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Titre :
Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins
Éditeur :
  • Québec :La fédération des caisses populaires,1941-2004
Contenu spécifique :
Juin - Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Ligne de communication,
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Revue Desjardins : organe officiel de la Fédération des caisses populaires Desjardins, 1954, Collections de BAnQ.

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PER R-243 I ?ImîBinïDïTi EDIFICE DESJARDINS ¦' § .K ^ ^ V- _____?• BILLET - ?- IL jaut savoir garder La mesure en tout.Dire de quelqu'un qu'il est insatiable, c’est avouer qu il dépasse les bornes : il ne peut se contenter.Xénophon rapporte l’impression singulière que fit sur le jeune Cyrus Le spectacle de personnes qui étaient ivres.Ayant obtenu de son grand-père, Astyage, la permission de remplacer un jour l’échan-son, il s’acquitta de sa Jonction avec tact et élégance.— (( Je suis content, mon enjant, lui dit le grand-père ; on ne peut mieux Jaire ; mais puisque vous voulez imiter l’échanson Sacas, pourquoi n avez-vous pas goâté le vin avant de me l’offrir ?» — J’ai craint, répondit naïvement le jeune prince, qu il n’y eut du poison dans cette liqueur ; car au grand festin du jour anniversaire de votre naissance, je vis clairement que Sacas vous avait tous empoisonnés.— Comment cela ?demanda le roi.— Mais oui ; je m’aperçus qu après avoir bu de cette liqueur, la tête commença à tourr ner à tous les convives.Je vous voyais faire des choses que vous ne pardonneriez pas à des enfants: on vous entendait tous crier à la fois sans vous entendre, chanter tous ensemble de la façon la plus ridicule, et lorsqu un de vous eut chanté seul, vous juriez sans même l’avoir écouté, qu il avait admirablement chanté.Chacun de vous vantait sa force ; mais lorsqu il fallait se lever pour danser, personne ne pouvait se ternir ferme sur ses pieds.En un mot vous sembliez avoir oublié, vous, que vous êtes roi, eux, qu ils sont vos sujets.— Dîtes-moi, reprit Astyage, la même chose n arrive-t-elle pas à votre père ?— Jamais, répondit Cyrus.— Qu arrive-t-il donc, ajouta le roi, quand votre père a bu ?— Il cesse simplement d’avoir soif l répliqua l’enfant, ne se doutant pas de la profondeur de sa réponse.En effet.Lorsque je me suis accordé le nécessaire, L’utile aussi, il m’est bien permis d’y ajouter parfois certaines satisfactions bien légitimes.Mais tout doit rester dans les limites du possible.L’achat à crédit, par versements, qui hypothèque un salaire non encore gagné fait penser à l’homme qui boit Jusqu’à L’ivresse.En tout, il faut savoir mesure garder.La jeunesse devra l’apprendre.Et les autres devront l’enseigner.Jos.Turmel NOTRE COUVERTURE.— Un coin historique des plaines d’Abraham à Québec.— (Photo : Service de Ciné-photographie.) EDIFICE DESJARDINS DE5JRRDIN5 Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, société régie par la Loi des syndicats coopératifs de Québec Vol.XX, Nos 6-7 QUÉBEC Juin-Juillet 1954 Sommaire • PAGE Billet Jos.Turmel 102 Éditorial: Assurance-prêt .assurance-épargne -II C.Vaillancourt 103 Une protection supplémentaire 104 Notre président, M.Laurent Létour-neau, commandeur de l’Ordre de Saint-Sylvestre C.Vaillancourt 105 À Saint-Charles de Bellechasse 106 Bénédiction des bureaux de la Caisse populaire de Sillery 108 Son Ém.le cardinal Paul-Émile Léger bénit l’édifice de la Caisse centrale Desjardins à Montréal.109 En semant dans son champ, il a ensemencé sa paroisse.C.Vaillancourt 114 Son Excellence Msr Georges Melan-çon remet des décorations pontificales à trois de ses diocésains à Saint-Jérôme (Lac-Saint-Jean).115 Pourquoi une police de responsabilité personnellé ?Léon Aubin 116 Requiescant in pace l 117 Service de renseignements 118 Consultation légale Le Conseiller juridique 119 La formation du capital par l'épargne P.-É.C 119 Rédaction et administration LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES ÉDIFICE DESJARDINS 59, AVENUE BÉGIN, LÉVIS, P.Q.• PRIX DE L’ABONNEMENT Pour les caisses et leurs sociétaires.$1.50 Pour les autres.$2.00 • LA REVUE DESJARDINS est imprimée aux ateliers Charrier ci Dugal, inc., Québec- Oh@Is0œSJ Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa. Assurance-prêt.Assurance-épargne IL est nécessaire, croyons-nous, de revenir sur ce sujet afin de clarifier certains points qui ne semblent pas avoir été compris.Dans notre premier article, nous demandions qui paierait la prime de T assurance-prêt.Les Caisses populaires qui donnent une ristourne pourraient peut-être, disions-nous, cesser de payer cette ristourne, ou encore augmenter le taux d'intérêt aux emprunteurs.Comme les corporations, les sociétés, etc., ne peuvent bénéficier de cette assurance-prêt, si on augmente le taux d'intérêt pour tous les emprunteurs, il y a des corporations et autres organismes qui iront ailleurs car le taux d'intérêt sur emprunt à la Caisse populaire va leur paraître alors trop onéreux.D'un autre côté, si on fixe un taux d'intérêt pour les individus et un autre taux pour les organismes, corporations, etc., cette manière de procéder va mécontenter bien des gens.La solution que nous proposons paraît beaucoup plus simple : le taux d'intérêt sur les prêts ne sera pas changé, mais la Caisse chargera à chaque emprunteur qui peut bénéficier de cette assurance-prêt la prime de $0.06 par mois par $100.emprunté.De cette façon, le taux d'intérêt actuel sur les prêts ne sera pas augmenté, mais une prime d'assurance sera chargée aux emprunteurs.Avec cette manière de procéder, ces derniers comprendront beaucoup mieux : ils sauront qu'ils paient le même taux d'intérêt sur leur emprunt et ils se rendront compte qu'ils ont, en plus, une police d'assurance en vue d'assurer la protection de leurs héritiers en rapport avec l'emprunt hypothécaire qu'ils auront contracté.De cette façon, la situation sera claire et nette.Il y a aussi la question des emprunts déjà faits.Les Caisses populaires ont passé des contrats avec leurs emprunteurs, et on ne peut, du jour au lendemain, résilier ou modifier ainsi ces contrats, à moins que d'après une clause inscrite dans les dits contrats les près puissent être rappelés après tel délai d'avis, ou après cinq ans par exemple.La meilleure manière de procéder, ce serait de voir chaque emprunteur pour lui expliquer la situation en lui disant bien clairement : si vous voulez payer six cents par mois par $100.sur la balance due de votre emprunt hypothécaire, vos héritiers seront protégés : c'est-à-dire que si vous mourez, le montant qui restera dû sur votre emprunt à votre décès sera payé par l'Assurance-Vie Desjardins.Grâce à cette assurance votre femme et vos enfants seront sûrs d'avoir au moins un toit pour les abriter.Quant aux modifications à être apportées dans les anciens contrats, elles seront faites volontairement, sans coercition, il va sans dire.Cette assurance-prêt, ne l'oublions pas, c'est une sécurité sociale.La Caisse populaire elle-même n'aurait pas à prendre cette assurance, étant donné qu'elle est protégée par l'hypothèque qu'elle possède.Pour résumer, nous vous disons : Ne remontez pas votre taux d'intérêt sur vos prêts, ne changez pas la ristourne payée par votre Caisse, mais faites payer la prime de l'assurance-prêt par vos emprunteurs, et c'est juste puisque c'est un service additionnel que vous leur donnez.De cette façon, il y aura sûrement moins de perturbations, et d'ailleurs c'est tellement plus logique ainsi.C'est, croyons-nous, le moyen de procéder le plus sage et le plus stable.Et 104 LA REVUE DESJARDINS Québec, juin-juillet 1954 nous ajoutons : Ne brusquez pas les choses, agissez plutôt par la persuasion en faisant h éducation de vos gens.Dans le cas des nouveaux emprunteurs, c'est beaucoup plus facile.Vous n'avez qu'à leur dire : la Caisse populaire prête à tel taux d'intérêt ; en outre, vous avez une police d'assurance à payer, soit six cents par mois par $100.emprunté.En procédant ainsi, la Caisse populaire opérera tout comme avant, et personne ne sera privé de la ristourne ou autres avantages accordés dans le passé.L'assurance-épargne.On ne peut songer à demander à chacun des déposants de débourser le montant de la prime de l'assurance-épargne.Certaines Caisses ont fait une proposition que nous trouvons sage et pleine de bon sens.Exemple : Une Caisse populaire paie à ses sociétaires 23^»% d'intérêt sur l'épargne.50% des dépôts à cette Caisse sont détenus par des sociétaires ayant $2,000., $3,000., $4,000., $5,000.en épargne, et l'autre 50% est constitué par des dépôts inférieurs à $1,000.Ce serait difficile de vouloir baisser le taux d'intérêt sur l'épargne à 2% pour tous les déposants car ceux qui ont en dépôt un montant supérieur à $1,000.seraient pour ainsi dire pénalisés pour les autres ayant moins de $1,000.La solution trouvée, c'est que cette Caisse diminue de 3^2 de 1% le taux d'intérêt sur les dépôts allant jusqu'à $1,000.; et sur les dépôts au-dessus de $1,000.que la Caisse continue à payer le même taux d'intérêt, soit 23^%.Cette manière de procéder rend justice à tous les déposants, croyons-nous.Maintenant, peut-être certaines Caisses populaires, qui ne paient actuellement que 2% à l'épargne, ont-elles songé à augmenter ce taux à 23^%.Ces Caisses pourraient continuer à payer 2% d'intérêt, et l'autre 3^2 de 1% servirait à payer la prime de l'assurance-épargne.Au cours d'une assemblée de Caisse populaire, dernièrement, nous avons soumis cette suggestion et l'approbation a été générale : on a trouvé cette manière d'agir équitable et protégeant tous les déposants au cas de mortalité.Vous savez tous que d'après cette assurance-épargne, moyennant une prime de $0.063^2 par mois par $100.en dépôt, l'é- pargne détenue par le déposant est assurée, au cas de décès de ce dernier, jusqu’à concurrence de $1,000.Exemple : un sociétaire a $700.00 en dépôt à la Caisse populaire ; à son décès, ses héritiers retireront ce $700.à l'épargne, plus un autre $700.que leur paiera l'Assurance-Vie Desjardins.Cette assurance-épargne n'a pas seulement pour but de protéger les héritiers en cas de décès de l'épargnant ; elle vise aussi à développer l'épargne.Combien de déposants seraient tentés de retirer $10., $25., $50., $100.de leur compte d'épargne et deles dépenser, souvent en futilités ; mais, pour ne pas voir diminuer leur montant d'épargne assuré, advenant leur décès, ils laisseront leur argent en dépôt.Et s'il leur faut absolument un certain montant d'argent, ils emprunteront de la Caisse en donnant en garantie leur dépôt d'épargne, s'obligeant ainsi à rembourser à chaque semaine ou à chaque mois, ce qui les forcera en quelque sorte à mettre régulièrement un montant de côté.De cette façon, nous frapperons d'une pierre deux coups : nous protégerons les sociétaires et en même temps nous leur ferons pratiquer la vertu d'épargne.Une protection supplémentaire L'acte hypothécaire recommandé par la Fédération des Caisses populaires comporte l'engagement du sociétaire emprunteur de fournir à la Caisse une renonciation à tout privilège de la part des ouvriers, des fournisseurs de matériaux, et de l'entrepreneur (art.9).Le présent document est la preuve de l'exécution de cet engagement et il constitue une protection supplémentaire pour la Caisse populaire dans"le cas d'un prêt pour la construction ou la réparation d’un immeuble.Pour qu'il soit tenu compte de telle convention, advenant la vente en justice de l'immeuble mis en cause, elle doit être enregistrée.Cette formule est maintenant disponible et le prix en a été fixé comme suit : $0.30 la douzaine — $2.30 le cent. Volume XX, nos 6-7 LA REVUE DESJARDINS 105 Notre président, M.Laurent Létourneau, commandeur de l'Ordre de Saint-Sylvestre -?- IL nous plaît beaucoup de signaler Theureuse nouvelle à tous nos lecteurs, qui se recrutent principalement chez les dirigeants de nos Caisses populaires et qui ne l’auraient peut-être pas lu dans les journaux : le dévoué président de notre Fédération provinciale des Caisses populaires Desjardins de Québec a été élevé au rang de Commandeur de l’Ordre de Saint-Sylvestre par le Saint-Siège, Au cours d’une impressionante cérémonie qui s’est déroulée à la salle académique du séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, samedi soir, le 8 mai dernier, furent faits commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, M.Jules-Omer Desaulniers, surintendant de l’Instruction publique, et commandeurs de l’Ordre de Saint-Sylvestre, M.Laurent Létourneau, de Trois-Rivières, et M.Georges-A.Boulet, de Saint-Tite, de Champlain.Son Excellence Monseigneur Georges-Léon Pelletier, évêque de Trois-Rivières, qui présida a la remise des décorations pontificales, fit l’éloge des trois récipiendaires devant la foule nombreuse des personnalités religieuses et civiles présentes à la cérémonie.S’inspirant d’un texte de l’Ecriture sainte qui caractérisait en quelque sorte la manifestation : (( Celui qui garde son Dieu sera glorifié », Monseigneur Pelletier, après avoir salué en ces trois récipiendaires des chrétiens a l’âme apostolique, à la conscience droite, qui peuvent servir de modèle et d’inspiration, déclara : « L’Eglise a voulu témoigner, par ces décorations pontificales, qu’ils ont été des bons serviteurs, des chrétiens de prédilection.» (( Nous sommes ici, ajou- ta Son Excellence, pour une manifestation qui a une résonance d’éternité.En guise de gratitude au Saint-Siège, je souhaite que le Pape actuel et tous ses successeurs trouvent de plus en plus de ces grands apôtres de Dieu qui portent partout le drapeau de l’Eglise, la Croix du Christ.» Que nous rappelions ici toutes les activités aussi nombreuses que variées de M.le commandeur Laurent Létourneau n’ajouterait rien a un tel témoignage en sa faveur de la part de son évêque.La plus haute autorité religieuse a reconnu officiellement les mérites de notre président.Un tel honneur qui lui échoit cause beaucoup de joie aux directeurs et sociétaires de toutes nos Caisses populaires.Car, en rendant un si beau témoignage à un grand apôtre du mouvement des Caisses, (Photo : Le Nouvelliste.) Apparaissent sur la photo ci-dessus reproduite, de gauche à droite : AI.Laurent Létourneau, commandeur de l’Ordre de Saint-Syhestre ; Son Excellence Mar Georges-Léon Pelletier, évêque de Trois-Rivières, qui a présidé à la cérémon ie de la remise des décorations pontificales ; M.Jules-Omer Desaulniers, surintendant de l’Instruction publique, commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand ; M.G.-A.Boulet, industriel de Saint-Tde, de Champlain, commandeur de l’Ordre de Saint-Sylvestre. 106 LA REVUE DESJARDINS Québec, juin-juillet 1954 l'Église, sans aucun cloute, a voulu signifier en même temps tout l'intérêt et l'attachement qu'Elle porte à cette œuvre éminemment sociale des Caisses populaires Desjardins, que Son Eminence le cardinal Villeneuve, de regrettée mémoire, a appelée
de

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