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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1987-06-07, Collections de BAnQ.

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[" DELATION SE CONFIRME ACCUSATION MARC BOIVIN AUCUNE CONTRE ?Le conseiller syndical de la CS N Marc Boivin n'a pas comparu en cour des sessions de la pais hier Pierre Gaudreau.Cela signifie que Boi vin serait eiemple de repondre a quel que accusation que ce soit Et ce meme si ses collègues Gérard The nault et Guy Boivert ont ele accuses notamment d'avoir complote avec lui pour provoquer l'esplosion du 23 mai au Motel Universel de Chicoutimi et d\u2019avoir conspire pour causer une autre déflagration au Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic.Un véritable mystère entourait le statut de Bomn auprès de la justice hier Au milieu de l apres-midi.des en quêteurs de la Surete du Quebec pro mettaient aui proches du syndicaliste son pere Jacques Boivin et sa compa gne Therese Montpas qui s\u2019étalent ren dus au quartier general, d'organiser une rencontre avec M.Boivin avant la fin de la journée.En fin de soiree hier, il avait ete impossible de savoir si la rencontre avait eu lieu.Quant a Marc Boivin.il ne s'elail pas présenté en par «eqys CARON Arrête lot vendredi matin en meme temps que trois autres perma nents de la centrale.Marc Boivin ne serait pas detenu et aurait agi a litre de témoin auprès de la Sûreté du Que bec, a-t-on pu apprendre de la part d'un des procureurs de la defense, Me La compagne de Marc Boivin.Therese Montpas.et son pere Jacques arrivant au quartier general de la SO.hier.Lire A-2.BOIVIN m AGRANDISSEMENT ™ Photos jusqu à 11 xl4 | Le Centrejaponais Place de la Photo H Fleur de Lys 529-1737 « Vrfi Wfjm ¦ |')| JVA /V rXiC'HJI 7 JUIN 1987\t«6 pages a cahiers * I tabkwd Uvrsison s domw.ie (7 (ours) 2,75$ C QUEBEC, 91 e année, no 158 Iles de la Madeleine-Gaspe-Riviere-au-Renard-Perce-AtMtibi w w V* À ROLAND-GARROS STEFFI GRAF, PLUS JEUNE CHAMPIONNE 9 Steffi Gral est devenue hier, i 17 ans.la plus jeune championne des Internationaux de tennis de France.Son titre, elle l'a mente, contre la grande Martina Navratilova Pages 6 et 7 LA JOURNEE D\u2019UN CRE MANOEUVRER, BARRER, PÊCHER PUIS DORMIR.hMV si y * * 7*T:.SEPT-ILES \u2022 Hasard ou pas, proue tournee vers le large, le «Mario Michebi était le premier dans la file amarree au quai Mgr Blanche, à Sept-Iles, en ce vendredi.A son mât, pas de pavillon inutile mais un casier à produits marins identifiant rationnellement sa fonction.A 2h30, sous les étoiles intactes, il avait été le premier de son groupe à cingler par la passe de l'est après un appareillage sans cérémonie.par Marc ST-PIERRE Le capitaine Laurent Guillemette avait rapidement consulte ses radios et son radar, jeté un coup d'oeil sur le compas.Et fixe la course a suivre sur son video-flotteur, sa mémoire a écran cathodique farcie de latitudes et de longitudes, de lignes jaunes, de pointillés verts et bleus.Puis, le capitaine Guillemette avait confié la barre à Mario avant de se jeter tout habillé sur sa couchette.Sur un bateau de pèche, des que sa présence n'est pas requise à la barre ou à la manoeuvre, au triage ou à la cuisson des prises, un homme se couche et s'endort aussitôt.Plus tard, une fois atteint le terrain de pèche indique par le vidéo-flotteur, le capitaine et son premier maitre avaient saute sur leurs pieds pour la mise à l\u2019eau du filet Une opération réalisée en quelques minutes par tout l'équipage, sans un mot, chacun sachant exactement ce qu'il avait a faire.Lire A-2, PÉCHEUR SOUVERAINISTE OU FÉDÉRALISTE JOHNSON: UN CHEF AMBIGU 9 Près de deux ans apres avoir pris la direction du Parti québécois, M.Pierre Marc Johnson demeure une enigme pour la population du Québec: 44 pour 100 pensent qu'il est «plutôt souverainiste», 30 pour 100 pensent qu'il est «plutôt fédéraliste» et 26 pour 100 ne savent pas quoi penser.par Michel DAVID C\u2019est ce que révélé un sondage Sorecom réalise pour le compte du SOLEIL, entre le 8 et le 24 mai dernier, auprès de 1,214 personnes de 18 ans et plus reparties dans toutes les régions du Québec.À une semaine du congres national du PQ, mèni6 pour 100.suivi de M.Parizeau (17 pour 100), Mme Marois (8 pour 100) et M.Garon (6 pour 100).Seul M.Landry est moins populaire chez les péquistes (4 pour 100) que dans I ensemble de la population.Dans un sondage réalisé pour le < ompte du SOLEIL, la maison Sore-com a soumis chacun de ces cinq noms, entre le 8 et le 24 mai, à 1,214 personnes de 18 ans et plus réparties dans l\u2019ensemble du Québec.Pour 5 pour 100 des répondants, aucun d\u2019entre eux ne ferait un bon chef pour le PQ et 16 pour 100 sont sans opinion.M.Johnson est plus populaire que tous ses adversaires réunis chez les les 18-24 ans, les 25-34 ans, les anglophones, les allophones.les électeurs conservateurs, les moins scolarises et les gagne-petit, les Montréalais (y compris dans l\u2019est de la métropole).C\u2019est très nettement dans la région de Québec, où les sequelles de la course au leadership sont manifestes, que M.Johnson est le plus faible.Seulement 28 pour 100 des répondants de cette région voient en lui le meilleur chef, suivi de M.Parizeau ( 19 pour 100), M.Garon ( 11 pour 1001, Mme Marois (8 pour 100) et M.Landry (7 pour 100).Jacques Parizeau La clientèle de M.Jacques Parizeau est diamétralement opposée à celle de M.Johnson.Ses points faibles sont l'électorat féminin (12 pour 1001 et les 18-24 ans (10 pour 100), les anglophones (9 pour 100), les gens à revenu modique et les moins scolarisés.Les principaux appuis de l'ancien ministre des Finances se retrouvent chez les hommes (22 pour 100), les électeurs néo-démocrates (23 pour 100), ceux qui ont un revenu supérieur à $50,000 (27 pour 100), les professionnels (23 pour 100), les administrateurs (28 pour 100) et les diplômés universitaires (22 pour 100).A l'évidence, M.Parizeau réjouit une clientele beacoup plus élitiste que M.Johnson, qui, à des degrés divers, recueille des appuis dans toutes les couches de la population.Pauline Marois Mme Pauline Marois est la moms populaire des cinq chez les hommes (5 pour 100), les 55 ans et plus (4 pour 100), les allophones (2 pour 100) et les administrateurs (4 pour 100).Ses pomts forts sont les femmes (11 pour 100) et les 18-24 ans (10 pour 100).Bernard Landry Inversement.M.Bernard Landry n'est pas très populaire auprès des femmes (4 pour 100) et des 18-24 ans (5 pour 100).H fait meilleure figure chez les professionnels (14 pour 100) et ceux qui ont une scolarité de 16 ans et plus (12 pour 100).Sa clientèle s'apparente à celle de M.Parizeau.Assez curieusement, il est deux fois plus populaire chez les électeurs libéraux (8 pour 100) que chez les péquistes (4 pour 100).Des cinq \"candidats\" dont le nom a été soumis aux aux répondants, M.Johnson est en fait le seul qui soit nettement plus populaire chez les pequistes que chez les libéraux.Jean Garon Les partisans de M.Jean Garon se retrouvent principalement chez les 18-24 ans (9 pour 100) et les gagne-petit (9 pour 100).Ses points les plus faibles sont l'électorat féminin (4 pour 100), les anglophones (3 pour 100) et la région de Montréal (4 pour I00).« JOHNSON (suite de la première page) ^e traduit par le fait que la popularité du PQ s\u2019est stabilisée entre 33 et 38 pour 100 depuis les élections du 2 décembre 1985.De façon générale, ce sont les anglophones, les libéraux, les gens de l'extérieur de Montréal (notamment de Québec), les 35 ans et plus, les moins scolarisés et les répondants se situant aux deux extrémités de l'échelle des revenus qui trouvent que le PQ est moins attrayant avec l\u2019affirmation nationale.Les francophones sont totalement divisés sur la question, mais 54 pour 100 des électeurs péquistes estiment que l\u2019affirmation nationale rend leur parti plus attrayant, 23 pour 100 trouvent qu'il est moins attrayant et 10 pour 100 que ça ne change rien.En général, ceux qui votent conservateur au fédéral, les 18-34 ans, les allophones, les plus scolarisés, les habitants de l'est de Montréal et les gens à revenu moyen ont tendance à trouver le PQ plus attrayant depuis qu'il a substitué l'affirmation nationale à la souveraineté-association.L\u2019image du chef En raffinant l'analyse, les sondeurs de Sorecom ont pu établir de façon de très nette que la perception que les répondants ont de M.Pierre Marc Johnson est un facteur déterminant dans l'appréciation qu'ils font de sa these d'affirmation nationale.La moitié (49.5 pour 100) de ceux qui voit en lui le meilleur chef pour le PQ trouvent sa thèse plus attrayante que la souveraineté-association, 26 pour 100 la trouvent moins attrayante et 10 pour 100 ne voient aucun changement.En revanche, ceux qui voient un meilleur chef en Mme Pauline Marois, MM.Jacques Parizeau, Jean Garon ou Bernard Landry préfèrent d'emblée la souverainete-associa-tion.Ceux qui trouvent que M.Johnson est \"plutôt fédéraliste\" sont egalement ceux qui sont le moins favorables à sa thèse d'affirmation nationale.9 BOIVIN (suite de la premiere page) « our le matin comme prevu et tous ^'interrogeaient sur son sort.En debut de matinee, un porte-parole du quartier general de la Sûreté du Québec avait pourtant affirme au SOLEIL que la comparution de Boivm était obligatoire.Le code i.runinel stipule en effet qu\u2019un prévenu doit comparaitre dans les 24 heures suivant son arrestation.A la fin des comparutions hier midi au Palais de justice de Québec, Me Jacques Larochelle, un des procureurs de la CSN, a tenté comme U l'avait fait la veille de s'enquérir auprès de son collègue de la couronne pourquoi Boivin n'avait pas comparu.Repense du procureur Jacques Casgrain: son collègue chargé du dossier Georges Letendre n'était pas présent, impossible de répondre a sa place.Apres conciliabule entre les procureurs de la CSN et les proches de Boivin peu après le coup de midi, Me Larochelle conviait les journalistes a se rendre au quartier général de la SQ sur le boulevard Pierre-Bertrand ou son collègue Pierre Gaudreau.Jacques Boivin et Thérèse Montpas tenteraient de savoir \"la vérité».Me Larochelle se retirait ensuite pour rédiger une requête en vue d'obtenir l'émission, par la cour supérieure, d'un bref d'habeas corpus, procédure qui aurait pu ordonner la comparution de Boivin que l'on considérait alors comme detenu illégalement.Peu auparavant, Jacques Boivin avait confié à la presse avoir reçu vendredi un appel de la part de son fils.«Il répondait dans le vide à mes questions.Je lui ai demandé s'il voulait un avocat, il m'a répondu pas besoin et puis U m'a dit que tout est arrangé.On a bien essayé de lui en envoyer un avocat (Me Gaudreau), mais ils (la SQ) l'ont mis dehors.» Au quartier général de la SQ, les journalistes ont du faire le pied de grue pendant plus d'une heure.Une discussion derrière des portes closes entre Jacques Boivin, Mme Montpas et les enquêteurs du Bureau des enquêtes criminelles se serait soldée par une promesse, faite par les enquêteurs, d'organiser une rencontre entre Boivin.son pere et Mme Montpas plus tard au cours de la journée.Au sortir de leur rencontre avec les enquêteurs, M.Boivin et Mme Montpas repartaient en vitesse avec Me Gaudreau.Joint a son bu- reau en fin d'apres-midi, Me Gaudreau annonçait au SOLEIL qu\u2019il venait d'apprendre que Marc Boivin n'etait pas détenu, qu'il avait agi auprès de la SQ a titre de témoin et que la procédure d'habeas corpus était par le fait même inutile.Ces révélations viennent accréditer la thèse voulant que Boivin soit un délateur.LE SOLEIL a appris de source sûres vendredi qu'il s'était «mis à table» peu avant la quadruple arrestation effectuée dans la nuit de jeudi à vendredi.Sa non-comparution vendredi, alors que ses collègues Boivert, Theriault et Henry répondaient à 11 chefs d\u2019accusation.avait alimenté la rumeur.Hier, Me Gaudreau n'écartait pas la possibilité que Boivin ait sollicité la protection de la police.Il avouait même avoir renoncé à lui offrir ses services.«On ne peut pas courrir indéfiniment après un gars qui ne veut pas d\u2019avocat, pour mois la prochaine etape.c'est la défense de mon client (Arsene Henri) lors de l\u2019enquete sur cautionnement lundi», d\u2019expliquer Me Gaudreau.Les deux autres prévenus, Guy Boivert et Gérard Thériault son représentés respectivement par Me Carol Saint-Cyr et Pierre Spain.6 PECHEUR (suite de la première page) Pendant des heures, le «Mario Michel» poursuivra sa course à petite vitesse au-dessus du «terrain de pèche» identifié par le capitaine, quelque part a dix milles au large.C'est le jeune capitaine de 28 ans qui gardera maintenant la barre.C\u2019est son tour.«La crevette, c'est une peche assez compliquée.Ca ne prend pas grand chose pour que ça ne pèche pas», explique-t-il succintement.Si le «Mario Michel» connaît une mauvaise joumee aujourd'hui, il demeure qu'il tient généralement le bon bout «Aujourd'hui, on aurait dû s'attendre è 12 ou 1,400 livres du coup.Au printemps, ça peut être jusqu'à 10 ou 15,000 livres», explique le capitaine Guillemette.Total, il estime a quelque 100 tonnes la crevette prise bon an mal an par le navire construit il y a vingt-deux ans aux chantiers maritimes de Gaspé.Seuls des vents de 25 ou 30 noeuds le confineront au port.Un très bon navire dans l'esprit de ce capitaine à son bord depuis 11 ans qui a décroché son brevet en 1982.«Un bateau comme ça.ce n\u2019est pas pour le vanter, il n\u2019y en a aucun qui a renversé.A cause de sa coque modèle voilier», décrit Laurent Guillemette avec un ample geste arrondi des deux bras.9 AUTRES TEXTES, B-1 6/49 4-10-19-32-39-41 (complementaire) 36 LA QUOTIDIENNE tirage du 6 juin 3-S-5 4-8-6-7 Bernard Roy et l\u2019accord du lac Meech Le grand oeuvre de Brian Mulroney OTTAWA \u2022 «Si l'accord constitutionnel sur le Québec était la seule contribution de Brian Mul-roney comme premier ministre du Canada, ce serait suffisant pour pouvoir affirmer que ce gars-là a bien servi son pays.» textes par Pierre-Paul NOR£AU Bernard Roy a glissé cette felite phrase, à la toute fin de entrevue qu'il accordait au SOLEIL.En une heure et demie, ce fut l'un des rares instants où il a été possible de saisir chez ce confident du premier ministre, la portée réelle accordée à ce qui venait tout juste de se passer.À ses yeux, une page de l'Histoire canadienne vient vraiment d'étre tournée.Et Brian Mulroney y a sans le moindre doute à son avis, jouer un rôle de bâtisseur.Bien sûr, étant donné son poste de secrétaire principal du premier ministre canadien et sa relation d'amitié avec Brian Mulroney qui remonte à l'époque de leurs études de droit à l'université Laval, Bernard Roy aurait toutes les raisons au monde de chercher à maximiser l'impact.Or justement, malgré ses fonctions politiques qui incluaient jusqu'à récemment celle de chef de cabinet du premier ministre, il n\u2019a jamais cru que son sens critique et la juste appréciation des faits devaient céder le pas à une partisanerie aveugle.Il a d'ailleurs tendance à croire que, ce qu'il appelle sa «naïveté», n'est pas aussi utile à Brian Mulroney que pouvait l'être pour Pierre Trudeau, l'acharnement partisan et systématique d\u2019un Jim Coutts.Derrière la sobriété des quelques compliments qu'il a réservés à son patron au cours de la conversation, la certitude que Brian Mulroney était un acteur de premier plan de cette réussite, transpirait, tout comme la fierté d\u2019avoir été lui-mème activement associé a cet événement.Grande tension Dans une salle attenante à celle où ont été réunis les premiers ministres pendant toute u3ie journée et toute une nuit.Bernard Roy s'est astreint , de concert avec d'autres spécialistes, à la minutieuse analyse des multiples propositions qui ont finalement permis de produire un texte constitutionnel acceptable aux onze gouvernements du pays.«Nous avons vraiment passé par toute la gamme des émotions» explique-t-il, en décrivant le tableau comme un incessant va-et-vient entre les premiers ministres et leurs équipés respectives, qui permettait de mesurer le pour et le contre, et de distinguer l'acceptable de l'inacceptable.fou or Bernard ROY «Il faut bien se rendre compte dans ces négociations, qu'il y a un prix limite pour chaque participant.» Bernard Roy a mis ses talents d'avocat et de conseiller politique à contribution.Il s'est retrouvé comme les autres, impliqué dans des moments de grande tension et de frustration, baigné dans un climat de grande émotivité.On peut facilement devenir excédé, résume-t-il, quand, après plusieurs heures, on a enfin l'impression d'arriver près d\u2019une solution et que quelqu'un revient à la charge et provoque de nouvelles difficultés.«C'est un peu comme une digue.A un moment donné, tu finis par réussir à colmater une brèche pour soudainement t'apercevoir qu'il y a une nouvelle fuite dans la structure un peu plus loin.Nous avons quelquefois pense que tous nos efforts seraient vains.» Le coupable Mais il y a d\u2019autre part, souligne-t-il, un incitatif puissant qui joue en faveur de la recherche ac- tive d'un reglement Aucun premier ministre ne tenait à être un te du doigt pour avoir été à origine de l'éclwc.En fait, estime apres coup l\u2019avocat Roy, il s'agissait d\u2019un dossier qui aurait pu avoir des rejier-cussions extrêmement négatives sur toute la dynamique intergouvernementale au pays.«Ca aurait empoisonné les relations du fédéral avec la ou les provinces coupables, de même que celles entre le Québec et ces provinces qui auraient été responsables d'un échec.» Et cette fois-ci, c'était bel et bien le Manitoba et l'Ontario qui risquaient de se retrouver dans le rôle de renégats.Le premier ministre manitobain Howard Pawley avait soulevé de nombreuses questions depuis qu'il avait donné son accord à l\u2019entente de principe du Lac Meech.Son collègue David Peterson avait aussi reculé devant les fortes pressions soulevées particulièrement dans la région de Toronto, par la sortie fracassante de Pierre Trudeau dénonçant l'affaiblissement d\u2019un pouvoir central qui avait jusqu'ici toqjours bien servi l'Ontario.C'est à leur endroit d'ailleurs que se sont exercés avec leur effet le plus dramatique, les talents de négociateur de Brian Mulroney.Au moment où très tard dans la nuit, U est devenu évident qu\u2019il n'était pas possible d'aller plus loin et que les représentants des deux provinces faisaient la différence entre la réussite et l'éclatement, le premier a tour à tour pointé MM.Pawley et Peterson en leur posant brutalement la question: «Cette proposition est-elle oui ou non acceptable pour vous?» Il n\u2018a alors laissé aucune chance à l'un ou l\u2019autre d\u2019échapper à une réponse claire qui allait ultimement permettre d\u2019obtenir un accord constitutionnel unanime.Pour le secretaire principal du premier ministre canadien, le danger d'avortement était là, mais il s\u2019agissait malgré tout à son avis d'un risque mesuré.«H y a une regie d\u2019or pour un avocat Quand il pose une question à un témoin lors d\u2019un procès, c'est qu\u2019il connaît déjà la réponse, sinon il pourrait mettre son client dangeureusement dans le trouble.»# La constitution réglée, place au libre-échange ?OTTAWA \u2022 Pour le gouvernement conservateur de Brian Mulroney, le dossier constitutionnel québécois est réglé.La ratification par les provinces et le Parlement canadien s'apparente ni plus ni moins qu'à une formalité.Selon le secretaire principal du premier ministre canadien.Bernard Roy, il ne faut bien sûr présumer de nen.Il n\u2019en reste pas moins qu'à son avis, les premiers ministres ont atteint un point de non-retour avec cette deuxième acceptation en autant de mois, d'un accord pour l\u2019adhésion du Québec à l'Acte constitutionnel de 1982.«C'est définitivement plus qu\u2019un engagement moral de leur part.C'est un engagement concret à faire accepter cette entente chez eux dans les meilleurs délais.» «Comme le premier ministre l a dit, a moins qu\u2019il y ait des erreurs grossières qui aient pu être commises et auxquelles il est nécessaire de remédier, il n\u2019y aura pas de changement Et comme nous croyons qu'il faut battre le fer pendant qu'il est chaud, nous allons pour notre part procéder rapidement.» Le gouvernement conservateur aura sa commission parlementaire pour permettre aux Canadiens de s'exprimer et ainsi vérifier si des bourdes majeures ont échappé à la vigilance des onze équipes de spécialistes.Mais pas question de transformer cette opération en un interminable processus, ni en tribune aux harangues.Seuls les Canadiens représentatifs y auront accès.Ainsi l\u2019idée d'une commission fédérale itinérante a été écartée, «pas question d\u2019un road show» tranche sans équivoque le conseiller du premier ministre.Aboutissement logique Et maintenant, qu'est-ce que le gouvernement conservateur qui traine dangeureusement dans les sondages, peut espérer de tout cela?Avant de repondre directement à la question, Bernard Roy commence par réfuter certaines critiques adressées a son gouvernement, critiques qu'il juge tout à fait injustes.Ainsi à ceux qui ont prétendu que les conservateurs ont agi de manière précipitée et qu'ils étaient prêts a signer une entente à n'importe quel prix pour améliorer leur cote, il leur répond par une petite leçon d'histoire.Un mois avant l'élection générale de 1984, lors du fameux discours de Sept-Iles, Brian Mulroney a clairement établi que la confrontation n'était surtout pas la caractéristique du gouvernement qu'il voulait mettre en place.C'est à ce moment qu'il a pris l'engagement de faire signer le Québec «dans l'honneur et l'enthousiasme.» Après son arrivée au pouvoir, le dialogue s\u2019est établi avec le gouvernement péquiste de René Lévesque, prêt à prendre le «beau risque».L'arrivée du gouvernement libéral n\u2019a ensuite pas affecté le ton cordial des relations entre Québec et Ottawa.L'ouverture faite sur le dossier constitutionnel par le ministre Ci) Rémillard lors de son discours du Mont-Gabriel a ete saisie au vol, pavant la voie à une sérié de rencontres secrètes entre représentants des deux gouvernements.Bernard Roy peut en témoigner puisqu'il était l'un des membres de ce groupe restreint, Jean-Claude Rivest étant sa contrepartie québécoise.Lors de la conférence d'Edmonton, les premiers ministres provinciaux se sont également montrés disposés accorder au dossier québécois la priorité constitutionnelle.Les pèlerinages des ministres Rémillard et Lowell Murray dans les capitales provin riales ont finalement conduit a l\u2019entente du Lac Meech et au texte de cette semaine Bernard Roy balaie donc du revers de la main toute accusa- tion de dossier bâclé, d\u2019improvisation ou de dilution à outrance du pouvoir fédéral La série de modifications constitutionnelles reflète simplement la vision du Canada telle que clairement établie par le premier ministre a Sept-Iles, conclut sur ce plan son conseiller principal Le gouvernement conservateur a profité du contexte favorable qui s'offrait à lui «H faut bien se souvenir que tout le monde en avait soupé du climat de confrontation et de l'autoritarisme à outrance du premier ministre Trudeau.» Un tournant Quant à savoir quel sera l\u2019effet de cette réussite sur la popularité du gouvernement, il ne s'avance pas trop.«Bien sûr que, comme gouvernement, nous allons essayer de capitaliser sur cet accord.» Pour l'instant, il explique les sondages qui ont laissé entendre que l'accord du Lac Meech était plutôt le résultat de la faiblesse de Brian Mulroney que de sa force, par une certaine impatience et par des déceptions anterieures.Mais, ce dossier pourrait devenir un tournant, plaide-t-il presque sur le ton du souhait.De toute maniéré, les premiers ministres provinciaux ont spontanément et de bonne foi souligné lors de la cérémonie de signature, le doigté, la patience, la ténacité et le sens du leadership de Brain Mulroney.«Ils n\u2019étaient vraiment pas obligés de faire ça.» Pour Bernard Roy, quelque soit le verdict des historiens sur son gouvernement, quelque soit l\u2019effet à court et moyen terme sur la popularité de celui-ci U n\u2019en reste pas moins que l'accord est bon pour le Canada.«Et c\u2019est un bon presage pour le dossier du li-bre-echange, meme si des problèmes subsistent.» dit-il en ouvrant sur les perspectives du deuxieme défi de Utile auquel s\u2019atUquera dorénavant le gouvernement de Brian Mulroney.# f A Quebec.dimanche A-3 Croisières nocturnes à bord du Louis-Jolliet Les handicapés crient victoire une autre fois tLes personnes handicapées ont remporte hier soir une autre victoire dans leur bataille contre la discrimination à leur endroit.Et Centraide a passe avec un certain succès un test sur la capacité de ses benevoles à s'ajuster aux besoins de la communauté.ce qui est justement le theme de son actuelle conference bi-annuelle.par Andrée ROY victoire est Le SoteM acquise.Il aura cependant fallu quatre paires de bras pour monter à bord le president de Carrefour-Adaptation Québec, M.Robert Labrecque (à droite) et sa «chaise électrique» alourdie par une grosse batterie.La grande perdante sera peut-être la Compagnie d'excursions maritimes de Quebec Inc.qui gère les croisières offertes à bord du M.V.Louis-Jolliet.Elle aura dorénavant du mal à refuser les croisières du soir aux personnes handicapées, comme elle le fait systématiquement depuis près de quatre ans, invoquant des motifs de sécurité pour justifier ce reglement pourtant décrié par la Commission des droits de la personne.Hier soir en effet, une vingtaine Tfjjj xTTÏT SS^Tl*; Les autorités de Beauport mènent une opération éclair de démolition , ÏÆmtMà ?Sous la façade toute officielle de la cérémonie d'inauguration du nouvel hôtel de ville, hier, les autorités municipales de Beau-port ont mené, de vendredi à hier matin, une opération éclair de demolition.Pour mettre en valeur l'édifice municipal rénové et agrandi, le maire a obtenu à la dernière minute le feu vert du ministère des Affaires culturelles pour démolir la maison historique qui jouxtait l'hôtel de ville, sur l'avenue Royale.par Michel POMERLËÂÛ Depuis des mois qu'il attendait l'autorisation du ministère, et malgré les protestations des défenseurs du patrimoine beaupor-tois, ce n'est que vendredi midi que le maire Jacques Langlois a finalement obtenu cette permission, et elle serait venue du bureau même du premier ministre selon la nuneur.Mais c'était tout ce qu'il fallait pour procéder aux travaux.Dès vendredi après-midi, pelle mécanique et camions se sont attaqués à la maison désaffectée.Avec une célérité pour le moins inhabituelle, les démolisseurs ont rasé la vieille habitation et nettoyé les débris en moins de 12 heures.On arrosait même la maison pour éviter que la poussière ne lève et colle à l'hôtel de ville tout neuf.L\u2019oeil vigilant, le maire Langlois a assisté aux travaux pendant une bonne partie de la soirée de vendredi.Aux démolisseurs, ont succédé les paysagistes qui, en moins de deux, ont posé proprement la pelouse et planté quelques arbres.En 24 heures, toute trace de maison avait disparu.Mais il semble toutefois que le maire Langlois ne sera pas au bout de ses peines.La Société d\u2019art et d\u2019histoire de Beau-port affûte ses couteaux et s'apprête à protester vigoureusement contre le geste des autorités municipales.L'édifice Louis-Juchereau Entre-temps, l'édifice Louis-Juchereau, c'est le nom qu'on a donné au nouvel hôtel de ville, trône sur la verdure.C'est avec orchestre, fanfare et militaires que le maire Langlois a accueilli, hier, la population et les dignitaires de la province, ainsi qu\u2019une délégation de la Louisiane aux cérémonies d'inauguration.Le nom même de Louis-Juchereau ne fait pas l'unanimité chez les Beauportois.Personnage historique de la Nouvelle-France, né à Beauport et parti, à 23 ans, implanter une colonie en Louisiane, devenue la ville de Natchitoches, Louis Juchereau n'était pas assez connu, aux dires de certains citoyens.pour justifier de baptiser ainsi l\u2019hôtel de ville.Loin de ces tiraillements locaux, le maire de Natchitoches, M Joe Sempite, a pris la parole pour proposer un jumelage de sa ville avec Beauport en remerciant chaudement les citoyens pour leur hospitalité.Quant au maire Langlois, il s'est dit assuré que la réfection de l'hôtel de ville aurait «un effet d'entrainement sur la vie culturelle et commerciale de Beauport».La rénovation et ( agrandissement de l'édifice auront coûté $1,800.000, puisés à même le programme provincial Revicentre.Le projet remonte à 1976 au moment de la création de la nouvelle ville de Beauport.Il avait été rendu necessaire pour permettre l\u2019intégration des différents services municipaux disséminés dans les anciens locaux des municipalités intégrées.\u2022 Avant, pendant et après! En moins de 24 heures, l'environnement du nouvel hotel de ville de Beauport a change du tout au tout: grâce i la célérité des démolisseurs, la maison historique qui lourtalt I édifice municipal a fan place à un coquet petn espace vert de membres du groupe «Personnes handicapées autonomes Rive-Sud» ont pu monter à bord du Louis-Jol-liet et participer à une croisière en soiree sur le fleuve Saint-Laurent.Il faut dire que le navire avait ete entièrement nolise par Centraide à i occasion de sa 5e conference biannuelle de leadership qui se de-roule à Quebec.Et que ces personnes, présentant majoritairement un handicap moteur ou intellectuel, étaient parmi les invitees de Centraide en tant que membres d'organismes qu\u2019elle subventionne.Discrimination denoncee Il n'en reste pas moins que c'est la première fois depuis le 15 août 1983 que l'on accepte des personnes visiblement handicapées, le soir, à bord du Louis-Jolliet.Le dépliant publicitaire des croisières mentionne d'ailleurs que «(pour des raisons de sécurité, les passagers souffrant d'incapacité physique ou autres n'ont pas accès au bateau le soir et sont priées de contacter la compagnie pour leurs réservations de jour».Cette mesure a été denoncee comme discriminatoire par la Commission des droits de la personne, qui a porté l'affaire en cour supérieure à la fin de l\u2019été 1985.On demandait à la cour d'obliger la Compagnie d\u2019excursions maritimes à cesser ses pratiques discriminatoires et à effacer le texte d'interdiction à l'égard des passagers handicapés.La commission donnait alors suite à une plainte logee par deux femmes devant se déplacer en chaise roulante.En même temps qu'une douzaine de personne handicapées intellectuellement, les deux plaignantes se sont vu refuser, le 15 août 1983, l'accès à une croisière de soir à bord du Louis-Jolliet.La compagnie d'excursions justifiait son refus par son obligation d'assurer la sécurité des passagers.Selon son directeur, M.David Amyot, il était possible de voir à la sécurité des handicapés le jour mais non à la noirceur.Et les handicapés intellectuels?C'était aussi difficile dans leur cas, parce qu'ils pou- vaient boure, le bar étant ouvert pour les croisières du soir.Le «Club des handicapes en marche de la Rive-Sud», dont étaient membres les deux plat gnantes, apportait alors comme argument que s'il était si difficile de sauver des eaux une personne privée de l'usage de ses jambes, qu'en etait-il des passagers qui pourraient passer par-dessus bord à cause d'un verre de trop?Embarquement triomphal Le capitaine du Louis-Jolliet ne s est pas encore plie, depuis, aux demandes de la Commission des droits de la personne.De sorte qu'hier soir, les personnes handicapées avaient conscience de monter une nouvelle fois aux barricades pour defendre leurs droits.Plusieurs de leurs proches se tenaient sur le quai afin de distribuer le dossier révélant les visees discriminatoires des Excursions maritimes si les handicapes étaient refuses a bord.Parmi eux, M.Rene Hebert, représentant l'Office des personnes handicapées IOPHQ), a assiste, le sourire aux lèvres, à la montée de reculons sur la rampe d'embarquement des premiers handicapes à investir le Louis-Jolliet, le soir, depuis l'ete 1983.Le trio d'accueil trompettait, sans intention ironique semble-t-il, un incroyable «Oh when the saints/Go marching in» tout en haut de la passerelle, pendant que deux matelots se faisaient les bras sur les chaises roulantes et leur passager La plupart des handicapes ambulatoires disaient pouvoir monter sans aide.Il aurait seulement fallu que l\u2019on enlève les deux marches de bois qui rallongeaient la rampe.Ce que les matelots refusaient, pour une raison difficile à cerner.Quand à Centraide, qui avait auparavant demandé à «Personnes handicapées autonomes RS» de prévoir deux accompagnateurs par personne handicapée, elle a semble avoir oublie cette exigence au moment où le groupe en question s'est amene pour revendiquer son droit à une croisière en soirée sur le Saint-Laurent, comme peut le faire tout citoyen ordinaire# Des leaders de Centraide s\u2019interrogent sur leur capacité d\u2019ajustement aux changements sociaux ?«Certains changements sont en train de frapper a notre porte.Ou bien on leur ouvre en disant «Bienvenue! Nous vous attendions!» Ou bien on cadenasse la porte et on leur crie au travers de s'en aller!» par Andree ROY C'est par cette image que M.André Mailhot, vice-président a l\u2019administration chez Alliance Mutuelle-Vie Assurance de Montreal, a défini hier après-midi le «Défi du changement» qui est le thème de la conférence du leadership de Cen-traide/United Way du Canada.À sa cinquième reprise, cet événement qui a lieu à tous les deux ans dans une province différente, se déroule jusqu'à demain après-midi dans un hôtel de Québec.En 1985, il avait lieu à St.John au Nouveau-Brunswick; et en 1989, il sera a Windsor, en Ontario.S'y sont inscrits, ce week-end, 410 bénévoles de Centraide Canada délégués par les 116 sections locales, dont une trentaine des 40 membres du conseil d\u2019administration national.Essentiellement, ces leaders qui représentent 3,500 agences affiliées à Centraide, sont I venus réfléchir sur leur façon de considérer «les changements qui surviennent autour de nous et qui sont susceptibles d'influencer notre façon traditionnelle de faire les choses», décrit un des conférenciers.Redéfinir la charité Plus précisément, intervient Mme Margaret Delisle, présidente du comité qui a planifié la tenue de la conférence à Québec, ça veut dire ouvrir encore plus la réflexion entreprise il y a une dizaine d'années à Centraide.En 1976, confirme son collègue au c.a.national, André Mailhot, l'organisme a pour une première fois revu en profondeur sa façon de faire la charité «traditionnellement collée sur l'église, la paroisse, la Saint-Vincent-de-Paul».Maintenant que les gouvernements cessent de subventionner nombre de groupes d'aide à la communauté, il faut redéfinir, par exemple, ce que chaque Centraide appelle son support au milieu, d'autant plus que le tissu social tend à se détériorer aux endroits que l'on soupçonnait le moins, mentionne Mme Delisle.André Mailhot renchérit: «Ajuster les services que l\u2019on donne à la communauté, ce n\u2019est plus juste dire qu\u2019on est à l'écoute des besoins du milieu, c'est agir de façon a le démontrer; c'est développer une stratégie d'écoute et de réponse.Pas un jour pour toujours, mais quotidiennement!» La tentation est grande, pour un organisme dont la crédibilité, le leadership et l'expertise en matière de bénévolat sont reconnus dans tout le pays, de sombrer dans le népotisme qui envahit déjà les United Way des États-Unis, poursuit-il.La mise sur pied des conferences vise à contrer cette envie de dire, dans les Centraide: «Nous autres, on sait comment ça marche la bienfaisance.On les connaît les besoins de notre milieu; on n'a pas besoin qu\u2019on nous dise quoi faire!» Se préparer à changer La conférence de Québec est d'autant plus importante que les changements sont déjà arrivés dans certaines communautés.Elle sera l'occasion pour ceux qui les ont vécus de preparer ceux à qui ils arriveront.Par exemple, Centraide de Toronto a fait l'expérience du «don désigné» en tirant des résultats positifs.Pourtant, dans les sections où la volonté de certains donateurs de choisir leurs bénéficiaires ne s'est pas encore affirmée, on est enclin à n'en voir que les côtes discriminatoires et les effets négatifs.Le partage de ces expériences ne peut qu'enrichir la réflexion, et partant, l'action des leaders inscrits à la 5e conférence, affirme son organisatrice locale.C'est ainsi qu\u2019aujourd'hui, la journée entière est consacrée aux discussions en ateliers sur les réactions de Centraide à la conjoncture sociale; la création de liens avec les gouvernements, les syndicats; la formation des bénévoles hors de Centraide; le défi du marketing, etc.En toile de fond, l'insistance est gardée sur le fonctionnement essentiellement bénévole qui caractérise Centraide/United Way Mme Delisle donne pour exemple que Centraide Québec n\u2019a que 10 permanents pour gérer un budget de $2.5 millions cette année.Toute maire de Sillery qu'elle soit, elle-même n\u2019est toujours, depuis sept ans, qu'une parmi les milliers de bénévoles qui, dit-elle, s'impliquent dans l'aide à apporter à la communauté.«Le défi du changement, c\u2019est arrêter d\u2019étre des distributeurs d\u2019argent, pour faire travailler notre crédibilité et notre expertise, devenir des agents de changement et des motivateurs, plutôt que des juges du changement social» \u2022 \u20141 * A-4 Les laïcs peuvent partager leurs tâches avec les , La Sot\u2014I.dimanche 7 juin 1987 prêtres (Mgr Couture) 4 Les communautés chrétien nés doivent être des signes du Roy> aume de Dieu à la face du monde.Aussi doivent-elles tendre l'oreille aux appels que leur lance le Christ et ouvrir leur coeur au souffle de Dieu.Elles pourront alors aller dire au monde les merveilles de Dieu.par Jean MARTEL topper l'esprit missionnaire des chrétiens du diocèse.Cette priorité visera à parfaire les demarches que les CPP ont déjà entreprises dans leur milieu: connaître les gens, leurs besoins, leurs attentes, rencontrer les distants et ceux qui ont tourne le dos à l'Église, etc.Mais a cela on veut ajouter une nouvelle étape: celle de constituer des ngroupes de pratique évangélique».Voila le message qu'a livré, hier, lr cardinal Louis-Albert Vachon au premier congres des conseils paroissiaux de pastorale du diocese de Ouebec.Ce congres portait sur le theme: «Des conseils de pastorale presents au monde».Plus de 1,000 délégués ont participé a ce congrès qui se tenait au college de Lévis.De son coté, Mgr Maurice Couture, evéque auxiliaire de Québec, a dit a l\u2019auditoire que les conseils paroissiaux de pastorale - communément appelés CPP \u2014 sont des lieux privilégiés de co-responsabilité dans l'Eglise.«C'est là, a-t-il dit, que les laïcs peuvent partager avec les prêtres les taches de coordination de la communauté chrétienne.» Mgr Pierre Morissette, évêque auxiliaire de Québec, a dit que le diocèse n'avait pas voulu préciser davantage ce que cela doit être.En bref, ce doit être des groupes de personnes qui veulent réfléchir sur leur situation de vie à la lumière de l'Évangile.Ou bien encore ce sont des gens qui veulent que l'Évangile ait un retentissement dans leur vie quotidienne.Selon lui, ce qui importe le plus, c'est l'esprit qui anime les CPP.Cet esprit, c'est celui du bon pasteur, tel que le dit l'Évangile.«Cela, a-t-il ajouté, a la priorité par rapport à tout plan d'action; c\u2019est important aussi de savoir si un CPP est consultatif ou décisionnel.» A ses yeux, un conseil paroissial de pastorale doit manifester les signes du Royaume de Dieu.Quels sont ces signes?C'est quand la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres, que les aveugles voient et que les boiteux marchent.Mgr Couture a incite les chrétiens a se tourner vers les sans-voix et vers ceux qui ont pris leurs distances par apport à l'Église.Au début du congres, soeur Anne-Marie Gagnon, des services diocésains, a expliqué le sens d'une présence au monde des conseils paroissiaux de pastorale.«Les CPP, a-t elle dit, se sont tournés vers ceux qui sont absents des rassemblements religieux, vers ceux qui ne se sentent plus convoqués par l'Église, vers ceux qui pensent que leur situation n'intéresse pas l\u2019Église».«Nous les avons rencontrés, nous avons constaté leur situation, nous ne pouvons reculer devant leur interrogation.Nous ne pouvons faire comme s\u2019ils n'existaient pas.Il faut que le levain de l'Évangile fasse naître dans le monde des communautés de chrétiens qui soient des signes du Royaume de Dieu».m Le Rina Pizza détruit par le feu ?Un incendie qui a nécessité trois alarmes a complètement détruit le restaurant Rina Pixza situé au 267 de La Couronne a Québec peu es 22 h hier.A22h50,Ja conflagration n'était toujours pas sous contrôle et risquait de se propager aux immeubles avoisinants.Une voisine a apres du être transportée à l'hôpital après avoir été incommodée par la fumée.Une passante a confie avoir remarqué les flammes qui s'échappaient de la toiture de l'édifice vers 22hl5.Au même moment, un client qui sortait du restaurant est retourné aussitôt à l'ir .- -i\u2019intérieur afin de prévenir le personnel d'appeler les pompiers.Ces dernier n'ont pu fournir d'estimation quant à l'étendue des dommages.La cause de l'incendie était toujours inconnue au moment de mettre sous presse.Au cours de l'apres-midi d'hier, des ateliers de travail ont porté sur des moyens de mettre en application cette ouverture vers les autres, cette orientation missionnaire dans le monde d'ici.Virage missionnaire Il a constaté que l'Église de Quebec a pns le virage missionnaire.D'ailleurs, c'est pour accentuer cette orientation que la priorité du diocese de Québec pour les trois prochaines années sera de déve- Par exemple, comment les conseils de pastorale peuvent accentuer leur présence publique?Comment vivre la dimension sociale de la foi?Comment assurer une égalité effective des hommes et des fem- Après les prix Anne-Marie*Dusseult et DorothéemBerryman Les finissantes de Bellevue ont leur prix Claire-Lamarche mes?Comment percevoir des signes d'espérance aujourd\u2019hui?Comment transmettre le message chrétien?* à Les galas Méritas sont en voie de supplanter les traditionnelles
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