Progrès-dimanche, 1 janvier 2006, Cahier A
[" Grandes marées de janvier Gaétan Morrisette craint les glaces du Saguenay PAGES A14 et A15 Exode des jeunes L'espoir revient ¦ PAGES A24, A25 et A27 LaDQinte I '¦ pi.i ' hihi u^.im ri ' li.i[i i:s !u !.i s i.(,¦ i ,,ur |_g5 j + uxes/ Par camelot, Saguenay-1 jc-Saint- lean: 1,60 % taxes incluses.Routes motorisées: 1,75 t taxes incluses DENTISTES - HYGIENISTES DENTUROLOGISTES S-4S-7\"1 28 dimanche VOTRE 'QUOTIDIEN DOMINICAL LE DIMANCHE Ier JANVIER 2006 / 42* ANNÉE NO 32 88 pages Par dépôt: 1,60$ + taxes BONNE ANNEE Réservez tôt BAR-RESTAURANT Mario Tremblay 668-7231 BON SAMARITAIN POIGNARDÉ LE I9 NOVEMBRE Photos Rocket Livoie .:\trSÜ uarry*Tremblay H» ¦/;## - v * PAGES A2-A3 Martial Gauthier 1015, boul.Sainte-Geneviève Chicoutimi-Nord www.martlalgauthjer.com Ouvert du lundi au vendredi de S hi 12 h, IJhilJhet 19hà21 h et le samedi de 9 h à12 h .\u2014 - a 1 VK PROFESSIONAL p, JUSïüi.« ERfiSMER ® fà wm aYAMAHA 628867000027 PROGRES-DIMANCHE, le 1 Janvier 2006 pas mourir* dans son sang, tait fuir la vie par Serge Lemelin CHICOUTIMI (SL) - «Sylvain, pourquoi t\u2019as fait ça?*, a demandé Larry à son agresseur.Il sentait le sang s'écouler, sans douleur autre qu'une vague impression de chaleur à l'intérieur de son corps.La vie filait à toute vitesse par une mince fente de quelques centimètres.Lavertu venait de retirer le couteau du corps de sa victime et avait tenté de l\u2019empêcher de chercher de l'aide.Larry\u2019 s\u2019était débattu et avait trouvé refuge derrière la porte de son bureau.Le sang se répandait partout sur le plancher.La lame du couteau avait tranché un rein et passé à un cheveu de sectionner la moelle épinière.«Sylvain,laisse-moi pasmou-rir.AppeUe la police.J\u2019ai un fils, des petits enfants.* cria-t-il avant de s\u2019évanouir.Le Sylvain en question s\u2019est calmé, puis a débouché une grosse bière, une grosse Chouffe fortement alcoolisée.Il l\u2019a sirotée assis sur le divan et a divagué en attendant la suite des événements.Larry se somient d\u2019avoir attendu et espéré des secours, puis de s\u2019être évanoui.Il a repris conscience un instant au son de la voix des ambulanciers qui lui ont demandé de ne pas bouger.Puis ce fut le noir total.Il s\u2019est réveillé dans une chambre de l\u2019hôpital de Chicoutimi, le dos pansé et le ventre drapé d\u2019un tissu blanc épais.L\u2019urologue lui a dit que le couteau avait traversé une partie de son corps.Il a donc fallu 1\u2019ouvrir par devant sur une quarantaine de centimètres pour retrouver un bout de rein tranché et déplacé ainsi que pour vérifier les dommages à ses viscères.S\u2019il n\u2019avait pas été en pleine forme, il y aurait laissé la vie, lui a-t-on dit.Aux soins intensifs pendant quatre jours, Larry a séjourné deux autres semaines à l\u2019hôpital d\u2019où il est ressorti pour habiter avec sa soeur quelques jours avant de retourner chez lui.En ouvrant la porte de son logement, il n\u2019a pas ressenti de malaise à la vue des lieux du drame.Son neveu et des amis avaient eu la délicatesse de s\u2019occuper de tout remettre à l\u2019ordre et de faire disparaître toute trace de sang après que la police ait eu libéré les lieux.«Je ne ressens rien de particulier, mais je me sens fragile psychologiquement.Je dors bien et je n\u2019ai plus les cauchemars que j\u2019ai eus au début.On m\u2019a offert de l\u2019aide psychologique mais je n\u2019ai pas encore décidé de la prendre.» Larryr reste craintif malgré son retour à la maison.Il s\u2019est étonné que le journaliste de Progrès-Dimanche ait réussi à entrer dans son immeuble à logements multiples sans avoir eu besoin de s\u2019identifier à l\u2019aide du système intercom.Et quand le photographe est arrivé de la même façon un peu plus tard, grâce à un voisin insouciant, il a ressenti un certain agacement: «Ce n\u2019est pas (assez) sécuritaire.N\u2019importe qui peut entrer.Pourtant, c\u2019est interdit de faire entrer des inconnus dans l\u2019immeuble».DOMICILE- La victime décrit comment son agresseur l\u2019a empoignée à bras le corps et l'a poignardée dans le dos sans qu\u2019elle ait vu le couteau arriver.(Photo Rocket Lavoie) Elle ne tarit pas d'éloges envers le système La victime a obtenu beaucoup d\u2019aide PHOTO DE LA UNE Larry Tremblay a été poignardé dans son logement situé sur la rue Angoulème à Chicoutimi.En mortaise, il nous montre la cicatrice d\u2019une quarantaine de centimètres laissée sur son abdomen par le chirurgien qui a dû extraire le rein sectionné, vérifier l\u2019état de ses viscères et réduire les dommages aux tissus faits par la lame du couteau.par Serge Lemelin CHICOUTIMI (SL) - Si Larry Tremblay s\u2019estime heureux d\u2019avoir survécu à un coup de couteau qui aurait pu lui être fatal, il l\u2019est encore plus de constater tous les bons soins qu\u2019il a reçus.« Les gens se plaignent du système de santé, mais nous sommes très bien traités», affirme celui qui est passé à un cheveu de la mort.«J\u2019ai eu un médecin fantastique et du personnel dévoué, comme je ne l\u2019aurais pas imaginé.» Il fait le même constat pour le CLSC dont le personnel lui a rendu visite à plusieurs occasions après sa sortie d\u2019hôpital.Ses pansements ont été changés.De l\u2019entretien de son domicile a été offert et du soutien psychologique proposé.Il ne tarit pas d\u2019éloges non plus pour le Comité d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels qui l\u2019a accompagné dans ses démarches d\u2019indemnisation.«lisseront aussi là pour m\u2019accompagner au tribunal quand viendra le temps de témoigner, si besoin est.» Et puis son fils s\u2019est déplacé de Seattle aux États-Unis pour se rendre à son chevet.Des amis lui ont rendu visite à l\u2019hôpital.Ses collègues de travail sont venus le réconforter, lui ont apporté des cadeaux, et son employeur a refusé son offre de démission en lui disant de prendre le temps qu\u2019il fallait pour se remettre sur pieds.«Ce sont tous des témoignages d\u2019amour.J\u2019aime cela parce que j\u2019ai toujours travaillé dans le domaine public.J\u2019ai été propriétaire de restaurant pendant 24 ans à Arvida avant de changer d\u2019occupation et d\u2019aller dans la vente.On peut pas faire ça sans aimer le monde.» Aujourd\u2019hui, il pense avoir perdu un peu confiance dans les gens en général et croit que son cas aurait été empiré s\u2019il n\u2019avait pas reçu l\u2019affection des gens qui lui sont chers.Il a été particulièrement touché par une voisine qui a voulu parler au nom des autres et lui a demandé de ne pas quitter l\u2019immeuble parce qu\u2019elles l\u2019apprécient.RESULTATS 0 loto-québec v h voir en page A8 / ' J / /7 /7 r J r /MC TRAVAIL OU RANDONNEE, 'sjJJJJjUJJ elle sort des sentiers battus.2006 Expedition\"0 TUV Véhicule hybride à vocation randonnée-utilitaire convenant aussi bien aux explorateurs hors-piste qu aux motoneigistes de sentiers qui apprécieront ses caractéristiques de luxe.Transmission synchronisée P rapports avant et arrière.Chenille de 20 po x 156 po x 1,25 po 2 choix de moteurs: \u2022\tMoteur VI00 Rotax' 4-Tec,\u2018 Économie d'essence exceptionnelle \u2022\tMoteur 600 H.O.SOI* Rotax'1 2-Tec' Rendement énergétique d'un moteur à quatre temps sans en avoir le poids 4364, boui.du Royaume, Jonquière 542-4456/547-0054 / Fax: 542-7093 CHO NOUS, CEST Larry Tremblay tentait de sortir Sylvain Lavertu de la drogue Saigné par le jeune qu\u2019il voulait aider CHICOUTIMI (SL) - Il connaissait son agresseur depuis un an et s\u2019était conduit comme un père à son endroit, convaincu qu'avec de l'amour paternel doublé d'un solide soutien, le jeune homme désoeuvré de 23 ans allait faire quelque chose de sa vie, jusqu\u2019ici mal engagée.«Il n\u2019y a rien que je n\u2019aurais pas fait pour lui.Je voulais faire quelque chose avec, le sortir de la drogue, le mettre sur le bon chemin.ELIN SERGE slemelin@lequotidien.com «Je l\u2019aimais comme mon fils.J\u2019aurais voulu de tout mon cœur qu\u2019il réussisse.» Larry Tremblay, 69 ans, ne comprend pas encore tout à fait ce qui lui est arrivé le soir du 19 novembre où il a été poignardé dans le dos et a failli mourir.Il n\u2019est cependant pas resté rancu- nier.«Je ne lui en veux pas du tout et j\u2019espère qu\u2019il ne perdra pas sa vie en prison.À 23 ans, ce serait de valeur».La rencontre de Larry Tremblay etde Sylvain Lavertu est celle du Bon Samaritain et du toxicomane manipulateur qui a mal viré.Un soir, pendant qu\u2019il revenait de souper avec des amis, son véhicule s\u2019est arrêté juste à temps pour ne pas écraser un individu qui s\u2019était jeté sur sa route.Il l\u2019a recueilli et l\u2019a ramené chez lui.«Je lui ai demandé son adresse pour aller le reconduire Lavertu sans antécédent CHICOUTIMI (SL) - Sylvain Lavertu était sans anté-cédent judiciaire avant d\u2019être accusé une première fois cet automne de vol qualifié et d\u2019être remis en liberté sur engagement en novembre.Un casier vierge.En quelques semaines, les accusations se sont additionnées avant même qu\u2019un seul procès ait eu le temps de se tenir.Lavertu était en liberté sur engagement à garder la paix et avoir une bonne conduite quand il a été arrêté dans l\u2019appartement de sa victime le 19 novembre dernier.Il a été accusé de tentative de meurtre et de voies de fait causant des lésions et devra revenir à la mi-janvier au Palais de Justice de Chicoutimi pour son enquête caution.Lavertu a fait plusieurs passages dans des maisons de désintoxication, sans succès.et il a refusé, disant qu\u2019il voulait aller dans un bar.Je l\u2019ai convaincu de venir chez moi et je l\u2019ai reconduit chez lui le lendemain.» Pendant des mois, il n\u2019a pas eu de nouvelles.Puis, un soir, il reçoit un appel et une invitation à prendre une bière.Curieux, Larry Tremblay accepte, il est heureux de constater que le jeune homme semble s\u2019être remis sur pied et va bien.Il éprouve de la sympathie envers celui-ci qui lui rappelle sa propre jeunesse malheureuse à l\u2019orphelinat et ses débuts difficiles dans la vie.Sylvain Lavertu lui parle de ses déboires, de sa lutte sans fin à l\u2019alcoolisme et la drogue.Il veut lui venir en aide: «Je l\u2019ai aidé à déménager dans un meilleur appartement avec\tsa famille.Je lui ai même donné quelques morceaux de mobilier.Puis, il m\u2019a rappelé pour\tme demander de l\u2019argent pour des vêtements d\u2019hiveretjelui en ai donné.» Ces demandes répétées n\u2019offusquent pas Larry Tremblay qui dit qu\u2019il ne connaissait pas tout de la vie de son protégé.Il y voit une sorte de bénévolat.C\u2019est sa manière à lui d\u2019aider quelqu\u2019un dans le besoin et de lui donner une chance dans la vie.«Je ne suis pas homo et lui non plus.Il avait une blonde.Moi j\u2019ai été marié deux fois et mes femmes sont mortes.Je vis seul et j\u2019aime les gens, voyager, rencontrer du monde.«Je ne me suis douté de rien.Il n\u2019a jamais été violent, ni méchant, ni disgracieux.Jamais impoli.» Larry avait bien constaté l\u2019alcoolisme de son protégé, mais tenait pour avéré qu\u2019il ne sert à rien d\u2019arrêter un alcoolique tant qu\u2019il n\u2019a pas réalisé lui-même qu\u2019il est au fond du baril.«Il buvait vite et mal.Tu lui offrais une bière et il prenait toute la caisse.» Prison Le 14 novembre au matin, Larry Tremblay reçoit un appel de la police qui l\u2019informe que Lavertu est détenu et qu\u2019il lui demande des cigarettes.Selon le policier, il y avait trois mandats d\u2019arrestations contre lui.Il accepte de le voir, mais pas de lui servir de caution, préférant qu\u2019il assume lui-même les conséquences de ses actes.Le surlendemain, Lavertu est au bout du fil et lui demande: «Je sors de prison, viens me chercher.Je ne peux plus retourner chez moi, je suis mis dehors par la propriétaire.» Il pleurait à chaudes larmes.Larry s\u2019est laissé attendrir une nouvelle fois: «J\u2019ai accepté pour un mois afin de lui donner une chance en prenant une entente avec lui: pas d\u2019alcool, pas de drogue.» Pendant quelques jours, tout alla bien.Pas d\u2019alcool, pas de drogue.Le 19 au soir, Larry est revenu du travail et a vu Sylvain Lavertu en train de fouiller dans l\u2019appartement.Il avait pris de la bière.Sans s\u2019offusquer, Larry a préféré prendre une douche et enfiler un vêtement d\u2019intérieur avant d\u2019entreprendre une discussion qui s\u2019annonçait ardue.-«Je veux avoir une shot!» lui lança Lavertu en faisant référence à la cocaïne qu\u2019il affectionne s\u2019injecter.Il tenta de le raisonner.Lavertu lui a demandé ses cartes de crédit et de l\u2019argent sur un ton qui ne laissait plus de doute sur sa volonté de trouver de l\u2019argent pour la drogue.-«Non, nous avions une entente, pas d\u2019alcool, pas de drogue», déclara Larry.Lavertu s\u2019est approché de lui les yeux hagards et l\u2019a pris solidement dans ses bras.Il a ressenti une brûlure au-dos sans réaliser qu\u2019elle était l\u2019oeuvre d\u2019un couteau de cuisine.mmm DOS-Sur la photo du haut, LarryTremblay,69ans,de Chicoutimi, indique à quel endroit le couteau de cuisine a pénétré son dos, effleuré la moelle épinière et sectionné son rein., Rives-du Sa««0ii«y Inscription Formation générale adulte À partir du 10 janvier 2006 Centre Durocher 544-2324 Centre Laure-Conan 698-5170 poste 2221 cv- onn?laiAtipr i ai lutMVWin-ciMonMJ A4 \u2022 PROGRES-DIMANCHf ; 1 Ju,,»iei 200C Travaux sur le clonage falsifiés Plusieurs intervenants méritent le bonnet d\u2019âne par Daniel Côté CHICOUTIMI (DC) - Plusieurs personnes et institutions devraient se regarder dans le miroir à la suite du gigantesque ratage que constitue l'affaire Hwang Woo-suk.Professeur-chercheur en bioéthique, Marcel J.Mélançon affirme que le biologiste coréen n\u2019est pas le seul qui mériterait de porter le bonnet d'âne, maintenant qu'on sait que ses travaux sur le clonage ont fait l'objet de falsifications.NDEX Arts______________ Avis et carrières _ Bandes dessinées Carnet mondain _ Chronique du vin Clic______________ Bl Courrier méli-mélo Eglise____________ Gens______________ Horoscope Journaliste en classe La page à Picotte__ Libre@dos Méga mots croisés_____ Mots croisés__________ Nécrologie____________ Petites annonces______ Rénovation-Habitation Sexologie_____________ Sports________________ Trait d\u2019union_________ Voyages_______________ A52-A53 A42 SERVICE À LA CLIENTÈLE\t ABONNEMENT:\t545-4664 Lundi au vendredi:\t7 h -16 h 30 SAGUENAY - ALMA:\t545-4664 ST-FÉLICIEN:\t679-3832 AUTRES:\t1 (800) 866-3658 RÉDACTION:\t SAGUENAY:\t690-8800 ALMA:\t668-0920 ST-FÉLICIEN:\t679-3832 TÉLÉCOPIEUR:\t690-8805 PETITES ANNONCES:\t 549-4444\tFax: 690-8360 Lundi au vçndredi:\t8 h 30-16 h 30 PUBLICITÉ:\t Tel : 545-4474\tFax: 690-8824 Lundi au vendredi:\t8 h 30-16 h 30 «Le tocsin a sonné pour deux catégories d\u2019individus impliqués dans le monde scientifique, fait-il observer.Il s\u2019agit des personnes chargées d\u2019analyser les articles que publient les revues scientifiques, ainsi que des collaborateurs du docteur Hwang.Ceux qui ont cosigné son texte paru dans la revue Science, en mai dernier, ont-ils vraiment vérifié ses méthodes et ses résultats?» Référant à la prestigieuse revue Science, par laquelle le monde a appris que des embryons avaient été produits par voie de clonage, le professeur-chercheur de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi s\u2019interroge.Sachant que le champ d\u2019activité concerné était sujet à controverse, ils auraient dû mettre les bouchées doubles afin d\u2019éclairer les zones d\u2019ombre.«Ont-ils été impressionnés par son prestige?Je crois qu\u2019il y a eu un manque de vigilance», estime l\u2019universitaire.Ce qui rend leur aveuglement encore plus flagrant, selon lui, c\u2019est le fait que dans les semaines qui ont suivi la parution de l\u2019article, en mai, d\u2019autres scientifiques ont relevé des lacunes.«Ce sont des étudiants fouineux, sur l\u2019Internet, qui ont mis le doigt sur la tromperie», rapporte en effet l\u2019éthicien.Baliser la recherche Comparant la mésaventure de Hwang Woo-suk à un train qui se serait emballé, Marcel J.Mélançon croit qu\u2019une fois qu\u2019on aura pris la mesure des dégâts, autant à l\u2019échelle de la communauté scientifique que dans l\u2019opinion publique, il faudra réagir.Ce qu\u2019il appelle de ses voeux, plus que tout, c\u2019est un cadre d\u2019intervention qui engloberait l\u2019ensemble de la planète.Jugeant qu\u2019il ne faut plus travailler à la pièce, pays par pays, l\u2019universitaire souhaite qu\u2019en matière de clonage, tous parlent d\u2019une même voix.En attendant, il apprécierait que des balises soient posées.«L\u2019éthique consiste à mettre des bouées, comme on fait sur le Saguenay pour délimiter les zones navigables, explique-t-il.Ce n\u2019est plus le temps de moraliser.Il faut regarder la situation.» C\u2019est à ce prix qu\u2019on restaurera la crédibilité des chercheurs, laquelle a été sérieusement ébréchée par l\u2019affaire Hwang.Ceux qui espéraient qu\u2019on trouve une solution à des maux comme l\u2019Alzheimer, les problèmes cardiaques et le diabète, pour ne donner que ces exemples, ont été cruellement déçus.Idem pour ceux, nombreux, qui estiment que la science représente l\u2019espoir de l\u2019humanité.«En Occident, le Dieu de la religion a été remplacé par le Dieu de la science.C\u2019est elle qui doit nous sauver, mais aujourd\u2019hui, elle est remise en question», constate Marcel J.Mélançon.Précisons qu'après avoir semé le doute sur la validité des travaux menée par Avis aux termes de la Loi sur les journaux et autres publications (L.R.Q.J-1 ) Le Quotidien est publié et édite par la société 3834310 Canada inc., ayant une place d'affaires au 1051.boulevard Talbot, arrondissement de Chicoutimi, Ville de Saguenay (Quebec) G7H 5C1.Le Quotidien est imprimé aux ateliers Le Progrès du Saguenay, une division des Journaux Trans-Canada (1996) inc., sis au 1051, boulevard Talbot, arrondissement de Chicoutimi, Ville de Saguenay (Québec) G7H 5C1.Internet: wwvf.lequotidien.com 545-4474 ¦-«s»,- m il [W DISCRÉDIT - Précisons qu'après avoir semé le doute sur la validité des travaux menée par le docteur Hwang Woo-suk le 12 décembre dernier, une commission nationale d'enquête a confirmé jeudi que le chercheur s'était «définitivement discrédité».le docteur Hwang, le 12 décembre dernier, une commission nationale d\u2019enquête a confirmé, jeudi, que le chercheur s\u2019était «définitivement discrédité».Mé ETEO J AUJOURD'HUI: Max.: -9 LUNDI: Max.: -6 MARDI: Max.: -6 M AREE 7 / / H f BONNET D'ANE - Professeur-chercheur seul qui mériterait de porter le bonnet d en bioéthique.Marcel J.Mélançon affirme que le biologiste coréen n est pas le âne.CHICOUTIMI: La marée sera haute à 3 h 36 (4m2) et basse à 10 h 25 (0m6).Elle sera à nouveau haute à 15 h 47 (5m5) et basse à 23 h 28 (0m3).LA BAIE: La marée sera haute à 3 h 30 (4m 7) et basse à 9 h 20 (0m5).Elle sera à nouveau haute à 15h 43 (6m0) et basse à 22 h 14 (0ml) PAVILION! SPORTIF rtc I UQAC r\\-,fcp7 de la parole aux actes ! 545-5050 www.uqac.ca/sports DES MERCREDI de 9 h a 18 h 30 Nautilus \u2022 Workout \u2022 Gymtonus \u2022 Badminton 772769 Déchéance du biologiste coréen Hwang Woo-suk Un drame s\u2019abat sur le monde scientifique par Daniel Côté CHICOUTIMI (DC) - Même si les libations des Fêtes ont réduit son impact médiatique à la portion congrue, la déchéance du biologiste coréen Hwang Woo-suk constitue un événement majeur, soutient Marcel J.Mélançon, professeur-chercheur en bioéthique à l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).Il croit que la chute de celui qui se posait en pionnier de la recherche sur le clonage aura de graves conséquences.Son impact se fera sentir partout dans le monde, y compris au Québec.«C\u2019est un véritable tsunami qui a déferlé sur le monde scientifique.Moi-même, je ressens une grande tristesse, a-t-il confié au Quotidien.Cet homme, un futur récipiendaire du prix Nobel, avait pavé la voie a un nouveau type de médecine, la médecine regénérative.De voir qu\u2019il a falsifié des documents représente une grande déception, en même temps qu\u2019un drame.C\u2019est un monstre sacré qui vient de tomber de son piédestal.» Rappelons que le 28 décembre dernier, une commission d'enquête formée à l\u2019initiative de l\u2019université nationale de la Corée du Sud a confirmé que des données de laboratoire avaient été falsifiées.Celles-ci laissaient croire que 11 embryons humains obtenus par voie de clonage avaient été utilisés dans le but de créer 11 lignées de cellules souches.Cet exploit avait été couronné par la publication, dans la presti-g i e u s e revue Science, d\u2019un article portant la signature du chercheur, le 19 mai 2005.Une première alerte avait été donnée en juin, lorsqu\u2019on a allé- (Photo Rocket Lavoie) 4 MfGAPIXri S CHARGFUR 4 PILES r/«oo ma h CHARGE MAISON VOITURE JOO 240 V ETUI ROOTS CARTE 2S6 m»> S K RIEN A tAYER gué que l\u2019équipe de Hwang Woo-suk avait payé les femmes ayant fourni des ovules immatures.Elles ne l\u2019avaient pas fait à titre bénévole, comme le prévoient les règles d\u2019éthique.Autre facteur aggravant: le chercheur a avoué que deux de ces femmes comptaient parmi ses collaboratrices.Or, il ne doit exister aucun lien d\u2019autorité entre le scientifique et ses sujets.Tout en déplorant cette faute, Marcel J.Mélançon se raccrochait à l\u2019espoir que sur le fond, la percée annoncée par le Coréen tenait la route.La création de la commission, le 12 décembre, aura toutefois dissipé ce mirage.Dès lors, la cause était entendue.«C\u2019est à partir de ce moment que j\u2019ai réalisé qu\u2019il y avait anguille sous roche», rapporte l\u2019universitaire qui, en 2002, faisait partie du groupe de travail spécial qui a élaboré les lignes directrices de la recherche sur les cellules souches au Canada.Un recul Le professeur Mélançon affirme que l\u2019impact de l\u2019affaire Hwang sera profond.Ce qui le chagrine au premier chef, c\u2019est sur le compte de Hwang Woo-suk, l\u2019universitaire durcit le ton au moment d\u2019évoquer les retombées du scandale sur ceux, nombreux, qui avaient modifié leurs projets de recherches à la lumière de la prétendue avancée dont se réclamait le Coréen.« Le plus tragique, c\u2019est que des étudiants gradués, des équipes de recherches, ont pu rectifier le le discrédit que subiront, indirectement, tous ceux qui ont fait du clonage thérapeutique leur champ d\u2019activité.«On doit faire un deuil.Dorénavant, le public sera méfiant.Comme les gens tendent à globaliser, on va dire que les chercheurs trichent.Et dans la même foulée, la science orientale sera dévaluée», com-mente-t-il.Bien qu\u2019il refuse de moraliser A 620 DANIEL dcote@lequotidien.com tir à la suite de ses pseudodécouvertes.Ils ont travaillé sur des bases qui étaient fausses», note Marcel J.Mélançon.Les dommages sont d\u2019autant plus grands que même avant cette histoire, le clonage à des fins thérapeutiques suscitait la controverse.«Ça va donner des armes aux opposants», reconnaît l\u2019éthicien.Au Canada, où il est interdit de pratiquer le clonage thérapeuthi-que, on aurait pu croire que les succès apparents du docteur Hwang, jumelés à l\u2019évolution des mentalités, auraient pu conduire à des assouplissements.Aujourd\u2019hui, cependant, rien n\u2019est moins sûr.«On peut élargir le cadre législatif quand il y a suffisamment d\u2019expériences démontrant qu\u2019une chose est positive, mais là, ça va être le statu quo», anticipe Marcel J.Mélançon.À ses yeux, plusieurs chercheurs mettront l\u2019accent sur une avenue comportant moins de risques, soit l\u2019utilisation de cellules adultes, de préférence aux cellules embryonnaires.C\u2019est un créneau qu\u2019exploitent déjà quelques scientifiques au Québec.Pour revenir à Hwang Woo-suk, l\u2019éthicien fait observer que d\u2019autres exploits lui étant attribués font l\u2019objet d\u2019un examen plus poussé.C\u2019est le cas du clonage d\u2019un lévrier afghan, Snuppy, réalisé il y a quelques mois.Un voile de doute enveloppe cette intervention, mais ce qui est clair, pour l\u2019heure, c\u2019est que la carrière du héros national de la Corée est terminée.« Il a fait naufrage sur l\u2019iceberg de la fraude scientifique», image Marcel J.Mélançon.549-7991 34, rue Racine Est, Chicoutimi S MEGAPIXELS CHARGEUR 4 PII FS CHARGE MAISON VOITURE 100-240 V ÉTUI ROOTS CARTE 266 .rit S 7 1 MEGAPIXELS CHARGEUR 4 PILES
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