâtre de Québec direct mardi 15 décembre 1998 à 14 h Le Yves Cantin, ténor Nicole Delisle, piano VAniour, toujourd l\u2019aniour Le mercredi 24 lévrier l4oo à |4 h Yves Cantin, ténor Véronique Labranche, soprano colorature Nicole Delisle, piano Un aprèd-tnidi avec Chopin Le- mcicredi 14 avril 1*)99 à 14 h en i Scène de la : salle Louis-Fréchette 1-8131 Yves Cantin, ténor Nicole Delisle, piano 10 $, uxes et frais de service compris pour chacun des spectacles Abonnement pour les quatre récitals; 35$ Billets et atoonnemenLs disponibles à la billeUerie du Grand Théâtre seulement ou par téléphone au (4181 643-8131 Une coproduction du Cis^d TMatra de Québec ey||tT^âtre^n\u2019-ï rtxv/ites c/c /r .ïcu/iec/ iV cH /a/jrc à // /u'/crcs.à /a sa//r èâface t/l /renefs c/ii G/iâteutt {Tremtenac.^ortMte sera ^sert /^eoj/ifosc/am se Jboars/uorcc yasau \u2019au / newe/n/re^ à /a %Ça/erte t/i /rt i/tt G/tâtean, sÆar m/ormatcan.(i92-é¦ Mnéimw^Hdkii6MM -âàiiWiiC\u2014 BNOSMUM \u2022 ItCHMe MUNM \u2022jiMHUiiOM'NNimain MSSS sesue * guhs mtsss .MXI i La version québécoise de Id comédie musical^' \u2014 .t.« i HIGirn UNOr MtKHtNO ¦ SIlIGt OANNr rostiGO PrMMdèuw (AUANSANDta __ _\tITMARCPÔUUN S MUSICIENS\tCOMâSANDI TilJPHONIQUi\t_ SUR SCÈNE\t(418) 694-4444 ou 1 800 861-9903\tIrTtttH I) 11 LE SOI Ell.IHEÂTRE \\ VI , I I .I II I.I\\ I «Ç.A DONNK l)i:s All.KS» Les anges passent au jardin \\\\ s i-Hii.\\ii(i: Lf Soit'il ¦ ! 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