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Titre :
Ici Radio-Canada
Éditeur :
  • Montréal :Société Radio-Canada,1967-1972
Contenu spécifique :
RADIO
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Ici Radio-Canada. Culture information ,
  • Ici Radio-Canada. Divertissement ,
  • Ici Radio-Canada. Horaire ,
  • Ici Radio-Canada. Jeunesse ,
  • Ici Radio-Canada. Madame
  • Successeurs :
  • Ici Radio-Canada. Programme de la télévision ,
  • Ici Radio-Canada. Radio
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Ici Radio-Canada, 1973-05-05, Collections de BAnQ.

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sommaire OiPOCb les biches de poulenc l’atelier des inédits caïn de nulle part de Charles pascarel les nouveaux rapports de l’homme avec la machine birgit nilsson deux destins de marie-claire biais geza anda, citoyen du monde aida de verdi LES GRANDS CONCERTS CBF-FM et réseau AM mercredi 9 mai, 20 h 30 Le 24 février dernier avait lieu, au CEGEP de Matane, un concert de musique de chambre présenté par la Société Radio-Canada.Au programme, des œuvres de compositeurs des XVIIe et XVIIIe siècles interprétées par les musiciens Bernard Jean, hautbois, Marcel St-Jacques, f/ufe, Gaétan Laberge, basson, et Hermel Bruneau, clavecin., .Chacun sait tout l'intérêt que la musique de cham-jjre ef ia musique ancienne suscitent actuellement.Voilà pourquoi ce concert sera sans doute écouté par de nombreux mélomanes.Cette soirée musicale sera diffusée aux Grands Concerts de CBF-FM, 100,7 mgh., et du réseau radiophonique français, le mercredi 9 mai à 20 h 30.Animateur: Marc Charette de Matane.Réalisation: Jacques Boucher.Cet horaire est diffusé intégralement à l’antenne de CBF-FM 100,7 Montréal Un certain nombre d'émissions incluses dans cet horaire sont aussi diffusées par les postes de la chaîne rançaise AM de Radio-Canada à l'exclusion de CBF-690, Montreal.SI vous ne demeurez pas dans le territoire couvert par I emetteur de CBF-FM, veuillez consulter l’horaire local.i p* articles et renseignements publiés dans Ici Radio-Canada Radio peuvent être reproduits librement, sauf indications contraires.STATIONS DE LA CHAINE AM: CBF/690 CBV/980 CBOF/1250 CBAF/1300 CJBC/860 CBJ/1580 CBEF/540 CBUF-FM/97,' CBGA/1250 MONTRÉAL QUÉBEC OTTAWA MONCTON TORONTO CHICOUTIMI WINDSOR VANCOUVER MATANE Édition Société Radio-Canada Service de la publicité de la radio C.P.6000, Montréal Rédacteur René Laporte en chef Rédacteurs C.Ferland — R.Houle Horaires F.Ayotte Numéro gratuit Distribution tél.285-2671 Frais d'expédition à domicile: $6.60 Tout chèque ou mandat doit être fait à l’ordre de Ici Radio-Canada Radio et adressé à Periodica Inc.7045, av.du Parc Montréal 303, Québec Tél.274-5468 Dépôt légal — Bibliothèque nationale du Québec No D725-304 2 Chronique du disque CBF-FM et réseau AM samedi 5 mai, 11 h 03 LES BICHES: musique en liberté « Il a le nez fort et flaireur, l’œil prompt à changer d'expression.Il est confiant et précautionneux, à l'aise dans l’amitie et poète comme un paysan.» Ainsi s’exprimait la grande Colette en parlant de Francis Poulenc, disparu en 1963, il y_a tout juste dix ans.Aujourd’hui, cette description nous apparaît bien sommaire pour présenter l’un des plus grands et des plus authentiques musiciens français.En effet, Poulenc que l’on définit encore souvent et uniquement comme un compositeur brillant et raffine, nous a laissé à travers une œuvre gigantesque, « un message de générosité, tantôt grave tantôt joyeuse, mais relevant toujours d’un enthousiasme profond, dont l’habileté d écriture, le souci latin de l’équilibre formel et la fluidité d’expression ne constituent que le vêtement pudique».Ce côté parfois négligé du pere du Dialogue des Carmélites, nous le découvrirons en écoutant des extraits de son ballet Les Biches, œuvre qui sera commentée par Jean-François Sénart à l’émission Chronique du disque.Francis Poulenc a vingt-quatre ans lorsque Serge de Diaghilev lui offre une double chance: écrire une œuvre pour orchestre et collaborer avec le peintre Marie Laurencin.Ainsi devaient naître quelques-unes des plus belles pages du musicien D'autre part, en réunissant Poulenc et Laurencin, le créateur des Ballets russes avait l’intention bien arrêtée de réaliser « une sorte de Syiphides moderne ».Aussitôt, le compositeur interpréta visuellement cette suggestion: « J’eus l’idée de situer dans un vaste salon de campagne tout blanc avec pour seul meuble un immense canape bleu Laurencin, des fêtes galantes modernes.Une vingtaine de femmes coquettes et ravissantes y folâtraient avec trois beaux gaillards en costume de rameur.On pouvait ne rien voir a ces jeux galants, ou imaginer le pire.» (Moi et mes amis).« J estimais que cela suffisait à créer l’atmosphère de mes vingt ans.Dans Les Biches, il n’est pas question d’amour mais de plaisir.» (Entretiens avec Claude Rostand).L’œuvre écrite, Poulenc se tourmentait à savoir quel titre lui donner.La lumière se fit un soir de juillet au moment où il rentrait en fiacre avec le peintre Valentine Hugo.« Je cherchais un titre animal, comme Les Sylphides et tout à coup je m'écriai: pourquoi pas Les Biches ?jouant ainsi sur le côté animal de certaines femmes de Marie Laurencin, et sur le double sens du mot biche dans la langue française.» Ce « ballet heureux d’une époque heureuse » est écrit dans un langage musical tout à fait exquis.« Musique en liberté qui ne vise ni à la profondeur, ni au sentiment, ni au sérieux, surtout 3 pas au sérieux », commente Henri Hell qui ajoute encore: « Eiie va tout droit son chemin, souriante, moqueuse, désinvolte, disant ce qu’elle a à dire, rien de plus, avec la plus extrême justesse, n’ayant pour but que de plaire — et y réussissant — avec l’élégance la plus racée ».Cette oeuvre reçut un accueil triomphal lors de sa création au théâtre de Monte-Carlo, le 6 janvier 1924.Il en fut de même à Paris, quelques mois plus tard, au théâtre des Champs-Elysées.«J’avais envie d’applaudir aussi le public, pour le féliciter d’avoir si bien compris », écrivait alors Louis Laloy.Pour sa part, la critique salua cette création comme un événement.Ainsi, dans le Temps, Henry Malherbe lui consacrait un long papier élogieux et trouvait la partition « très attachante et très originale ».Pour Jean Marnold dans le Mercure de France, « la simplicité apparente (de cette musique) cache une polyphonie d’une maîtrise naturelle et neuve, une harmonie fréquemment novatrice, une unité assurée par le rappel tout spontané de certains motifs et leur développement dans un verveux Final ».Enfin, dans Comoedia, Louis Laloy salue les rythmes alertes et les mélodies limpides de la musique de Poulenc.« L’oreille est remplie, écrit-il, mais non pas excédée, et cette richesse concentrée garde intacte la pureté des lignes ».Il revenait cependant à Jean Cocteau de fixer, de façon impérissable, la grâce de la chorégraphie de Bronislava Nijinska.Une danseuse fait son entrée dans l'adagietto: « Que Stendhal emploie bien le mot sublime ! L’entrée de Nemtchinova est proprement sublime (aucun wagnérien ne peut me comprendre).Lorsque cette petite dame sort de la coulisse sur ses pointes, avec de longues jambes, un justaucorps trop court, et la main droite, gantée de blanc, mise près de la joue comme pour une espèce de salut militaire, mon cœur bat plus vite ou s’arrête de battre.Ensuite un goût sans fléchissement combine les pas classiques et les gestes neufs.» Quant aux décors et aux costumes signés Marie Laurencin, ils s’accordaient admirablement avec l’esprit de la musique de Poulenc, avec sa « grâce naïve et un peu perverse », son « érotisme sentimental et sensuel ».Ces Biches qui ont perdu toute innocence, nous pourrons les écouter partiellement à l’émission Chronique du disque de CBF-FM et du réseau radiophonique français de Radio-Canada, le samedi 5 mai à 11 h 03.Animateur: Henri Bergeron; réalisation: Huguette Paré.Charlotte Ferland CBF-FM mardi 8 mai, 22 h 30 L’Atelier des inédits SERA PRÉSENTÉ EN PREMIÈRE PARTIE.LES CHAGRINS INCERTAINS de Gilbert Langlois.Ce jeune écrivain gagna, en 1971, le Prix des éditions de l’Actuelle pour son premier roman intitulé le Domaine Cassaubon.L’année suivante il publiait l'Allocataire et, cette fois, c'est un récit qu’il présente à la radio.Les chagrins incertains Certes, il nous est arrivé, même dans notre enfance, de penser quelquefois à la mort.A la nôtre et à celle des êtres que nous aimons.Mais c’était pour nous en distraire aussitôt et nous plonger davantage au plus profond de la vie.Soudain, l’instant est là, plus tôt que nous l’attendions, où il faut admettre que notre père souffre d’une incurable maladie, qu’il n’a plus que quelques semaines à vivre et que nous devrons vivre nous-mêmes cette agonie.Que se passe-t-il alors ?Quel est notre comportement ?Et, s’il se trouvait que nous ne soyons pas conformes aux conventions ?Si nous allions nous surprendre nous-mêmes et nous reconnaître différents.Le personnage qui se raconte dans « les Chagrins incertains » soulève ainsi une foule de questions au sujet des rapports de la vie et de la mort qui nous touchent tous de près.ET EN SECONDE PARTIE LES MULTIPLES, une suite poétique de Cécile Cloutier, professeur de littérature à l'Université de Toronto.Elle a déjà publié au Québec et en France plusieurs recueils de poésie: Mains de sable, Cuivre et soies, Paupières, Cannelles et craies, Câblogrammes.Cette émission de l’Atelier des inédits est une réalisation de Gilbert Picard et sera diffusée à CBF-FM le mardi 8 mai à 22 h 30.Lecteurs: Monique Miller et Roland Chenail.R.H.5 CBF-FM et réseau AM lundi 7 mai, 20 h 30 J Sur toutes les scènes du monde CAÏN DE NULLE PART de Charles Pascarel Le héros de cette pièce terrible, sordide, avec des moments de noire l auté, est un Bohémien, fils de cette race qui continue l’errance de la Genèse.Dans le monde de haine et d’horreurs qui est le nôtre aujourd’hui, il ne peut que se révolter.Mauvais fils, il a crevé les yeux de son ivrogne de père.Frère incestueux, il tue le gentil, le travailleur Abel, qui s’est plié, lui, au jeu social, après lui avoir révélé qu'il l’a trompé avec sa femme.Sa virago de mère fouette à mort sa belle-sœur, en s’arrangeant pour que Caïn soit accusé de ce nouveau crime.Elle trouve ensuite, avec son mari, une mort atroce: l’enlisement.Arrêté, emprisonné, condamné, Caïn est reconnu irresponsable et va finir ses jours dans un asile psychiatrique.Caïn de nulle part de Charles Pascarel, une production de l’O.R.T.F.réalisée par Henri Soubeyran, sera diffusée dans le cadre de Sur toutes les scènes du monde à CBF-FM et au réseau AM, le lundi 7 mai à 20 h 30.Mise en ondes à Montréal: Louise Couture.A VOTRE ATTENTION LE CINÉMA D’ICI.MAINTENANT Nos auditeurs ont dû se rendre compte que la série « le Cinéma d’ici.maintenant » qui devait débuter le 22 avril a commencé, en fait, le dimanche 29 avril à 10 h 30 dans la série Horizons à CBF-FM et au réseau AM.Ainsi, le 6 mai, entendrons-nous le point de vue des réalisateurs avec Gilles Carie, Claude Jutra, Denis Héroux et Denis Arcand.Animateur: Gilles Sainte-Marie.Réalisation: Aline Legrand.6 Entretiens CBF et réseau AM vendredi 4 mai, 22 h 30 CBF-FM samedi 5 mai, 17 heures LES NOUVEAUX RAPPORTS DE L’HOMME AVEC LA MACHINE « Le travail est une participation active et libre à la création et à la gestion divine du monde.» Père Chenu C’est en 1911, à partir des théories de William Taylor, que la prétendue organisation scientifique du travail exerça son pouvoir sur l’industrie du monde.Poussant à son terme la logique de la division du travail née de la première révolution industrielle, ces théories préconisaient la décomposition maxima des gestes du travail ouvrier et décrétaient que l’organisation était transcendante au travail.Il en est résulté des êtres sans pouvoir d'initiative, des sortes d'appendices de la machine, des objets parmi les choses.Le travailleur n’étant plus, en 1973, ce qu’il était il y a cinquante ans, Roger Garaudy déclare à Pierre Jeancard dans un Entretien, qu’il en découle un genre de mutation dans les concepts mêmes de productivité et de rentabilité.Auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont Théorie matérialiste de la connaissance, Humanisme marxiste, le Problème chinois, la Liberté, Pour un réalisme du XXe siècle et Peut-on être communiste aujourd'hui ?, Roger Garaudy prétend que les théories de Taylor, mécaniques et fixis-tes, sont « incapables de répondre aux exigences d'une technologie en évolution et même en révolution ».Aujourd’hui, la qualification professionnelle ne peut être acquise une fois pour toutes au début de la vie et exige une capacité permanente de recyclage.En outre, l'usage de l’ordinateur demande une décentralisation des décisions de gestion.Contrairement à l’époque où l’homme était « taylorisé », la nôtre fondée sur la cybernétique et le « feed-back » demande des initiatives et des contrôles à partir de la base.Cette nouvelle inversion des rapports du sujet et de l’objet que « rend possible une véritable explosion de subjectivité » veut autre chose que des hommes-machines.Il devient enfin possible pour tout homme d’accéder à ce qu’il y a de spécifiquement humain: l’aptitude au renouvellement et à la création.Ces possibilités qui ne résultent pas des seules considérations morales mais bien des exigences techniques et économiques sont préconisées par le patronat lui-même dans des firmes comme Philips, Fiat, Olivetti etc.Dans ces industries où on s’efforce d’élargir et d’enrichir les tâches, la hiérarchie est remise en cause ainsi que les horloges de pointage, les chronométreurs et les surveilllants.Le travailleur n’en est quand même pas encore un homme complet et il ne le deviendra qu’à l’étape suivante, quand il participera de plain-pied aux décisions finales.La conception du travail humain à travers un système base sur ie profit pour le profit, la croissance pour la croissance et l'épuisement anarchique des ressources naturelles, pose le problème de la finalité du travail.Selon Garaudy nous alors au cœur du problème qu'en mai ’68 les ouvriers et etudiants français posèrent aux yeux du monde entier.La jeunesse de presque tous les pays accepte de moins en moms d être mtegree à un système dont elle refuse les fins, les valeurs, et le sens.Elle ne refuse ni le travail ni le progrès technique ma,sJ^e n'accepte pas un rôle de producteurs obéissants et de mateurs voraces.L’homme, pour cette jeunesse, ne doit pas un moyen du développement, mais la fin du développement.Il va de soi que les mutations actuelles mettent en.ca^® propriété privée des moyens de production et c.es^r^,Sd^s"fr0ersd qui prédisait l’abandon du concept de propriété pnvée des res sources naturelles.Par ailleurs, dire que le profit demeure le stimulant principal de l’expansion, coupe toute planification la finalité humaine.La propriété privée des moyens de production n’est pas le seul obstacle à l’humanisation du travail; il faut y alouter la hie rarchie capitaliste et la technobureaucrat.e stalinienne.Selon Roger Garaudy, la finalité du travail ne doit pas etre fixee du dehors et d’en haut par des groupes tout-puissants qui ne pensent qu au profit.Le mot hiérarchie, d’ailleurs, vient de I idée de commandement, de sacré, de transcendance et apparaît périmé meme aux yeux d'un théologien comme le Père Chenu.Nous sommes rendus à une époque où il nous faut préparer «l’autodétermination des fins du travail et I autogestion des moyens de production par en bas.» Roqer Garaudy refuse les deux modèles déoassés d’orpam-sation9du travail que sont la jungle capitaliste et 'at^rea^echno-cratie stalinienne qui aliènent les travailleurs.Il veut les rempiler par ce qu’il appelle « le modèle cybernétique » ou dans les grands ensembles de la base, ouvriers ou intellectuels s auto-déterminent.Tous les hommes retrouvent ainsi leur djgn'te et e travail sa dimension fondamentale: la consc^nce e le cho.x autonome de ses fins.« Le travail s assimile ainsi à la création esthétique et chaque homme devient un créateur et un poefe».Cette émission d'Entretiens réalisée par Fernand 0a®!iatteà sera diffusée au réseau AM le vendredi 4 mai a 22 h 30 et à CBF-FM le samedi 5 mai à 17 heures.René Houle 8 honore cbP/PmDCF Emissions réseau ¦ Emissions en stéréophonie • Emissions reseau et stéréo O Semaine du 5 au 11 mai 1973 g SAMEDI 5 mai 7 h 00 — RADIOJOURNAL 7 h 05 — AU JOUR LE JOUR Concerto en ré majeur (Soler): Marie-Claire Alain, I uigi-Ferdinando Tagliavini.— Partita en mi mineur (Bach): Gustav Leonhardt, clavecin.— Sonate trio en si mineur (Haendel): Peter- I ukas Graf, Manfred Sax et Jorg Ewald Dahler.H h 00 — RADIOJOURNAL 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR Fantaisie en do majeur, op.17 (Schumann): Jakob Gimpel, piano.— Duo en la majeur (Schubert): Betty-Jean Hagen et Léo Barkin.9 h 00 — RADIOJOURNAL • 9 h 05 — EN VEDETTE 10 h 00 — RADIOJOURNAL ¦ 10 h 03 —ORCHESTRE DE CHAMBRE DE QUEBEC Concerto en ré mineur pour clavecin et cordes (Bach): Denis Bédard et orch.dir.Sylvio Lacharité.m 10 h 30 — GENS DE MON PAYS D'Ottawa: Louise Charbonneau, éducateur et défenseur du fait français en Ontario.II |, 00 — RADIOJOURNAL CI Mi 03 — CHRONIQUE DU DISQUE 12 h 00 — RADIOJOURNAL • 12 h 03 — LEUR VIOLON D’INGRES Invité: M.Charles S.Gagnon, peintre.Animatrice: Janine Paquet.13 h 00 — AJUSTEZ BIEN VOS APPAREILS I.ibrcs propos sur tous les aspects de l'audition stéréophonique, aussi bien techniques que musicaux.Animateur: Jean-Marie Perreault.14 h 00 — MUSIQUE DES NATIONS 15 h 00 —GRAVURES IMMORTELLES "Le Nozze di Figaro” (3e et 4e actes) 10 (Mozart): Ray Hcndcrsen (Comte Alma-viva), Aulikki Rautavaara (Comtesse Almaviva), Audrey Mildmay (Susanna).Willi Domgraf Fassbaender (Figaro).Luise Helletsgruber (Cherubino), Chœur et orch.du Festival de Glyndebourne.(1934), dir.Busch.• 16 h 00 — MUSIQUE CANADIENNE “Trois visions astrales” et “Arabesque" pour violoncelle et orch.de chambre iBrott), et Suite pour orch.(Freedman): orch.de chambre McGill, dir.Brott.17 h 00 — ENTRETIENS “Les Nouveaux Rapports de l'homme et de la machine”, avec Roger Garaudy, professeur et écrivain.Interviewer: Pierre Jeancard.Voir article en page 7.17 h 30 — LES GRANDES RELIGIONS Pour une théologie de la décolonisation .ou comment combattre l'influence d'un certain protestantisme américain en Afrique, plus particulièrement au Zaïre.Invités: Le pasteur Boyaka, secrétaire général de l.'Eglise du Christ au Zaïre: le pasteur Bokembya assistant-professeur de théologie éthique à l’université de l’état du Zaïre: M.Bongeye Senza Nasa, journaliste, responsable de l’information religieuse pour l'église du Christ au Zaïre.• 18 h 00 — PRELUDE AU SOIR “La Création du monde” (Milhaud), et “Cuban Overture" (Gershwin): orch.symph.de Prague, dir.Neumann.— Quatuor à cordes en ré mineur (Smetana): Quatuor Smetana.19 h 00 — L’HEURE DU BALLET Le Sacre du printemps” (Stravinsky): orch.symph.de l’URSS, dir.Svetlanov.— Valses (Tchaikowsky): orch.symph.île Chicago, dir.Gould.20 h 00 — RADIOJOURNAL 20 h 03 — ORCHESTRES CANADIENS Orch.de chambre de Vancouver.2 Mi 00 — INTEGRALE Opéra “Guillaume Tell” (Rossini): Giuseppe Taddei.baryton: Miti Fruccato Pace, mezzo-soprano; Graciella Sciutti et Rosanna Carteri, sopranos: Mario Filippeschi, Antonio Périno et To-mazo Soley, ténors; Plinio Clabassi.Georges Tozzi, Mario Zorgniotti et Jean-François Sénart commente: “Jubilate Deo" (Gabrieli); “Credo” de la Messe en si (Bach): orch., dir.Michel Corboz.— “Songe d'une nuit de sabbat” de la Symphonie Fantastique (Berlioz): orch., dir.Charles Munch.— “Les Biches” (Poulenc): orch., dir.Markévitch.Animateur: Henri Bergeron.Voir article en page 3. Fernando Coréna, basses, et orch.symph de la Radio de Turin, dir.Mario Rossi.— Ouverture “Le siège de Corinthe” (Rossini): orch.de la NBC, dir.Toscanini.24 h 00 — KADIOJOURNAL ¦ ü h 03 — PENSEE DE LA NUIT L’art de penser” (André Maurois).¦ Oh 08 —AU FIL DE LA NUIT 1 h 00 — KADIOJOURNAL DIMANCHE 7 h 00 — KADIOJOURNAL , 7 h 05 —AU TEMPS DES CATHEDRALES S h 00 — KADIOJOURNAL • 8 h 05 —AU TEMPS DES CATHEDRALES i) h 00 — KADIOJOURNAL .9 h 05 — L’HEURE DU CONCERTO Concerto pour violon (Sessions): Paul /ukofsky et orch.symph.de l’O.R.T.F., dir.Bruck.— Concerto no 1 en mi bémol (Liszt): Van Cliburn, piano, et orch.de Philadelphie, dir.Ormandy.10 h 00 — KADIOJOURNAL OlOh 03—RECITAL Sonate no 6 en la majeur (Boccherini).et Sonate pour violoncelle et piano (Debussy): Jean-Eudes Vail-lancourt, piano; Klaus-Peter Hahn, violoncelle.Voir article en page 20.¦ 10 h 30 —HORIZONS Le Cinéma d’ici.maintenant”.i2e d’une série de 6 émissions).Différents points de vue des artisans du cinéma sur la question suivante: Où en sommes-nous avec le cinéma québécois ?Point de vue des réalisateurs.Participants: Gilles Carie, Claude Jutra, Denis Héroux et Denis Arcand.Animateur: Gilles Sainte-Marie.• M 00 — SOLO Suite pour alto (Reger).— Canzona (Handoshkin), et Sonatine pour alto et piano (William Keith Rogers): Robert Verebes.alto; Charles Reiner, piano.• 11 h 30 — SERENADE “All the Things You Are”, “Long Ago and Far Away”, “Smoke Gets in Your Eyes” (Kern), et “I Wish I Love" (Trenet): orch.de Mantovani.— “Coin de rue” (Trenet): orch.de Franck Pourcel.— “Beyond the Sea” (Trenet).et “The Way You Look Tonight” (Kern): orch.de Percy Faith.12 h 00 — RADIOJOURNAL 12 h 03 —JAZZ EN LIBERTE Festival de jazz de Chateauvallon 1972.Bossa Nova 1789”, “Jazz frit”, “Mercredi 13”: Martial Solal.— “Tequila”: 6 mai Jean-Luc Ponty.— “No, No, But It May Be”: Michel Portal.• 13 h 00 —DISQUE ATOUT Invité: François Morel.Symphonie des Psaumes (Stravinsky): Interprétations: CBC Symphony Orch.dir.Stravinsky; orch.RCA Victor, dir.Shaw.et orch.symph.de Moscou, dir.Markévitch.14 h 00 — KADIOJOURNAL • 14 h 03 — BALLADE ET FANTAISIE Animateur: Pierre Perreault.15 h 00 — KADIOJOURNAL • 15 h 03 — BALLADE ET FANTAISIE 16 h 00 — KADIOJOURNAL • 16 h 03 — BALLADE ET FANTAISIE .17 h 30 — A CAPPELLA “Les Cris de Paris” extr.de la Messe La Bataille”; “Une Belle espousée”: “Si vous l'avez”; “En amour y a du plaisir"; "Réconfortez le petit coeur de moy”; "Quand je bois du vin claret”; De tes doux yeulx”; “La plus belle de la ville” (Janequin): Le chœur A Cappella de Radio-Canada, dir.Jean-François Sénart.• 18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Concerto no 2 en mi bémol majeur.K.417 (Mozart): Gerd Seifert, cor, et orch.philh.de Berlin, dir.Karajan.— Sonate no 1 en sol majeur (Rossini): orch.dir.Karajan.— “Marche hongroise”, extr.de “La Damnation de Faust" (Berlioz): “Marche slave" op.31 et “Marche”, extr.de “Casse-Noisette” (Tchaikowsky): orch.symph.de la Radio Berlin, dir.Fricsay.— “Marche”, op.99 (Prokofieff), “Le Capitaine Gartuccia”, extr.du “Carnaval d’Aix” (Milhaud): orch.National de l’Opéra de Monte-Carlo, dir.Frémeaux.— "Dans la caverne du roi de la montagne”.extr.de “Peer Gynt” (Grieg): orch.symph.de Bamberg, dir.Krauss.*19 h 00 —POUR LE CLAVIER 20 h 00 — CONNAISSANCE D’AUJOURD’HUI “La Terre des hommes et le paysage intérieur” (3e d'une série de 6 émissions).Dans le cadre des conférences Vincent- Massey.Invité: Dr.Pierre Dansereau, prof, d'écologie à l'Université du Québec. • 20 h 30 —LES INTERPRETES CANADIENS Variations et fugue sur un thème de Haendel, op.24 (Brahms): Paul Helmer.piano.• 21 h 00 —MUSIQUE DE NOTRE SIECLE Oeuvres de Stravinsky.Quatre études pour orch.: C.B.C.Symphony, dir.Stravinsky.— Mouvement pour piano et orch.: Charles Rosen, piano, et orch.symph.Columbia, dir.du compositeur.— “Threni”: Solistes et Chœur de la Schola Cantorum de New York, dir.Stravinsky.• 22 h 00 — INTERMEZZO Concerto en sol majeur pour deux man- dolines et orch.à cordes (Vivaldi): Ta-kashi et Silvia Ochi, et orch.de chambre Paul-Kuentz.— Sonate no 21 en si bémol majeur (Schubert): Wilhelm Kempff, piano.23 h 00 — RADIOJOURNAL • 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE “Contes de fées” (Schumann): Jacques I anlecot.clarinette, Georg Schmid, alto, et Magda Rusy, piano.— Quatuor en la majeur, op.41 no 3 (Schumann): Sérénade italienne (Wolf): Quatuor à cordes Barchet.24 h 00 — RADIOJOURNAL ¦ 0h 03 —PENSEE DE LA NUIT "L’art de vivre” (André Maurois).LUNDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL • 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR Quatuor en do majeur (Szymanowski): Quatuor Walden.— Suite en mi majeur (Bach): Walter Gerwig.— Concerto en la majeur pour deux violons (Vivaldi): Walter Prystawski, Herbert Hover, et orch.à cordes du Festival de Lucerne, dir.Baumgartner.— Suite en ré mineur (Purcell): Isabelle Nef.H h 00 — RADIOJOURNAL • 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR Quatuor en do majeur, K.285 (Mozart): Quatuor Fine Arts.— Concerto en sol mineur (Dvorak): Rudolf Firkusny, piano, et orch.de l'Opéra de Vienne, dir.Somogyi.0 h 00 — RADIOJOURNAL • «Mi 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Animateur: Jean-Paul Nolet.• 9 1, 30 — C HAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.• 10 1,30 —LE MATIN DES MUSICIENS Concerto op.61 (Beethoven): Yehudi Menuhin, violon, et orch.New Philhar-monia, dir.Klemperer.— “Kyrie" extr.de Messe pour les couvents (Couperin): Robert Noehren, orgue.— Pavane (Gibbons): George Malcolm.— Suite (Robert de Visée): René Bartoli.— Sonate (Tapray): Robert Gendre, Robert Bex et André Krust.— Quatuor à cordes en do mineur, op.51 (Brahms): Quatuor bulgare.12 h 00 — RADIOJOURNAL • 12 h 05 —CONCERT POPULAIRE Fxtr.de “Carmen" (Bizet).“Marche des Toréadors” et “Segue- 7 mai dille": orch.philh.de New York.dir.Bernstein.— "Habanera”, “Marche des contrebandiers”, Intermezzo et “Les Dragons d’Alcala”: orch.de Philadelphie.dir.Ormandy.— “Air de la fleur”: André Kostelanetz.— “Les Voici”: Mormon Tabernacle Choir et orch.— "Air de Micaëla”: David Nadien, violon, et orch.Lxtr.des "Pêcheurs de perles” (Bizet) "Je crois entendre encore": orch.André-Kostelanetz.— Suites nos 1 et 2 de "L’Arlésienne": orch.de Philadelphie, dir.Ormandy.• 13 h 00 — CONTREPOINT Sérénade en do mineur, K.388 (Mozart): ens.à vents New Philharmonia.dir.Klemperer.— Thème et variations de la Suite no 3 (Tchaikowsky): orch.philh.de Moscou, dir.Kondrashin, et Boris Simsky, violon.Animateur.Jean Perreault.• 14 h 00 — AIRS D’OPERA Ouv.de “Sémiramide" (Rossini): orch.NBC., dir.Toscanini.— Extr.de “Tosca” (Puccini): Birgit Nilsson, soprano, et Franco Corelli, ténor.Voir article en page 17.• 15 h 00 —FESTIVALS DU MONDE "Festivals de France”.I estival de Saintes.Musique médiévale: Quatuor Paniagua.Festival de Bordeaux.Oeuvres de J.-M.Leclair et de Fauré.Animateur: André Hébert.• 16 h 30 —AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.• 17 h 30 — JAZZ ET BLUES "Ghosts” (Ayler): Albert Ayler.— 12 Toinciana" (Simen-Bernier): Sonny Rollins.— “Driva'Man” (Roach-Brown): Max Roach.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.• 18 h 00 — PRELUDE AU SOIR Symphonie en sol mineur, K.550 (Mozart): orch.philh.de Brno, dir.Tur-novsky.— Concerto pour deux pianos en mi bémol, K.365 (Mozart): Pierre Sancan et Bernard Pommier et orch.des ( oncerts I.amoureux.• 19 h 00 —LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Jean-Louis Martinet, compositeur, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIOJOURNAL 20 h 03 — SUR TOUTES LES SCENES DU MONDE ‘‘Caïn de nulle part’’ de Charles Pas-carel.Voir article en page 6.• 22 h 00 —LES PETITS ENSEMBLES • 22 h 30 — MINIATURES “Standchen” (Strauss), “Andante” du Quatuor à cordes op.3 no 1 (Haydn), “Navarra” (Albeniz), “Atalanta’Care Selve” (Haendel), “Chants et Danses” no 6 (Mompou), “Molly on the Shore” (Grainger), “Zu Frein im Maien” cxtr.de la Cantate no 202 (Bach): Mattiwilda Dobbs, Joaquin Achucarr, Roger Lord, hautbois, et le Quatuor à cordes Aeolian.23 h 00 — RADIOJOURNAL • 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Concerto no 2 en ré mineur (Mac-Dowell): Roberto Szidon, piano, et orch.philh.de Londres, dir.Edward Downes.— Sérénade pour cordes en mi majeur (Dvorak): English Chamber Orchestra, dir.Kubelik.24 h 00 — RADIOJOURNAL ¦ 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “L’art d’aimer” (André Maurois).O Oh 08 —VIENNE LA NUIT La vie et l’œuvre d’Haendel.Oratorio “Judas Maccabaeus” (6 dern.morceaux): John McCollum, ténor; Martina Arroyo, soprano; Grace Bumbry, contralto; Alexander Schreiner, orgue; chœur de l’université de l’Utah et orch.symph.de l’Utah, dir.Abravanel.— Sinfonia de “Jephta”; Ouv.de "Esther”; Ouv.et “March" et “Battle” de “Rinaldo”: English Chamber Orchestra.dir.Bonynge.| h 00 — RADIOJOURNAL MARDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL • 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 23e Ordre (Couperin): Ralph Kirkpatrick, clavecin.— Quatuor no 2 en fa mineur (Haydn): Quatuor Allegri.— Sonate no 12 (Veracini): Hyman Bress, Jean Schrick et Olivier Alain.8 h 00 — RADIOJOURNAL • 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR Concerto en ré op.15 pour violon (Britten): Dina Schneidermann, violon, et orch.symph.de la radio-télévision Bulgare, dir.Stefanov.— “Schelomo” (Bloch): Christine Walevska, violoncelle, et orch.de l’Opéra de Monte-Carlo, dir.Inbal.9 h 00 — RADIOJOURNAL • 9 h 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Animateur: Jean-Paul Nolet.• 9 h 30 — CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.• 10 h 30 — LE MATIN DES MUSICIENS Caprice no 2 pour orgue (Froberger): 8 mai Gustav Leonhardt.— Quatuor pour cordes no 3 (Honegger): Quatuor bulgare.— Concerto pour flûte à bec (Vivaldi): Nives Poli et orch.Angelicum de Milan, dir.Rapp.— “Exaedros" (Brouwer): Léo Brouwer, guitariste, et orch.philh.de Berlin, dir.Maazel.— Sonate (Ives): Roberto Szidon.— Symphonies pour violons et hautbois (Mou-ret): orch.Jean-François-Paillard.Animatrice: Janine Paquet.12 h 00 — RADIOJOURNAL • 12 h 05 — CONCERT POPULAIRE Ouv.de “Zampa” (Hérold): orch.philh.de New York, dir.Bernstein.— Allegro du Concerto “Empereur” no 5 (Beethoven): Rudolf Serkin, piano, et orch.philh.de New York, dir.Bernstein.— "Danses des comédiens”, extr.de “La Fiancée vendue” (Smetana), “Valse des fleurs", extr.de “Casse-Noisette” (Tchaikowsky), “Danse rituelle du feu” (de Falla), “On the Trail”, extr.de “Grand Canyon” (Grofé), et Danse norvégienne no 2 (Grieg): orch.philh.de New York, dir.Bernstein.13 • 13 h «0 —C ONTREPOINT Concerto en ré mineur pour deux violons, cordes et continuo (bach): Arthur (Jrumiaux et Koji Todoya, et orch.New Philharmonia, dir.De Waart.— Concerto en mi mineur op.85, pour violoncelle (Elgar): Jacqueline Dupré, et orch.symph.de Londres, dir.Barbi-rolli.— Concerto en la mineur pour violon, cordes et orch.(2e et 3e mouv.) (Vivaldi): Arthur Grumiaux, violon, et orch.symph.de Londres, dir.Barbirolli.Animateur: Jean Perreault.• 14 h 00 —AIRS D’OPERA Kxtr.de "Norma” (Bellini): Elena Su-liotis, Mario del Monaco, Carlo Cava.Eiorenza Cossotto, orch.et chœurs de l'Académie Nationale Ste-Cécile de Rome.dir.Varviso.• 15 h 00 —FESTIVALS DU MONDE "Festivals de France”.Festival de Lourdes, 1972.Oeuvres de Mozart, Schubert et Poulenc.Animateur: André Hébert.• 16 h 30 —AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.• 17 h 30 JAZZ ET BLUES Collage” (Moore): Reggie Moore.— "Encounter” (Carter): John Carter et Bobby Bradford.— “Up Up and Away” (Webb): Jim Hall.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.• 18 h 00 —PRELUDE AU SOIR Sonate en mi mineur et sonate pour flûte et violoncelle en mi (Bach): Fran-tiseck Slama et Milan Munclinger.— Symphonie no 103 en mi bémol (Haydn) orch.de chambre de Prague.• j.) h oo _ LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Jean-Louis Martinet, compositeur, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIOJOURNAL 20 h 03 — L’ART AUJOURD’HUI 20 h 30 — CONCERT INTIME Trio en do mineur, op.101 (Brahms) el h ois Nocturnes (Bloch): Trio de Mont- ical: Mildred Goodman, violon, Waller Joachin, violoncelle, et John Newmark.piano.21 h 00 — DOCUMENTS "Gestion de la créativité”.Participants: Guy Frégault, sous-ministre aux Affaires culturelles (Québec); Raymond Marie Léger, directeur de l’Office du film du Québec: Jacques Bouchard, président de BCP Publicité Limitée à Montréal, et Madame Fernande St-Martin, directeur du Musée d'Art Contemporain de Montréal.Interviewer: Gilles Sainte-Marie.• 22 h 00 — LES PETITS ENSEMBLES 22 h 30 — L’ATELIER DES INEDITS "Les Chagrins incertains”, nouvelle de Gilbert Langlois lue par Roland Chenail.— Poèmes de Cécile Cloutier lus par Monique Miller.Voir article en page 5.23 h 00 — RADIOJOURNAL • 23 h 03 — LES CHEFS-D'ŒUVRE DE LA MUSIQUE Quatuor en mi pour guitare et cordes (Haydn): John Williams et trio à cordes.— Sonates nos 4 et 5.K.282 et K.283 (Mozart): Glenn Gould, piano.— Trio en ré majeur pour guitare et cordes (Paganini): John Williams, Alan Love-day et Amarylis Fleming.24 h 00 — RADIOJOURNAL .0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT ‘‘Les grandes amours se reconnaissent à la durable harmonie de la vie quotidienne” (André Maurois).O « h 08 — VIENNE LA NUIT l a vie et l'œuvre d'Haendel.Oratorio “Alexander Balus”: Walter Hoberg, baryton; Raimund Gilvan, ténor, Hans-Olaf Hudermann, basse; Antonia Fahberg, soprano; Edith Ritter, soprano.Chœur Haendel de Mannheim et Convenium Musicum de Munich, dir.Treiher.1 i, oo _ RADIOJOURNAL MERCREDI 9 moi 7 h 00 — RADIOJOURNAL • 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL • 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 00 — RADIOJOURNAL .9 h 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Gavotte (Corelli): Les Baroques.— Amour toi seul sur la terre”, extr.de "Paganini” (Lehar): Colette Riedinger.— "Ma doudou à moi”, extr.de “La Polka des lampions” (Calvi): Georges Guétary et Edith Piaf.— “C’est toi”, extr.de “La p’tite Lili” (Achard-Mon-not): Eddie Constantine.— “Voulez-vous jouer avec moi” (Van Parys): Marc et André.— “La Strada” (Galdicrri-Rota): orch.Geoff-Love.— Ne pou-\ant réprimer” et “Il est doux, il est bon", extr.d'Hérodiade (Massenet): Géori Boué.Animateur: Jean-Paul Nolet.9 h 30 _ CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.10 h 30 — LE MATIN DES MUSICIENS Sonate no 1 (Fauré): Paul Tortelier, violoncelle, Jean Hubeau, piano.Sonate en si mineur (Bach): Reinhold Rarchet, violon, et Robert Veyron-La-croix, clavecin.— Mazurkas nos 25-27-32 (Chopin): W:,old Malcuzynski.piano.— Symphonie no 40, K.550 (Mozart)' Orch.Philharmonia.dir.Klemperer.— Concerto no 3 en sol majeur (Strier): F.Power Biggs et Daniel Pinkham.orgues.— 25e ordre (Couperin): Laurence Boulay, clavecin.Animatrice: Janine Paquet.12 h 00 — RADIOJOURNAL .12 h 05 — CONCERT POPULAIRE Oeuvres de Brahms: Ouv.“Festival Académique”; Sympho nie no 3 en fa majeur (3e mouv.); Danses hongroises nos 5 et 6; Symphonie no 1 en do mineur (dern.mouv.): orch.philh.de New York, dir.Bernstein.— Valse no 15 en la dièse majeur: Philippe Entremont, piano.— Berceuse: orch.André-Kostclanetz.— “Contes des forêts viennoises” (Strauss): orch.Boston Pops, dir.A.Fiedler., 13 h 00 — CONTREPOINT Ouverture en do majeur (Telemann).Membres de la “Schola Cantorum Basi-liensis”, dir.August Weinzinger.— Concerto no 3 en si bémol, op.61 (Saint-Saëns): Nathan Milstcin.violon, et orch.Philharmonia, dir.Fistoulari.Animateur: Jean Perreault.14 h 00 — AIRS D’OPERA Ouv.de “Mignon” (Thomas): orch.philh.de New York.dir.Bernstein.— “Le Fosche”, “Squilli Echeggi”, extr.de “Il Trovatore”; “Gli arredi Festivi".“Va Pensiero”, extr.de “Nabucco : “O Signore dal tetto natio”.extr.de ‘ I I ombardi”: Grande marche et ballet, extr.d’ “Aida”; “Guiriam DTtalia”.extr.de “La Bataille de Legnano”; Prélude et introduction de “Attila”; “Fucco di Gioia”.de “Otello” (Verdi): choeurs et orch.Académie Ste-Cécile de Rome, dir.Franci.• 15 h 00 —FESTIVALS DU MONDE “Festivals de France”.Festival de Menton.1972.Oeuvres de Beethoven, Brahms, et Mar-tinu: Quatuor Beethoven de Rome.Animateur: André Hébert.• 16 h 30 — AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.• 17 h 30 — JAZZ ET BLUES 'Family” (Jeffrey): Paul Jeffrey.— "I Didn't Know What lime It Was" (Rogers-Hart): Lester Young.— “Ascent in Sun Ship" (Coltrane): John Coltrane.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.18 h 00 —PRELUDE AU SOIR Ouv.“Le Roi Lear” ( Berlioz) — “Macbeth et les soicières” (Smetana): orch.symph.de Prague, dir.Smetacek.— Treize études pour guitare (Sor): Nar-ciso Yépès.19 h 00 —LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Geza Anda, pianiste et chef d’orchestre, par Jean Deschamps.Voir article en page 21.20 h 00 — RADIOJOURNAL ¦ 20 h 03 — BOOK-CLUB 20 h 30 — LES GRANDS CONCERTS De l'auditorium du CEGEP de Ma-tane.Sonate en la mineur pour flûte, hautbois et basse continue (Telemann) — Sonate en sol mineur pour hautbois et basse continue (Marcello) — Sonate no 5 en mi mineur pour flûte et basse continue (Bach) — Sonate en do mineur pour flûte, hautbois et basse continue (Loeillet) — Suite no 1 en ré mineur pour clavecin (Le Roux) — Trio en si bémol pour flûte, hautbois et basson (Myslivecek) — Sonate en mi mineur pour hautbois.basson et basse continue (Bois-mortier) — Concerto en sol mineur pour flûte, hautbois, basson et clavecin (Vivaldi): Jean Bernard, hautbois; Marcel St-Jacques, flûte; Gaétan I aberge, basson, et Hermel Bruneau, clavecin.Voir article en page 2.• 22 h 00 —LES PETITS ENSEMBLES • 22 h 30 — MOSAÏQUE Scherzo du Trio en ré mineur, op.49 pour piano (Mendelssohn) — “Corne Sleep (Warlock) — Sonate en do mineur (Scarlatti) — extr.du Quatuor à cordes en do, op.20 (Haydn) — “Voluntary” (Stanley) — “Music for a while” (Pur- 15 cell) — “Scherzo” du Trio en la bémol pour piano de (Beethoven): Quatuor Dartington; Trio Beaux Arts; George Malcolm, clavecin et orgue, et John Shirley-Quirk, baryton.•23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE Symphonie no 2 en ré majeur (Brahms): Orch.philh.de Berlin, dir.Abbado.— Sonate no 2 en la majeur op.100 (Allegretto grazioso) (Brahms): Christian Ferras, violon, et Pierre Barbizet, piano.24 h 00 — RADIOJOURNAL ¦ 0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “L’art de travailler" (André Maurois).O 0 h 08 — VIENNE LA NUIT La vie et l’œuvre d’Haendel.Oratorio “Alexander Balus”: Antonia Fahberg, soprano; Edith Ritter, soprano; Raimund Gilvan, ténor; Walter Hoberg, baryton; Hans-Olaf Huder-mann, basse; Chœur Haendel de Mannheim et Convenium Musicum de Munich, dir.Treiher.1 h 00 — RADIOJOURNAL JEUDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL • 7 h 03 — AU JOUR LE JOUR 8 h 00 — RADIOJOURNAL • 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 00 — RADIOJOURNAL • 9 h 03 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE Animateur: Jean-Paul Nolet.• 9 h 30 — CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.• 10 h 30 —LE MATIN DES MUSICIENS Sonate no 3 (Scriabine): Glenn Gould, piano.— Improvisation "Rossignol” (Chapuis): Michel Chapuis.— Ricercar à trois voix (Bach): orch.Pro Arte Munich, dir.Redel.— Variations sur une valse de Diabelli (Beethoven): Jôrg Demus, piano.— Quatuor pour guitare en mi majeur (Haydn): John Williams et Trio à cordes.— “Awake the trumpet’s Lofty Sound” (Haendel): Mormon Tabernacle Choir et orch.de Philadelphie.dir.Ormandy.— “Casse-Noisette” (Tchaikowsky): orch.symphonique de la Radio Bavaroise, dir.Ludwig.Animatrice: Janine Paquet.12 h 00 — RADIOJOURNAL • 12 h 05 —CONCERT POPULAIRE • 13 h 00 — CONTREPOINT “Les saisons” (L’automne et l’hiver) (Vivaldi): Soliste de St-Marc, dir.De-lucca, et Ens.Raymond Fol.Animateur: Jean-Marie Perreault.• 14 h 00 — AIRS D’OPERA Ouv.de "La Flûte enchantée” (Mozart): orch.philh.de Berlin, dir.Bohm.— “Air de Zerbinetta”, extr.de “Ariane de Naxos” (Strauss); "Enfer, ta rage enflamme ici mon âme”, extr.de “La Flûte enchantée”; extr.de “L’enlèvement au Sérail” (Mozart), et “Chanson de la poupée”, extr.des “Contes d’Hoff- 16 10 mai man” (Offenbach): Sylvia Geszty.— Deux extr.de “Rigoletto”; extr.de “La Traviata”; “Ah ! si ben mio” de “Il Trovatore”; “Di tu se Fedele”, extr.du “Bal Masqué" (Verdi): Richard Tauber et Jussi Bjoerling.— “Che’lla mi creda lebero”, extr.de “La fille du Far West” (Puccini); “M’appari Tutt’ Amor”, extr.de “Martha” (Flotow): Jussi Bjoerling.• 15 h 00 —FESTIVALS DU MONDE “Festivals de France”.Festival de Saintes.Musique vocale et instrumentale du Moyen Age et de la Renaissance: Ens.Florilegium Musicum de Paris.Animateur: André Hébert.• 16 h 30 —AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.• 17 h 30 —JAZZ ET BLUES “Chekodee” (Noble): Clifford Brown.— “To Be” (Coltrane): John Coltranc.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.• 18 h 00 —PRELUDE AU SOIR Six études du livre no 2 (Debussy) — Sonate pour piano no 2 (Boulez): Yvonne Loriod.• 19 h 00 —LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Geza Anda, pianiste et chef d’orchestre, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIOJOURNAL ¦20 h 03 —DES LIVRES ET DES HOMMES 020 h 30 — BANC D’ESSAI 021 b 00 — PREMIERES “Deux destins” de Marie-Claire Blais.Interprètes: Dyne Mousseau, Gilles Normand, Roland Chenail et Brigitte Morin.Voir article en page 19.(Suite de l'Horaire en page 23) CBF-FM les 7 et 11 mai, 14 heures Airs d'Opéras DU CÔTÉ DE CHEZ BIRGIT NILSSON C’est une grande chanteuse wagnérienne, la plus grande depuis Flagstad, s’accorde-t-on à dire.Et pourtant, malgré se nombreux admirateurs, Birgit Nilsson demeure dans la vie une femme simple, franche, directe et « sportive » dans la meilleure acception du terme.Afin de mieux nous en rendre compte, écoutons-la plutôt nous raconter elle-même ses premières années: « Je suis venue à la musique avant de savoir marcher: je criais beaucoup avant l'âge d’un an, et paraît-il, mes cris étaient déjà d'une musicalité surprenante !.A trois ans, mon père m’offrit un petit piano enfantin: je m’efforçais d'y reproduire tout ce que j’entendais — et je chantais, a ma manière, en m'accompagnant sur mon petit piano !.A quatre ans, j’eus accès à un orgue.Ce fut un émerveillement: je jouais, je chantais jusqu’à cinq ou six heures par jour et.lorsque nous avions des invités, il fallait absolument que je chante pour eux ! Mon rêve était déjà de devenir cantatrice, et mon père voyait cela d'un bon œil .à la condition que je ne me produise jamais au théâtre, me bornant à chanter pour mes parents et pour leurs amis ! » Birgit Nilsson a vu le jour dans une ferme de Karup, en Suède, au milieu de gens qui, sans la connaître vraiment, adoraient la musique: « Ma mère avait même une très belle voix, poursuit-elle, à tel point que je me souviens d'un moment — elle devait avoir soixante ans — où elle m’aida à placer mon contre-ut qui me causait encore quelque difficulté ! » « L’homme propose et Dieu dispose », dit le proverbe.C'est ainsi que, devenue adolescente, la jeune Birgit insista pour tenter sa chance dans la carrière.Elle plaida sa cause tant et si bien qu'elle fut admise sans délai à l'Académie royale de Stockholm: « Pendant cinq ans, j’y étudiai sérieusement la musique — toute la musique.Ayant quitté cette institution, j’ai travaillé moi-même pendant cinq autres années, en m'inspirant de ce que j’entendais, des conseils de mes camarades et des chefs d’orchestre.Car j'ai débuté en 1946 à l'Opéra royal de Stockholm, dans le Freis-chütz de Weber, avant de chanter, dès l'année suivante, Lady Macbeth du Macbeth de Verdi et la Maréchale du Chevalier à la rose de Richard Strauss.Je n'arrivais pas à trouver un professeur qui me convînt: je ne l'ai découvert qu'en 1950.» Depuis, Birgit Nilsson a personnifié toutes les grandes héroïnes tragiques: Iseult, Brünn-hiide, Turandot, Salomé, Tosca etc.A qui lui demandait un jour si elle appartenait plutôt à l'école allemande qu'à l’école italienne, la cantatrice répondit aussitôt: « Ne croyez-vous pas que les deux écoles, l une et 17 l'autre, tâchent de cultiver le beau chant.A l’origine, je me suis apparentée plutôt à l’école allemande — et il certain qu’en tant que mélodiste et interprète, je suis très wagnérienne —, mais depuis, j’ai estimé qu’il fallait tout chanter.L’école italienne est aussi utile, aussi nécessaire que l’école allemande.La pratique de Wagner a tendance à alourdir les voix, à leur faire perdre quelque souplesse, à serrer les notes aiguës.Eh bien ! un recours régulier à Mozart et à Verdi constitue une nécessité absolue: nous retrouvons là flexibilité, souplesse, mais aussi l’art des nuances vocales.C’est pourquoi, finalement, j’éprouve autant de joie à chanter Verdi que Wagner.» Aussi, Birgit Nilsson accepte maintenant tous les rôles qu’on lui propose, pourvu qu’ils soient à sa mesure: « Les rôles de femmes trop bonnes, trop douces ne sont pas faits pour moi, .et vous imaginez la tête que je ferais en Mimi de la Bohême, bien que, vocalement, je puisse le chanter ! » commente-t-elle en riant.Ce soprano qui a joué un peu partout dans le monde, notamment à Glyndebourne, à Bayreuth et au Metropolitan de New York où elle connut un triomphe sans précédent à ses débuts en 1959, a aussi participé à plusieurs enregistrements que les mélomanes réentendent toujours avec le même intérêt.Ainsi, les 7 et 11 mai à 14 heures, l’émission Airs d’Opè-ras de CBF-FM diffusera des extraits de la Tosca et de Tannhàuser chantés par cette artiste exceptionnelle.Egalement au programme de ces deux émissions, des airs de Manon Lescaut, Madame Butterfly, Faust, Aida, la Gioconda etc.Réalisation: Paul-Henri Cha-gnon.C.F.Documents CBF-FM et réseau, mardi 8 mai à 21 h.GESTION DE LA CRÉATIVITÉ Gilles Sainte-Marie, critique de cinéma et consultant en communication, étudie avec des spécialistes cette nouvelle discipline qu’on appelle la « gestion de la créativité ».Les techniques du « management » appliquées au domaine de la création ne risquent-elles pas de menacer l'indépendance des artistes ?Invités: Guy Frégault, sous-ministre aux Affaires culturelles (Québec); Raymond-Marie Léger, directeur de l’Office du Film du Québec; Jacques Bouchard, président de BCP Publicité Limitée; Fernande Saint-Martin, directrice du Musée d’Art contemporain de Montréal.Réalisation: Aline Legrand.18 Premières CBF-FM et réseau AM jeudi 10 mai, 21 heures DEUX DESTINS de Marie-Claire Blais Dans leur jeunesse, Jacques et Gilbert, remplis d’enthousiasme, éclatants d’imagination, ne pouvaient corcevo.r la vie que sous la forme d’une continuelle explosion créattricte-allait même jusqu’à dire: « Dans nos vies a nous tout sera different, il n’y aura rien d’étroit.rien de mesquin ».Aujourd’hui, alors qu’ils ont plus de quarante ans chacun, l’amitié les unit toujours mais ils ne se voient qu une fois ^ Face à face, Jacques et Gilbert scrutent lour vie, tentent de tracer les contours de leur destin et concluent plus ou moins a leur corps défendant à une sorte d échec.A l'insu presque de chacun c’est l’autre surtout qui représente la trahison de leur jeunesse.C’est l’autre qui n a pas su à la hauteur de ses dons ou qui n’a pas effectué le juste choix.Gilbert, toujours célibataire, déplore que Jacques ait renoncé si facilement à ses aptitudes d’écrivain, qu’il se soit marié et qu se laisse vivre entre les mains de sa femme et de ses enfa À quoi Jacques répond qu’il a perdu tout désir d un sort hors série et qu’il aime bien son destin commun, son excellent metier X femme charmante, ses deux enfants.Selon lur ce serart «le destin singulier, l'étrangeté d’un être qui lui attire des ennu.s .j Au demeurant, Jacques ne s’intéresse peut-être qu à tout ce qui est rare, exceptionnel, raffiné, inspire, mais ne doit-il pas payer d’une trop grande solitude ?Ainsi, durant une heure, entre Christine, la femme de Jacques, et Pascal leur petit garçon, les deux amis se renvoient-rts la balle- tantôt lucides, tantôt rêveurs sincères, cyniques, hypocrites quelquefois mais toujours profondément et pathétiquement mains.Gilbert reste toujours convaincu que le mariage tue l’energie l’ouverture à la vie créatrice, et que l’amour qu il n aime p est bien souvent un piège, un esclavage, une soumission Auss^ se contente-t-il de la seule satisfaction des sens ^ de la séré oui en découle.Cependant, que Jacques et Christine ne s y trompent pas; il ne cherche en rien à les détruire et s il ,les vl^ voir et leur montre leurs illusions, c’est surtout par ironie et par curiosité .Ts n’ont pas su éviter le premier des deux grands pièges de la vie: le mariage et la mort.Si Jacques ne possède pas l’esprit caustique et mordant de Gilbert il ne démontre pas moins, à sa façon, que la vie de dillettante, d’amateur d’art, de son ami, n’est pas non plus une 19 réussite en soi.Tous les deux, quoi qu’ils en aient, en optant pour des carrières commerciales et pour l’argent, ont en quelque sorte trahi leur jeunesse et renoncé à la création.Ils sont ainsi passés à côté de leur véritable destin.Mais où commence et où finit notre véritable destin ?Deux destins, une pièce radiophonique de Marie-Claire Blais réalisée par Madeleine Gérôme, sera présentée dans le cadre de Premières à CBF-FM et au réseau AM le jeudi 10 mai à 21 heures.Interprètes: Dyne Mousseau, Brigitte Morin, Roland Chenail et Gilles Normand.R.H.Récital CBF-FM et réseau AM dimanche 6 mai, 10 h 03 Klaus-Peter Hahn et Jean-Eudes Vaillancourt Des sonates de Boccherini et de Debussy sont au programme de cette émission que réalise Jean-Yves Contant.Les interprètes: Klaus-Peter Hahn, violoncelle, et Jean-Eudes Vaülancourt, piano.Klaus-Peter Hahn est un jeune musicien allemand qui fit ses études auprès de Ludwig Hoelscher.Membre du Trio de Stuttgart depuis sa fondation en 1968, il a ainsi participé à des tournées, tant en Europe qu'en Amérique.Ces derniers temps, en compagnie du pianiste Jean-Eudes Vaillancourt, Klaus-Peter Hahn a donné plusieurs concerts en Allemagne et au Canada.Les deux artistes se retrouveront en septembre ’73, à l’occasion d’une tournée qui les emmènera d’abord en Suisse puis, de nouveau, en Allemagne.Nul n’est besoin de présenter longuement le Canadien Jean-Eudes Vaillancourt.Rappelons seulement qu'après avoir étudié le piano à New York, avec Roshinna Levhine.et à Paris, avec Vlado Perlemuter, il suivit des cours de direction d’orchestre avec Louis Fourestier et Tullio Serafin.C.F.20 Les musiciens par eux-mêmes CBF-FM du lundi au vendredi à 19 heures GEZA ANDA, CITOYEN DU MONDE « Cheveux blonds et grosses lunettes; une silhouette de sportif et des traits fins d’artiste intellectuel; une sorte de générosité, de sympathie rayonnante.» Tel se présente d’abord le pianiste Geza Anda au sourire franc, cordial, presque candide.Pourtant, si on prend la peine d’aller plus loin, de le connaître davantage, on découvre alors en lui un artiste à la fois intuitif et profondément réfléchi, un musicien dans toute l’acception du terme, et non pas une « vedette » comme on en rencontre si souvent aujourd’hui.Il est né à Budapest, en 1921: « Mon père a eu des ancêtres polonais et peut-être géorgiens (.); ma mère est d’ascendance transylvanienne, assez mélangée, d'ailleurs, puisque j’ai même du sang français.En bref, je me considère surtout comme un Européen.» C'est vers l’âge de sept ans qu’il commence à étudier le piano.Admis au conservatoire de sa ville natale quelque temps après, il y remporte un premier prix, ce qui lui vaut d’entrer dans la classe de perfectionnement supérieur que dirige Dohnanyi.Par la suite, ayant donné avec succès des concerts, il obtient, grâce au grand Kodaly, une bourse de l’Etat lui permettant d’aller parfaire son art à Berlin: « Là, je fus remarqué par Furtwàngler qui me donna ma première grande chance en me faisant jouer le 2e Concerto de Brahms sous sa direction.» Depuis lors, Geza Anda, citoyen suisse par choix et citoyen du monde par métier, a joué dans presque tous les pays et sous la baguette de tous les grands chefs.« Tous les pays sauf ceux qui se trouvent au delà du rideau de fer, précise-t-il; tous les grands chefs, à l’exception, hélas, de Toscanini et de Bruno Walter.» A qui lui demande s’il aime mieux jouer en récital ou avec orchestre, le pianiste répond aussitôt: « Cela m'est parfaitement égal pourvu que je fasse de la musique ! » En outre, chacun sait que Geza Anda est aussi un chef réputé qui a déjà enregistré, avec l’orchestre du Mozarteum de Salzbourg.l'Intégrale des concertos pour piano et orchestre de Mozart, œuvres qu’il dirige et dont il est le soliste.« Pour moi, commente-t-il, le fait de jouer tout en dirigeant est seulement un moyen de faire de la musique.On a tellement parlé de conflits entre l’instrument soliste et l’orchestre que j’ai voulu prouver, au contraire, que la musique est une entente, une alliance, une harmonie .! » Cet artiste qui « joue toujours ce qu’il a envie de jouer » sans concessions aux caprices de l’auditoire, nous apprendrons à le mieux connaître en écoutant les Musiciens par eux-mêmes de CBF-FM, les 9, 10, 11 et 14 mai à 19 heures.Interview: Jean Deschamps; réalisation et choix des disques: Huguet-te Paré. CBF-690 et réseau AM samedi 5 mai, 14 heures L’Opéra du samedi Emouvante et grandiose: AIDA En 1870, Verdi a cinquante-six ans et vit dans une demi-retraite à Sant’Agata, près de Bosseto.Il n’a pas er.v.c d’écrire pour le moment.C’est alors que le librettiste parisien Camille du Locle lui fait parvenir un scénario dont le thème a été inventé par Auguste Mariette, égyptologue français et directeur des fouilles à Thèbes.S’il accepte d’en faire un opéra, Verdi recevra la somme de 150.000 francs du Khédive d’Egypte, Ismaïl Pacha, et verra son œuvre souligner deux événements: l’inauguration du nouveau Théâtre italien du Caire et l'ouverture du canal de Suez.* l’égyptologue et ses collaborateurs ne pouvaient sortir de Paris, tous durent attendre de long mois avant de voir au Caire la réalisation de leurs efforts, le 24 décembre 1871.Succès immédiat en Egypte, la représentation d’Aida fut accueillie assez froidement en Italie, quelques semaines plus tard, les admirateurs du maître ne comprenant pas le nouveau Verdi qui avait modifié sa façon d’écrire.Très vite cependant, ils apprécièrent à sa juste valeur ce nouvel opéra, tour à tour émouvant, pittoresque et grandiose, qui allait bientôt partir à la conquête du monde.Giuseppe Verdi n’est pas homme à se laisser tenter aussi facilement.De plus, chef incontesté de l’Ecole italienne, il n’a pas besoin de nouveaux fleurons à sa couronne.Cependant, passionné par le sujet de Mariette, il s’y intéresse peu à peu.Ainsi devait naître Aida que le compositeur écrivit en quatre mois (un pour chacun des actes), et dont le livret italien fut confié à Antonio Ghislanzoni.A l'origine, la création ü'Aida avait été prévue pour le mois de janvier 1871.Malheureusement, la guerre franco-allemande allait retarder la naissance de ce nouveau chef-d'œuvre.En effet, désirant mettre tous les atouts de son côté.Verdi avait demandé à Mariette de s'occuper des décors et des costumes de l’opéra.Mais, comme Cette fresque égyptienne en quatre actes, les mélomanes à l’écoute de l’Opéra du samedi pourront la réentendre le 5 mai à 14 heures, à CBF-690 et au réseau radiophonique français de Radio-Canada alors qu’elle sera présentée dans un enregistrement de l'Orchestre lyrique de l’O.R.T.F.dirigé par Nino Sansogno.Distribution: Jessye Norman (Aida): Fiorenza Cossotto (Amné-ris); Pedro Lavirgen (Radamès); Walter Alberti (Amonastro); Luigi Roni (Ramphis); Goerg Pappas (le Roi).Réalisation: Paul-Henri Chagnon.Conçu par le Français Ferdinand de Lesseps, le canal de Suez avait en fait été inauguré le 17 novembre 1869 par l’impératrice Eugénie.C.F.22 (Horaire, suite de la page 16) • 22 ta 00 — LES PETITS ENSEMBLES 22 h 30 — DE FACE ET DE PROFIL De Québec.Les différents personnages incarnés par la femme dans le roman québécois.Deux portraits tirés de l’œuvre de Réjean Ducharme: Bérénice Einberg de "L’Avalée des avalés” et Ina Souvie de “L’Oceantime”.Texte de Suzanne Paradis.Animatrice: Denyse Gagnon.23 h 00 — RADIOJOURNAL • 23 h 03 — LES CHEFS-D’ŒUVRE DE LA MUSIQUE “Namouna” — Suite de ballet (Lalo) — Rhapsodie Norvégienne (Lalo): Orch.national de l'ORTF, dir.Martinon.24 h 00 — RADIOJOURNAL 0h 03 —PENSEE DE LA NUIT “L’art de vieillir” (André Maurois).O 0 h 08 — VIENNE LA NUIT La vie et l’œuvre d'Haendel.Oratorio “Alexander Balus”: Antonia Fahberg, soprano; Walter Hoberg, baryton; Raimund Gilvan, ténor; Chœur et orchestre Haendel de Mannheim et Con-venium Musicum de Munich, dir.Treiher.1 h 00 — RADIOJOURNAL VENDREDI 7 h 00 — RADIOJOURNAL .7 h 03 — AU JOUR LE JOUR « h oo _ RADIOJOURNAL • 8 h 03 — AU JOUR LE JOUR 9 h 05 —AU RISQUE DE VOUS PLAIRE “Chez Laurette”: Michel Delpech.— “La complainte de la butte” et "Frede’ ; Cora Vaucaire.— “Y’avait tout '; Roland Arday.— “Bal chez Temporel”: Jean-Claude Pascal.— “Le café de la baie”: Pierre Calvé.— "Bilbao-songs”: Jacqueline François.— "La chanson de Bilbao”: Ens.Jacques-Loussier.Animateur: Jean-Paul Nolet.• 9 h 30 — CHAQUE JOUR UNE FETE Animatrice: Janine Paquet.(0h 30 —LE MATIN DES MUSICIENS “Kyrie et Gloria” (Haydn): Frna Spoo-renberg, Helen Watts, contralto, et Alexander Young et Académie St-Mar-tin-in-the-Fields, dir.Marriner.Sonate en sol majeur (Bach): Reinhold Barchet, violon, et Robert Veyron-La-croix, clavecin.— Chaconne en sol mineur (Purcell): Ludovic Vaillant et orch.de chambre Jean-François-Paillard.— “Il est bel et bon” (Passereau); “La La La je ne ne l’ose dire” (Certon); “Françion vint l’autre jour” (Bonnet): Ens.vocal Philippc-Caillard — “Le plaisir de la campagne” (Telemann): Elisabeth Speiser et Hans-Martin Linde.— “Quatuor à cordes en si bémol majeur (Beethoven): Quatuor Bulgare.Animatrice: Janine Paquet.12 h 00 — RADIOJOURNAL • 12 h 05 — CONCERT POPULAIRE Symphonie no 40, K.550 (Mozart): orch.de l'opéra National de Vienne, dir.11 mai Boult.— “Water Music” (Haendel): orch.de chambre de Chicago, dir.Ko-ber.13 h 00 — CONTREPOINT Quatuor en sol pour guitare, flûte, alto et violoncelle (Schubert): Louise Walter, Goodfried Welch, Jurgen Gelse et Wilfrid Tachezi.— Concerto en do majeur pour flûte, harpe et orchestre, K.299 (Mozart): Karlheinz Zoller, Ni-canor Zabaleta, et orch.philh.de Berlin, dir.Marzendorfer.14 h 00 —AIRS D’OPERAS Ouverture de “Luisa Miller” (Verdi): orch.symph.NBC, dir.Toscanini.— Extr.de “Tosca” (Puccini): Renata Tebaldi.— “Air des bijoux”, extr.de “Faust” (Gounod): Joan Sutherland.— Extr.d’ “Aida” (Verdi): Leontyne Price.— “Dich teure halle”, extr.de “Tann-hauser” (Wagner): Birgit Nilsson.—• Extr.de “Cavallcria Rusticana” (Mascagni): Régine Crespin.— Extr.de “Madame Butterfly” (Puccini)’: Pilar Loren-gar.— Extr.de “La Gioconda” (Pon-chielli): Zinka Milanov.— Extr.de “La force du destin” (Verdi): Elena Suliotis.— Extr.de “Carmen” (Bizet): Marilyn Horne.— Extr.du “Vaisseau fantôme” (Wagner): Gwyneth Jones et orch.Lamoureux.dir.Markevitch.15 h 00 —FESTIVALS DU MONDE Festival de France.Festival d’Aix-en-Provence.Fantaisie, op.49 et Sonate no 3 (Chopin): “Funérailles” (Liszt): Yury Bou-koff.piano.Animateur: André Hébert.16 h 30 —AVEC OU SANS SOLEIL Animateur: Jean-Paul Nolet.17 h 30—JAZZ ET BLUES “Dirty Mistreater” (Terry): Sonny Ter- ICI RADIO-CANADA/RADIO a/s Periodica Inc.7045, av.du Parc Montréal 303, Québec Semaine du 5 au 11 mai 1973 Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe.Permis numéro B-384 ry __“Lighnin’ Blues" (Hopkins): Hop- kins.— “Blues West” (Benson): George Benson.Animateurs: Gilles Moreau et Gilles Archambault.1K h 00 — PRELUDE AU SOIR Concerto no 3 (Prokofiev): Martha Argerich, piano, et orch.Philharmonique de Berlin dir.Abbado.— Quintette en do majeur (Beethoven): Quatuor Amadeus et Cecil Aronowitz.#19h00 —LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Interview avec Geza Anda, pianiste et chef d’orchestre, par Jean Deschamps.20 h 00 — RADIO.IOURNAL 20 h 03 — L’ART AUJOURD’HUI 20 h 30 — ORCHESTRE SYMPHONIQUE 22 h 00 —LES PETITS ENSEMBLES 22 h 30 — LA FEUILLAISON • 21 h 03 — LES CHEFS-D'ŒUVRE DE LA MUSIQUE Fantaisie en do majeur, op.17 (Schumann): Wilhelm Kempff, piano.Trio de l’Archiduc, op.97 (3e et 4e mouv ) (Beethoven): Wilhelm Kempff, Henryk Szeryne et Pierre Fournier.24 h 00 — RADIOJOURNAL .0 h 03 — PENSEE DE LA NUIT “L’art de mourir” (André Maurois).O oh 08 —VIENNE LA NUIT La vie et l’œuvre d'Haendel.Oratorio “Alexander Balus”: Hans-Olaf Hudermann, basse: Antonia Fahberg; Raimund Gilvan, ténor; Chœur et orch.Haendel de Manheim et Convenium Musicum de Munich, dir.Treiher.Deux sonates pour flûte, clavecin et continue en sol majeur op.1 no 5 et en mi mineur op.1 no la: Peter Lucas Graf.flûte; Jôrg Fwald Diihler, clavecin: Manfred Sax.basson.Il, 00 — RADIOJOl RNAL 24
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