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Titre :
Québec rock
Magazine mensuel présentant le monde de la musique rock et de la musique populaire d'ici et d'ailleurs. [...]

Québec Rock est un magazine consacré à la musique et publié à Montréal de 1977 à 1986. Fondé par Paul Haince, Jacques « Coco » Letendre et le journaliste Marc Desjardins, qui y fera carrière, il est d'abord offert gratuitement sur papier journal dans les magasins de disques; il connaîtra un fort succès commercial en format magazine à la suite de son rachat par Guy Perron.

Québec Rock rassemblera au cours des ans une équipe de journalistes jeunes et dynamiques, dont certains connaîtront une longue carrière médiatique - notamment Georges-Hébert Germain, Nathalie Petrowski, Franco Nuovo et Laurent Saulnier. Le magazine s'occupe surtout de couvrir les événements musicaux, avec des entrevues, des nouvelles du milieu musical québécois et international, des critiques de disques, mais aussi des chroniques variées, particulièrement sur la mode et le cinéma.

Plusieurs numéros ont été de grands succès en kiosque, s'écoulant à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires : ils présentaient en page couverture Normand Brathwaite (pour la comédie musicale Pied de poule), Michael Jackson, Ding et Dong, Corey Hart, Diane Dufresne, etc. Québec Rock a été une sorte de Rolling Stone québécois qui, avec sa version anglaise Graffiti, en est venu à détrôner le magazine américain dans son créneau au pays.

Son éditeur a aussi publié un magazine à succès pour les adolescents, Fan Club, et a été un exemple à l'époque sur le plan de la convergence médiatique, profitant de productions télévisuelles associées sur TQS pour utiliser la dynamique des renvois promotionnels.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :Québec rock,1977-1986
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Québec rock, 1981-07, Collections de BAnQ.

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LE TODR DU QUEBEC BOCK EN MUS1QUI OFFENBACH GABY U.S.BONDS QUEEN Wfjfr 'Æ PUS am?ÈSüWi wH m s J • t.’.'+ .16 mm.vv: Tfo-m X .U\ R?.< lftv< .: .\ i \ •V; ¦ J; • \ocQ°eS j! r J0: scene LE 4 JUILLET: LE 11 JUILLET: LE 18 JUILLET: LE 25 JUILLET: ¦vit, "Z- -t ¦ ' .^ ; > .• - ¦ m*-¦ ;« * .r En collaboration avec f/ï/ac/t (/r//jr/, CHOM-FM I 1 i I Le haut-parleur de gauche est celui qui se vend le mieux et qui est le plus populaire de tous les haut-parleurs pour stéréo de voiture.Le système de haut-parleur à 3 canaux Triaxial® de Jensen.Le haut-parleur de droite le remplace.Le nouveau Series I Triax® de Jensen vous offre un meilleur rendement, plus de puissance et plus de coeur au ventre.Il est bien vrai qu’ils se ressemblent, mais ils n’ont rien de plus en commun.Une plus grande capacité de puissance.N’en doutez pas! Le nouveau Series I Triax 6" x9" offre une puissance moyenne continue de 50 watts par rapport à l’ancien Triaxial de 30 watts, ce qui signifie qu’ peut accepter plus de puissance, plus de chaleur et plus d’abus provenant des systèmes stéréo de voiture de haute puissance sans pour autant négliger la précision du son aux dépends des volumes élevés.Pourquoi peut-il accepter plus de puissance?Parce qu’il est muni d’une nouvelle et plus grosse bobine mobile d’un pouce durcie au four.Il offre une capacité de puissance de 66% supérieure et de plus grande durée.De plus, le haut-parleur aigu piézoélectrique de qualité est pratiquement indestructible toute en demeurant sensible à la moindre nuance musicale.L'expert en rendement.Comme tous les nouveaux haut-parleurs Series I, le Triax notre pavillon unique muni d’une couronne de suspension Flexair®, d’une impédance de 4 ohms et d’un moteur plus puissant.Cès avantages sont le symbole d’un rendement de qualité permettant aux haut-parleurs Series I de Jensen de vous fournir une sonorité plus forte en utilisant moins de puissance pour une musique plus agréable et sans distorsion dans la voiture.Courrone de suspension Flexair* Capacité de puissance de 66% supérieure Haut-parleur aigu piézoélectrique de qualité îobine mobile durcie au four Structure en céramique de 20 onces Autres améliorations.Le Series I Triax offre une structure magnétique en céramique de 20 onces améliorée à haut-parleur grave plus profond et défini ainsi qu’un nouveau ioint robuste assurant une JENSEN Comme si vous y étiez! */ Pour obtenir le nom et f emplacement du dépositaire Jensen le plus proche, écrire à: !en tinkler limited 230, bout Henri Bourassa est Bureau 203 Montréal, Québec H3L 1B8 IIS?bonne insonorisation.Son chromage au zinc noir le protège contre la corrosion.De plus, nous l’avons conçu de façon à ce qu’il soit plus facile à installer que l’ancien Triaxial à grille à goujons.Certaines choses ne changent pas.Certains éléments n’ont plus besoin d’amélioration.Prenez par exemple notre idée de haut-parleur grave, haut-parleur aigu et haut-parleur moyen individuels et de les équilibrer pour une reproduction précise du son.La qualité nous tient toujours à coeur et pour rester fidèle à notre engagement, la gamme complète de haut-parleurs Series I de Jensen est supportée par une excellente garantie limitée d’un an.La qualité nous tient toujours à coeur et pour rester fidèle à notre engagement, la gamme complète de haut-parleurs Series I de Jensen est supportée par une excellente garantie limitée d’un an."Mais ils se ressemblent toujours.” Vous dites que vous ne voyez pas La différence entre l’anci en Triaxial le gauche et le nouve au Series I Triaxial de droi te?Vc US avez pei t-être raise ¦vrn ]V lais vc us entendrez sûrement la d ifférene :e.Après to ut, n’est-ce pas là le fo nd de la que stion."Triaxial” et “1 riax" sont des marc ues dép >sées identi îant les systèmes de haut-parleurs fi 3 ci naux brev étés de Jensen S ound Laboratorie s.( Bn vet amér cain n° 4.122,315 Les finalistes Burger Bros.Les Marbles Strate lackets Scoop Remédiais Fesprit 81 Mobile Oliver Klaus Friday Back Street Magnum CKOM-FM 1355 avenue Greene, Westmount, Que.Ecoutez CHOM-FM NOTE: PAR JACQUES LETENDBE/RÉDACTEUR EN CHEF, ÉDITEUR V-A-C-A-N-C-E-S.On est en vacances! On prend ça relax, on pense à s’amuser! Mais pour s’amuser, il faut trouver quelque chose d’amusant à faire.Lire son QUÉBEC ROCK par exemple! Ce mois-ci, Marc Desjardins, presque complètement rétabli de sa pénible opération (il en tremble encore), a rencontré l’énegmatique et mystérieux Plume.Il est arrivé face à face avec le “vrai de vrai” et certainement que le tout vous fera sourire.Roger Taylor, le blondinet batteur de Queen, est passé par Montréal et il a pris le temps de venir nous saluer.Il en a profité, bien sûr, pour nous parler de son premier album solo, de la vie avec et sans Queen.En passant, Roger est un type particulièrement sympathique et pas “vedette” pour Z sous.Ce mois-ci, un autre bonhomme super sympa se retrouve dans nos pages.C’est un gars d’ici qui “triomphe” partout ailleurs.Je veux parler de Gino Soccio.Vos parties de vacances ne seront pas complets sans sa musique.Mais il se passe des choses curieuses dans son cas.Allez vite voir à la page 38 pour mieux comprendre.Les vacances, c’est fait aussi pour voyager.Si vous décidez de partir à la “découverte” de notre Belle Province, consultez notre mini-guide “Tour du Québec en musique”.Jules Victor et Raymond Morin vous disent où aller pour vous recréer tout en écoutant de la bonne musique.Et en parlant de bonne musique, vous savez qu’Offenbach, Garolou et Zachary Richard vont partir en tournée le mois prochain.Tous les détails de cette super tournée rock sont à la page 40.Vous aimez le cinéma?Il y a un nouveau film fantastique sur Elvis Presley.Il n’est pas encore sorti ici mais nous vous en parlons en primeur et avec tant d’enthousiasme que vous pourrez à peine vous retenir.Le mois dernier nous avons “célébré” notre quatrième anniversaire.Le fun qu’on a eu.Mes amis, quel party! Pleins de photos en pages 42 et 43.Les disques, les instruments de musique, l’audio, le courrier des lecteurs, la chronique “Autrement” de Marc Desjardins et, surprise, notre amie Nathalie Pétrowski est revenue! Alors, bonne lecture.SOMMAIRE JUILLET 1981 VOL.5 NO4 Photo couverture: PIERRE DURY CHRONIQUES COURRIER 6 EN LIBERTÉ PROVISOIRE 8 AUTREMENT 10 CINÉMA 11 THÉÂTRE 14 DISQUES 46 TOP 40 51 INSTRUMENTS DE MUSIQUE 53 AUDIO 54 RENCONTRES________________________ ROGER TAYLOR de QUEEN______________16 PLUME______________________________ so GAZETTE ROCK _________________________ GINO SOCCIO_____________________________ 38 TOURNÉE OFFENBACH/GAROLOU/ZACHARY RICHARD_40 FLASH___________________________________ 41 LE MOIS DU QUÉBEC ROCK___________________43 SPECIAL ___________________________________ TOUR DU QUÉBEC EN MUSIQUE________________30 PORTFOLIO DANIEL POULIN__________________33 ' -—I ÉDITEURS Paul Haince, Jacques Letendre, ÉDIT EUR-AD JOINT Yvon d’Anjou, DIRECTEUR GÉNÉRAL Guy Perron, DIRECTEUR ARTISTIQUE Marleen Beaulieu, DIRECTEUR DES VENTES Guy Perron, RÉDACTEUR-EN-CHEF Jacques “Coco” Letendre, SECRÉTAIRE À LA RÉDACTION Marc Desjardins, REPRÉSENTANT AUX VENTES Allen Boucher, GÉRANT DE LA CIRCULATION Maurice Mailhot.DISTRIBUTION Les Distributeurs Ass ociés du Québec (DAQ) Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, Bibliothèque du Canada, ISSN 0226-7187, DISTRIBUTION POSTALE Zip-Zap, Courrier 2ième classe, enregistrement No 5047.QUÉBEC ROCK a été fondé en 1977 et est publié par COMMUNICATIONS H & L INC., C.P.115, Suce.“H”, Montréal, Qué.H3G-2K5.Tél.: (514) 842-585 3.COPYRIGHT 1981 PAR COMMUNICATIONS H & L INC. courrier 6 photo a votre goût place dupuis 865 est, rue Ste-Corherine 844-3190 Station Derri DeMontigny Pour tous les appareils reflex les plus distribué sur le marché, présents et futurs TAfTIROn « 4 < 4 4 * < i 4 4 < 4 « *4 # 4 4*4 v ' * 4 4* * 4 < *444 *44* 4 4 « *44* *« 4 4 *« 4 4 * < * « * * « « t 4 4 « é 4*4* *4 4 4 * * * < 4 4 * 4 * 4**4# * « 44 * * * îunm .Tri-Tel associates limited 105 Sparks Avenue Willowdale Ontario Canada M2H 2S5 68-328 F Nathalie Petrowski en liberté provisoire ?PENSEZ-VOUS QUE PLUME VA AIMER gA OU POURQUOI JE PREFERE ETRE BAVEUSE PLUS QUE PLATE es critiques c’est bien connu sont des ratés sympathiques, des frustrés, des pognés, des malades mentaux, des mongoles, du monde écoeurant avec un appétit sanguinaire et une dent toujours prête à poignarder.Les critiques n’ont pas de principes, pas de morale, ce sont des mercenaires, des parias, des vampires qui jouissent juste à l’idée de faire couler le sang, les larmes et la sueur des autres.Ils pointent un doigt accusateur vers ceux qu’ils envient secrète- ment.Les critiques sont des paranoïaques, des égocentriques, des insomniaques, des misanthropes, des misogynes, des terroristes, des tortionnaires, des dictateurs, des ambitieux, des arrivistes, des manipulateurs, des “sans dessin”, des épais, des trous de cul.Les critiques n’ont qu’un seul mérite.Celui de se tenir à la proximité dangereuse des artistes et de courir le risque que la sainteté de leurs ennemis déteignent sur eux.Car les artistes, eux, sont tout le -"J heures de DIFFUSION JEUDI 12:30 22:00 LUNDI au 7:00 a , 16:00 à vendredi ,00.;• • s»*EDI ,0:00 a 23 OIMRNCHE ,0:00 • 22:00 Montréal Test Pie 'ji 526-1489 ¦ f—ii-iÉlI 0;.:r : va r contraire des critiques.Ils appartiennent à la crème de la crème et ne font jamais de jeu de pouvoir.Ce sont de pauvres innocents immolés sur l’autel des egos enflés, boursoufflés des critiques.Les artistes sont des poètes, des anges, des porteurs de feu, des allumeurs de flamme, des catalyseurs, des prophètes, des inspirateurs.Ils donnent gratuitement, en hommage à l’humanité entière et sans jamais penser à eux.Les artistes sont beaux, fins, sensibles, intelligents, chantent bien, parlent et dansent encore mieux.Tout ce qu’ils touchent se transforme en or et en art.Ils n’ont qu’un seul petit défaut, un seul péché mignon, celui de pratiquer l’art de la susceptibilité.“Il y a des gens qui ont la susceptibilité de l’huître, écrivait un poète, on ne peut y toucher sans qu’ils se contractent.” Les artistes sont susceptibles mais c’est par insécurité, par vulnérabilité.Il faut qu’on les aime à tout prix.Un peu, ne suffit pas.Beaucoup, passionnément, inconditionnellement.Il faut qu’on les adore, qu’on les adule, qu’on se mette à genoux, qu’on rampe à leurs pieds.Il faut qu’on fasse tout cela si on ne veut pas les voir sombrer dans l’insécurité, en perdre leurs moyens, en perdre les pédales et devenir carrément méchants, prêts à tuer.L’équation est simple finalement.On a le choix.Ou bien on s’associe aux artistes, ou bien on fait de l’oeil aux critiques.Ou bien on saute à pieds joints dans le grand bateau de la fraternité libidineuse et universelle, ou bien on vogue à la dérive sur son petit radeau de dérison.Oui bien on dit oui, ou bien on dit mais.Moi, personnellement j’ai fait le choix il y a très longtemps.Ce choix me fut évidemment dicté inconsciemment par mon mauvais caractère et mon enfance malheureuse dans les ghettos sordides de Harlem.Mes parents, des bolchéviques de la pire espèce, me battaient souvent.Un jour mon père m’envoya sans raison revoler dans les poubelles avec les rats.J’ai juré ce jour-là que je lui revaudrais ça et qu’en fait je revaudrais ça au monde entier.Hormis ces détails biographiques, j’ai opté pour le côté critique de la vie à cause d’un vieux dicton “réjeanduchar-mois”.“À choisir entre les deux, écrivait ce dernier, j’aime mieux être baveux que plate.” Une maudite bonne idée finalement.Tant qu’à ne pas faire ma fraîche sur scène, ie me suis dit qu’il valait mieux que je fasse ma fraîche ailleurs.Tant qu’à ne pas être artiste, autant être critique.Entre le suicide et la critique, il n’y a qu’un pas.J’avoue avoir des tendances suicidaires, j’avoue aussi me méfier de tous ceux qui jouent le jeu des artistes, tous ceux qui ferment les yeux et qui font semblant d’aimer la vie éperdument.La vie n’est pas si belle que ça.La vie est laide, imbécile, absurde, plate.Demandez donc à mon ami Plume.Pensez-vous qu’il aime ça la vie, pensez-vous qu’il se fait du fonne lui?Faire de la chansonnette à longueur d’année devant une gang de mongoles, pensez-vous que c’est drôle?Boire de la bière quand le monde entier court à sa perte, pensez-vous que ce n’est pas culpabilisant?Traîner chez le dépanneur en se prenant pour Charles Tre-net quand l’Irlande fait la grève de la faim, pensez-vous que ça ne mine pas son homme?Plume a raison.Autant manger beaucoup de marde plutôt que de rester assis sur son cul toute la journée à la taverne Cherrier ou à la Place des Arts.L’important finalement c’est de rester sur ses gardes, aux aguets, l’esprit critique en stand by, l’esprit artiste dans l’armoire.L’important c’est de maintenir un pouce de distance entre le monde et soi et de ne jamais s’abandonner complètement aux grandes émotions, aux grands amours, aux grands artistes.Ne jamais, ô grand jamais, se faire avoir.Quand on se fait avoir et ça arrive parfois, c’est le commencement de la fin.On perd tout sens critique, on nage dans le nirvana, on patauge dans le paradis, on barbote dans le liquide amiotique, on se prend pour le ventre de sa mère.On n’arrive plus à rien.On ne fait plus rien, on n’a plus le goût de rien faire.On est Bien.On Aime.On Est.On ressemble à un morceau de néant pogné quelque part dans l’univers, on est au chaud, fonctionnaire, bedonnant.On s’endort, on s’ennuie, on est pire qu’un hiver de force de Réjean Ducharme.On est plate, plate, plate, tellement plate qu’on oublie de passer le temps.On oublie tout en fait.On oublie qu’on a déjà eu un sens critique, on oublie qu’on a voulu grandir baveuse, on oublie qu’on avait des tendances suicidaires.Un jour finalement, on finit par comprendre qu’on est mort sans avoir eu la chance de se suicider.On en conclut qu’à choisir entre les deux, autant être baveux que plate.? Wm.A E % & o^» , &J&M, > Vv\^>'V ' o ', 't€k?>^ \ " >^»>' \ '¦>*" rtN* aussi disponible: BLAUPUNKT, TEN, HI-COMP, ZENCO, etc.DETECTEUR A RADAR .CONTROLE DE VITESSE AUTOMATIQUE CRUISE CONTROL SYSTEME DALARME.DEMARREUR A DISTANCE.LEVE GLACE ELECTRIQUE.TRÉAL LONGUEUIL SHERBROOKE ST-JÊROME TROIS-RIVIÈRES 1 A est, rue Jarry 440 ouest, bout.Curé Poirier 24.bout.Jacques-Cartier nord 977, bout.Labelle 3035, bout.Royal 353-6442 (514)679-8311 (819)563-9744 (514)432-5657 (819)376-4132 rue St-Hubert 276-2684 VALLEYFIELD QUEBEC 216, bout.Hébert, St-Thimothée 4900, bout.Pierre Bertranc (514)371-0931 (418)628-4861 WÊÊEÊÊM autrement FAR MARC DESJARDINS LA NOUVELLE LANGUE DES TECHNOCRATES.AUCUN MOT N’EST INNOCENT.l'aube se lève sur un pays où le moyen d’ex-I pression principal ne sera plus le riche verbe des poètes et des romanciers ou l’idiome réel des gens de la rue, mais bien plus un langage épuré, aseptisé et désingularisé: le technocrate parlé et écrit.Cette langue dont le but premier est l’efficacité et dont la syntaxe épouse à merveille le cryptolangage de l’ordinateur a été passée au filtre de la bureaucratisation, au crible de la hiérarchisation.Notre gouvernement est de plus en plus dépendant de sa fonction publique pour assimiler les masses à ses règles du jeu.Le public est plus subtil, on ne lui ordonne plus rien directement, il faut l’amener à agir selon des règles en les camouflant sous des justifications abondantes et notoirement insignifiantes.Voilà donc le pourquoi de cette langue technocratique dépourvue de passion au point de départ mais dans les tiroirs de laquelle ont peut insérer n’importe quel subtil message.Le technocrate nécessite un art consommé de la contradiction assimilée; il est rare en effet, de ne pas pouvoir trouver deux sens à une déclaration émanant d’un cadre supérieur de la fonction publique.Les Jésuites, maîtres dans l’art oratoire du détourtenement du fond de la question, doivent 9 ^ 10 Juillet a 20h30 PRESENTE RAELETTS ;0N ORCHESTRE ^ HB BILLETS: $17 - $14- $10 EN VENTE MAINTENANT B.B.KING Le géant du Mississippi Blues 16 AOÛT SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS n-wi.ji.u".ii'iro'u>'"oi«-' Montréal iQyçbeiJ - H2X 1Z9 _ RtnwigrwmHm: M2-2m .SUN SOLEIL LEVANT présente ‘Summer Full of Blues” vec les plus grands artistes près du Métro L’Allier____875-6227 875-6232 RISING 1252 St-Antoine Ouest être charmés des beaux exploits réthoriques de leurs anciens élèves du cours classique, maintenant rassemblés sous la gouverne de tel ou tel sous-ministre.Il m’est d’ailleurs toujours pénible de remarquer à quel point la pensée moderne, qui a voulu séculariser le Québec pendant les années 60, a été bien vite mise au rancart par des gens qui s’efforcent de réinsérer les schèmes de pensée archaïques des institutions religieuses dans notre discours social et culturel.Le nationalisme québécois, depuis des temps immémoriaux, s’est acoquiné au clergé qui y voyait un bon moyen de propagande démagogique pour garder ses ouailles au pas.Le clergé soutenait les mouvements en faveur de « La Patrie et L’Église » au détriment du syndica-lisme et des autres manifestations de la gauche internationaliste toujours associée, dans la propagande de l’Église, au démon et à l’enfer.Il n’est donc pas étonnant que la langue de notre technocratie soit l’extension du « discours des frères » qui pendant trop longtemps, nous a gardé loin de l’information objective, en lui substituant un commentaire courant et un prémâchage du signifié.Si à l’âge de la technologie, il est certainement important de trouver un langage universellement compréhensible et absolument conpatible à la symbolique claire de l’expression cybernétique, il n’en demeure pas moins; que le langage technocratique québécois n’a pas grand chose de moderne, sauf l’impersonnalité, et qu’il véhicule toutes les mythologies associées au libéralisme économique, au jargon néo-artisanal de la petite et moyenne entreprise.Si j’insiste à ce point sur l’avilissement d’une forme de communication inhérante à la structure gouvernementale, c’est que dans le champ d’exploration du praticien culturel québécois, de plus en plus souvent, l’obstacle du langage technocratique plutôt que l’occasion d’utiliser l’expression pure, et c’est ainsi que le créateur est peu à peu englué dans un commentaire neutre plutôt que dans le rendu de sa subjectivité.J’y reviendrai.Il ne faut pas se faire d’illusions, le pouvoir réel n’appartient plus au champ du politique et il quitte progressivement les mains des manipulateurs d’économie.Non, le pouvoir n’est plus là, il s’exerce maintenant à partir du domaine du langage et de la diffusion, fut-elle, culturelle ou marchande.Les nouveaux mandarins ne sont plus les pohticiens ou les banquiers; ce sont les directeurs d’agence de publicité, les éditeurs et par extension; les manipulateurs et « manufacturiers » du langage, c’est-à-dire, les auteurs et leurs diffuseurs (cela s’applique autant dans le cas de la chanson et du cinéma, ainsi que des autres arts à grande diffusion du langage réel).Évidemment, le pouvoir en place a tout intérêt à s’insérer dans la diffusion du mot-à-mot.Voilà pourquoi en 1981, je crois qu’il n’y a plus de mots innocents, qu’ils viennent d’une chanson ou d’un roman, d’un dialogue de film ou du commentaire d’un annonceur de radio.Je concrétiserai mon exemple en donnant 2 exemples récents.La société Matra, le plus grand fabriquant d’armes d’Europe, une société sise à Paris, vient de se porter acquéreur du conglomérat Hachette, le plus gros complexe d’éditions d’Europe.Ça donne un choc, non?.Ensuite.De très gros intérêts financiers internationaux concentrent leurs plus récentes spéculations sur la prise de possession de journaux et de groupements de journaux, et ce, partout au monde, incluant le Canada (Irving Oil, vous connaissez?).Comment croyez-vous que la liberté de presse pourra s’exercer à l’avenir lorsqu’il s’agira pour ces journaux de critiquer les grosses sociétés qui les détiennent?Pour l’instant, même si je suis heureux de l’élection de monsieur Mitterand en France, je ne peux m’empêcher de penser que le masque Péquis-te vient de tomber.Le dernier espoir de voir une orientation un tant soit peu socialisante au Parti Québécois, vient de s’effondrer devant le discours de Monsieur Parizeau devant le Canadian Club.Le grand homme d’affaire du gouvernement est allé rassurer ses confrères hommes d’affaires.Pour économiser, il faut capitaliser; donc il faut jeter à terre toutes les mesures socialisantes que les dernières 20 années ont vues s’établir au Québec dans les domaines concernant l’intérêt public.Le P.Q.est à droite, bien à droite, inscrit dans la lignée Reaganienne du libéralisme économique contemporain et tout à fait dépourvu d’intérêts pour la classe laborieuse, lui préférant la métaphore, ô combien chrétienne de « Les plus démunis ».Ouais.? CINÉMA PAR COCO DANS L’INTIMITÉ DU ROI ELVIS UN NOUVEAU FILM SAISISSANT SUR LA PLUS GRANDE LÉGENDE ROCK DE TOUS LES TEMPS “THIS IS ELVIS” UNE PRODUCTION DAVID L.WOLPER UN FILM D’ANDREW SOLT & MALCOLM LÉO ÉCRIT, PRODUIT ET MIS EN SCÈNE PAR ANDREW SOLT & MALCOLM LÉO DURÉE: 88 MIN.Elvis.Même si son prénom a été “usurpé” par un chanteur Anglais “new wave”, il n’y aura toujours qu’un seul “véritable” Elvis.Elvis Presley.En constatant qu’un nouveau film sur Elvis vient de sortir, vous devez peut-être vous dire: “Bon.encore une autre manigance d’exploitation! Pôvre Elvis, pourquoi ne pas le laisser reposer en paix!”.Je veux vous rassurer tout de suite.“This is Elvis” est un film sérieux, réalisé par du monde sérieux.’est un film-documentaire d’un réalisme incroyable et qui vous donnera des frissons.“This is Elvis” laisse entrevoir Elvis Presley tel que nous ne l’avons pas connu.Les producteurs n’ont pas voulu tricher: “This is Elvis” nous montre un jeune Elvis, beau et en pleine forme au début de sa carrière et il nous montre aussi un Elvis, obèse, drogué, quelques semaines avant sa mort le 16 août 1977.C’est un film rempli d’émotions fortes avec des moments intenses, dramatiques et d’autres moments légers et drôles.C’est un film audacieux sur une des plus grandes légendes du monde de la musique rock et pop.VUE INTIME “This is Elvis” est un film qui va derrière la “façade” et qui pénètre dans un univers jusqu’à aujourd’hui entouré du plus grand mystère, du plus grand secret.Il a fallu plus de 2 ans aux producteurs pour convaincre le célèbre Colonel Parker (manager À L’INTÉRIEUR DE GRACELAND.a ¦ :|yt '#¦**# ,1 smrnmn ¦ ¦!*»•« DAVID SCOTT (À GAUCHE) EN COMPAGNIE DE 8 DES PRODUCTEURS ANDREW SALI ET MALCOLM LEO.‘K d’Elvis) de leur donner l’autorisation de filmer “This is Elvis”.Il faut dire que David Wolper n’est pas le dernier venu.C’est un producteur qui commande un énorme respect et qui est reconnu pour son intégrité.Il s’est mérité plus de 150 prix (awards) pour les quelques 650 films qu’il a tourné (dont “Boots” pour la télé américaine qu’on a vu ici au Québec sous le titre “Racines”).Wolper explique: “Nous n’avons pas voulu faire un “exposé” sensationnel sur Elvis.Nous avons plutôt voulu montrer Elvis comme il était, avec ses défauts et ses qualités.Le Colonel Parker, Jerry Schilling et Joe Esposito nous ont accordé leur entière confiance.Nous avons eu la permission d’aller tourner à Grace-land, ce que personne n’avait jamais pu taire auparavant.Elvis était un homme qui tenait beaucoup au petit peu d’intimité qu’il avait réussi à garder.Personne n’avait jamais été admis chez lui à Gra-celand avec une caméra.Sauf lui-même évidemment.Quand nous sommes entrés à Graceland, nous avons découvert dans une garde-robe une boîte pleine de films-maison (home movies) qu’Elvis avait lui-même tourné pour son plaisir personnel.Le Colonel nous a donné la permission de nous en servir.Ce sont des ‘ ‘ documents’ ’ que le grand public n’a jamais pu voir.Il existe une centaine d’heures de film d'Elvis en spectacle.Nous avons “déterré” des vieux “kinéscopes” que tout le monde pensait perdus à tout jamais.Parmi eux, la première apparition d’Elvis sur un réseau de TV américaine, au Tommy Dorsey Show en mars 1956.Il y a aussi des passages au Milton Berle Show, au Ed Sullivan Show (on y voit Elvis censuré), des interviews d’un très jeune Elvis, son apparition au “Special” de Frank Sinatra le 12 mai 1960 (Sinatra chante “Love me tender” et Elvis interprète “Witchcraft” le hit de Sinatra).” RE-CRÉATION D’ELVIS Comme il n’existait aucun film sur Elvis avant l’âge de 21 ans, les producteurs ont décidé de “re-créer” Elvis.Ils ont choisi quelqu’un pour personnifié Elvis quand il était un petit garçon de 12 ans (Paul Boensch III), quand il avait 18 ans et tout le temps qu’il était à son apogée (fin des années 50, début des années 60).Pour cette deuxième “ré-création”, les producteurs ont “déniché” David Scott, un jeune Montréalais de 18 ans qui ressemble tellement à Elvis que les proches de la vedette en sont restés figés sur place quand ils l’ont vu pour la première fois: “Quand Joe Esposito a vu David Scott pour la première fois.l’expression sur son visage nous a tout de suite dit que David était le bon pour personnifier Elvis.” C’est David qui personnifie Elvis lors de la fameuse “Sun Records Session”.Wolper poursuit: “La séquence a été tournée avec l’approbation totale de Sam Phillips, le producteur qui a “lancé” Elvis le premier.Tout a été tourné dans le studio original, avec l’équipement original.Phillips nous a guidé durant le tournage de sorte que ce qu’on voit dans le film est exactement comme cela s’est passé il y a plus de 25 ans.Phillips a même ressorti les bandes originales mais David possède une voix tellement semblable à celle d’Elvis que nous avons utilisé sa voix.L’effet est remarquable.”.Pour le “dernier” Elvis, les producteurs ont engagé Johnny Harra, un des “imitateurs d’Elvis les plus populaires (il “imite” Elvis depuis plus de 20 ans).GRACELAND Elvis s’est approprié Grace-land en 1957.C’est là que ses parents, Gladys et Vernon Presley, ainsi que sa grand-mère ont habité.C’est là qu’Elvis se réfugiait à l’abri des tumultes de sa carrière.Graceland est devenu une attraction touristique et on a même “re-baptisé” la rue sur laquelle elle se trouve le Elvis Presley Boulevard.Pendant plusieurs années, les “fans” se pressaient aux portes du domaine dans l’espoir d’apercevoir leur idole.Mais personne n’avait le droit de pénétrer à l’intérieur des portes, personne n’avait le droit de violer l’intimité d’Elvis.“This is Elvis” emmène le spectateur à l’intérieur de Graceland.C’est une expérience unique et, avouons-le, fantastique.C’est là même où le Roi du rock n’roll vivait, c’est là qu’il est mort.On peut y voir les appartements privés d’Elvis qui sont demeurés exactement comme ils étaient lorsqu’Elvis est décédé.Sa chambre à coucher, son bureau.ses gadgets électroniques, ses téléviseurs au plafond, sa chambre de bain privée toute en miroir.On peut voir également le “Méditation Garden”, l’endroit préféré du King.C’est là qu’il est enterré aux côtés de ses parents et de sa grand-mère.VIE PRIVÉE SUR FILM Une fois que les producteurs ont eu accès à Graceland, quelle ne fut pas leur grande surprise de découvrir dans une garde-robe des boîtes remplies de films (homes movies) qu’Elvis avait tourné pour son plaisir personnel.On peut y voir des films sur son mariage, sa lune-de-miel, ses parents, sa collection d’automobiles, un party de Noël en 1957, des démonstrations de karaté, sa visite à l’Exposition Mondiale de Seattle et plusieurs autres événements dont ses adieux à sa future femme Priscilla quand il a quitté l’Allemagne pour revenir aux Etats-Unis.“This is Elvis” présente 38 chansons dont “Heartbreak Hotel”, “Don’t be cruel”, “Are you lonesome tonight” et “Hound dog”.La critique américaine a été très élogieuse à l’endroit de “This is Elvis”.La date de sortie du film au Québec n’est pas encore déterminée mais il est permis de croire que ce sera au courant de l’été (vous pouvez aller voir le film à Toronto où il est à l’affiche depuis au moins 2 mois).En guise de conclusion, laissons la parole à David Wolper: “Nous voulons, nous exigeons des héros et des dieux.Nous voulons qu’ils dépassent la réalité.La gloire a ses propres récompenses mais elle amène aussi un poids que seuls les superstars eUes-mê-mes peuvent comprendre complètement.Elles sont toutes vulnérables d’une façon ou d’une autre et malheureusement, peu d’entre elles survivent.” “This is Elvis’ ’ est un film à voir absolument.Pas besoin d’être un fanatique d’Elvis (comme Johnny Farago) pour apprécier cette page d’histoire.? i m EÊBmv I ^PSfc MOI.J’BOIS MON L4IT COMME ÇA M’PLAIT.(.Office des producteurs de ut du Quebec ra M.•/'«y-Sfr."T i fe *Y.' % f it\>/ tûlL:: 10 NOM: .RUE: VILLE: AGE: ¦ CODE POSTAL: ___ TEL: _____ PRIX: $10.00 pour un an.-1—'-¦-1-1-:-1-1-1-1-1-1-1-1-1—r Faire paiement à l'ordre de COMMUNICATIONS H fc L INC.et postez à: Québec Rock C.P.115, Succursale H.Montréal, P.Q.H3G 2K5 THEATRE PAR MARC DESJARDINS “J’RAMASSE MES P’TITS PIS J’PARS EN TOURNEE” 14 squisse en courant d’une répétition pré-générale d’un show qui parle d’une générale.C’est la première soirée dans le décor.La sueur sent l’énervement.Tout le monde court, on croirait un marathon.Mario, le directeur de production, carnet en main, note tout ce qui va et ne va pas.Olivier, metteur en scène vénéré dans ce vénérable TNM, chemise rouge et casque de moto, est partout et ailleurs, rectifiant, stimulant, étudiant.Marie-Michèle accoudée au piano comme une jeune Billie Holiday, apprend une toune.Pauline, jolie en cheveux courts, pratique une steppette avec Ceil la longue chorégraphe blonde.Valiquette se déguise en avocat.Harvey, au son, cherche les feedbacks.Michel l’éclai-ragiste blague avec Sylvain l’électricien.On place des plantes.Charles joue du blues.Jean-Marie pratique ses arpèges.Le drummer fait des bulles et le bassiste reste immobile.On essaie les accessoires.on trouve le tablier trop serré et le chapeau trop loose.Tremblay, Michel, auteur, et ce soir adaptateur, sourit avec une fascinante chaleur.Et puis Kiki, l’assistante dit “Tout le monde en place!” On enchaîne lentement le show, en recommençant à tous les accrocs, avec l’infinie patience que nécessite le théâtre et que les hommes oublient souvent.Madame Fi-liatrault sera éblouissante.Les filles soutiennent si bien.Marc Grégoire est tout à fait chauvin et tout à fait troublé.dans son personnage.La musique chauffe à plein.J’ai vu le show de Gretchen Cryer à New York, j’ai adoré ça, c’était merveilleux, inoubliable.Michel Tremblay en a fait une adaptation sublime, unique où j’ai oublié l’original.Il a capturé à merveille l’exhubérance à l’intérieur de la remise en question.C’est dur d’adapter un texte, de respecter et de rester soi-même.Reichenbach, avec son souci de la minutie, a ciselé une mise en scène où tout sent le vécu.J’étais en répétition et je me demandais quand arrêtait le show et quand commençait le travail de mise en place.Je pense que “J’ramasse mes p’tits pis j’pars en tournée” sera la pièce de l’été, à l’opposé de ces petites mièvreries légères qu’on nous offre dans les granges reconverties.C’est un show divertissant qui n’oublie pas de réfléchir.La gang qui le fait a réussit à joindre le monde québécois de la chanson et celui du théâtre et l’amalgame est appétissant.Et n’oubliez pas, je n’ai vu qu’une première répétition en salle avec décor.?> J* i aarnTs a rtwaass b \m •teivDi , m' l|k .ty'ïrj MARIE-MICHÈLE DESROSIERS, MICHEL TREMBLAY, MARC QREOOIRE, PAULINE LAPOINTE, DENYSE PILIATRAULT, GILLES VALIQUETTE, CHARLES BARBEAU ET OLIVIER REICHENBACH.IMAQE MICHEL SÉNÉCAL. nfmi - WÊ&M MÏ& MÊ&1 ’kivkn ’•'.i W&i0x.&WM& mm fe1- &&Q k-k 7442 v5408 /mm, IL ESI LE BATTEUR DE QUEEN ROGER TAYLOR: “JE SUIS LE PRODUIT DE MES PROPRES INFLUENCES.!” PAR MARC DESJARDINS Roger laylor c’est le batteur de Queen, Queen c’est en ce moment le groupe de rock le plus populaire en Amérique et l’Amérique.et bien, l’Amérique c’est un peu nous et c’est beaucoup d’autres choses.On ne présente pas Queen, puisque tout le monde connaît.Tout le monde connaît le sens du théâtre, la grandiloquence amusée, l’énergie tellement.contemporaine.Queen c’est un méga-phénomène aux dimensions du monde.Par une belle fin d’après-midi de mai, je me suis calé dans un confortable fauteuil, au fond du luxueux bar d’hommes d’affaires du Quatre Saisons et j’ai écouté ce que Roger Taylor, la “machine à rythmes” de Queen avait à me dire sur lui, sur son nouvel album “Fun in Space”, un premier solo.et sur Queen, évidemment.C’est toujours une entreprise un peu risquée que la réalisation d’un album solo lorsqu’on est membre d’un groupe à succès, en particulier lorsqu’on est le batteur ce ce même groupe.“C’est un fait que nous les batteurs sommes toujours considérés comme les plus bas dans l’échelle de l’intelligence du rock.Nous constituons un peu les aliénés du rock.Pourtant, récemment, Phil Collins a très bien réussi à prouver le contraire.alors, je tente la même percée.Il est évident qu’on ne peut écrire à la batterie.Pour composer, il faut jouer d’un autre instrument.dans mon cas c’est la guitare.Quant à l’album, et bien, il fallait que je le fasse, je le portais en moi et je n’aurais pas été heureux si quoi que ce soit en avait empêché la réalisation.C’était un projet important et j’éprouve une immense satisfaction devant.J’ai juste un peu de difficulté à en faire la promotion, parce que je trouve toujours difficile de parler de quelque chose.J’aime mieux le faire.’’ Je lui fait remarquer que le contexte général de “Fun in Space’’ semble un peu triste et en même temps plutôt cynique, que tout le long il parle de relations qui ont échouées, d’un avenir incertain, d’un désabusement général, même si la musique reste très rock, très dansante.Taylor ne semble pas surpris du commentaire, mais déclare que ce n’est pas vraiment une attitude préméditée de sa part, peut-être que çà s’est inséré au' travers du travail.“Aucune des chansons n’a été écrite autour de thèmes ou d’événements qui me soient personnels, c’est bien plus une série d’exercices de style.Il est vrai que je suis le produit de mes influences et que je ne peux rien contre une certaine perméabilité aux idées.Ma seule véritable déclaration de principe sur le disque, elle se retrouve sur “My Country I & II”; çà, c’est une chanson à message.J’ai voulu y contester toutes les formes de nationalisme, en particulier celles qui entrainent le racisme et la violence, comme c’est le cas en ce moment en Angleterre avec le National Front et les groupes néo-nazis qui veulent chasser tous les Pakistanais, les Noirs et les Jamaïcains du pays.J’ai voulu que le texte de cette chanson soit très efficace, au risque même de sembler naïf, je ne voulais pas que çà ait l’air habile.Je déteste ces groupements ultra-partisans qui sont convaincus que seule leur façon de penser est la bonne.” Cette chanson est d’ailleurs à l’antithèse de Queen, un groupe qui se veut particulièrement apolitique.Taylor admet que Queen évite consciemment toutes les déclarations de principe et l’engagement politique.Pourtant.je lui rapporte ce petit coté fasciste qu’on a souvent reproché au groupe à cause de ses chansons-hymnes du type “We Are the Champions” qu’on qualifie de “Rock Aryen”.“Oh, je crois que ce genre de commentaire est ridicule à l’extrême.Queen est véritablement apolitique et cette notion de rock nazi est le genre d’analyse hystérique qu’une certaine presse spécialisée aime bien faire à la hâte; tout çà au fond ce n’est que du théâtre, rien de plus.Il est évident que sur scène — - |p - .•t.vS'sVs» SflSI SÜl SssîlSi- ï?irc;' ‘i: PPSsàig ’ : jSf'V; ssy :mëm ¦ C-v?- s '.X* llftïï • .: •.s .Ip:;»® ¦ :v;pv' •V.'ÿ.V .'ft.¦>:.v -: ¦¦.«si IMAGE YVES NANTEL nous faisons un peu de manipulation de foule, mais ce n’est que de la manipulation émotive.du théâtre-rock où tout ce que vous essayez de faire c’est d’inciter l’auditoire à vous aimer.” Là-dessus je lui demande si ce genre de pouvoir ne peut pas entraîner une sorte de démagogie.“Au fond, c’est vrai, ces techniques-là, entre des mains irresponsables, peuvent devenir excessivement dangereuses.” J’ai toujours remarqué que Queen est un groupe dont la structure interne semble très démocratique.Chacun écrit des chansons, chacun chante; tout le monde collabore aux arrangements et à la production.Cependant, de l’extérieur, l’image publique n’est pas tout à fait celle-là.“Bien des gens s’imaginent que Freddie Mercury est un leader autocrate, tyranique et excessif qui veut tout diriger autour de lui.Ce n’est pourtant pas le cas.Freddie est un être extraordinaire et c’est un plaisir de travailler avec lui, il a tellement de talent, et il est d’un professionalisme ardent.Le même cas s’applique aux autres membres du groupe.Pendant toute la réalisation de mon album, on m’a beaucoup encouragé au sein du groupe et j’ai été flatté de voir que le produit final leur plaisait.” Je lui demande alors si le groupe va intégrer des chansons de “Fun in Space” au spectacle.“Je ne sais pas.Personnellement, j’aimerais attendre de voir si l’album marche suffisamment pour justifier l’intégration de ce matériel-là.Quoique je dois avouer que j’ai été personnellement déçu de voir que Peter Townshend n’avait rien intégré de son ‘'Empty Glass” au spectacle des Who.Son disque est exceptionnel, peut-être mon album préféré de la décennie.Mais, dans mon cas, j’attendrai.” Puis la conversation dérive sur un autre terrain.Nous discutons du professionalisme, des groupes qui deviennent si gigantesquement populaires, si organisés dans leurs structures qu’il ne leur reste plus de place pour la créativité, pour l’expression.“Celà paraître bizarre à première vue, mais Queen n’est pas le monolithe qu’il semble être.Oui, je sais que le spectacle est très minuté, avec beaucoup d’effets spéciaux et des éclairages très compliqués et de la mise en place, mais au milieu de tout çà nous demeurons fondamentalement des humains et des musiciens.Il y a des tas de moments spontanés ou demi-spontanés dans le spectacle.À tous les soirs, nous changeons 3 ou 4 chansons dans l’ordonnance du show, pour ne pas nous ennuyer, car il nous arrive de nous ennuyer à jouer, même si çà ne parait pas.D’ailleurs, lorsque nous jouons plusieurs soirs dans le même endroit, celà parait énormément, tous les détails changent, des tas de choses se produisent, évidemment sous le couvert du spectaculaire, le public ne remarque pas nécessairement ces choses.” Parlons-en du spectaculaire.Queen sur scène c’est une expérience quasi-mystique; le public entre en transes et il se passe quelque chose de très rituel.On est loin de cette nouvelle mode du naturel et de l’accessibilité au public.On est très loin de Bruce Springsteen.“Tout celà c’est de la merde! Bruce Springsteen n’est pas plus proche du public que nous parce qu’il fait 2 petits tours dans la salle, parce qu’il joue 4 heures sans arrêt ou parce qu’il prend un air vachement prolétarien.Je ne veux pas dénigrer Springsteen, je crois que c’est un auteur-compositeur valable, mais je voudrais éclaircir certains de ces mythes sur le prolétariat du rock! Nous nous faisons souvent critiquer pour notre attitude scénique très théâtrale, pour nos costumes et pour nos idées, mais la loge de Queen n’est pas moins accessible que celle de Springsteen, les concepts sont différents sur scène, mais nous faisons tous partie du même bateau!.D’ailleurs Springsteen fait porter sur ses contrats les clauses les plus incroyables, comme les millésimes des vins et la température à laquelle on doit les lui servir.Bien sûr, il est tout à fait américain, comme James Dean, et il fait du bien au public de voir en lui un nou- veau “prolo” à la Woodie Guthrie.Mais, tu le sais aussi bien que moi, toutes les vedettes de rock sont pareilles quant à l’irréalité du monde dans lequel nous avons à vivre hors de scène.” Je mentionne à quel point la presse musicale britannique n’est pas tendre à l’égard de Queen ni de tous les autres groupes qu’elle considère comme des dinosaures.“La presse britannique est hystérique, et ce n’est pas nouveau.elle l’a toujours été; ce n’est pas une presse musicale, c’est une presse de mode; on y analyse pas des productions culturelles, on y parle des courants, en essayant d’avoir l’air le plus intégré possible.De toute façon, nous n’avons jamais été un groupe populaire avec la critique, comme les Clash par exemple.Dès que le succès vous atteint, vous êtes dénigré; la critique en Angleterre considère que c’est un crime que d’atteindre le succès matériel.Dès que vous avez des hits, elle vous descend.Il faut dire qu’il y a peut-être des raisons pour çà: l’Angleterre est un lieu où il est très difficile de vivre en ce moment.Celà excuse un peu les extrémismes.” Pourtant, chez Queen, l’expérience quasi-mystique du spectacle y est encouragée, créée de toutes pièces, il est donc normal de recevoir le genre d’accusations que le groupe essuie.“Je ne sais pas s’il existe vraiment une “expérience Queen”.Au fond, notre public est très diversifié; aux spectacles on voit toutes sortes de gens depuis les fanatiques qui connaissent toutes les chansons à l’endroit comme à l’envers jusqu’aux gens qui viennent voir un groupe très populaire pour faire partie de l’événement.Tous ces genres de public ne réagissent pas de la même manière.D’ailleurs Freddie a une attitude très particulière face au spectacle.Il dit que c’est une expérience théâtrale merveilleuse pour le temps qu’elle dure, mais que les gens doivent l’oublier, la mettre au rancart dès qu’ils rentrent chez eux.De toute manière, derrière Queen, il y a 4 êtres humains: Brian est marié, a un enfant et en attend un autre incesam-ment, John est également marié, il a, lui, 3 enfants et moi, bien que je ne crois pas au mariage, je vis avec mon amie parisienne et nous avons une merveilleuse petite fille d’un peu plus d’un an.Çà c’est l’humain derrière la machine.” Au moment où je rencontrais Taylor, le groupe se remettait d’une tournée d’un mois en Amérique du Sud, la première par un groupe de rock.Queen y a joué dans des stades en plein air, devant des auditoires de 150,000 spectateurs.En guise de conclusion, je laisse Taylor raconter le périple.“J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup trop de fusils en Amérique du Sud.Au Brésil, tout est très étrange et en même temps, très dangereux.Nous avions, pour s’occuper de nous, une escouade de la police spéciale, “L’escouade de la mort” qui ne porte pas d’uniformes et qui peut virtuellement faire ce que bon lui semble.En Argentine, tout est un peu plus en contrôle, puisque c’est un gouvernement militaire.Les 3 autres membres du groupe ont même rencontré le général Videla (chef d’état d’Argentine), mais j’ai préféré m’abstenir, je n’aime pas être associé avec des fascistes.Çà été une difficile décision que d’accepter dejouer, là-bas.Nous ne sommes pas d’accord avec la politique de ces gouvernements et ceux-ci se sont servis de nous pour paraître généreux devant le peuple.D’un autre côté, nous avons amené le rock à plusieurs millions de personnes, puisqu’on plus des concerts dans les stades, les spectacles étaient diffusés par la télévision d’état.Les concerts étaient incroyables.En un mois nous n’en avons fait que 7, mais chacun prenait 4 jours à installer.L’équipement technique requis pour jouer devant 150,000 personnes est “monstrueux”.Tout celà a eu beaucoup d’impact, puisque depuis notre passage, 7 de nos albums figurent à leur palmarès, dont 3 dans les 20 premières places.Je ne déplore qu’une chose, c’est d’avoir été aussi cloîtré par la police qui nous “protégeait”; j’aurais beaucoup aimé rencontrer les gens là-bas.échanger au niveau de la culture.Ils ne connaissaient pas le rock là-bas, ils ont leur propre musique.Et puis la moyenne d’âge à nos concerts était unique.De 12 à 60 ans!.”* Les Disques RIO présentent C O M l N G i: P ROSES TREND RECORDS Distribué par RENSEIGNEMENT À MONTRÉAL: ALBERT ARIAL, 634-9868 C.P.142, LACHINE, QUE.H8S 4A6.disponibles ROCK, REGGAE, BLUES à leur meilleur avec ROCKERS "La musique originale du film reggae de M l’année", avec: Peter Tosh-Bunny Wailer- m Burning Spear-Third World, etc.BLUES DELUXE avec Muddy Waters — Willie Dixon-Son Seals et plusieurs autres.V FHITE HORACE FAITH "Fly High Anansi" TOP REGGAE Disponible chez tous les disquaires Distribué par TREND RECORDS RENSEIGNEMENT À MONTRÉAL: ALBERT ARIAL, 634-9868 C.P.142, LACHINE, QUÉ.H8S 4A6 DAVID BRADSTR “Black & White" I I I I ^ I ^ I ^ I I I I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ LE TOUR DU QUEBEC EN MUSIQUE.PAR JULES VICTOR & RAYMOND MORIN (L’Estrie) Par un matin tout blanc de Juillet, un matin de brouillard dense qui estompe complètement les montagnes environnantes, un vacancier-troubadour sort de sa tente.Il est tôt.Pas une brise ne souffle sur le camping du Bic.Le vacancier distingue les habitations fragiles des autres campeurs, puis il sent l’odeur de la marée haute.Il entend dans le grand silence matinal, le clapotis des eaux du fleuve contre les rochers des îles, puis des oiseaux de toutes sortes entamment une symphonie joyeuse qui réveillera les autres vacanciers.Le troubadour écoute; Il compose une nouvelle chanson, comme une ritournelle dans sa tête.Ce soir il la chantera à la Bistrothèque, de Rimouski, ou bien il la gardera pour la CONTREBASSE, de Matane.Le vacancier-Troubadour fait son tour du Québec en musique.Ce matin de juillet le brouillard l’a inspiré puis s’en est allé en épais nuage blanc.Un soleil de plomb a pris la place.C’était comme un levé de rideau.Sa tente et ses effets pliés soigneusement rangés sur le porte-bagage, guitare sur le siège arrière, le troubadour démarre dans sa vieille bagnole.Une route bien paysagée l’attend.Nous l’accompagnons.80 POURQUOI PAS DU JAZZ?Un troubadour, même s’il gratte sa guitare sur des accords qui sonnent le “folk”, ça aime le Jazz.Justement du 2 au 12 juillet a lieu à Montréal le deuxième Festival International de Jazz.L’événement prend une très grande envergure cette année.En tout, pas moins de 28 concerts sont présentés à l’Expo-Théâtre et au Club Montréal.Les concerts du Club Montréal sont gratuits pour ceux qui ont eu la bonne fortune d’obtenir des laissez-passer.Voici en bref l’horaire du festival: Le gala d’ouverture a eu heu le 2 juillet à l’Expo-Théâtre et présentait nul autre que Weather Report.Ensuite au même endroit se produiront Dizzy GiUespie, Tom Waits, Spyro Gyra, Dave Brubeck, Ralph Towner, Pat Goffrey, Arthur Blythe, Uzeb Jazz, Mingus Dinasty et Gerry Mulligan.Tous ces concerts s’échelonnent sur la durée du festival.Pendant ce temps au Club Montréal on pourra entendre Pat Metheny Group, Said Alkhabir, Neilson Sy-monds, Démesure, Charles EUison, l’Orchestre Sympathique, Agartha, Vic Vogel Big Band, Johanne Desforges, David Grissman, Jacques La-belle Trio, St-Jovite Quartet, Buzz, Garry Burton Quartet et OLiver Jones.Voilà une brochette très intéressante que les amateurs de jazz apprécieront.POUR UNE VIRÉE.Tant qu’à courir les grand événements, le troubadour-vacancier, notre guide-connaisseur, sera de la grande Virée du 23 au 26 juillet à La-chute.La Grande Virée, c’est un Festival international de spectacles, le deuxième du genre.L’an dernier l’évènement a attiré des dizaines de mihiers de personnes et on chiffre à 80,000 le nombre de spectateurs attendus cette année.La Grande Virée 81 présentera 90 spectacles, 600 ar- tistes sur 8 scènes.Parmi les noms les plus prestigieux qui ont été invités mentionnons Jean Lapointe, Plume Latra-verse, Corbeau, Diane Tell, Nanette Workman, André Gagnon, Jacques Higelin, Paul et Paul, Gaston Mandevüle, Montréal Transport, Man without Hats.Comme on le voit La grande Virée ne rejette pas les grands du star-système.La présence de ces vedettes l’assure de la participation d’un public nombreux et éclectique.Là commence l’orginalité de la grande Virée car elle propose à ce public mélangé, de découvrir de nouveaux talents, des nouvehes musiques, des nouvelles modes, de rencontrer des artistes étrangers, des créateurs originaux, d’apprécier des spectacles de théâtre inédits.Notre troubadour va s’y faire des amis.Pour vous rendre à la grande Virée prenez l’autoroute des Laurentides sortie 39.BIEN LOIN APRÈS LES LAURENTIDES De Lachute et sa grande Virée, à Rouyn en Abitibi il y a, bien sûr, la très behe et très achalandée région des Laurentides.Les places à manifestations spectaculaires n’y manquent pas; la plupart étant très connues n’insistons pas.Laissons notre troubadour emprunter tout de suite la route accidentée du parc de La Vérendrye et se rendre jusqu’à Val D’Or, à l’hôtel du Peuple, 322 - 3ième avenue, il ira entendre ses amis chansonniers.L’Abitibi, où d’ailleurs se trouvent les très lointaines îles Mouk-Mouk, centre de plein air, réserve à notre visiteur bien des plaisirs.Rouyn-Noranda, ses cheminées fumantes, sa radio communautaire, sa population accueillante, font partie du voyage.Un arrêt à la maison du Mulon, avenue du Lac, s’impose.On y présente d’ex-cehents spectacles tout au long de la saison d’été.Puis on reprend la route pour le Témiscamingue où se tiendront les régates internationales de Ville-Marie, les 18 et 19 juihet.Des activités culturelles et musicales entoureront l’évènement.Justement à Ville-Marie, un groupe de jeunes est en train de faire vivre un café-théâtre au sous-sol de l’hôtel-de-ville.LE SAGUENAY ET LE TOUR DU LAC ST-JEAN Pas de panne, des terrains de camping toujours bondés de vacanciers sympathiques, des couchers de soleil uni- ques à chaque soir, le voyage se continue.Après un détour par Québec, dont nous reparlerons, voici enfin Chicoutimi, Jonquière et le Lac St-Jean.Là ça bouge, ça fourmille.Du nouveau encore cette année.On se souvient du symposium de sculpture de l’an dernier qui nous a au moins permis l’ouverture de la vieille pulperie.Et bien cette année encore le site enchanteur, pittoresque, sera animé tout l’été.On y présentera un recueil d’opérettes et de nombreux autres spectacles variés.Ailleurs à Chicoutimi, l’Entrac, côte Salaberry continue sa programmation de spectacles rock, et La Place, au centre ville, offre une programmation musicale de qualité.Du côté de Jonquière.l’attraction est sans doute La Place Nikitoutagan.Une scène en plein air sur les bords de la rivière aux Sables en plein centre-ville de Jonquière.Durant toute la semaine on y présente divers spectacles dont des artistes de la région et les grandes tournées nationales.Toujours à Jonquière, il y a La Riposte, rue St-Domi-nique où on présente des spectacles de rock surtout et enfin le Caveau des Anciens, rue St-Dominique, où on peut aller écouter du jazz.Dans le quartier Arvida, 254 Boulevard Mellon, La Vieille Gare présente une programmation variée de spectacles de rock, reggae et jazz.Un troubadour-campeur, ça a toujours envie de pousser une de ses compositions autour du feu de camp le soir venu.À St-Gédéon, c’est la place idéale.Centre de plein air fort fréquenté, on y vient de partout pour savourer l’été sur les bords du Lac St-Jean.Des fois on va faire un petit tour du côté d’Alma.Les places pour sortir sont bien intéressantes là aussi.LL y a le Funambule, au centre-ville et le Bar-O-Maîtres où on présente des spectacles de chansonniers.De l’autre côté du Lac à Roberval, il y a La Turlutte où on peut prendre un verre en écoutant un show tranquille.Parmi les évènements qui marqueront cet été au Sague-nay-Lac-St-Jean notons la Traversée internationale du Lac à la fin de juillet et le Festival Western de Dolbeau.Aussi si le coeur vous en dit, vous poussez une pointe du côté du village historique de Val Jalbert où des activités culturelles sont prévues.C’EST SUR LES BORDS DU ST-LAURENT.En redescendant du Saguenay, on se retrouve en plein Festival d’Été de Québec. ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ I ^ 1 ^ 1 ^ 1 ^ L’évènement grandiose attire chaque année de nombreux visiteurs.Cet été, du 2 au 12 juillet, plus de trois cents spectacles et activités culturelles de tous genres sont prévus afin de laisser aux participants des souvenirs inoubliables.Outre le Festival d’Eté, la vieille capitale regorge d’endroits intéressants, petits cafés-théâtres surtout, qui ont une grande vogue auprès d’un public toujours plus nombreux.Bon, quel bord va prendre le troubadour?Quel air se joue dans sa caboche de voyageur?Rive-sud: St-Jean-Port-Joli, La Coureuse des Grèves, café, et le Castel des Falaises, spectacles variés, St-Roch-des-Aulnaies, La Chimère, Ri-vière-du-Loup, Le Café Québécois; Rive-nord: Baie St-Paul, Le Mouton Noir, l’Auberge de Jeunesse, Tadoussac, ses lacs à truite; puis ce sera le bas du Fleuve.Rimouski, La Vino-thèque, Le Café-Terrasse; La Cathédrale; le Bar Ô est fermé.Matane, La Contrebasse; La Vallée de la Matapédia, Causapsca, Le Café, La Virée; voici la Baie des Chaleurs, Carleton-sur-Mer, le bar La Tourelle; Percé: le Centre d’Art; Gaspé: le bar Le Bourlingueur; L’Anse-aux-Grif-fons: Le Manoir Le Bouthil-lier.Tous ces endroits forment un réseau où des artistes de la région et de tout le Québec se produisent durant la belle saison.ENFIN LES ÎLES Les îles, oui enfin.Les îles de la Madeleine, un endroit de prédilection et d’inspiration pour un troubadour, et pour bien du monde.La plage, la mer, des touristes à profusion et bien sûr une place pour la fête et la musique.Le rendez-vous se fait au bar Chez Orner, du Pavillon du Golf, à l’Étang du Nord.Il y a aussi Chez Gaspard à Hâvre-aux-maisons.Sympathique comme tout.Le festival du Homard attirera aux îles bien du beau monde à la mi-juillet.RETOUR AU CENTRE L’envie de gagner l’Estrie (Cantons de l’Est) vient d’envahir le troubadour.Vite, il parcourt sans halte l’autoroute 20.Au Centre du Québec, il hésite un instant.A la croisée des chemins, il y a bien la route pour la Mauri-cie, ses rivières à excursion, son histoire, mais un arrêt à Drummondville l’emporte.Pour se rafraîchir et se détendre, il a entendu parler du Jazz Ad-Lib sur la rue Hériot.C’est au deuxième étage du Manoir Drummond.Belle ter- rasse, belle musique jazzy.On y prévoit même des spectacles.Il décide d’y passer la soirée.Demain il reprendra la route.Mais pour ce qui est de l’Estrie, il laisse le camarade Raymond Morin nous en parler.À toi Raymond.! SHERBROOKE L’Estrie, mère-patrie de nombreux musiciens(ennes) et groupes aujourd’hui bien connus(es), vaut sûrement la peine d’être visitée de long en large, car chacun des coins de ce “pays” a ses propres particularités.Mais comme si Dieu n’avait d’yeux que pour les “capitales”, c’est dans la région centrale, Sherbrooke, qu’il y a les meilleurs spectacles et la plus grande activité musicale.Il n’est pas rare de voir dans les différents parcs, quelques musiciens affairés à trouver les accords qu’il faut pour s’amuser ensemble le temps d’un après-midi.Et bien souvent, nait de ses rencontres forfuites, l’idée d’un groupe et de quelques spectacles organisés pour le plaisir.D’ailleurs, Sherbrooke est le siège social de l’ARMÉ (Association régionale des musiciens de l’Estrie).C’est donc dire que la bonne volonté y est et que l’activité musicale ira toujours en grandissant, année après année.Pour cet été, y a quelques endroits où on pourra apprécier le talent des musiciens locaux, et parfois de musiciens venus de l’extérieur.Par exemple, si on pense à la gigantesque tournée d’Offenbach, une seule salle pourrait les accueillir.C’est le Palais des Sports, mais la date n’était pas arrêtée, ni le spectacle confirmé.Y a aussi le bar-discothèque chez René qui offrira un jam-session de deux jours vers la fin juillet, début Août, avec quelques-uns des meilleurs groupes à être passés là ce printemps: les Neal Bros de Bâton Rouge, le groupe jazz Sherbrookois Démesure, un autre groupe jazz local, Pur Hasard, et possiblement un groupe reggae du nom de Reggae One Love.A part ces deux endroits, et au moment où j’écris ces lignes, il n’y a rien d’autre de prévu pour ce qui est des vedettes de l’extérieur.Ailleurs, on présentera de musiciens locaux.À la Brasserie la Boustifaille, y a un spectacle par fin de semaine, du mercredi au samedi.Donc, du 1er au 4 Juillet, c’est un spectacle de rock avec Yvon Foucault et 3 autres musiciens.Du 8 au 11 Juillet, c’est du folk anglais avec Pierre Liziée et ses musiciens.Par la suite, y a rien de confirmé mais on peut penser à Dave Lapp, folk anglais, Pierre Brunelle, rock-jazz, Epyzode, rock progressif.Y a également le restaurant-bistrot Les Beaux Dimanches, qui présente à tous les dimanches ses déjeuners-concerts.En dégustant une brioche et en sirotant le meilleur cappucino en ville, on peut laisser les chansonniers-troubadours( * ) nous mettre dans l’atmosphère.Y a René Letarte qui vient y faire son tour quelques fois.C’est d’onze heures le matin à 14 ou 15 heures, tous les dimanches.(*) et les duos et trios classiques.À part ces quelques endroits à Sherbrooke, à moins de spectacles surprises à l’inattendu ou au Restaurant le Bateleur, y a rien de prévu.Les salles les plus importantes comme le Café du Palais font relâche l’été, ou abandonnent les spectacles, comme le Bahut.Ou bien comme il s’agit d’auditorium d’institution scolaire, comme l’Université ou le CEGEP, l’été, c’est mort! Et si on continue à tendre l’oreille à l’affût de musique “sympathique” ou d’événements musicaux, presque tous les bars offrent de la musique continueUe (les D.J.sont bons) et des partys spéciaux.LA PATRIE S’il y a une région de l’Es-trie qui a abrité les loyalistes, c’est sûrement East Angus: on n’a qu’à penser à Scotts-town, East Angus, Cookshire, Bury, etc.Par contre, y a d’autres municipalités de la région qui pourraient difficilement être plus francophones, par exemple, La Patrie.C’est le site des fabriques de guitares Norman et Kamou-raska, les plus importantes du Canada.Et c’est à La Patrie également que se déroulera, encore cette année, l’évènement spécial de la région; Guitare et Floralie, les 15 et 16 Août.Une activité qui n’en n’est qu’à sa deuxième année, mais qui a déjà connu le succès.Comme le titre le dit bien c’est un évènement se rattachant aux fleurs, surtout à cause du décor qu’on aménage un peu partout dans le village, et aux guitares, le prétexte principal de la fin de semaine.On organise des compétitions de guitaristes dans deux catégories: folk-western et classique.Le publie peut assister à la compétition, et il y a d’ailleurs d’autres spectacles organisés avec des musiciens de la place.Et comme de raison, les guitares Norman et Kamouraska apportent une aide importante pour la tenue de ce festival.L’année dernière, on avait construit comme attraction, la plus grosse guitare du monde.Une guitare de douze pieds de haut, une fois couchée sur le dos, et de 25 pieds de long, à l’échelle s.v.p.! La guitare du Géant Vert.! DEAUVILLE Cette petite ville se trouve à mi-chemin entre Sherbrooke et Magog, c’est donc presqu’essentiellement un point de transition.Mais s’y trouve un bar dont je m’en voudrais d’ignorer l’existence: La Poupée.Autrefois à Magog sur le bord du lac, la Poupée a acquis une solide réputation et l’administration n’en est plus à son premier show.Aujourd’hui, située à l’Auberge des Pins à Deauville, La Poupée présentera cet été plusieurs très bons spectacles.Le 9 Juillet: Le James Cotton Blues Band, le 15: Papa John Creach, le 24: Willie Dixon et ses musiciens, le 5 Août: Ritchie Havens et un invité spécial, et le 23: le Downschild Blues Band.MAGOG-ORFORD On peut dire que Magog, se trouve au même titre que Sherbrooke, au centre de l’Estrie.C’est un point d’attraction très important et c’est à peine à 20 minutes de Sherbrooke.C’est le site de CIMO-MF 106,1, une jeune station de radio progressive qui s’est avérée être l’alternative tant attendue des radio-philes estriens.Mais du côté des spectacles, c’est assez tranquille.Peut-être quelques spectacles-surprises au Bar La Grosse Pomme, mais à part ça, y a pas grand chose.Et la grosse attraction musicale de Magog, demeure sans contredit le Centre d’art d’Orford, en plein dans la zone touristique déclarée récemment internationale.Ce camp d’études des Jeunesse Musicale du Canada ( JMC) offrira des activités spéciales à chaque jour.Le Centre d’art, du fait même, élargit son champ d’action.Les lundis seront “vernis” avec des expositions de toutes sortes et des démonstrations d’artisans.Les mardis seront “érudits” avec des conférences sur la musique contemporaine, l’encyclopédie de la musique du Canada, le jazz, etc.Les mercredis “juventis” permettront à des jeunes artistes de se faire mieux connaître, par exemple; la jeune violoncelliste ontarienne de 15 ans, Ofra Harnoy.Les jeudis “d’ici” mettront en vedette les étudiants du Centre d’art.Les vendredis “dottori” seront des concerts I donnés par les profs de chaque session.Les “double-samedis” offriront dans l’après-midi à l’Abbaye St-Be-noit-du-Lac des concerts consacrés à la musique française et au chant grégorien.Et dans la soirée, au Centre d’art même, à la salle Gilles Lefebvre, les concerts du Festival d’Orford avec entre autres, Chuck Israël du National Jazz ensemble, le 22 août.Finalement, “les dimanches en folie” clôturent la semaine.Tout d’abord à 14 heures les Sons et Nature: petite promenade guidée dans les bois, égayée de petits concerts éparpillés dans la nature.Et le 2ième volet: Musique et gastronomie à 17 heures 30; De la musique du monde entier avec buffet froid ou chaud selon les spécialités culinaires du pays impliqué.Un bon moyen pour parfaire la culture de son ouïe et de son palais.tout en pratiquant une activité écologique! EASTMAN Une fois le centre couvert, il faut aller vers l’ouest pour trouver d’autres activités musicales.Le premier point d’arrêt: Eastman, réputée surtout pour son célèbre théâtre d’été: Le Théâtre de la Marjolaine.C’est d’ailleurs le plus important, sinon le seul centre de vie culturelle à Eastman.Mais c’est charmant! Et dans la salle attenate au théâtre, il y a la boîte à chanson: le Chat Gris.On y présente durant tout l’été la chanteuse Monique Paiment accompagnée des musiciens de Cyril Beaulieu.En fait, ce sont les musiciens d’en haut, qui descendent à la boîte à chanson après la comédie musicale qui est présentée au Théâtre.On descend finir la soirée, ou continuer le party?.BBOMONT À Bromont, l’été dernier, les gens d’un peu partout au Québec se sont donnés rendez-vous pour les fameuses soirées de l’Été show.Mais cette année, à moins de vouloir se rappeler des souvenirs ou “faire du cheval”, faudra bien aller passer ses “soirées” ailleurs.Autant le dire tout de suite, à part les deux premières semaines d’Août, il n’y aura pas grand chose cet été.Du 31 Juillet au 15 Août se déroulera, à deux endroits, le Festival de musique de Bromont.Un Festival surtout axé sur la musique classique.Le 31 Juillet, Jean- Philippe Collard et le Quatuor Orford, le 1er Août, au Centre sportif et culturel de Bromont, le Preservation Hall Jazz Band de la nouvelle-Or-léan, et par la suite une pléiade de grand oms du classique comme Heinz Holliger le fameux haut-boiste, le 7 Août, Liona Boyd, la célèbre guitariste canadienne, le 15 Août, et le concert populaire, une soirée aryenne qui se déroulera à la lueur des chandelles avec dégustation de vins et fromages au Centre Sportif et Culturel de Bromont, le 8 Août.GRANBY Renommée pour ses nombreux restaurants, Granby peut être considérée comme un des plus importants relais gastronomique du Québec.Et les amateurs de musique auront, bien sûr, quelques bons spectacles à se mettre sous la dent.Au menu musical cet été: y a bien sûr les auditions pour le fameux Festival de la Chanson de Granby, qui vont se dérouler durant tout l’été à l’Escale, puis par la suite, du 25 Septembre au 5 Décembre tous les samedis, ce seront les finales, seule activité vraiment ouverte au public.Au Plateau.Quelques shows avec des groupes de la relève: Terra Pots de St-Jean les 2-3-4-5 & 9-10-11-12 Juillet, Rapids Tears de Toronto les 16-17-18-19, le groupe Relayer les 23-24-25-26 le groupe Hostage les 30-31 Juillet et les 1 et 2 Août, et finalement le groupe Néon de Québec les 7-8-9 & 13-14-15-16 Août.Il y a aussi les casses-croûtes; le Café-Terrasse de la rue St-Jean et le Bar La Sagouine qui présentent quelques chansonniers locaux et parfois de l’extérieur.Une carte assez bien garnie qui peut sûrement satisfaire l’appétit de plusieurs! MNT SCOTTSHILL Plus au nord, il y a Richmond et Asbestos, et entre ces deux villes, il y a Scottshill.Un mont superbe, un terrai nde camping accueillant, et les Spectair 81: Un festival de musique avec quelques spectacles en plein-air, sur un terrain qui peut accueillir de 10 à 15 milles personnes, et en cas de pluie: une immense tente pouvant abriter de 3 à 4 milles personnes.C’est donc une série qu’on veut importante: le tout a débuté avec un double-spectacle: le 27 juin, Pierre Bertrand et Gaston Mandeville; le 11 Juillet c’est au tour de Turlure, un groupe folklorique et de Steve Faulkner.Le 25 Juillet, Manuel Breault y présentera les chansons de son 1er microsillon solo et le 8 Août, le dernier spectacle prévu: Garolou.Mais si tout va bien, il ne serait pas étonnant de voir d’autres shows se greffer à cette programmation.Alors, cet été, pour la foire en plein-air, c’est au Mont Scotthill que ça va se passer! AILLEURS DANS LA RÉGION Ailleurs, autant chercher un paysage intéressant que d’essayer de trouver des bons spectacles.À Lac Mégantic, les amateurs de musique vont à la Brasserie Chez Moi où on écoute CIMO-MF ou bien, vont à Lambton, à l’Auberge de la rivière sauvage, où le D.J.a acquis une solide répu- tation.Je l’écrivais au début, ça vaut la peine de visiter la région de long en large.Par contre, ça pourrait vous prendre tout l’été.Alors, bonnes vacances! LES RADIOS DE L’ÉTÉ En prenant ainsi le tour du Québec, notre troubadour, comme vous tous, a le goût, en roulant, de capter de bonnes stations de radio: pour la musique, pour les informations sur les places à fréquenter, pour savoir comment sont les gens qu’il visite.Cette radio bien québécoise existe.Surveillez sur votre bande MF les radios suivantes.Vous serez agréablement surpris: à Gaspé, CJRG-MF, 103,1 à Rimouski, CKLE-MF, 96,5 à Rouyn, CIRC-MF, 88,7 à Jonquière, CHOC-MF, 92,5 à Québec, CKRL-MF, 89,1 à Magog, CIMO-MF, 106,1 à Montréal, CHOM, 98 ?o n r o ^ l ^ l ^ l ^ l ^ l l ^ l ^ l ^ l ^ l ^ l ^ l ^ l ^ l ^ l ^ l ^ PHOTOGRAPHE _______________________DANIEL POULIN________________________ Il a plus l'allure d'une vedette rock que celle d'un photographe mais qui a dit que les photographes ne pouvaient pas avoir l'allure d'une vedette rock?Plusieurs ne jurent que par lui.Plusieurs insistent pour que ce soit lui qui fixe sur pellicule les portraits qu'ils laisseront pour la postérité.Jeune, dynamique, aggressif, charmeur, ambitieux ne sont que quelques qualificatifs qui s'appliquent sur mesure a ce jeune homme qui maitrise son art avec precision.DENISE MATTHEWS PHOTOGRAPHIÉE PAR DANIEL POUUN DANS LES STUDIOS DE PLAYBOY ENTERPRISES À CHICAGO, FÉVRIER 81.PHOTOS EXCLUSIVES POUR PARUTION ÉVENTUELLE DANS LE MAGAZINE PLAYBOY.’ OVC! ’-r ¦• ¦ ^C/i- t 1ft • •: >- - v‘ - • • > ' ^ ¦¦, • ' '•“ ¦: M%: - ^ i ; ¦ .- tm0 v DENISE MAHHEWS PHOTOGRAPHIEE PAR DANIEL POULIN DANS LES STUDIOS DE PLAYBOY ENTERPRISES A CHICAGO, FÉVRIER ‘81.PHOTOS EXCLUSIVES POUR PARUTION ËVÉI ^ ANS LE MAGAZINE PLAYBOY. SHOWBIZ INC.présente cet été STEPHEN FAULKNER (J!jgng&i££&s2& En spectacle cet ete: 11/7/81 Danville 16/7/81 24/7/81 1/8/81 14/8/81 Sorel Ottawa St-Donat Maniwaki Mont Scotthill Discothèque O-BU-RO Astrolabe Aréna Théâtre Azur En spectacle cet ete: 25/7/81 Lachute 1/8/81 5 au 16/8/81 18/8/81 St-Donat La Grande Virée Aréna Ste-Agathe Le Patriote St-Lin Aréna - À surveiller à T automne: Grande tournée de Plume à travers le Québec Plume Latraverse et Stephen Faulkner sont représentés en exclusivité par: Showbiz International Inc.Tél.: 888-7631 c^v ’ FT v.-V v/ - > ÜÜI BRASSERIE O'KEEFE DEPUIS YVES DUTEIL SUPERSTAR DE L’EUROPE FRANCOPHONE PLUS D’UN MILLION DE DISQUES VENDUS EN FRANCE DISTRIBUÉ PAR RIO RECORDS Les Productions CR représentant les meilleurs groupes rock d’interprétation du Québec Les Productions CR 1091 rue Notre-Dame, Lachine, QC H8S 2C3 - Tel.: (514) 637-4468 ROCH DENIS DU LUNDI AU VENDREDI 15h00 à18h00 la radio des années 1570 À L'OCCASION DE SON QUATRIÈME ANNIVERSAIRE QUEBEC ROCK Vous offre la chance de gagner cette superbe guitare Lys Modèle L-10 — Avec étui Une valeur de $600.00 Le gagnant pourra lui-même se rendre chez le manufacturier et choisir sa guitare.Il pourra aussi visiter l’usine et voir comment on fabrique cet instrument de musique exceptionnel.TRÈS IMPORTANT Pour être éligible, il faut absolument se servir du coupon placé dans cette page et le poster AVANT le 15 juillet, date limite du concours.Envoyez le tout à: CONCOURS QUÉBEC ROCK C.P.115 SUCC.“H” MONTRÉAL, P.Q.H3G-2K5 ÉCRIVEZ TRÈS LISIBLEMENT NOM:.RUE:.VILLE:.CODE POSTAL:.ÂGE: Le tirage se fera aux bureaux de QUÉBEC ROCK vendredi le 17 juillet 1981.SI TU RESSEMBLES À CECI.QUEBEC ROCK A BESOIN DE TOI! L’équipe de QUÉBEC ROCK grossit.Chaque ville doit être représentée.— si l’avis t’intéresse — si tu as du sang de “leader” — si tu trouves la vie ennuyante.QUÉBEC ROCK tWite à faire partie de Léquipe des “représentants”.Remplis le coupon de “participation” et joins-y une photo (naturellement meilleure que celle présentée ci-haut) et envoie le tout à: QUÉBEC ROCK A/S: Maurice Mailhot C.P.115 Suce.“H” Montréal, P.Q.H3G 2K5 IMPORTANT: indique "représentant" sur ton enveloppe et écris très lisiblement.QUÉBEC ROCK “REPRÉSENTANTS” NOM:.ADRESSE:.CODE POSTAL.ÂGE:.ÉTUDIANT (E) ?AU TRAVAIL: ? La MARIE du PORT La Marie du Port 408 St-François-Xavier Vieux Montréal 849-0937 Heures d’ouverture: 3h.p.m.à 3h.a.m.h» mm '.¦*>331 ; *,m.; W.: I.* \ LE MAGAZINE NO 1 DU DIVERTISSEMENT AU QUÉBEC EST FIER DE PRÉSENTER DANS LE CADRE DE LE PLUS GROS FESTIVAL DU DIVERTISSEMENT AU QUÉBEC LA GRANDE VIRÉE LE SPECTACLE LE PLUS INTÉRESSANT DE L’ÉTÉ MESDAMES ET MESSIEURS.PLUME (LE POÈTE FARFELU) GARY U.S.BONDS (UNE LÉGENDE DU ROCK) LE 25 JUILLET À 21H00 SUR LA GRANDE SCÈNE Je ne sais pas trop par quel bout commencer; ce n’est pas que le sujet me dépasse ou me déplaise.Non c’i mains comme un savon qu’on serre trop fort (la métaphore est de Plume).Le Grand Latraverse semble être une énigme, un mystère pour le média et par extension pour son publijj tu chéri Aujourd’hui la contradiction est une chose bien mal acceptée et il est normal que Latraverse, dont la vie des raisons bien plus profondes que les quelques remarques scatologiques qu’il a pu proférer en public, Plume Latraverse est un être touchant, réel et chaleureux, pour lequel ses amis donneraient leur chemi lu masques grimaçants derrière lesquels il abrite sa propre vulnérabilité: Plume a des pinces pour pincer, n caraoac donnent un air guerrier.Parler de Plume en profondeur, sans gags et sans déguisements est une tâche difficile parce que l’homi Mei parler.Pourtant Plume est une montagne d’informations, un conteur-né et un observateur attentif quia iiuldevi Le texte qui suit est le résultat de près de 5 heures d’entrevues sur bandes et d’un tas d’autres déclarât! ûformeli 1980 à juin 1981 et m’a posé de sérieux problèmes de conscience et d’analyse.Tout d’abord Plume s’est loiipsrefu toutes ces heures d’enregistrement, il y a très peu de matériel éliminable; autrement dit, tout est bon et ile indiffici liste qui se demande si ce qui le passionne va nécessairement passionner le lecteur.Enfin, voici tout de même cette vision passionnée d’un Plume plein d’émotions, j’espère ne pas avoir tra ne;.5:1 “Des fois j’m’adonne à penser à ça.De ma génération.Y’m’semble qu’y est pas sorti grand chose.J’te parle au point de vue créatif, des arts ou de n’importe quoi.Y’a eu ben ben des dopés, ben des gars qui se sont rétractés, qui se sont mariés.Y’a Offenbach.Juste dans mes chums.les suicides, pis les morts violentes, j’en compte une gang.Qu’est-ce qui en est resté de tout ça?.” Latraverse, juin 80 SPE mf i$8 LE PASSE COMPOSE ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ lume, c’est d’abord et avant tout le survivant d’une époque qui n’en compte pas beaucoup; une époque de kamikazes de l’esprit dont la majorité s’est retrouvée avec de profondes cicatrices dans le cerveau.Pour comprendre son écri-ture actuelle, il faut se rendre compte qu’il est passé à travers le feu bien des fois.Comme James Dean, Lenny Bruce, Hendrix et les autres, Plume s’est garoché à toute vitesse contre les remparts d’une époque difficile.La seule différence c’est que lui s’en est sorti.En première partie, Plume raconte, et je me suis concentré sur la préhistoire, de 1964 à 1973, puisqu’après, on connaît.C’est, si vous voulez, la vie non-publique de Plume.Ce qui suit est authentique, sorti de la bouche de Latraverse pendant une de ses périodes “sans alcool”.À la demande de notre sujet, nous avons cependant censuré ou éliminé certains éléments plus délicats de sa vie.Mais laissons Plume parler.“Au point de départ, y faut ben comprendre que j’ai choisi la chanson pour éviter la police.” “Disons que j’suis arrivé ici parce que j’me situais difficilement avec les voleurs de chars de mon boutte.Après avoir fait mtzri JÆm .krj' -,ux* une quantité impressionnante de vols à effraction, j’avais un peu d’misère à r’trouver mon identité.Ça fait que j’suis abouti dans l’bas d’là ville, avec c’que j’savais faire, un peu d’pein-ture, pis d’là guitare que j’avais joué dans les orchestres vers 15-16 ans.Quand j’ai vu au Mas (des Oliviers) pis à la Paloma les gars effouèrés dans les coins, j’me suis dit que c’était moi ça.” “Avant j’étais plutôt dans l’trip pantalons bleus-poudre, souliers italiens pis Brylcreem dans les cheveux.D’ailleurs quand j’suis débarqué à la Paloma avec mon coat d’orchestre •fïi SLOW PLUME |l HELLECIUEL MUSCLÉ?” Oil! MARC DESJARDINS EE I,AIRE CARON) Nodi den plus parce qu’il me plait et que je ne veux pas me tromper, que je ne veux pas qu’il me glisse entre les input :ii en cherche la définition au delà de sa simple présence.illaiübasée sur l’acceptation de ses propres contradictions, passe parmi nous comme un iconoclaste, et pour i pub! il robe Sans doute l’un des plus grands artistes de notre chanson, il s’est fabriqué avec le temps une série de ucer, sa carapace est molle et il faut qu’il l’abrite dans des coquilles variées, aux couleurs violentes qui leur l'boi ui-même craint ce genre d’exploration, se disant qu’une fois que tout a été dit de lui, il ne pourra plus fqui point de vue sur tout et sur tous.Il s’agit de trouver le bon branchement et le jus jaillit.jciari i informelles glanées à droite et à gauche au hasard de nos rencontres.Le tout s’est étalé sur 1 an, de juin sest!lîmps refusé à la publication de ses déclarations ((sérieuses”, pour ses raisons habituelles.Ensuite, sur net den difficile de couper dans quoi que ce soit.Finalement il y a toujours la crise de conscience du journa- oiriki mon sujet, ni ses secrets.: r •¦’¦si îk wsfcJKS f .7 -y vi rouge pis mon Rrylcreem qui coulait dans les yeux des “vrais artistes” qui avaient leur Rimbaud sous l’bras, ça a fait un certain effet.Mais moi, l’côté débraillé ça réveillait ma personnalité de bobo.” “J’ai fait les Beaux Arts, mais pas ben ben longtemps, parce que le “Faites-des-lignes.Faites-des-taches.” j’ai vite décroché de ça.Après ça j’ai été portraitiste dans les premiers temps de la rue du Trésor.J’avais une vieille guitare patchée sur l’épaule.J’commençais à chanter dans des places comme “La Catastrophe”.J’trouvais ça ben fascinant.” “C’est dans c’temps-là qu’j’ai commencé à m’appeler Plume.En 64 exactement.Le nom m’est venu en Gaspésie; c’tait un peintre de Trois-Rivières, Clovis, qui me l’a donné.J’faisais des affaires à la plume, j’avais une plume sur la tête.ça fait qui m’appelait La Plume, pis Plume.Après j’ai joué d’là guitare, moitié orchestre, moitié chansonnier au café Prag.pis le nom est resté.T’sé le genre de show où on faisait tirer des Anglais.Après ça, j’ai joué dans les hôtels, avec les avaleurs de couteaux et puis les mangeurs de lames de rasoirs.J’étais animateur d’là soirée pis j’chantais 3-4 tounes grivoises.Tout ça a contribué à me coller le nom de Plume et à me l’faire aimer.J’trouvais ça léger.Y’a juste mes blondes qui ont jamais su comment m’appeler.J’ai pas l’goût d’changer, aujourd’hui c’est Plume (Michel) alias Xavier Laroche, alias Jérôme Lampron et un tas d’autres alias.” “C’était l’zoo en tabarnouche.Moi j’ai été un des premiers de ma génération à avoir une piaule pis les gars qui en avaient pas v’naient baiser chez nous.Moi j’avais mon chevalet pis j’croyais à l’art comme un ciboire.Hey! la piaule coûtait 7.00$ par semaine pis on avait d’là misère à la payer à 2.Évidemment, c’tait sur la rue Ste Famille, comme tout l’monde.” “Là, j’ai commencé à prendre un coup, pis j’ai décroché du dessin parce que c’était pas payant, style, faire du portrait dans les tavernes.Là j’suis parti sur une gigantesque brosse.” “En 1965 on avait une piaule qui s’appelait les Catacombes.On avait pas d’argent, mais on avait des filles qui volaient pour nous autres.Y’avaient commencé par voler des pintes de lait.Pis finalement y’étaient rendues à aller avec un de mes chums chez Eaton.Là, y’essayait des coats de cuir, pis quand ça lui faisait.les filles sortaient avec.” “On était fous en tabarnac!.On s’était volé des camisoles de force, pis on courait dans rue, attachés dedans.Une fois, on a tourné autour d’une p’tite vieille dans une boîte téléphonique.” “Y’avait un vieux polonais qui restait à côté des chaufferies si chez nous.On l’apprivoisait avec des Mae West.C’t’ait grave, y vivait à noirceur, y dormait avec son coat su’l’dos.Dans c’temps-là, on partait avec les meubles d’une place pis on les emmenait dans une autre.Y’en avait des graves dans gang.Au Château, sur la rue St-Dominique, les gars arrachaient les murs pis les escaliers pour chauffer au bois, l’hiver.” “À un moment donné y’a des gars qui voulaient faire de moi le Antoine canadien.Y voulaient m’appeler Horace pis mon band se serait appelé “les Difficiles”.Y m’ont même trainé dans la loge d’Antoine.J’tais sur les pilules.Y m’ont présenté à Bruno Coquatrix.J’ai fait une couple d’émissions de I.V.mais ça pas marché parce que j’disais que j’m’appelais Plume.pas Horace.” “On restait en haut d’un salon mortuaire.On s’crissait sur l’acide pis on allait piquer des pierres tombales.déterrer des ossements.On faisait des concours de vols avec un autre gars qui depuis a été coulé dans l’ciment.” “À un moment donné, tous les gars se sont mis à mourir.Overdose.Y’en a un qui s’est tiré dans tête.Mes 2 autres meilleurs chums sont morts brûlés vifs, parce qu’y’étaient trop stone sur les Mandrax pour se réveiller.” Là, j’ai un peu décroché.J’me disais: “Wow! Où c’est qu’j’suis rendu?!.Ça commençait à jouer au gun, les burns, les motards.J’suis parti sur une autre brosse en Gaspésie.J’arrivais avant les touristes pis j’poignais tous les contrats de décoration de boutique.” “C’est là qu’la Ste-Trinité s’est formée, avec Pierre Landry pis Pierrot Léger.On donnait des shows pis y s’passait de quoi.Moi j’avais écrit ben des tounes.Fait qu’on jouait.On était fous en sacrament! Landry était ben volubile, c’tait l’pro-fesseur, ça fait qu’y donnait des cours d’histoire.Léger c’était l’ancien straight qui s’dévergondait.Pis y s’dévergondait en maudit.Y’s’pactait pis y déconnait.” “Ça fait qu’là le bonhomme de l’Imprévu nous booke pour deux semaines.On a fait un mois pis on pactait la place.On était fous comme d’là marde, en plein milieu d’là crise d’octobre on faisait des affaires ben subversives.Le soir d’là mort de Laporte on est arrivés su’l’stage avec Léger dans une civière, recouvert du drapeau du Québec.” “Dans c’temps-là, y’s’passait rien dans l’Vieux Montréal.L’hôtel Iroquois s’appelait Le Plaza pis c’était des danseuses avec des shows de cul.Le Nelson était la place des débardeurs pis Dumas essayait de vendre des pots à sa galerie-café.Ça fait qu’le boss de l’hôtel nous a donné la salle en bas de l’Imprévu, qui était fermée depuis un boutte.l’ancien Grand Charles.l’ancienne Lunathèque.Y nous a donné un budget de 500.00$ pis y nous a dit de faire c’qu’on voulait.” “On est allé aux Glaneuses chercher des stocks de brassières pis des statues.On a repeinturé pis on a changé le décor.On a appelé ça “Chez Dieu.” “La belle époque de Chez Dieu a duré 3 mois.On avait divisé le club en 4: La Tavernacle, Le Grand Salon, Le Duché de l’Ouest et la Kash-bar.On s’amusait ben, mais c’est devenu un peu heavy.On était animateurs, orchestre, barmen, waiters, on faisait l’ménage.c’tait trop.Après x temps, on s’est dit qu’y fallait sortir de là si on voulait faire de la musique, sinon on allait mourir dans la cave comme tous les bons chansonniers du Vieux-Montréal.” “On a essayé de faire quequ’shows, mais tout ça c’est mort.Y’avait rien à faire avec, on était trop tout’croches pour le monde.On a lâché.Ça s’est fini qu’on a fait un long-jeu “Triniterre”.On s’est assez fait fourrer avec ça.T’sé, on était les jeunes qui voulaient à tout prix faire un record.Le plastique, man, le plastique.” “Ça a découragé tout l’monde.Landry est parti élevé des moutons.l éger est allé élever des motons.dans la gorge.Pis moi j’.Miiië parti au Mexique.J’suis resté là un bout de temps, jusc u’à c’que j’me casse la colonne.Là j’ai été obligé de r’venir.” .“C’tait en 72-73.J’étais croche.Paralysé sur les bords, pis j’me suis demandé c’que j’savais faire.Comme c’tait d’U guitare, j’me suis dit que j’allais en jouer.J’ai écrit des tounes pis j’ai rencontré Cassonade un soir à la Casa.On était en étal de survie.J’avais assez d’tounes pour faire un long-jeu, mais ça a pris un an avant qu’ça arrive.Y’a fallu faire un emprunt a la banque.Phaneuf nous a aidé.Pis finalement on a fait “Plume Poudigne”.Y fallait en vendre 6,000 pour faire nos frais.Pis l’album décollait pas.” Et le reste fait partie de l’histoire musicale locale, de “Plume Poudigne a “Livraison par en arrière”.Plume a fait l’ascension de la montagne sacrée du showbizz québécois.Je vous épargnerai les détails. ¦ - “Sa présence suscitait partout l’admiration L’ambulance partait à une seule mention de son nom C’est pour ça qu’moé j’ai rien compris Le lundi soir où j’ai appris Qu’il s’était tiré l’feu d’Ia rampe En pleine tempe’’.Latraverse “Le feu d’Ia rampe” LE PRÉSENT DU CONDITIONNEL ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ i B ¦ ¦ ¦ ¦ près la sortie de “Livraison par en arrière”, Plume et moi avons eu une longue conversation qui tournait vaguement autour de l’album.Au travers de ses phrases j’ai pu ressentir un certain désabusement face à la musique et à l’industrie.une certaine fatigue du showbizz et de ses mythes.D’ailleurs l’album semble distancier franchement Plume la vedette de Latraverse l’être humain.Je vous livre donc des extraits de notre conversation à dérives.J’en ai enlevé les silences.“J’ai cherché avec d’autres c’que c’était la chanson.On a pas trouvé c’que c’était, mais c’est sûrement d’autre chose que CKOI-FM.— D’ailleurs le dernier album est évident.Y contient un tas de déclarations de principes.— Ouais, j’ie trouve correk aussi.— Y’est en même temps humoristique, en même temps très sérieux — C’est ça qu’y est la force d’Ia chanson, ça rejoint la fable: c’est comme la mousse, c’est toujours vivant.y faut que ça bouge.Tu mets un peu de sel dans la sagesse, pour pas qu’elle pourisse.— Sauf que ton pubüc se rend pas toujours compte de la sagesse, y voit l’humour pis c’est tout.— Ça, c’est sûr.J’ai pogné une discussion avec un tenancier de club l’autre soir, un gars à qui mon gérant a dit que j’haïssais ça jouer dans les clubs.Y me d’mandait si j’me prenais pour un prophète; y’m’disais que c’tait c’te monde-là que j’attirais, les gens de club.Moi j’essayais d’y expliquer que souvent c’est le théâtre qui fait toute l’histoire.les murs, l’esprit.Souvent un club ça reste une affaire de premier degré, soûlerie et cris.C’est comme n’importe quelle job.Moi, ces temps-ci, le moins souvent que j’en fais.ça m’aide.D’un autre côté, ces mêmes clubs-là t’aident à pas te prendre au sérieux quand tu commences à te prendre pour un artiste.” “C’te disque-là y’est presque concept parce que j’ai écrit les textes en dix jours.C’est pas pesant, c’t’un disque léger.Y’a des affaires que j’ai écrit qui peuvent avoir 3 degrés et pis y’a ben du monde qui prennent des affaires comme “Don Qui-chiotte” au pied de la lettre.J’ai fait une satire.Certains m’ont parlé de Paul Piché, mais j’pensais même pas à Piché.C’est une satire Mai 68, pis y’a ben du monde qui y voient mes attributs politiques.— Pourtant y’a une moquerie dans la chanson qui peut te rejoindre par la bande.— Ah mais c’est sûr! La joke là-dedans c’est de pouvoir prendre une distance de 4 pieds, de se r’garder pis de rire.De c’temps icitte j’me r’garde pis j’ris, pis j’ris jaune.— C’est ton premier album où on sent vraiment que tu te moques de toi à travers le reste — De c’temps-ci, j’trouve .ça dur c’que ça fait avec un gars tout ça (le showbizz).Là y’a eu l’Europe rushée.Pis j’vois les shows qui s’en viennent.J’suis rendu au stage où est-ce qui faut que j’apprenne à dire non.Sinon j’vas travailler tout l’temps.J’ai l’impression qu’j’suis en train de devenir un monstre dans ma tête.J’suis tellement habitué de me faire sauter dessus pour me faire dire des conneries, que j’ai comme une réticence envers le monde en général.c’est pas d’Ia paranoïa, mais c’est une manière de dire de m’iaisser c’qui reste: ma sauvagerie.Forcez-moi pas à être sociable.J’suis capable de communiquer avec 2000 personnes, mais j’ai d’Ia misère avec une.J’suis à la veille de faire un autre trip “Noir et Blanc” — Ça se sent ça.— Oui ça se sent en sacrament, mais j’aime ça mélanger les cartes.Comme j’sais pas mal que la moitié au moins du prochain album va être rock’n roll violent.Le chant du cygne du coq.(Rires).R’garde Offenbach.Eux autres y’ont opté pour le rock et puis y l’approfondissent.Moi j’suis incapable de faire ça.Parce que le gars qui s’chante avec son rasoir le matin.c’est une chanson aussi.Pis moi j’peux pas négliger ça.(Pause) T’sé une rock star, c’est pas drôle pantoute! — Tu dois trouver des techniques pour désarmocer ça.— Ah, l’année passée j’ai fait sept shows tout seul avec une guitare ac-coustique, pour me prouver que j’tais encore capable.J’aime bien ça, j’improvise, à la Lenny Bruce et puis j’veux pas perdre ça.En France, j’joue ben gros avec ça.— Le chansonnier dans la tradition européenne.— Ouais, un peu provocateur.J’me permets tout c’qu’ici j’peux pas vraiment faire.J’ai ben besoin de trouver le moyen de faire un happening de ça.Une fois j’ai joué devant l’âge d’or, pis les bonnes femmes étaient venues chanter en avant.C’tait l’fun.— C’t’une dualité chez toi celle de faire le show clean pis de l’autre côté provoquer des idées.de la même façon que t’as la dualité du poète versus le gars qui crie “mange d’Ia marde”.— Le mange d’Ia marde c’pas une marque ~de commerce.C’est de la haute psychiatrie.Plume thérapeute.J’écoutais une toune de Kris Kristoferson hier, “Pilgrim”, j’aime ça pis les 2 faces sont vraies.— Tes 2 faces y’t’amènent avec le temps à une forme de compromis face au showbizz — Ouais, y’a un temps où j’t’ais plus agressif face à ça.Pis là veux veux pas tu viens à en connaître.Pis tu deviens conciliant, pis ciboire, c’te conciliance-là t’amène au plus grand ennemi qu’on puisse avoir: La Sympathie.À partir de l’instant où un gars devient sympathique, là y vient de perdre tout son jus.Y’est sympathique comme une boîte de Catelli — C’est pour ça qu’tu t’arranges pour qu’on dise que t’es correk.mais.le fameux mais.— Ouais.mais y’est pas assez rock’n roll.mais y’est pas assez poète.mais y’est pas assez franc.Non.je l’sais pas tabarnak.j’pense que c’t’un métier qui tue.Pis y faut qu’tu soies capables de dire non.Moi j’marche avec le mythe du fruit défendu.Donne au monde une pomme cachée dans un coin.pis mets leur une vitrine pleine de pommes.J’espère que j’aurai toujours la curiosité d’aller me faufiler du côté du moins beau merle.Moi j’aime ben ça les premières ébauches.avant que ça s’raffine.— T’es dans une période où tu raffines plus.Tes 2 derniers disques sont plus “produits” — Ça doit être le calme avant la tempête, à un moment donné j’vas m’taper une patente croche.J’veux toujours me garder dans la position de faire n’importe quoi.J’veux pas être obligé d’être meilleur pis meilleur.— Pourtant en show, même si t’es rock’n roll, c’est toujours tight.— Ouais, ben ça c’st l’fun, t’sé moi du.(groupe contre-culturel pété).ça m’tente pas d’en faire.On a tellement été plus croche que ça dans l’temps d’Ia Sainte Trinité que maintenant ça m’tente de jouer drette.Pour l’amour du travail ben fait.” “Le dernier long-jeu m’aura appris que j’suis pas rendu au boutte du filon — T’as-tu eu peur d’être au boutte du filon?— Sans avoir eu peur, j’sais qu’avant de partir pour l’Europe j’me d’mandais c’tait quoi l’trip.Moi, j’pense qu’y a un dépognage évident entre “Chirurgie Plastique” pis “Livraison par en arrière” — Ben, c’est évident qu’y a des choses que t’as l’air d’avoir accepté de dire.— Ça c’est parti ben gros du fait qu’avant de faire les chansons, j’avais lu 2 livres, “L’Angoisse du roi Salomon” de Ajar pis “Thérèse et Pierrette à l’école des Sts-Anges” de Tremblay.Ça m’a pogné sur deux axes, entre l’enfance pis l’intérieur.— J’trouve aussi qu’y a tout un côté de tendresse que t’avais pas vraiment exprimé avant.— J’savais pas où placer ça la tendresse.parce que le monde pense toujours que la tendresse c’est entre un homme pis une femme, mais ça peut être de la tendresse devant autre chose.Ou le genre de tendresse qui arrive les lendemains de brosse, pis qui touche autant la fébrilité et la fragilité.Quand tu te sens fragile face à un nénuphar.Parce que souvent c’que t’appelles de la tendresse dans un couple, ça devrait plutôt s’appeler de l’ennui.ou de l’habitude.” “Moi j’trouve de plus en plus que la chanson est un art supérieur.Y’a un côté instantané.Une chanson ça reste dans l’oreille longtemps.Ça transporte à des époques.C’est toujours vivant.Sous des apparences hirsutes.ça se raffine par en arrière.J’commence juste à m’apercevoir d’un style d’écriture qui m’intéresse.Ben des tounes sont carrément des photos de police à compléter chez vous.Y restera toujours que dans toutes ces affaires de showbizz là, y’aura un gars qui jouera de la guitare maladroitement dans le fond d’une cour pis qu’y aura plus à dire que c’que la majorité des singes est amené à entendre.— Ta spécialité c’est de faire que les gens soient pa^capable de tout gober — Ben c’est l’fun de mettre des méandres.Moi j’s’rais incapable de faire une toune straight du début à la fin.Faut toujours que j’ia signe en quequ’part.Parce qu’à partir de l’instant où ça devient sympathique, tu l’mets dans une vitrine.— C’est pour ça que tu t’arranges pour être bête comme tes pieds.— Oui, ça, ça vient après le stade de l’indifférence.(Il se mime parlant à un fatiguant).Câlisse-moi donc la paix.Va donc chez vous.J’vas-tu jouer sur ton terrain.Lâche mon coat.” “Le showbizz me change forcément.Le fait de pas avoir toute ma tête pis de voir ben du monde.Le monde sont fatiguants parce qu’y pensent que tu leur appartiens.— Le problème d’être une vedette prolétarienne.— J’me réserve le droit de fermer ma porte.Mais si j’suis capable de dire non.Faut p’t’être que j’apprenne à dire oui.Pour pas être comme un poète qui vit avec du monde, qui passe son temps à faire des tounes sur la solidarité, mais qui lave jamais sa vaisselles.Ou ben le gars qui passe des nuittes à faire des tounes d’amour pis qu’y baisse même pus sa femme.T’sé c’st illogique.Mais un show c’et pas une job de 9 à S.Tu vis à 100 milles à l’heure, t’es tout le temps électrique.pis tu bois comme un trou.Mais à un moment donné, c’est trop, t’est comme survolté.Overexposed.T’sé c’est toujours câlisse de refuser des jobs fë 0êL ¦ ¥& : K , ¦ .¦¦¦¦>; • r - '•- ^•>V.v' - v - • : .>-;'Pp iïilhte eu æh D % *w 5 PLUME *WOSst hIoS PLUME POUDIGNE Ancien enregistrement Folkways, enregistré dans le shack de Sleepy Blind and Deaf Kid McIntosh, bluesman néo-zélandais, qui découvrit Plume endormi sur le pas de sa porte, une rose dans une main et un rameau d’olivier dans l’autre.Plume y joue de la guitare gaucher et Sleepy l’accompagne au hautbois.8lC»lwP 4 LE VIEUX SHOW SON SALE Premier disque de Conven-tum, rejeté par le groupe parce qu’il n’était pas assez progressif et incompréhensible.Produit par Peter Gabriel qui a envoyé ses instructions par télégramme.Plume a repris l’enregistrement et y a over-dubbé des voix.L’original était en hindoustani ce qui fait que quelques fois, la synchronisation des lèvres de Plume n’est pas parfaite.POMMES DE ROUTE Disque de routier authentique, repiqué sur un CB en mouvement.La plupart des textes sont en fait de l’interférence de chauffeurs de taxi.Le titre signifie réellement que Plume était allé faire un pèlerinage de Rougemont à Mont St-Hilaire et que chemin faisant il avait cueilli des fruits défendus.NOIR ET BLANC Plume étant sur le bord de la faillite à cause d’une histoire de femmes et de Laurence Lepage, son budget était réduit et il ne put faire appel à des musiciens de couleur.Il dut se contenter de sonner comme la tv des pauvres.Le véritable titre était “Gris et gris,” mais la compagnie de disque trouvait que cela faisait trop contraste avec le vrai Plume.32BT/AHTA.I JNTJ.W À 2 FACES Une blague de Plume, qui trippait à l’époque sur les Pyramides et qui a dissimulé une troisième face entre l’envers et l’endroit du disque.La troisième face contient la somme des deux autres au carré et révèle le mystère de l’assassinat de Pythagore.LES PLUS PIRES SUCCES Toutes les chansons de cet album ont joué tellement de fois à la radio que le disque est usé.Ne l’achetez pas.vous allez avoir des scratches.i.itraverse s*:>v /.# ¦ ¦- À L’OUTREMONT Un disque très coûteux, produit par George Brassens et Bob Dylan dont on entend les voix à la fin du disque (pour faire un peu d’argent à cause de l’Union).Le son est typiquement “soul” avec un côté Nashville et quelques emprunts aux copains d’abord.Malgré l’éclectisme de la production, on réussit à reconnaître l’Outremont au travers de l’écho et des effets de studio.S l B ¥ I C [ R A P I G i TORELLI PlZZtùMA Restaurant 167 RACHEl Est Tortilla plane TEL.284-1 LIVRAISON GP fREÊ DtUVF ^ PLz SPAGHETTI lASAGNA CA MERCI | T HA PO" ; F A S T G î V I B ¥ ALL DRESSED Un disque enregistré en 66 pour le magazine Salut Les Copains et mettant en vedette Les Surfs, Michèle Torr, Eric Charden, Sylvie Vartan (qui posait nue pour stimuler tout le monde) et Horace; ce disque a été interdit à la radio française à cause des textes de Hugues Aufray.On a retrouvé les “tapes” dans un sous-sol de Repentigny, chez Mme Brière, entre ses pots de relish et ses steaks faisandés.IM.U H E C H I K E H n ^ar0 .^rRserfs'- .ea\ 'e 9 ''U'0nre Suxann® wart ««*!,»« P0'/' ÿoô.pî»1®;’.0 d'/xndte es "sPPPg :eb\ond.C® pot \i„c O^0^05 44 ,00 c / >S6.Vr^ »e'* .¦»u.e«' -ft»',,®' «»” c.ot -^tftt'îoO t> t®-»6 «« »* ,e» 1 -O'^o' fteV V®’ Î.# ^c0 .-CP _ Ge \P e-.3^v t>» -ftO^e» A« ^>^»;eft.^,^!0 »p CO _v° w9 Tnj0 >0^ 1^ Pv .;X Vv^- oV° s1?- ^IV1 it# -?.! p° CiS #' 0°° # ^tn# GO' ,\0 cP jE.f- ,0^- wH V > < ' rv^ )\0- J,-^» >#>° .0^ K ?^»4i — N »«> r#v >h 5# s# #•1 o è * • « • • • • 4 49 a au moins, quatre tounes qui m’ont accroché.Le rythme est effrayant, soutenu, nuancé.Les enchaînements sont intéressants, les voix mélodiques, les chansons généralement bien construites.La prochaine, la deuxième du groupe, est cousue de fil blanc par Vie Maile (Inmates, Motorhead, 999).“New Hope for the Wretched”THE PLASMATICS Stiff Canada | amedi 9 mai dernier.Minuit.L’ouragan I plasmatique vient de déferler sur la scène du Club Montréal.Dans le hall d’entrée, une poignée d’éminences grises du milieu tentent de retrouver leurs esprits, en attendant de retrouver l’usage de leurs sens.Les oreilles leurs sillent douloureusement, mais ils réussissent encore à s’entendre sur un point: ce qu’on vient de nous servir, ce n’est pas de la musique.Tous d’accord, bien entendu, sauf moi.J’en ai été quit- te pour quelques mines incrédules.Ça, de la musique?Voyons donc.Remarquez que ce n’est pas la première fois, ni la dernière non plus, que je me fais regarder de travers.Sauf que cette fois, j’ai Larousse (le Petit) de mon bord.En effet, à “musique”, on y donne la définition suivante: (n.f.) art de combiner les sons.C’est donc bien de la musique des Plasmatics dont je veux vous entretenir, cette musique qu’on retrouve sur le premier microsillon du groupe^ à nous être offert.Aux États-Unis, le même morceaux de vinyle circule depuis déjà un an et s’est vendu à 100,000 exemplaires.Le bruit qu’on entend sur le disque est sensiblement le même que celui qu’on subit en spectacle.Heureusement, vous avez le contrôle du volume et ça vous évitera probablement l’éclatement des tympans.Le cas échéant, il n’est pas impossible que vous aimiez ça.Quant à moi, voici mon appréciation de “New Hope for the Wretched”: Wendy 0.Williams, Richie Stotts et leurs amis exercent avec maîtrise “l’art de combiner les sons”.Le choix des sons en question est peut-être contestable, mais selon notre définition de tout-à-l’heure, c’est de la maudite bonne musique.Agressive, hystérique, perverse, débile.et très fidèle à l’image du groupe.Ma toune préférée, c’est “Butcher Baby” (la dernière du deuxième côté).de terre; ce concert-là, a été mis en place à la hâte, avec l’aide de musiciens habitant la ville de Mangione, Rochester, ainsi qu’avec la présence de vedettes du jazz ayant accepté d’aider leur ami Chuck.La spontanéité et l’exhubé-rance du moment contribuent à débarasser Mangione de ses tics de compositeur commercial.On retrouve des moments typiquement “cute” à la Mangione, en particulier sur la face 2 qui lui est accordée; ces moments-là ne manquent pas de musicalité, mais ils restent dans le domaine de l’écriture vague.Une taran-telle au début de l’album rappelle les origines de Mangione, mais ne vas pas plus loin.C’est avec ses invités spéciaux qu’il nous ébloui.D’abord Steve Gadd, ce batteur incroyable, qui nous offre une performance unique sur “The XI Commandment Suite”, qui occupe presque toute la face 1.C’est une pièce lourde, pompiériste et très dépassée de Mangione, cependant, elle est orientée autour des percussions et permet à Gadd de belles prouesses et quelques subtilités de son cru.1 HMï Hllui i; SM wonsco JAZZ-JAZZ-JAZZ-JAZZ il VE > “Tarantella” CHUCK MAGIONE (ET AMIS) A ft M “Friday Night in San Francisco” DI MEOLA/McLAUGHLIN/ DE LUCIA CBS “Fictitious Sports” NICK MASON CBS discothèque.C’est le petit cousin italien un peu étrange mais toujours sympathique et qui a réussi.Je dois avouer que j’ai “décroché” de Mangione il y a quelques années, alors que son côté de lutin souriant qui joue pour belle-maman m’a fait opiner du côté des audacieux qu’il avait délaissés.“The Lounge Lizards” THE LOUNGE LIZABDS EQ/Polygram e mois-ci, le champ jaz est étendu, d’un idiôm à l’autre, d’une extrê me à l’autre.Nous commen cerons par le rassurant pou: terminer avec le neuf tout ei se ménageant une petite pa renthèse du côté du Québec.Chuck Magione est devem une institution dans le mond< du jazz.Avec l’immense suc cès que ses derniers disque, ont connu, il est devenu l’in carnation du jazz pour dei millions d’américains qui 1 mettent entre Kenny Roger et Barbra Streisand dans leu: :< huc k > M;»n”k»ic laninMIn Pourtant, Mangione reste un compositeur de talent et un leader intéressant de big band.“Tarantella” est l’enregistrement d’un concert-bénéfice au profit des victimes italiennes des tremblements Ensuite, la face 3 est dédiée à Dizzy Gillespie qui lui, fait honneur d’une manière remarquable avec quelques “classiques” dont une des meilleures versions (en tous cas, une des plus tendres) de “Round Midnight”.Sous la gouverne de Mangione et derrière le génie inépuisable de Gillespie, encore une des voix de la trompette, le big band d’occasion semble avoir des ailes.Un autre grand moment vient sur la face 4 avec Chick Coréa s’asseoyant au piano et interprétant sobrement mais lumineusement “My One and Only Love” avec l’accompagnement de Mangione au Flü-gelhorn, pour une rare fois, audacieux; l’album se termine brillamment avec le “Ail Blues” de Miles Davis qui nous ramène presque à l’époque de la démentielle équipe Davis/Garland/Chambers/ Joe Jones/Coltrane.Encore plus décevant pour moi que cet album “live” de 3 guitaristes exceptionnels, John McLaughlin, Al Di Meola et le maître du néo-flamenco, Paco De Lucia.“Fri- day Night in San Francisco” est ce qui arrive lorsque des virtuoses essaient de s’impressionner mutuellement.A l’écoute de la première pièce, un duo entre De Lucia et Di Meola, on est impressionné par l’ensemble et la virtuosité des 2 musiciens, cependant, 2 faces de notes saccadées, livrées à toute allure, celà donne mal au coeur.Le répertoire choisi n’aide pas, sauf pour la pièce merveilleuse de Gismonti, et les trois musiciens se pensant sans doute à un concert rock, se prennent pour les Alvin Lee du jazz ac-coustique.Aucune émotivité, aucune mélodie vraiment soutenue.Di Meola est imbuvable avec ses déploiements de gammes, McLaughlin parait mal à l’aise sur une 6 cordes métal et Paco De Lucia, malgré des éclairs de génie, reste tassé au milieu de ses feux d’artifice sans but.Pour mes amis les “modernistes”, voici 2 petites perles rares.D’abord, l’album de Nick Mason.oui, le drummer de Pink Eloyd, qui n’a pas grand chose à voir avec le groupe de monsieur.En fait, je ne comprends pas ce que monsieur Mason a voulu faire ici, mais je lui en suis très reconnaissant.Mason a rassemblé autour de lui Carla Bley et son groupe, leur a sans doute payé le studio et les a laissé enregistrer toutes les tounes récentes de Caria Bley (celles dont elle nous avait régalées à l’Outremont).C’est merveilleux; Caria est sans doute, l’un des grands génie du jazz contemporain, et de l’entendre ainsi sur un enregistrement de haute qualité, diffusé mondialement grâce au nom de Mason accolé au sien, me fait chaud au coeur.Ajoutez à celà, le magnifique Robert Wyatt (ex Soft Machine) à la vlimeuse de voix, et vous avez un chef-d’oeuvre que je ne me lasse pas d’écouter.NICK MASON S FICTITIOUS SPORTS I La 2e trouvaille, c’est un groupe de protégés de Robert Fripp, les Lounge Lizards, qui jouent du jazz de fou sous le couvert de la musique de bar.C’est fabuleux, mirifique mais pour oreilles averties seulement.On y entend des mélodies de Thelonius Monk défigurées et refigurées, des airs de Ellington, des thèmes de blues, de piano-bar, chevauchant du Free-jazz et de l’écriture sérielle.C’est le joint parfait entre Free Jazz et New-Wave, de même qu’entre Anthony Braxton et des groupes britanniques comme Slapp Happy ou Henri Cow; ces joyeux iconoclastes sont surhumains et sublimes, s’il y a une nouvelle vague du jazz, les Lounge Lizards la représentent sûrement.QUELQUES DISQUES DE PLUS.PETER FRAMPTON “Breaking all the rules” (A & M) — Depuis son “Frampton comes alive” de ‘76, le beau Peter n’a jamais pu “remonter” la pente dans la cote d’amour du public.Réussira-t-il avec ce nouvel album?Il a mis toutes les chances de son côté: il est devenu plus rocker, s’est entouré de musiciens solides (dont 2 membres de Toto).Il semble bénificier d’un regain d’énergie.Le feu est vert.Parmi les bonnes tonnes, “Dig what I say”, “Breaking all the rules” et “Rise up”.VAN HALEN “Fair warning” (WEA) — Les champions américains du métal hurlant tentent sur cet album de démontrer un peu plus de maturité comme s’ils en avaient besoin.Probablement à leur grande surprise, nous allons leur dire que, non, ils n’ont pas besoin de plus de maturité, ce n’est pas pour ça qu’on les aime.“Fair warning” sera un album décevant pour les “fans” du groupe.Pas mauvais, juste décevant.H y a au moins une très bonne toune, ‘Dirty movies”, mais le reste ne casse rien.Les vieux albums sont encore meilleurs.URBAN VERBS “Early damage” (WEA) — S U faut que vous vous achetiez un disque de “moderne musik”, cet album des Urban Verbs est tout indiqué.C’est un album brillant presque d’un bout à l’autre.Ça “sonne” aéré, “espacé” et ça bouge très bien.La production est impeccable et bien pesée.C’est “flyé” mais pas trop.C’est excellent! QUINCY JONES “The Dude” (A & M) — Quincy Jones, c’est un “génie” de la musique Noire américaine.Il peut tout faire et quand ü s’agit de ses propres albums, ü ne ménage rien.Si vous avez aimé la musique “dansante” de Michael Jackson (“Rock with you”) ou des Brothers Johnson (“Stomp”), vous aimerez ce que Quincy Jones vous propose ici.“Ai no corrida” tourne partout et plusieurs autres titres retiennent l’attention dont “The Dude’’ (une sorte de chanson “rap’’), “Razzamatazz”, “Turn on the action”.De la vraie musique pour vos parties sur le bord de l’eau.Production exceptionnelle.ROBERT QORDON “Are you gonna be the one” (RCA) — Le maitre du ‘ ‘rockabilly rock’ ’, Robert Gordon possède sa gang de “fans” au Québec.Ce nouvel album nous le présente en meilleure forme qu’il y a 2 ou 3 albums.C’est un disque plus “affirmé”, plus senti et mieux rendu.En un mot, c’est le meilleur disque de Robert Gordon depuis longtemps.STARS ON LONG PLAY (Quality) — C’est le hit de l’heure! Certains aiment, d’autres pas, mais chose certaine, ça tourne! Stars on Long Play est la suite de Stars on 45 et l’album comprend 4 medleys d’au moins une cinquantaine de tounes, les plus célèbres étant les chansons des Beatles qui se trouvent toutes sur la première face.D’ailleurs cette face est la plus intéressante de l’album mais puisqu’il faut 2 côtés.Intéressant! ?+ + + + + + + + + + + + + + ^+ + + + + + + + + + + + -i- + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + 1- + + + + + + + + + + + +' + + + + + + + + + + + + + + + -I- + + + + + + + + + + f + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + -!- + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + -K + + + + + + + + + + + +.+ + + + + + + + + + + + + + + + + > + + + + -i -f- + + H- + TOP 40 1 DIRTY DEEDS DONE DONE DIRT CHEAP_________AC/DC/WEA 2 WINELIGHTGROVER WASHINGTON JR/WEA 3 ARC OF A DIVER__STEVIE WINWOOD/WEA 4 PARADISE THEATRE_________STYX/A&M 5 FACE VALUE________PHIL COLLINS/WEA 6 ZEBOP! _______________ SANT AN A/CBS 7 HI-INFIDELITY___REO SPEEDWAGON/CBS 8 EN FLÈCHE___________DIANE TELL/POL 9 FOU __________________ CORBEAU/KD 10 THE FOX____________ELTON JOHN/WEA 11 COUP DE FOUDRE_______OFFENBACH/CBS 12 MISTAKEN IDENTITY__KIM CARNES/CAP 13 LIVRAISON PAR EN ARRIÈRE_PLUME/CBS 14 FABIENNE THIBEAULT________FABIENNE THIBEAULT/KD 15 FAIR WARNING________VAN HALEN/WEA 16 LOVERBOY______________LOVERBOY/CBS 17 MOVING PICTURES___________RUSH/CAP 18 MECCA FOR MODERNS________MANHATTAN TRANSFER/WEA 19 LONG DISTANCE VOYAGER________MOODY BLUES/POL 20 PIERRE BERTRANDPIERRE BERTRAND/B.B.21 HARD PROMISES_______TOM PETTY/MCA 22 CLOSER_____________GINO SOCCIO/QUA 23 SHEENA EASTON_____SHEENA EASTON/CAP 24 MANUEL BRAULT__JMANTJEL BRAULT/T.C.25 THE DUDE________QUINCY JONES/A & M 26 CONCERT FOR PEOPLE OF KAMPUCHEA____QUEEN, WINGS, ETC./WEA 27 FACE DANCES________________WHO/WEA 28 SUCKING IN 70’S_ROLLING STONES/WEA 29 LEYDEN ZAR_________LEYDEN ZAR/A&M 30 SOMEWHERE IN ENGLAND________GEORGE HARRISON/WEA 31 ANOTHER TICKET____ERIC CLAPTON/POL 32 NATURE OF BEAST______APRIL WINE/CAP 33 EN COULEURS_______GILLES RIVARD/KD 34 DEDICATION_____GARRY U.S.BONDS/CAP 35 STARS ON LP____________STARS ON/QUA 36 MAN ITOU__________CLAUDE DUBOIS/KD 37 AUTOAMERICAN___________BLOND IE/CAP 38 DOUBLE FANTASY_______JOHN LENNON/ YOKO ONO/WEA 39 NIGHTWALKER____GINO VANNELLI/CAP 40 CAPITAINE NO___________CAPT.NO/T.C.CETTE COMPILATION EST EFFECTUÉE PAR LE SERVICE DE RECHERCHE ET D’ENQUÊTE DE QUÉBEC ROCK ET N’EST PAS NÉCESSAIREMENT BASÉE SUR LES VENTES * INSTRUMENTS DE MUSIQUE PAR MARC DESJARDINS CHARLES BARBEAU; DU PIANO DE LA CASA AUX SYNTHÉTISEURS POLYPHONIQUES Charles Barbeau, c’est un nom bien particulier pour la musique d’ici.Ce nom-là a figuré au milieu de bien des ensembles, derrière bien des vedettes, sur un tas de pochettes de disques.À 24 ans, Charles est déjà un musicien très en demande en tant que pianiste, chef d’orchestre ou claviériste.Cet été, il dirige l’ensemble de musiciens-comédiens derrière Denise Filia-trault, dans “J’ramasse mes p’tits pis j’pars en tournée.” .À l’automne, on la retrouvera un peu partout, comme d’habitude.Pour l’instant, il parle de claviers, au grand bénéfice des lecteurs de Québec-Rock.a première fois que j’ai vu Charles (on l’appelait alors Chariot) il ta-pochait joyeusement sur le piano déglingué de la Casa-nous.Il avait 16 ans.Un peu plus tard, je le retrouve avec Plume (il figure éminemment sur “Noir et blanc” et joue sur “Plume Poudigne” et “Le vieux Show Son Sale”).Depuis ces jours historiques, Charles Barbeau a fait de la belle musique aux côtés de bien du monde, entre autres Valiquette, Louise Forestier, Jean-Pierre Ferland, Robert Charlebois, Félix Leclerc, Pauline Julien, Diane Juster, André Gagnon.etc.Ouf! À présent c’est un chef d’orchestre respecté qui ne ressemble que vaguement au “freak” qui mettait un tuxedo pour jouer.Et il n’a pas son pareil aux synthétiseurs.Justement, les synthétiseurs?“Jouer du synthétiseur, ça te fait te rendre compte à quel point le temps passe vite.Comme ça dépend de la technologie tout le temps, ça se démode bien vite.Prend par exemple le Polymoog, le premier synthétiseur polyphonique; quand c’est sorti, c’était supposé être la fin du monde.Aujourd’hui.ils te le donnent, y’a pus personne qui en veut.Mon CS 80 (Yamaha), est déjà démodé à cause de son peu de mémoires de pro- grammation.4 mémoires c’est peu surtout si y faut que t’en utilise 2 pour avoir un bon son de cordes.” Charles m’explique qu’il ne faut jamais se laisser prendre de court, jamais se laisser dépasser.Jouer du synthétiseur doit être une passion.Il me dit qu’à chaque fois que sort un nouveau clavier, il court l’essayer.Il ne faut pas faire d’excès non plus.En ce moment, la nouvelle rage est aux synthétiseurs digitaux, reliés à des micro-ordinateurs et capables de milliers de sons.mais ces machines vont chercher dans les $30,000.00, $70,000.00 pour le Fairlight qui peut reproduire n’importe quel son enregistré via un microphone (Peter Gabriel s’en est servi sur son dernier microsillon) .Charles me dit qu’il achèterait peut-être une maison avant d’investir une telle somme dans un clavier.Et puis avec le temps, les prix des nouveaux développements électroniques baissent.Nous en revenons aux mémoires.“Si mon CS 80 n’a que 4 mémoires, le nouveau Jupiter 8 de Roland en revanche, en a une soixantaine.Ça veut dire que tu pitonnes pus pendant un show.Tous les sons tu les as en mémoire, tu les a trouvés à la maison, pis y restent dans la machine.Par contre, je vais te dire une chose.Je n’ai pas trouvé un seul synthétiseur polyphonique qui ait la rondeur du CS 80.Le CS 80 a un avantage énorme, c’est son clavier qui contrôle le vibrato, la touche en est proportionnelle.Chaque note a une couleur, différente selon que tu appuies plus ou moins dessus.C’est important pour avoir des cordes qui sonnent vraies, parce que dans un ensemble à cordes, le violoniste ne donne pas son vibrato au même moment que le violoncelliste, et ça ça fait toute la différence du monde.” Avant d’aller plus loin, si - > V v ¦ U on faisait le tour de l’équipement de Charles.Tout d’abord, un Yamaha CS 80, dont il se sert pour tous les sons d’ensemble, cordes, cuivres ou son d’orgue Hammond B3.Le CS 80 a 8 voix polyphoniques.Ensuite, le Jupiter 4 de Roland, à 4 voix polyphoniques.Celui-là double l’autre, mais sert en particulier dans les mélodies superposées ou dans le soils polyphoniques.Ensuite vient un Roland SH 7, à 2 voix, pour les sons très purs comme les ondes Marte-not.Il a découvert que le Roland offrait les mêmes avantages que le MiniMoog en plus de gadgets du genre arpèges automatiques à un prix compétitif.Il y a aussi un Space Echo Roland, un égalisateur paramétrique Furman et un “Fla-ger Doubler” de MXR.“Le Doubler c’est le gros secret des cordes.Ça dédouble le son, avec un léger délai, ça lui ajoute de la brillance et ça le met un peu hors phase par rapport à la source.En show, je me sers de ça pour les cordes avec le Space Echo et une répétition de 4 écarts, pas trop poussée, et une chambre de réverbération BX 10.L’accumulation des réverbérations et les cancellations de phases donne un son très réaliste.” Pour l’amplification il se sert d’un crossover électronique JBL, d’un ampli Crown 300 et a une boîte qui se compose d’éléments JBL comme la Tychobrae, basse E 140, moyennes 2350 ainsi qu’une lentille JBL pour les hautes et ultra-hautes, la boîte a été montée par Luc Hébert.Il ajoute à ça quelques effets comme le Phaser Mutron pour les sons électroniques; il s’en sert également en conjonction avec le son de clavi-net du CS 80 pour lui donner une texture funky.Il a aussi un compresseur MXR et un Chorus Boss.Je remarque que lui, le grand pianiste, n’a pas de piano.“Non, pas de CP 70, ou autre chose du genre.Je n’aime pas les pianos électroniques et je préfère louer un vrai piano quand j’ai à m’en servir.Celui que je préfère c’est le Conservatoire de Yamaha, le C7, qui a une sonorité très belle.D’ailleurs je ne joue jamais en même temps piano et synthétiseurs, je m’arrange pour faire l’un ou l’autre.Je pense que c’est presque impossible de faire une bonne job sur les 2 en même temps.” “Tu sais, chaque synthétiseur a sa personnalité propre, un son caractéristique.J’ai souvent essayé de retrouver un son du CS 80 en mettant les mêmes réglages sur le Jupiter 4.Ça ne sonne pas pareil.Dans un synthétiseur particulier, l’oscillateur est meilleur, dans l’autre c’est le contrôle d’enveloppe.et ainsi de suite.” “D’ailleurs, on a fini de considérer les synthétiseurs comme des imitateurs de sons.Ce sont maintenant des instruments à part entière.Les synthétiseurs appartiennent à l’avenir.Ils ont le son que les gens ont dans l’oreille pour les années 80.” On en vient à parler de technique.“C’est très important pour un claviériste d’avoir une excellente technique de piano.C’est très important dans le phrasé des cordes.Il faut bien savoir quel phrasé on veut, quel espace on prend.Dans un ensemble à cordes, il y a en général 4 voix, 5 pour un orchestre symphonique.Tu as le 1er violon, 2e violon, alto et violoncelle, contrebasse pour le symphonique; donc, sur le clavier, avec 4 doigts tu as ton étendue.Si tu laisses aller tes doigts, tu as tendance à en faire trop.Tu fais des voix inutiles.Il faut penser orchestre.Moi, je me force à jouer mes partitions de cordes avec 4 doigts.Une des choses qui m’a aidé, c’est le cours d’orchestration que j’ai pris avec Richard Ferland de la Faculté de Musique de l’Université de Montréal, je sais quoi jouer, parce que je pense à l’instrumentation que je crée, comme un orchestre entre mes mains.” “C’est important de tripper avec les sons.Pour une tournée avec Alain Barrière, j’ai étudié le son de l’accordéon avec un vieil accordéoniste français.Je l’ai fait tenir des notes, j’ai trouvé les résonnances.Ensuite, je lui ai demandé de me jouer des mélodies typiques.Il y a une façon différente de penser pour chaque instrument.Par exemple, l’accordéon utilise beaucoup de triolets.Ce n’est pas suffisant d’appuyer sur le bouton “cuivres” pour qu’en laissant courir tes doigts sur le clavier tu aies immédiatement un ensemble de cuivres.Un trombone fait des accents d’une façon, un saxophone d’une autre.Le jeu de main est crucial.” Alors, pour l’apprenti-cla-viériste?“D’abord, je le répète, c’est très important d’avoir fait du piano, de ne pas commencer directement sur le synthétiseur.Ensuite, faut pas s’garrocher tout de suite sur le clavier à $8000.00.On commence sur un monophonique, on étudie les sons, les oscillateurs, les filtres, on explore.Et puis après, on peut passer au polyphonique.Une chose cruciale.c’est d’être en contact avec d’autres joueurs de claviers, d’échanger des sons, des informations.On ne doit pas s’enfermer et garder ses affaires pour soi.Une tournée avec Boule Noire compte parmi mes plus belles expériences.On était 2 claviéristes et un batteur.L’autre claviériste c’était Daniel Barbe et j’ai beaucoup appris dans os échanges.” Et lui maintenant?“Oh, je vais me remettre au piano un temps, je pense.Ça me manque.” harmonilab ne LABORATOIRE UNIQUE DE GUITARE AU CANADA SPÉCIALISTES EN - RÉPARATIONS - MODIFICATIONS - CRÉATIONS EXCLUSIVES MAINTENANT: VENTE ET ÉCHANGE 4592 ST-ANDRÉ, MONTRÉAL, QUÉ.H2V 2Z8 TÉL: 521-6172 HEURES D’ACCUEIL: 9H00  17H00 LUNDI QU SAMEDI NOUVEAUX PRODUITS PAR DANIEL A.VERMETTE A SPECIAL CLAVIERS C’est pas facile d’être objectif lorsqu’on parle de claviers (surtout si on est musicien) parce que c’est peut-être l’instrument contemporain qui trahit le plus une personnalité musicale et devient subjectivement complice de l’exécutant.C’est pas non plus facile d’exposer les nouveaux produits au lecteur pas nécessairement confirmé que les prix et la complexité peuvent effrayer.Mais nous allons “exposer” en “objectivant” le plus possible (quel Français impeccable!!).J’aimerais bien souligner cependant que les produits traités dans cette chronique ne sont qu’une parcelle du marché des claviers; ils représentent cependant la fine pointe de la science technologique musicale et sont une bonne référence à un éventuel achat.DYNO-MY-PIANO ne compagnie de San Francisco spécialisée dans la modification des pianos électriques Fender Rhodes, DYNO-MY-PIANO offre aux claviéristes la possibilité de modifier le signal de sortie de cet instrument tant au niveau de la pré-amplification que de la tonalité.Les bobines magnétiques ont été améliorées et le pré-amplificateur fonctionnant sur un courant continu ou alternatif réagit plus rapidement aux impulsions des lamelles métalliques.La qualité générale s’en trouve ainsi d’une supériorité inégalée: Le contrôle du volume plus linéaire, les tonalités basses plus profondes et les hautes plus mor- l~sar> 9 9 j HMH dan tes, le tout régi par deux potentiomètres doubles.Une pédale percussive est également installée et permet un contrôle rapide des dynamiques.L’instrument ne présente aucune modification physique apparente et son poids est sensiblementle même que le Rhodes; un bloc d’alimentation super fiable avec recharge automatique des piles lorsqu’utilisé sur courant alternatif.Un modèle stéréo du ProPiano est également disponible.Prix de détail suggéré: $2,500.00 LA BOÎTE DE SON 5030 O.Sherbrooke, Montréal, F.Q.(514) 489-6851 Æd ptzapfx*C'S USHiSKBB SEQUENTIAL CIRCUITS ne jeune compagnie californienne, SEQUENTIAL CIRCUITS présente quelques nouveaux synthétiseurs.Parmi ceux-là on retiendra d’abord le PRO- ONE: un petit bijou monophonique.Construit physiquement d’une façon assez ressemblante au classique “ mini-moog” britannique, son électronique est d’une qualité rare et les contrôles très précis.La section “modulation” (vibratos, répétitions, segmentations et autres.) permet de contrôler le son, le filtre, l’amplitude ou plusieurs simultanément (par l’entremise de la roulette à gauche du clavier ou directement à l’intérieur du système).Les 2 oscillateurs ont des contrôles séparés d’accordement, de piétage, de forme d’ondes.8 contrôles du filtre (VCF) dont 4 pour l’enveloppe et quatre contrôles d’amplification (enveloppe VGA).3 formes d’ondes sub-audio, un séquenceur de 40 notes programmables et une section d’arpèges à vitesse variable viennent compléter le PRO-ONE.Conçu depuis un certain temps mais distribué exclusivement aux États-Unis jusqu’à tout récemment, le PROPHET-5 est un synthétiseur polyphonique à 5 voix et 10 oscillateurs, compact, léger et “efficace”: un clavier de 5 octaves, pile incorporée d’une durée garantie de 10 ans et servant à la protection des programmes des 40 mémoires (ces mémoires sont d’ailleurs préprogrammées mais peuvent être modifiées pendant exécution ou complètement changées si désiré).Les contrôles de modulation, des oscillateurs, du filtre et de l’amplification sont sensiblement les mêmes que sur le PRO-ONE mais leur effet se dirigent sur 10 oscillateurs au lieu de 2.Les mémoires sont entièrement digitales et peuvent être mise en fonction par simple commutation.Finalement une caractéristique des plus intéressantes, la possibilité de mettre en storage sur cassette les 40 mémoires et d’utiliser à nouveau la totalité des possibilités offertes par ces mémoires; la cassette peut réactiver les mémoires lorsque désiré.Prix de détail suggérés: Pro-One: $995.00 Prophet-5: $7,495.00 Détaillant exclusif au Québec: LA BOÎXE DE SON 5030 O.Sherbrooke Montréal, P.Q.(514) 489-6851 ROLAND n nouveau moniteur de scène aux dimensions et au poids réduits (11.8” X 6.6” X 6.4” et 7.7 Ibs) qui peut accepter une charge nominale de 100 watts RMS.C’est un système à 2 hauts-parleurs coaxiaux de 12 cm avec une réponse de fréquence de 100 Hz à 17 KHz.L’impédance est fixée à 16 ohms et on a inclus au panneau arrière une prise d’entrée et une autre de sortie (pour branchement en parallèle de plusieurs moniteurs); un accessoire indispensable est également installé sous l’enceinte: l’adapteur universel des supports de microphones.Le MS-100 s’avère donc d’une praticité incontestable et d’une grande résistance (moulé en plastique dur, grilles métalliques protectrices des hauts-parleurs.Un modèle est également disponible avec atténuation et impédances variables.Prix de détail suggéré: $180.00 chacun.Importations Great West inc.8675 Delmeade Montréal, Qué.H4X 1M1 • * i ® T i * T i : M i 1 T m M i i i i i i i i iiiiiimiiiiiiiiiium'i KORG armi les nouvelles recrues de la grande maison japonaise fabri-cante de claviers, il y a d’abord l’orgue portatif CX-3.Le son puissant et légendaire des orgues à lampes des années ‘50 et ‘60 est maintenant possible avec cet instrument de petites dimensions et au poids dramatiquement réduit (21 livres environ).Les problèmes de transport sont réglés une fois pour toutes et la qualité sonore tant recherchée est pleinement rendue.Les contrôles accessibles de la main gauche comprennent: des potentiomètres d’accordement ( + ou -), de saturation de niveau d’entrée (overdrive), de tonalités haute et basse, de volume et d’évanouissement des accents, de volume général et de bruit sec (click); 9 curseurs à dix positions chacun pour la composition des sons et des harmoniques (16’ à 1’) et des commutateurs digitaux pour les fonctions du “leslie” électronique, du piétage des accents et de mémoires préenregistrées.L’orgue BX-3, semblable à l’autre mais avec deux claviers (ce qui étend davantage les possibilitées) et 2 séries de contrôles est également dis- ponible.Également chez KORG le nouveau synthétiseur polyphonique TRIDENT à 8 voix et 16 oscillateurs.Plus léger grâce à l’installation de contrôles digitaux, il peut emmagasiner 16 mémoires programmées par l’exécutant (avec un circuit de protection contre les accidents involontaires); il dispose également de 3 mémoires préprogrammées fréquemment utilisées (piano, piano électrique et clavinette).L’électronique est divisée en trois parties principales: synthétiseur, cuivres et cordes; chacune de ces sections est indépendante et peut être mixée avec les autres.Parmi les caractéristiques additionnelles, l’installation d’un “flanger”, la possibilité de diviser le clavier en 2 groupes distincts et des sorties et entrées séparées pour chacun des trois groupes au panneau arrière.Prix de détail suggérés: orgue BX-3: $3,750.00 pattes: $450.00 orgue CX-3: $1,795.00 Trident: $4,995.00 ERICKSON MUSIC regM 7750 rte Irans-Canada Ville St-Laurent, P.Q.(514) 731-7567 AUDIO PAR DANIEL A.VERMETIE QUOI DE NEUF?POUR LE CONSOMMATEUR AVERTI Au mois de mai aux Etats-Unis et en juillet au Canada, c’est la foire des fabricants audio et la présentation des nouveaux produits actuellement en chantier ou sur le point d’être mis en marché.A Chicago, un nombre imposant de nouveaux composants stéréophoniques ont été déployés et pour la chronique, l’équipe de Québec Rock (expressément déléguée au congrès annuel) a choisi quelques appareils à travers la multitude des kiosques visités susceptibles d’allécher l’appétit auditif de ses lecteurs-audiophiles.La plupart des produits traités ici ne sont pas encore distribués officiellement au Canada mais devraient l’être d’ici l’automne.Ça donne toujours le temps d’y penser sérieusement.QED es nouveaux disques digitaux ou gravés directement sur la matrice obtiennent une dynamique très proche des sons réels.Pour les rendre à l’oreille de l’auditeur on doit amplifier ces sons en conservant leur réalisme dans son entité.QED y a songé et présente le QED-440 un amplificateur de puissance de classe A à usage domestique.Il délivre 220 watts/canal de puissance continue à 8 ohms avec une réponse de fréquences de 10 à 100,000 Hz + 3Db.La vitesse d’ascension des circuits est de 2 microsecondes, le rapport signal/bruit de 103Db.Comme la plupart des amplis de classe A, le QED-440 est de construction modulaire.Un double système de protection des hauts-parleurs et de l’amplificateur, sélection des impédances de sortie (2-4 ohms ou 8-16 ohms) par commutation au panneau arrière, bloc d’alimentation à blindage d’aluminium qui concentre le champs magnétique et élimine le ronflement et un ventilateur à double vitesse idéal dans les situations où la pleine puissance est utilisée et que la surchauffe peut signifier un danger aux circuits.Prix de détail suggéré: $1,250.I.C.ELECTRONICS LIÉE 2148 Trans-Canadienne Dorval, Québec H9P 2N4 TECHNICS Les circuits intégrés font maintenant partie intégrante du monde audio et permettent d’emmagasiner un nombre imposant de données dans un espace restreint.Les produits s’en voient automatiquement plus précis, plus complets et d’une efficacité décuplée.Exemple idéal que cette nouvelle platine à mouvement tangentiel SL-QL1 de Technics: Le moteur à courant continu est contrôlé par un microprocesseur qui lui assure une vitesse très constante et des pleurage et scintillement incroyable de 0.012% WRMS (variations de vitesse de + 0.002%).Les contrôles disposés au panneau avant de la table permettent 2 vitesses rapides avant et arrière de localisation, le retour automatique du bras de lecture, l’arrêt automatique et la répétition des programmes déjà entendus.On remarque également dans le système d’entraînement, la sélection automatique des formats des disques et les vitesses correspondan- tes (33 1/3 et 45 tr.m.) Le plateau est d’aluminium moulé.Le bras radial droit et court présente de nombreux avantages: faible masse, erreurs de sillonnage minimes ( + 0.1%), fréquence de résonnance très basse (12 HZ) et l’entrainement par un moteur à courant continu.La cartouche à aimant mobile incluse à l’achat de la SL-QL1 est fabriquée par Technics: aimant en cobalt samarium, pionte de style elliptique en diamant, voltage de sortie de 2.5 volts, réponse de fréquences de 10 à 50,000 HZ (20 à 35,000 HZ + 3Db.), séparation de canaux de plus de 22Db (à IKHz) et force d’appui de 1.25 grmes.Dans la tradition de Technics, cette table est d’un esthétisme sans bavures, sa taille fine et élancée et tous les contrôles peuvent être opérés le couvercle fermé.Prix de détail suggéré: $750.RADEX LIÉE 650 Boulevard Lebeau Montréal H4N 1R9 322-3250 SANSUI mm a compagnie japonaise qui se taille une place de choix sur le marché audio nord-américain depuis déjà plusieurs années présente cette année un choix de 15 systèmes SUPER COMPO différents et de nombreuses options et composants additionnels.LL me fallait faire un choix et ce choix s’est porté (je ne sais pourquoi) vers le système 8100 le haut de la ligne dans les SUPER COMPO.De haut en bas on remarque: La platine FR-D45 à entrainement direct, entièrement automatique, système optique des formats des disques, contrôles au quartz, bras de lecture à masse balancée et des pleurages et scintillements de ss 0.025%; le syntonisateur T-9 à localisation et verrouillage au quartz, 6 mémoires AM et 6 FM, localisation automatique (FM) et manuelle (AM), cadran à diodes de la force des signaux FM; l’amplificateur A-9 de 65 watts/canal avec contrôles de volume à pressoirs, préamplificateur pour cellules phono à bobines mobiles, étalage à diodes de la puissance de crête, contrôle d’intensité dynamique variable, prises d’entrées et de sorties de magnétophones sur le panneau avant; Le magnéto-cassette D-150M aux contrôles doux du mécanisme, localisation automatique des programmes du ruban, 2 indicateurs des niveaux de crête à 18 segments (LED), accepte les rubans métalliques, obtient des pleurage et scintillement de 0.05% (WRMS); les enceintes acoustiques à 3 voies S-57 avec une sensibilité de 91Db SPL à 1W/1 mètre; enfin le cabinet qui niche tous ces composants, le GX-95 à 2 portes vitrées, fini plaqué noyer et avec une prise de casque d’écoute au bas du panneau avant.On remarque également sur la photo le AT-15, un régulateur de programmes audio qui active automatiquement les autres composants de la chaîne pour fin de lecture ou d’enregistrement à l’heure voulue et pour une durée n’excédant pas 24 heures (optionnel).ELECTRONICS DISTRIBUTORS 2718 Louis-A-Amos, Lachine, P.Q.H8T 1C3 GRUNDIG ne nouvelle série d’enceintes acoustiques en plastique moulé qui plaisent à l’oeil et à l’oreille.Deux groupes distincts: la série M qui peut être installée au mur et la série SM avec support inclus de plus grandes dimensions.Les encein- (814) 636-8986 tes peuvent accepter des puis- G > 5.M.m G Audio Shop 1193 de la Montagne icPS] Montréal, Québec H3G 1Z2 !(C=D) 514 871-0091 lapason GUITARES — BATTERIES INSTRUMENTS ET ACCESSOIRES ORGUES - PIANOS VENTE — ÉCHANGE — LOCATION — SERVICE TAMA LYS FENDER YAMAHA K/MOURASKA OVATION 6260 ST-HUBERT (METRO BEAUBIEN) TEL.: 277-9786 7788 SHERBROOKE EST (MÉTRO BEAUGRAND) TÉL.: 354-8008 WiiSiê îiiiiîiifflliiiUirMiii'.iwriiîi.-iirMHRi;; in lit.-in fini fil itui h I îi h f i» RW 700 GRurtOIC» sances nominales de 65 watts (modèle M300) à 180 watts (modèle SM3000) et obtiennent des réponses de fréquences de 50 à 25,000 Hz (M300) à 25 à 25,000 Hz (SM3000).On remarque sur la photo le modèle SM2000, un système à 3 voies avec radiateur passif.Également nouveau chez Grundig, une radio-cassette portative, le modèle RR750.AM,FM stéréo avec boutons-pressoirs programmables, horloge et sonnerie, ondes courtes, cassette à arrêt auto- matique.La puissance de sortie est de 3 watts/canal, 2 micros sont incorporés, un système d’expansion de la stéréophonie, un contrôle automatique du volume d’enregistrement et des fondus variables.Prix de détail suggérés pour les enceintes: de $344./paire à $1,412./paire.Prix de détail suggéré pour le RR750: $639.00 INTERPAL 1088 Younge street, rte 303 Toronto, Ont.M4W 2L2 (416) 923-7233 BANG ET OLUFSEN n me faisait remarquer il n’y a pas longtemps la grande qualité des produits Scandinaves (cinéma, meubles, audio, etc.) en rapport à la situation géographique et à la population de ces pays nordiques.C’est tout de même surprenant de constater l’extraordinaire sens artistique et la quasi-inexistance de mauvais goût qui en sont exportés.La chaleur et la sensualité du Danemark se remarque d’ailleurs très rapidement chez le fabricant d’appareils audio Bang et Olufsen: de la table tournante à mouvement tangentiel jusqu’au système le plus perfectionné de contrôle à distance en passant par les enceintes acoustiques, on retrouve cette grande classe et ce sens aïgu de la qualité rare.Tout ceci m’amène en fait à parler d’un tout nouveau produit de la compagnie: le casque d’écoute TJ70.On est d’abord attiré par la forme singulière de l’appareil, forme rectangulaire, d’une originalité incontestable.Mais finalement, on s’aperçoit que là ne s’arrêtent pas les caractéristiques du casque: principe orthodynamique et semi-ouvert, légèreté (300 gr), réponse de fréquences neutre et de grande étendue et enfin l’ajustement du casque pour toutes les formes de têtes et d’oreilles!! c’est presque gênant.Prix de détail suggéré: $150 BSR CANADA LIEE P.O.Box 7003 Station B 26 Clairville Drive Rexdale, Ont.M9V 4B3 LA GRANDE VIRÉE 2e FESTIVAL INTERNATIONAL DU SPECTACLE AU CUÉBEC 90 SPECTACLES, 600 ARTISTES SUR 9 SCÈNES Du 23 AU 26 JUILLET À LACHUTE ACHETEZ VOS BILLETS MAINTENANT ET ÉCONOMISEZ JEUDI 23 JUILLET Théâtre de Marionnettes "Les Mains" Monsieu Pointu - Normand Grégoire- Théâtre de marionnettes Abbittibbi- Jean Lapointe- (1ère partie: Sylvie Tremblay) “Chopélia” théâtre français — Jacques Higelin- 14h30 -14h30 -17h ‘Les Mains"—17h —-—19h -21h30 22h 23h30 VENDREDI 24 JUILLET Maurice Faquin Corbeau - Théâtre de la Noix de Coco-Chocolat — Théâtre de la Noix de Coco Man Without Hats - André Gagnon- Paul Piché- “Les Aviateurs” théâtre français- Nanette Workman - Jacques Higelin - 14h30 14h30 14h30 16h30 17h 19h 19h30 21 h30 22h 23h30 minuit 25 SAMEDI Richard Séguin- Reynald Bouchard - Montréal Transport Limité Reynald Bouchard “Riou-Pouchain” théâtre français Renée Martel - Sol- JUILLET -14h -14h30 -15h -17h - 17h - 19h30 - 19h30 Plume Latraverse - Garry U.S.Bonds-21 h à minuit “Chopélia" théâtre français-22h Jacques Higelin-minuit Bat Taylor-minuit DIMANCHE Diane Tell - 26 Les Productions du Kou-Kou Octobre - Gaston Mandeville- “Riou-Pouchain” théâtre français Les Productions du Kou-Kou- Renée Claude- Paul et Paul - Pointer Sisters - “Les Aviateurs" théâtre français-Solstice - Jacques Higelin JUILLET -14h -14h30 -14h30 - 15h30 - 17h - 17h -19h30 - 19h30 - 21h30 - 22h - 23h30 - minuit Autobus spéciaux Express toutes les heures de 12h00 à minuit: De Montréal: Métro Henri-Bourassa De Laval: Centre d’Achat Laval De St-Jérôme: Terminus de la Gare De St-Eustache: Terminus Autobus C.T.L.En auto: Autoroute des Laurentides, Sortie 39 * d’Ottawa: Route 148, UJ i O CD S >- co ANIMATION TOUS LES JOURS Projection de films, longs métrages, courts métrages et animation à partir de minuit.Exposition des métiers d’arts.Sculpture et conception visuelles.“New Games” (jeux de plein air).Mongolfière.SPECTACLE AU LASER Les quantités sont limitées.PRIX TYPE DE BILLET PRIX À L’AVANCE À LA PORTE RÉDUIT ENTRÉE TERRAIN Non Disponible Permet d'assister à toutes les activités.3.00 par jour en prévente Entrée Terrain pour détenteur de billets 2.00 sauf sur achat et laissez-passer festival.de billets.LAISSEZ-PASSER FESTIVAL Permet de voir tous les spectacles de 7.00 par jour 5.50 par jour cette catégorie.N.B.Plus $2.entrée terrain pour tous.UN GRAND SPECTACLE 6.50 • 4.50 AU CHOIX 7.50 •• 5.50 N B Plus $2.entrée terrain pour tous.8.50 ••• 6.50 9.50 •••• 7.50 8.50 VISA GÉNÉRAL Permet d'assister à tous les spectacles, (quantité limitée) 4 jours (jeudi-vendredi-samedi-dimanche 50.00 45.00 3 jours (vendredi-samedi-dimanche) 40.00 35.00 2 jours (samedi-dimanche) 35.00 30.00 1 jour au choix 20.00 17.00 Enfants de moins de 5 ans Gratuit Moins de 12 ans et âge d'or: prix réduits.Les spectacles auront lieu beau temps mauvais temps.Camping, hébergements disponibles dans la région.BILLETS EN VENTE dans tous les comptoirs Ticketron (TRS), La Baie, Miracle Mart Montréal Trust.Commande téléphonique, réservations, renseignements: Montréal: 845-6501 Province sans frais: Zénith 1-800-363-3668 Lachute: 562-8525 Une présentation de la Brasserie Labatt Limitée, brasseur de la bière 50. 4 systèmes stéréophoniques encastrables — un rendement étonnant et une valeur exceptionnelle — Conçus au départ pour une installation aux tableaux de bord des voitures américaines, ces 4 radios-cassettes AM-FM à boutons-poussoirs vous permettent le choix des caractéristiques et des prix en maintenant les hauts standards de qualité qui ont fait la marque de cpmmerce de Mitsubishi.Voyez dès aujourd'hui ces 4 superbes machines chez votre détaillant Mitsubishi d'équipement automobile.Si vous êtes dans l’impossibilité de le localiser, téléphonez sans frais à 1-800-268-3107.Melco Sales Canada Inc., 900C Denison Street.Markham, Ontario L3R 3K5 (416)495-7728 MITSUBISHI CONSUMER ELECTRONICS ATTENDEZ-VOUS A PLUS DE MrTSUBISHI 88 CHICAGO, JUIN “81” Québec-Rock, ne voulant pas être en retard sur les développements de l’audio et du vidéo, s’est arrangé pour être présent à la célèbre foire de l’audio de Chicago.Nous y avons vu des avancements incroyables au niveau de l’électronique, comme la TV en 3 dimensions de Matshushita, des robots très spéciaux et des téléphones qui parlent tous seuls ou presque.ESSS3I SYNTHONISATEUR ÉLECTRONIQUE RX-2 La technologie de la stéréo automobile d'aujourd'hui, il indique l'heure et localise vos stations préférées grâce à son système de synthonisation électronique.Le meilleur système audio d'automobile d'une seule unité Prix de détail suggéré: $599.95 CARACTÉRISTIQUES: 6 mémoires programmables de synthonisation AM et FM — localisation automatique/balayage manuel — étalage digital de l’heure et des stations radio — commutateur DX/loc — commutateur mono/stéréo — assourdissement de bruit d'allumage FM — contrôles de balance et d'évanouissement — retour de bande automatique — éjection des cassettes automatique sur mise hors de circuit — bouton de sélection des programmes — indicateur de direction de la bande — verrouillage des vitesses rapides avant .et arrière — puissance maximum de 8 watts RMS/canal à 4 ohms — prise d'antenne RADIO-CASSETTE AM-FM ENCASTRABLE RX-691 La fine pointe de la sophistication chez Mitsubishi Avec des caractéristiques comme le système amélioré de transport, la compacité du châssis et la réception FM plus claire, le RX-691 est aujourd'hui un des modèles les plus populaires sur la route.Prix de détail suggéré: $349 95 CARACTÉRISTIQUES: Synthonisation à boutons poussoirs de 5 stations AM et FM — luminosité du cadran (AM: ambre.FM: vert) — assourdissement de bruit d'allumage FM — commutateur DX/loc — commutateur mono/stéréo — retour de bande automatique — verrouillage des vitesses rapides avant et arrière — commutateur de sélection de programme — système "pinch-off" de protection du ruban — contrôles de balance pour 4 hauts-parleurs — profondeur limitée du châssis pour la plupart des voitures nord-américaines — prise d'antenne.RADIO-CASSETTE AM-FM MPX À HAUTE PUISSANCE RX-79 La réponse à ceux qui exigent la puissance dans un seul boîtier Le RX-79 est notre modèle a retour automatique qui en plus de sa grande qualité délivre généreusement 20 watts/canal à 4 ohms Un rappolrt prix/watt qui représente une valeur exceptionnelle Prix de détail suggéré: $399.95 CARACTÉRISTIQUES: Contrôles séparés de tonalités basses et hautes — retour automatique — éjection automatique sur mise hors-de-circuit — commutateur de sélection de programme — indicateur de direction du ruban — verrouillage des vitesses rapides — synthonisation à boutons poussoirs de 5 stations AM et FM — commutateur DX/loc — luminosité du cadran (AM: ambre.FM vert) — contrôles de balance pour 4 hauts-parleurs.Format compatible avec la plupart des voitures nord-américaines RADIO-CASSETTE AM/FM MPX RX-73 Valeur exceptionnelle: une qualité rarement rencontrée de nos jours.On la remarque partout sur le RX-73 L intention est d'offrir un composant de qualité supérieure à un prix honnête et abordable.Les sorties à faible niveau peuvent être raccordées à notre ampli/égalisateur de 60 Jwatts/canal CV-23 afin de recréer un espace stéréphomque puissant et enveloppant.Prix de détail suggéré: $249.95 CARACTÉRISTIQUES: Arrêt automatique et complet sur mise hors de-circuit — verrouillage de la vitesse rapide avant — indicateur de ruban — synthonisation à boutons-poussoirs de 5 stations radiophoniques AM et FM — commutateur DX/loc — indicateur stéréophonique — puissance maximum de 8 watts RMS/canal à 4 ohms — contrôles de balance pour 4 hauts-parleurs — sorties à faible niveau — châssis peu profond r^i ]LA PLATINE CASSETTE TEAC AVEC DBX INCORPORE; 1 DISPONIBLE CHEZ NOUS DANS 6 MOIS.LA SOUCOUPE VOLANTE DE SONY.TOUT UN VOYAGE.LA NOUVELLE SERIE DE HAUTS-PARLEURS KENWOOD AVEC LE SYSTÈME SIGMA.VOICI UNE VUE D’ENSEMBLE DE LA EOIRE DE L’AUDIO m iü w 9M.’"•mm® î 3 % C- ." 1 __________ LE COCKPIT PANASONIC, UN SYSTÈME AUDIO POUR AUTOS.NOTRE DIRECTEUR, GUY, EN COMPAGNIE DE LA PLAYMATE DU MOIS DU MAGAZINE “COMPUTERS AND ROBOTS”.'WèÊ jyt !» P • _ ET LA PET DU MOIS DU MAGAZINE PENTHOUSE.UN APPAREIL EXIEND-A-PHONE, QUI VOUS PERMET DE PARLER ET DE RECEVOIR À UNE BONNE DISTANCE.• • Stéréophonie automobile Kenwood Nous propulsons la haute performance à un niveau encore inégalé.\
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