Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1 janvier 1998, Supplément 1
PAR AILLEURS $} DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL DESJARDINS DID et la microfinance : UN LEADERSHIP QUI SE CONFIRME La coopération, c'est le Pérou ! » '/;/////, ACDI CELEBRE i ans!.Martin Ruel tgenffqe; progm m me à la directim de la coopération institutionnelle de l'ACni î; M A- » t v?a *7# Wf, DID et la microfînance : Jun leadership lui se confirme «Dans la lutte à la réduction de la pauvreté, les coopératives peuvent être des partenaires de premier ordre en mettant à contribution des réseaux existants qui ont déjà un encadrement légal, des experts, un mode de vérification, l'informatique, etc.Les coopératives sont d'ailleurs engagées dans 90 % des projets de microcrédit et de microfinance qui se pratiquent sur tous les continents.» - Ghislain Paradis, pdg, Développement international Desjardins Extrait du Devoir, 8 juillet 1998.P our abaisser le niveau de pauvreté, les bailleurs de fonds privilégient de plus en plus les produits de microfinance, afin de rendre l'épargne et le crédit accessibles aux populations exclues du système bancaire traditionnel.Réunis à New York, du 25 au 27 juin dernier, 1500 représentants de diverses organisations dans le monde ont débattu du plan d’action à prioriser au cours des prochaines années.L'objectif ?Fournir, d'ici 2005, à 100 millions de personnes parmi les plus pauvres dans le monde — notamment les femmes — un accès au crédit pour la création d'emploi.L'exemple du Mali est éloquent.En trois ans, plus de 500 caisses villageoises ont fourni du crédit à 13 000 femmes.La moyenne des prêts est de 60 $ US, pour un total de 2,5 M$ US.Le système fonctionne de la manière suivante : de petits groupes de femmes — entre 5 et 10 femmes — obtiennent conjointement et solidairement un prêt de leur coopérative d'épargne et de crédit.Avec ce prêt, ces femmes achètent les denrées ou le matériel nécessaires au démarrage d'une activité productive : fabrication de pâte d'arachides, élevage de porcs, culture du riz, etc.Chaque mois, elles remboursent les sommes dues et font la collecte de l'épargne.Au sein du groupe, la discipline est assurée par la seule pression sociale de ses membres.Le taux de remboursement est actuellement de 100 %! Il faut dire que Desjardins se préoccupe de microfînance depuis la fondation de la première caisse populaire, en 1900.En effet, les caisses populaires sont nées du profond désir de permettre aux populations rurales du Québec, qui vivaient à l'époque dans des condi- tions souvent précaires, d'avoir accès à des services d'épargne et de crédit et, par là même, à l'autonomie financière.MICROFINANCE ET COOPÉRATIVES: UNE FORMULE GAGNANTE Depuis près de 30 ans, DID appuie la mise en place et la consolidation de réseaux de coopératives financières dans les pays en développement et en transition économique.Lors du Sommet de New York, DID, de concert avec la Canadian Cooperative Association (CCA), s'est fait l'un des porte-parole du mouvement coopératif financier, en démontrant aux participants l'efficacité de cette formule pour rejoindre les plus pauvres parmi les pauvres.Il a montré, chiffres à l'appui, que les réseaux de coopératives d'épargne et de crédit appuyés par DID avaient accordé, à la fin du mois de mars 1997, pas moins de 546 M$ US en microcrédit; la moyenne des prêts se chiffrait autour de 264 $ US.En Afrique de l'Ouest, par exemple, les dix plus grands réseaux de coopératives financières rejoignent plus d'un million de personnes; leur encours de crédit est évalué à 40 M$ US.Au Burkina Faso, le réseau des caisses populaires appuyé par DID a octroyé, en deux ans, 1,5 M$ US de microcrédit à 22 000 femmes appartenant à près de 900 caisses villageoises.Prêt moyen : 67 $ US.Les réseaux de coopératives d'épargne et de crédit offrent l'avantage d'une structure reconnue et solide déjà intégrée au système financier national ; ce ¦¦Mi système bénéficie d'une reconnaissance juridique et dispose de programmes de formation, de supervision et de contrôle.Par l'utilisation de canaux de distribution de produits financiers déjà existants, et qui sont là pour demeurer, on s'assure de la durabilité de l'offre des produits de microfînance, en évitant la création inutile de nouveaux systèmes de distribution.«LES COOPÉRATIVES ASSURENT UNE CERTAINE PÉRENNITÉ.» Anne Gaboury, directrice Développement, Études et Instrumentation chez DID, commente : «Pour chaque cycle de crédit, le montant augmente, le délai de remboursement s'allonge et le taux d'intérêt change.Le produit évolue donc au fur et à mesure que le membre qui emprunte progresse dans une coopérative».En outre, la propriété collective des coopératives permet aux membres de définir eux-mêmes les orientations de leur institution financière.«Contrairement aux ONG, qui se limitent uniquement à la distribution de crédit, souligne Mme Gaboury, les coopératives assurent une certaine pérennité puisqu'elles veillent à offrir aux membres un volet éducatif, notamment en faisant la promotion de l'épargne.» Mais, en combinant leurs forces, ces deux types d'organisations pourraient toutefois s'avérer tout à fait bénéfiques aux populations des pays en développement.Aussi DID a-t-il signé l'an dernier un protocole d'entente avec une ONG californienne, Freedom from Hunger (FFH); par cette entente, àaScIffîgafyttMMMl - :mm .:¦ ¦ n , X : .g ; fc .V ÉBmK'" : * •- ' les signataires ont convenu de collaborer sur le terrain et de faire ensemble du développement des affaires.L'Asie représente actuellement un vaste marché pour le déploiement d'activités de microfinance.DID est présent en Chine, en Inde ainsi qu'au Viêt-nam.Ce dernier pays constitue à l'heure actuelle l'un des exemples les plus probants de l'implantation de produits de microfinance.DID, en étroite collaboration avec la Banque d'Etat du Viêt-nam, y appuie présentement la mise en place d'un réseau de près de 1000 coopératives financières, réparties dans 53 provinces, auxquelles ont adhéré quelque 560 000 membres.L'actif du réseau avoisine cinq millions de dollars et les crédits octroyés (de 25 $ à 375 $ chacun) totalisent 149 millions de dollars.iYONNEME SJARDI LES MISSIONS DE COURTE DUREE DES EMPLOYÉS DE DESJARDINS REAFFECTATION DES CONSEILLERS «TERRAIN» Nom DUBOIS, Nicole Suite à la page 6 Était conseiller.Sénégal Est maintenant.Niger Nom Organisme Destination BEAULIEU, lean-Marc Assurance vie Desjardins-Laurentienne Chine BÉLANGER, Michel Fédération des caisses populaires Desjardins de Québec Mali CARRIER, Richard Confédération Madagascar CHAMPAGNE, Roger Confédération Uruguay CHAMPAGNE, Yves Confédération Costa Rica DALLAI RE, Guy Confédération Uruguay D'AMOURS, Alban Confédération Viêt-nam DOLBEC, Gilles Confédération Madagascar GUITÉ, Marie-Hélène Fédération des caisses populaires Desjardins de Québec Niger LAHAIE, Denis Confédération Viêt-nam LAL1BERTÉ, Marie-Josée Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest du Québec Burkina Faso LAROCHE, André Confédération Burkina Faso PELLERIN, Richard Confédération Viêt-nam THERRIEN, Jean-Guy Confédération Haïti, Bénin TREMBLAY, Pierre Caisse Desjardins d'Alma Mexique VEILLEUX, Lise Caisse Desjardins de L'Ange-Gardien Burkina Faso VOYER, Claude Confédération Viêt-nam LES NOUVEAUX EMPLOYÉS «TERRAIN» Nom Organisme Destination BÉLANGER, Michel Fédération des caisses populaires Desjardins de Québec Mali FOSTER, Michel Caisse Desjardins Saint-Lambert, Montréal Haïti PERREAULT, Martine Développement international Desjardins Mali LES CONSEILLERS «TERRAIN» DE RETOUR AU PAYS Nom Pays BEAUDOIN, Luc Côte-d'Ivoire DROUIN, Paule Sénégal DUROCHER, Jacques Haïti FRENETTE, Alain Côte-d'Ivoire MARTEL, Diane Hongrie DID souligne plus d'un quart de siècle de collaboration L'ACDI L' Agence canadienne de développement international (ACDI) célèbre cette année ses 30 ans.Développement international Desjardins (DID) en a 28.Durant tout ce temps, les deux organisations ont évolué côte à côte avec, pour principale motivation, la volonté d'accroître la capacité d'agir des populations les plus pauvres afin quelles puissent assurer elles-mêmes leur propre développement.Depuis sa création en 1970, DID entretient une relation étroite avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI), qui constitue son principal partenaire financier.Grâce à l'appui de l'ACDI, Développement international Desjardins (DID) estime s'être hissé au rang des meilleures sociétés d'experts-conseils associées au développement de coopératives financières dans les pays en développement et en transition.L'ACDI souligne avec enthousiasme la qualité de ce partenariat.« Si nos deux organisations ont connu un tel succès, estime Martin Ruel, agent de programme à la direction de la Coopération institutionnelle de l'ACDI, c'est que DID a su se forger une personnalité qui lui est propre et la conserver.DID est actuellement reconnu comme un centre d'excellence dans ses domaines d'intervention, soit ceux de l'épargne et du crédit de même que de l'entrepreneuriat coopératif.» «Le modèle proposé par Desjardins à ses partenaires à travers le monde est d'autant plus intéressant, poursuit M.Ruel, qu'il suscite un sentiment d'appartenance, de propriété collective, au sein des communautés locales.Il favorise ainsi un mode de gestion ouvert et démocratique de même qu'une viabilité à long terme des organisations partenaires.Et, à cet égard, nos deux institutions partagent une vision commune du développement.» UNE QUESTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE AVANT TOUT Si la nécessité d'apporter de l'aide aux pays en développement est demeurée la première préoccupation au fil des ans, la manière de faire a beaucoup évolué.Après que la construction de barrages et de lignes hydroélectriques eut connu ses heures de gloire, le partage d'expertise avec les populations des pays en développement s'est avéré une façon efficace d'aider les populations pauvres à se prendre en charge afin d'assurer leur développement durable et ce, dans différents domaines : environnemental, économique, politique, social et culturel.C'est d'ailleurs là le mandat de l'ACDI, l'organisation gouvernementale responsable de la coopération internationale canadienne.En dépit de compressions budgétaires importantes survenues au cours des années passées, l'ACDI reste très active en Afrique, en Asie et en Amérique latine auprès de populations parmi les plus pauvres au monde.Soucieuse de créer des retombées à long terme par L AIDE AU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL : UNE TRADITION QUI NE DATE PAS D'HIER Au moment de la naissance de l'Agence de développement international (ACDI), le 12 septembre 1968, le Canada avait déjà acquis une solide tradition en matière d'aide au développement international.Les premiers missionnaires canadiens d'Afrique, au siècle dernier, ont ouvert la voie à l'aide canadienne au développement international.1950: Le Canada se lance dans sa première grande initiative de coopération, avec le plan de Colombo, destiné à fournir l'aide nécessaire au développement social et économique des nouveaux pays indépendants d'Asie.1958 : Le Canada offre pour une première fois une aide unilatérale à la Fédération des Antilles.1959: Première aide bilatérale apportée au Ghana et au Nigéria en vertu du Plan spécial d'aide à l'Afrique du Commonwealth.Martin Ruel, agent de programme à la direction de la coopération institutionnelle de l'ACDI (au centre), en compagnie de l'équipe de direction de DID.son action, l'agence gouvernementale favorise un développement axé sur les besoins exprimés par les populations, développement qui permet la prise en charge par les groupes locaux des projets mis de l'avant grâce à la coopération canadienne.Tout comme l'ACDI — et un nombre croissant d'institutions financières internationales —, DID croit que la réduction de la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des populations pauvres passent par l'autonomie financière.Par exemple, par l'octroi de petits prêts conjugués à des habitudes d'épargne, la microfinance s'avère un levier de développement important qui permet aux populations moins nanties d'améliorer leur sort.DID appuie actuellement 16 réseaux d'institutions financières auxquels appartiennent plus de 1400 caisses, qui regroupent quelque 2 609 000 membres.¦¦¦¦ 1968 : L'ACDI devient la première agence de développement du monde industrialisé à instituer un programme de coopération entre le gouvernement et les organismes privés qui oeuvrent dans les pays du sud.1971 : L'ACDI crée sa direction des programmes spéciaux.1980: À la Conférence mondiale de la «Décennie des Nations Unies pour la femme», un programme d'action est adopté pour la deuxième moitié de cette décennie de l'ONU.1986: Le programme quinquennal Afrique 2000, doté d'une enveloppe budgétaire de 900 millions de dollars pour la seule année 1986-1987 et d'un fonds spécial de 150 millions destiné aux ONG et au secteur privé, est lancé.1995 : Énoncé du gouvernement «Le Canada dans le monde».1998: L'ACDI est présente partout sur la scène internationale et compte plus que jamais sur la collaboration des universités, du secteur privé et des ONG dans la mise en oeuvre des programmes canadiens sur le terrain. I J LA RELEVE : DID y croit et s'engage H 24 ans, Soudavone Viengkhou, diplômée de l'École des hautes études commerciales de Montréal en 1996, a été surprise de se retrouver en plein coeur de l'Afrique pour aller interviewer des dirigeants de caisses dans le nord du Burkina Faso.Son mandat : établir un guide de procédures pour les membres des comités décisionnels des caisses populaires du pays.«Jamais un employeur d'ici n'aurait confié de telles responsabilités à une jeune diplômée comme moi, dit-elle.D'ailleurs, on m'a accueillie en me disant : "Tu as été engagée comme stagiaire, mais nous te confions une véritable mission de consultante".» Selon Soudavone, une telle expérience constitue une bonne école pour accroître sa confiance en soi et pour posséder rapidement des habiletés que l'on acquiert généralement en plusieurs années.LE PROGRAMME JEUNES STAGIAIRES INTERNATIONAUX Plus que jamais, une expérience de travail à l'international constitue un atout pour les jeunes diplômés de tous les horizons.Conscient de cette nouvelle dimension de la compétence professionnelle, le gouvernement canadien, par l'entremise de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), soutient l'intégration des 19-30 ans dans des projets internationaux.Un programme à cet effet est financé par Développement des ressources humaines Canada.Développement international Desjardins n'a pas tardé à se prévaloir des avantages du programme Jeunes stagiaires internationaux pour préparer sa relève tout en associant des jeunes à ses projets.Présent dans 25 pays du monde, DID a, depuis un an, confié des missions dans des pays étrangers à sept jeunes diplômés de maîtrise.Certains se sont rendus en Afrique et d'autres ont travaillé en Amérique latine.Leurs mandats sont variés.Ils vont de l'administration, de l'implantation et de l'optimisation de structures, notamment informatiques, jusqu'au marketing et à la communication.Pour Soudavone, qui a passé plusieurs mois au Burkina Faso, il s'agissait de réaliser k^V P Frank Thonon, Sophie Senghor, Gaby Breton, Sudavone Vienghkou, et Jean-François Dupuis.une synthèse et une harmonisation des procédures de travail adoptées par les trois principales entités des caisses que sont le conseil d'administration, le comité de crédit et le comité de contrôle.«Pour cela, explique la jeune diplômée, j'ai d'abord validé un projet pilote, puis j'ai travaillé avec ce qui existait déjà sur papier en différents endroits.» Elle a, par la suite, rédigé un guide avec des explications, des étapes et un calendrier qui, dès cet automne, sera expérimenté dans les caisses populaires de ce pays.UNE EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE ET PERSONNELLE Le séjour de Soudavone au Burkina Faso n'était pas son premier contact international.Elle avait auparavant étudié huit mois à l'Université de Pékin.«Ce n'était donc pas tant le choc culturel ou le dépaysement que je craignais, dit-elle.Mes appréhensions se situaient plutôt sur le plan professionnel.Mais j'ai terminé le projet avant son échéance théorique et mon responsable de stage m'a vite trouvé d'autres défis.» Aujourd'hui, de retour à son poste de préposée à la clientèle à la Caisse populaire de Pointe-aux-Trembles, elle envisage de proposer ses services pour assumer d'autres fonctions à l'international.À l'Unesco peut-être?Chez DID, pourquoi pas ?Frank Thonon, un jeune architecte de Montréal, a aussi apprécié de pouvoir prendre de l'expérience en gestion, son second domaine de formation (MBA en administration des finances).A Madagascar, il était responsable des études préalables à l'établissement d'un réseau de caisses dans la zone urbaine de Tananarive.Pendant près de sept mois, il a réalisé une étude de marché et un plan directeur, puis conçu des stratégies d'implantation de ce nouveau réseau.Davantage présent dans les régions rurales de Madagascar, DID entend maintenant rejoindre mieux les populations urbaines du pays.Frank Thonon, tout comme Soudavone Viengkhou, se dit impressionné par la crédibilité dont jouissent Desjardins et les autres intervenants canadiens à l'étranger.«Chez les dirigeants de haut niveau et avec les intervenants des caisses existantes, la confiance est solidement établie avec les Burkinabés, précise Soudavone.C'est auprès de la population qu'il faut encore beaucoup travailler.» Frank abonde dans le même sens en ajoutant que l'éducation des citoyens malgaches aux principes de Desjardins reste à poursuivre.«Leurs besoins sont si grands et si urgents, dit-il, qu'il faudrait peut-être imaginer un levier rapide pour les convaincre du bien-fondé de l'épargne.» Les jeunes professionnels ont les yeux grands ouverts et ils ne taisent ni leurs perceptions ni leurs suggestions.Leur vision fraîche et nouvelle des situations constitue à n'en pas douter une mine d'inspiration pour les employeurs actifs sur le plan international.MADAGASCAR, république démocratique île située dans l'océan Indien, au sud-est du continent africain.Capitale : Tananarive Population : 9 millions d'habitants BURKINA FASO, république démocratique Pays de l'Afrique de l'Ouest Capitale : Ouagadougou Population : 11 millions d'habitants La coopération, c'est le Pérou ! D u 1er au 11 juillet dernier, quatre élèves de 4e et 5e secondaire ont séjourné au Pérou pour une mission d'observation organisée par Développement international Desjardins (DID).Nos apprenties coopérantes étaient les gagnantes des prix DID du Concours des jeunes Desjardins de 1998 : Claudia Bérubé, Janie Harvey et Catherine Robert de l'École secondaire Wilbrod-Dufour d'Alma (lauréates de la catégorie activité collective), Myriam Beaupré de l'École Jean-Eudes de Montréal (lauréate de la catégorie création artistique) et Geneviève Brassard de l'Académie Antoine-Manseau de Joliette (lauréate de la catégorie création littéraire).Le projet était soutenu par l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Cette expédition s'inscrivait dans la foulée d'un nouvel objectif du Concours des jeunes Desjardins : l'épanouissement des jeunes par l'expression de leur créativité relativement au développement international.Pour la 20l édition du Concours, les élèves du secondaire du Québec, de l'Acadie, de l'Ontario et du Manitoba ont été invités à réunir leurs talents en réalisant, en équipe, des projets mobilisateurs pour leur école et leur milieu autour du thème «Ensemble, pour un monde en fête !» DES RETOMBÉES TOUS AZIMUTS Des pièces de théâtre, des cafés-rencontres, des conférences, des expositions, marqués à la philosophie de Desjardins, ont fleuri aux quatre coins du pays.Le groupe lauréat d'Alma avait pour sa part imaginé une série de trois activités d'information destinées à des clientèles différentes.Il s'agissait de vulgariser le concept et les réalités du développement international auprès d'élèves du primaire, de concevoir un quiz sur le sujet pour les camarades du secondaire et, enfin, de présenter un stand d'information au grand public.À Alma, le parrain du projet gagnant, Marc Lamirande, directeur adjoint à l'École Wilbrod-Dufour, se réjouit du succès obtenu dans sa région.«L'équipe a démontré que notre société n'est pas fermée sur elle-même, qu'ellé est, au contraire, capable d'ouvrir ses horizons afin de constmire un monde meilleur», estime-t-il.«Avec ce projet, tout notre milieu a entendu parler de développement international, renchérit Claudia Bémbé.Outre les activités réalisées en face à face auprès des jeunes et des moins jeunes d'Alma, l'hebdomadaire régional Le Lac-Saint-Jean a consacré deux pages à notre expérience.» Pas de doute, l'initiative a été valorisante pour Claudia, Janie et Catherine ainsi que pour l'École Wilbrod-Dufour ! Elle a également soutenu le rayonnement de la Caisse populaire d'Alma et de la fédération du Saguenay—Lac-Saint-Jean en diffusant une facette moins connue de la mission de Des jardins ! La vision du monde de Geneviève ne sera plus la même.«J'ai perdu bien des préjugés, admet-elle.Jamais je n'aurais imaginé que l'Amérique du Sud était aussi vivante.J'y ai vu des gens fonceurs, ouverts, chaleureux et pleins de créativité.J'ai vu aussi que Développement international Desjardins faisait un travail très sérieux au Pérou.Les projets sont structurés, planifiés et les Pémviens y mettent tout leur coeur.» L'expérience de Geneviève aura renforcé son désir d'aller un jour enseigner dans un pays en développement, thème au coeur de la nouvelle qui lui a mérité le prix littéraire du Concours.En attendant le départ de cette future relève pour DID et les autres organismes de développement international, un nouvel air appris avec Grégory Charles, qui accompagnait le groupe, circule d'Alma à Lima et de Dolbeau à Cuzco.«Siempre hay esperanza Vf IMS ( .regoiy Charles accompagnait les lauréates au moment du tournage de rémission Les Débrouillards.W Janie Harvey, Catherine Robert, Geneviève Brassard, Claudia Bérubé, Myriam Beaupré (lauréates des activités collective, littéraire et artistique) cuando somos curiosos.», « Il y a toujours de l'espoir quand nous sommes curieux.» LIVRE DE BORD «Première destination de la journée : la Caisse modèle de Santa Rosa de Lima.Une caisse où l'on tente d'implanter à la fois une technologie de pointe et une nouvelle philosophie.C'est impressionnant ! Jacques Bastien, le responsable, nous explique clairement sa vision de l'évolution des coopératives d'ici l'an 2000 et nous expose sa mission.» Lima, le 8 juillet 1998.LES DÉBROUILLARDS VOUS EMMÈNENT AU PÉROU Au Pérou, les lauréates du Concours des jeunes Desjardins étaient accompagnées de Grégory Charles et de l'équipe de production de la série Les Débrouillards.Une émission a été tournée sur l'expédition des jeunes lauréates et, après sa diffusion le mercredi 28 octobre, à 16h30, sur les ondes de la SRC, la cassette sera disponible.Elle servira à la promotion du Concours des jeunes Desjardins ainsi qu'à faire découvrir aux intéressés le développement international à travers la lunette jeunesse. RAYONNEMEN DESJARDIN LES VISITEURS ÉTRANGERS Développement international Desjardins accueille chaque année des stagiaires et des visiteurs en provenance de nombreux pays.Ceux-ci sont désireux de connaître le modèle Desjardins et de parfaire leurs connaissances à l'égard de certains volets du modèle coopératif québécois.Au cours des mois de mars à août 1998, Desjardins a été l'hôte de 120 représentants des pays suivants : AMÉRIQUE LATINE Mme Rosa Margherita Anatrella Dâvila, directrice de la Banco Centroamericano de Integraciôn Econômica (BCIE).ARGENTINE Trois représentants de la Banque CREDICOOP, Cooperative Limitado de Argentine.BOLIVIE Deux représentants du ministère du Travail et de la Microentreprise de Bolivie ainsi que Dr David Marquez Salazar, directeur exécutif de l'Instituto Nacional de las Cooperativas (INALCO).M.Alfredo Vincenti Rivero, président, FERACRUZ, Coopérative San Martin de Porres, M.Daniel Fernandez Daza, Coopérative de San Luis ainsi que M.Ronald Pol Sanchez, Coopérative La Merced.Trois représentants de la Coopérative Trapetrol Oriente.BRÉSIL Vingt-neuf participants de la Banque coopérative du Brésil.CAMEROUN M.Daniel Mouil, président du conseil d'administration de la Caisse populaire du Cameroun.CHINE Quatre représentants de The People's Insurance (Property) Corporation of China et deux représentants de la Banque populaire de Chine.COLOMBIE Un groupe de 20 représentants de coopératives colombiennes.ÉTATS-UNIS M.Antoine Courcelle Labrousse, chargé d'investissement pour la société financière d'investissement.GABON Deux représentants du ministère des Mines, de l'Énergie et du Pétrole de la République du Gabon.GUINÉE M.Thiemo Habib Diallo, ambassadeur de la Guinée au Canada, ainsi que deux représentants de la Banque centrale de la République de Guinée.HAÏTI Un groupe de douze représentants du Réseau des mutuelles d'épargne et de crédit d'Haïti.HONDURAS M.Sevilla, ministre de l'Agriculture, ainsi que trois représentants du secteur privé.MALI Mme Oumou Sidibé, de la direction générale des mutuelles d'épargne et de crédit du réseau Nyèsigiso.PHILIPPINES M.Edgar Comeros, directeur exécutif du Visayas Cooperative Development Center (VICTO).RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Quatre représentants du réseau d'épargne et de crédit de la République tchèque ainsi que du gouvernement.SHERBROOKE Dix-sept étudiants finissants à la maîtrise IRECUS de l'Université de Sherbrooke.URUGUAY M.Pablo Gutiérrez, directeur financier de l'Administraciôn del fondo de ahorro previsional (AFAP) Integraciôn et M.Raul Onetto, directeur financier à la Cooperativa Nacional de ahorro y crédite (COFAC).Ces visiteurs ont été accueillis chez Des jardins par les institutions suivantes : Assurance vie Desjardins-Laurentienne, Assurances générales des caisses Desjardins, Caisse centrale Desjardins, Caisse d'économie Desjardins des employés et employées de Gaz métropolitain, Caisse d'économie Desjardins de l'Érable, Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec, Groupe vie Desjardins-Laurentienne, Sécur, la Société financière Desjardins-Laurentienne, la Société historique Alphonse-Desjardins, Sigma Assistel, les Fédérations des caisses populaires Desjardins de Lanaudière, du centre-du-Québec, de Montréal et de l'Ouest-du-Québec, de Richelieu-Yamaska, de Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et enfin les caisses populaires dont les noms suivent : Saint-Rédempteur, Saint-Lin, Place Desjardins, Alma, Quartier Chinois, Saint-David, Sainte-Thècle, Saint-Lambert (Lévis), Christ-Roi à Lévis, Bienville, Lévis, Saint-Henri-de-Lévis, Saint-Anger, Sainte-Marie (Beauce), Saint-André-du-Lac-Saint-Jean et Saint-Césaire. CRÉATION D'UN FONDS D'INVESTISSEMENT POUR LE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL En juin dernier, une résolution portant sur la création d'un fonds d'investissement pour le développement international a été adoptée par le conseil d'administration de la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec.Essentiellement, le Fonds d'investissement pour le développement international (FONIDI) compte donner accès à une source de capitaux, de financement et aux institutions avec lesquelles Développement international Desjardins (DID) a déjà un lien de partenariat technique, dans le but de favoriser leur croissance et leur développement.Le FONIDI servira également à jeter les bases de liens d'affaires potentiels entre le Mouvement Desjardins et des institutions financières de nature coopérative ou associative des pays en développement.Les composantes du Mouvement Desjardins sont les premières sociétés invitées à y contribuer.PAü AJllü Uit£> Destinée au personnel de Développement international Desjardins (DID), à ses partenaires et aux dirigeants du Mouvement Desjardins, la revue d'information PAR AILLEURS est publiée deux fois par année.Ce numéro a été tiré à 25000 exemplaires (dont 24 000 encartés darts le n° 4-1998 de la Revue Desjardins).Responsable du bulletin: Nadine Blackburn Rédaction : Nathalie Bissonnette, Pierre Goulet, Élaine Hémond, Colette Martin, Robert Paré Production : Direction Édition et Publications Impression: Imprimerie La Renaissance.Dépôts légaux : Bibliothèque nationale du Canada et Bibliothèque nationale du Québec.ISSN 1195-6763 Imprimé au Canada.Abonnements et courrier: PAR AILLEURS Développement international Desjardins 150, avenue des Commandeurs, Lévis (Québec) Canada G6V 6P8 Tél.: (418) 835-2400 Téléc: (418) 833-0742 C.élec.: info@did.qc.ca Site Internet : www.did.qc.ca ALPHONSE DESJARDINS AU PETIT ÉCRAN DE LA LITUANIE Nous sommes les 9 et 16 juillet, en Lituanie.Il est 21 h 50.En primeur, sur la télévision nationale lituanienne (LTV): La vie d'Alphonse Desjardins.Ayant pour titre La naissance d'un rêve, la série a été diffusée dans sa version originale et doublée (par interposition de voix) en lituanien.Non seulement ce film fut-il publicisé largement par des affiches et des brochures distribuées par l'équipe du projet DID en Lituanie, mais une interview en direct avec le directeur du projet de mise en place d'un réseau de coopératives d'épargne et de crédit, M.Ramunas Stankevicius, a également été réalisée à la LTV.Une photographie d'Alphonse Desjardins, accompagnée d'un court texte, a été publiée dans le TV Guide.Aussi, plusieurs annonces ont-elles été faites à LTV les jours précédant chacun des épisodes, expliquant que la diffusion de cette télésérie était un cadeau offert aux téléspectateurs lituaniens de la part du bureau de projet canadien des caisses de crédit de DID.Les coordonnées du bureau du projet ont été diffusées en sous-titres durant la série.Plusieurs demandes d'information ont été reçues au cours des premiers jours suivant ces diffusions de haute qualité.DE NOUVEAUX PROJETS POUR DID Grâce à l'obtention de nouveaux contrats, DID interviendra au cours des prochains mois aux Philippines où un projet d'appui aux réseaux de coopératives d'épargne et de crédit sera mené; en Amérique centrale en vertu d'un projet d'appui au secteur bancaire non formel; en Inde, avec la réalisation du projet «Banking for The Poors»; et enfin au Burkina Faso avec le projet d'appui aux filières bio-alimentaires, un contrat obtenu conjointement par le groupement formé de la Coopérative de développement internationale (GDI), l'Union des producteurs agricoles (UPA), TECSULT et DID.ÉCHANGE-RÉSEAU INTERNATIONAL DID VOUS BRANCHE SUR LE MONDE EN UN SIMPLE CLIC ! Lors de la Semaine Desjardins, DID soulignera la Journée internationale des coopératives d'épargne et de crédit, qui se tiendra le jeudi 15 octobre prochain, en pilotant un échange-réseau international, par le réseau Internet.Il s'agit en fait d'une mission virtuelle dans plusieurs des pays où des projets d'appui aux coopératives d'épargne et de crédit sont en place, mission à laquelle sont conviés les employés et les dirigeants du réseau Desjardins.Tenu pour la première fois l'an passé, cet événement avait donné lieu à un échange fort intéressant entre employés, directeurs et dirigeants de caisses, de fédérations et de la Confédération et leurs homologues étrangers au sein de projets appuyés par DID, notamment au Sénégal, en Hongrie et en Haïti.Il s'agit là d'une occasion presque unique de discuter des modes de fonctionnement et des structures de la caisse d'ici par rapport à la caisse implantée dans des pays en développement, de la vision de la coopération, de part et d'autre du globe, du recrutement des membres, de la place des femmes au sein de la gestion des caisses à l'étranger, etc.De plus, les internautes du monde entier pourront assister et participer à cette conversation en temps réel sur le site de DID entre 11 h 00 et 13 h 00.L'essentiel de l'échange sera disponible par la suite sur le site Internet de DID «www.did.qc.ca».A noter que chaque fédération est invitée à déléguer quatre représentants, provenant de différents secteurs de la caisse ou de la fédération, qui seront des interlocuteurs actifs lors de l'échange.Pour plus d'information, n'hésitez pas à vous informer auprès du représentant de la Semaine Desjardins de votre fédération.Desjardins fait sa part pour l'environnement Ce papier contient des fibres recyclées Développement international Desjardins, partenaire de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).
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