Progrès-dimanche, 3 décembre 2006, Cahier B
[" Arts-Télé dimanche HERVE BOUCHARD ÉCRIVAIN J%:IvAC //*¦ Ëâ* S'M NA RE A lire en pages B-2 et B-3 egiohal et pour des ideerndeaux originales, venez nous mter!» Un vaste choix de couleurs de poinsettias, dans le rouge, le bourgogne, le rose fuschia et saumon, le blanc et le marbré.Les poinsettias sur tige et les poinsettias Winter rose (frisé) sont également à voir.Aussi disponibles chez les différents marchands régionaux! Nous serons ouverts le 24 décembre et fermés les 25 et 26 décembre.Toute l\u2019équipe des Serres borne Jfoture vous souhaite de Joyeuses .fêtes et vous remercie de votre appui N\u2019oubliez pas que nous sommes ouverts 7 jours sur 7, et ce, 12 mois par année, c-CLtne nature 1252, route 170, Saint-Gédéon Chemin de l'ancienne salle Camaro mut m#- '*msf Pour nous rejoindre: Local: 345-2464 Sans frais^KX)-463^9183j Photos Sylvain Dufour PROGRES-DIMANCHE e 3 Décembre 2006 Auteur de trois prix Îittérûirës Hervé Bouchard navigue sur un océan de mots CHICOUTIMI - Deux livres publiés et Hervé Bouchard compte déjà trois prix littéraires: Prix du Salon de livre 2002 pour «-Mailloux, histoires de novembre et de juin», Prix du roman Abitibi-Consolidated en 2006 pour «Parents et amis sont invi-tésàyassister»etGrandPrixdulivredeMontréal,assortid\u2019une bourse de 15 000$.Cet ouvrage est aussi parmi les choix préliminaires pour le Prix des libraires du Québec 2007, catégorie roman québécois, et finaliste du Prix littéraire des collégiens, lequel inclut une bourse de 5000$ et un séjour d'écriture à la maison de Chateaubriand, en France.«Écrire c\u2019est accepter tous les jours de faire un travail qui ne te rapportera rien», déclarait l\u2019écrivain dans un reportage diffusé par Télé-Québec.Hervé Bouchard n\u2019écrit pas pour plaire, ni pour gagner son pain.Les prix littéraires sont d\u2019heureux imprévus.Il ignorait que son éditeur avait inscrit son livre au Prix de Montréal.«Les prix servent à mettre en lumière les livres dont on ne parle pas.» Un constat.Même pas un reproche.Parmi les 6000 nouveaux titres annuels publiés au Québec, comment sortir du lot?Aurait-il trouvé la formule magique ?«Les prix sont un cadeau.Je le prends.\tJf Bien sûr, je n\u2019écris pas pour que ça ne soit pas lu.Je ne me £ prends pas au sérieux non plus, mais l\u2019art d\u2019écrire, ça je le prends au ] sérieux.» fitre unique Professeur de littérature au Cégep de Chicoutimi, Hervé Bouchard navigue sur un océan de mots issus de tous les temps et de toutes les cultures.Son métier lui offre une opportuni- té rare, confie-t-il: «Je peux relire trente fois Flaubert.» Pour un écrivain, n\u2019y a-t-il pas risque de s\u2019y noyer?L\u2019auteur ne songe même pas à remettre en question ce désir d\u2019ajouter ses œuvres à la masse imposante des livres qui peuplent les bibliothè- « ques du monde.« L\u2019affaire, c\u2019est de trouver quelque chose d\u2019unique.Le regard différent.Savoir faire entendre la parole humaine.» On ne fabrique pas un livre à succès, pas plus qu\u2019un prix littéraire.Cela est.Cela devient.Sans doute faut-il de l\u2019audace et la capacité d\u2019innover.L\u2019univers romanesque de cet auteur ne fleure pas les roses et ne s\u2019attarde pas sous les aurores boréales.Pas de danses lumineuses.Plutôt une agitation mentale morbide, noire, un sens de la tragédie si habilement conduite que la banalité se pare de lames acérées.Il écrit, page 71: «Ton histoire de grenouille vaut bien mon araignée.Appelez les brancardiers, qu\u2019ils viennent avec leurs machettes.Préparez le salon pour la danse de madisparition.Parents -\tet amis sont invités à y assister.Je voudrais une chambre en jaune avec un miroir i * J lông peur me pendre: Je suis mûre pour l\u2019ablation de l\u2019évier boucher que j\u2019ai au ventre.» Du théâtre Prenant à témoin les grands classiques, Hervé Bouchard ne fait pas dans l\u2019autobiographie.Il se dresse au-dessus de ses personnage, marionnettiste jouant des doigts sur les fils tendus des êtres qu\u2019il s\u2019amuse à confronter dans les méandres des pensées les plus inattendues face aux faits très prévisibles.Son écriture est théâtrale, reconnaît-il.«Le théâtre fait dire ce qui ne se dit pas.Mon écriture, c\u2019est pas un témoignage, c\u2019est pas un reportage.C\u2019est un jeu.» Faisant réference à Diderot, il déclare: «Je ne fais aucune différence entre le jeu de l\u2019acteur et l\u2019écrivain.J e vais vouloir que l\u2019acteur se donne à ce qu\u2019il fait et dit.Qu\u2019il devienne ces personnages dont je vais douter de la santé mentale.Et quand le jeu est fini, il décroche.Il redevient lui.Il faut savoir se dissocier de l\u2019écrit.Il y a un aspect technique à l\u2019écriture.Savoir créer un climat, créer une émotion, provoquer un gag.Je ne dois pas fondre en larmes pour écrire.Le lecteur va y mettre beaucoup de lui-même.le texte littéraire, sa job, c\u2019est d\u2019aller chercher ça.» L\u2019invraisemblable prend des libertés: une mère sans bras en robe de bois.La réalité s\u2019y ajoute, comme la petitesse de la maison, semblable à la sienne: «Je vis dans une maison très petite.J e n\u2019en reviens pas qu\u2019on vive dans un pays si grand et vive dans des maisons si petites.» Ses personnages en subissent les effets.Maître du jeu, l\u2019auteur n\u2019a AFORGE CHRISTIANE -¦ claforge@lequotidien.com plus qu\u2019à leur faire endosser les réactions, plausibles ou non, s\u2019inspirant de ce qu\u2019il capte dans la réalité.La vied\u2019unquartierde personnes âgées dont les sorties les plus fréquentes ont lieu dans les salons funéraires.La fratrie où le parent devient multiple selon la perception des fils orphelins.La famille où les silences dissimulent des sentiments chaotiques qui deviennent loufoques à se vouloir tragiques. îbedebois.I comme la I semblable ; une mai-^viens pas [sigrand et si petites.» Jibissentles l'auteur n\u2019a GE If Wm \u2014 Enseignant en littérature idosser les ?s ou non, ipte dans la tierdeper-sorties les |eu dans les itrie où le )le selon la ihelins.La ssimulent ïtiques qui là se vouloir -t par Christiane Laforge CHICOUTIMI - Depuis quinze ans, Hervé Bouchard enseigne la littérature.Depuis longtemps, il écrit.Ses textes ne sont pas nés pour être couchés sur le papier.Il préférait leur donner de la voix.Que Ton s\u2019en empare pour les clamer sur scène, dans un théâtre.Il n\u2019était pas pressé de publier.C\u2019est arrivé en 2002.Quatre ans plus tard il récidive.L\u2019enseignement est son métier.L\u2019écriture est sa folie.Son métier le rend libre de prendre tout son temps pour aller au bout de sa folie: «Je peux me payer la patience!» Ses pairs n\u2019ont pas cru bon d\u2019attendre.Dès le premier volume, ils ont sonné l\u2019alarme soulignant par un prix l\u2019arrivée d\u2019un auteur.Au second livre, ils succombent.Parmi plus de 200 publications soumises par près de 50 maisons d'édition, le jury l\u2019a choisi.Robert Lalonde, président du jury, explique pourquoi: «Pour son audace, la magie à la fois lumineuse et ténébreuse de sa langue - pure invention, mêlant langue parlée et écriture forgée solide - ce roman-théâtre-poème, à la fois livre du jour le jour et construction mythique, a conquis le jury.À l'instar de ce qu'écrit Hervé Bouchard, le jury considère qu'il s'agit ici \u2018 d'un roman qui a trouvé la joie qu'on donne à peindre la misère\u2019.» Le style Considérant que les lecteurs sont plutôt conservateurs, Hervé Bouchard avoue aimer la littérature expérimentale.Il y trempe allègrement sa plume, fort d\u2019une formation et d\u2019un métier qui le font cohabiter en permanence avec les mots.Il ne craint pas de laisser tomber ses défenses, de créer une alliance entre les styles littéraires pour aboutir à une forme qui se prête aussi bien à la lecture solitaire qu\u2019à la lecture publique.Derrière la phrase écrite, on sent la recherche du rythme, du ton.Le texte est provocant.L\u2019auteur bouscule.«J\u2019ai mouru comme j\u2019ai vécu, au bout d\u2019une vraie terrible dépression qui commença quand je naquis.Ma mère ne voulait pas que je lui suce le bois parce que je lui avais chié dedans en sortant.Hostie de calice, elle s\u2019est écrié, c\u2019est la vérité.Une coulée verte lui sortait de la grotte», déclame l\u2019orphelin de père numéro un.(page 171).Tandis que la Veuve Manchée ajoutera (page 224): «Si on me regarde bien et qu\u2019on entend la fente que j\u2019ai et qui m\u2019ouvre l'œil, et la fente encore par où me sortent les paroles et la fente par où ne me sont sortis que des malheurs de fils, on voit l\u2019amour que j\u2019ai et qui sort et qui nappe comme un regard d\u2019or les choses qu\u2019il désigne comme miennes [.] » Entièrement voué à ce qu\u2019il écrit lorsqu\u2019il s\u2019abandonne à cette part de lui, à ce privilège, semble-t-il croire, il en fait tout autant lorsqu\u2019il enseigne.«Lorsque je ferme la porte de la classe, j\u2019ai la griserie de l\u2019acteur.Pendant deux heures je suis en état de grâce.De la même façon je me perds totalement dans ce que j\u2019écris.» Les livres L\u2019enseignant s\u2019adresse à des étudiants de deux catégories.Ceux qui sont en formation générale.Ceux qui ont fait de la littérature leur option privilégiée.Comme eux, Hervé Bouchard avait un rapport ambivalent avec les lectures imposées.«Pour moi, le classique égalait platitude.» La maturité, le temps et l\u2019université ont heureusement modifié sa perception, fasciné qu\u2019il est de tout ce qui il y encore à lire.Trop de livres ?Il ne se prononce pas.Le marché du livre reflète ce qu\u2019est le monde.Les jeunes aussi.Loin de prétendre que ceux-ci ne lisent pas, il questionnerait plutôt les diktats du marché: «La littérature jeunesse est faite pour plaire aux parents et aux enseignants.Les jeunes vont aller voir et lire ce qu\u2019ils veulent.» Il cite en exemple le phénomène sans précédent « Harry Potter» où des enfants se privent de sommeil pour faire la file devant la librairie à la sortie du livre.Quant aux enseignants, davantage libres des choix littéraires de leurs cours que certains le croient, ils ne font pas exception: «Le milieu des professeurs c\u2019est le microcosme de la société.» Hervé Bouchard considère que l\u2019on doit s\u2019approprier toute la littérature et non la cloisonner.«Rabelais nous appartient autant qu\u2019au Français.» Et peut-être s\u2019inspirer des États-Unis où «la littérature américaine est aussi la littérature populaire.» Et au Québec?«Qu\u2019est-ce qu\u2019on fait de notre littérature anglophone, interroge-t-il.Il faudra que la critique se défasse de cette propension que la littérature québécoise est essentiellement nationaliste.» m 3 p» Photo Sylvain Dufour PROGRES-DIMANCHE ie 3 Décembre 2006 -B3 PROGRES-DIMANCHE le 3 Décembre 2006 Les dix ans de carrière de Benoît Archambault par Isabelle Latrie MONTRÉAL - Quand il a remporté le Festival de la chanson de Petite-Vallée, en 1998, Benoit Archambault ne se doutait pas que moins de 10 ans plus tard, il ferait de la musique traditionnelle avec Mes Aïeux de même que des chansons pour enfants! «Si on m\u2019avait dit à l\u2019époque quelle tournure prendrait ma carrière, j\u2019aurais dit: jamais de la vie! Sauf que ce sont des hasards de la vie qui m\u2019ont amené à explorer ces nouvelles pistes.Mais ce qui n\u2019a pas changé, c\u2019est que j\u2019aime toujours autant ce que je fais, et en plus je peux en vivre», se réjouit le jeune rouquin.Il raconte que c\u2019est un peu par accident qu\u2019il s\u2019est mis à composer pour les enfants.Il enseignait la musique au parascolaire, des jeunes de 6-10 ans, et il avait formé une chorale.Il leur faisait écouter des auteurs qué-bécois, comme Jean-Pierre Ferland et Félix Leclerc, et à la fin, il composait une chansonnette inspirée d\u2019un événement du quotidien.C\u2019est ainsi qu\u2019il a accumulé une trentaine de titres, lesquels ont débouché LM rubrique présente sur la production de deux albums.«Le monde est petit» et «Chez moi» ont tous les deux été en nomination au gala de l\u2019ADISQ.Récemment, il a lancé le DVD «Benoît se fait du ciné-bas», qui constitue en quelque sorte une suite logique et en même temps la concrétisation de deux projets travaillés jusque-là en parallèle.«Nous voulions faire connaître Benoît visuellement et nous avions imaginé de filmer un spectacle pour faire un DVD.En même temps, nous avons réalisé un pilote pour la télévision.Plutôt que de présenter uniquement des clips, nous avons jumelé les deux mondes pour faire un concept», précise le chanteur.Ce dernier est présentement en tournée avec les tiguidous (ses musiciens) dans Wigwam le Théâtre des Confettis, Québec Jean-Frédéric Messier Jean-Frédéric Messier Édith Paquet Valérie Desclteneaux Dave Jenniss Salit Pierrttte Baudrtaull Centre culturel du mont lacob admission générale 8$ Billets en vente sur tout te réseau Réservatech 545-3330 www.reservatech.net .ouonwEN /V *93.7'\t4* diverses écoles de la province, pour présenter des spectacles devant des groupes très intimes de quelques classes.Cette formule lui plaît particulièrement en raison de la proximité avec le jeune public.Il apprécie aussi le côté authentique de ses petits admirateurs.«Ils ne se demandent pas s\u2019ils ont le droit d\u2019aimer ça, ils se laissent aller.Quand ils viennent me voir après un spectacle, c\u2019est à moi de leur poser des questions.Ils me parlent de sujets divers, comme par exemple de la dent qu\u2019ils ont perdue la semaine passée.C\u2019est drôle», rigole le père de deux jeunes enfants.Selon lui, il y a encore de la place du côté de la musique jeunesse au Québec.Il analyse ce qui se fait dans la province mais aussi ailleurs, ce qui lui permet de constater que les productions de qualité sont toujours bien accueillies.X i£s mtsm du Mmçe Objets décoratifs et utilitaires réalisés par les artisans de Larouche Faites plaisir aux vôtres pour les Fêtes! Bienvenue à Larouche! 1er, 2 et 3 décembre 2006 Vendredi: Samedi et dimanche: 13 h à 21 h 13 h à 17 h LAROUCHE SALLE DE L'HOTEL DE VILLE 709, GAUTHIER, LAROUCHE Lommumcanons Québec \u201d\u201d $ Culture et Communications Villes et villages d'art et de patrimoine LANCEMENT - Benoît Archambault a lancé récemment le DVD «Benoît se tait du ciné-bas», qui constitue en quelque sorte une suite logique et en même temps la concrétisation de deux projets travaillés jusque-là en parallèle.Tournée Il espère être en mesure de pouvoir venir faire une tournée dans la région.Une équipe est présentement en train d\u2019organiser le projet, mais Benoît Archambault confie qu\u2019il doit concilier cette fonction avec celle de membre du groupe Mes Aïeux, qui est présentement en phase d\u2019écriture d\u2019un nouvel album.«Je serais vraiment malheureux de devoir laisser l\u2019un ou l\u2019autre de mes deux domaines.En Benoît, je travaille beaucoup en solitaire alors qu\u2019au sein de Mes Aïeux, c\u2019est un processus de création collectif», conclut-il.Autre texte en pages B-6-7 (Promotion Bon spectac fa DES BILLETS DE SPECTACLE POURVOUS 40 Paires bil,ets à gagner! 549-7869 MERCERIE CT; aux ¦W OUATEE VEUX/\" 696-1261 CUjSJNE Rit 545-6635 Les Folies de Manon peinture sur bois -r AP * v
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