Le soleil, 22 août 1998, Cahier S
[" Le samedi 22 aoOt 1998 S 1 JCgs Soeurs de la Chanté v* I \u2019h- w i 7 /W^ \u2014 .-vjif \u2019lAt\u2019 ¦O\tyf » \u201cI r ''' u'wvf\u2019jsn'\t.iiVitcs .soul*' \u2022\t.l\u2019hui iM^**\u2019^'** f VaitT ^njoiu^\tflnuiiu».\tsou'U- .:.¥\u2022 ;s ?»>v S l»f \u2018P I < 4 ^¦J Cahier spécial réalisé par s 2 Le samedi 22 août 1998 |50 ans de ch \u2022 \u2022 \u2022 au cocuT* namance d'un e oeuo/'e Soeur Marcelle Mallet relève un Immense défi de coeur ! orsque, aux petites heures du matin, le 22 août 1849, Marcelle Mallet aperçoit au loin les clochers /de Québec, elle sent son Itre.Partie de Montréal en bateauTavec quatre jeunes professes et une novice, elle pressent qu\u2019une lourde tâche les attend.À la demande de Mgr Pierre-Flavien Turgeon, évêque coadjuteur, elles viennent prendre en charge l\u2019oeuvre de la Société charitable des Dames catholiques de Québec.Ces dames tiennent depuis 1831 un orphelinat et une école pour les fillettes pauvres et l\u2019Évêque veut consolider cette entreprise de charité en la confiant à une communauté religieuse.Les Soeurs Grises de Montréal ont déjà laissé partir des leurs pour aller fonder des communautés à Saint-Hyacinthe, à la Rivière-Rouge et à Bytown, le futur Ottawa.Et voilà que Soeur MarceUe, connue pour sa débrouillardise, sa disponibilité et sa force de caractère un peu rare, a été choisie, à titre de supérieure, pour jeter les bases de la communauté de Québec qui s\u2019occupera à la fois d\u2019enseignement et d\u2019oeuvres caritatives.Soeur Marcelle a 44 ans.Elle est douce, calme, joyeuse, entreprenante.C\u2019est une femme d\u2019une belle simplicité et d\u2019un grand sens de l\u2019humour.Elle a une foi à transporter les montagnes et un amour profond pour Dieu et les pauvTes.Lorsqu\u2019elle arrive à Québec, la ville est dans un état lamentable.Une épidémie de choléra a fait plusieurs victimes et même causé des ravages à l\u2019orphelinat de la rue des Glacis, où doit s\u2019implanter la nouvelle communauté.Deux fillettes sont mortes et neuf autres luttent contre la maladie, si bien que Monseigneur Turgeon interdit aux soeurs d\u2019y entrer pour éviter la contagion.Mère Mallet, qui ne demande pas mieux que de servir, finit par le convaincre depuis cinq jours seulement, et voilà qu\u2019elle parcourt les quartiers de la ville pour porter secours aux malades et aux pauvres à domicile.Elle passe des nuits auprès des mourants, apporte aux gens dans le besoin du pain, des biscuits, du sucre, du thé et du beurre.La première année, les soeurs font plus de 800 visites à domicile.Mère Mallet pourvoit aussi à l\u2019instruction des jeunes filles pauvres.Un peu plus d\u2019un mois après son arrivée, le 8 octobre 1849, elle accueille 250 écolières, sans compter les orphelines.Naît ainsi la première école des Soeurs de la Charité de Québec.Lorsque ses ressources sont suffisantes, la supérieure aide des jeunes garçons pauvres à faire des étages, est bientôt trop petit pour le grand coeur de Mère Mallet qui veut aussi recevoir chez elle les dames âgées ou infirmes.L\u2019évêque Mgr Turgeon confie alors à l\u2019architecte Charles Baillairgé le mandat de dresser les plcuis d\u2019un nouvel hospice de six étages qui s\u2019élèvera entre la rue des Glacis et Richelieu.L\u2019argent nécessaire au projet provient surtout de Mgr Turgeon; mais pour augmenter ses revenus.Mère Mallet s\u2019affaire sans relâche à différents travaux: avec ses filles, elle fait des hosties, cierges, remèdes; elle coud des vêtements sacerdotaux, des matelas pour les séminaristes; elle fabrique différents objets tels enfants-jésus de cire, couvertures de bréviaires, fleurs artificielles qu\u2019elle va vendre au Mère Mallet en compacte d\u2019une dame âgée et de deux orphelins.que sa place est auprès de ces enfants malades.Le soir même, elle et ses filles entrent dans leur nouvelle demeure et prennent en charge les 25 petites orphelines de la maison.Deux semaines plus tard, 33 enfants d\u2019immigrés irlandais (morts du choléra) sont amenés à l\u2019orphelinat.On loge les filles avec les orphelines et les garçons, dans un petit hangar, en attendant de leur trouver une famille d\u2019adoption.Soeur Marcelle, qui a passé plus de 20 ans chez les Soeurs Grises de Montréal, chargées de l\u2019Hôpital Général de Montréal, à la Pointe-à-Callières, s\u2019est imprégnée de l\u2019esprit de charité de la fondatrice, Marguerite d\u2019Youville.Entrée dans la communauté à l\u2019âge de 19 ans, avec le vif désir de consacrer sa vie aux pauvres, elle s\u2019est tour à tour occupée des enfants, des rieillards, des dames infirmes.tout en remplissant des charges administratives.Elle a même soigné les victimes de l\u2019épidémie de choléra de 1832 et de la terrible épidémie de typhus de 1847 qui, dans la seule ville de Montréal, avait causé la mort d\u2019environ 4 000 personnes, dont sept Soeurs Grises.Mère Mallet est à Québec yN i\u2018 « 11» Maison Mère-Mallet.études; elle leur procure une pension, des livres et des vêtements, s\u2019occupe de raccommoder et de laver leur linge.Elle reçoit à l\u2019occasion des enfants abandonnés.Ce sont des bébés qu\u2019on laisse à la porte de la maison, au parloir, au lavoir ou dtins le cimetière.Entre 1849 et 1866, les soeurs en recueilleront 44.L\u2019orphelinat, avec ses trois bazar.Elle vend aussi des légumes de son jardin.La construction de l\u2019édifice débute en 1850, mais quatre ans plus tard, un incendie rase le couvent, épargnant toutefois l\u2019asile des orphelins.La fondatrice ne se laisse pas décourager et fait reconstruire le couvent selon les mêmes plans.En janvier 1856, l\u2019hospice accueille enfin des dames âgées et infirmes.Tant qu\u2019elle sera supérieure de la communauté, jusqu\u2019en 1866, Mère Mallet recevra chez elle 129 femmes âgées ou infirmes.Bien d\u2019autres misères l\u2019attendrissent; quand elle n\u2019est pas au chevet d\u2019un soldat mourant ou en visite chez des prisonniers ou auprès d\u2019un condamné à mort, elle apporte du soutien et du réconfort aux sinistrés des nombreux incendies qui frappent Québec.Les Soeurs de la Charité sont vite connues pour leur dévouement, si bien qu\u2019on les sollicite de toutes parts.On les réclame souvent pour des tâches ingrates, comme celles de veiller les mourants et d\u2019ensevelir les morts.«Frappez à la porte des Soeurs de la Charité, dit-on, elles ne refusent rien.» En 1866, en collaboration avec cinq médecins.Mère Mallet ouvrira aussi, dans un local de sa communauté, un dispensaire en faveur des pauvres.La première année, près de 3 500 malades y seront soignés.Pour mener à bien toutes ses oeuvres.Mère Mallet n\u2019a pas beaucoup de soutien.Ses quatre cofondatrices, âgées dans la vingtaine, sont toutes fragiles de santé et, comme elles n\u2019arrivent pas à s\u2019intégrer dans la nouvelle communauté, elles demandent à retourner à Montréal; l\u2019une d\u2019elles mourra avant de pouvoir y rentrer.Mère Mallet sera seule à partir de 1855, mais sa communauté se développe rapidement: en 1854, elle regroupe 17 professes, 4 novices et 5 postulantes.Fondée en 1849, d\u2019après la règle des fondations des Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, la communauté de Québec est indépendante de la communauté des Soeurs Grises de Montréal.Elle en est aussi différente: les Jésuites assument la direction spirituelle de la jeune communauté qui vénère le Coeur de Jésus d\u2019une manière spéciale, alors que les Soeurs Grises de Montréal, qui ont les Sulpiciens comme guides, centrent leur spiritualité sur le Père étemel.Les malheurs s'abattent sur la ville: incendies, épidémies, etc.partir des années 1830, /les malheurs /^\ts\u2019abattent sur la ville de /jB , Québec.A / m / ^\t/ H /\tn\u2019est pas une épidémie qui décime la population, c\u2019est un incendie qui rase les quartiers et jette les gens à la rue.L\u2019économie repose principalement sur le commerce du bois et la construction navale.Le port de Québec est une plaque tournante pour la vente du bois à la Grande-Bretagne et aussi une porte d\u2019entrée pour les immigrants qui viennent chercher une vie » 'y S ^ - /; \u2019 \\ meilleure en Amérique.Entre 1800 et ia50, ils sont des milliers à entrer chaque année au pays et la plupart sont irlandais.En 1861, près du tiers de la population de la ville est irlandaise.\tI Les épidé- * mies sont amenées par les bateaux.En 1832, le choléra fait plus de 3 fKK) victimes dans la ville et on déplace la station de quarantaine du port de Québec vers la Grosse-Ile.Tous les immigrants doivent désormais s\u2019y arrêter, pour subir un contrôle de santé avant de s\u2019installer au pays L\u2019année 1847 est catastrophique: sur les 1(K) 0(K) irlaiidaLs qui fuient la famine de leur pays, 17 (KK) péri.ssent durant la traversée et 5 (KK) meurent à la Grosse-Ile.IjH «fièvre des navires» fait des centaines d\u2019orphelins à Québec.L\u2019aiuiée ou Mère Marcelle ¦Mallet fonde .sa communauté, 12fK) personnes sont emportées par le choléra.Pour qu\u2019arrêtent ces fléaux, on prie .saint Roch mais les épidémies cesseront .seulement vers 1855 9 II En «On accu.se facilement les immigrants \"\td\u2019apporter toutes ces épidémies, explique l\u2019hi.sto-rien Yves Te.ssier, mais les conditions d\u2019hygiène déplorables qui régnent dans la ville en .sont aussi responsables.11 n\u2019y a pas de sy.stème d\u2019aqueduc dans la cité.Les puits sont contaminés par la mauvaise qualité des égouts qui .sont déversés dans la rivière Saint-Gharles.Et c\u2019est dans la Saint-Charles que les citadins vont puiser leur eau potable! I.,a présence d\u2019animaux dans la ville, tels chevaux, vaches, chiens, porcs, poules, contribue aussi à la propagation des ma-larlies.Il n\u2019est pas étonnant que la mortalité soit élevée.» 1 Asile Sainte-Brigitte de Quèher.médaillan, les deux: soeurs Roy, les premières postulantes de la communauté de Mère Mallet, aver leur mère.Comble de rnalheur, une vague d\u2019incendies déferle sur la ville.En 1845, près de 3 (KM) maisons .sont rasées par le feu, lais.sant 20 (KK) personnes sur le pavé.Les deux tiers de la ville sont en cendres.Il s\u2019agit du pire sinistre en Amérique du Nord, à ce jour, et les .secours viennent jusque des États-Unis et de l\u2019Arrgleterre.«Ce n\u2019est que vers 1850, explique l\u2019historien Yves Te.ssier, (jue la ville de Québec réglementera la con.stniction des maisons.» N\u2019empêche que d\u2019autres incendies éclateront »*n 1862, 1865, 1866, 1870, 1876 et 1881.L\u2019incendie de 1866 détruit f)rè.s rie 2 000 maisons flans les (juartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur.Vers 1840, l\u2019Église catholi- que canadienne connaît un réveil prodigieux sous l\u2019influence, entre autres, de Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, qui favorise la pri.se en charge des affaires sociales par l\u2019Église.Les communautés religieu.ses déjà implantées dans la ville de Québec .sont les Augu.stines de rilôtel-Dieu et celles de l\u2019Hôpital Général, qui sont cloîtrées et s\u2019occupent des malades.Les Ursulines (cloîtrées à l\u2019époque) et des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal veillent à l\u2019en.seignement des jeunes filles de .Saint-Roch.Quant à la communauté des Soeurs de la Charité, elle est la seule, à Québec, qui s\u2019occupe à la fois d\u2019en.seignement et de charité.Et la charité est plus que nécc.s.saire dans une ville où régnent misère et pauvreté! Pour venir en aide aux familles pauvres, on crée à Québec, en 1846, la première conférence de la Société Saint-Vincent-de-l\u2019aul.Fin trois ans, treize cottférences de la Société sont instituées dans tous les coins de la ville, dont six dans la paroisse Saint-lioch.Plusieurs a.sso-ciations charitables anglo-protestantes apportent également du secours aux immigrants et pauvres de langue anglaise.En 1850, une nouvelle communauté religieuse e.st fondée; les Soeurs du Bon Pa.steur de Québec, pour la réhabilitation des jeunes filles qui se livrent à la prostitution. Lh SAMKDI 22 AOI\u2019T 1998 S 3 ans \u2022 \u2022 .m \u2022.an (^\u20220(^10* cV comnimcait\t.En 1870, la congrégation compte 116 religieuses réparties dans sept fondations (les 1 la pro^ mer.t,'\t^ es Soeurs de f\t.f la Charité de y Québec sont vite reconnues pour la qualité de leur enseignement et leur amour es.Ailleurs au pays et dans fce, on commence à les récla-première demande de fondation arrive de la Nouvelle-Écosse en 1853.Mère Mallet croit que ses religieuses ne sont ni assez formées ni assez nombreuses, et elle refuse.Elle décline également les offres provenant de Nicolet en 1857, des États-Unis en 18()(), de Chicoutinu et de rile-du-Prince-Édouard en 1864.La [)remière fondation est établie à (\u2019acouna en 1857.Mère Mallet désigne trois de ses 23 religieuses pour aller y ouvrir un couvent.Elle prépare leur trousseau, puis les accompagne en bateau jusqu\u2019à Rivière-du-Loup, d\u2019où el'es prennent la route pour Cacouna.Le 30 août, les soeurs entrent dans un couvent totalement vide, (\u2019omme l\u2019école doit ouvrir à la mi-septembre et recevoir des pensionnaires.Mère Mallet frappe aux portes pour recueillir des meubles, des couvertures, des ustensiles.À Cacouna, les trois religieuses se chargent d\u2019instruire les jeunes filles selon les normes du Conseil de l\u2019Instruction Publique, de visiter les pauvres et les malades, de laver le linge de la fabrique et de prendre soin des enfants de choeur.Quatre ans plus tard, elles commen- quelques planches clouées sur des tréteaux, sans parler du manque de livres.Cinq ans plus tard, c\u2019est en Gaspésie (ju\u2019on réclame les filles de Mère Mallet.Soeur Marie-du-Sacré-Coeur s\u2019embarque avec quatre compagnes sur le vapeur «Napoléon 111» qui les emntène jusqu\u2019à Carleton, où elles premient possession de leur nouveau couvent.En 1870, quatre religieuses (juittent la maison mère pour aller ouvrir mi couvent à Saint-Nicolas, en banlieue de Québec.La congrégation des Soeurs de la Charité de Québec compte alors 116 religieuses, dont 41 réparties dans les sept fondations.Partout, la joie rayoïuie et ce modèle de vie attire de 'A.m \u2022* \u2022( là- ia lîll Uli ' iix ,f 41 î1]_ -\tI.- ^ \u2022 -nr\u2014 -\u2022rÆi,.plus en plus de jeunes filles.La vie que mènent les soeurs dans ces couvents est la même qu\u2019à la maison mère.En plus d\u2019enseigner et de se dormer aux pauvres.inijiiiii.iiiii iiiinhiMiiiiiiiimiBi S iiiiiiiiiiliiiiiii elles consacrent du temps à la prière et partagent une vie com-muire.Chacjue armée, la supérieure générale fait une visite officielle à ses soeurs, pour les encourager et les soutenir dans leur oeuvre.Et une fois par an, les soeurs revierment à la maison mère pour y faire une retraite de huit jours.Entretemps, elles échangent une corresponclance régulière.Le matin de Pâques de l\u2019année 1871, Mère Marcelle Mallet ^ s\u2019étemt dans sa maison à l\u2019âge de 66 ans, des suites d\u2019un cancer.«Les jambes en plaies pour avoir tant couru après les \\ détresses humaines», écrit un de ses biographes.Qu\u2019elle était bonne! c\u2019est ce qu\u2019on entend partout dans les rues de Québec.\\ 1.\tHospice des pauvres, Saiute-Anne-de-la Pocatière (1862).2.\tCouvent de Deschambault ( 1861 ).3.\tCouvent de Cacouna ( 1857).U.Couvent de PlessisviUe (1861 ).Dans le médaillon ci-dess7is, des élèves du couvent de Deschambault.Dans celui de gauche, des graduées de PlessisviUe, 1887.cent à enseigner aux garçons.En septembre de l\u2019aimée suivante (1858), Mère Mallet accompagne cinq autres de ses religieuses à Lévis pour fonder le Couvent Notre-Dame-de-Toutes-Grâces (aujourd\u2019hui École Marcelle-Mallet).Un mois après, 110 jeunes filles reçoivent leur enseignement.Les demandes de fondations proviennent généralement des curés de paroisses qui veulent offrir l\u2019instruction à leurs jeunes filles et porter assistance aux plus démunis.Ainsi, chaque fois que les soeurs iront ouvrir un couvent, elles se dévoueront également auprès des pauvres et des malades de la paroisse, soigneront les infirmes, protégeront les orphelins.«N\u2019oubliez pas que vous devez leur être particulièrement dévouées», leur rappc'lle la fondatrice.L\u2019année 1861 voit l\u2019ouverture de deux couvents (pensionnat et externat) à Deschambault et à PlessisviUe; et 1862, d\u2019un hospice et externat à La Pocatière.Encore là.les soeurs doivent se débrouiller avec peu: le vent pénètre dans la classe et elles n\u2019ont pour mobilier scolaire que IL \u201ci,ï H nil H 11 Il II lit! ff n Il II \u2022it| III il il Il II Il II Il II i;.' Æî.îi.VIII r Dr R[/\\Ul\u2019( )KI 1/^ '\"Message du Maire de la Ville de Beauport Au nom des membres du conseil municipal, il me fait plaisir de souligner le 1 .SO'' anniversaire de fondation de la Congrégation des Soeurs de la Charité de (.Québec.Nous sommes sensibles aux actions posées par les Soeurs de la (Charité de Québec (|ui se sont impliquées grandement dans les domaines de l'éducation et de la santé, et qui sont également venues en aide aux plus démunis de notre soc iété.De façon plus particulière, nous tenons et les remercier chaleureusement pour le travail accompli auprès des bénéficiaires du Centre hospitalier Kobert-Giffard de Beauport.le souhaite que les religieuses de la congrégation puissent poursuivre pendant de nombreuses années leurs oeuvres à caractère hautement humanitaire.le maire\\de la Ville de Beauport lac qiJes Langlois j de présence, de dévouement et d'amourl Merci et hommage aux Sœurs de la C'harité de Québec Martineau Walker cg Cnuulrvau (/cige Duhuc A Manincau Walker AVOCATS AOfNîs 01 nwfvtmt wAMotus oc c(>MMcf»n QUfBfC UO Gfâort» A9é«» Em bc-teâu BtX) OuAb«< CarvKte G1B5VB\t4^8/640 2000 MONTRÉAL Tout '4 BoutM.bureau 3400 C P 242 Placa-Vtctoua Moofréal Canatla H42 \u2019E9\t514,397 7400 Lk sa MK IM 2 2 AOl'T 1998\t^ |50 ans de cij .au cocU* jmmi\u2019aua: ôfats'- lum Les oeuvres de la communauté sont très variées: hôpitaux, hospices, orphelinats, pensionnats, etc.es nouveaux cou-' 'vents font coiuiaî-tre l\u2019oeuvre de Mère Mallet et assurent de nou-,\tvelles vocations.Parmi toutes les jeunes filles qui entrent au noviciat (%(¦ 1871 et 1891, 353 font pro-fessioî^)erpétuelle.La communauté peut ainsi mieux répondre aux demandes de fondations.DLx-sept nouvelles maisons voient le jour, dont trois en milieu éloigné, soit à Havre-Saint-Pierre.à Charlottetowai et à F\u2019all River (E.U.).Des couvents sont fondés à la Malbaie (1876), à Saint-.Miselme (1877), à Saint-Charles de Bellechasse (1878), à Saint-\u2022Mexandre (1881) et à Saint-André de Kamouraska (1885).Cinquante-sept vocations religieuses, dont six dans une même famille, viemient de Saint-André.Le couvent de Saint-Anselme connaît un début difficile à cause de la fièvre t>T3hoide; les trois premiers mois, les soeurs font 250 visites aux malades de la paroisse, en plus de leur tâche d\u2019enseignantes.Tous ces couvents accueillent des jeunes filles externes et pensiomiai-res.Les oeuvres que développent les religieuses sont de plus en plus diversifiées.Elles ouvTent un prenùer hôpital général à Charlottetown (1879); un hospice à Montmagny (1885); une maison à Sainte-Anne-de-Beaupré (1872) où l\u2019on donne l\u2019instruction aux jeunes filles ainsi que l\u2019hospitalité aux dames qui viennent en pèlerinage; un couvent à Rimouski (1871 ) qui devient maison mère en 1874 (la congrégation de Rimouski sera annexée à la ii'r***^ des familles de hmgue française.En arrivant là-bas, les religieuses se retrouvent devant une lourde tâche.«L\u2019institution est en piteux état», est-il écrit dans le volume «Des maisons de charité» (rédigé par Francine Roy et Yvoiuie Ward, s.c.q., sous la supervision de l\u2019iiistorien Nive Voisine), «Les enfants sont habillés de façon débraillée et vivent à leur guise, sans règlement ni discipline; pas de dortoir séparé pour les filles et les garçons.» En moins d\u2019un mois, au grand étomiement de l\u2019Évêque, la maison brillera de propreté et les enfants seront vêtus à quatre épingles.L\u2019orphelinat fermera ses portes en 1964.Pendant tout ce temps, à Québec, la maison mère se développe.En 1890, elle compte {)rès de 300 pieds de façade sur six étages et occupe le quadrilatère des rues des Clacis, Richelieu, Saint-Olivier et Saint-Éustache.La maison reçoit des jeunes orphelines, des garçons pen- ^¦^4.jl U* L\u2019hôpital Saint-Julien à Saint-Ferdinand-d\u2019Halifajc.Maison mère de Québec en 1892).L\u2019Institut Mgr Courchesne de Rimouski abritera au fil des ans une oeuvre extrêmement variée: pensionnat, externat, orphelinat, maison de retraite pour les prêtres, pensions pour couples âgés, jardin d\u2019enfants.Nouvellement installées dans leur couvent de Saint-Ferdinand-d\u2019Hallfax en 1872, les Soeurs de la Charité instruisent les jeunes et prennent soin des persomtes âgées.À la demande du gouvernement qui veut décongestionner l\u2019Asile de Beauport, elles accueillent en juin 1873, 20 fillettes atteintes de déficience mentale.Les religieuses redoublent d\u2019ardeur auprès d\u2019elles: elles les initient au chant, à la danse, à la niu.sique, leur montrent à faire le ménage, le jardinage, la cueillette de petits fruits.Un terrible incendie rase le couvent, en 1916, entraînant la mort d\u2019une reli^euse et de 42 petites malades.L\u2019édifice est reconstruit l\u2019année suivante.Huit ans plus tard, les élèves quittent l\u2019asile désormais réservé à l\u2019hospitalisation.11 prend alors le nom d\u2019Hôpital Saint-Julien.À Lévis, les Soeurs de la Les garçons de l'Institut de Rimouski.Salle d\u2019opération de l\u2019hôpital de (\u2019hariottetown, le premier hôpital général des Soeurs de la Charité de Québec.Charité mettent sur pied en 1879 l\u2019I lospice Saint-Joseph-de-la-Délivrance qui reçoit prêtres âgés, vieillards et ori^helins.Moins Orf>helinat Saint-Joseph à Fall River aux États-Unis.Dans le médaillon, à droite, un orj>helin de Nazareth vers 1897.d\u2019un .siècle plus tard (1964), le feu détruit la partie cen traie de l\u2019hospice.Les soeurs ferment le foyer qui avait hébergé jusque-là 2 225 personnes âgées, et gardent avec elles 400 enfants.Ces derniers .sont intégrés, en 1966, dans les classes de la Commission scolaire de Lévis et placés, en 1970, dans des maisons d\u2019accueil.Un nouveau foyer ouvre ses portes en 1970, avec une capacité de 125 pensionnaires.Il e.st aujourd\u2019hui le .seul au Québec qui appartient encore aux Soeurs de la Charité.En 1890, les Soeurs de la Charité sortt demandées à Fall River, pour i)rendre en charge un orphelinat qui avait été confié à une communauté en formation.L\u2019in.stitu-tion est située dans une jeune [)aroi.s-se où vivent presque exclusivement sioimaires, quelques centaines de filles externes, 71 personnes âgées qui ont leurs appartements sous la chapelle.Depuis 1872, les religieuses accueillent aussi les petits orphelins à la maison Nazareth, située dans l\u2019ancienne casenie des t rouîtes anglaises, tout près de la maison mère.«On peut dire (jue c\u2019e.st une des communautés les plus actives de la ville, lit-on dans un cahier de la Société historique de Québec de l\u2019époque; elles s\u2019occupent en outre à la préparation des hosties et des cierges, à la broderie, à la coulure, aux ornements d\u2019église.Ce sont des abeilles qui travaillent dans leurs ruches, des es.saims de .soeurs qui sont à la campagne et dans quehiues villes, où elles mènent une vie très active.La reine de toutes ces abeilles e.st la Révérende mère Marie-du-Sacré-Coeur.» PricW/^euhousERopbrs @ Comptables agréés Nous sommes fiers d'être vos conseillers 900, boul.Rcné-Lévcsqu* Est Bureau 300 Québec (Québec) Canada GIR 2B3 tél :\t(418)522-7001 téléc.: (418)522-3663 Tour de la Cité (Sainte-Foy) 2600, boul.Laurier, bureau 870 Québec ((^ébec) Canada G1V4W2 tél.:\t(418)658-3782 téléc.: (418)656-6640 L'INDUSTRIELLE-ALLIANCEVOUS PROTEGE D mm: uiuiïïlilil L\u2019INDUSTRIFJLIi: ALUANCT I atvMâMi M an wtrr pmtruahr de t imhmttce Lk samedi 22 A OI I 199S S 5 150 .an coc^lH mir la Gotc^ i on! L'hiver, c'était l'isolement total.«Heureusement, nous avions l'essentiel: l'entraide et le partage» près une traversée houleuse (le trois jours sur le vapeur «Otter», quatre religieuses parties de Québec accostent le 8 octobre 1885 à la l\u2019ointe-aux-Esquimaux (Havre-Saint-Piern*).Elles viemient ouvrir le premier cou-vetit de la Côte-Nord, à la demande de Mgr Bossé, premier préfet apostolique du (Jolfe Saiiit-Laurent, qui veut former des institutrices pour répandre l\u2019instruction sur la ('ôte, de Betsianiites à Blanc-Sablon.Les soeurs vont habiter un petit couvent de bois de 30 pieds par 25, où s\u2019engouffrent le vent et la pluie.La première aimée, elles accueillent 15 jeunes filles.Une nouvelle maison de trois étages, pouvant recevoir plus d\u2019élèves et de pensionnaires, ouvre ses portes en 1925.Quinze ans plus tard, le couvent devient mie école normale, où seront formées de nombreuses enseignantes pour la Côte-Nord.Soeur Lucienne Michaud y a enseigné de 1940 à 1957.«Comme il n\u2019y avait pas de route, se souvient-elle, notre vie là-bas était conditiormée par les bateaux.L\u2019hiver, nous étions totalement isolées.11 n\u2019y avait ni bateau ni téléphone.Seulement le télégranuue pour communiquer avec l\u2019extérieur.En cas d\u2019urgence, nous prenions l\u2019avion ou le cornétique (traîneau à cliiens).Le courrier de l\u2019iiiver et les journaux nous arrivaient au printemps, rappelle Soeur Michaud.C\u2019est ainsi qu\u2019une des nôtres a appris le décès de sa mère, survenu deux mois plus tôt.Les cargaisons de nourriture nous parvenaient avec le dernier bateau de l\u2019automne.Si nous man- :i.'.\u2022rr îf\u2019ir\"îr- fi® ri ' ^\t\u2019 ** \u2022 * r lllsilss »-SI5 _ «MMÉ \\ I Le couvent de Havre-Saint-Pierre en 1925.P I.il I L\u2019école normale de Havre-Saint-Pierre, à l\u2019école, il servait à loger le personnel.quions de sel, il fallait attendre au printemps.Quant aux pensionnaires, elles entraient par bateau à la fin d\u2019août pour le liébut des classes et ¦ n*I i i 'in tiii îii iii iü ïii ïTil .4 gauche, l\u2019école et à droite l\u2019ancien hôpital.Relié En médaillon, une randonnée en ^cornétique» ! vaillent aussi repartaient en juillet pour les vacances.Certaines n\u2019allaient même pas chez elles durant les Fêtes.» Les Soeurs de la Charité tra- au petit hôpital de Havre-Saint-Pierre, qui a été fondé dix ans avant l\u2019école ni^rmale.«À l\u2019époque, raconte Soeur Michaud, les religieuses faisaient tout: elles étaient aussi bien anesthésistes que dentistes.» Sous l\u2019initiative du iire-muT ministre Adélard Codbout, le petit hôpital sera remplacé en 1941 par un édifice plus grand et [ilus sécuritaire, d\u2019une capacité de 120 lits.Soeur Mari(\u2018-.Ieanne Nadeau, enseignante, a vécu 34 ans sur la Côte-Nord, à N\u2019atashquan, à .Mitico.sti, à Rivière-Saint-Jean et à /\\guanish où elle fut supérieure pendant quatre ans.«Quand je suis arrivée là-bas, en 1960, il n\u2019y avait pas encore d\u2019électricité, raconte-t-elle.Pas de route non plus pour aller jusqu\u2019à Natashquan.Si quelqu\u2019un était malade durant l\u2019hiver, nous partions en snowmobile sur le fleuve pour aller voir le médecin à Natashquan.Imaginez avec nos grandes robes! .«Sur la Côte, se souvient Soeur Marie-Jeamie, nous n\u2019étions lias riches, mais nous avions l\u2019essentiel: l\u2019entraide et le partage.Les gens avaient peu, mais le peu (ju\u2019ils avaient, ils le partageaient.On nous fai-sait confiance et si quelqu\u2019un était mal pris, on venait nous chercher immédiatement.Finalement, j\u2019ai fait tous les métiers: mère de famille, ùifirmière, cuisinière; j\u2019ai même fait des gâteaux de noces!» La direction de l'hôpital St-MIchel-Archange ne fut pas une mince tâche ntre 1892 et 1911, la Conununauté s\u2019enrichit de 783 nouvelles religieuses et ouvre 17 nouvelles maisons, soit huit écoles, quatre orphelinats, quatre hôiiitaux et un foyer pour persomies âgées.L\u2019enseignement demeure longtemps l\u2019osuvre prùicipale des Soeurs de la Charité.Plusieurs autres couvents voient le jour à Québec, à Cap-St-lgnace, à Samt-Raymond, à Deschaillons, à Thetford, à Lambton, à Montmagny.En septembre 1899, les religieuses ouvrent à Québec le Pensioimat Saùit-Louis-de-Gonzague, (jui est leur premier et unique pensionnat réservé aux garçons seulement.L\u2019institution, aujourd\u2019hui centenaire, ne reçoit plus de pensionnaires depuis 1995, mais elle poursuit toujours son oeuvre d\u2019éducation et garde son statut privé.Elle accueille aujourd\u2019hui 300 enfants de niveau primaire et offre depuis deux ans le programme d\u2019éducation intemationa-le.L\u2019institution a vu défiler au coqrs du siècle jilusieurs personnalités civiles et ecclésiastiques.«C\u2019est une maison qu\u2019on fréquente de père en fils», note Soeur Colette Proulx, professeur dans l\u2019établissement.«Le plus gros défi de la communauté en cette fin de siècle, rappelle Soeur Yvonne Ward, est la direction de l\u2019Asile de Beauport, qui deviendra plus tard l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange de Bf'auport.» C\u2019est à la demande du gouvernement que ta communauté accepte, en 1893, de prendre en charge l\u2019in.stitution fondée près de ciiuiiiante ans plus tôt et jusqu\u2019alors confiée à des propriétaires privés.Même si les religieuses dirigent une oeuvre semblable à Saint-Ferdinand, la tâche, cette fois, est immense: elles sont 46 soeurs pour s\u2019occuper de 900 déficients mentaux.«Le 8 avril 1893, lit-on dans «Des maisons de charité», les soeurs se mettent à l\u2019oeuvre, mais le 16 avril, plusieurs sont malades, incommodées |)ar la mauvaise eau et l\u2019odeur infecte d(\u201cS salles.» Les reli-gieus(\\s relèvent leurs manches et font le drainage des terrains, réparent les égouts, aménagent des jardins, installent des es('aliers de sauvetage, des extincteurs, agrandis.sent les salles.elles font disparaître les chaînes et les camisoles de force, remplacent les biTceuses collectives par des berceuses individuelles, donnent aux malad(\\s chaussures apiiro-priées et vêtements ajustés à la taille de chacun.«L(' soin des aliénés est loin d\u2019être attrayant pour la nature, lit-on dans les annales de Saitit-Michel-Archange (1893); aussi si nous l\u2019eussions écoutée, assurément, nous eussions refusé l\u2019offre du (îouveniement et nous nous fussions contentées de nous occuper de tios belles oeuvres de charité .satis en agrandir le cercle.Mais la pt'tisée du bien ipie nous pourrions faire à cette classe d\u2019infortunés, la plus malheureuse (jui puisse exister [larmi les misèri's humaines.4 triompha de la répugnance du petit nombre.» «C\u2019est l\u2019ambition très chère de la religieuse de distribuer quelque chose du Bon Dieu à ces grands enfants, par son sourire, sa bonté, ses soins, son attention surtout à tourner vers Lui ces pauvres coeurs blessés», écrit à l\u2019époque Soeur Ste-Blanche, annaliste.En 1911, 112 religieuses prennent soin de 1 229 malades.L\u2019hôpital sera rasé par le feu en 1939, et conuiie par miracle, il n\u2019y aura aucune perte de vie.Sensibles à toutes les détresses, les Soeurs de la Charité se tournent également vers les femmes et les hommes alcooliques et toxicomanes et les accueillent, dès 1900, au\t_ Sanatorium Mastai, à Beauport.Et pour soi^ier ' les- / acci-\ti den-\t;\t, tés\tî des mines, elles fondent à Thetford, en 1910, l\u2019Hôpital Saint-Joseph.Leur premier patient est un adolescent de 14 ans qui a eu les jambes broyées par une locomotive.L('s Soeurs de la Charité consolident également la prenùère oeuvre de Mère Marcelle Mallet, qui est l\u2019accueil des orjihelins.En 19()7 et 1908, elles vont ouvrir deux orphelinats aux États-Unis, le premier à Lincoln, au Nebraska (qu\u2019elles quitteront en 1912, faute de religieuses bilingues), et le second à Lowell, au Massachusetts, qui permettra d\u2019assurer aux enfants une éducation en français.Soeur Cécile Poulin a vécu 23 ans à Lowell afirès avoir passé 25 k % ¦W- % i n X'ÿ; -M -y: n i**.»!'- i i ' < 11, .i-JT , ans à Fall River.«Je m\u2019occupais des petits orphelins en dehors des classes», se rappelle Soeur Cécile, qui conserve d\u2019excellents souvenirs des liens qu\u2019elle a tissés avec les familles franco-américaines.Un jour, elle a même été élue personnalité franco-américaine de l\u2019année! Avec l\u2019ouverture de l\u2019Orphelinat d\u2019Youville, les religieuses réalisent enfin un vieux rêve: réunir sous le même toit les orphelins de Nazareth et les orphelùies des Glacis, dont plusieurs sont frères et soeurs.Érigé d\u2019abord en 1893 sur la me des Glacis, à côté de la maison mère, pour remplacer l\u2019orphelinat des filles de la maison mère, il est reconstruit en 1924 à Beauport.Le nouvel orphelinat peut accueillir 600 enfants; il est doté d\u2019une boulangerie Hôpital St-Michel-Archange.Médaillon: l\u2019orphelinat d\u2019Youville de Beauport.et d\u2019ime ferme, avec poules, vaches, porcs, et d\u2019immenses champs à perte de vue, où poussent fmits et légumes variés.11 est à noter que presque toutes «les maisons de charité» possèdent une ferme et un jardùi, leur indispensable source de revenus.En 1942, on ouvre à l\u2019orphe-Imat une école ménagère et, en 1957, une école de menuiserie scolaire.Deux ans après, l\u2019orphelinat est l\u2019institution devient un centre de services de réadaptation pour les enfants.Les religieuses se sont retirées définitivement en 1994 pour laisser la place aux laies.Soeur Thérèse Mailly fut la dernière religieuse à quitter l\u2019établissement, après 50 ans de service.«On s\u2019occupait de ces enfants comme des mères de familles, dit-elle.Nous étions disponibles 24 heures sur 24.Il fallait les éduquer, les laver, les faire manger, les divertir et les vêtir et surtout les aimer.À la maison, nous avions mis sur pied im «ouvroir du neuf», où les religieuses défaisaient de vieux vêtements pour en faire des neufs.Un jour, le (Château Frontenac nous a fait cadeau des vieux habits rouges de ses employés.Nous les avons recyclés en vestons et pantalons pour les petits garçons et en jolies robes pour les fiÙes.«Les enfants qu\u2019on emmenait à l\u2019orpheUnat étaient des enfants démunis, abandonnés ou maltraités, des petits dont la mère venait de mourir et dont le père ne pouvait assumer la charge.l\u2019ai vu ainsi arriver des familles de 12 enfants, se souvient Soeur Mailly.(in accueillait aussi des enfants du Grand Nord qui étaient placés par le gouvernement.Pouvez-vous seulement imaginer ce qui se passait lorsque la picote, la rougeole ou la rubéole entraient à recomiu comme institution d\u2019assistance publique et, en 1961, comme école secondaire.En 1965, l\u2019oeuvre subit les effets de la révolution tranquille et devient laïque, après 116 ans de direction religieuse.Appelée (iésormais le Mont d\u2019Youville, Hommage aux Soeurs de la Charité de Québec Nous sommes fiers (je souligner le dynamisme, le courage et le dévouement dont les Soeurs de la Charité de Québec ont fait preuve depuis 150 ans.-S-O'l'U-M'O'M-S' Samson Bèiair OeMttift üMiclie \\ ¦ fttl tm ptû'iU'ffi' et itiu /hiMÙvi Je enW Jeo JeeotA a l'inuifte de Li l otiiniiuMiiL' deA Sii\u2019iU A de iu Charité de Hiu'bei Un phvAÙ aitMi de mù'nt leA cviitunlie et de dâoiu\u2019rir ifti'JkA ont ermiê pendiint pliiA de ISO am auprès de nombre d'entre notiA.lirnwt tm meAMifle d'mpou en la de Meta de cotte confiatue.U cofnmmrciaum «t \u2022\tContultataon \u2022\tSpécitiitfi m\\ coloradon \u2022\tConc«pdon mmMm tméfrèi \u2022\tPlan d'aaécuckm devH \u2022\tSurvaManca da chanüar ^ r«êM éa «wra mu bmé «r un «ucharcHa lyyinlni^iai a* b coioraonn te « lontntt vtn unt abnéciaon itltctMt.pwintwini Mna unt dtoncaai rmrauit ét rt^taut p»^0|tt y atOutan H E O I s I C N f étt-S«l3 lOM, anr.L*ru* \u2022«\u2022«ipert OIC«H4 s 6 Lk sam K DI 22 AO DT U» 9 8 \\^C) dïlS JJl \u2022 \u2022 >.au coé'U*^ ^12-1^60 hôpitauæ déoeloljjjŒt Les Soeurs de la Charité sont reconnues pour leur dévouement et leur tendresse a coDgre>4a-tion se développe à grand rvtluiie; en 1949, elle regroupe 1750 religieuses professes et 119 postu-lantes'it/fovices.De 1912 à 1950, 21 nouvellÉR maisons voient le jour, dont trois seulement ne concernent pas le dornaitie de la santé: il s\u2019agit d\u2019un couvent à Port-Menier, d\u2019un couvent à Thetford-Mines et de l\u2019OeuvTe Notre-Dame du Bon-Conseil, à Québec (1925), qui veille à protéger les jeunes filles pauvres venues de la campagne pour chercher un emploi à la ville.Impliquées depuis toujours dans l'assistance auprès des vieillards, les Soeurs de la Charité ouvrent six foyers jiour personnes âgées, situés à Saint-Ferdinand-d\u2019Halifax (1912), à Saint-Édouard (1913), à New Bedford (1917), à Sainte-Marie de Beauce (1922), à Saint-Raymond (1941) et à Matane (1950).Puis, à la demande du clergé et avec l\u2019appui de la population, elles s\u2019impliquent dans la fondation de douze nouveaux hôpitaux, dont cinq situés dans la ville de Québec II s\u2019agit de l\u2019Hôpital Civique de Québec (1915), l\u2019Hôpital Laval de Ste-Foy d\u2019abord Hôpital des tuberculeux (1915), l\u2019Hôpital Saint-Joseph de Beauceville (1919), l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Plessisville (1919), le Sanatorium du Lac-Édouard (1921), l\u2019Hôpital Saint-Joseph de Rimouski (1923), la Cliiùque Roy-Rousseau de Beauport (1926), l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement de Québec (1927), l\u2019École La Jenunerais de Beauport (1928), le Couvent-Hôpital de Baie-de-l\u2019Abri (1928), l\u2019Hôpital Notre-Dame-de-la-Garde de Cap-aux-Meules (1938) et l\u2019Hôpital de La Malbaie (1944).Au début du siècle, plusieurs maladies infectieuses, telles la tuberculose et la (üphtérie, font des ravages parmi la population.Les médecins sont rares (un pour 300 malades à la ville) et l\u2019état de santé de la population, plutôt précaire.11 faut de toute évidence bâtir des hôpitaux pour soigner les malades.C\u2019est dans ce contexte que naissent, en faveur de la classe pauvTe surtout, l\u2019Hôpital Civique et l\u2019Hôpital Laval.Ét bien sûr, on réclame les Soeurs de la Charité, reconnues pour leur dévouement et leur tendresse.L\u2019Hôpital Laval est construit à Ste-Foy en 1918, pour remplacer l\u2019Hôpitcil des tuberculeux.Construit en trois étapes (1918, 1924 et 1930), il est cédé en 1946 par les premiers administrateurs aux Soeurs de la Charité, avec son actif et son passif et à la condition que les soins pour tuberculeux ne soient jamais abain-donnés.Mais la compassion des religieuses envers les malades a toujours été manifeste.«Alors que tant de gens ont peur des tuberculeux, rapporte .^eur Yvonne Ward, les hospitalières (à l\u2019Hôpital des tuberculeux) couchent dans la grande salle des malades afin de leur porter secours en temps opportun.» Dans le nouvel hôpital de Ste-Foy, les religieuses veillent à créer un climat propice à la guérison: beaucoup d\u2019air, du soleil, de la tendresse, une nourriture saine, des divertissements, une radio à chaque lüli lfa .Jenunerais, les .soeurs construisent en 1931 le Favillon Dufrost, qui accueille les vieillards aliénés, hommes et fenunes.Avec l\u2019ajout de la Clinique Roy-Rou.sseau et du Favillon Dufrost, la jiaroi.sse de Saint-.Michel-Archange (érigée canoniipiement en 1896) compte, en 1947, 4 2.57 I » I \u2022 > I I .« * *.Al ¦ \u2022p'Tnrir \u201d n 0 » 1 i \" * \" I If I II Ll I I I R » I I -Oomniage pour vos 150 ans! OROUPt COMieiL GESTION 800AQEP INC Conseillers en piscements 2021, rue Union Bureau 1115 Montréal, Québec H3A 2S9 Tél : (514) 844-7973 KXPERTISK-fUVKK.SIKIKK-UUAI.ITE CONFIRMÉE \u2022\tEiivIronneoiMM\t\u2018 \u2022\tBAiimMit \u2022\tIndiurtrltl \u2022\tInhTRirwtwr»» «fWliimi «t tranupon \u2022\tOMttM «t «xsiAtatlini (l'lnrriiiitMirtur»« \u2022\tConstrnetloii \u2022\tInternational eômmmuU QUÉBEC (418) 623-2254 MONTRÉAL (514) 858-7168 OUTAOUAiS (819) 778-2207 TTP- !)8 Lk SAMKDl 22 AOl T 1998 S 7 150 ans de c/, \u2022 \u2022 \u2022 ^.au coeui msjek'd Les fêtes du 150e débutent aujourd'hui %f?s/ en pensant au ï\u2019lung trajet qu\u2019elles ont parcouru dans la foi et en se retnéniorant toutes ces pages de leur histoire que les Soeurs de la Charité de Québec ont voulu partager cet anniversaire mémorable avec tous ceux et celles qui ont fait route avec elles.À compter d\u2019aujourd\u2019hui et ce, pendant toute une année, la Maison généralice de Beauport ouvre grandes ses portes pour accueillir les proches collaborateurs, les anciens et anciennes élèves, les familles des religieuses, les assoc.ié(e)s à la Communauté, les anii(e)s de Marcelle-Mallet, bref, tant et tant de gens que les soeurs souhaitent vivement rencontrer.Elles mit même prévu des journées dédiées au grand public au cours de l\u2019année 1999.Les activités majeures.Raconte-moi les soeurs.spectacle multimédia Lors des divers rassemblements qui auront lieu à la Maison généralice, les visiteurs auront l\u2019occasion d\u2019assister à un spectacle multimédia.Raconte-moi les soeurs, c\u2019est l\u2019histoire de la fondatrice des Soeurs de la Charité de Québec, c\u2019est l\u2019histoire de ces femmes qui ont marché à sa suite, c\u2019est un hommage à 150 ans de charité! Mémoire vivante.un parcours historique N\u2019oubÜez pas d\u2019emprunter le parcours historique si vous êtes invités à la Maison généralice.Cette exposition présente les moments forts de l\u2019histoire de la Congrégation depuis sa fondation en 1849.Pour l\u2019amour de Dieu.une exposition au Musée de la civilisation Dès le 23 septembre, le Musée de la civilisation présentera une exposition traitant du rôle et de la place des conununautés rehgieuses féminines au Québec avec, pour en illustrer le propos: le vécu, les réalisations et les oeuvres des Soeurs de la Charité de Québec.À voir jusqu\u2019au 23 août 1999! Voici ies principales activités du programme des fêtes qui se dérouleront jusqu'en août 1999 AOUT Jeudi, 20 Inauguration des fêtes en « avcuit-première » pour les Soeurs de la Charité de Québec.Samedi.22 Cérémonie d\u2019ouverture du 150e anniversaire.Dimanche.23 Diffusion de la messe du 150e aiuüversaire à la S.R.C.« Le jour du Seigneur ».Rassemblement des familles des soeurs.Mardi.25 Lancement de volumes historiques.Samedi.29 Rassemblement des feimilies des soeurs.Dimanche.30 Retrouvailles: Académie Mallet, Couvent Saint-Jean-Baptiste, Écoles primaires de Québec, Cap-Rouge.SEPTEMBRE Samedi.5 Dimanche.6 Rassemblement des fanuUes des soeurs.Mardi.8 Remise d\u2019une plaque commémorative pour la Maison Mère-Mallet par la Ville de Québec et par le ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec.Centenaire du Pensiomiat Saint-Louis-de-Gonzague.Mardi, 22 Cérémonie marquant le 140e anniversaire du Couvent de Lévis (École Marcelle-Mallet).M^rcredix igg Ouverture de l\u2019exposition « Pour l\u2019amour de Dieu », au Musée de la civilisation.Rassemblement des compagnes d\u2019hier.Dimanche, 27 RetrouvaiUes: Orphelinats Nazareth, d\u2019Youville, Saint-Sauveur, Institut Saint-.Joseph-de-la-Déli\\Tance.NOVEMBRE Dimanche.1er \u2022 Commémoration des soeurs décédées.Samedi.7 Dimanche, 8 Rassemblement des familles des soeurs.Rassemblement de groupes de jeunes.DECEMBRE Rassemblement du personnel de la Maison généralice.Une source d'inspiration Une histoire â partager 150 an.> de cKatitc ÿ))L .x i ! OCTOBRE Samedi, 3 Rassemblement des Associé(e)s à la Congrégation.Dimanche, 4 Retrouvailles: Côte-Nord, îles-de-la-Madeleine, Deschambault, Saint-Raymond.Samedi.10 Retrouvailles: Carleton, Saint-Louis-de-Gonzague (Gaspésie), Saint-Omer, La Malbaie.Dimanche, 11 Retrouvailles: Rimouski, Cacouna, Saint-Alexandre, Saint-André.Dimanche, 18 Retrouvailles: La Pocatière, Cap-Saint-Ignace, Montmagny, Saint-Charles, Saint-Anselme Samedi, 24 Retrouvailles: Thetford Mines, Saint-Ferdinemd, Beauceville, Saiint-Joseph de Beauce, Sainte-Marie de Beauce.Dimanche.25 Retrouvailles: Lambton, Plessisville, Deschaillons, Saint-Édouard, Saint-Nicolas.Samedi, 31 Retrouvailles: Hôpital Saint-Michel-Archange et Pavillons annexes.Clinique Roy-Rousseau, Hôpital Civique, Hôpital du Saint-Sacrement, Hôpital Laval, Foyers Saint-Antoine, Nazareth, N.-D.-de-Lourdes.P' W.j ^ m J JANVIER Dimanche.SI Messe commémorative dai\\s les paroisses Itées aux S.C.Q.MARS VendntdLSe Dimanche.28 « Congrès de la Charité » pour les Soeurs de la Chjuité de Québec.AVRIL du Diocèse de Québec.Rassenîttaàent des familles des soeurs.Samedi, 17 DtmamdÊà.Hi Accueil des communautés religieuses.Samedi, 94 Démanche 95 Rassemblement des familles des soeurs.MAI Dimanche, 2 Rassemblement des familles des soeurs.Samedi.15 Retrouvailles: Scolasticat-École normale.École normale et Collège Marguerite d\u2019Youville.Retrouvailles: Couvent et École normale de Lévis.Samedi.22 Dimanche.23 Présentation multimédia pour grcind public à la Maison généralice.JUIN Dimanche.13 Rassemblement des Communautés de Soeurs Grises.Samedi, 19 Rassemblement des Ami(e)s de Marcelle Mallet.Lundi.21 Fête du 150e avec les bénéficiaires de la Maison Mère-Mallet.Dimanche.27 Rassemblement des familles des soeurs.JUILLET Samedi.3 Dimanche.4 Présentation multimédia pour grand public à la Maison généralice.AOUT Dimanche, 8 Rassemblement des familles des soeurs.Dimanche.22 Clôture des fêtes.ommage à des femmes qui ont marqué l\u2019histoire.HTB Hélène Turcotte CO mm U ft ica tien \u2014 relations ftuhhcfues \u2014 événements Sfeciaux Tel.: (41S) 84i-6Z6Z n s 8 Lk samkdi 22 A OIT 1998 |50 ans de ch \u2022 \u2022 \u2022 .au coeuy itül atiæ fms-ck- la^ lailaleine De l'imagination et du courage pour nourrir et soigner tous les patients e 3 décembre //\t1938, sept religieuses quittent Québec à bord du «Sable 1» en direction des Iles-de-la- Madelotoe, où elles doivent aller fonder uivh^'pital.Le futur médecin de rhôpital, le docteur Alfred Dupont, les accompagne.Après deux jours de calme, l\u2019embarcation est secouée par une mer en furie et des vents épouvantables.Une traversée d\u2019enfer, se souvient-on; des vagues de 40 à 60 pieds, des vents de 65 milles à l\u2019heure, une bnmie à couper au couteau et plus aucune commun!- , cation avec la terre.Le bateau ^ qu\u2019on croyait perdu à jamais accoste aux Iles quatre jours plus tard.Les religieuses peuvent donc ouvrir leur hôpital à Cap-aux-Meules.Il a une capacité de 128 lits.«La première année, se sou- II! C,j» X3*ra»»\tI.\t\u2014.j-ni II ¦ I I III WffTf L'hôpital Notre-Dame-de-la-Garde des tles-de-la-Madeleine.vient Soeur Adrienne Deschamps, qui fut désignée pour aller nourrir les soeurs et les malades, nous avons accueilli 96 malades, surtout des tuberculeux, et des enfants atteints de diphtérie qui mouraient comme des mouches.«Pour nourrir tout ce monde, raconte Soeur Adrienne, j\u2019ai fait un jardin, à la main, avec une gratte et une sarcleuse à trois griffes.J\u2019ai marché à quatre pattes plus d\u2019une fois dans mon jardin.Et j\u2019ai récolté les plus gros légumes des îles.Imaginez des citrouilles hautes de même'.Nous avions 1009 poules et quatre vaches, dont l\u2019une en provenance de Uharlottetowai, qui donnait une grande chaudière de lait, matin et soir, .l\u2019ai aussi fait du beurre et de la crème.» Soeur Adrienne s\u2019est également faite boulangère.«Les gens des Iles achetaient leur pain de Chariottetowm, raconte-t-elle.Lorsque le bateau arrivait, le pain était tout moisi.J\u2019ai donc ajipris d\u2019une fille des Iles à faire du pain.Je faisais trois cuites par semaine, ce qui voulait dire 150 pains environ pour nourrir les religieuses, les malades et aussi les insulaires.» Soeur Adrieime a vécu 50 ans aux Ues-de-la-Madeleine.Elle est aujourd\u2019hui âgée de 91 ans et elle est encore active.«J\u2019ai prié sainte Thérèse pour avoir des vocations.Dix enfants des Iles ont été ordoiuiés prêtres», se souvient-elle avec fierté.iStniCtlUHifi La communauté s'adapte aux changements qui surviennent dans la société es bouleversements qui surviennent dans la société entraînent aussi des changements dans la congrégation.Les v'xations sont moins nombreuses.Lu* fondations diminuent.On doit meme fermer des maisons.Les Soeurs de la Charité doivent revoir leurs orientations.Comme les couvents et les hôpitaux sont maintenant entre les mains de l\u2019État, les religieuses vont loger à l\u2019extérieur, dans des résidences; elles forment de petites communautés et s\u2019adoiment à de nouveaux projets.Elles ouvTent des résidences d\u2019accueil pour jeunes, pour les malades en transition, pour déficients mtellectuels, pour personnes âgées en perte d\u2019autonomie .Elles s\u2019insèrent dans des organismes publics, des structures paroissiales ou diocésaines.Même leur costume prend une touche de modernité.Entre 19.54 et 1962, on les réclame toutefois pour ouvrir des écoles sur la Côte-Nord; d\u2019abord à Riv1ère-au-Tonnerre et à Natashquan en 1954, puis à /\\guanish en 1960, à Rivière-.Saint-Jean en 1961, à Longue-Point e-de-Mingan en 1962.Les religieuses qui vont là-bas mènent quasiment une vie de missionnaire; elles s\u2019occupent de la v1e paroissiale, mettent sur pied des dis-pen.saires, portent as.sistance aux personnes dans le besoin.Les Soeurs de la Charité sont aussi demandées en Gaspésie, où elles ouvrent deux couvents.À Québec, la maison mère déménage dans une vaste demeure érigée sur la ferme de l\u2019Hôpital Saint-Michel-Archange, à Beauport.La Maison généralice de Beauport ouvre ses portes en 1956, alors que la maison mère du Vieux-Québec devient la Maison Mère-Mallet.La Maison généralice regroupe tous les services généraux de la Communauté, tels administration, secrétariat, archives.Une aile de la maison est réservée à l\u2019accueil des soeurs malades.La maison est aussi le lieu des grandes rencontres communautaires annuelles; elle a un centre de prière où se tien- \" nent les retraites annuelles, de même qu\u2019un lieu de formation des religieuses à qui on offre cours, sessions, conférences.C\u2019est égale- -p ment à la \\ Maison généra- ' lice qu\u2019a lieu la rencont re aianuel-le des «As.sociés à la Congrégation».À Sainte-P\u2019oy, les Soeurs de la Charité ouvrent, en 1964, la MaLson Marguente-d\u2019Youville où est transféré le scolasticat (fondé en 19.38 à la Maison Mère-Mallet).La maison devient un centre d\u2019études et d\u2019accueil; en 1964-1965, plus de .500 étudiantes suivent le cours de perfectionnement des maîtres et près de 300 religieuses venant d\u2019autres communautés demeurent sous son toit.Comme la formation des maîtres relève de l\u2019Université à partir de 1969, la maison offre en 1972 le cours collégial et devient alors Collège.À partir de 1975, le Collège Marguerite-d\u2019YouvIlle se consacre à l\u2019enseignement du secondaire et ferme ses portes en 1997 à cause d\u2019une baisse de la clientèle.Oc ysc, y r Bï.ù Y.i .> * Secrétariat général.a congrégation des Sœurs de la charité de Québec une ressource précieuse pour le mieux-être des personnes et de la collectivité i)() (Wfi de partage i)(> (Wr) de présence auprès des organismes de bienfaisance 00 Ui \u2022 Desjardins pour s'.iklcr soi-irK\u2019iTic BOUTIN assurances P.A.Boutin inc.71, rue Saint-Pierre Québec (Québec) G1K 7A8 692-0660 (Québec) 1-800-463-2350 ^éücituUom UU,l' tioeff/v de lu (ihurifé de .%éhee! ASSURANCES GÉNÉRALES -\tAutomobile -\tHabitation -\tCommercial \u2022 Industriel -\tCautionnement P.A.BOUTIN INC.fit/ tim deft jdufs imfnfNantft ctntHietfi d'uftKurance de lu néffion, .(u fseruice deK .âiéhécoin debuitt fduft de (Vd um.ASSURANCES DE PERSONNES Vie Salaire Accident Maladie Collective Hypothécaire REER Rentes Autres It r ti I iUJ t w.- Même tear rastvmr prend une tanche de modernité. 198 rre Fe :?! Le samedi 22 AüC'T 1998 S 9 150 ans de ch \u2022 \u2022 ( .au coeLiv m Sur la Côte-Nord, les religieuses sont des femmes-orchestres e SUIS con\\-blée et heureuse», affirme Soeur Simone Castilloux, qui oeuvre depuis 21 ?-Nord.Soeur Simone ^re-Saint-Jean, un petit villa-beine 300 habitants, situé à ^kilomètres de Sept-Iles.Elle est responsable de l\u2019école où elle enseigne à plein temps à 18 élèves des 4e, 5e et 6e années.Elle est aussi présidente de fabrique, agente de pastorale et directrice d\u2019une chorale.À 16 kilomètres de chez Soeur Simone, au village de Longue-Pointe-de-Mingan, Soeur Édith Richard est supérieure d\u2019une petite communauté, agente de pastorale paroissiale et scolaire et aussi présidente de fabrique.Elle vit là-bas depuis 17 ans.Soeur Simone et Soeur Édith font partie des quelques religieuses encore présentes sur la Côte-Nord.Elles ne sont plus qu\u2019une quinzaine, postées le lor^ de la Côte, à Sept-Iles, dans les vülages de Rivière-aù-Tonnerre, Rivière-Saint-Jean, Longue-Pointe-de-Mingan, Mingan, Baie-Johan-Beetz et aussi Havre-Saint-Pierre .Dévouées, généreuses, Soeur Simone et Soeur Edith, tout comme leurs consoeurs, sont deve- Soeur Simone CastiUoux et Soeur Édith Richard, sur la Côte-Nord.nues indispensables à la vie de leur conununauté paroissiale.Comme il n\u2019y a que deux prêtres pour desservir un territoire d\u2019une centaine de kilomètres, elles exécutent toutes les tâches habituellement accomplies par un curé de paroisse.Fenunes-orchestres, pour-rait-on dire! Elles préparent les bap- ternes, les funérailles, organisent les assemblées dominicales en l\u2019absence de célébration eucharistique.«11 n\u2019y a qu\u2019une chose que nous ne faisons pas, affirme Soeur Édith, c\u2019est dire la messe.Mais tout est en place, lorsque le prêtre arrive pour la célébrer.Ici, les paroissiens sont davantage en contact avec les religieuses qu\u2019avec le prêtre, dit-elle.Dans tout le diocèse de Baie-Comeau, on ne compte que 18 prêtres actifs.D\u2019ici deux ans, ils ne seront plus que neuf.» Les soeurs apportent leur aide aux familles pauvres, aux gens démunis, elles aident les jeunes à faire des études lorsque leurs parents ne peuvent les aider.Elles reçoivent les confidences, \\isitent les malades, assistent les mourants et les cancéreux en phase terminale.«Expérience des plus émouvantes», confie Soeur Simone.«L\u2019assistance aux malades et aux familles dans le deuil est une chose que nous apprécions beau-couj), souligne Jacquelin Déraps, un citoyen de Longue-Pointe-de-Mingan.Mais conune les Soeurs de la Charité sont moins nombreuses qu\u2019avant, elles ne peuvent toujours être présentes dans ces moments difficiles.Cela nous manque.» «Encore de nos jours, sur la Côte-Nord, on dit: «Allez chez les Soeurs de la Charité.Elles ne refusent rien».On vient parfois frapper à ma porte pour me demander des ponmies de terre, raconte Soeur Simone.Il y a de la pauvreté ici.Et des jeunes en difficulté.» «Nous espérons seulement qu\u2019il y aura une relève.Cette relève, peut-être la trouverons-nous parmi les laïques associés à la congrégation, qui sont déjà i)rès d\u2019une trentaine à Rivière-Saint-Jean et à Longue-Pointe-de-Mingan?» Heureuses, Soeur Simone et Soeur Édith?«La vie est bonne ici, disent-elles.Les gens sont calmes et pacifiques.line fois que nous sommes acceptées dans la communauté, les choses vont de soi.» Les religieuses sont présentes au Japon et dans trois pays d'Amérique du Sud our répondre à l\u2019appel U pape et à la demande de l\u2019archevêque Mgr Maurice Roy, qui, après la guerre, veulent envoyer des hommes et des femmes d\u2019Église dans des pays non croyants, trois Soeurs de la Charité de Québec arrivent au Japon en novembre 1953, afin d\u2019y fonder une oeuvre d\u2019évangélisation.Elles se consacrent à l\u2019enseignement, hébergent de jeunes travailleuses et étudiantes, vierment en aide aux démunis et ouvrent un noviciat.La communauté des Soeurs de la (Charité de Québec au Japon est une région canoniquement érigée depuis 1988.Une quinzaine de religieuses, dont huit soeurs japonaises sont toujours actives dans le milieu.Les Soeurs de la Charité de Québec sont aussi présentes en Amérique du Sud depuis 1963.À San Cristobal, au Paraguay, elles s\u2019occupent d\u2019enseignement, s\u2019engagent en catéchèse, en liturgie, visitent les Des Japonaises, soeurs de la Charité de Québec.centre communautaire qui regroupe à la fois centre de santé, école, jardin d\u2019enfants, cuisine populaiire, centre de promotion de la fenune, bibliothèque.À Colonia Baranda, les religieuses gèrent également un foyer pour vieillards, forment des groupes de cheminement spirituel, aident les jeunes à poursuivre leurs études.En 1972, elles se rendent en Uruguay pour ouvrir une mission à Barros Blancos, en banlieue de Lamontagne, missionnaire depuis 1968, a nüs sur pied le Programme de formation intégrale de jeunes mères: «Tout était à faire, dit-elle: il fallait aborder tous les aspects: aussi bien l\u2019hygiène, la vie f^uniliale, la psychologie humaine, l\u2019initiation à la prière, la catéchèse, que l\u2019éducation sexuelle avec des professeurs spécialisés.On donne à ces femmes des outils, des moyens de sortir ce qu\u2019il y a en elles.» malades et personnes âgées à domicile.Puis elles étendent leur action dans des régions plus défavorisées de la banlieue; à Caacupé, elles organisent un centre de catéchisme; à San Miguel, elles ouvrent un couvent qui accueille des jeunes filles intéressées à la vie religieuse (en 1995, une soeur originaire d\u2019Amérique du Sud y fait profession perpétuelle).Finalement, elles fondent en 1997 une nouvelle mission à Juan de Mena où il n\u2019y a pas de prêtre et où tout est à faire.Les Soeurs s\u2019installent en Argentine en 1967, où elles collaborent à l\u2019amélioration des soins à l\u2019hôpital public Perrando de Resist encia.Puis, dans un quartier défavorisé, elles mettent sur pied un André.Rouleau, PtAtAr courtier immobilier airréé 877-5903 Courtage résidentiel et commercial Les Immeubles Rouleau & Frères inc.- développement résidentiel et commercial Nous sommes heureux de rendre hommage aux Soeurs de la Charité de Québec pour leur dévouement et les oeuvres qu\u2019elles ont créées depuis leur fondation il y a 150 ans.Nous sommes fiers de la confiance qu\u2019elles nous témoignent depuis plusieurs années.n Hommage aux Sœurs de la Charité de Québec Aux Sœurs de la Charité de C^tébec qui célèbrent le 150^ anniversaire de fondation de leur congrégation, nous présentons nos sincères hommages.6433, chemin St-François, Sf-Laurent (Québec) H4S1B6 \u2022Tél.; (800) 363-1858 «Télécopieur : (514) 331-2743 Site Internet.www vigie qc ca Dexur catéchètes, au Paraffuay.- Une religieuse japonaise à la fête annuelle des sports.Montevideo, la capitale.Elles organisent une cuisine communautaire pour les familles démunies, créent un centre d\u2019éducation pour des mères, mettent sur pied un foyer pour vieillards.Elles ouvrent aussi un dis-pen.saire à Montevideo.Sur le plan administratif, les Soeurs de la Charité de Québec en Amérique du Sud, présentes dans les trois pays (Paraguay, Argentine et Uruguay), constituent une région canoniquement érigée depuis 1991.Soeur Jeanne-d\u2019Arc «J\u2019étais infirmière à l\u2019Hôpital du Saint-Sacrement de Québec et satisfaite dans mon travail.Comme je voulais donner davantage, raconte Soeur Jeanne-d\u2019Arc, j\u2019ai fait le choix d\u2019aller en mission.le voulais aider les autres, donner plus de justice et plus d\u2019amour autour de moi.Dans ces pays, où la langue peut être une barrière, on communique davantage avec le coeur.Lorsqu\u2019il y a appauvrissement matériel dans un milieu, l\u2019enrichissement se fait sur le plan spirituel.» I î s 10 Le samedi 22 aoi\u2019T 1998 |50 ans de ch \u2022 \u2022 ( -au coeu' de Vft ^le \u2022Vî conwnuiauté aujoimlluii «La présence de ces religieuses dans notre société est essentielle » lies se dévouent énormément et ne comptent pas leur temps.Toujours de bonne humeur et toujours prêtes à donner mi coup de main, les Soeurs de la Charité jouent un rôle extrêmement important auprès des pauvres», affirme Thérèse Belley, qui fait du bénévolat depuis 15 ans à la Maison Mère-Mallet.Agée de 72 ans, Madame Belley trav^Ue deux jours par semaine au comptoir vestimentaire des familles.Elle coud les draps, les couvertures, répare et rafraîchit les vêtements qui seront ensuite donnés aux faunilles.«C\u2019est valorisant de rendre service.Et tant que j\u2019aurai la santé, je donnerai de mon temps.» «La présence de ces religieuses dans notre société est essentielle», constate Monsieur Ernest Fontaine, 74 ans, retraité du journal Le Soleil.Depuis huit ans, cinq jours par semaine.Monsieur Fontaine sert la soupe à des itinérants, des jeunes.des personnes seules, âgées ou abandonnées.«La pauvreté a beaucoup augmenté à Québec, dit Monsieur Fontaine.L\u2019an dernier, on servait 150 repas par jour.Cette aimée, f'n en offre 50 de plus.L\u2019Etat ne peut pas tout faire.Ici, l\u2019accueil des religieuses est tout à fait inconditionnel.Alors que les fonctioimaires vont poser des questions, établir des règlements, les soeurs, elles, n\u2019en posent aucune.Elles se donnent corps et âme, avec le sourire.Si les gars arrivent à la maison éméchés, elles les servent, sans faire de morale.Elles vont plutôt les écouter, les encourager.Tout ce qu\u2019elles exigent d\u2019eux finalement, c\u2019est une bonne conduite dans la maison.» «Elles sont très dévouées», affirme Louisette Piché, bénévole depuis 8 ans à la Maison Mère-Mallet.Lorsque des gars se présentent à la fin du repas, elles vont leur faire des sandwiches ou elles vont s\u2019organiser avec ce qu\u2019elles trouvent dans le réfrigérateur.» Pharmacien à la retraite, Paul Larochelle, 59 ans, sert la soupe depuis 6 ans à cette maison de chari- té.«Conmte je suis un chanceux, un privilégié, j\u2019ai décidé de domier mon temps à des gens qui l\u2019ont été moins que moi.Depuis deux ans, il y a davantage de fenunes et de jeunes qui viennent manger à la maison.On voit aussi beaucoup d\u2019itinérants, qui sont d\u2019anciens psychiatrisés.Ils vivent la dépendance et la misère noire.» «Les soeurs sont très humaines, poursuit Monsieur Larochelle.Elles ne demandent pas aux bénévoles ce qu\u2019elles ne sont pas capables de donner elles-mêmes.Et n\u2019allez surtout pas croire qu\u2019elles servent des restes aux itinérants.Elles leur donnent ce qu\u2019elles mangent elles-mêmes.Ces soeurs sont plus que nécessaires dans notre société!» «La présence de ces religieuses dans notre société est essentielle» constate Monsieur Ernest Fontaine.^^4m)ci(k à la Plus de 400 personnes partagent leur vécu auprès des pauvres ratiquer la charité, l\u2019amour, assurer une présence réconfortante dans tous les milieux où il y a des pauvres, voilà à quoi s\u2019appliquent les Associés à la Congrégation des Soeurs de la Charité de Québec.«C\u2019est dans le but d\u2019étendre le charisme de la communauté, que nous avons eu l\u2019idée, en 1981, de créer ce réseau d\u2019associés», explique Soeur Antoinette Matte, qui a été l\u2019initiatrice du projet.Les premiers engagements se sont faits à Québec, en 19^86.Cinq hommes et femmes ont répondu à l\u2019appel.On dénombre présentement 350 associés disséminés un peu partout à travers la province de Québec.Ce sont des gens âgés de 30 à 70 ans, en majorité des femmes, et qui proviennent de tous les milieux sociaux.En 1987, six associés s\u2019engageaient en Uruguay.Puis, ce fut au tour du Paraguay et de l\u2019Argentine.«L\u2019an dernier, mentionne Soeur Matte, nous comptions une centaine d\u2019associés dans ces trois pays.Et leur nombre ne cesse d\u2019augmenter.D\u2019autres groupes se sont formés aux États-Unis et au Japon.» «Environ 20 nouveaux associés s\u2019ajoutent chaque année à notre réseau, affirme Soeur Matte.Ces gens ont soif de Dieu et veulent s\u2019impliquer parmi les pauvres.Mais ces pauvres, on ne les trouve pas seulement chez les plus démunis de notre société.Ils sont aussi chez les bien nantis.Ce dont notre monde souffre le plus, c\u2019est d\u2019un manque d\u2019amour», dit-t-elle.Les associés se rencontrent une fois par mois.ILs partagent l\u2019Évangile ainsi que leur vécu auprès des pauvres.Cela peut se traduire Soeur Antoinette Matte a aussi créé en 1987 les Amis de Marcelle-Mallet; ce sont des jeunes du primaire et du secondaire, qui provierment autant des écoles publiques que privées.Ils appremient à poser de petits gestes de charité dans leur milieu, à rendre service à leur entourage.Ils sont actuellement une centaine au Québec et en Argentine.«Les Amis de Marcelle-Mallet n\u2019ont pas été créés dans le but de préparer une relève, explique Soeur Antoinette Matte.On cultive seulement l\u2019appel dans le coeur du jeune.Et l\u2019appel, c\u2019est l\u2019oeuvre de Dieu.» / Ami(e)s de Marcelle-Mallet, Colonia Baranda, Argentine.par une visite aux malades, une implication dans les organismes de leur paroisse, une écoute téléphonique aux personnes seules, une visite aux prisonniers, une participation aux oeuvres de charité de la Maison Mère-Mallet, comme l\u2019oeuvre de la Soupe., ou un petit geste d\u2019amour posé de la façon la plus simple possible.On demande aux associés une offrande d\u2019une heure par jour au Coeur de Jésus, pour que se répande cette présence d\u2019amour au monde.Infirmière pendant 30 ans auprès des handicapés mentaux du Centre hospitalier Robert-Giffard, Madame Tliérèse Émond est devenue associée en 1988.«La bonne Mère Mallet voyait dans les plus démunis les enfants de Dieu, rappelle-t-elle.En tant qu\u2019associés, nous pratiquons la charité, la miséricorde et nous tâchons d\u2019être présents, en toute humilité, simplicité et amour, à celui qui a besoin d\u2019aide.Cette solidarité humaine est précieuse et riche.«Poser le plus petit geste pour porter partout le feu du divin amour», comme disait Mère Mallet.» Louise Turcotte, éducatrice au Pensionnat Saint-Louis-de-Gonzague et associée depuis 1987, trouve auprès de son groupe un lieu de ressourcement spirituel, une source où puiser; «cette source nous permet de voir le beau et le bien dans le monde et de demeurer en lien avec des valeurs profondes.» Lionel Morris.set, directeur d\u2019école à la retraite, trouve qu\u2019un tel ressource-ment est nécessaire pour mieux faire face à la vie de tous les jours.Soeur Matte avec des assorié(s) à la Congrégalion.^e/icè/aiiOfis auæ *Joet4/^ tie la Ghtauté tie J^téùec TRUST GENERAL OU CANADA Centre régional de l'Est Tour de la Cité 2600, boulevard Laurier Bureau 900 Case postale 10325 Sainte-Foy (Québec) G1V 4V7 Téléphone : (418) 652-9711 Télécopieur: (418) 652-3627 Addenda Capital Inc.Addenda Capital est heureuse de s\u2019associer au 150e anniversaire de fondation de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Québec.Votre dévouement depuis 150 ans est la preuve éloquente de votre engagement social et humanitaire.Votre incessante implication tant en éducation que dans la défense des droits des plus démunis, votre souci du bien-être des malades a permis d'éduquer, de soigner et de réconforter d\u2019innombrables personnes tant au Québec qu'à l'étranger.Votre oeuvre laisse des traces indéfectibles auprès de tous ceux et celles qui vous ont côtoyées et un grand nombre de contemporains profiteront encore longtemps, nous le souhaitons vivement, de vos efforts et de votre exemple.ADDENDA CAPITAL INC Gestionnaires de porleleiiilles Place Mercantile 770.rue Sherbrooke Ouesl.Bureau 1900 Montréal (Quebec) H3A tGt Tél.: (514) 287-7373.Télécopieur: (514) 287 7200 Lk samkdi 22 AofiT 1998 S 11 150 ans de ch \u2022 \u2022 îa».¦au coeuv « Nous sommes des soeurs dans la rue qui intervenons selon les besoins» j'N a coiigréga-y y tion regroupe ' aujourd\u2019hui 800 reli^eu-ses environ, dont près de 400 habitent la Maison ___\tgénéralice de Beaufili^lies autres vivent à la MaisoMlère-Mallet ainsi que dans une ci^uantaine de communautés locales et une douzaine de groupes apostoliques (moins de trois membres).Près d\u2019une vingtaine de religieuses oeuvrent en Amérique du Sud, alors qu\u2019elles sont une quinzaine au Japon et une douzaine aux États-Unis.Les Soeurs de la Charité de Québec sont toujours fidèles à leur mission de charité universelle; elles ne sont plus, comme autrefois, à la tête de grosses institutions, mais on les trouve plutôt investies dans de petits projets, en fonction des besoins de leur milieu.«Nous sommes toiyours attentives à ce qui se passe autour de nous», affirme Soeur Denise Marcoux, supérieure générale de la co^égation.«On s\u2019ingénie à découvrir le pauvre, la personne démunie, la personne seule et sans ressource.Nous sommes des soeurs dans la rue qui intervenons selon les besoins.» Dévouées depuis 150 ans à l\u2019instruction, les soeurs ont offert à des milliers de personnes un enseignement des plus diversifiés allant des cours de niveau primaire, secondaire et collégial, du cours classique et du cours commercial à la formation d\u2019enseignants et d\u2019enseignantes, d\u2019infirmiers et d\u2019infirmières, en passant par l\u2019école industrielle, l\u2019école ménagère, l\u2019institut familial.La réforme de l\u2019éducation des années 1960 a entraîné la fermeture massive des couvents.Aujourd\u2019hui, seulement deux maisons d\u2019enseignement appartiennent encore aux Soeurs de la Charité: le Pensionnat Saint-Louis-de-Gonzague de Québec et l\u2019École Marcelle-Mallet de Lévis.Les soeurs dirigent également une école primaire à Low'ell (É.U.), de même qu\u2019un couvent de plus de 2 000 élèves au Japon.Au Québec, elles sont intégrées dans des commissions scolaires et elles donnent des cours dans des polyvalentes, écoles privées ou publiques.Impliquées depuis toujours dans les soins aux malades, les Soeurs de la Charité ont oeuvré dans des hôpitaux spécialisés ou généraux, dans des foyers pour personnes âgées, elles ont visité les malades à domicile.Aqjourd\u2019hui, des religieuses sont encore présentes dans le réseau hospitalier.Certaines dirigent paroissiale, comme femmes consacrées à Dieu.» Ces religieuses visitent les malades, apportent réconfort et appui moral aux personnes dans le besoin, soutiemient les familles affligées par le deuil, assurent une présence auprès des jeunes.«Nous sonunes ici pour soutenir les paroissiens», affirme Soeur Marie-Louise Bédard, qui vit depuis deux ans avec deux autres religieuses, au presbytère de la paroisse Notre-Dame-de-Portneuf.«Elles sont un cadeau à la communauté, pas seulement pour ce qu\u2019elles font, mais pour ce qu\u2019elles sont, affirme le curé Paul Lortie.Ce sont des soleils de tendresse et on les adore ici.» «Nos soeurs vont là où il y a des besoins, exactement comme le faisait Mère plémentaire aux structures déjà existantes.Les visites aux malades à domicile en sont un bon exemple.Avec nos oeuvres caritatives, à la Maison Mère-Mallet, nous sommes en mesure de répondre aux besoins les plus pressants.» «Le pauvre a besoin d\u2019être reconnu comme personne.11 a besoin d\u2019être écouté et de sentir qu\u2019il est importait pour quelqu\u2019un, affinue avec conviction Soeur Denise Marcoux.11 faut lui domier le -'enti-ment qu\u2019il existe pour quelqu\u2019un, lui sv -.Soeur Denise Marcoux, supérieure générale deux foyers pour persormes âgées, à Lévis et à New Bedford (É.U.); d\u2019autres remplissent des engagements individuels auprès des malades de leur milieu.Les soeurs s\u2019insèrent aussi dans des paroisses, comme à Breakeyville et à Notre-Dame-de-Portneuf, où elles assurent une présence.«Elles ne vont pas dans la paroisse pour prendre la place du curé ou des associations laïques, tient à préciser Soeur Denise Marcoux, mais pour apporter le charisme de la vie religieuse.Elles vivent au coeur de la communauté \\i't 1»,.tniiiinii * nnnnn f ¦ irt »m «K» \\ 1 1 ^ '4- I \u201cs'- I l 1 T f-' i.^ Il e ¦=1 ¦ Marcelle Mallet, souligne encore Soeur Denise Marcoux; elles travaillent dans des dispensaires, s\u2019impliquent auprès des familles éclatées, des enfants abandonnés, des fenunes en difficulté, des mères adolescentes, des immigrants, portent assistance aux sidéens, aux malentendants, aux personnes âgées.Nous constituons une ressource com- Pour \"^répan-le \"^charisme de \"Mère Marcelle \"Mallet, les Soeurs de la Charité comptent sur l\u2019appui d\u2019un groupe toujours croissant d\u2019Associés à la Congrégation; ce sont des persomies laïques qui partagent la spiritualité et la mission de Mère Mallet.Elles prennent des engagements auprès des pauvres, rendent visite aux malades, aux personnes âgées.dire qu\u2019il est aimé de Dieu.Le 150e anniversaire de notre communauté est une occasion de renouveler notre engagement, de retrouver cette flamme, ce feu au coeur.En mars 1999, à l\u2019aube du deuxième millénaire, nous tiendrons un grand congrès de la charité où nous sera donnée l\u2019occasion de nous interroger sur les nouveaux besoins de notre société et d\u2019orienter notre mission.«Avec cet événement du 150e anniversaire; nous redécouvrons l\u2019actualité de notre fondatrice.L\u2019héritage de notre bonne Mère Marcelle Mallet est vivant.De plus en plus vivant!» 1.\tPensionnat St-Louis-de-Gonxague.2.\tÉcole MarceUe-MaUet, Lévis.3.\tCatéchèse à Colonia Baranda, Argentine.Médaillons: groupes d'élèves.fRo/n/mae au.i\u2019 ooeitm de ta G/iatsté de âté/iee! PASCAL^ MONTMINY ENTREPRENEUR GÉNÉRAL O Construction et rénovation Résidentielle et commerciale 22.rue du Domaine.Beaumont.Québec Tél 837-5313 Télécopieur 837-4064 SAVOIE & ASSOCIES KxpcrLs-ronsplls en sers ire alimrnl.iirr Félicitations pour ces 150 ans de dévouement! 702, boulevard René-Léveîïque Ouest Québec (Québec) Tél.: (418) 683-1961 Téléc.; (418) 683Ji783 1 s 12 Le samedi 22 Aot t 1998 0 cii^is dç \u2022 \u2022 \u2022 .au cocui ./laison, //è/r-y lialla 150 ans plus tard, l'oeuvre de Mère Mallet est toujours vivante et te petite maison qui, en août 1849, a vu naître la communauté des Soeurs de la Charité de Québec, est toujours et plus que jamais une maison de charité.La Maison Mère-Mallet abrite aujourd\u2019hui plusieurs oeuvTes caritatives dont bénéficient chaque jour des centaines de personnes dans le besoin.La plus comtue de ces oeuvres, qui remonte aux origines de la conununauté, est la Soupe populaire de la Haute-Ville.Depuis 1982 et ce, sept jours sur sept, la maison offre gratuitement plus de 200 dîners complets par jour.L\u2019accueil est inconditionnel et le service est assuré par des bénévoles, religieux ou laïques.En 1997, la maison a servi plus de 58000 repas à une clientèle majoritairement masculine, dont la moyenne d\u2019âge varie entre 30 et 45 ans.Les fenunes et les enfants représentent environ le dixième de la clientèle qui fréquente l\u2019oeuvre de la Soupe.Le service Dernier Espoir s\u2019occupe de faire la cueillette des denrées alimentaires et de les redistribuer.Deux fois par semame, une camionnette recueille auprès de l\u2019organisme Moisson-Québec, des épiceries et restaurants de la ville, les aliments qui servent à la préparation de ces repas.Les surplus sont distri- l\u2019ordre et la propreté.Les vêtements reçus de l\u2019extérieur sont triés, lavés, reprisés ou acheminés à la récupération lorsqu\u2019ils sont inutilisables.L\u2019an dernier, plus de 46 0(X) vêtements et articles ont ainsi été donnés.L\u2019hiver, on trouve dans ces comptoirs des bas de laine que tricotent les religieuses.Mis sur pied en 1982, le Service Handi-A offre aux personnes sourdes adultes des services dans les secteurs de la formation, la microentreprise et l\u2019hébergement.Environ 219 malades ont séjourné à la maison.Rappelant la controverse dans laquelle est née la Maison Marc;-Simon, Soeur Agathe Côté n\u2019hésite pas à évoquer l\u2019esprit de charité qui animait la fondatrice; «Qu\u2019aurait fait Mère Marcelle Mallet?Aurait-elle eu peur du sida, elle qui n\u2019a jamais craint d\u2019être contaminée par le typhus?».V» ¦ « < d 4 H** T r % La Maison Mèrv-MaUet, sise au coeur du Vieux-Québec, propriété des Soeurs de la Charité de Québec.T.Une exposition pour souligner le 150* anniversaire des Soeurs de la Charité de Québec Dés le 23 septembre 1998 Découvrez lcs hospif.dicrfs, VK.inlc'.i-( éduc,mves, les mivsioas et i,» vie communauf,urt des conCTétîririons reliKieuses du Québec.S'!.Tmt l)alhiu^t\u20ac\u2018 (,Jufhe> \u2022 U'U'U truff
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.