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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1981, Collections de BAnQ.

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f£f?Volume 20, numéro 3 NOVEMBRE 1981 2,50$ 5 ( ) * * A K* c 3 wte COURRIER_2iôme classe Enregistrement numéro 1 052 Port payé è Québec C P 250, Sillerv ELLES O 28 inov 52 nnr 9 SI N3Q is 0021 938300 31tfN0IlVN 3 0 03 HiO 13 ti I.â DES PHYSICIENS FOUS, FOUS, FOUS æv, * mm Richard Feynman La nature de la physique .n.sit\T V\v \ ‘ Sciences Richard Feynman La nature de la physique Points Science n° 23 $7.95 Quelle est la nature du savoir qu'élaborent les sciences physiques?Quelle est la nature du monde qu’elles nous découvrent?C'est à cette double interrogation que répond l'un des plus grands physiciens de notre temps.Banesh Hoffmann Albert Einstein créateur et rebelle avec la collaboration de Helen Dukas Sciences! Banesh Hoffmann Albert Einstein créateur et rebelle Points Science n° 19 $6.95 Un passionnant portrait du savant le plus célèbre de notre temps.L’histoire d’un homme qui fut au coeur de tous les débats de son époque.Steven Weinberg Les trois premières minutes de Tunivers * V ’ - • : “V, Sciences I Steven Weinberg Les trois premières minutes de l'univers Points Science n° 20 $6.95 Un gigantesque écho cosmique: c’est à partir de là que les physiciens ont pu reconstituer les trois premières minutes d'un univers vieux de dix milliards d’années! LA RI:()lil:R()HI: sur les grandes maladies " *1 i Collectif LA RECHERCHE sur les grandes maladies Points n° S-25 8,95 $ Nulle science ne nous concerne plus directement que la santé.Le but de cet ouvrage est de montrer comment la biologie fondamentale fournit à la recherche médicale des outils précieux.André Warusfel Les nombres et leurs mystères E5BES / •A.André Warusfel Les nombres et leurs mystères Points n° S-21 6,95 $ C’est une passionnante initiation que permet ce voyage dans l’univers des nombres, où la science n’exclut ni l’art ni la philosophie.Ivan Illich Némésis médicale L’expropriation de la santé Points Ivan Illich Némésis médicale Points n° 122 $5.95 Réédition du livre d’Illich qui a alimenté bien des débats.Une dénonciation d’un ?H Am/-«Ki I i o ?ni i r rvrti ir I'inHix/iHlI QUÉBEC SCIENCE SOMM4IRE Volume 20, numéro 3 NOVEMBRE 1981 Elles ont ouvert la voie Luc Charte and Les revues de vulgarisation scientifique au Québec ont plus de cent ans d'histoire Des physiciens fous, fous, fous Pierre Sormany De la mécanique quantique à la mystique orientale, leurs égarements ouvrent-ils la porte à une «nouvelle physique»?PECHE Cap sur le large Gérald LeBlanc Mieux gérer la ressource mer et s'éloigner des côtes: V deux conditions à la relance des pêches au Québec La mer pour vivre René Vézina Comment s'en sortir entre les limites de la pêche artisanale et les risques de l'entreprise moderne?-aHÉS*"” F- jW* » Pauvre morue ! Jacques Keable Ce n'est pourtant pas sa faute si elle a si mauvaise réputation NOUVELLES ET CHRONIQUES 4 Post-Scriptum 6 PRIMEUR: Un sondage révélateur 7 Avis aux cubomaniaques ! 8 Technologie Le génie des glaces 12 Chauffage domestique Du feu sans fumée 64 Énergie L'essor de l'hydrogène 66 Quotient intellectuel Mesure pour mesure.67 Animaux domestiques Aussi bien nourris que leurs maîtres 71 Linus Pauling La 8e fois fut la bonne 72 Parutions récentes 73 En vrac QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par Les Presses de l'Université du Québec La direction laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, quatrième trimestre 1981 ISSN-0021 -6127.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 1052.Port de retour garanti: QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 TWX 610-571-5667 Membre de : 69 Biologie Vers un commerce d'embryons?70 Météo Les messagers du temps CPPA © Copyright 1981 — QUÉBEC SCIENCE — LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés. novembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE Jean-Marc Gagnon directeur général Jean-Pierre Rogel rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Luc Chartrand, André Delisle, Claude de Launière, François Picard Yanick Villedieu journalistes, collaborateurs réguliers Pierre Parent concepteur graphiste et responsable de la production Andrée-Lise Langlois réalisation graphique Louis Ducharme photo couverture Gilles Lachance marketing, promotion, ventes et administration Administration et abonnements: tél.: (418) 657-2426 Publicité (institutionnelle) Marie Prince (industrielle et commerciale) Gaston Paradis Photogravure et impression Imprimerie Canada Inc.Séparation de couleurs litho acme inc.Distribution en kiosques: Les Messageries Dynamiques Québec Science Presses de l'Université du Québec Abonnements! Canada: Spécial: (2 ans / 24 nos): 38,00$ Régulier: (1 an / 12 nos): 21,00$ Groupe: (10 et plus — 1 an): 19,00 $ A l'unité: 2,50$ A l'étranger: Spécial (2 ans / 24 nos): 51,00$ Régulier: (1 an / 12 nos): 28,00$ A l'unité: 3,00 $ Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE SOUTIEN FINANCIER Le soutien financier de QUÉBEC SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annonceurs, l'Université du Québec, le ministère de l'Éducation, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que par les contributions privées suivantes: Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Control Data Canada George J.Hubbs président Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur Recherches Bell Northern M André J Beauregard vice-président adjoint Laboratoire de l'fle des Sœurs Pratt & Whitney Aircraft Canada Ltée Longueuil, P.Q.Prendre pour acquis que les gens sont intelligents; que l'augmentation du degré de scolarité va s'accompagner d'une hausse du niveau culturel; que des lecteurs vont accepter de débourser en nombre sans cess« croissant de 2 $ par an en 1971 à 21 $ par an en 1 981 pour des mots écrits sur du papier, pour des mots renvoyant à des sujets pas toujours aussi accrocheurs que ceux de certains magazines dits populaires.Naviguer sous l'œil narquois des «vrais scientifiques», et sur une mer hostile et réfractaire à ce qui se nomme «science», les uns et les autres à l'affût du premier récif susceptible de transformer le frêle esquif d'un magazine vagissant en une épave à jamais abandonnée.Vendre la première page de publicité.Trimbaler des caisses sur la rue Sainte-Catherine.Refuser le premier numéro raté par l'imprimeur.Convaincre les gens de l'Université du Québec de ne pas «mettre la clé sur la boîte».Manœuvrer financièrement sans marge de manœuvre financière Forcer une subvention salvatrice.Mettre de mauvais articles à la poubelle.Trouver des sujets, des idées, des hommes.Canaliser des énergies, des savoir-faire et des ressources.Communiquer, transcrire, adapter, vérifier.Évoluer sans trahir ses origines.Penser lecteurs, se tromper, recommencer.Absorber trois grèves postales et mille hausses de coût de papier.Croire que, forcément, s'il y a chaque mois 100 000 lecteurs qui attendent de nous lire, ils ont besoin de nous pour avancer.Constater que, finalement, nous avons bien davantage besoin ! iil P. 5 CSCIENCE QUÉBEC SCIENCE / novembre 1981 ;re jner llltW! aces* ;/¦ ' de ces 100 000 lecteurs que l’inverse.Que le communicateur doit s'effacer derrière le message.Que les prix d'excellence en ceci ou cela ne signifient rien si Québec Science perd sa crédibilité en se fossilisant.Ne pas crouler sous le poids des numéros, des années, de l'expérience, de la confiance en soi.Rester jeune et mûrir.Ne pas créer de vedettes scientifiques.Rester critique.Diversifier l'entreprise: publier des livres, des éditions originales.Payer les salaires, les cachets.Percevoir les comptes en montrant les dents, le cas échéant.Suivre l'actualité.Précéder l'actualité.Courir, cueillir, analyser, digester.Écrire, mettre en forme, illustrer, colorer, titrer, reproduire, diffuser.Tels sont les défis relevés quotidiennement pour vous livrer Québec Science mensuellement.En ce Québec prompt en bouleversements, bien rares sont les magazines qui peuvent survivre jusqu'à leur vingtième année de publication.Tel est pourtant notre cas.Grâce à vous et grâce à nous! Bien sûr ! Il y a loin depuis le premier numéro du Jeune scientifique paru en novembre 1962 et le numéro de Québec Science que vous tenez présentement entre vos mains.Comme il y a loin entre les façons d'être et de penser du début de la Révolution tranquille et celles d'aujourd'hui.Pendant sept ans.Le jeune scientifique, sous la direction du les auspices de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS), a fait les délices et les belles années des jeunes scientifiques et de leurs professeurs.Autres temps, autres moeurs.L'instauration du réseau public d'enseignement ayant considérablement modifié les pratiques de ces «belles années», l'ACFAS offrit en mars 1969, la propriété de la revue à la toute neuve Université du Québec qui accepta d'assumer la publication.d'un numéro.Mais il est des mariages de raison qui durent et qui durent.Douze ans plus tard, c'est-à-dire 118 numéros après, l'Université du Québec publie toujours, par l'intermédiaire de ses Presses, la même revue sous un autre nom et sous la forme d'un magazine s'adressant au public en général: Québec Science.Cinq années s'avérèrent nécessaires à la mutation du Jeune scientifique d'alors en Québec Science d'aujourd'hui.Le changement de nom (en janvier 1970) et la recherche d'une nouvelle formule furent pilotés par Jocelyne Dugas d'octobre 1969 à mars 1973.Puis ce fut une nouvelle équipe qui assura la relève et la relance à partir de cette date.Une équipe que le signataire de ces lignes désire remercier chaleureusement, en s'excusant de ne pas tous les nommer.Il fallut longtemps, jusqu'en 1978 à vrai dire, pour que Québec Science atteigne un rythme de croisière digne de ce nom.De 2 500 ventes mensuelles à près de 25 000 ventes mensuelles actuellement.Sans parler du chiffre d'affaires.Croissance oblige: de 10 000$ par an à plus de 500 000 $ actuellement.Sans parler de la qualité rédactionnelle et visuelle.Sans parler de la croissance continue du tirage de Québec Science au sein des magazines canadiens membres d'ABC: presque toujours le second rang depuis des années.Les premiers passent.Les seconds durent.Merci ! jitêâCbr J! Entre juin 1979 et juin 1981, les chercheurs francophones québécois ont publié 55 pour cent de leurs articles et donné 46 pour cent de leurs communications en anglais.Dans les sciences de la santé et les sciences exactes, la proportion des articles publiés en anglais a atteint les 71 pour cent, et même les 85 pour cent dans les centres de recherche industrielle paragouvernementaux.Par ailleurs, 70 pour cent des chercheurs estiment que la place du français dans le monde scientifique ne leur permet pas de s’exprimer en français devant la communauté internationale, et les deux tiers d'entre eux se disent favorables à des mesures visant à en accroître l’utilisation, à la condition toutefois que ces mesures ne les affectent pas personnellement.Telles sont quelques-unes des conclusions qui ressortent d’un sondage effectué au début de l’été par la firme CROP pour le compte du Conseil de la langue française (CLP), en vue du colloque sur «l’avenir du français dans les publications et les communications scientifiques et techniques» qui doit se dérouler à Montréal, du 1er au 3 novembre.Québec Science a obtenu en primeur les résultats de cette étude menée en juin dernier auprès d’un échan- tillon représentatif des chercheurs subventionnés dans les universités et dans certaines institutions parapubliques comme l’Institut de recherche d’Hydro-Québec ou le Centre de recherche industrielle du Québec.Sept cent soixante scientifiques, des leaders dans leurs domaines, ont répondu au questionnaire.Les milieux de la recherche privée industrielle n’ont pas été touchés par le sondage.Loin de constituer une surprise, les résultats du sondage confirment une situation que plusieurs études et organismes ont soulignée, et parfois dénoncée, au cours des dernières années, au Québec tout comme en France ou ailleurs dans les pays francophones.Ainsi, un relevé effectué l’an passé par Arnold Drapeau, de l’École polytechnique de Montréal, a montré qu’au cours des dix dernières années, 71 pour cent des publications des chercheurs universitaires et paragouvernementaux francophones québécois avaient été faites en anglais.Dans les domaines de la chimie, de la physique, des mathématiques et de la médecine, la proportion d’articles en anglais atteignait, selon la même étude, 83 pour cent.L’anglicisation de la recherche, montre toutefois le sondage mm du CLE, ne touche pas également tous les secteurs d’activité.En sciences humaines, la proportion d’articles publiés en anglais par les chercheurs francophones québécois n’est que de 21 pour cent, comparativement aux 71 pour cent déjà notés dans les sciences de la santé et les sciences exactes ; il faut dire toutefois que les premiers publient près des deux tiers de leurs articles dans des revues québécoises françaises, alors que les seconds y publient moins du quart des leurs.Tout au long du sondage d’ailleurs, les sciences «dures» et les sciences humaines apparaissent comme deux mondes profondément différents, tant par les choix linguistiques des chercheurs que par leurs attitudes et opinions vis-à-vis de l’utilisation du français par les scientifiques.C’est ainsi que près des trois quarts des représentants des sciences humaines déclarent qu’ils choisiraient de s’exprimer en français dans une revue internationale bilingue anglais-français, alors qu’à peine 30 pour cent de leurs confrères des sciences de la santé et des sciences exactes expriment le même avis.Dans un colloque international et multilingue offrant le service de traduction simultanée, 82 pour cent des novembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE chercheurs en sciences humaines présenteraient leurs communications en français, contre 57 pour cent des chercheurs des sciences «dures».A noter cependant que dans cette dernière situation, les chercheurs du secteur paragouvernemental, même s’ils appartiennent presque exclusivement aux sciences exactes, opteraient à 80 pour cent pour le français.Trois autres aspects du sondage éclairent de manière intéressante les opinions des chercheurs sur le français scientifique, leur implication personnelle dans son utilisation et le type d’intervention qu’ils jugeraient acceptable en vue d’en assurer la promotion.De façon générale, près de la moitié des chercheurs estiment que le français scientifique est dans une situation plutôt précaire sur le plan international.La même proportion estime cependant qu’une intervention gouvernementale coercitive en faveur du français nuirait au développement de la science dans les pays francophones.De plus, 80 pour cent environ des chercheurs en sciences de la santé et sciences exactes affirment qu’ils ne pourraient jamais se faire connaître sur le plan international s’ils ne publiaient qu’en français, une opinion que partagent 56 pour cent des chercheurs en sciences humaines.Fait surprenant toutefois, surtout pour les sciences biomédicales et exactes, près de 90 pour cent des chercheurs de tous les secteurs trouvent que la terminologie française de leur spécialité est adéquate — ce qui contredit le préjugé selon lequel le français serait une langue «infirme» en matière de science.Autre fait saillant du sondage du CLE : le sentiment d’implication des chercheurs à l’égard de l’utilisation du français dans leurs activités scientifiques n'est pas nul.Au contraire, plus de 60 pour cent d’entre eux partagent ce sentiment, selon un «indice d’implication» construit pour les fins du sondage.Mais là encore, des différences sensibles existent d'un secteur à l’autre.En sciences humaines 7 U QUÉBEC SCIENCE / novembre 1981 mi «F par exemple, plus des trois quarts des chercheurs se disent d'accord avec l'idée qu’utiliser le français dans ses communications scientifiques est une responsabilité envers ses citoyens et envers sa culture.Mais moins de la moitié des représentants des sciences «dures» se disent pour leur part d'accord avec cette idée.À noter d’ailleurs que dans 18 pour cent des cas, les chercheurs des sciences humaines ont dit choisir leur langue de publication « par principe politique ou culturel», ce qui est pratiquement trois fois plus que pour les chercheurs des sciences de la santé et des sciences exactes.Serait-il pertinent d’intervenir en vue de donner ou de redonner au français une place plus enviable sur la scène scientifique internationale ?Oui, croient 66 pour cent des cher-heurs francophones québécois.Mais pas n'importe comment ou, si 1 on préfère, à coups de stimulants «positifs» plutôt D
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