Québec science, 1 janvier 1987, Janvier
2.95$ Volume 25, numéro 5 JANVIER 1987 UN NOBÇL DE DÉSARMANT GOODBYE 1 BONJOUR 1 NASA: UN ESP  RECONOUÉR Courrier de 2e classe, enregistrement n° 1052.Port payé è Québec.Port de retour garanti.C P.250.Sillery.Québec.Canada GIT 2R1 WHÛiO LA COLLECTION DES PETITS DÉBROUILLARDS LES PETITS MARMITONS par Huguette BEAUCHAMP RICHARDS adjointe du professeur Scientifix Illustrations de Jacques Goldstyn 96 pages, 9,95 $ Mon adjointe Huguette Beauchamp Richards a montré à mes jeunes assistants, Caroline, Simon et les autres, comment préparer des mets succulents.et nutritifs.Vous cherchez de nouvelles idées pour vos repas du midi à l'école?pour une fin de semaine en camping?pour l'anniversaire d'un-e ami-e?Mes petits marmitons vous présentent quelques-unes de leurs meilleures recettes.Un-e petit-e débrouillard-e doit aussi s'intéresser à la nutrition.Vous découvrirez dans ce livre ce que contiennent vos aliments, quel est le rôle des protéines, des vitamines et des autres nutriments qui s'y cachent, comment vous nourrir sainement.Avec ses recettes, ses expériences toutes «scientifix» pour votre laboratoire culinaire et ses informations précieuses sur la nutrition, Les petits marmitons est l’instrument idéal pour tout-e petit-e débrouillard-e qui aime bien manger.Professeur Scientifix Huguette Richards Beauchamp Jacques GoldstV Illustrations de DANS LA MÊME COLLECTION Le petit débrouillard 128 pages 8,95$ (couverture souple) Les voyages fantastiques de Globulo 104 pages, 8,95 $ (couverture souple) Jardinez avec le professeur Scientifix 148 pages, 9,95$ (couverture souple) 66 nouvelles expériences 144 pages 12,95$ Encore des expériences 120 pages 12,95$ L’Animalerie des petits débrouillards 96 pages, 8,95 $ Ces livres sont en vente dans les LIBRAIRIES.Pour les régions non desservies, commander à : Québec Science Editeur, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: 657-3551, poste 2860 Joindre votre paiement.Le ministère des Affaires culturelles du Québec a contribué au financement de cette annonce publicitaire. QUEBEC SCIEHCE JANVIER 1987 VOLUME 25, Numéro 5 I- * * A Page 32 Page 26 ENQUÊTES/REPORTAGES Des vélos fous fous fous Texte et photos: Eve-Lucie Bourque Des engins mus uniquement par la force des muscles et qui se déplacent aussi bien dans les airs que sur terre 16 Des yeux tout neufs Marielle Thibault Grâce à une nouvelle méthode pour apparier donneur et receveur, le taux de réussite des greffes de cornée ne cesse d’augmenter 22 Psychiatrie: la fin de l’isolement René Marchand On retourne maintenant à la société ceux qu’autrefois on enfermait.Mais sont-ils préparés à ce changement?Et la société est-elle prête à les recevoir?26 Un Nobel canadien désarmant Claude Forand John Polanyi, quatrième Canadien à recevoir le prix Nobel, est aussi un scientifique engagé dans le mouvement pour le désarmement 32 Goodbye 1986! Bonjour 1987! Jacques Goldstyn 22 questions pour tester vos réflexes scientifiques.À vos crayons ! 38 NASA: un espace à reconquérir Claude Lafleur Que deviendra la NASA?L’accident de Challenger a tout remis en question 40 La machine anti-rhume 7 Post-scriptum Le mot du rédacteur en chef 5 La fin des B PC?8 Infopuce Apprivoiser l’informatique 13 Vitamines: des suppléments superflus 11 Boîte à livres Nous avons lu pour vous 53 Prix Kalinga à David Suzuki 12 Cinéscience La science à l’écran 55 Un hydromel québécois 51 En vrac Les p’tits mots de la fin 56 Un stylo-seringue pour les diabétiques 52 Mois prochain 57 Repères Bulletin du Centre de recherche en évaluation sociale des technologies 47 Ql'ÊBEC SCIENCE • JANVIER 1987 3 INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE (INRS) Ï'M.PROGRAMMES D'ÉTUDES DES 2e ET 3e CYCLES Défis à relever L'implication dans des domaines de pointe L'association à des équipes scientifiques multidisciplinaires La réalisation de travaux de recherche axés sur des problèmes d'actualité au Québec L'interaction avec les milieux privés ou publics et industriels 11 ! M1 b h (1 Centre Domaine M* I INRS-Eau Sciences de l'eau X J.INRS-Énergie Sciences de l'énergie X 5! INRS-Santé 1 Pharmacologie X INRS-Télécommunications Télécommunications X 2) INRS-Urbanisation Analyse et gestion X(2) urbaines INRS-Océanologie Ce centre encadre des étudiants inscrits à la maîtnl.et au doctorat de l'Univers : du Québec à Rimouski.INRS-Géo ressources Ce centre, comme les autr 1 centres de l'INRS, peut accueillir, en stages de recherche, des étudiants inscrits à différentes universités Notes : ' M: Maîtrise D: Doctoral IN», i Renseignements : Le Registraire de l'INRS Case postale 7500 Sainte-Foy, Québec G1V 4C7 Téléphone: (418) 654-2606 Bourses Des bourses sont disponibles pour les étudiants inscrits aux programmes d'étude de l'INRS.Université du Québec Institut national de la recherche scientifique t1) Ce programme, présentement à l'étude, pourrait être offert e janvier 1987.(2) Ce programme est offert conjointement avec l'Ecole nationa d'administration publique et l'Université du Québec à Montrée ffiK S E ;! V QUEBEC SCEKE 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy G1V 2M3 Tél.: (418) 657-3551 Abonnements: poste 2854; Rédaction: poste 2494 DIRECTION Jacki Dallaire, directeur Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef RÉDACTION Diane Dontigny, adjointe à la rédaction Gilles Drouin, responsable de l’information Gérald Baril, Ginette Beaulieu, François Picard, Pierre Sormany, Vonik Tanneau, journalistes, collaborateurs réguliers Claude Forand, correspondant à Toronto Bernard Giansetto, correspondant à Paris Ève-Lucie Bourque, recherches iconographiques PRODUCTION Richard Hodgson, conception graphique Line Nadeau, réalisation graphique Raymond Robitaille, typographe Alain Vézina, photo couverture Les ateliers graphiscan liée séparation de couleurs Imprimerie Canada inc., Sillery, Québec photogravure et impression PUBLICITÉ Marie Prince 2875.boulevard Laurier Sainte-Foy, Québec GIV 2M3 Tél.: (418) 657-3551, poste 2842 COMMERCIALISATION René Waty, directeur de la commercialisation Nicole Bédard, abonnements Messageries dynamiques, distribution en kiosques f «I Presses de l'Université du Québec Québec Science Abonnements Au Canada: Régulier: (1 an/12 nos): Spécial: (2 ans/24 nos): Groupe: (1 an/12 nos): (10 ex.à la même adresse) À l’étranger: Régulier: (1 an/12 nos): Spécial: (2 ans/24 nos): À l’unité: 25.005 44,00 S 23.005 35.005 61.005 3,505 Voir le coupon d’abonnement à la fin du magazine QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par les Presses de l’Université du Québec.La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signés sont dus à la rédaction.Le soutien financier du magazine QUÉBEC SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annonceurs, l’Université du Québec, le Fonds FC A R pour l’aide et le soutien à la recherche, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que le Programme d’appui fédéral à la sensibilisation du public à la science et à la technologie.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, premier trimestre 1987, ISSN-0021-6127.Répertorié dans POINT DE REPÈRE.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 1952.Port de retour garanti.Port payé à Québec.Télex : 051-31623 Membre de: CPPA ® Copyright 1987 — QUÉBEC SCIENCE — PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés.LE MO RÉDACTEUR CHEF Je vous le disais le mois dernier: un Canadien a reçu le prix Nobel de chimie en 1986, et il s’en faut de peu que cet honneur remarquable passe inaperçu.Il est vrai que le lien entre l’excellence dans le domaine de la recherche fondamentale et la performance dans les technologies de pointe n’est pas évident pour les politiciens à courte vue.A tel point que la diminution du soutien à la recherche que nous connaissons présentement risque de nous reléguer au rang de puissance subalterne dans 15 ou 20 ans, même si nous enregistrons quelques brillants exploits aujourd’hui.Pourtant, John Polanyi, notre récipiendaire du prix Nobel en 1986, est de la trempe de ceux qui permettent à un pays de gagner et de maintenir une excellence en science et en technologie.Discret, modeste et tenace, comme beaucoup de chercheurs: tel est l’homme que notre correspondant à Toronto, Claude Forand, a rencontré au lendemain de l’attribution du célèbre prix.Pour nos voisins américains, c’est l’heure de la remise en question des exploits technologiques flamboyants.La NASA était-elle devenue une belle machine huilée, trop sûre d’elle-même?C’est la question que pose notre chroniqueur, Claude Lafleur, un familier de l’agence spatiale américaine (en visite à la NASA, sur notre photo).En 1987, que donne le mouvement qui a poussé les malades mentaux hors les murs des hôpitaux psychiatriques pour qu’ils soient traités dans la société plutôt que mis à l’écart?René Marchand, un jeune collègue qui signe son premier article dans Québec Science, a enquêté sur le sujet.Il ramène un dossier nuancé sur la performance du réseau des «soignants», comme sur notre performance dans l’acceptation sociale de la maladie mentale.Le mois de janvier est l’occasion de faire un clin d’œil à l’année passée et de dire bonjour à la nouvelle.Nous avons confié cette tâche à Jacques Goldstyn qui, en plus d’être un talentueux illustrateur de notre chronique En Vrac et des livres de la Collection des petits débrouillards, a une formation scientifique en géologie qui fait de lui un observateur qualifié de l’actualité scientifique.Il nous livre donc un jeu-test, avec son humour.Un succès rassurant pour terminer: celui des greffes de la cornée, qu’on sait de mieux en mieux pratiquer, nous rapporte Marielle Thibault.Comme bien d’autres batailles médicales, une lente mais régulière progression vers la maîtrise des maladies.— : QLÉBF.C SCIENCE • JANVIER 1987 5 INFQPUQ DE L'INFORMATION POUR TOUS LES GOUTS Voici les différents sujets traités sur INFOPUQ avec les codes qui permettent aux utilisateurs d'accéder directement à l'information Achat de logiciels ACHAT Actualité vulgarisée IM1 Ajouts récents sur INFOPUQ MG1E Agendas des manifestations en informatique MI3 en éducation IM2 Animaux PA3 amphibiens, batraciens PA3D arthropodes PA3F mammifères PA3A mollusques PA3G oiseaux PA3B poissons PA3E reptiles PA3C Annuaire des usagers IM6 APO CH2C Apple II logiciels à télécharger MI6A logiciels pour graphisme GR2 Astronomie AS1 astronomes amateurs AS4 jeux-questionnaires AS2 observation AS6 Babillards (liste des) MI2C Bourse REA Bulletins Amtemlettre CHID Mot de passe MI9 Repères PA7 Ciel (observation du) AS6 Clubs astronomes amateurs AS4 informatique MI2 Comètes AS1B Commodore 64 logiciels à télécharger MI6D logiciels pour graphisme GR2 Communiqués d'intérêt public IM4C Conférences dTNFOPUQ MG9 Conférences et congrès (agenda) IM2C Conseil des sciences du Canada GP4 Coordonnées célestes AS6B Courrier électronique (Menu général) Cours micro-informatique MI4 Télé-université TU Didactique (matériel) CH3 Éducation CH nouvelles brèves CHIA maternelle CH2C primaire CH2C secondaire CH2C télématique scolaire CH5 jeux-questionnaires CH6 Étoiles généralités AID position des AS6C Événements sportifs SP5 Expositions (agenda) IM2D Festivals (agenda) IM2B Forums (Menu générai) Francophonie Amérique du Nord FAI Belgique FA2 France FA4 Suisse FA3 Fruits et légumes FL Graphisme (section) GR Histoire des villes et villages PA1 Hôtels (par ville avec prix) PA1 IBM et compatibles logiciels à télécharger MI6C logiciels pour graphisme GR2 Index dTNFOPUQ INDEX Index de Québec Science QS1C Infopuce MI7 Innovations technologiques Canada PA5B Québec PA5A Inventions II jeux-questionnaires 112 Jeux-questionnaires éducation CH6 inventions 112 sport SP2 Livres catalogue des PUQ PU1 Catalogue du Conseil des sciences du Canada GP4A Logiciels à télécharger Apple MI6A Commodore MI6D IBM-PC et compatibles MI6C TRS-80 (mod.3-4, 100, coul.) MI6B Loisir scientifique LSO calendrier des activités LS04 index des organismes LS01 publications LS03 sources LS02 Magazines (lectures suggérées) IM3 Maladies SA1 Manifestations culturelles IM2 Marché aux puces MPI Météo (prévisions) MTO Micro-informatique babillards MI2C clubs MI2A Infopuce (chronique) MI7 logiciels à télécharger MI6 Naturalistes amateurs N AO arbres NA1 jardinage NA3 Nouvelles brèves micro-informatique MUA éducation CHIA santé SA1 F sport SP1 Patrimoine (par municipalité) PA1 Planètes (position des) AS6C Presses de l'Université du Québec PU1 Publications d'intérêt public GP4 Publications gouvernementales GP3 Publicité (pages de) MG7 Québec Science QS1 (Sommaire et index) Recettes de cuisine FL Ressources naturelles PA2 Salons et expositions (agenda) IM2D Santé SA maladies SA1 prévention SA2 urgence SA3 Sexualité Bl ressources BI5 tests BI3 Spéciaux dTNFOPUQ MG1C Spectacles (agenda) IM2A Sport SP biographies SP4 événements SP5 jeux-questionnaires SP2 règlements SP6 Statistiques (extraits) Canada P A4 B Québec PA4A Tarifs dTNFOPUQ MG2A Télé-achat ACHAT Télématique scolaire CH5 Téléphone (numéros de) GP2 Télé-université TU1 cours offerts TU4 programmes d'études TU3 Toponymes (par municipalité) PA6B Toponymie (Commission de) PA6A Tourisme parcs et réserves PA1 villages PA1 villes PA1 TRS-Couleur logiciels à télécharger MI6B logiciels pour graphisme GR2 TRS-Modèle 100 logiciels à télécharger MI6B logiciels pour graphisme GR2 TRS-Modèies 3-4 logiciels à télécharger MI6B logiciels pour graphisme GR2 Trucs bricolage GP5B maison GP5A Université du Québec UQ1 agenda UQ4 constituantes UQ1B magazine Réseau UQ2 résultats de recherche UQ3 Télé-université TU1 Utilisateurs dossier (Menu général) annuaire IM6 Pour obtenir des renseignements sur le service d'information par ordinateur, contactez: INFOPUQ—2875, boul.Laurier, Sainte-Foy, QC —G1V 2M3—Tél.: (418) 657-3551 AILLEURS QUÉBEC E T NOUVELLES LA MACHINE ANTI-RHUME L’inhalateur thermique Rhinotherm.Chaque année, l’hiver nous apporte immanquablement son lot de petites misères: toux, congestion nasale, fièvre.Jusqu’ici, ni les vaccins ni la pléthore de médicaments vendus sous forme de sirop, de pastilles ou de cachets n’ont réussi à triompher des virus du rhume.Un peu de repos, beaucoup de liquide, et la nature fait le reste.Toutefois, le Rhinotherm, un petit appareil révolutionnaire mis sur le marché l’an dernier, propose un traitement de choc pour lutter contre ce fléau hivernal.Il s’agit d’un inhalateur thermique, efficace aussi bien pour enrayer un rhume que pour faire disparaître les symptômes analogues (congestion des voies respiratoires, éternuements) causés par des allergies au pollen, à la poussière, au poil de chat ou tout autre allergène.Le principe du Rhinotherm est très simple: l’appareil chauffe de l’eau distillée à une température constante de 43 °C.Deux filets de vapeur d’eau, mesurant de quatre à huit micromètres, se dégagent de l’inhalateur qu’on place tout simplement devant les narines.La température normale des voies respiratoires, qui oscille entre 31 et 36 ° C, favorise le développement des virus du rhume.On a constaté qu’en l’augmentant à 43 °C, les rhinovirus ne peuvent survivre et meurent.Pour les rhinites allergiques, l’effet de l’inhalateur est un peu différent.L’hyperthermie diminue la libération des médiateurs chimiques contenus dans les mastocytes.Ce sont ces médiateurs —dont le plus connu est l’histamine — qui provoquent les symptômes désagréables de l’allergie (voir Québec Science, juin 1986).C’est à deux chercheurs, André Lwoff de l’Institut Pasteur et Aaron Yerushami de l’Institut Weizmann des sciences (Israël), que nous devons cette application de l’hyperthermie.Le docteur Lwoff s’est principalement intéressé aux effets de la température sur le développement et l’évolution de l’affection virale, tandis que le docteur Yerushami a étudié l’effet de l’hyperthermie sur les rhinites persistantes.Leurs travaux conjoints ont permis de mettre au point cet inhalateur thermique.Le principe du Rhinotherm est tellement simple qu’on ne peut s’empêcher de le comparer aux inhalations de camphre que nos grand-mères faisaient devant une marmite d’eau bouillante.Nos ancêtres avaient certainement beaucoup d’intuition, mais ce traitement n’est pas très efficace pour détruire les virus.En effet, il est quasiment impossible de maintenir l’eau à une température constante.De toute façon, à 43 °C, tout ce que vous risquez, c’est de vous faire cuire le nez comme une écrevisse.Plusieurs hôpitaux du Québec, intéressés par le Rhinotherm, en ont fait l’acquisition pour le tester auprès de leurs patients.À Granby, l’équipe d’inhalothérapie du Centre hospitalier, dirigée par le docteur Michel Dussault, propose actuellement le traitement à des patients fortement affectés par des rhinites allergiques.Le patient doit passer une demi-heure devant l’inhalateur, deux à trois fois par jour pendant cinq jours consécutifs.Toutefois, dès la première session, les patients se disent soulagés.«Sur 23 patients, le traitement atteint un taux de réussite de QUÉBEC SCIENCE • JANVIER 1987 7 Claire Chabot I 80%, ce qui est très bon compte tenu du fait que nous traitons de gros cas!» Devant ces résultats positifs, le docteur Dussault songe à étendre le traitement à la population enrhumée et allergique.Le docteur André Rouleau, un otho-rhino-laryngologiste, mise beaucoup plus sur cet appareil depuis qu’il a traité avec succès deux de ses patients souffrant de crises aiguës d’asthme.«Je ne suis pas persuadé que le traitement sera efficace pour tous les asthmatiques mais ça vaut vraiment la peine d’essayer.» En effet, l’inhalateur thermique ne comporte aucun danger, pas même celui d’abîmer les muqueuses nasales.Ce n’est pas le cas des médicaments prescrits aux patients asthmatiques et allergiques, qui entraînent des effets secondaires non négligeables, tels que la somnolence et la dépendance.Le docteur Rouleau a entrepris d’étudier l’effet des inhalations sur les sinusites chroniques, sachant que l’hiver lui fournira à coup sûr de beaux sujets d’expérimentation.Les rhumes et les allergies occasionnent un taux d’absentéisme et des pertes de productivité considérables.Aussi, quoi de plus intéressant pour les compagnies que de mettre le Rhinotherm à la disposition de leurs employés! Plusieurs, dont Bell Canada et le CN, ont manifesté leur intérêt pour cet appareil, bien que jusqu’ici leurs services médicaux soient lents à agir: il semble que, pour l’instant, ils aient d’autres chats à fouetter.Seuls les employés d’Hydro-Québec postés à LG4 ont pu profiter de ses bienfaits.On peut supposer que le problème des rhinites est plus aigu dans cette région nordique.La seule ombre au tableau, puisqu’il y en a toujours une, c’est le prix de l’appareil: 500$, juste bon pour une grande famille d’allergiques ou d’enrhumés.Mais il paraît que, cette année, la compagnie mettra sur le marché un appareil plus petit et à moitié prix.Avant de vous précipiter, vous pouvez toujours, comme me le suggérait le docteur Dussault, essayer le traitement dans un hôpital ou louer l’appareil chez le distributeur.Claire Chabot LA FIN DES BPC?Les biphényles polychlorés (BPC) pourraient être complètement éliminés du territoire québécois d’ici dix ans.C’est du moins l’objectif visé par le ministère de l’Environnement et le Comité des utilisateurs de BPC.Celui-ci regroupe les plus importants propriétaires de ces produits dangereux, par exemple Elydro-Qué-bec, Alcan, la Communauté urbaine de Montréal, etc.Un nouveau procédé de destruction des BPC a été mis au point au Québec et semble sécuritaire.Fabriqués depuis 1929, les BPC entraient dans la composition d’une foule de produits, tels que des peintures, des cires, des encres, des papiers autocopiants, et servaient surtout de fluides isolants dans l’équipement électrique industriel (transformateurs, condensateurs) à cause de leur grande stabilité et de leur résistance à la chaleur.Depuis 1977, leur production est interdite, mais les BPC restent présents dans l’équipement électrique et l’environnement.Ils sont solubles dans les huiles et les graisses animales et on les retrouve ainsi en faibles concentrations dans les poissons, les tissus humains et le lait maternel.On connaît mal l’effet des BPC, surtout à faible dose, sur la santé humaine.Chez les animaux, on a observé des dérèglements légers des systèmes immunitaire, enzymatique et reproducteur, ainsi que des lésions ou des cancers du foie.Ce ne sont toutefois pas les BPC comme tels qui constituent le problème majeur, mais plutôt les dioxines et les furanes, hautement toxiques, qui se forment lors de leur combustion à des températures inférieures à 1 000 °C, ce qui se produit dans la majorité des incinérateurs.La destruction efficace des BPC ou des produits qui en contiennent exige des températures dépassant 1 200 °C.La technologie actuellement étudiée par Hydro-Québec a été conçue par le chimiste Jean-Marc Lalan-cette, qui en a vendu le brevet à la société d’État.Louis Varfalvy, d’Hydro-Québec, a présenté le procédé lors du congrès Montech, fin septembre à Montréal.Comme dans la plupart des techniques existantes, les BPC subissent une pyrolyse et sont décomposés, dans une atmosphère d’argon (donc en l’absence d’oxygène) et sous une température élevée, en éléments simples comme le carbone, le chlore et l’hydrogène.L’innovation réside dans l’élimination directe et concomitante du chlore, empêchant ainsi toute recombinaison ultérieure de furanes, dioxines ou autres composés organochlorés.Pour cela, on ajoute dans le réacteur même du sodium métallique qui réagit instantanément avec le chlore dès sa libération.À la sortie du four, on obtient donc de la poussière de carbone, de l’hydrogène et.du sel.Selon Louis-Philippe Roy, en charge du dossier BPC à la Direction de l’environnement d’Hydro-Québec, «le procédé détruit 99,999999% des BPC et ne produit aucun résidu dangereux.Du point de vue environnemental, ça va au-delà de nos espérances.» Entre janvier et juin 1986, on a expérimenté le procédé dans une usine de démonstration mobile, installée dans un poste de transformation d’Hydro-Québec à Saint-Élie-d’Orford près de Sherbrooke.L’avantage environnemental du procédé québécois semble évident, mais Hydro-Québec et Lavalin ont effectué des études sur sa rentabilité JANVIER 1987 • QUÉBEC SCIENCE 7373673^ PUBLIREPORTAGE Scsk.I postes s I lienlaits.I foifet j inscdi; 1 ail, pu:- I Slliffii I 'On fil I Uuifll I iia.fîllî I I j sur k W «U! eu H Kl* I ueffile I l.esasn I Pila! « I iikuieur, I i(khn 1 tel soul icspliire e fosy-ftélevée.e le en- l|UÎ f I | julaur.sie:^ Juif' I ,pf I illiin^ I I! I 10! 1 11» 1^' I uo» IS»S[îI' i Sai»1- itiro^ ¦su1 ^ ! iPl économique, ainsi que sur les aspects techniques d’une opération en continu et à grande échelle.Une décision devrait être prise d’ici peu, si ce n’est déjà fait.Si possible, l’usine de destruction des BPC sera mobile (montée sur roulottes) de façon à pouvoir être déplacée sur les lieux d’entreposage et ainsi limiter le transport des matières dangereuses.Les autres procédés existants satisfont aux normes américaines et canadiennes (destruction des BPC à 99,9999%), mais pas à la réglementation québécoise qui exige de plus qu’aucun résidu dangereux ne soit produit lors de la destruction des BPC.Dans ces procédés, en effet, le chlore, lors du refroidissement, se combine avec d’autres produits de la réaction pour former de faibles quantités de furanes et de dioxines.Selon Louis Varfalvy, le ministère de l’Environnement considère maintenant ce règlement trop contraignant et est en train de le modifier.Une nouvelle version est prévue pour le printemps.Par ailleurs, Hydro-Québec et Lavalin ont fondé, l’automne dernier, la firme Sogestan qui sera spécialisée dans la gestion des BPC.Sogestan deviendra le conseiller technique des utilisateurs de BPC, maintenant regroupés dans une association provinciale.Au Québec, l’équipement électrique recèle encore 5 000 tonnes d’as-karels liquides (un askarel est fait d’un solvant organique et de 40 à 60% de BPC), dont 20% appartiennent à Hydro-Québec.Les deux sites privés d’entreposage des BPC, à Sha-winigan et Saint-Basile-le-Grand, sont remplis à pleine capacité depuis plus de deux ans.En attendant leur destruction, Hydro-Québec entrepose ses BPC en quatre emplacements, en Abitibi, à Manicouagan, à Rimouski et à Saint-Antoine dans les Laurentides.Mais la solution réelle tarde encore à venir, comme le montrent certaines bavures récentes reliées au transport et à l’entreposage des BPC par des firmes privées.Raynald Pepin LE CANADA à l'échelle microscopique La saison de la chasse et de la pêche invitera, au printemps et à l'automne, bon nombre de Canadiens à se remémorer leurs pêches miraculeuses et leurs chasses providentielles des années passées.Chacun d'entre eux sait très bien qu'une préparation adéquate, incluant la consultation des cartes topographiques, peut être un facteur déterminant dans la réussite ou l'échec d'une expédition sportive d'envergure.Que ce soit pour le travail ou pour les loisirs, les cartes topographiques de la Direction des levés et de la cartographie constituent un moyen sûr et efficace de reconnaissance des différents éléments géographiques répartis sur l'ensemble du Canada.En effet, les cartes topographiques offrent une description détaillée des accidents du terrain.Plus précises que tout autre type de carte, elles permettent aux chasseurs et aux pêcheurs canadiens de mieux planifier leurs expéditions.Les détails rehaussés de ces cartes nécessitent une expertise soignée du terrain.La Division des levés géodésiques a pour principal objectif d'établir un réseau de points de contrôle s'étendant sur tout le Canada.Cette division fait partie de la Direction des levés et de la cartographie et est responsable du réseau national de référence géodésique.Les points de repère permettent d'établir la latitude, la longitude et l'altitude (au-dessus du niveau de la mer) de différents points à la surface du territoire canadien, en tenant compte de la courbure du globe et de l’influence qu'elle peut avoir sur la précision des observations.Ce réseau principal se subdivise en deux segments, soit le réseau planimé-trique, le Système de référence nord-américain (NAD) et le réseau altimétrique, le Système de référence altimétrique nord-américain (NAVD).La Direction a entrepris depuis quelques années une révision complète de ces deux réseaux.Ces réseaux, dits de premier ordre, font en sorte que les levés effectués n'importe où au pays s'insèrent dans un cadre de référence cohérent, et il détermine les limites territoriales du Canada à l'intérieur d'un système mondial de référence.La Division des levés géodésiques contribue largement à l'atteinte de l'objectif visé par la Direction, qui est de dresser, pour l'ensemble du territoire canadien, une liste de cartes à différentes échelles pouvant répondre aux besoins d'une clientèle diversifiée.Le réseau planimétrique est établi selon la latitude et la longitude des points de contrôle qui le composent.Ces points de contrôle sont aussi appelés repères planimétriques; quelque 7 000 repères sont incorporés dans le NAD.L'intégration des données à l'intérieur du NAD devrait être complétée dès la fin de 1986.Quant au réseau altimétrique, englobant les territoires compris entre le Mexique et le Nord du Canada, il a été l'objet, en 1977, d'une entente entre le Mexique, les États-Unis et le Canada.Dès le début du projet, la Division des levés géodésiques a été directement impliquée dans la redéfinition du NAVD, au même titre que le United States National Geodetic Surveys (USNGS), organisme américain jouant un rôle identique à celui de la Direction.Cette collaboration canado-américaine devrait terminer ses travaux de mise à jour du NAVD en 1989-1990.Les points du réseau altimétrique (ou repères altimétriques) sont définis par rapport au niveau de la mer et ne couvrent, en fait, que 60% de la superficie du Canada.En 1928, le réseau de nivellement comprenait 30 000 km de lignes de nivellement.Depuis, quelque 300 000 km de points de contrôle s'y sont greffés.La mise à jour du NAVD et du NAD servira, entre autres, à uniformiser l'ensemble des points de contrôle afin de le rendre le plus accessible possible aux utilisateurs.Une fois que le réseau géodésique de premier ordre sur le plan national aura été complété, les provinces prendront la relève en densifiant le réseau secondaire.Entre les points de premier ordre du réseau national, il existe de nombreux points d'ordre inférieur qui forment un réseau suffisamment dense pour satisfaire les besoins de la majorité des utilisateurs.Lorsqu'il est nécessaire d'effectuer des levés supplémentaires de grande densité, par exemple dans les zones urbaines, ce sont habituellement les autorités municipales qui s'en chargent.Ces points de deuxième ordre permettent de situer les conduites d'aqueduc, d'égout et de gaz, de même que les autres installations qui sont enfouies dans le sol.Ils servent également à délimiter les lots.Chaque point de contrôle de ce réseau, sous-jacent au réseau de premier ordre, couvrira une superficie maximale de 5 à 10 km.Les cartes topographiques constituent des représentations visuelles exactes, de même que des inventaires de la surface du Canada et des ouvrages humains; elles indiquent les reliefs, les éléments naturels et les constructions importantes.La Division topographique se charge de compiler les levés de différents secteurs du territoire canadien pour produire la carte topographique.En considérant l'étendue géographique du continent nord-américain, le mandat de la Division des levés géodésiques est de taille.Certaines personnes, tels les chasseurs et les pêcheurs, bénéficient déjà des retombées engendrées par la modification du réseau de premier ordre.En effet, le nouveau réseau accentue davantage les détails d'une région donnée.La Direction des levés et de la cartographie se doit, avec la masse imposante de données recueillies, de développer de nouvelles techniques d'interprétation des points de contrôle.Ces repères sont nécessaires à rétablissement des cartes, à la délimitation des frontières et propriétés, à la réalisation des grands ouvrages techniques, à la navigation aérienne et maritime, ainsi qu'à l'étude scientifique et à la compréhension de notre planète.Pour plus de renseignements sur la géodésie, s'adresser à; Communications EMR 580, rue Booth Personne-ressource: Rachid Mazaachi Ottawa (Ontario) K1A0E4 Secteur: Levés géodésiques Téléphone: (613) 995-3065 Téléphone: (613) 993-5624 1 + Énergie, Mines et Energy, Mines and Ressources Canada Resources Canada Canada QUÉBEC SCIENCE • JANVIER 1987 9 LE PRIX LÉON-GÉRIN 1986 NOBEL 86 Le psychologue Adrien Pinard, professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), a reçu le prix Léon-Gérin 1986 remis par le gouvernement du Québec.Cette distinction, au nombre des Prix du Québec, souligne la qualité exceptionnelle de l’enseignement et des recherches d’un chercheur en sciences humaines.M.Pinard a derrière lui une carrière de 35 ans d’enseignement à l’Université de Montréal.Il s’est particulièrement intéressé au phénomène de l’acquisition de la connaissance et au développement de l’intelligence chez l’enfant.Depuis 1983, il dirige le laboratoire de recherche sur la méta-cognition à l’UQAM.La métacogni-tion est la prise de conscience par l’individu de son propre fonctionnement cognitif.LE PRIX MARIE-VICTORIN 1986 Le chimiste Stanley George Mason, ancien professeur à l’Université McGill, a reçu le prix Marie-Victorin, considéré comme la plus haute distinction québécoise dans le domaine scientifique.M.Mason est reconnu comme un des plus grands chimistes canadiens et jouit d’une réputation internationale remarquable.Il s’est distingué notamment dans le domaine de la fabrication de la pâte à papier.Il est considéré comme le père de la microrhéologie, c’est-à-dire l’étude de l’écoulement et de l’interaction des particules en suspension dans un liquide.Les travaux de M.Mason ont permis d’apporter de nombreuses h- ^ ^ améliorations technologiques non seulement dans l’industrie des pâtes et papiers, mais aussi dans les textiles, en météorologie et en médecine.Il est à la retraite depuis 1985.Voici la récolte des Nobel de sciences 1986.En chimie, John Polanyi, de l’Université de Toronto, Dudley Herschbach, de Harvard et Yuan Lee, de Berkeley, se sont partagé le prix.Les trois se sont intéressés aux phénomènes qui se produisent entre les molécules lorsque deux composés chimiques entrent en réaction.Ces recherches fondamentales ont conduit, entre autres, aux lasers.En physique, Ernst Ruska, de Berlin-Ouest, Gerd Binning, de Francfort, et Heinrich Rohrer, de Suisse, ont obtenu le Nobel.Ruska a effectué des travaux fondamentaux en optique et en électronique qui ont permis la construction du premier microscope électronique.Binning et Rohrer ont fabriqué le premier microscope à balayage électronique.En médecine, Stanley Cohen, de l’Université Vanderbilt (Tennessee), et ITtalo-Américaine Rita Levi-Mon-talcini ont reçu cette haute distinction.Levi-Montalcini a été la première à mettre en évidence l’existence et le rôle du facteur de croissance des cellules nerveuses dans le développement du système nerveux.Cohen a contribué à isoler ce facteur de croissance.Par la suite, d’autres facteurs de croissance ont été découverts.Ces travaux sont primordiaux dans la culture artificielle de tissus.Cette année, chaque prix était accompagné de 290 000$ US que les récipiendaires se sont partagés à parts égales.FAITES- LE DONC, POUR VOIR! JANVIER 1987 • QUÉBEC SCIENCE 10 VITAMINES DES SUPPLÉMENTS SUPERFLUS Vitamine simple ou multivitamine, avec ou sans suppléments de minéraux, à saveur de citron, de fraise ou de raisin, sous la forme de comprimés représentant Yogi Tours ou les Pierre-à-feu, vous avez le choix.Chaque année, les deux tiers des familles québécoises dépensent 58 millions de dollars en suppléments vitaminiques de toutes sortes, croyant ainsi mieux s’équiper pour passer Thiver.Inutilement?Tous les nutritionnistes s’accordent pour dire que nos besoins en vitamines sont comblés par une alimentation équilibrée.Ce qui n’empêche pas que, selon une étude américaine, les suppléments vitaminiques constituent le troisième groupe de médicaments consommés en excès.Certains groupes de la population peuvent toutefois avoir besoin temporairement d’un apport vitaminique additionnel.C’est le cas des femmes enceintes, des bébés nourris au sein, des personnes âgées qui s’alimentent moins bien, des personnes qui suivent des régimes amaigrissants sévères et de celles qui souffrent de certains problèmes du système gastro-intestinal qui empêchent l’absorption des vitamines ingérées.Il y a également les fumeurs chez qui une partie de la vitamine C absorbée est détruite.Les personnes consommant beaucoup d’alcool peuvent aussi souffrir de déficience en vitamines, entre autres à cause d’une alimentation inadéquate.Les vitamines sont des substances organiques — c’est-à-dire composées de carbone, d’azote, d’oxygène et d’hydrogène — essentielles pour le bon fonctionnement de notre organisme, qui ne les utilise cependant qu’en très petites quantités.Comme notre organisme ne peut les fabri- quer, il doit se les procurer dans les aliments que nous consommons.Les vitamines ne sont en aucun cas une source d’énergie.Elles interviennent dans notre métabolisme en agissant comme enzymes, ou catalyseurs de différentes réactions chimiques.Quand la quantité de vitamines absorbée dépasse la quantité utilisée par notre organisme, le surplus est éliminé par les reins, s’il s’agit de vitamines hydrosolubles, comme la vitamine C ou celles du complexe B; ou encore il s’accumule dans nos graisses dans le cas des vitamines liposolubles, comme les vitamines A, D, E et K.Les suppléments vitaminiques qu’on achète habituellement contiennent le plus souvent des quantités de vitamines qui se rapprochent des doses recommandées.Ils peuvent cependant occasionner des intoxications, par exemple chez l’enfant qui, attiré par la couleur, la saveur ou la forme des pilules, videra la bouteille de vitamines, pensant qu’il s’agit de bonbons.Au Centre hospitalier de l’Université Laval, rapporte le toxicologue Guy Sanfaçon, on a reçu, en 1984, 600 appels téléphoniques et visites à l’hôpital à la suite d’intoxication par vitamines, plus 270 cas reliés à une intoxication par vitamines associées à des suppléments de fer.«Ces produits représentent les plus grands risques, explique le docteur Sanfaçon, et ces cas doivent être traités rapidement parce que le fer provoque la corrosion et parfois même la perforation du tube digestif.» Par ailleurs, certains, comme Linus Pauling, font la promotion des mégadoses de vitamines (plus de dix fois la dose quotidienne recommandée) pour traiter différents problèmes.Mais on n’en a pas encore démontré l’efficacité.Le cas le plus connu est celui de la vitamine C qui, dit-on, amoindrirait les symptômes du rhume de cerveau.On observe effectivement une amélioration avec une dose quotidienne de 100 milligrammes.l’équivalent d’un grand verre de jus d’orange.Toutefois, la consommation de mégadoses de vitamines peut entraîner des effets secondaires et même être toxique.Par exemple, la vitamine C peut occasionner des troubles gastro-intestinaux et des nausées.Elle est déconseillée aux personnes ayant une histoire de calculs rénaux.Les vitamines A, D et la niacine sont reconnues comme toxiques à dose excessive.«Consommées en si grande quantité, rappelle le docteur Jeannine Sévigny, nutritionniste de l’Université Laval, les vitamines n’ont plus un effet nutritif, mais pharmacologique.Elles sont alors des médicaments.» « Une alimentation variée et équilibrée, comprenant les quatre groupes de base—produits laitiers, viande ou substituts, fruits et légumes, pain et céréales — fournit toutes les vitamines nécessaires à notre organisme, explique Jeannine Sévigny.Et cela même Thiver.On ne peut considérer les suppléments vitaminiques comme un palliatif à de mauvaises habitudes alimentaires», ajoute-t-elle.Peut-être faudrait-il mieux nous poser des questions sur nos habitudes alimentaires plutôt que d’avaler notre pilule quotidienne?Diane Dontigny UN AUTRE «TIQUE» La domotique, vous connaissez?Eh bien c’est l’automatisation de nos maisons.Le numéro de septembre de la revue française Sciences et Techniques nous présente ce dernier-né de l’informatique.Selon la revue, des systèmes de «home automation» sont déjà en vente.au Japon, bien sûr! QUÉBEC SCIENCE • JANVIER 1987 II Kl PRIX KALINGA À DAVID SUZUKI .: ÆÊM L'\\.Le généticien et vulgarisateur scientifique canadien David Suzuki a reçu le prix Kalinga 1986 pour la vulgarisation de la science.Le prix Kalinga a été créé en 1951 par l’Unesco pour souligner le travail d’un communicateur scientifique qui a contribué à l’interprétation de la science, de la recherche et de la technologie au public.David Suzuki est bien connu pour son émission de télévision The Nature of Things, diffusée au réseau anglais de Radio-Canada.Il a aussi animé des émissions comme Suzuki on Science, Science Magazine, A Planet for the Taking et Quirks and Quarks.Il est le deuxième Canadien à recevoir ce qui est considéré comme le prix Nobel de la vulgarisation scientifique.En 1977, le Québécois Fernand Seguin s’est vu attribuer le Kalinga.Cette année, David Suzuki partagera ce prix prestigieux avec le Soviétique Nicolai Basov.Vulgarisateur hors pair, David Suzuki est également un défenseur inconditionnel des droits civils.Très tôt dans sa vie, il a fait connaissance avec le racisme.Entre l’âge de cinq et neuf ans, pendant la Seconde Guerre mondiale, il passera plus de trois ans et demi dans un camp pour ressortissants japonais au Canada.Pendant ses études universitaires aux États-Unis, entre 1958 et 1961, il sera le seul non-noir à militer activement dans la National Association for the Advancement of Coloured People.De retour au Canada, il constatera amèrement comment la génétique, son champ de recherche, avait servi de justification à plusieurs doctrines racistes.Tout en poursuivant ses recherches sur la mouche à fruit, où il acquiert une réputation internationale, il donne des conférences de vulgarisation et continue à militer pour les droits civils.Au début des années 70, après avoir dénoncé la Loi des mesures de guerre, il entreprendra véritablement une carrière de communicateur scientifique à la télévision.Québec Science a présenté un portrait de David Suzuki dans le numéro de février 1979.Gilles Drouin PRENDRE UN PETIT COUP.La consommation d’alcool peut-elle réduire les risques d’être atteint d’une maladie du cœur?Pour le savoir, une équipe du département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval a analysé les habitudes de consommation d’alcool de près de 2 000 personnes de la région de Québec.Après un suivi de cinq ans, on a comparé le nombre de personnes souffrant de maladies coronariennes et celles qui n’avaient aucun problème de santé, en fonction de leur consommation d’alcool.Les données ont été ajustées en tenant compte de différents facteurs tels que l’âge, la scolarité, la tension artérielle, la consommation de tabac et le poids de ces personnes.Le résultat?Si le risque de souffrir d’une maladie coronarienne est de 100 pour un non-buveur, il sera de 65 (infarctus) et de 78 (angine) pour celui qui consomme 30 centilitres et moins de spiritueux par semaine, ou l’équivalent.Par contre, ceux qui boivent de plus grandes quantités voient le risque augmenter.(G.P.) BONNE FÊTE SIPRI En cette année internationale de la paix, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, le SIPRI, fêtait son vingtième anniversaire.Au cours de son existence, le SIPRI a concentré ses recherches sur les questions de l’armement et du désarmement, l’accélération du développement de la technologie militaire et les tentatives faites pour ralentir la course aux armements.Le SIPRI est principalement connu pour son annuaire Armements et désarmement, considéré comme une bible dans le domaine.Si s, 12 JANVIER 1987 • QUÉBEC SCIENCE ni ilk savoir, Hi it lliït lli blialji- ans, on :rsonnîs intnnes nn pifr ielen ionnfc [ftilfr Ik li , la con- issoaf-line csi ,11 sen anfioc! (Icenii- osF' contre, jranJes JfJIC11' (C.« ]eJel> mal ^ jjliolin, lean»' iiste^' :li# jlîlll * lioiiJ" Ijoloj1 iesP# #Lt con»» one | Au cours des derniers mois, le prix des disques rigides a baissé d’une façon spectaculaire.On affiche même, dans des annonces publicitaires de revues américaines, des prix aussi bas que 500$ pour un disque dur de 20 millions de caractères, contrôleur compris.De ce fait, des milliers d’utilisateurs d’ordinateurs songent maintenant à acheter un disque dur fixe, intégré à leur ordinateur ou externe.Tout le monde ne profitera cependant pas autant d’un disque dur.Si l’on recherche une mémoire de masse externe pour stocker une grande quantité de données archivées ou rarement remises à jour, on a encore intérêt à utiliser des disquettes souples.De même si on doit travailler en direct sur moins d’un méga-octet d’information, mieux vaut alors mettre plutôt l’accent sur l’extension de la mémoire vive de son appareil afin d’en utiliser une partie comme disque virtuel d’une grosseur limitée, mais accessible à une vitesse maximale.Avec sa grande capacité de stockage de données accessibles très rapidement, le disque rigide sert surtout à ceux qui travaillent sur des applications informatiques exigeant un va-et-vient constant entre le logiciel et une très grande quantité de données: comptables, mathématiciens, chercheurs, financiers, courtiers en valeurs mobilières.Il peut conserver en mémoire de 2 à 200 méga-octets d’information et l’ordinateur y trouvera l’information qu’il cherche en 12 fois moins de temps, en moyenne, que sur une disquette souple.Il peut même desservir simultanément plusieurs micro-ordinateurs.Le disque dur doit sa rapidité au fait que la tête de lecture et d’enregistrement DE LA MÉMOIRE EN MASSE Un micro-ordinateur et, à droite, le disque rigide.^e disque dur en cartouche.ne touche pas sa surface, mais la survole de quelques micromètres seulement, sur un coussin d’air.Comme les forces de frottement n’entrent pas en jeu, on peut faire tourner très vite le plateau supportant le disque dur.Mais, en même temps, cela rend cette technologie très fragile et on doit en protéger le mécanisme dans un boîtier fermé.Le contact de la tête avec le disque peut entraîner d’importants dommages.Et, à cause de la précision des réglages nécessaires, le disque dur craint autant les changements de température que la fumée, la poussière ou même l’air pollué.Il est donc indispensable de prévoir une méthode de copie des données contenues sur le disque rigide et de l’utiliser fréquemment.Comme il faut près de 70 disquettes souples pour recevoir le contenu d’un disque dur de 10 méga-octets seulement, et beaucoup de temps pour effectuer le transfert, il vaut mieux se tourner vers un système plus efficace.Les deux principaux systèmes de sauvegarde sont le disque dur en cartouche et la bande en cartouche.Le premier a les mêmes caractéristiques que le disque dur fixe, sauf que le lecteur et le disque peuvent être séparés, donc interchangés.Par ailleurs, il est moins coûteux de changer seulement la cartouche que de changer le disque dur au complet.Malgré tout, le disque en cartouche est un peu moins fiable que le disque fixe et on déconseille son utilisation comme disque permanent.Les récents perfectionnements dans la fabrication des bandes magnétiques ont permis la mise au point de cartouches de sauvegarde de petites dimensions qui peuvent stocker jusqu’à 50 méga-octets de données.Étant donné la simplicité du mécanisme des lecteurs/enregistreurs, leur prix est relativement abordable.Par contre, l’accès à l’information est beaucoup plus lent qu’avec un disque dur puisque l’on doit attendre que la bande se déroule jusqu’au point où elle se trouve.Les deux largeurs de bandes magnétiques les plus utilisées sont 1/4 de pouce et 1/2 pouce.La qualité des bandes de format 1/2 pouce est telle qu’on peut les utiliser en cartouche pour stocker jusqu’à 200 méga-octets d’information.L’avenir est aux disques compacts avec écriture et lecture au laser.Ces disques ont maintenant fait leurs preuves dans le domaine de la musique et on commence à s’en servir pour mettre en mémoire des données binaires.La compagnie Maxell offre ainsi un système de lecture de disques compacts gravés une seule fois, dans un format de 12 pouces Le système à bande en cartouche.de diamètre.On nous annonce aussi un système d’enregistrement/lecture avec disques réutilisables d’ici la fin de 1987.On ne parle plus alors de dizaines de millions de caractères de stockage, mais de centaines de millions, voire de milliards.Il faut donc s’attendre à ce que bien vite les ordinateurs individuels et leurs périphériques aient une capacité de traitement des données égale ou supérieure à celle des mini-ordinateurs d’aujourd’hui.On peut écrire à l’auteur de cette chronique ou laisser un message par courrier électronique sur Infopuq (INFOPUQ) ou CompuServe (ID 72135, 1410).i# stH'1 Ot ÉBKC SCIENCE • JANVIER I987 13 ¦¥ ¦aoMMi ¦ * ÉiiÊ!:» Hi LA RECHERCHE À L'UQAM: UIM ESSOR CONTINU Année après année, les professeurs-chercheurs de l'UQAM se dépassent en augmentant leurs subventions de recherche, en publiant davantage, en se bâtissant une réputation dans plusieurs champs de recherche, et en développant des programmes d'études avancées dont certains sont uniques au Québec.Faites-en autant en poursuivant une maîtrise ou un doctorat à l'UQAM.Maîtrises Administration des affaires* Analyse et gestion urbaines (conjointement avec l'ENAP, l'INRS) Art dramatique Arts plastiques* Biologie Chimie Communication* Économique Éducation (M.A.et M.Ed.) Enseignement au primaire* Études des arts* Études littéraires Géographie Gestion de projet* (conjointement avec l'UQAC, l'UQTR, l'UQAH, l'UQAT et l'UQAR) Histoire Informatique de gestion* Kinanthropologie Linguistique Mathématiques Muséologie* (conjointement avec l'Université de Montréal) Philosophie Psychologie* Sciences comptables* Sciences de la terre Sciences de l'atmosphère* Sciences de l'environnement Science politique Sciences religieuses Sexologie* Programme court de deuxième cycle Méthodologie de l'environnement Diplômes de deuxième cycle Électrochimie appliquée (conjointement avec l'École polytechnique et l'Université de Montréal) Études américaines contemporaines Études interdisciplinaires sur la mort (thanatologie)* Intégration de la recherche à la pratique éducative Météorologie Doctorats Administration* (conjointement avec les HEC, l'Université Concordia et l'Université McGill) Éducation* (avec la participation de l'UQAC, l'UQTR, l'UQAH, l'UQAR et l'UQAT) Histoire Linguistique Philosophie* (extensionné de l'UQTR) Psychologie* Ressources minérales (programme de l'UQAC avec la participation de l'UQAM) Science politique Sémiologie Sociologie Dates limites de présentation des demandes d'admission à la session d'automne 1987: Programmes non contingentés: 15 janvier au 1er mai sauf maîtrise en éducation: 1er mars IM.B.: Les décisions d'admission sont rendues dans l'ordre de réception des candidatures; il y a donc avantage à déposer sa demande au début de la période d'admission.Programmes contingentés: 1er mai pour tous les programmes sauf les exceptions suivantes: 1er février: Maîtrise en communication Doctorat en éducation 1er mars: Maîtrise en muséologie Maîtrise en sexologie 1er avril: Maîtrise en arts plastiques 1er juillet: Diplôme de deuxième cycle en études interdisciplinaires sur la mort 15 décembre: Maîtrise en administration des affaires (session été 1988) Possibilité d'un revenu garanti d'au moins 6 000$ Chaque année, la Fondation de l'UQAM offre des bourses de 2e et de 3e cycles.Des postes d'assistants-es de recherche, d'auxiliaires d'enseignement et de chargés-es de cours sont aussi accessibles dans les département.À ces revenus, peuvent s'ajouter des bourses complémentaires offertes par l'UQAM; en 1986-1987, 80 bourses de 3 000$ sont ainsi allouées.L'UQAM, une présence active en recherche Les subventions de recherche et de création, doublées en 2 ans, totalisent 10,5M$ en 1985-1986.Renseignements: Registrariat, Service aux clientèles universitaires 870, boulevard de Maisonneuve Est Local T-3600 Case postale 8888, succursale A Montréal (Québec) H3C 3P8 Téléphone: 282-3121 Université du Québec à Montréal V b£g V lament d^/iUI (v^eur Ce registr vous perm , antécédei l vos allerg '/y nisations re s-éht ouMh :evez «emplaire ^“IMTÉ ;onnel loter vos licaux, immu- encpre vos tc examens mé< ,Le G^rd^santé vc < /,, l< f//9 questions a pos« votre médecin et votre pharmacien et vous explique les termes médicaux les plus importants.4 r/ Le Guide santé, un outil essentiel 'V^ pour qui se préoccupe deysa santé Veuillez abonner la personne suivante pour ?1 an /12 numéros, au coût de 25 $ ?2 ans/24 numéros, au coût de 44$ ?1 an /à l'étranger, au coût de 35$ I___I___I___I___I___I___I-1-L 31 nom I 1 I I 1 L _l_____I___L i I l I 1-1-L J__I__I__L J__I I__1__1__L 61 prénom LbJ LU 7 8 I I I I 1__________I___I___I___I-1-L 9 numéro rue I J I I I-L 29 ville J I I I I I-1-L appartement 28 J____I___I__I-1-L Pour avoir abonné la personne dont j'ai inscrit le nom à gauche, veuillez m'envoyer gratuitement le «Guide santé».ÉTIQUETTE RETOUR: veuillez écrire lisiblement (en majuscule) dans les espaces appropriés: NOM - ADRESSE - Code postal - Téléphone - ?Mastercard ?Visa numéro Date d'expiration 1___i__I__I-1 ?Chèque ou mandat postal ci-joint signature 48 49 pays l I I I L J I I I L l I 1 I L province 68 69 code postal 74 Faites parvenir les deux coupons avec votre paiement à l'adresse suivante: Le magazine QUÉBEC SCIENCE Case postale 250, Sillery, Québec GIT 2R1 Pour information: (418) 657-3551, poste 2854 ^7 7^ T ' • DES VELOS FC fmm&m J A'W’ IE.R 1987 • Ql ÉBIX SCIES C K *K‘vW ::^:isi.:.,:v.v:v.-.v.v;-;v.;-.v: -5Sï-aïatoxiiiiii xvj-.v;-:^,;.,.:.:-;; ;&k.-.mXim I US FOUS FOUS Des engins mus uniquement par la force des muscles j et qui se déplacent aussi bien dans les airs que sur la terre Texte et photos: ËVE-LUCIE BOURQUE s; i Bien des réactés ont tracé leur sillon blanc derrière les nuages épars depuis la fin de l’après-midi.Le jour en est maintenant à ses derniers soubresauts et le Musculair, ce véhicule aérien actionné par les coups de pédales d’un pilote-cycliste, se fait toujours attendre.La piste du petit aéroport de Boundary Bay, situé à quelques dizaines de kilomètres au sud de Vancouver, demeure désespérément vide.Derrière le long cordon de sécurité qui frôle la piste, le public commence à s’interroger.La démonstration accuse plus de trois heures de retard, à cause du vent, paraît-il.Celui-ci doit cesser complètement pour que le Musculair puisse prendre son envol en toute sécurité.Pourtant, la brise semble à peine perceptible ! Mais prudence oblige.Le pilote fait face à deux types de dangers potentiels: les rafales de vent qui déstabilisent facilement un appareil léger à l’extrême, muni d’ailes démesurément longues, et les arrêts pouvant survenir lorsque la vitesse de l’engin n’est pas assez soutenue.Vers 20 heures, le Musculair est finalement déménagé de son hangar protecteur et placé en bout de piste.Encore quelques minutes.le vent finit par tomber.l’hélice de l’engin se met à tourner, plus vite, de plus en plus vite.Le pilote se prépare, réchauffe ses muscles.Les ailes frémissent, l’avion commence à rouler.Il parcourt quelques dizaines de mètres puis décolle tout en douceur.Le pilote prend de l’altitude, se hisse jusqu’à environ cinq mètres.Dans son cockpit transparent, il se profile contre le ciel.Le dos voûté, les mains crispées sur les commandes, il soutient un rythme régulier.Puis, une minute plus tard, il roule de nouveau sur la piste.Avant que l’obscurité ne tombe complètement, la fragile libellule synthétique volera une seconde fois, au grand plaisir du public qui se sent le témoin important de la conquête «douce» de l’air. Wm o o" c o < D CD D = CD CD 3 £ CD Q.S 5 ^ Cù' (fi CL * (D CD 3 CD 3 ABONNEZ-VOUS! CHEZ VOTRE LIBRAIRE PARTICIPANT OU EN NOUS FAISANT PARVENIR CECOUPON D'ABONNEMENT Au Canada: ?Abonnement régulier (1 an/12 numéros): 25$ ?Abonnement spécial (2 ans/24 numéros): 44$ À l'étranger: ?Abonnement régulier (1 an/l2 numéros): 35$ ?Abonnement Spécial (2 ans/24 numéros): 61 $ En France: ?Abonnement régulier (i an/12 numéros): ISOFFt.t.c.?Abonnement spécial (2 ans/24 numéros): 300 FFt.t.c.?Abonnement ?Réabonnement ?Changement d'adresse i i i i i i i i i i_l_l_l_l_i_^—I—^^^^^—i—^^^—I 31 NOM 60 1 1 i i i i i i i i i i i i i i i i i i 1 LU LU 61 | i PRÉNOM 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 80 i i i i i—i—i—1 7 8 9 | | NUMÉRO 1 1 1 1 1 1 RUE l l l 1 1 APP 28 i i i i i i i 1 1 1 29 VILLE PROVINCE 48 TÉLÉPHONE 49 68 69 CODE 74 ?Chèque Compte ?Visa ?Mastercard n° - ?Mandat postal Date d'expiration- Signature- Faites votre chèque à l’ordre de : QUÉBEC SCIENCE, 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy G1V 2M3 Pour informations: 657-3551, poste 2854 Pour la France, faites votre chèque à l'ordre de: DAWSON FRANCE, B.P.40.91121, Palaiseau, Cedex Tarifs en vigueur jusqu'au 1 er juin 1987 QUÉBEC SCIENCE • JANVIER 1987 57 47 La Recherche a des lecteurs dans 83 pays : pourquoi pas vous?RECHERCHE ¦Pour chercheur, liant, :itaire, che cons-/nthèse 5 tout ce d'im- ^65 1^0(5 dt' W La Recherche^ est une revue mternationale^B publiée en^B français.Ses articles^ sont écrits ' Offre spéciale* Je désire souscrire un abonnement d'un an (11 n0s) à la Recherche au tarif de 36 dollars canadiens au lieu de 46,75 dollars (prix de vente au numéro) .Un délai minimum de huit semaines interviendra entre la date de la demande d'abonnement et la réception du premier numéro.L'abonné(e) le sera pour un an, à compter du premier numéro reçu.nom ___________________________________________________________ adresse _____________________________________________________ pays __________________________________________________________ à retourner accompagné de votre paiement à DIMEDIA, 539, bout.Lebeau, Ville Saint-Laurent, P.Q.H4N 1 S2 * offre réservée aux particuliers, à l'exception de toute collectivité.LORSQU'IL N'Y A PLUS PERSONNE TEL-AIDE EST LÀ 24 HEURES SUR 24 935-1101
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