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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1980, Collections de BAnQ.

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' m jHÎMinj.]:!»' Volume 18.numéro 11 JUILLET 1980 Hydropanique: L’IDÉE POUSSE IENCE ET PORNO UN OISEAU OPPORTUNISTE L’AMIANTE SOUS CoKtRÔLE? ’A LE SEL DE LA SCIENCE, par Fernand SÉGUIN, Québec Science Éditeur, Québec, 1980, ISBN: 2-920073-02-8, 140 pages, $9.50 LE SELDEIA SCIENCE POUR VOUS ACCOMPAGNER EN VACANCES, un livre qui est une initiation humaine et vivante à la pensée et à l'œuvre de sept grands scientifiques francophones de notre époque : Joël de ROSNAY, Albert JACQUART, Michel SERRES, Jacques ATTALI, Henri LABORIT, Rémy CHAUVIN et Erwin CHARGAFF; Des personnages qui ont en commun de ne pas être de type traditionnel: chercheurs chevronnés, ils en sont tous venus à dépasser leurs disciplines respectives et à s'interroger sur l'Homme en société.BON DE COMMANDE Veuillez me faire parvenir les volumes suivants: ?LE SEL DE LA SCIENCE, Fernand Seguin, 140 p , $9.50 ?FACE AU NUCLÉAIRE, collectif, 2e édition, 334 p., $9.50 ?LES TRACES DU PASSÉ, François Picard.208 p., $9.50 ?DES MACHINES ET DES HOMMES.Louis Brunei 1 76 p , ?DEMAIN LA SANTÉ, Yanick Villedieu, 296 p., $8.50 ?Ci-joint mon paiement au montant de $.?Veuillez me facturer pour la somme de $.Code posta!.Téléphone .QUÉBEC SCIENCE ÉDITEUR • C.P.250, Sillery.Québec GIT 2R1 Téléphone: (418) 657-2426 Code 17 QUEBEC SCIEHCE 3 QUÉBEC SCIENCE SOMIVMIRE Volume 18, numéro 11 JUILLET 1980 Hydroponique: l'idée pousse André De!isle Mettez un jardin dans votre cuisine grâce à la culture sans sol Science et porno Luc Chartrand Il n'y a pas de preuve scientifique que la pornographie incite à la délinquance ou à la criminalité.Mais elle entretient le sexisme de notre société, nous disent les psychologues Un oiseau opportuniste Danièle Dubé Le goéland, réputé vidangeur, a su tirer parti de la quantité imposante de déchets que l'on rejette L'amiante sous contrôle?Jacques Larue-Langlois Si les nouvelles normes ont contribué à diminuer la pollution dans l'industrie de l'amiante, les dommages qu'elle a causés durant près d'un siècle ne sont pas effacés pour autant NOUVELLES ET CHRONIQUES 4 Déchets dangereux L'affaire Love Canal 5 Politique scientifique À petits pas prudents 6 Énergies nouvelles L'étoffe d'un scénario 8 Satellites L'œil d'en haut Transport militaire Le plein de propane, s.v.p.9 Contraception Le vaccin est en bonne voie 10 Armements La chimie qui tue Nutrition Portrait du végétarien 43 La filière verte 44 Ornithologie Le canard qui nous donna l'édredon 45 Exposition Tintin et son «musée imaginaire» 46 Ces chers ancêtres 47 Livre du mois 48 Parutions récentes 49 En vrac QUÉBEC SCIENCE, mensuel à but non lucratif, est publié par Les Presses de l'Université du Québec, La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques non signées sont dus à la rédaction.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1 980.ISSN-0021 -6127.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement n° 1052.Port de retour garanti: QUÉBEC SCIENCE, C.P.250.Sillery, Québec G1T2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 TWX 610-571-5667 Membre de 0 CPPA © Copyright 1 980 — QUÉBEC SCIENCE — LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC.Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés. juillet 1980 / QUÉBEC SCIENCE DÉCHETS DANGEREUX Jean-Marc Gagnon directeur Jean-Pierre Rogel rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Pierre Parent, Andrée-Use Langlois réalisation graphique Page couverture Cumulus/Louis Ducharme Raymond Robitaille composition typographique Claire D'Anjou administration Normande Brouillard secrétariat Marie Prince promotion et publicité Nicole Bédard, Cécile Buteau et Christian Gosselin diffusion Distribution postale Paul A.Joncas Photogravure et impression L'Éclaireur Itée Séparation de couleurs acme litho inc.Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Les Presses de l'Universite du Québec Canada: Spécial: (2 ans / 24 nos): $35.00 Régulier: (1 an / 12 nos): SI 9.00 Groupe: (10 et plus — 1 an): $17.00 À l'unité: $ 2.25 A l'étranger: Spécial: (2 ans / 24 nos): $45.00 Régulier: (1 an / 12 nos): $25.00 A l'unité: $ 2.75 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE SOUTIEN FINANCIER Le soutien financier de QUÉBEC SCIENCE est assuré par ses lecteurs, ses annonceurs, l'Université du Québec, le ministère de l'Education, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, ainsi que par les contributions privées suivantes: Beii Canada M Claude St-Onge vice-président Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Control Data Canada George J Hubbs président imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de THydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M Clément Gauthier président L’AFFAIRE LOVE CANAL Brutalement projetés sous les feux de l’actualité il y a quelques semaines, les habitants du quartier de Love Canal à Niagara Falls, dans l’État de New York, sont vite retombés dans l’oubli public.Pourtant «l’affaire Love Canal» est loin d’être terminée et pourrait avoir des conséquences très importantes.Avec la découverte de problèmes graves de santé autour de cet ancien dépotoir de produits chimiques, c’est toute la gestion des déchets hautement toxiques qui est en cause, en même temps que nous prenons conscience de l’existence à nos portes d’un autre Sévéso, une autre catastrophe écologique majeure.Rappelons les faits.De 1947 à 1952, la firme Hooker Chemicals a enfoui plus de 20 000 tonnes de déchets toxiques dans l’ancien canal Love, creusé au siècle dernier pour relier la rivière Niagara au lac Ontario, mais abandonné en cours de construction.En 1952, la Hooker Chemicals avait vendu l’ancien dépotoir, après l’avoir recouvert d’une couche de terre, à la commission scolaire locale pour la somme symbolique de un dollar.Elle avait pris soin de préciser quelle ne pouvait être tenue responsable des dommages éventuels provoqués par les déchets chimiques, parmi lesquels on retrouve la dioxine (utilisée alors comme gaz de combat et responsable de la catastrophe de Sévéso en 1976) ainsi que plusieurs produits maintenant connus comme cancérigènes.La commission scolaire a construit une école sur le dépotoir et divisé le terrain voisin en lots qui se sont construits peu à peu.Dans les années 70, des pluies exceptionnelles ont provoqué une remontée des déchets toxiques à la surface, dans les sous-sols de l’école, des maisons voisines et des terrains vagues de cette banlieue de Niagara Falls.Dans le même temps, des problèmes de santé d’abord mineurs — éruptions cutanées, maux de tête — se manifestaient parmi les familles de Love Canal.L’an dernier, un chercheur de Buffalo établissait que les avortements spontanés, les maladies congénitales et certaines autres affections étaient plus fréquentes dans les familles du quartier qu’ailleurs dans la région.Au printemps, on détectait des anomalies chromosomiques chez quelques habitants.Il était devenu clair qu’on était en présence d’un danger dont la gravité réelle avait été sous-estimée.L’évacuation de 700 nouvelles familles était décrétée, tandis que des tests approfondis étaient entrepris.Les résultats devraient être connus incessamment.Entre-temps, la Hooker Chemicals fait l’objet de poursuites de 750 millions de dollars de la part de l’État de New York et on a identifié quatre autres dépotoirs tout aussi potentiellement dangereux dans cette région très industrialisée.Le problème de la gestion des déchets hautement toxiques se pose de façon tout aussi aiguë au Canada qu’aux États-Unis, et il faut s’attendre à des remises en question ici comme ailleurs.Les mesures attendues du ministre québécois de l’Environnement, M.Marcel Léger, ne devront pas glisser dans l’indifférence de l’été.Des dépotoirs dangereux, véritables bombes à retardement, dorment aussi dans nos banlieues industrielles.Si on n’y prend pas garde, elles laisseront échapper leurs poisons chimiques et nous nous retrouverons dans cinq, dix ou vingt ans, avec un nombre anormalement élevé de cancers ou de maladies dans ces quartiers de la chimie dangereuse.Après les «cas» de Teckoma-torp en Suède, de Flixborough en Grande-Bretagne, de Sévéso en Italie, de Love Canal aux États-Unis le défi du contrôle de notre technologie est encore plus dramatique.Jean-Pierre Rogel NDLR : Québec Science publiera, dans sa livraison du mois prochain, un dossier complet sur la gestion des déchets dangereux au Québec. par Michel Gauquelin Les mécontents, les grognons et les inquiets du monde de la recherche scientifique avaient passé leurs messages au ministre Camille Laurin lors de la consultation sur le Livre vert intitulé Pour une politique québécoise de la recherche scientifique, tenue à l'automne dernier.Le ministre d'État au Développement culturel a été très attentif aux dizaines de mémoires soumis et aux centaines de personnes qui se sont exprimées à l’occasion de la dizaine d’ateliers de consultation.Il a même pris quelques mois supplémentaires pour en tirer toutes les leçons et ainsi produire à la fin du mois d’avril, un Énoncé d’orientations et plan d’action pour la mise en œuvre d’une politique québécoise de la recherche scientifique qui rassure tout le monde.«Il s’agit du fruit d’un véritable projet collectif, dû à la consultation.Vous allez retrouver ce que vous avez soumis », devait déclarer le ministre devant plusieurs dizaines de scientifiques, des universitaires pour la plupart, réunis à l’occasion de la publication de cette «première politique québécoise » de la recherche scientifique.L’absence de grognements semble confirmer la déclaration du ministre: le plan d'action a su mettre la pédale douce là où il le fallait, nuancer des orientations, retarder des projets, promettre du financement, et jouer habilement avec les mots-clefs que sont démocratie, autonomie et liberté.Essentiellement, ce plan d’action se présente comme un premier pas vers la formulation et la mise en œuvre d’une véritable politique de la science, qui effectue de grands choix.d’objeaifs généraux de développement, sans définir ni choisir des priorités, des étapes, des mesures institutionnelles spécifiques.Ce qui veut dire, en clair, que telle ou telle université ne se fait pas affecter à tel PETITS PAS PRUDENTS ou tel secteur de recherche tant le lecteur à consulter Bâtir (spécialisation), qu’on ne dé- /e ig&é&ec, pages 217 à 241 pré-mantèle pas l’Institut national cise-t-on, pour prendre con-de la recherche scientifique, naissance des mesures destinées qu’on attendra avant de créer à accroître le soutien à ce les instituts de recherche et secteur.Le Centre de recherche qu’on ne viendra pas contredire industrielle du Québec (CRIQ) ce qu'a déjà prévu le ministre a toutefois droit à une mention d’État au Développement éco- particulière ; son budget sera nomique en matière de recher- augmenté, mais on lui demande che et innovation industrielle de porter une attention spé-dans son Bâtir le Québec pvéoXiè.dale aux technologies nouvelles au début de l’hiver dernier.et d’élargir sa clientèle et ses Plutôt que de tout définir, services.l’État compte sur les agents du Sur le plan des structures, on système scientifique pour iden- reste modeste, malgré la créa-tifier les voies de recherche les tion du poste de ministre d État plus pertinentes à explorer.Et au Développement scientifique, «la pertinence de ces projets Les deux structures d’appui par rapport aux priorités col- annoncées existent déjà, c’est-lectives de développement déjà à-dire le Conseil de la politique énoncées serait alors le prin- scientifique, qui sera rattaché cipal critère auquel l’État se au ministre et dont les mem-référerait pour les promouvoir bres proviendront de secteurs et pour les appuyer financière- variés, et le Bureau de la science ment.» et de la technologie qui, dépen- Inscrivant le Plan d’action dant dorénavant du Conseil dans le cadre des orientations exécutif, gérera les program-politiques maintenant formu- mes d’intervention tout en assu-lées en matière de développe- mant des fonctions d’analyse, ment, le ministre Laurin affirme C’est après avoir chaussé ses qu’un développement vraiment souliers les plus souples que le démocratique doit s’articuler ministre Laurin s'aventure dans aux priorités de développement le monde universitaire, prenant économique, social, culturel et bien soin de s’engager à respec-politique.Axé sur l’économie, ter et à promouvoir la mission au niveau des principes, le Plan éducative et culturelle des uni-d’action n’accorde toutefois que versités qui doivent faire avan-peu de place à la recherche et à cer le savoir et former des l’innovation industrielle, invi- spécialistes et des chercheurs.La conférence de presse, au Salon rouge du Parlement de Québec, au cours de laquelle le ministre Camille Laurin présenta son Plan d’action.À l : ; \ W * t-v Prenant exemple de certaines universités «qui ont compris», le ministre demande aux autres de participer activement au développement économique et industriel des régions où elles sont implantées.Simple souhait bien sûr, mais qu’on aimerait voir se traduire par des ententes université-industrie.Côté industrie, on se veut là aussi le moins interventionniste possible, se contentant de rappeler que «par l’innovation, par l’amélioration des produits et des procédés, c’est finalement la conquête des marchés et l’accroissement de la rentabilité qui y sont visées».Quant aux activités scientifiques gouvernementales, chaque ministère va devoir en faire un bilan et «expliciter en quoi les diverses finalités de la recherche gouvernementale y sont servies ou laissées pour compte».Ici et là, des points névralgiques sont touchés dans ce Plan d’action pour la mise en œuvre d’une politique québécoise de la recherche scientifique.La diffusion de la culture scientifique et technique devrait être améliorée par la création d’une Commission spéciale du Conseil de la politique scientifique, une aide au développement d’une presse scientifique (bourses et prix de journalisme scientifique), et le souhait de voir un Science québécois publier nos chercheurs en français.D’autre part, on vise à impliquer davantage les professeurs du niveau collégial en leur offrant l’accès à certains programmes de financement.La «main-d’œuvre» scientifique n’est pas oubliée.On lui promet d’étudier la création d’un Centre de main-d’œuvre scientifique tout en lui garantissant plus de bourses, aides financières et créations de postes de chercheurs et techniciens.La discrétion est de rigueur pour les Instituts publics de recherche qui, s’ils apparaissent toujours valables, ne seront créés qu’avec «souplesse et esprit d’expérimentation».Pour le moment, on se contente de confirmer ce qui existe déjà, Institut de recherche et de développement de l’amiante et Institut québécois de recherche sur la culture, ou 6 d’accentuer la rumeur de la création d’un Institut de recherche sur le lait.En fait, c’est au chapitre du financement que les actions les plus concrètes, sinon Ites plus spectaculaires, s’annoncent.Le Québec n’a pas les moyens de «tenir le menu complet», il devient donc nécessaire d’ajuster les modalités d’attribution des ressources publiques.Mais rationaliser ne veut pas dire rationner, affirme le Plan d’action.En encourageant les regroupements de hautes compétences, on investira dans les secteurs jugés prioritaires pour le développement du Québec et où celui-ci brille au niveau international.Pas de mécanisme unique et centralisateur, mais plutôt plusieurs programmes et sources de financement continueront à opérer afin de «respecter la pluralité, la créativité et la démocratie».Un réaménagement intervient pour certains mécanismes d’aide.Les ministères devront se contenter de définir les politiques, alors que ce seront des comités directeurs, où les chercheurs seront représentés, qui attribueront et géreront les fonds.Un peu comme cela se faisait déjà avec le programme Formation de chercheurs et action concertée, qui devient le Fonds FCAC, reprenant une partie du FCAC actuel auquel on adjoint l’attribution des bourses de deuxième et troisième cycles et la gestion des crédits destinés à la recherche universitaire.De même, un Fonds de recherche en santé sera créé de façon progressive en allant chercher le volet subvention de l’actuel Conseil de la recherche en santé du Québec.Dans les ministères, on devra clarifier les politiques et les critères d’attributions des subventions, on conservera l’attribution des contrats liés à l’activité propre du ministère, mais en laissant une chance à l’entreprise privée.Enfin, un Fonds de dotation sera géré par le Bureau de la science et de la technologie pour financer des actions ponctuelles, urgentes, de démarrage, non admissibles à d'autres programmes, les plus intersectorielles possibles, sur la base du principe des frais partagés.À trois semaines du référendum, le ministre Laurin n’allait certainement pas s’écarter des principes constitutionnels qui guident le Parti québécois: «Il faut doter le Québec d’un cadre politique qui lui permette d’assumer, d’orienter et de financer son développement scientifique.Il s’agit là d’un objectif qui rejoint les visées essentielles de la politique économique du Québec : favoriser la reprise en main par les Québécois du développement de leur économie.» N’oubliant pas qu’Ottawa finance largement les chercheurs québécois et qu’on mord rare- ment la main qui donne à manger, le ministre a tout de même eu la prudence de prévoir du concret dans le cadre politique et constitutionnel actuel.Les modifications revendiquées auprès d’Ottawa portent sur le «remboursement des sommes dont le Québec est frustré depuis longtemps», la fin du double mécénat au niveau universitaire, une plus grande liberté de manœuvre au niveau international, la fin des interventions du gouvernement fédéral dans les secteurs définis comme étant de compétence provinciale et la récupération par le Québec de la gestion de tous ces secteurs.ÉNERGIES NOUVELLES L’ÉTOFFE D’UN SCÉNARIO D’ici 1990, la part des énergies nouvelles dans le bilan énergétique québécois atteindra deux pour cent du total.C’est du moins l’objectif fixé par le Livre blanc sur l’énergie.On parle d’environ 1 000 mégawatts.Les dépenses pour concrétiser cet espoir?Près de deux milliards de dollars.Ces chiffres ont été rendus publics par Énergie Québec, quelques semaines après l’annonce de la création de Nouveler, société d’État aux énergies nouvelles.Pour les dirigeants du ministère de l’Énergie, après une phase exploratoire, les priorités sont maintenant définies, les acteurs sont en place.Bien qu’ils semblent dispersés, les efforts de la Direction des énergies nouvelles ont servi à acquérir les connaissances de base, avant de définir des orientations pour l’avenir.Depuis sa création, après la publication du Livre blanc, la direction a investi environ $600 000 dans une vingtaine de projets, surtout des installations solaires pour le chauffage de résidences et d’édifices publics.On remarque aussi quelques machines éoliennes servant à l’éclairage.La répartition des dépenses totales, soit 1,7 million de dollars, réflète aussi les principaux axes explorés au cours des 30 derniers mois.Les deux tiers des budgets ont été affectés, à parts égales, aux énergies du bois et du soleil.L’évaluation complète du dossier des énergies nouvelles a, pour sa part, été confiée à une firme de consultants, la firme Gaucher et Pringle de Montréal.L’étude devait faire le point sur l’état des technologies et sur les chances d’implantation au Québec.Du point de vue de l’avenir des énergies redécouvertes dans le contexte québécois, le contenu du rapport «Gaucher-Pringle» est stratégique ; quoique très techniques, les résultats ne traduisent pas moins certaines hypothèses d’implantation des diverses formes d’énergie nouvelle à court terme et moyen terme.On peut donc trouver dans ces pages les bases du scénario gouvernemental concernant la «voie douce».Sommairement, l’horizon 1990 comprendra vraisemblablement trois volets.D’abord les résidus de bois.Pas moins de la moitié des 1 000 mégawatts prévus à la fin de la décennie proviendront de la récupération des déchets des industries du bois.La combustion directe constituera encore à ce moment la seule technologie opérationnelle, surtout à l’échelle industrielle.Quelques petites centrales thermo-électriques alimentées au bois devraient aussi voir le jour d’ici juillet 1980 / QUÉBEC SCIENCE là.Pour le méthanol, il faudra attendre ; la démonstration de l’efficacité technique et économique des procédés reste encore à faire.Dans les zones très bien pourvues, la tourbe jouera aussi un rôle au plan de la production d’électricité et de vapeur pour le chauffage: peut-être un quart de la production d’énergie nouvelle en 1990.Enfin, il reste évidemment le recours au soleil, pour le chauffage des espaces et de l’eau domestique.Pour espérer un apport supérieur de l’énergie solaire, le rendement des capteurs devra être sensiblement augmenté.Les autres formes d’énergie, l’énergie éolienne par exemple, ne semble pas devoir contribuer significativement -au bilan des prochaines années ; seules quelques utilisations isolées sont appropriées à ces technologies encore jeunes.Les acteurs de ce scénario sont aussi en place.Le maître d’œuvre des projets est déjà connu depuis quelque temps (voir Québec Science, mai 1980) : Nouveler.L’organisme chargé de rejoindre les agents économiques, industriels et commerçants, qui auront à développer les équipements et à réaliser les installations, est aussi constitué; par le biais du CRIQ, le gouvernement s’est donné « Énergivore », programme d’encouragement destiné aux entreprises québécoises.La Direction des énergies nouvelles s’est réservée la recherche, la planification et l’information des individus.Et l’argent dans tout cela?C’est la partie encore inconnue du scénario gouvernemental.Au ministère, on mentionne des programmes de subventions directes, pour supporter les investissements industriels et les initiatives individuelles.On parle aussi d’un fonds de recherche dans les secteurs jugés prioritaires à court terme.Tous les intéressés attendent cette tranche de l’engagement québécois avec impatience ; 180 millions de dollars par an, c’est toute une somme en comparaison de budgets actuels inférieurs à un million ! André Delis le * - « QUÉBEC SCIENCE / juillet 1980 ttii iikiiiuii < 4ul iiiliiiiiiiiliiiiilill itmiiim|n|imitmitt>>»• VI ¦ .y, Vvll" Aster à feuilles de linaire (Photo: Claude Demers) Participation extérieure et intérieure De la protection des espèces florales menacées à la solution de la crise énergétique Conjointement avec la ville de Trois-Rivières, l'Université du Québec à Trois-Rivières a reconstitué sur l'île Notre-Dame, dans le secteur des présentations institutionnelles, un échantillon de la végétation des sables trifluviens: un îlot de Pins gris et de Pins blancs (dont le parterre est parsemé de Fleurs de mai et de Sabots de la Vierge), entouré ü'Asters à feuilles de linaire, de Léchées intermédiaires, de Souchets grêles, de Liserons dressés.Il y a environ 8 000 ans, lors du recul du glacier continental, la mer de Champlain inondait la région de Trois-Rivières.Au cours des deux millénaires qui ont suivi, le sol qui s'était affaissé sous le poids du glacier s'est relevé peu à peu, et les eaux se sont retirées, laissant derrière elles des dépôts de sable en terrasses.Avant l'urbanisation récente, ces grands amas de sable étaient recouverts de Pins gris et de Pins blancs.Le développement domiciliaire fait progressivement disparaître ces pinèdes.Bien sûr, on trouve ailleurs des Pins gris et dès Pins blancs.mais pas nécessairement certaines des espèces florales pour lesquelles les sables trifluviens sont presque le seul milieu de vie.Parmi ces espèces, il faut-men» tionner d'abord VAster à feuilles de linaire.Cette plante a l'aspect d’un petit buisson de tiges raides, aux feuilles étroites et nombreuses, qui à la fin d'août se couvre de fleurs bleues ressemblant à de petites marguerites.Au Québec, elle est connue à peu près seulement à Trois-Rivières.La ville de Trois-Rivières vient d'en faire son emblème floral.Les derniers individus de cette .espèce risquent pourtant de périr sous le couteau d'une tondeuse à gazon: on sait comment citadins et balieusards s'empressent de remplacer les prairies naturelles par des gazons «propres» ! La Léchée intermédiaire pousse en bordure des pinèdes en compagnie de VAster à feuilles de linaire.Le Souchet grêle, lui, agit comme espèce pionnière là où les sables sont dénués de végétation.Le Liseron dressé, qui n'exige pas de support, contrairement aux liserons qui s'enroulent autour des clôtures et des haies, est nettement restreint aux alluvions sablonneuses.La Fleur de mai et le Sabot de la Vierge sont assez répandus à-travers le Québec, mais il serait dommage qu'on ne les voie plus à Trois-Rivières.La présentation de la végétation des sables trifluviens aux Floralies a été conçue par Estelle Lacoursière, professeur de botanique à l'U.Q.T.R.(qui a également exercé la fonction de coordonnatrice des participations extérieure et intérieure).La cueillette et la transplantation des spécimens de la florule ont été effectuées par des étudiants du module de biologie, avec la collaboration de Fernand Larivée, horticulteur à l'emploi de la ville de Trois-Rivières.Toujours sur l'île Notre-Dame, mais cette fois au Pavillon des Floralies, un kiosque (avec salle de projection) présente quatre groupes de chercheurs de l'U.Q.T.R.dont les travaux sont en rapport avec le monde végétal.Le Centre de recherche en pâtes et papiers Les résineux qui alimentent l'industrie québécoise des pâtes et papiers se font de plus en plus rares; par contre, à proximité des usines, des feuillus ne trouvent aucun usage: le Centre propose une utilisation accrue de ces feuillus dans la fabrication des pâtes.Le Groupe de recherche sur les écosystèmes aquatiques Dans un milieu aquatique, la flore, la faune, l'eau, les sédiments constituent un tout; c'est pourquoi ce Groupe s'efforce d'étudier chacun de ces éléments en relation avec tous les autres.et peut ainsi évaluer plus complètement l'impact de projets hydroélectriques, industriels, etc., sur les milieux aquatiques que ces projets affectent.Le Groupe de recherche sur les insectes piqueurs Au moyen de photos aériennes de la végétation (et bien sûr de vérifications sur le terrain), ce Groupe s'emploie à repérer les gîtes à larves potentiels des insectes piqueurs: l'observation de la végétation fournit en effet de nombreux indices sur leurs lieux de ponte préférés.Le Groupe de recherche en biophysique Les plantes ont la capacité de transformer l'énergie lumineuse en énergie qu'elles peuvent utiliser.La solution de la crise de l'énergie réside peut-être dans une «cellule photovoltaîque» qui imite en quelque sorte le processus photosynthétique de la cellule végétale, comme cette pile à la chlorophylle que mettent au point des chercheurs de ce Grou-pe.y' Université du Québec Souchets grêles mmm (Illustration tirée d'un fascicule du Service Information Nature, U.Q.T.R., C.P.500, Trois-Rivières, G9A 5H7.Plantes du sol trifluvien I et 11, de René Verrette, attaché au Musée d'archéologie de I'U.Q.TqR., sont disponibles au même endroit.) Publi-reportage/information recueillie par Clément SIMARD
de

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