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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1981, Collections de BAnQ.

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Et ces machines sont devenues plus fiables, plus élégantes, et surtout beaucoup plus intelligentes.» Aux usines Fiat à Turin, les opérations de soudage et d'assemblage de la «Ritmo» sont entièrement automatiques.La chaîne d'assemblage se nomme Robotgate et la voiture est entièrement construite sans le concours d'une main-d'œuvre humaine.LE PETIT DERNIER DE LA FAMILLE C’est à Danbury, petite ville du Connecticut qui devient de plus en plus une lointaine banlieue technologique de New York, que ce «père» de la robotique moderne a installé sa première usine.Quatre mois après Robots V, le robot-serveur-de-café promis par Engelberger n'est pas encore sur les planches à dessin, mais l'usine n'en fourmille pas moins d'êtres fascinants.Par exemple, le PUMA 500, dernier-né de la gamme des robots d'Unimation, et premier appareil du genre à viser le marché de la petite WÊÊ^mMm ¦ i.•.:i .'r -jV,1.:'» '.' i - tVv :&}& ¦¦' a-'¦ “' '¦&M '' v.‘ •• - y-' : '; ¦-• •> ¦-.- V'1 'W®mÊm •M .V >.• y K i#s ¦ i>*î "‘ï Missis;: » s 9 9 30 septembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE Vous avez toujours rêvé d’une carrière où votre esprit de décision, votre audace et votre sens des responsabilités seraient mis en pratique?Les Forces canadiennes vous ouvrent des horizons en vous offrant d’entreprendre une carrière de pilote ou de navigateur.» Y"0* îo»c€ Ne laissez pas s'envoler l’occasion.Pour plus de renseignements, visitez le centre de recrutement le plus proche de chez vous, ou téléphonez à frais virés.Vous nous trouverez dans les pages jaunes, sous la rubrique Recrutement ou postez ce coupon.la vie dans les Forces LES FORCES ARMEES CANADIENNES AU: Directeur du Recrutement et de la Sélection, Quartier général de la Défense nationale, Ottawa, Ontario K1A0K2 Une carrière dans les Forces armées canadiennes m'intéresse, j’aimerais recevoir plus de renseignements à ce sujet.Nom Adresse Téléphone Université Faculté ° Spécialité O h— Q_ ! 1UÉBEC SCIENCE / septembre 1 981 31 nous veillons à la qualité a.- & —«s» k^i > V par Gilles Parent Bâtir pour épargner louai4 )3S ^ lectN iofl ^ )ao>g' iC |S ifé K écois* i 'K, -¦ ji e' iSS6^ .p « Depuis quelques années maintenant, la ville de Davis a acquis la réputation d'être à l'avant-garde dans le domaine des initiatives municipales concernant l'environnement et l'énergie.Située au nord de la Californie et comptant 36 OOO habitants, Davis s'est surtout fait connaître par son programme intensif d'économie d'énergie.Favorisé par un contexte qui laisse beaucoup de jeu aux gouvernements municipaux et indus dans un plan global d'urbanisme, le nouveau code du bâtiment a été le fer de lance du mouvement qui s'est déclenché à Davis.Ce nouveau code exige des constructeurs qu'ils tiennent compte des pertes et gains solaires en imposant des maxima qui varient selon la superficie et la saison.Ainsi, une maison de 300 m2 ne pourra perdre plus de 23,13 watts/m2 en hiver et 11,96 watts/m2 l'été.La surface de fenestration ne doit pas excéder 12,5 pour cent de celle du plancher, s'il s'agit de simple vitrage, ou 17,5 pour cent avec double vitrage.D'autres exigences en rapport avec les infiltrations d'air, l'ombrage, l'isolation des tuyaux d'eau chaude et de l’enveloppe du bâtiment viennent compléter le tableau.On va même jusqu'à exiger ~ Quand on pense économie d'énergie dans le domaine résidentiel, ce sont tous les aspects de la construction d'une maison que l'on doit considérer, et l'isolation n'est que l'un de ces aspects.que le toit et les murs extérieurs soient recouverts d'un matériau de couleur claire afin de diminuer les besoins de climatisation en été.Dans certains cas, le service des permis a recours à un simulateur qui dirige vers une maquette différentes sources lumineuses reproduisant les rayons solaires à différentes périodes de l'année.Les maisons neuves construites selon le nouveau code peu-i vent consommer jusqu'à 50 pour cent moins d'énergie que les constructions existantes.La collaboration des trois principaux constructeurs d'habitation de Davis a été exemplaire, et ces derniers n'ont pas caché leur satisfaction devant les résultats obtenus.Un d'entre eux a même affirmé avoir vendu 70 pour cent de ses nouvelles maisons sans appareil de climatisation, chose rare dans la région.Le succès de l'application de ce nouveau code et de plusieurs autres mesures n'est pas le seul fait des constructeurs.L'ensemble de la population, employés municipaux compris, y a largement contribué.D'ailleurs, des efforts déployés dans le domaine du transport en commun, du transport à bicyclette, du recyclage et même du fonctionnement de l'administration municipale avaient déjà suscité un intérêt peu commun de la part des citoyens.De plus, le fait que le programme d'urbanisation soit diversifié, en englobant de nombreux aspects reliés aux économies d'énergie, a aussi contribué à créer un climat favorable.On y retrouve une politique de protection des terres agricoles qui favorise la production locale de fruits et légumes, une politique de zonage qui tient compte de l'orientation des maisons en fonction du soleil et qui favorise le rapprochement des districts résidentiels et commerciaux.Toujours pour éviter le trajet du domicile au travail, un règlement municipal permet d'utiliser une partie d'un domicile à des fins commerciales.Par la suite, la ville a récidivé avec une réglementation touchant les constructions existantes.D'une part, on exige une inspection chaque fois qu'une maison est mise en vente, afin de vérifier la conformité au code du bâtiment.D'autre part, ce dernier a été modifié et tend à se rapprocher, dans la mesure du possible, du code en vigueur pour les maisons neuves.Plusieurs autres mesures complètent celles contenues dans les deux codes.Le chauffage des piscines, les clôtures, les terrains de stationnement et même les cordes à linge y passent: ces dernières sont réhabilitées et s'appellent maintenant sécheuses solaires.Entre 1973 et 1978, malgré une augmentation de la population, on a enregistré une baisse de 10,1 pour cent de la consommation d'électricité et de 25,9 pour cent de celle de gaz naturel, pendant que les villes avoisinantes voyaient leur consommation continuer d'augmenter.Une étude de Gloria McGregor, la directrice du développement communautaire, évalue à 3 300 le nombre de nouveaux emplois dus aux politiques d'économie d'énergie dans la région.Par contre, l'achat et la construction de nouveaux équipements n'auraient entraîné que 1 200 nouveaux emplois.Reste à souhaiter que le nouveau code du bâtiment du Québec, qui devrait normalement être adopté cet automne, ait un impact similaire. 48 septembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE! PHYSIQUE DES SUPRACONDUCTEURS CHAUDS Les spécialistes de la physique de l’état solide pourraient bien avoir à repenser leur compréhension du phénomène de la supraconduction si de récents résultats expérimentaux se voient confirmés.Selon les théories actuelles, cette propriété que présentent certains métaux, de n'offrir aucune résistance au passage du courant électrique, ne peut exister qu’à des températures très voisines du zéro absolu (-273° C).Pourtant, depuis quelques années, des chercheurs annoncent occasionnellement avoir observé ce curieux état de la matière à des températures relativement élevées.L’un d’entre eux aurait même constaté l'existence de cette caractéristique sur un conducteur composé de borure de titane exposé à la température de la pièce.Le sujet est important parce que riche d’applications technologiques.Lorsque la température de certains conducteurs métalliques s’approche du zéro absolu, les atomes le constituant se trouvent de moins en moins sujets à l'agitation thermique, ces vibrations responsables de la résistance qu’oppose le corps à la libre circulation des électrons.Voilà une explication évidemment très partielle du phénomène; en fait, pour cerner relativement bien cet état de la matière, il faut appliquer les outils de la mécanique quantique à l'analyse de l’organisation des électrons de conduction.La découverte de la supraconduction remonte à 1911.Elle est due au physicien allemand Heike Kamerlingh Onnes qui constata, dans du mercure congelé, une brusque chute à zéro de la résistance, lorsque la température dépassait le seuil critique de 4,2° K (-268,8° C).Mais l’effet n’est pas confiné aux composés métalliques.Depuis la suggestion, en 1950, par Fritz London, de tenter de déceler la supraconduaion dans des cristaux moléculaires, et même dans des molécules bio- logique, des chercheurs ont travaillé avec acharnement sur cette hypothèse.Et effectivement, en 1979, des scientifiques danois et français découvraient que des conducteurs organiques synthétiques pouvaient, sous certaines conditions {-212° C) manifester des caractéristiques de supraconducteurs.L’équipe travaille maintenant à concevoir des supraconducteurs à températures plus élevées.L’industrie pharmaceutique pourrait bien être la première à en bénéficier.En effet, il deviendrait alors possible de modifier légèrement ces molécules conductrices d’électricité par «engineering moléculaire» pour répondre à des besoins très spécifiques de l’industrie.Plus près de nous, les chercheurs new-yorkais E.Brown, C.Homan et R.MacCrone possèdent des données expérimentales montrant que la supraconductibilité peut se manifester à des températures aussi élevées que 77° K (-196° C).Mais la cerise sur le gâteau demeure la découverte acciden- telle par le physicien américain Fred W.Vahldiek, travaillant à la base aérienne Wright Patterson (Ohio), d’un matériel supraconducteur à la température de la pièce, découverte qui a été accueillie avec étonnement et scepticisme dans les milieux de la physique.C’est en étudiant des cristaux de borure de titane, préalablement soumis à une pression de quelques milliards de pascals, dans le but de les utiliser comme recouvrement pour un fil, que M.Vahldiek constata que dans une direction, la conductivité était nulle.Si le matériel est réellement supraconducteur, la résistance Âla librairie des RU.L.PLUS DE 20 000 TITRES DE TOUTES LES DISCIPLINES Heures d'ouverture: lundi à vendredi 8h30 à 17h30 Samedi 9h à 17h DES MILLIERS DE DISQUES DE MUSIQUE CLASSIQUE ET POPULAIRE D'INNOMBRABLES ARTICLES: DU SIMPLE CRAYON À LA CALCULATRICE ÉLECTRONIQUE Librairie des Presses de l’université Laval, Pavillon Pouliot, avenue de la Médecine, Cité universitaire, Sainte-Foy Téléphone : 656-2320 I aup3 être centif des à pki avec! blf si le ; boci devra un si total, meé! diam: l h s du üs la de d»! Itî On dî, h . m JÉBEC SCIENCE / septembre 1981 49 au passage du courant devrait être inférieure à 10-22 ohm rentimètre, valeur trop petite pour être mesurée.Il faudra donc utiliser d’autres méthodes de vérification.Par exemple, fabriquer un circuit fermé avec le matériel et y mettre en pranle un courant électrique: i le fil est supraconducteur, au iurfBaout de deux ans, le courant à devrait toujours circuler dans 'anneau avec pratiquement la même intensité.Autre point, un supraconduaeur devrait jouir d’un diamagnétisme presque total, c’est-à-dire être imperméable aux lignes de force d’un champ magnétique.« Pil- le iji! mue, Bref, ça bouge énormément dans le domaine de la supra-conduction.Tout reste encore à confirmer, mais peut-être que les recherches à venir élimineront, totalement ou partiellement, cette nécessité de maintenir de très basses températures, qui empêchait les scientifiques de rêver à des applications comme des lignes à haute tension transportant le courant électrique pratiquement sans perte, des ordinateurs fonctionnant plusieurs centaines de fois plus rapidement ou des moteurs « supraconducteurs ».Claude de Launière p Conseil national de recherches Canada National Research Council Canada 1982 POSTES D'ATTACHÉS DE RECHERCHE pour des recherches en sciences et en génie, dans les laboratoires du CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES DU CANADA énumérées ci-dessous: Laboratoire de recherches de l'Atlantique Division des sciences biologiques Laboratoire régional des Prairies Division des recherches en bâtiment Division de génie électrique Institut de génie des matériaux Division de génie mécanique Division de chimie Institut Herzberg d'astrophysique Division de physique Les candidats doivent avoir reçu récemment un doctorat ès Science (Ph D.), ou une maîtrise dans un des domaines du génie, ou être sur le point d'obtenir un de ces diplômes avant d'obtenir le poste.Les postes d'attachés de recherche seront nommés au personnel du Conseil national de recherches pour une période déterminée.Ils se verront offrir les mêmes salaires et avantages dont jouissent présentement les membres permanents du personnel.La nomination initiale portera, en général, sur une période de deux ans et pourra être renouvelée sujet au rendement de l'attaché de recherche et selon les besoins de la division.Les renouvellements sont considérés chaque année.La durée de l'emploi comme attaché de recherche pourra varier d'une division à l'autre, mais ne dépassera pas cinq ans.Une allocation de voyage est aussi prévue.On peut obtenir un formulaire d'inscription auprès du Bureau des attachés de recherche.Conseil national de recherches du Canada, Ottawa, Ontario, Canada, Kl A 0R6.Date limite d'inscription: le 15 décembre, 1981.Canada NUTRITION POURQUOI CES KILOS EN TROP ?Qu’est-ce qui fait qu’un enfant ou un adolescent devient obèse ?Mauvaises habitudes alimentaires liées le plus souvent à un milieu socio-économique défavorisé, pense-t-on généralement.C’est cependant loin d’être aussi simple si l’on en croit Marieile Ledoux, du département de nutrition de l’Université de Montréal, qui a cherché à connaître les principaux événements «déclencheurs» de l’obésité chez une centaine d’enfants et d’adolescents, garçons et filles.Les facteurs d’obésité sont multiples, allant de l’amygdalectomie à l’obésité chez les parents, en passant par le rang de l’enfant dans la famille, un déménagement ou des problèmes familiaux.L’obésité ne montre guère de tendances sexistes, se répartis-sant également entre filles et garçons.L’étude montre également qu'en général, la prise de poids se manifeste de façon soudaine et demeure relativement stable.L’influence des parents semble jouer un rôle primordial dans le développement de l’obésité chez les enfants.En effet, pour 73 pour cent des enfants ou adolescents examinés dans le cadre de cette étude, les deux parents ou au moins un des parents étaient considérés comme obèses.Fait à souligner, chez les jeunes enfants, c’est l’influence de la mère qui est la plus marquante, celle-ci présentant, de façon presque constante, des problèmes d’obésité ou de surpoids.Alors que chez les adolescents, on observe un renversement de situation; c’est l’obésité du père qui semble intervenir de façon plus évidente.Il apparaît, à la lumière des résultats de cette étude, que les enfants premiers-nés ou derniers-nés ou encore les enfants uniques sont plus enclins à l’obésité.Le docteur Marieile Ledoux explique ce phénomène par le fait que l’enfant en situa- tion extrême dans la famille ou en situation unique risque beaucoup plus d'être marqué par certains événements ou certaines tensions familiales.Chez les enfants de 0 à 12 ans, l’obésité serait principalement liée à un problème de contrôle de poids amorcé depuis l’enfance, à des problèmes familiaux ou à des événements simples.Parmi ces événements simples, on remarque surtout les changements qui «stigmatisent» en quelque sorte la vie de l'enfant telle l’entrée à l'école, laquelle explique incidemment plusieurs cas d’obésité, entre autres à cause des changements d’habitudes alimentaires qu’elle entraîne.i) Chose curieuse, l’amygdalectomie expliquerait également bon nombre de ces cas d'obésité.Le docteur Ledoux fait valoir que l’enlèvement des amygdales suit souvent une période de privation alimentaire.Et l'amygdalectomie laisse tout à coup l’enfant libre de consommer tous les aliments qu’il veut.A ce régime, quelques semaines suffisent souvent pour prendre de l’embonpoint et engendrer des habitudes alimentaires que l’enfant aura ensuite du mal à perdre.Ginette Beaulieu 50 PUBLIREPORTAGE septembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE L’OCÉANOLOGIE: Une nécessité pour le Québec L'INRS-Océanologie, qui est un des huit centres de recherche de l'Institut national de la recherche scientifique, loge dans un édifice moderne situé sur le campus de l'Universitédu Québec à Rimouski.Il va de soi qu'une collaboration intense se vit quotidiennement entre les chercheurs de ces deux institutions universitaires, que ce soit dans les domaines de l'enseignement, de la recherche ou de l'échange des services.Toutefois, avant tout, ce sont les thésards des deuxième et troisième cycles de l'UQAR qui profitent le plus de cette collaboration.Grâce à diverses subventions des autorités publiques, l'INRS-Océanologie a pu mettre sur pied, respectivement à Rimouski et à Pointe-au-Père, le Laboratoire océanologique de Rimouski (LOR) et le Laboratoire humide qui sont à la disposition de la communauté scientifique québécoise.Le Laboratoire océanologique de Rimouski Ce laboratoire réunit sous un même toit, dans la mesure de leurs besoins, les chercheurs québécois (de l'INRS, de l'UQAR, de GIROQ, de McGill, des gouvernements, etc.) qui œuvrent en océanographie.Il s'agit d'une expérience nouvelle Le LOR a été réalisé sous la maîtrise d'œuvre de l'INRS et le comité de construction comprenait les participants mentionnés ci-haut.Maintenant, c'est un Bureau de régie, constitué des mêmes organismes qui voit au bon fonctionnement du LOR On y dispose de plus de 3 300 mètres carrés utilisés par plusieurs laboratoires spécifiquement composés de trois laboratoires de biologie, des laboratoires de physique, de chimie, de géologie et de sédimentologie.Les chercheurs ont aussi accès à un laboratoire de métrologie spécialement équipé pour la calibration des appareils, de même qu'à trois chambres à température contrôlée pour culture «in vitro» d'organismes marins, une salle pour les bassins, viviers, canaux à houle, etc., et des chambres d'entreposage à température constante.Au LOR, est venu se greffer, depuis deux ans un laboratoire humide modeste (380 m2) qui rend aussi de grands services à la communauté scientifique et que nous voudrions vous présenter plus en détails dans ce message.Le Laboratoire humide Le laboratoire humide de Pointe-au-Père a été conçu spécialement pour réaliser des expériences qui nécessitent un approvisionnement continu en eau de mer dans plusieurs domaines de recherches reliés aux sciences de la mer et à l'aquiculture.Il est situé dans une région privilégiée du Québec, reconnue pour l'abondance des organismes marins, à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, et la salubrité du milieu estuarien à la hauteur de Rimouski.Les activités du laboratoire humide sont variées et touchent plusieurs lignes de recherches fondamentales et orientées en écophysiologie du plancton marin, en océanologie et en biologie marine et aquiculture.L'utilisation directe de l'eau de mer dans des cultures dialysantes de phytoplancton rend possible la compréhension des relations entre l'organisme et son milieu.L'étude de la croissance ou de l'activité photosynthétique d'une culture peut aussi apporter des renseignements sur les propriétés nutritionnelles de l'estuaire du Saint-Laurent et même sur son état de pollution.Une étude physiologique de la reproduction des copépodes marins (zooplancton) est réalisée dans ce type de laboratoire grâce à la disponibilité de l'eau de mer, même en hiver par pompage sous la glace, et à son système de traitement complet.Les conditions optimales de la fertilité et de la ponte des animaux sont déterminées en tenant compte de la température, de la salinité de la chlorophylle, du carbone particulaire ou d'autres facteurs trophiques du milieu.Pour des fins de recherches océanologiques, plusieurs analyses biologiques et chimiques d'échantillons recueillis en mer peuvent être effectuées sur place au laboratoire humide : dosage de la chlorophylle, comptage de particules par compteur de Coulter, activité photosynthétique du phytoplancton (C1402), etc.En regard de la biologie marine et de l'agriculture, le laboratoire humide permet de conserver le matériel biologique qui sert aux diverses expérimentations.Ainsi, plusieurs organismes marins comme les moules, les oursins, les poissons, crabes, algues benthiques, etc., sont maintenus intacts dans des viviers, contrôlés par thermostats, jusqu'à leur utilisation lors d'expériences.Au laboratoire humide, l'eau de mer est prélevée, dans l'estuaire, à cinq mètres de profondeur, à l'aide de deux pompes submersibles, lesquelles sont réglées afin de fournir un débit maximum.L'eau de mer est distribuée aux salles du laboratoire et utilisée à divers degrés de purification ou de traitement: intacte, filtrée jusqu'à 50 m, filtrée jusqu'à 0,2 m, stérilisée par irratiation au moyen de l'ultraviolet.A la demande du chercheur, les services du laboratoire prévoient la location et l'installation d'équipements spéciaux comme des bassins thermostatés individuels, des appareils de culture d'algues ou autres.Également, la réservation de temps-bateau pour la cueillette en mer peut être faite dans un délai raisonnable.Programmes de recherche De manière globale, l'INRS-Océanologie, dans son rapport à la recherche scientifique québécoise, vise: à développer la recherche orientée et à promouvoir des recherches fondamentales nécessaires ainsi que la technologie dans le domaine de l'océanographie côtière; à appliquer l'expertise acquise à la mise en valeur et à la protection des ressources québécoises dans le domaine maritime; à assurer certains services techniques à l'ensemble des chercheurs québécois en océanograhie (LOR, laboratoire humide, etc.).Les activités de l'INRS-Océanologie ont un thème commun: l'aménagement côtier.Ainsi donc, les travaux portent aussi bien sur l'exploration, l'exploitation que la conservation des ressources.Les préoccupations du centre s'expriment alors au sein des deux principaux programmes de recherche qui ont trait à 1 ) la biologie, physio-écologie et biochimie marines et à 2) la sédimentologie littorale.Comme on le sait, la chaîne alimentaire marine (pyramide trophique) est constituée de plusieurs paliers.À la base de cette pyramide, se retrouvent les producteurs primaires (phytoplancton) et les consommateurs primaires (zooplancton).À l'INRS-Océanologie, les recherches visent à mieux comprendre les processus et les interactions qui entrent en jeu au niveau du transfert de la production à la consom- QUÉBEC SCIENCE / septembre 1981 51 PUBLIREPORTAGE fer p aiiwei asp ;:e r ¦- caliûn1 jiiolet ikois101 5pec|a1 spp^1 V3tiOn e(jansi (apP* enr ,sson,t i.-iitaf mation primaire (substances nutritives et polluantes).Il existe deux types d’interactions: certaines ont lieu à l’intérieur même de la chaîne alimentaire marine tandis que les autres se situent entre le système trophique et son environnement.L’interaction avec l’environnement amène les chercheurs à considérer la dynamique dans le milieu marin des substances polluantes, par exemple, en étudiant la circulation et les autres processus estuariens afin de quantifier les échanges de matières nutritives et polluantes entre l’estuaire et le golfe.Les travaux de sédimentologie à l’INRS-Océanologie portent sur le littoral de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, à cause de l’importance de cette zone dans l’environnement marin québécois et compte tenu aussi des efforts de recherche appliquée fournis par le centre dans ce domaine.Les mécanismes de transport de sédiments sont plus difficiles à analyser dans la zone littorale du fait que les phénomènes physiques sont plus compliqués près des interfaces; des problèmes fondamentaux restent à résoudre dans ce secteur.Ce programme de recherche vise fondamentalement à étudier les processus de transport, d’érosion et de déposition des sédiments en milieu estuarien (dominé par la marée et le début d’eau douce) et en milieu marin (dominé par les vagues).Les recherches du centre dans ce domaine, même si elles s'attaquent à des problèmes fondamentaux de la sédimentologie, sont néanmoins orientées pour être en mesure de contribuer à la solution de problèmes appliqués d'aménagement côtier, que ce soit pour l’implantation de ports de mer ou l’effet du harnachement des grandes rivières ou I impact de la pollution par les hydrocarbures.L'océanologie et son importance •,y •15.—y.¦¦ i usieurs rapports de la FAO démontrent bien que la population du globe aura recours de plus en plus à la mer a m d assurer sa subsistance.Au Canada et au Québec, les gouvernements sont conscients de la situation et font leur possible pour améliorer cet état de choses.Cependant, I effort majeur du citoyen québécois doit viser a preserver cette ressource unique que représentent le fleuve, estuaire et le golfe du Saint-Laurent.Nos descendants sauront nous en remercier.Quant à ceux que la vocation scientifique océanologique i etesse, il faut rappeler qu'il y a beaucoup de recherches e ectuer au Québec, lesquelles sont essentielles non l A seulement pour faire les délices de la table mais aussi pour améliorer la qualité d'un environnement qui est menacé par des activités inhérentes au modernisme.Un océanologue doit posséder une foule de connaissances, mais le défi est captivant.L'INRS-Océanologie, avec de faibles moyens, suscite présentement dans ce domaine scientifique un réveil (ou une naissance), grâce à la collaboration de la communauté scientifique québécoise.Pourquoi ne pas vous joindre à cette équipe de chercheurs?Renseignements Pour de plus amples renseignements sur l'INRS-Océanologie et ses divers services ainsi que sur les autres centres de l’INRS, prière de vous adresser au: Secrétariat général INRS Case postale 7 500 Sainte-Foy, Québec G1V 4C7 Tél.: (418) 657-2508 ou 657-2564 Université du Québec Institut national de la recherche scientifique UN ALBUM DE REPRODUCTIONS UNIQUE.£ aj Un ensemble de reproductions format 43 x 53cm (17" x 21") des oeuvres de la collection du Musée d'art contemporain de Montréal.Ces reproductions, illustrant les principales tendances de la peinture québécoise moderne, sont groupées en deux albums de 24 reproductions.L'ALBUM TOME I EST MAINTENANT DISPONIBLE au prix de $103.68 ($96.00 + taxe, à peine $4.00 pour chaque reproduction) incluant un boîtier entoilé.S'y retrouvent des oeuvres de 24 artistes dont Bellefleur, Dallaire, De Tonnancour, Dumouchel, Giguère, Lemieux, Molinari, Pellan, etc.De plus, vous pouvez vous procurer L'ALBUM TOME I de deux façons: soit en l'achetant en entier ($103.68) ou en vous le procurant au rythme de 2 reproductions par mois pour une période de 12 mois (12 chèques post-datés de $8.64).Les reproductions vous parviendront alors par la poste toûs les mois.I-1 les Editions ¦_______________tel, (sia) 524-7141 Li NIHEE HE CRUT C.P.159 SUCC.“E" 5373 CHAMBORD MONTREAL QUEBEC H2T 3A7 nom______________________________________________ adresse__________________________________________ code postal_________________tél._________________ ?Je désire me procurer l'album Tome 1 en entier Ci-joint mon chèque de $103.68 ($96.00 + taxe) ?Je désire me procurer l'album Tome I au rythme de 2 reproductions par mois pour une période de 12 mois.Ci-joint une série de 12 chèques post datés de $8.64 ($8.00 + taxe) ?Je désire recevoir un dépliant d'information signature______________________date- septembre 1981 / QUÉBEC SCIENCE PHYSIQUE MÊME LES PROTONS PÉRISSENT Dans ce monde de consommation où tout, littéralement, s'écroule, il reste peu de choses solides sur lesquelles s’appuyer.Les plus philosophes, s’inspirant de Démocrite, déclarent que les particules élémentaires qui constituent l’univers, vous, moi et ce papier, demeurent insensibles au devenir, à la décrépitude.Cette consolation risque cependant elle aussi de s’écrouler, si les expériences en cours à travers le monde confirment que le proton et le neutron lié, constituants des noyaux atomiques, peuvent spontanément se désintégrer, sans raison particulière sinon qu’ils obéissent eux aussi à la loi implacable de la mort.Au début de ce siècle, on croyait les particules élémentaires éternelles, sans toutefois arriver à expliquer pourquoi.En 1938, E.Stueckelberg et, en 1949, E.Wigner proposèrent, pour expliquer ce phénomène, ce qu’on appelle la loi de conservation du nombre baryoni-que.En principe, rien ne se perd, rien ne se crée.Ainsi, lors d’une interaction nucléaire, le nombre baryonique total doit demeurer constant, le nombre faisant référence aux baryons, une famille de particules dont le proton, le neutron et d’autres particules plus lourdes font partie.Le proton, ayant un nombre baryonique de 1, doit en se désintégrant donner naissance à une particule ayant le même nombre: 1 doit égaler 1.La chose apparaît cependant impossible si l’on tient compte des autres lois de conservation, celles de l’énergie et de la charge électrique entre autres.Le proton est condamné à rester stable.Certains physiciens, armés des nouvelles connaissances sur ces particules, trouvent que cette loi contraignant les baryons à rester en famille est «artificielle», car elle n’a aucune correspondance dynamique.Peu importe la quantité de ces particules que l’on réunit, aucun champ de force, qu’il faudrait appeler «champ baryonique», n’est créé, contrairement, par exemple, au champ électrique inhérent à une particule non neutre.De plus, selon les théories actuelles, les baryons ne sont même plus « fondamentaux», puisqu’ils sont composés de particules que l’on nomme, avec élégance, les quarks.Un proton pourrait donc se désintégrer pour donner naissance à des particules dont le nombre baryonique est 0, violant ainsi la loi.Comment se fait-il que personne n'a encore rapporté cet événement capital?Tout simplement parce que la demie-vie du proton se chiffre, selon les calculs, entre 10M et 10i3 an- nées.L’univers ayant un âge approximatif de 1010 années, on comprend pourquoi un verre d’eau ne disparaît pas spontanément devant nos yeux.Pour observer le «suicide» d’un proton, il faut déployer un appareillage technique particulier, dans des conditions d’observation tout aussi particulières.Admettons l’hypothèse d’une demi-vie de 1033 années pour le proton.Il faut alors rassembler une quantité identique de protons, 1033, et de les observer pendant un an : les lois statistiques nous prédisent que nous devrions voir un proton se désintégrer au cours de cette année.Ce nombre colossal de protons peut être réuni dans 1 000 tonnes d’eau, l’équivalent du volume d’une piscine olympique.Cependant, une condition supplémentaire doit être respectée : ces expériences doivent se dérouler à plusieurs mètres sous la terre afin d’éliminer les interactions entre les rayons cosmiques (neutrinos et muons surtout) et le matériau expérimental.Dans la mine d’or de Kolar, en Inde, des chercheurs japonais et indiens, qui ont déjà commencé leur observation il y a plusieurs mois, rapportent avoir trois ' H :C$C( iUéBEC SCIENCE / septembre 1981 53 I#11 Jon nil-'1*1 F
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