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  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (Acfas),2000-2010,
  • Montréal (Québec) :Acfas, Association francophone pour le savoir
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Janvier-février
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  • Revues
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six fois par année
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¦» v-: ¦•.V ,-'- V : • Mt Les ;l«l Kr^ .l-'M JL .jdSjïW{4fc> I 376 Courriel : developpement@mrst gouv.qc.ca Site internet http: vvvvu.mrst.gouv.qc.ca Ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie 47 DECOUVRIT ENJEUX LES COUPLES OUI PURENT Efficaces, les thérapies conjugales?Erika Salima Mamodhoussen1, Université de Montréal mamodhoe@mathcn.umontreal.ca L'essor des thérapies conjugales a été important durant la dernière décennie, et ce tant au Québec qu’ailleurs dans le monde.Cette progression n'est pas surprenante étant donné les taux élevés de divorce et de séparation (voir notre article p.44).Mais ce n'est pas là le phénomène le plus alarmant.En effet, toutes les unions n’aboutissent pas à une rupture, mais cela n'empêche pas la détresse psychologique au sein des relations intimes.Il s'agit en fait du motif de consultation le plus fréquent.On connaît les effets dévastateurs, autant pour les enfants que pour les parents, de la détresse associée aux conflits conjugaux sévères et chroniques : l'alcoolisme, l'hypertension, les tentatives de suicide, les suicides et divers troubles psychosomatiques.D'où l'importance de comprendre l'efficacité des thérapies conjugales.Pourquoi consulter?Les personnes aux prises avec des difficultés conjugales décident de suivre soit une thérapie individuelle, soit une thérapie de couple.Mais les couples n'ont pas tous les mêmes besoins.Certains consultent pour des problèmes qui concernent directement les deux conjoints, comme des conflits graves et récurrents ou des difficultés sur le plan de la sexualité.D'autres veulent comprendre les difficultés de l'un des deux conjoints — par exemple, la dépression, l'anxiété ou la toxicomanie.De plus, tous ne font pas face au même niveau de détresse, et l'espoir quant à la survie de leur couple varie tout comme leurs niveaux respectifs de motivation en thérapie.Comment fonctionne la thérapie?L'intervention auprès des couples, au Québec et ailleurs en Occident, s'inspire actuellement de quatre modèles.Avec l'approche systémique, on tente de comprendre et de changer les règles d'interaction et de communication dans le couple et dans la famille.Avec l'approche pyschodynamique, on cherche à aider les deux conjoints à mieux comprendre l'influence des expériences de leur enfance sur le choix de leur partenaire et sur leurs tensions et conflits actuels.L'approche axée sur les émotions vise, pour sa part, le relâchement des réponses émotives et interactionelles rigides, ainsi que le développement d’un lien d'attachement sécurisant entre les conjoints.Enfin, en thérapie cognitive comportementale, on se concentre sur les croyances et stratégies sociales inefficaces, en particulier en ce qui concerne la communication, l'expression de l'affection et de la sexualité, la résolution de problèmes, et la gestion de la colère et de la violence.Une évaluation difficile La question de l'efficacité du traitement, simple à première vue, laisse perplexes nombre d’auteurs et d’intervenants.Traditionnellement, on considérait que la thérapie de couple était efficace lorsque les conjoints en ¦ k DECOUVRE mmm sortaient satisfaits et sentaient que leur relation conjugale se portait mieux.Aujourd'hui, la thérapie conjugale n’a plus comme seul objectif d’améliorer la relation entre deux partenaires.On la voit plutôt comme une aide offerte en réponse aux besoins d'un couple, une aide qui s'exprime de deux manières : soit elle améliore la relation conjugale ou favorise la dissolution de la relation avec le moins de dommages possible, soit elle maximise le bien-être de chaque individu.Étant donné ces buts différents, l’évaluation de l'efficacité de la thérapie est difficile.Il faut aussi penser que chaque individu garde sa propre impression des résultats.Par exemple, l'intervenant pourrait juger que la thérapie a contribué à améliorer le bien-être de chaque conjoint, alors que le mari trouverait que la thérapie n'a pas aidé son union, pendant que l'épouse.ne verrait aucune différence.Pour faire face à ces difficultés, certains chercheurs ont tenté de mesurer l'efficacité de la thérapie en examinant la perspective des conjoints et celle de la ou du thérapeute par rapport à l'amélioration de la relation conjugale et du fonctionnement individuel des conjoints.Malgré toutes ces difficultés, les recherches menées sur le sujet à ce jour incitent à l'optimisme.La majorité des études démontrent que la thérapie de couple a le plus souvent des retombées positives sur le bien-être du couple et ce, indépendamment du type de personnes ou de troubles.La thé- ENJEUX LES COUPLES OUI D U R E N T rapie semble également efficace pour certains problèmes individuels, comme la toxicomanie, la violence verbale, l'anxiété et la dépression.Du pain sut la planche Les études sur l'efficacité de la thérapie conjugale ont le plus souvent été menées dans des environnements contrôlés, en vue d’une recherche particulière.Très peu d'études ont été conduites dans des environnements cliniques réels, où la nature et la sévérité des problèmes ainsi que la durée de l'intervention peuvent grandement varier.Il est maintenant essentiel de le faire, affirment plusieurs chercheurs, et ce, avec une population hétérogène, où les clients ne seraient pas recrutés pour la recherche mais auraient eux-mêmes réclamé l'aide d'un professionnel.Il importe par ailleurs d'étendre les recherches aux quatre types de thérapie.Actuellement, les deux types les plus rigoureusement étudiés dans des environnements cliniques contrôlés sont la thérapie cognitive comportementale et la thérapie axée sur les émotions.Enfin, il faut entreprendre des études sur le processus de changement durant la thérapie.Cela permettrait de comprendre les mécanismes par lesquels la thérapie conjugale affecte les couples, de déterminer les conditions dans lesquelles le traitement entraîne des améliorations ou des détériorations dans l'ajustement conjugal et individuel, de brosser le portrait des couples pour lesquels la thérapie fonctionne ou non, et de repérer les types de cliniciens et les couples qui s'accordent plus ou moins bien.L’ampleur de la détresse conjugale au Québec et ailleurs dans le monde, et les résultats encourageants de nos recherches, montrent bien l'importance d'améliorer l'état des connaissances sur l'intervention conjugale au Québec.Les intervenants et chercheurs québécois ont le devoir de se soucier de cette question afin de pouvoir offrir des services conjugaux de qualité au sein des institutions publiques et privées.?i.Ce texte a été écrit en collaboration avec John Wright, de l’Université de Montréal, Stéphane Sabourin, de l’Université Laval et Yvan Lussier, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, membres de l’Équipe de recherche et d’intervention en thérapie conjugale (ERITC).; .| .>.é affiche ses couleurs affiche ses couleurs affiche ses couleurs lnscrit sous ce thème.le prochain colloque de l'ARC veut montrer tout ce qui se fait dans tous les volets de la recherche.Proposez votre communication d'ici le 15 mars 2001.Association pour la recherche au collegial ARC Cegep du Vieux Montreal 255.rue Ontario Est.Local A7.67 Montréal.H2X 1X6 (514) 843-8491 arc@microtec.net www.microtec.net/- arc de l'ARC LES 28, 29 et 30 MAI 2001, AU CEGEP DU VIEUX MONTRÉAL 49 DECOUVRjr PHOTO : MARIE-CLAUDE CHARLEBOIS 2 ENJEUX LES COUPLES OUI DURENT § .adoption, fàmille.sont-ils dev la Depuis des années, Michael Hendricks et son conjoint René Leboeuf sont en première ligne dans la lutte pour la reconnaissance des conjoints de même sexe.Ils se sont même présentés au Palais de justice de Montréal pour se marier civilement, mais sans succès, sauf pour la couverture médiatique.Couples gais et Danielle Julien, professeure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal julien.danielle@uqam.ca On ignore combien on compte de gais, de lesbiennes et de bisexuels dans notre société.Nombre de ces personnes préfèrent « rester dans le placard » pour ne pas subir de stigmatisation.Et sur le plan de la léga-lité des unions du même sexe, l'adoption des lois 132 au fédéral et 32 au provincial est encore très récente.Ce manque de données limite la validité des recherches mais on peut déjà dégager des similitudes et des différences entre les couples gais et lesbiens, d’une part, et les couples hétérosexuels, d'autre part.Similitudes.Sur plusieurs plans, la vie conjugale des couples gais et lesbiens n'est pas différente de celle des couples hétérosexuels.Les premiers forment des unions amoureuses pour les mêmes raisons que les seconds.Leurs relations de couple sont aussi stables que celles des couples hétérosexuels, ils ont des attentes et des difficultés amoureuses comparables, se développent selon des étapes similaires.Ils font face aux mêmes tensions conjugales, y compris celles liées aux enfants, à la sexualité, au travail, à l'argent, à la famille d'origine, à la communication et à la manière de résoudre des conflits.Les niveaux de satisfaction conjugale sont eux aussi comparables pour tous les couples ainsi que les facteurs conduisant à un haut niveau de satisfaction, soit le rapport avantageux coûts-bénéfices pour les partenaires, la qualité de la communication, les habiletés de résolution de conflits, le faible niveau de vio- 50 131 DÉCOUVRIT ENJEUX LES COUPLES OUI DURENT 2 lesbiens lence, l'expressivité élevée, la relation sécurisante, le compagnonnage, la confiance mutuelle, le partage des décisions et le soutien mutuel en cas d'adversité.Mais les couples gais et lesbiens font l’expérience de difficultés que ne subissent pas les couples hétérosexuels.et différences La socialisation des rôles reliés au sexe et notre culture hétérosexiste sont deux facteurs importants qui portent à penser que les couples de gais et de lesbiennes sont différents des couples hétérosexuels.Dans la culture occidentale, la socialisation des hommes et des femmes mène à l'adoption de rôles sexuels différents.Parce qu'ils ont été socialisés de la même manière, les partenaires de couples de même sexe devraient en principe partager les caractéristiques traditionnelles reliées à leur sexe.Par exemple, des cliniciens ont longtemps pensé que les couples de lesbiennes étaient des couples symbiotiques, parce que les femmes avaient appris à valoriser les relations intimes.Plusieurs études montrent toutefois que les lesbiennes et les gais se conforment moins aux rôles sexuels traditionnels que les partenaires hétérosexuels.Le concept de soi des lesbiennes inclut en général davantage d'instrumentalité, c'est-à-dire d'affirmation ou de leadership, que celui des femmes hétérosexuelles.On y trouve cependant des niveaux comparables d'expressivité comme la tendresse, la compassion et la chaleur.Pour les gais, le concept de soi incorpore davantage d'expressivité mais des niveaux d'instrumentalité équivalents à ceux des hommes hétérosexuels.Enfin, les gais et les lesbiennes sont en général plus androgynes que les hétéro- sexuels et se conforment moins aux rôles sexuels traditionnels que les hétérosexuels.Cette plus faible polarisation des rôles sexuels se retrouve dans plusieurs domaines.Il est clair, selon les recherches, que les couples de même sexe partagent les tâches domestiques de manière plus équitable que les couples hétérosexuels.Par ailleurs, les couples de lesbiennes adhèrent davantage à une éthique d’égalité dans leur vie conjugale que les couples gais ou les couples hétérosexuels.Les études cliniques montrent aussi cette absence de polarisation dans la communication entourant la résolution de conflits conjugaux.Un mode de communication bien connu des couples hétérosexuels est le fameux patron « demande-retrait», défini par des demandes de changements du comportement des hommes par les femmes, demandes suivies de réponses fuyantes des hommes, suivies de demandes accrues des femmes, suivies de fuites encore plus importantes des hommes, etc.Chez les gais et lesbiennes insatisfaits de leur relation, ce mode de communication n'est pas aussi marqué.Autre fait intéressant : les plus grandes dysfonctions de communication chez les couples de même sexe se retrouvent parmi ces couples de lesbiennes où l'une des partenaires endosse des caractéristiques culturellement « très féminines » et l'autre des caractéristiques « très masculines ».Cela suggère que les différences marquées entre les partenaires tendent à générer des difficultés de communication, indépendamment du sexe des partenaires de couple.On peut aussi penser que les hommes et les femmes de couples hétérosexuels ont à travailler plus fort pour se comprendre que les partenaires de couples de même sexe.Des différences sont aussi liées à la m 51 DECOUVRir ENJEUX 1 LES COUPIES OUI PURENT Une reconnaissance récente On a mis beaucoup de temps à voir les homosexuels et les lesbiennes comme des personnes qui, en dehors de leur vie sexuelle, avaient une existence ordinaire, avec des amis, un travail, un conjoint, des parents, des enfants, des loisirs, et avec les préoccupations que cela entraîne au quotidien.Au cours du 20e siècle, l'Occident est passé d’une société régie par les valeurs religieuses à une société régulée par les droits et libertés civils.L’homosexualité est devenue une réalité sociale de plus en plus visible et reconnue.Elle a été progressivement décriminalisée et démédicalisée.C'est, en effet, depuis peu que l'on ne voit plus l’homosexualité comme une régression et une maladie mentale, mais plutôt comme un facteur de vulnérabilité en raison de la privation de libertés civiles.Parallèlement, l’homosexualité est devenue un nouvel objet de connaissance dans les diverses disciplines du savoir.Sauf quelques tentatives marginales en sciences humaines et sociales, l'étude de l’homosexualité autrement que dans ses réalités biologiques, médicales et psychomédicales, le sida inclus, n'a vraiment démarré qu’au cours des dix dernières années.Les recherches sont toutefois peu avancées.Les premières études sur le couple hétérosexuel ont commencé au début du 20e siècle, mais la conjugalité gaie et lesbienne est un thème relativement nouveau autant dans les recherches sur l’homosexualité que dans les recherches sur les relations conjugales.Par exemple, parmi les milliers d'articles sur la famille, y compris le couple, publiés en sciences humaines et sociales dans les meilleures revues scientifiques nord-américaines entre 1980 et 2000, aussi peu que 0,006 p.100 à 0,01 p.100 traitent du thème « famille et homosexualité ».Un énorme travail reste à faire, autant dans la nature des questions posées que dans le nombre de productions et leur mode de diffusion.sexualité.Les gais ont des relations sexuelles plus fréquentes que les couples hétérosexuels, qui, eux-mêmes, ont des relations sexuelles plus fréquentes que les lesbiennes.Cette situation serait attribuable au fait que les hommes ont appris à prendre l'initiative des relations sexuelles et les femmes à y répondre.Une série d’études sur les réponses sexuelles des couples gais, lesbiens et hétérosexuels ont été menées dans les laboratoires de Masters & Johnson.L'excitation sexuelle en cours de relations sexuelles a été mesurée avec différents appareils.Ces mesures ont indiqué que les partenaires homosexuels sont plus efficaces dans leur stimulation des zones érogènes de leur conjoint, lequel atteint des niveaux de plaisir supérieurs à ceux des partenaires hétérosexuels.Ces différences sont attribuées à la similitude des réactions sexuelles des partenaires de même sexe, qui faciliterait la communication.Une importante différence entre les trois types de couples est sans conteste l'ouverture des couples gais aux relations sexuelles extraconjugales, plus que les lesbiennes ou que les hétérosexuels.Alors que ces deux derniers groupes risquent de connaître de la détresse conjugale s'il y a relation sexuelle hors du couple, ce n'est pas le cas pour les gais.Tbutefois, moins les gais ont des pratiques de type « sé-curisexe » {safe sex) dans leurs relations sexuelles extraconjugales, plus ils sont insatisfaits dans leur couple.Un environnement homophobe Vivre une relation dans une culture hétérosexiste, c'est-à-dire dans une culture qui ignore, dénie, dénigre et stigmatise toute forme non hétérosexuelle de comportement, d'identité, de relation ou de Plusieurs pays nient encore le droit d'exister aux minorités sexuelles.communauté, est un autre facteur qui différencie les couples homosexuels des hétérosexuels.On pourrait croire que dans un environnement homophobe, la vie conjugale représente un havre de paix à l'abri des intempéries sociales concernant l'homosexualité.Mais au contraire, la relation conjugale homosexuelle serait plus à risque en raison du traitement de l'homosexualité hors du couple, par les institutions politiques, législatives ou autres.Plusieurs pays nient encore le droit d'exister aux minorités sexuelles, et cette négation va de l'absence de protection contre la discrimination jusqu'à la peine de mort.Au Canada, la conjugalité homosexuelle est légalement reconnue mais le mariage est refusé et, dans la plupart des provinces, le droit d'être parents n'est pas acquis.Les personnes ho- 52 EB DÉcouvRir ENJEUX LES COUPLES OUI DURENT ¦2' k mosexuelles doivent souvent faire face à de l'hostilité, allant des simples « farces sur les homos » au harcèlement verbal direct, ou encore, aux voies de fait sur ses biens ou sur sa personne.La persistance de stéréotypes négatifs a des effets sur la relation conjugale homosexuelle.Par ailleurs, certaines personnes font face à des problèmes d'homophobie intériorisée, c'est-à-dire qu'elles intègrent des attitudes et des émotions négatives allant du simple doute à la haine de soi.L'homophobie intériorisée, on le sait, est associée à la dépression, à une consommation abusive d'alcool, à des problèmes de toxicomanie et à un taux élevé de suicides.Or, ces problèmes personnels entraînent des difficultés dans les relations conjugales.Ainsi, les hommes gais qui subissent intensément une telle homophobie sont moins engagés dans leur communauté, cachent davantage leur homosexualité, ont plus de problèmes sexuels et conjugaux, et pensent plus souvent à la séparation.Les lesbiennes dans le même situation auraient aussi davantage de difficultés sexuelles.L'intimité et le travail peuvent être des sources de conflits dans tous les couples.Les femmes, hétérosexuelles ou lesbiennes, vivent plus intensément les conflits liés à l'intimité que les hommes, gais et hétérosexuels confondus, alors que ces derniers vivent les conflits reliés au travail de manière plus intense que les femmes.Les couples homosexuels connaissent davantage de problèmes liés à l'environnement social, par exemple de la jalousie ou des problèmes avec les parents, les amis, les expartenaires, tandis que les couples hétérosexuels ont davantage de problèmes reliés à l'intimité, aux tâches domestiques et au travail.Les couples homosexuels font par ailleurs face au dilemme d'avouer ou de garder secrète leur orientation sexuelle devant leurs familles, leurs amis et leurs collègues de travail.Avouer son orientation sexuelle risque de perturber et même de rompre les liens avec ses proches.Mais se taire crée et maintient une distance.Garder le silence implique qu'on a des vies sociales parallèles et fréquenter ses proches « en célibataire » augmente les occasions d'éloignement de son partenaire.On sait enfin que le soutien des familles d'origine aux couples hétérosexuels diminue la vulnérabilité de ceux-ci au conflit conjugal.Or, des études auprès de couples homosexuels de longue date montrent que les partenaires dont les parents n'acceptent pas le conjoint souffrent davantage de détresse conjugale que les couples qui ont l'appui de leurs parents.L'identité conjugale homosexuelle serait ainsi plus fragile que pour les hétérosexuels spontanément soutenus par l'environnement social.La recherche a encore beaucoup à faire dans ces domaines.?La Faculté d’éducation est à la recherche de professeures ou professeurs en (1) DIDACTIQUE DU FRANÇAIS LANGUE PREMIÈRE A L'ÉLÉMENTAIRE OU AU SECONDAIRE; (2) LEADERSHIP EN ÉDUCATION; (3) APPRENTISSAGE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES.(1) (2) Il s’agit de postes conduisant à la permanence au rang de professeur adjoint.(3) Il s’agit d’un poste bilingue (français et anglais) conduisant à la permanence au rang de professeur adjoint.Qualifications : 1.(1) (3) Ph.D.en éducation ou l’équivalent; (2) Ph.D.en éducation ou administration avec spécialisation en administration de l'éducation.2.Spécialisation en : (1) didactique du français langue première; (2) administration de l'éducation; (3) applications pédagogiques des nouvelles technologies.3.Dossier actif de recherche : (1) dans le domaine du français langue première; (2) en administration de l'éducation; (3) en applications pédagogiques des nouvelles technologies.4.Expérience de l’enseignement élémentaire/secondaire souhaitable 5.Connaissance : (1) (2) passive de l’anglais comme condition de permanence ou comme condition de renouvellement de contrat; (3) active du français et de l'anglais comme condition de permanence ou comme condition de renouvellement de contrat.Fonctions : 1.Enseignement aux programmes de premier, deuxième et troisième cycles.2.Recherche en : (1) didactique du français langue première; (2) administration de l'éducation; (3) applications pédagogiques des nouvelles technologies.3.Supervision de la pratique à l'enseignement au B.Éd.4.Supervision de thèses de M.A.et de Ph.D.5.Participation aux activités universitaires Salaire : Selon les titres, les qualités et l’expérience en conformité avec la convention collective.Contexte de travail : Oeuvrer dans le domaine de l’éducation en langue française en Ontario et collaborer avec les partenaires du milieu scolaire.Une connaissance des nouvelles technologies de l'information serait un atout.Entrée en fonction : 1er juillet 2001 Prière de faire parvenir votre demande d'emploi, votre curriculum vitae ainsi que le nom de trois répondantes ou répondants, avant le 15 février 2001, à : Johanne S.Bourdages, Doyenne, Faculté d'éducation, Université d'Ottawa, 145, rue Jean-Jacques-Lussier (311C) C.P.450 Suce.A, Ottawa ON KIN 6N5 Conformément aux stipulations de la loi canadienne sur l’immigration, ce poste est offert aux personnes ayant le statut de citoyen ou de résident du Canada.L’Université d’Ottawa a une politique d’équité en matière d'emploi.Ce poste sera comblé sous réserve des disponibilités budgétaires.Seules les personnes invitées pour une entrevue recevront un accusé de réception.FACULTE D'EDUCATION Université d’Ottawa University of Ottawa 53 DECOUVRir ZOO ZOOMZOOMZOOMZO O ZOOM Par Dominique Forget ^ sans frontières PW^TfON t MB « Il y a huit ans, Sussana Bobrova et son mari Oleg Dourmanov ont quitté la Russie pour venir s’installer au Canada.Avant d’émigrer, Susanna était médecin généraliste et Oleg, anesthésiste.Aujourd’hui, elle travaille comme préposée dans une pharmacie.Son mari vend des mobiliers de bureau1.» Chaque année, le Canada accueille des milliers d’immigrants et de réfugiés.Nombre d’entre eux détiennent des diplômes universitaires ou une précieuse expérience de travail.Cependant, ils ont rarement accès aux postes de haut niveau.Les corporations professionnelles ne reconnaissent pas leurs acquis.Et les nouveaux arrivants se butent aux barrières linguistiques et aux préjugés des employeurs.Le Canada est ainsi privé d'une expertise inestimable.Mais il n’est pas seul.La plupart des pays d’accueil sont aux prises avec ce type de problème.Devant ce constat, le Canadien Meyer Burstein et l’Américain Demetrious Papadimi-trious ont eu l'idée de fonder Metropolis, un projet de recherche international qui vise à favoriser l’intégration des immigrants dans les grandes villes du monde.« Nous avions remarqué que plusieurs pays faisaient face aux mêmes enjeux, se rappelle Meyer Burstein.Nous avons donc voulu créer un réseau international qui permettrait aux chercheurs s’intéressant à l’immigration d'échanger des idées et de pro- 54 larpÉcouvRir mn 0171 fCommunié 1 STOP DOU/hf genodJe U.th *** \ tnative Green petper fiter de l’expérience des autres nations.» Lancé en 1996, le projet Metropolis regroupe aujourd’hui des centres dispersés dans plus de 20 pays, dont les États-Unis, la plupart des pays d'Europe occidentale, Israël, l’Argentine et des pays de la région Asie-Pacifique.Les chercheurs participants s’intéressent à des thèmes aussi variés que l’apprentissage de la langue, les conditions d’habitat des immigrants, la formation interculturelle ainsi que l’accessibilité aux systèmes de santé et aux services sociaux.Au total, plus de 20 disciplines sont représentées, dont la sociologie, la géographie, l’économie, le droit, l’anthropologie, l’éducation et la psychologie.Dans chacun des pays, l’objectif est le même : fournir aux gouvernements l’information sur laquelle ils peuvent fonder leurs politiques et leurs programmes.« Avant Metropolis, les chercheurs qui s’intéressaient à l'immigration travaillaient en vase clos, explique Meyer Burstein.Les décideurs tenaient peu compte de leurs travaux et de leurs recommandations.Notre but, en créant Metropolis, était de favoriser un meilleur arrimage entre la recherche et l’élaboration des politiques.» Déjà, les liens entre les chercheurs et les décideurs prennent forme.Par exemple, pour aider des gens comme Sussana et Oleg à réintégrer leur pro- Howard Duncan, chef de direction adjoint et Meyer Burstein, cofondateur de Metropolis.fession, des chercheurs alber-tains associés à Metropolis ont fait des recommandations formelles au gouvernement, après avoir évalué la situation de 525 réfugiés.D’abord, ils ont incité le gouvernement à sensibiliser les employeurs, les syndicats et les associations professionnelles à la situation des réfugiés.Ils ont également suggéré au gouvernement d’offrir une formation d’appoint à tout nouvel arrivant.Finalement, ils ont encouragé les associations corporatives à développer des mécanismes permettant de reconnaître rapidement et efficacement les acquis des réfugiés.Au Canada.Sur le plan national, Metropolis a donné naissance à quatre centres d’excellence, tous fondés en partenariat avec de grandes universités.Situés à Montréal, Toronto, Edmonton et Vancouver, ils regroupent 15 universités ainsi que plusieurs centaines de chercheurs et étudiants diplômés.En plus d’être soutenus par Citoyenneté et Immigration Canada et le Conseil de la recherche en sciences humaines du Canada, les cen- LA REVUE DE LA RECHERCHE Cotisation de membre de l’Acfas incluse ?Nouvelle adhésion ?Renouvellement ?Changement, correction Nom Prénom Établissement/entreprise Département/division Adresse ?au travail ?À domicile Rue Ville Code postal Téléphone ?au travail ?à domicile adresse électronique Statut ?Chercheur-se attitré-e ?Professeur-e ?Administrateur-trice ?Professionnel-le ?Chargé-e de cours ?Journaliste-relationniste ?Étudiant-e (joindre photocopie de ia carte d'étudiant) ?Institution ?Autre Sexe ?Féminin ?Masculin Domaine d’activité (discipline et spécialisation) Cotisation-abonnement 1 an 2 ans (toutes taxes incluses) RÉGULIER 48$ ?85$ ?ÉTUDIANT 27$ ?48$ ?INSTITUTION ET HORS CANADA Paiement 95$ ?170$ ?Visa DMaster Card ^American Express nCHÈouE ou mandat-poste (à l’ordre de l’Acfas) ?Comptant Numéro Date d’exp.Interface-Acfas:Téléphone: (514) 849-0045 Télécopieur: (514) 849-5558 interface@acfas.ca http://www.acfas.ca/interface/ ACFAS 425, rue De La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L 2M7 PHOTO : RAYMOND GACNON/VILLE DE MONTRÉAL ZOOM pT/, /.I ^ très reçoivent une aide financière importante de divers ministères et organismes fédéraux, des provinces, d’ONG et du secteur privé.Meyer Burstein, aujourd’hui chef de direction du volet canadien de Metropolis, agit à titre d’intermédiaire entre les quatre centres.« Mon mandat consiste à favoriser les échanges entre les chercheurs, les décideurs et les intervenants.J’assure aussi le lien avec les autres centres Metropolis dans le monde.» Mais la collaboration n'est pas toujours aussi facile qu'il le souhaiterait.« Nous aimerions que les projets de recherche dépassent les frontières.Mais nous travaillons avec des chercheurs de différentes disciplines et de différentes cultures, qui n’ont pas l’habitude de collaborer.» Pour encourager les échanges, l’équipe de Meyer Burstein organise chaque année des conférences nationales et internationales.« Les liens se créent et, peu à peu, le réseau se tisse.» .et à Montréal Le Centre de recherche interuniversitaire de Montréal sur l’immigration, l’intégration et la dynamique urbaine, plus familièrement appelé Immigration et métropoles, fait partie des quatre centres d’excellence canadiens créés dans le cadre de Metropolis.Il résulte d’un partenariat établi entre l’Université de Montréal, l'Institut national de recherche scientifique - Urbanisation (INRS) et l’Université McGill.Au total, près de 80 chercheurs y sont associés.Cinq thèmes se trouvent au cœur des activités du centre Immigration et métropoles : 1) les impacts démo-économiques de l’immigration et l’intégration au marché du travail; 2) l’habitat et la vie de quartier; 3) l’éducation et la formation; 4) la santé et les services sociaux, la sécurité publique et la justice; 5) la citoyenneté, la culture et le climat social.Francine Dansereau, sociologue et professeure à l’INRS-Ur-banisation, est associée au volet Habitat et vie de quartier.Pendant un moment, elle a agi à titre de coordonnatrice de ce volet.Elle a également assumé la direction par intérim du centre de Montréal.Aujourd’hui, elle consacre tout son temps à ses recherches.« Metropolis a permis à plusieurs chercheurs de réaliser des projets qui n’auraient pas été envisageables auparavant», affirme la professeure.Elle-même travaille sur plusieurs dossiers, tous menés en partenariat avec d’autres chercheurs et intervenants du milieu.« Je participe, par exemple, à un projet qui vise à mieux comprendre les mécanismes d’insertion urbaine des Latino-Américains à Montréal.Nous savons qu’il n’y a pas de quartier latino à Montréal, et ce, malgré une immigration grandissante.Nous voulons donc savoir où s'installent les Latinos à Montréal, à qui ils s’adressent lorsqu’ils arrivent, quels sont leurs lieux de rassemblement, de ressource-ment, etc.» La professeure a aussi répondu, avec Johanne Charbon-neau (INRS) et Michèle Vatz-Laaroussi (Université de Sherbrooke), à une demande du ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration du Québec,qui cherchait à évaluer l’efficacité des programmes de jumelage.« Le jumelage consiste à associer un nouvel arrivant à une famille d’accueil afin d’accélérer le processus d’intégration, explique la sociologue.Pour mesurer les facteurs de succès de ce type d’intervention, nous avons interviewé une quarantaine d’arrivants et un nombre équivalent de familles d’accueil.» Le projet, maintenant terminé, a permis de déceler certains irritants dans les programmes de jumelage.« Lorsqu’ils arrivent, les immigrants ont un certain niveau de scolarité et un bagage culturel.Ils ne veulent pas se retrouver dans une relation à sens unique où ils sont en situation de dépendance.Au contraire, ils ont beaucoup à transmettre.Les familles d’accueil, elles aussi, doivent être prêtes à recevoir.» Selon Francine Dansereau, ce constat met en lumière un des principes fondamentaux de Metropolis.« Les projets ne sont pas uniquement axés sur l'intervention auprès des immigrants.Ils portent aussi sur les questions de tolérance et d’ouverture à la différence.Si l’on veut favoriser l’intégration des immigrants, c’est toute la société d’accueil qui doit changer.» ?i.KRAHN H.et coll., « Educated and Underemployed : Refugee Integration into the Canadian Labour Market », Revue de l’intégration et de la migration internationale, compte rendu de Metropolis sur la recherche et ses politiques, vol.i,n° 1,2000, p.60.55 nDlCQUVRifBI SCIENCE MONDE Tabac, recherche et propagande Par Louise Desautels Les multinationales du tabac investissent chaque année plus de six milliards de dollars américains pour nous convaincre de fumer.Et une proportion toujours plus grande de ce budget est dévolue aux pays en développement, où les perspectives d’accroître le nombre de fumeurs sont les meilleures: «Dans plusieurs pays comme l'Afrique du Sud, très peu de femmes touchent à la cigarette, à cause d’interdits culturels.La publicité tente donc de modifier leur comportement », affirme Linda Wa-verley Brigden, directrice de l'organisme Recherche pour la lutte mondiale contre le tabac (RMCT), basé à Ottawa.Pour contrer cette offensive des compagnies de tabac, Mme Brigden propose une solution : la recherche scientifique! Le tabac est un sujet d’étude complexe, qui peut toucher autant la sphère de la santé que celles de l’économie, de la culture et de l’environnement.« Nous devons fournir les moyens pour que les chercheurs des pays en développement obtiennent des données locales et puissent contribuer à l'élaboration de politiques anti-tabac nationales », estime la directrice du RMCT, qui rappelle du même souffle que le tabagisme est la première cause mondiale de mortalité et d’invalidité « évitable ».Depuis 1994, le Centre de recherche pour le développe- ment international (CRDI) finance le RMCT, ce secrétariat chargé d’appuyer divers travaux scientifiques sur le tabac dans les pays en développement.Des fonds proviennent aussi de Santé Canada et du gouvernement suédois.Au total, quelque i,6M $ ont jusqu’à maintenant été alloués à une quinzaine d’équipes de chercheurs indiens, turcs et autres.En Turquie, par exemple, le RMCT a contribué financièrement à une recherche portant sur les attitudes populaires à l’égard du tabagisme.Les chercheurs ont mené une série d’enquêtes auprès de sous-groupes de la population, des médecins, des professeurs, des mères, qui a permis de dresser ont servi de base à 34 recommandations acheminées au gouvernement national.Parmi elles : accroître l'éducation à la santé dans les écoles, interdire la cigarette dans les lieux publics fréquentés par les jeunes, restreindre la publicité, instaurer des taxes progressives sur la vente de tabac et accroître l’action communautaire.« Nous voulons que les conclusions des études soient rédigées de façon à être facilement utilisées pour concevoir des politiques de lutte au tabagisme ou pour justifier celles qui sont en place », précise Mme Brigden.Le cas de l’Afrique du Sud est en ce sens éloquent.Depuis 1996, le RMCT finance plu- Mineur qui exploite un gisement d’or au Brésil.tats ont renforcé la volonté du gouvernement sud-africain de mener une lutte anti-tabac.L’une de ces études aborde les aspects économiques du tabagisme.Ses conclusions : l'efficacité de la taxation sur les cigarettes et celle de la publicité 56 DECOUVRIT Femme agee fumant une cigarette au Népal.¦ Garçons récoltant du tabac aux Philippines un portrait des pratiques et des opinons de la société turque.Les données accumulées sieurs travaux menés par des chercheurs de l’Université de Cape Town et dont les résul- SCIENCE MONDE 51- anti-tabac sont indéniables, et la baisse de consommation — de 20 p.100 entre 1996 et 1997 — que ces deux stratégies entraînent a très peu d’incidence économique négative en Afrique du Sud puisque le pays n'importe ni n’exporte massivement de tabac.Les données récoltées ont donc incité le CETTE CHRONIQUE EST RENDUE POSSIBLE GRÂCE À LA COLLABORATION DU CENTRE DE RECHERCHES QRQ| POUR LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL (CRDI) gouvernement à aller de l’avant avec ses lois et ses politiques anti-tabac.Par contre, dans le Zimbabwe voisin, la situation est totalement différente.Grand producteur de tabac, le pays n’a rien à gagner en instaurant une taxe sur les cigarettes et, toujours selon l’équipe de recherche de Cape Town, il doit plutôt concentrer ses efforts sur les cultures de remplacement.C’est justement à cette idée de cultiver d'autres plantes que le tabac, que se sont attardés des économistes indiens, dans l’État agricole du Karnataka (sud de l'Inde).Après avoir rencontré 256 fermiers en février 1999, les chercheurs ont aidé 76 d’entre eux à se convertir à la production laitière (30) ou à remplacer la plantation de tabac par des champs de soya (46).Les banques locales et les compagnies d’assurances ont collaboré à l’exercice, avec des prêts et de l’information.L’étude fait déjà un bilan intéressant des facteurs qui motivent ou non les fermiers à changer la vocation de leurs terres.On évaluera au cours des prochains mois si le passage à une culture de remplacement donne satisfaction aux agriculteurs sur le plan économique.Les chercheurs n’en doutent guère puisqu’ils écrivaient, dans un rapport préliminaire, que « les fermiers sont souvent abusés par le prix de vente élevé du tabac, mais négligent de tenir compte du coût énorme de production; en termes de revenu net, le tabac se classe moins bien que plusieurs autres cultures ».En plus de ce que le fermier doit débourser en engrais, pesticides et main-d’œuvre, la production intensive du tabac a un coût humain et environnemental plus élevé que d’autres cultures.Les chercheurs indiens ont noté que les travailleurs du tabac, souvent des femmes et des enfants, souffraient d’empoisonnements cutanés et de problèmes pulmonaires liés aux longues heures de travail dans les champs, en contact avec le tabac et les pesticides.Cette culture accélère aussi la dégradation des sols.De plus, le séchage des feuilles entraîne son lot de conséquences néfastes, dont la moindre n'est pas la déforestation : on calcule que, dans les séchoirs alimentés au bois, qui sont la norme dans les pays pauvres, il faut 1 arbre pour sécher le tabac de 300 cigarettes.Actuellement, 69 p.100 du tabac consommé à travers le monde est cultivé dans les pays en voie de développement.Si ces pays remportent Construction de meubles en rotin en Chine.le championnat de la production, ils perdent celui, peu glorieux, de la consommation.Du moins pour l’instant.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le tabac est actuellement responsable de trois millions de morts par an, dont deux dans les pays industrialisés.En 2020, calcule l’OMS, on comptera chaque année dix millions de victimes du tabac, dont seulement trois millions dans les pays riches.« Les décideurs des pays en développement doivent avoir en main le portrait de la situation nationale pour pouvoir agir contre le tabac, et pour prendre des mesures bien adaptées à la réalité locale », considère Linda Brigden.Les conclusions d’une étude comme celle que soutient actuellement le RMCT, portant sur ce qui pousse les femmes noires des environs du Cap en Afrique du Sud à commencer à fumer, servent aussi à composer des messages capables de désamorcer ceux des compagnies de tabac.Car comment résister au rêve d’être belle, grande et libre comme les modèles de Virginia Slims?Apparemment, aussi difficile que de renoncer à celui d’être viril et indépendant comme le cow-boy de Malboro! ?Jeune femme travaillant dans une fabrique de cigares à Cuba.57 DECOUVRIT LIVRES L'ERRANCE URBAINE Danielle Laberge •v-t M’NŒS Df l’fMPRISf DIS ClflKS D'f8U tî 0! lit La Marche mondiale des femmes L’ERRANCE URBAINE, Collectif de recherche sur l’itinérance, la pauvreté et l’exclusion sociale, sous la direction de Danielle Laberge, Éditions MultiMon-des, 466 pages.Préparé par une quarantaine de chercheurs canadiens et européens, cet ouvrage fait le point des connaissances actuelles sur la présence grandissante de personnes très démunies, sans domicile stable, dormant même dans des lieux publics de nombreuses grandes villes nord-américaines et européennes.Ces personnes ne correspondent plus à l’image traditionnelle du vieil alcoolique un peu poète : ce sont aussi des femmes, des jeunes.Les transformations du phénomène soulignent le caractère à la fois complexe et fluide de la situation des personnes itinérantes.ABITIBI-TÉMISCAMINGUE.DE L’EMPRISE DES GLACES À UN FOISONNEMENT D’EAU ET DE VIE.10000 ANS D’HISTOIRE, Recherches féministes :.-î sous la direction de Fernand Miron, avec la collaboration d’Anita Royer, Éditions Multimondes, 162 pages.Cet ouvrage est une invitation à parcourir 10 000 ans d'histoire du patrimoine naturel de l’Abitibi et du Témiscamingue.Il se veut une illustration des liens étroits qui unissent la science et la culture, à une époque où il est devenu impensable de concevoir le monde si on ne dispose pas des outils pour comprendre les mécanismes qui ordonnent l’univers et les forces qui sont à l’œuvre dans la nature.LA MARCHE MONDIALE DES FEMMES, Recherches féministes, vol.13, n° 1, GREMF/Université Laval, 216 pages.Ce collectif multidisciplinaire présente des textes sur différents thèmes dont la mobilisation des femmes dans le monde, les nouvelles solidarités, le travail des aides familiales, la détresse alimentaire chez les femmes, l’équité salariale au Nouveau-Brunswick, le droit des lesbiennes à l’égalité.On peut y lire également une entrevue avec Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFO).L’UTOPIE DES DROITS UNIVERSELS.L’ONU À LA LUMIÈRE DE SEATTLE, Laurent Laplante, Les Éditions Écosociété, 208 pages.Un demi-siècle après la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un constat s’impose : « Cinquante ans ont passé, en effet, sans que ne disparaisse l’injustice, sans même qu’elle ne régresse sensiblement.[.] Formidable, scandaleuse et durable contradiction entre la Charte des droits et la vie sans droit que subissent tant d’humains.» Cet ouvrage appelle à un exercice de réflexion collectif.L’auteur dresse un bilan des différents relais entre l’idéal d’une humanité planétaire et la réalité : les États et l’Organisation des Nations Unies (ONU), les syndicats, les médias, la science et l’Église.L'utopie des droits universels NEUROPSYCHOLOGIE DU DÉVELOPPEMENT, sous la direction de Claude M.J.Braun, coll.« Médecine-Sciences », Flammarion, 544 pages.La neuropsychologie du développement est une discipline nouvelle en neurosciences, et elle connaît un essor très rapide depuis les dernières années.Cet ouvrage vient combler une lacune importante en langue française et propose une vision globale du sujet, décrivant les rapports cerveau/comportement.Associant recherche fondamentale et pratique clinique, il aborde non seulement les problèmes diagnostiques et thérapeutiques, mais aussi tous les aspects de la prise en charge des enfants atteints d’encéphalopathie quel qu’en soit le type.L’IMPOSTURE NÉOLIBÉRALE.MARCHÉ, LIBERTÉ ET JUSTICE SOCIALE.Jean-Claude Saint-Onge, Éditions Écosociété, 202 pages.« À part les profits, seules les banques alimentaires et la pauvreté fracassent tous les records.En prime, sacralisation du marché, déréglementation, flexibilité, retrait de l’État, déficit zéro, disqualification de la justice sociale.L’“ horreur économique” porte un nom : le néolibéralisme.» Dans cet ouvrage l’auteur démonte un à un les dogmes du néolibéralisme.Liberté?Imposture! À moins qu’on ne la résume à la propriété et à l’accumulation des richesses, apanage d’une minorité toujours plus puissante.Nouveauté?Imposture! Le néolibéralisme remplace les idées d’hier par celles d’avant-hier en les présentant comme celles de demain.J .-Claude St-Onya L'imposture néolibéraU Marché, fcbetfé ei juste* s 58 HI DLLUUVW ¦TL.'JV ^ ôcosocictc [ABANDON SCOLAIRE (y édition), Louise Langevin, coll.« Théories et pratiques dans l’enseignement », Éditions Logiques,480 pages.L’ÉMERGENCE DES CLASSIQUES.La réception de la littérature québécoise des années 1930, Daniel Chartier, Fides, 318 pages.MORT OU FIE.Contextes et mobiles de tentatives de suicide chez les adolescents et jeunes hommes homosexuels ou identifiés comme tels.Perspectives de prévention, Michel Dorais, avec la collaboration de Simon Louis Lajeunesse, Centre de recherche sur les services communautaires (CRSC) de l’Université Laval et Gai Écoute, 108 pages.LES UNIVERSITAIRES ET LA GAUCHE, Cahiers de recherche sociologique, Université du Québec à Montréal, Département de sociologie, 194 pages.FIGURES DE PENSÉE, FIGURES DE DISCOURS, Danielle Forget, coll.« Langue et pratiques discursives », Éditions Nota Bene, 186 pages.LES ÉCRITS DE LA NOUVELLE-FRANCE, Maurice Lemire, Éditions Nota Bene, 192 pages.LES ESSAIS LITTÉRAIRES AUX ÉDITIONS DE L’HEXAGONE.Radioscopie d’une collection, Robert Dion, Anne-Marie Clément, Simon Fournier, Éditions Nota Bene, 118 pages.LA GESTION FINANCIÈRE DES PME.Théories et pratiques, Josée Saint-Pierre, coll.« Entrepreneuriat & PME », Presses de l’Université du Québec, 324 pages.ENTREPRENEURIAT ET STRATÉGIE DES PME.Recueil de cas, sous la direction de Camille Carrier et Colette Fourcade, coll.« Entrepreneu-riat & PME », Presses de l’Université du Québec, 298 pages.DE LA CRÉATIVITÉ À L’INTRAPRE-NEURIAT, Camille Carrier, coll.« En-trepreneuriat & PME », Presses de l’Université du Québec, 142 pages.VEILLE STRATÉGIQUE ET PME.Comparaison des politiques gouvernementales de soutien, Pierrette Bergeron, coll.« Gestion de l’information », Presses de l’Université du Québec, 442 pages.Quand scientifiques et jeunes se rencontrent En octobre dernier avait lieu à Montréal le premier Forum CNRS / Science et société.Plus d'une centaine de jeunes Québécois, cégépiens ou universitaires, de toutes les régions, ont réfléchi et discuté avec des chercheurs québécois et français sur sept thèmes d'actualité.Le succès de cette première rencontre a été tel que l’activité sera reprise en 2001 et pourrait bien devenir une nouvelle tradition annuelle.L’Acfas félicite les partenaires à l’origine de cette initiative.Germain Godbout, directeur général, Acfas CALENDRIER rrmr Février 7 FÉVRIER (12 H BO À 14 H 00) Identité et perception de l’autre en Amérique centrale — Enjeux économiques et stratégiques dans les relations Honduras-Mexique-Salvador, conférence organisée par la Chaire Téléglobe Raoul-Dan-durand en études stratégiques et diplomatiques à l’UQAM, pavillon Hubert-Aquin, local A-3316.Renseignements: Tél.: (514) 987-3000, poste 6781 16 FÉVRIER L’empowerment : un concept élastique, conférence organisée par le Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention (GRASP), à la salle Société canadienne des postes de l’École des HEC.Renseignements : Tél.:(514) 343-6193 Courriel :grasp@ere.umontreal.ca 22-23 FÉVRIER Entre nature et jardins, Colloque sur la naturalisation végétale organisé par la Société de l’arbre du Québec.Renseignements : Tél.: (418) 648-5699 Téléc.: (418) 648-2529 Courriel: sodaq@cfl.forestry.ca www.sodaq.qc.ca Mars 2 MARS Mesures de performances en développement durable : vers la rentabilité économique et sociale, 14e Colloque de l’Association de la maîtrise en environnement de l’Université de Sherbrooke (AMEUS) à l’hôtel Chéribourg de Magog-Orford.Renseignements : Tél.:(819) 821-7933 Courriel : colloqueameus@hotmail.com www.usherb.ca/maitenv/ colloque/info.html 7 MARS (12 H 30 À 14 H 00) Identité et perception de l’autre en Asie de l’Est — Enjeux économiques et stratégiques dans les relations Chine-Corée-Japon, conférence organisée par la Chaire Téléglobe Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, à l’UQAM, pavillon Hubert-Aquin, local A-3316 Renseignements: Tél.: (514) 987-3000, poste 6781 DANS LE PROCHAIN NUMÉRO DE VtCOUVRin DOSSIER Le fleuve Saint-Laurent Des nouvelles du CORS ?DES DOLLARS POUR LA RECHERCHE SOCIALE Dans le rapport d’activités 1999-2000 du Conseil québécois de la recherche sociale (CORS), on apprend, entre autres, que les taux de financement, c’est-à-dire les demandes financées par rapport aux demandes recommandées par les comités d’évaluation, se sont nettement améliorés au cours de la dernière année.Dans le cas des bourses de carrière, la totalité des demandes recommandées ont reçu une aide financière.Quant aux subventions à la recherche, 82 p.100 des demandes recommandées ont été finan- cées.Les crédits additionnels provenant du ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie expliquent l’amélioration des taux de financement.Si vous désirez obtenir une copie du rapport d’activités 1999-2000, n’hésitez pas à communiquer avec nous.CORS 140, Grande Allée Est 4e étage, bureau 470 Québec (Qué.) GiR 5M8 Téléphone : (418) 643-7582 Télécopieur : (418) 644-5248 QUÉBÉCOIS ENJEUX Demandes de subventions et évaluation par les pairs ZOOM Sectes, religions, spiritualité SCIENCE Cimetière d’esclaves noirs Risques cardiaques et menstruations Acharnement thérapeutique 59 DECOUVRIT Découvrir Bottim recherche m: pages d'information utile organismes scientifiques 1G OS adresses Internet Une vitrine pour les décideu d'aujourd'hui et de dem Pour trouver un emploi dans votre domaine Pour faire connaître votre entreprise Pour rejoindre des gens qui partagent vos champs d’intérêt Pour diffuser vos résultats de recherche Pour repérer les spécialistes qui répondront à vos questions Pour trouver des partenaires d’affaires Pages blanches Les coordonnées complètes de 2000 organismes scientifiques par ordre alphabétique Pages roses j&tr' LA REVUE DE LA RECHERCHE # DÉCOUVRE Pour commander le Bottin de la recherche 2000, remplir et poster cette partie.Nom-Prénom______________________ Institution Adresse _ Ville Province Code postal Téléphone Je désire recevoir________copie(s) du Bottin de la recherche 2000 au coût unitaire de : Québec : 25,31 $ (20,00 $ + 2,00$ expédition +1,54 $ tps +1,77 $ tvq) Nouveau-Brunswick / Nouvelle-Écosse /Terre-Neuve :25,31 $ (20,00 $ + 2,00 $ expédition + 3,31 $ tvh) Reste du Canada :23,54 $ (20,00 $ + 2,00 $ expédition +1,54 $ tps) Hors Canada : 29,90 $ (20,00 $ + 9,90 $ expédition) Retourner ce coupon à: By Dix index paginés, des références accessibles pour 125 disciplines Index des sigles des institutions Index des associations, ordres, regroupements et sociétés Index des établissements d'enseignement ou de recherche Index des ministères, agences gouvernementales et sociétés d'État Index des organismes consultatifs Index des organismes de culture scientifique Index des organismes subventionnaires et fondations Index des organismes de soutien à l'innovation et aux transferts technologiques et de connaissances Index des médias et éditeurs de livres Index 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accompagne désormais le vétérinaire à la ferme, mais aussi le médecin dans les ambulances et les cliniques médicales.L’échographie existe depuis la fin du 19e siècle.C’est en 1958, que l’Écos- ^ • sais lan Donald réussit pour la première fois à voir un bébé dans le ventre d’une mère, grâce à son invention : l’échogra-phe.Le principe est simple.Une sonde émet des ultrasons (sons à haute fréquence) à l’intérieur du corps.Les sons sont réfléchis par les tissus vivants vers la sonde.Une image de ces tissus est produite par l’appareil.Pendant plus d’un siècle, peu de vétérinaires pouvaient se payer ces gros et coûteux équipements.C'est pourquoi, en 1984, Jean-Charles Papillon, un distributeur d’instruments médi- caux pour vétérinaires, lance un défi à Karim Menassa, président d’Alliance Medical : concevoir un échographe portatif pour ce marché.Deux technologies informatiques développées aux États-Unis ont été essentielles pour solutionner le problè-o me.Tout d’abord, les Z u; composantes pro- < 5 grammables, qui peu-^ vent remplir plusieurs | fonctions, ont permis 5 de réduire le nombre § de composantes dans ^ le circuit électronique.Par ailleurs, on a pu placer trois fois plus de composantes sur un même circuit grâce à la technologie de montage en surface.Celle-ci consiste à souder les composantes à la surface du circuit, plutôt que Confort supérieur Un matelas servant à immobiliser les blessés traumatisés vient de révolutionner le transport ambulancier au Québec.Il s’agit d’une technologie montréalaise.Sur le site d’un accident de voitures, les ambulanciers s’empressent d’immobiliser la colonne vertébrale des blessés, pour éviter les complications.Traditionnellement, ces personnes étaient transportées sur une planche de bois ou de plastique.« Le problème, c’est que la planche dorsale ne retient pas parfaitement bien la victime, en plus d'occasionner des douleurs au dos, au fessier ou à la tête.Bien des gens ressor- taient de l’hôpital avec plus de mal qu’ils n’en avaient avant d’entrer! », raconte Pascal Bruno, le jeune président de la compagnie Équipement Médical Rive-Nord (EMRN).Pour procurer plus de confort, l’équipe de recherche de Pascal Bruno a mis au point un matelas.dégonflable, qui épouse le corps de la victime.Lorsqu’on en retire l’air, il devient aussi rigide qu’un plâtre.En enveloppant le blessé, ce matelas comble les lacunes de la planche dorsale, tout en le protégeant contre l’hypothermie.L’idée n’est pas nouvelle.Durant la guerre 1939-1945, les sièges des bombardiers américains se moulaient aux corps des mitrailleurs grâce au même procédé.Vingt ans plus tard, des Français ont adapté cette technologie au transport ambulancier.Mais ce sont les améliorations récemment apportées par la compagnie EMRN, qui ont popularisé l’instrument.Ainsi, l’équipe québécoise a ajouté d’en fixer les pattes dans des trous à travers la plaque.C’est ainsi qu’en septembre 1990, l’équipe d’Alliance Medical a réussi à commercialiser un premier échographe io fois plus petit et dépassant à peine la grosseur d’une boîte à souliers.Moins coûteux, l’appareil devenait accessible aux producteurs, qui pouvaient ainsi connaître plus rapidement les résultats des inséminations artificielles et donner aussitôt les soins nécessaires aux animaux en gestation.Aujourd’hui, l’entreprise continue de développer de nouveaux appareils, non plus seulement pour les vétérinaires, mais aussi pour les médecins des hôpitaux.Elle a commercialisé son outil dans plus de 60 pays.Pour voir un échographe portatif, rendez-vous au Centre iSci, dans le Vieux-Port de Montréal.une plaque de rétroaction parce que le matelas avait tendance à se refermer trop fortement sur le patient.On a aussi exploité une nouvelle technologie de soudage à haute fréquence pour rendre le matelas plus étanche et empêcher l’infiltration du sang à l’intérieur.Les améliorations en valent la peine : depuis peu, tous les services ambulanciers québécois ont troqué la planche dorsale pour le matelas immobilisateur.Il est cependant inutile de se blesser pour voir cet équipement.Il suffit de chercher la collection d’innovations technologiques au Centre iSci, dans le Vieux-Port de Montréal.61 DbcuuvkJi HT 1 e point La naissance de l’épinette rouge De rœstrogène pour mieux se souvenir Redonner de l’œstrogène aux femmes après la ménopause prévient une partie de la détérioration de l'aptitude à apprendre et à mémoriser de nouvelles informations.C'est ce que montrent les études réalisées par Barbara Sherwin, pro-fesseure à l’Université Mc Gill, et fondatrice et codirectrice de la Clinique de la ménopause de l’Hôpital Royal Victoria.Elle a aussi montré que l’œstrogénothérapie substitutive avait le même effet positif sur la mémoire des femmes qui, à la fin de la trentaine ou au début de la quarantaine, avaient subi une ablation des ovaires ou de l’utérus.« Il n’existe par ailleurs aucune preuve que cette approche puisse permettre de traiter la maladie d’Alzheimer », précise la chercheuse.Université McGill, 10 octobre 2000 En analysant le génome de l'épi-nette rouge, des chercheurs du Centre de recherche en biologie forestière de l’Université Laval sont arrivés à la conclusion que cette espèce pourrait être la benjamine de tous nos conifères.À l’aide d’empreintes d’ADN, ils ont remarqué la faible diversité génétique de l’épinette rouge par rapport aux autres épicéas.L’espèce serait née aux États-Unis, vers la fin de la période glacière du Pléistocène, au moment où le Faculté de foresterie et de géomatique, Université Laval, 11 octobre 2000 (http://www.pnas.org/) Québec était enseveli sous quelques milliers de mètres de glace.Des météorites qui transportent la vie Le météorite martien ALH84001 aurait bien pu transférer la vie entre Mars et la Terre.C’est ce que suggère une équipe de chercheurs de l’Institut californien de technologie, de l’Université Vanderbilt et de l’Université McGill.Ce météorite, découvert dans l’Antarctique en 1987, s’est formé il y a 4,5 milliards d'années et contient des traces de vie ancienne sur Mars.L’analyse du champ magnétique de ce météorite montre que sa température, interne aussi bien qu’externe, n’a jamais dépassé 40 degrés °C, ce qui n’est pas suffisamment élevé pour stériliser la plupart des bactéries.Université McGill, 26 octobre 2000 Le clone de Starbuck La semence de son « père » a permis d’engendrer 200 000 filles réparties dans 50 pays et 200 fils utilisés pour la repro- 62 duction au Canada.Ses performances lui ont donné une réputa- g tion mondiale.Une dose de sa semence se vendait environ 400 $ ^ et il a rapporté quelque 25 millions de dollars au cours de sa vie.2 Mort en 1998, le célèbre géniteur possède maintenant un nouvel 3 héritier.Des chercheurs de la Faculté de médecine vétérinaire de q l’Université de Montréal ont réussi à cloner Starbuck à partir de | cellules provenant de tissus prélevés avant sa mort.Starbuck II est né le 7 septembre 2000.Il pesait 54,2 kilos.Il a fallu 68 essais pour obtenir un clone viable, un progrès majeur lorsqu’on sait que pour la brebis Dolly, il en a fallu 277.Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, 20 septembre 2000 De Veau propre dans Vécole Des écoliers du lycée Hugo Mon-tiel Moreno, au Venezuela, ont analysé l’eau de leur école.Des tests biologiques leur ont permis de détecter le présence de matières fécales dans la tuyauterie de l’édifice.Ces matières indésirables s’infiltraient dans les tuyaux roui liés, quand il y avait des inondations.Forts de leurs résultats, ils ont demandé des tuyaux neufs et les ont obtenus.Leur étude s’inscrivait dans le cadre du programme Aquatox 2000, lancé par le Centre de recherche pour le développement international (CRDI) d’Ottawa.Il a permis a des écoliers de 25 pays de détecter les eaux contaminées dans leur environnement tout en s’initiant à la science.CRDI, novembre 2000 Sauver Venise En septembre dernier, Albert Ammerman, un archéologue américain qui vit une partie de l’année à Venise depuis dix ans, a prédit que cette ville ne sombrerait pas de un demi-mètre au cours du prochain siècle, mais bien de un mètre.Se basant sur des ruines trouvées lors de fouilles archéologiques, il affirme qu’à la naissance de Venise, au 2e siècle après Jésus-Christ, l’eau était beaucoup plus basse qu’on ne le croyait jusqu’à maintenant.Au lieu de dépenser des milliards de dollars pour construire des barrières qui fermeraient l’entrée du port, croit-il, les Vénitiens devraient se protéger en surélevant leur ville, comme leurs ancêtres l’ont toujours fait.La Presse, 15 octobre 2000 ~5Bfl DLcuumiH Cochonnets-éprouvette Quatre cochonnets-éprouvette ont vu le jour à l'Université Laval, au Centre de recherche en biologie de la reproduction (CRBR) le 2 octobre dernier.Les chercheurs, Marc-André Sirard, François Pothier et Mariève Bureau, forment la seconde équipe au monde et la première au pays à avoir relevé un tel défi.Ils ont implanté les embryons dans la mère porteuse dix jours après la fécondation, un exploit encore jamais réussi.On espère pouvoir produire des troupeaux de procs exempts de maladies infectieuses.Au fil des événements, 12 octobre 2000 ¦HH PHOTO : ALLAN G.GORDON ET FRANÇOIS LAROCHELLE 4 i t f » CRPITRL : 525 000 000 $ PORTEFEUILLE : 170 ENTREPRISES PROMETTEUSES Sociétés d'investissement Innovatech : les spécialistes du financement en haute technologie ?ans le milieu du capital de risque depuis 1992, les sociétés Innovatech, avec un fonds de 525 millions de dollars, comptent 170 entreprises dans leurs portefeuilles combinés.Couvrant tout le Québec, les sociétés Innovatech investissent dans une variété de projets à contenu technologique avec une préférence pour les investissements dans le domaine de l’innovation et du transfert technologique et les premières ou deuxièmes rondes de financement.Pour des renseignements au sujet d’un partenariat fructueux : MONTRÉRL 2020, rue University Bureau 1527 Montréal H5R 2R5 (519) 869-2929 QUÉBEC 10, rue Pierre-Glivier-Chauveau Québec GIR 9J3 (918) 528-9770 SHERBROOKE 955, rue King Ouest Bureau 305 Sherbrooke J1H 6E9 (819) 820-3305 RÉGIONS RESSOURCES 10, rue Pierre-Olivier-Chauveau Québec GIR 9J3 (918) 528-0315 if Innovatech Sociétés d’investissement tu uuuj.innovatechcapital.com I NOS RACINES SONT À MONTRÉAL 1 ai i T* 'i) \ pl Né il y a dix ans au Département des sciences biologiques de l'UQAM, le Groupe de recherche en écologie forestière interuniversitaire (GREFi), est le plus grand groupe de recherche dans ce domaine au Canada.Formé de près de 50 professeurs-chercheurs et de plus de 100 étudiants de cinq autres établissements universitaires, il est devenu un acteur important dans le Réseau canadien des centres d'excellence en gestion durable de la forêt.Les chercheurs reçoivent d'ailleurs l'appui du Fonds pour la formation de chercheurs et l'aide à la recherche (FCAR), du Conseil de la recherche en sciences naturelles et en génie (CRSNG), du ministère des Ressources naturelles du Québec et de la Fondation canadienne pour l'innovation.Leur dynamisme se manifeste dans plusieurs domaines, tels: • l'influence des feux et des épidémies d'insectes sur le renouvellement de la forêt boréale; • l'aménagement durable de la forêt basée sur sa dynamique naturelle; • la production forestière accélérée par la biotechnologie et la sylviculture intensive; • la sauvegarde d'espèces forestières menacées; • les facteurs clés responsables de la biodiversité dans la forêt boréale.Afin de veiller à la pérennité de la forêt et d'identifier des solutions applicables, le GREFi a créé en 1998 la Chaire industrielle CRSNG/UQAT/UQAM en aménagement forestier durable.Ses membres forment aussi des étudiants aux trois cycles universitaires et dispensent de la formation sur mesure auprès des intervenants.La Faculté des sciences de l'UQAM, avec son Institut des sciences en environnement, ses groupes de recherche, ses programmes innovateurs et ses pavillons et laboratoires ultra-modernes, est fière de contribuer à la protection de l'écosystème forestier.UQÀM L’avenir est ici
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