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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1984, Collections de BAnQ.

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I;,- D ?/ >v!S C D Volume 23, numéro 3 NOVEMBRE 1984 2,95$ RECULER I A PEUR > ORDINATEURS?IM\ N(%GÈNES UTE: L’HEURE COMPTES lüli -'mtess : >afr'./ v ¦ • .n •:» ' 7 i i r.w-;;- 7 -m_- h! -• «i.' ’ Port de retour garantt 01 v.- / O SEPT 82 AOUT 85 URRIER 2ième classe nregistrement uméro 1052 MONTREAL P.Q K6 LE RÉSEAU DE LUniVERSITE DU QUÉBEC iP©©îiM3 - - 11 unîtes constituantes (universités, instituts de recherche et écoles supérieures) 339 programmes d’études de 1er cycle 98 programmes d’études de 2e et 3e cycles 70 000 étudiants 1 700 professeurs réguliers 2 600 chargés de cours 2 900 employés non-enseignants Une communauté scientifique travaillant sur un millier de projets de recherche recensés et disposant annuellement de plus de 24 millions de dollars en subventions, contrats et commandites.Plus de 300 millions de dollars de budget annuel.La seule université publique, implantée à la grandeur du Québec, décernant aujourd’hui plus de 10 000 diplômes par-an.«b £ à J?^ s5# tT 7^ .O ^ P .©oû c^- .0 © -Vs A- .(7) \ J© P & © P'/i3 >> A®© P il© SO O) / (7) />> ¦S' .A- o cf .ial 1 mes Morte ISRAËL Danielle Dionne jO Désert de Néguev J°BDAN/E Ct .S/en que le désert couvre plus de la moitié de la superficie d'Israël, on réussit à y faire croître légumes, fruits et même des fleurs, comme ces amaryllis.ÉGYpte '.•‘À' skv - Alain Vézina 18 novembre 1984 / QUEBEC SCIENCE II' Le sous-sol du désert du Neguev recèle des lacs souterrains dont l'eau, bien que saumâtre, peut servir à l'irrigation.Pour détecter cette eau, on utilise, entre autres, des sondes radioactives.qui accélèrent la production.Mais un problème majeur demeurait: comment conserver les tomates fraîches qui ont tendance à pourrir rapidement, particulièrement dans les régions chaudes.«On peut facilement parler de 20 pour cent de perte dans le champ et d'un autre 30 pour cent dans le transport et au marché», affirme John Elkind.Il fallait donc freiner le mûrissement afin de retarder la putréfaction.On connaissait justement l'existence de gènes qui retardent la maturation mais on ne pouvait les contrôler: on voulait ralentir, mais non stopper la maturation.Il ne sert à rien, en effet, de produire un fruit qui ne mûrira jamais.C'est autour de cette complexe problématique que le chercheur N.Kedar lança à Rehovot, il y a huit ans, un projet qui donne maintenant des résultats spectaculaires.On a en effet produit une tomate (l'hybride «faculty 101») qui mûrit lentement, qui garde belle allure et bon goût 1 2 jours après sa cueillette.Concrètement, cette tomate peut être vendue au marché parisien de Rungis sans craindre la compétition de ses homologues cueillies dix jours plus tard en Espagne ou au sud de la France.On dispose maintenant de trois autres hybrides (faculty 38, faculty 16 et BR54) qui permettront bientôt de garder en toute sécurité une tomate pendant trois semaines.Déjà, en Israël, presque toute la production se fait cette année avec la «faculty 101» et il ne serait pas surprenant de la retrouver bientôt chez les marchands de graines canadiens.C'est une percée d'autant plus importante que le transport demeure un obstacle quasi insurmontable pour les producteurs israéliens.Et ce n'est pas parce que l'on ne s'est pas efforcé de trouver des solutions.Chaque jour, c'est par avion cargo que les fleurs partent vers les marchés du nord.Bien plus, on expédie "te y.' r'V-y'M > * « y v A y q_.r- p-f ?les chrysanthèmes vers le marché de Londres avant leur maturation afin de sauver de l'espace, le volume constituant un facteur majeur dans les coûts du transport.Arrivés à Londres, les chrysanthèmes sont replacés dans un milieu favorable et leur éclosion se produit aux portes du marché.UN ROBOT-CUEILLEUR DE FRUITS C'est aussi à la faculté de Rehovot qu'on évoque de nombreuses préoccupations de recherche propres au monde de la PME: on travaille à la construction d'un conteneur particulier pour le transport des fleurs; on a découvert que, durant le «petit hiver», on peut arrêter le chauffage toutes les deux heures sans atteindre le seuil critique de basse température, une précieuse épargne d'énergie dans un pays où elle est particulièrement dispendieuse.Mais c'est au TECHNION, sorte de MIT israélien, que se boucle l'interpénétration recherche-production en agriculture.Tout d'abord, le TECHNION compte un département de génie agricole — on devient ingénieur en agriculture comme en électronique ou en foresterie — où l'on retrouvait pas moins de 250 étudiants au baccalauréat en 1983-1984.1 ï" if' r.$ 1 à s i m sm «il des sur seti coui lap » îlp % 4i| tok sui fui IUÈBEC SCIENCE / novembre 1984 19 .,.Ê0 Vf' ' y Su; ef li'és artit ,®r bout ré ortt etf liuf I3il Lors de notre passage au TECH-NION, un étudiant y revenait de Paris avec une singulière boîte devant servir à la rédaction de sa thèse de maîtrise.Ce futur ingénieur venait de suivre à la trace et d'enregistrer, sur papier et sur ruban, les moindres secousses subies par les oranges au cours de leur transport en camion de la plantation jusqu'au port de Haiffa, par bateau jusqu'au port de Marseille et par remorque jusqu'au marché de Rungis.Nullement surpris par ce type de mémoire de maîtrise, Benjamin Zur, doyen du département de génie agricole, renchérit en nous parlant de son projet favori: la mise au point d'un robot-cueilleur de fruits.«Nous avons actuellement un projet conjoint avec une entreprise privée.Notre cueilleur automatique devrait être opérationnel d'ici deux ou trois ans.Il s'agira d'une sorte de bras qui circulera entre les branches.C'est la voie de l'avenir», explique M.Zur.«Le moins de bois et le plus de fruits possible» est d'ailleurs devenu le slogan des producteurs fruitiers qui ont déjà mis au point certaines variétés d'abricotiers, de pommiers et de pêchiers, qui produisent dès la première année et qu'on arrache complètement à la récolte.Dans la même obsession de réduire le besoin de main-d'œuvre pour la récolte, tout en épargnant les engrais, on retrouve de petits arbres fruitiers où des structures métalliques légères côtoient les branches, rares et petites, pour soutenir les fruits.PRIORITÉ À LA RECHERCHE APPLIQUÉE On pourrait multiplier à l'infini les exemples d'industrialisation de l'agriculture.Aussi bien dans les milieux de production que dans les universités, l'application et la recherche forment un couple indissoluble.C'est d'ailleurs un renversement complet qui a marqué l'évolution de la recher- Dans ce pays où l’eau est rare, l’irrigation au goutte-à-goutte permet d’en utiliser judicieusement chaque goutte et, à gauche, on peut en observer les résultats.che agricole en Israël depuis 20 ans.«En 1966, 65 pour cent de nos ressources allaient à la recherche fondamentale et seulement 35 pour cent à la recherche appliquée; en 1984, ce sera exactement l'inverse car nous consacrerons près de 70 pour cent de nosfondsà la recherche appliquée», nous a indiqué Yaakov Sapir, le directeur général du Comité national de recherches et d'études d'Israël.Aiguillonnés par la compétition féroce des autres pays méditerranéens, qui peuvent compter sur une main-d'œuvre moins dispendieuse, ainsi que par une dette nationale grandissant au rythme d'un effort de guerre qui n'en finit plus, les producteurs israéliens n'ontguèredechoix: il faut produire pour nourrir son peuple mais aussi pour exporter, sinon c'est le désastre.Et ce terrible stimulant de la nécessité produit des miracles, comme nous l'avons vu avec les fleurs, les tomates, les vergers, etc.On pourrait aussi parler de la plasticulture, qui consiste à couvrir le sol de feuilles de plastique en guise de paillis; ou encore de la production du jojoba (dont l'huile remplace l'huile de baleine dans la préparation de crèmes cosmétiques), de certaines tomates et même de coton en utilisant, pour l'irrigation, de l'eau saumâtre, notamment celle des lacs souterrains dans le désert du Neguev.On pourrait aussi parler des arbres: à part quelques oliviers, en particulier ceux du jardin où s'est retiré le Christ à Jérusalem, tous les arbres d'Israël ont été plantés de main d'homme depuis le début du siècle.Les Turcs avaient tout rasé pour alimenter leur train à vapeur.Les Juifs ont recommencé à zéro, d'abord avec l'eucalyptus australien pour assécher les marécages et combattre la malaria, puis ils ont graduellement couvert le pays d'arbres de toutes sortes.Il existe même une fondation qui a 20 novembre 1984 / QUÉBEC SCIENCE :4 Le goutte-à-goutte : par de minuscules trous dans le boyau qui court le long des plantes, on dirige l'eau directement vers les racines.On élimine ainsi l'évaporation et on ne nourrit pas les mauvaises plantes.permis aux Juifs des quatre coins du monde de «planter leur arbre» au pays d'Israël.LE GOUTTE-À-GOUTTE Mais il y a mieux, il y a encore plus spectaculaire.Il y a l'usage de l'eau dans un pays qui en possède peu, dans un territoire qui chevauche le désert, voire même qui le pénètre et s'y confond carrément en maints endroits.Il ne faut pas oublier que le désert du Neguev, au sud d'Israël, représente la moitié de la superficie de ce pays, sans parler des autres régions désertiques en Judée ou ailleurs.On ne peut manquer cette omniprésence désertique lorsque, par exemple, on traverse la Judée pour faire le pèlerinage de Jérusalem au lac Tibériade et à la mer Morte, cette mystérieuse mer où il tombe moins de cinq centimètres de pluie par année.Le niveau de l'eau y a d'ailleurs baissé de dix mètres depuis 1 5 ans, notamment en raison de l'appauvrissement de l'apport du Jourdain.Quel choc de rencontrer ce Jourdain, célèbre depuis des millénaires et berceau de nos civilisations! Ce Jourdain qu'on croyait grand comme un fleuve, mais qui chez nous se qualifierait difficilement de rivière.Ce gros ruisseau, puisqu'il faut appeler les choses par leur nom, alimente, à la sortie du lac Tibériade qu'il traverse de part en part, un savant système de canalisation nationale.L'eau douce est ainsi acheminée aux quatre coins du pays, pour étancher la soif des humains mais aussi pour assurer la survie de l'agriculture, le tout sous l'étroite surveillance de l'Agence nationale de planification de l'eau.Chaque litre, chaque goutte en fait, comme nous le verrons ci-dessous, est précieusement calculé et utilisé avec un remarquable taux d'efficacité.Toujours de Jérusalem à la mer Morte, en traversant le désert de — .Consulat d'Israël mm - , % V* viV- -¦wÉÉi mÊà itufciAsifî .1 Le développement de la technologie a permis de diversifier la production agricole et d'y inclure même la culture du coton.— Certains prétendent que I on a tout bonnement ressuscité un sys- I tème d'irrigation déjà utilisé à l'ère de Moïse.D'autres affirment que les Israéliens, sorte de Japonais de l'agriculture, ont importé et mis à profit les inventions américaines.Peu importe, c'est en Israël que le fameux goutte-à-goutte a pris son essor.Mais de quoi s'agit-il au juste?Au lieu d'employer, comme chez nous, des arrosoirs qui distribuent leur eau un peu partout, qui touchent autant les feuilles que les racines, autant les mauvaises herbes que les bons plants, le goutte-à-goutte dirige l'eau uniquement vers les racines.Judée, on est à tout moment étonné de voir apparaître en cette terre de désolation, un carré de verdure, un champ de maïs, un verger d'abricots, un jardin de beaux concombres et de splendides tomates.C'est le signal qu'une colonie de peuplement ou un camp militaire côtoie les campements des Bédouins, sortis tout droit de la nuit des temps.Mais c'est aussi les points d'interrogation qui pointent devant ce mirage ou ce miracle d'un jardin fleuri en plein désert.Surtout, d'où vient l'eau?On ne voit en effet aucun gicleur, aucun système d'arrosage qui, chez nous, asperge les champs en entier.Et pourtant tout est merveilleusement vert.La réponse est bien simple: nous sommes au pays du goutte-à-goutte, une des plus belles réussites de l'agriculture israélienne.fe Del: Il h fil Si tayai S M Man (% lait Waii lUÊBEC SCIENCE / novembre 1984 21 PROFIL DE LA LIAISON MEDITERRANEE — MER MORTE station de pompage trapézoïdal réservoir inférieur & réservoir supérieur tunnel tunnel pipeline prise d'eau mer Morte station génératrice i Énergie solaire A Station génératrice thermique H Dessalement |Q Aquaculture Industrie ^ Récréation ^ CO Lac artificiel Frontière ^ Arad m I mer\Morte pipeline étangs d'évaporation jordaniens pour la potasse Be'er She va Dimona étangs d'évaporation — ssëh :r Sf De 1972 à 1981, la superficie de la mer Morte est passée de 1 000 à 800 kilomètres carrés, comme nous le montrent ces photographies prises par satellite.Plus concrètement, le goutte-à-goutte, c'est l'arrosage fait avec des tuyaux de plastique qui courent le long des plantes.Farde minuscules trous dans le boyau, disposé le long des plants, on dirige l’eau directement vers la racine de la plante.On élimine ainsi l’évaporation, on ne nourrit pas les mauvaises herbes et on peut même intégrer à l’eau d’irrigation les engrais et les pesticides requis.Un amateur de néologisme dirait que l’on double ou triple l’irrigation de fertigation et de pestigation.Cette merveilleuse découverte du goutte-à-goutte est en voie de faire boomerang: les Américains viennent de commander à la firme Netafim, du kibboutz Hatzerim dans le Neguev, d'importantes quantités de tubulure pour le goutte-à-goutte.SAUVER LA MER MORTE Le destin fait parfois bien les choses.Pétris dans les projets grandioses de la Manie à la Baie James, les journalistes québécois ont eu droit à un projet du siècle hydro-électrique pour couronner leur tournée scientifique en Israël.Il s'agit d’un dessein grandiose, le « Med-Dead-Canal», c'est-à-dire la liaison de la mer Morte à la Méditerranée.Imaginé parTheo-dore Herzl dès le début du siècle, le projet a été repris récemment et en est maintenant au stade des études de faisabilité.Par un savant système de canalisation, couvrant 110 kilomètres, tantôt souterrain et tantôt à ciel ouvert comme un canal de navigation, l'eau de la Méditerranée viendra renflouer la mer Morte qui est gravement menacée d'assèchement.Depuis le commencement du siècle, date du début des mesures, l'eau s'était maintenue aux environs de 390 mètres sous le niveau de la mer.Le projet du siècle en Israël : le Med-Dead-Canal, qui reliera la Méditerranée et la mer Morte en vue de hausser le niveau de celle-ci.Mais voici qu'en raison notamment des détournements du Jourdain pour fins domestiques et agricoles, tanten Israël qu'en Jordanie, le niveau de la mer Morte a baissé de dix mètres depuis une quinzaine d'années, et la chute continue.On prévoit que le niveau atteindra les 450 mètres au-dessous du niveau de la mer en l'an 2035.Mais avec le «Med-Dead-Canal», on pourrait restituer le niveau qui existait en 1 930 (soit 390 mètres sous le niveau de la mer) dès l'an 2010.De plus, en raison de la pente entre les deux mers, on pourra édifier une centrale hydro-électrique de 800 mégawatts à l'entrée de la mer Morte.On prévoit également utiliser l'eau amenée de la Méditerranée pour aménager des centres touristiques et des étangs en vue de la production d'énergie nucléaire, un domaine où Israël est devenu un leader mondial.Encore plus, selon Shlomo Drori, le directeur des relations publiques des Industries chimiques de la mer Morte, le projet est politique.Grand partisan du «Med-Dead-Canal», M.Drori estime en effet que ce projet servira tout autant la Jordanie qu'lsraël.«La solution du problème palestinien et par conséquent de notre problème, passe nécessairement par l'économie.C'est là que se joue notre avenir», affirme M Drori qui retrouve la ferveur des fondateurs d'Israël, il y a 35 ans, lorsqu'il parle de ce grandiose projet, évalué à plus de deux milliards de dollars.C'est en somme l'autre combat d'Israël, celui mené depuis la fondation de l'Ëtat moderne contre le désert et contre l'hostilité du territoire.Malheureusement, l'éternel combat contre les cousins arabes a jusqu'ici empêché le monde de profiter des remarquables exploits d'Israël sur le deuxième front, celui de l’agriculture et de la lutte contre le désert.? novembre 1984 / QUÉBEC SCIENCE mwmm fPHÔBOS Offl .On 0 '¦*) WBMW Illustrations: Jacques Goldstyn WmœmmBSË llteiüaüli mmm m&Ém i',t«»£'SIS«,&fi55>:S afaaaa 5tW jïi.tfrt'T*#: P' 'èti&r’t ’sva,,:.*v.i'îî'.'j-ïi .*»*> >*;»* ISN*.:«;Sp;s.iVi'Wi •îîP'^'v; .» .¦> .WSfïJjîl i*4*» ••*•.7 >4.A ., , ‘?»'j * *W 'i ¦ ?* r c*>.^•i' *r* — - * '•'¦ni - ’.K “y.‘WM .*'• ¦,à~- MÎ3 üo;:.•?:av t*«*.r«v, üaæa^s^^^aiüi^ii 5s^s?^»?sggsgggssgga»a .?agsSg»;astgâggÿ5i ’4/»:*«j 4 - f,: '4?>y '.s, >: ¦- - -t.«- /SJ'/Ï : v // iUÈBEC SCIENCE / novembre 1984 23 fl! H Q OCi io ncc uui s i f cuts uC i npmnoTa toc d Cette machine qui entre dans nos vies provoque des réactions diverses, et souvent excessives, chez ceux qui s’en approchent -1 par Gilles Drouin frappé avec un talon de chaussure, transpercé à l'aide d'un tournevis, criblé de balles et brûlé avec de essence.Non, il ne s'agit pas de la manchette d'un quelconque journal à sensation.Ce ne sont que quelques faits divers racontant l'histoire de tristes individus qui, exacerbés par incompréhension et l'implacable logique d'un micro-ordinateur, ont décidé de lui régler son compte une fois pour toutes.Bien sûr, ce sont des cas extrêmes, des réactions excessives qui ont souvent plus à voir avec la personnalité un peu spéciale de ces «ordinocides» qu'avec la nature de l'informatique.Mais qui d'entre nous, simples mortels et profanes, n'a pas ressenti un malaise, une angoisse, une sorte de boule dans 'estomac, qui peut s'associer à la peur du ridicule, devant le clavier et l'écran muet d'un micro-ordinateur.Ou qui n'a pas été effleuré par l'idée de débrancher un ordinateur en pleine opération, d'effacer des données importantes, d'insérer des ordres contradictoires dans un programme, de se faufiler jusqu'à l'ordinateur central du ministère de la Défense, de la banque ou de son plus sérieux concurrent en affaires.Plus d'un David est parvenu jusqu'ici à donner une sérieuse leçon au Goliath.Certains sont même si bien organisés qu'ils constituent une menace réelle pour toute l'industrie des logiciels.«Je connais un professeur d'informatique qui ne possède pas moins de six gros cartables à anneaux pleins de disquettes chargées de logiciels copiés», me confie Pierre-André, un «mordu» qui, à l'occasion bien sûr, «pirate» un logiciel — question de sauver quelques sous mais aussi et surtout de s'amuser, de se prouver qu'il est plus fin que le concepteur du logiciel.Copier pour le plaisir de copier est un passe-temps très répandu parmi les adeptes de l'informatique.«Ça n'a pas beaucoup de sens, poursuit Pierre-André, puisqu'on ne peut pas vraiment prendre le temps d'apprendre le fonctionnement de tous ces logiciels.» Certains programmes, comme Visicalc, exigent des mois de pratique avant d'être parfaitement maîtrisés.DES PIRATES AUX LUDDITES Pas étonnant qu'un détective, spécialisé dans les crimes informatiques, ait déjà associé certains comportements de ces pirates du 20e siècle au mouvement des Luddites du 19e siècle.Les Luddites furent ces travailleurs britanniques qui, au début du siècle dernier, détruisaient les nouvelles machines, principalement dans l’industrie du textile.Ils les percevaient comme une menace directe à leurs emplois, non sans raison.Les Luddites ne furent pas les seuls à rejeter les innovations.Karl Marx rapporte le cas d'une machine à tisser des rubans détruite en 1529 à Dantzig, dès son apparition.Le père de l'invention, dit-on, fut «étouffé ou noyé» sur ordre du magistrat de la ville qui craignait que l'invention ne transforme plusieurs ouvriers en mendiants, c'est-à-dire en chômeurs.Jusqu'ici, les informaticiens ont joui d'une plus grande clémence! En 1935, à Lille, en France, des travailleurs conspuèrent l'arrivée des métiers continus.Aujourd'hui, de colloques en symposiums, en conférences et en colloques, les centrales syndicales, groupes populaires et associations professionnelles tendent plutôt à considérer les nouvelles technologies comme une occasion d'améliorer la situation des travailleurs.On y revendique une participation au mouvement et on craint beaucoup d'être laissé pour compte.En fait, la peur du changement et la crainte de la déqualification sont les principales raisons qui motivent le travailleur à adhérer aux nouvelles technologies», explique Jean-Louis Chaumel, du Centre d'intervention et de recherche pour l'amélioration des situations de travail (CIRAST) de l'Université du Québec à Rimouski.Les gens comprennent rapidement qu'ils doivent se familiariser avec la nouvelle technologie.«Dans le contexte actuel, poursuit ce psychosociologue des organisations, il faut embarquer dans le bateau ou commencer à penser au chômage.» Voilà peut-être la véritable magie de l'informatique ! LE PING-PONG L'informatisation du travail, clérical surtout, a posé jusqu'ici de nombreux problèmes.Malformations congénitales, ennuis de vision, stress accru, maux de dos sont quelques exemples des accusations jetées contre l'ordinateur.Après avoir soupçonné la machine elle-même — une question qui n'est toujours pas réglée d'ailleurs —, les spécialistes en sont venus tranquillement à pointer du doigt les conditions dans lesquelles se réalisent l'implantation de l'informatique «et surtout, insiste Jean-Louis Chaumel, l'utilisation qu'on en fait par la suite.» Les gens redoutent beaucoup plus ce que leurs supérieurs hiérarchiques peuvent en faire que la machine elle-même.Plus d'une secrétaire a déjà fait connaissance avec les joies du 24 novembre 1984 / QUEBEC SCIENCE «ZTO IO CEVICTE J :i i I LUI\ -lE/UDIL.! LüKüii In «ping-pong» du traitement de texte, cette tendance qu'ont les patrons insécures de faire recommencer les lettres deux, trois, quatre, cinq ou six fois pour la moindre peccadille sous prétexte que c'est plus facile et plus rapide.Dans certains cas, cette manie prend des proportions telles que la productivité tombe en chute libre! Et je ne parlerai pas ici des cadences accélérées qu'a apporté l'informatique dans certaines compagnies, de téléphone entre autres.«Je pourrais vous citer des cas d'opératrices qui ont exigé que les cadres de la compagnie suivent des cours de formation, de manière à vraiment savoir comment utiliser les machines», dit Jean-Louis Chaumel.Il y a évidemment des histoires heureuses.André Billette, un sociologue du travail de l'université Laval, me parle d'une compagnie d'assurances de Québec où le travail est informatisé.«Les postes de travail sont des systèmes interactifs qui demandent plus de polyvalence et qui permettent aux employés de prendre plus de responsabilités dans leur travail», explique-t-il.Les employés ont développé un meilleur sentiment d'appartenance à la compagnie.«Même si le travail d'exécution a été pensé et conçu par d'autres, précise Billette, il reste une bonne marge de manœuvre.» Dans ce cas-ci, une formation préalable d'un an avait été donnée aux employés.Malgré cela, il restait quelques petits problèmes qui ne sont apparus que pendant le fonctionnement réel.La charge de travail a augmenté, il y a plus d'appels par jour mais les employés ne s'en plaignent pas.Dernier détail: les clients sont plus agressifs au téléphone, l'ordinateur ne fait pas d'erreurs ! CE N'EST PAS POUR LES FILLES! Danielle Shaw était enseignante au primaire.Elle occupe maintenant TE D j'npniNOTE! tü EEVtETË IE ! LUI\UII // / / EUI\ DE/MD; - son temps à donner des cours d'initiation à l'informatique aux enfants.Un jour, alors qu'elle présentait un projet, un commissaire d'école lui lança sans rire: «L'informatique, c'est intéressant pour les garçons, mais ne ne sera pas nécessaire de le montrer aux filles.» Les enfants comprennent vite ce qu'il faut et ne faut pas faire.Si bien que lorsqu'on regarde les statistiques d'utilisation de l'ordinateur en dehors des heures de classe, on y retrouve cinq fois plus de garçons que de filles.Pendant ce temps, les filles peuvent toujours regarder la télévision et observer comment elles doivent se pâmer d'admiration doivent se pâmer d'admiration devant le copain ou le frère qui, lui, connaît tous les secrets du merveilleux microordinateur.Pourtant, trois chercheurs américains ont fait passer destestsà 1 200 hommes et femmes de 1 2 à 60 ans pour évaluer leurs aptitudes à utiliser ou programmer un ordinateur.Devinez! À l'exception des mathématiques, les femmes ont démontré des qualifications égales.Toutefois, elles n'étaient pas particulièrement intéressées aux ordinateurs et peu familières avec son jargon.Imaginez maintenant les résultats si les femmes se donnaient la peine de vraiment essayer et vous pourrez peut-être évaluer le poids de la société sur les goûts et intérêts des individus.En fait, les femmes ne sont ni plus ni moins douées que les hommes.D'ailleurs, comme le souligne la psychologue américaine Elizabeth Fennema, quelques-uns des traits souvent considérés comme typiquement féminins conviennent aussi particulièrement aux spécialistes de l'informatique : la patience et le souci du détail, la minutie.Les filles réussissent aussi bien que les garçons dans les cours d'informatique.Mais un curieux phénomène se produit: les femmes sentent vraiment qu'elles ont quelque chose à prouver et, selon un informaticien de l'Université du Texas, Neil Dale, lorsque les femmes ont des résultats moyens, elles abandonnent alors que les hommes, avec les mêmes notes, continueront leur cours.Les pressions sociales sont fortes sur les femmes qui tentent de percer en informatique.L'an dernier, un groupe d'étudiantes en informatique du M.I.T.ont publié un rapport pour expliquer les raisons de leur abandon de cette discipline.Elles affirment avoir été exclues des discussions, dénoncent le paternalisme des hom-Par exemple, l'une d'elles ' mes.raconte qu'il lui suffisait de poser une simple question à un homme pour que celui-ci se sente obligé d'essayer de régler tous les problè-j mes de sa recherche.Il semble qu'il y ait fort à faire pour convaincre les femmes d'une réalité : elles sont tout aussi capables que les hommes de manipuler un ordinateur.Un début serait de faire en sorte qu’elles y aient vraiment accès, car il semble que là où il y a peu de micro-ordinateurs, les garçons réussissent toujours à se les accaparer de gré ou de force.QUELS EMPLOIS?Les femmes, dit-on, à cause de ce «manque d'intérêt» pour la chose informatique, s'acheminent vers le chômage, la pauvreté ou les emplois subalternes mal rémunérés (ce qui n'est pas très nouveau quand même).L'informatique et les nouvelles technologies seront la manne d'emplois.Ces beaux discours n'ont pas empê- ' Cn,. UÈBEC SCIENCE / novembre 1984 25 L ordinophobi te doutee/eajou^où^^s^nfrC*lnat^u°^t,,nr®e tor'sq ^ machine digitale u ^ d.!Ven,ir.^Pendant ndeU?°Idinate^, de qelf» i! résu,tat et le HeTlVf' Vous mément, en ntiiio-.Un ^ Cr3int énor- “ '^Munse est ir», - “^ire devenir dépendant^ U?ordinateur de aeçfZ ,e résu,tat et le ijo™6^6' Vous ^ tra^„, i, est de ce Jyde 'a ma^ine.Au orri 6 61 Ce'u^i est évid entre Vot^ trouver des am„ ® qm s'acharnent à °rdlnate“r, vous apnnt Avec un ' r,nformatisation de6")?^ empêcher nelTL0^^ un ^sultaTmT tout apprentissaoe w °'te- p°ur lui n ®f pas aiJssl clair , ft S ,e ,ien ^ V concret, du palnaf, ' 36 falra ^ec du n ^ En fa’t.si a'ma l°Ut P0Ur on sib'e avec un ï 06 qui es' imoos Q 8 .fait apPel aux ™ Ch’ne ana'ogi- .psychologue et a°rdmateur- Jean est ^°trices d'un individ^0'!65 psych°-9ens qui aV0,,o Ppartlent au groupe de d 9lta,e sollicite D|,' a maohine nateurs VOtJem av°'> ^desZd" 'ntePectue|,es.^Luc 563 capacités ^ ',E"es fies inno Pr0rateurs a°nt donc à°d f S6S C0,,a- on parle de PME de l'info itiaue.avec enthousiai matique.avec eninousi me.Et au rythme où vont isps un Hinlnmn pn jnf "Elles (les innn dateurs sont donc à T 81 Ses c°"a- poeJ menaces nS'0"3 en -forniati- p6^ie cognit.ve C eset'/fdPPer ^ de nous-mêmes n 96 que nous avons 6 Comment le cerun* dlre corn-di^re ders en0cnesPO-rad écr.re un" — ^«'-ne, W '°9,e dans I optique !! de la tachno-Question progressives def lw-60"3®3 en ous faisons de nnuc .beePuenous qu ôtres humains,.pensemqmeS 60 tant on psychologue de n" ?• SC0t Gardiner / Montréal.Selon L l 'tUt GAMMA à Public face aux nouLnf5 attitudes du ,, sont généralement positfv techno,09'es ajoute-t-il, qUe Z r° eS- «" semble, des innovations techno'ln0'15 à ré9ard fonction des attitudes i?'^63 S0,ent sauté autant que face à i 06 8 ,a La nutrition • La fonction de relation • La fonction de reproduction j Nombreuses illustrations •t photographies couleurs.)ocumentation sur lemande.loi éditions hurtubise hmh Itée 7360, boulevard Newman Ville LaSalle (Québec) H8N 1X2 Téléphone (514) 364 0323 Postes d'attachés de recherche — 1985 pour des recherches en science et en génie, dans les laboratoires du CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES DU CANADA Le Conseil national de recherches est le principal organisme de recherche du Canada.Les travaux de laboratoire du CNRC couvrent la plupart des domaines des sciences physiques, des sciences biologiques et de l'ingénierie.Les candidats aux postes d'attachés de recherche doivent avoir reçu récemment un doctorat ès Sciences (Ph.D.), ou une maîtrise dans un des domaines du génie, ou être sur le point d'obtenir un de ces diplômes avant d'entrer en fonction.Les postes d'attachés de recherche sont accessibles aux ressortissants de tous les pays, même si la préférence est accordée aux citoyens canadiens.Les attachés de recherche seront nommés au personnel du Conseil national de recherches pour une période déterminée.Ils se verront offrir les mêmes salaires et avantages dont jouissent présentement les membres permanents du personnel.En guise d’exemple, le salaire actuel au niveau du doctorat est de 30 360$ par année.La nomination initiale portera, en général, sur une période de deux ans et pourra être renouvelée au rendement de l'attaché de recherche et selon les besoins de la Division.^ On peut obtenir un formulaire d'inscription auprès du Bureau des attachés de recherche.Conseil national de recherches du Canada, Ottawa, Ontario, Canada, K1A0R6.Date limite d'inscription: le 15 décembre 1984 Canada 58 novembre 1984 / QUÉBEC SCIENCE par Vonik Tanneau L'AMPOULE POLAIRE Pas facile d'économiser l'électricité dans les régions proches du cercle polaire.L’hiver, les nuits sont si longues! Mais des Soviétiques ont eu une idée lumineuse, que rapporte Énergie solaire Actualités', suspendre une ampoule géante à un ballon dirigeable qui est muni d'une éolienne fournissant l’électricité nécessaire.L'ampoule, program- mée pour s'allumer et s'éteindre à heures fixes, pourra servir à éclairer des villages entiers et de très grandes étendues.Une idée que nous pourrions peut-être appliquer pour allonger nos courtes journées d'hiver?LA S AU N ATM ÈR API E «Si le sauna et les esprits n'y peuvent rien, il ne reste plus que la tombe», dit un proverbe finlandais encore bien vivant.Un peu exagéré peut-être.Mais en Finlande, le sauna est une institution et on ne tarit pas sur ses bienfaits.Il aurait, paraît-il, un effet très bénéfique sur bon nombre d'infections, les sinusites, etc.Mieux, il serait même bon pour les dents! Enfin, plus précisément, le sauna aiderait la cicatrisation de la gencive après une extraction.Huit patients, à qui on venait d'arracher plusieurs dents de sagesse, ont été soumis à une «saunathérapie intensive» pendant plusieurs jours.À cause de la température plus élevée dans la bouche, la cicatrisation a été plus rapide que d'ordinaire.Inutile cependant d'attendre qu'on vous arrache une dent pour goûter aux vertus du sauna.C'est une convertie qui vous parle! En vrac DÉBRAYAGE CONTRÔLÉ C'est maintenant connu, chaque hémisphère de notre cerveau a sa spécialisation.Le gauche s'occupe de ce qui est rationnel, les fonctions cognitives, les mathématiques, l'apprentissage des langues, etc., tandis que le droit est plutôt porté vers la créativité, la sensibilité.Ce que l'on sait aussi, c'est que chacun des hémisphères domine tour à tour l'activité cérébrale.En soumettant des sujets à certains types de tests, des chercheurs de l'université Dalhousie ont observé que cette alternance se faisait selon des phases de 90 à 100 minutes.Ils ont aussi mesuré le flux de l'air dans les deux narines et remarqué que celui-ci était étroitement lié au rythme d'alternance de l'activité cérébrale.Quand l'hémisphère droit domine, il y a plus d'air qui entre par la narine gauche et inversement.Et le plus intéressant, c'est qu'en respirant pendant une quinzaine de minutes par la narine droite, par exemple, on pourrait soi-même provoquer la dominance de l'hémisphère gauche, «activer» les fonctions dont on a le plus besoin selon ce que l'on a à faire.Le cerveau à la carte, en quelque sorte.MEURTRES AUTOUR DU RING Plusieurs groupes, dont l'Association médicale britannique, font des pressions pour faire interdire la boxe à cause des nombreuses lésions cérébrales et autres accidents graves dont sont victimes les boxeurs.Ils ont peu de chance de réussir.Mais David P.Phillip, sociologue à l'Université de San Diego, vient peut-être de leur apporter un argument de plus: la boxe serait également dangereuse pour le public.Il a en effet observé que le nombre de meurtres augmentait au cours des trois semaines qui suivaient un grand match de boxe.Il a analysé toutes les statistiques d'homicides à la suite des combats de poids lourds, aux États-Unis.Le taux moyen d'augmentation des meurtres est de 12,46 pour cent, le pic se situant entre les troisième et quatrième jours suivant le combat, pour retomber ensuite.À croire que tous les meurtriers en puissance sont des amateurs de boxe.1 V® CONTRE LE CHAGRIN D'AMOUR?LE CHOCOLAT! : Ce n'est pas par hasard que beaucoup combattent les peines d’amour et les coups de déprime à coup de.barres de chocolat.Le cacao est riche en magnésium, mais aussi en phényléthylamine, l'amphétamine de l'amour, dont nous ressentons cruellement le manque dans ces moments-là.Il contient aussi une autre molécule qui, après une série de transformations dans l'organisme, aboutit à la synthèse de la sérotonine qui joue un rôle essentiel dans la régulation de l'humeur et diminue considérablement chez les personnes déprimées.Alors, c'est peut-être moins bête qu'on ne le pense de considérer le chocolat comme un médicament contre les chagrins d'amour.Les effets secondaires sont moins nocifs que ceux des antidépresseurs pharmaceutiques, à part peut-être une bonne crise de foie.qui vous fera oublier tout le reste ! WONAtf Ae o^6 lÊÊ^ÊÊ&k €&Z£&3&%& s^fe^V'V sO%0 \çP'l&'o» o *»'&* &$r-w^j^&SrtS.*; wNe>0>°o^^e V° w%€M wmm ^0>
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