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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1978, Collections de BAnQ.

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PHOTOGRAPHIE TOTALE \ \ / m 's % , \ .C • , i •.LA SCIENCE MÈNE L’ENQUÊTE.,.Lî TEMPS DES PHOQUES.DES FOURMIS ET DES HOMMES ;v;v; SCIENCES DE L'ATMOSPHERE À L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Bachelier en sciences pures, en sciences appliquées ou en géographie, as-tu pensé à te spécialiser en sciences de l'atmosphère dans des champs d'application tels que la météorologie, la climatologie, les prévisions synoptiques, l'océanographie, l'agriculture, la foresterie ou l'environnement ?L'Université du Québec à Montréal (UQAM), l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) et l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), conjointement, te proposent un programme de maftrise scientifique te permettant d'acquérir les connaissances de base communes à ces divers champs d'application.En plus, ce programme t'offre la possibilité de t'initier au travail de recherche en collaborant avec des équipes actives oeuvrant dans des domaines correspondant aux axes de développement de chacune de ces unités constituantes.Pour plus de renseignements, écris à: Monsieur Jacques Dionne Directeur du comité de programme Université du Québec à Rimouski 300, avenue des Ursulines Rimouski, Qué.G5L 3A1 Tél.: (418) 724-1762 Monsieur René Verreault Responsable du programme Université du Québec à Chicoutimi 930 est, rue Jacques-Cartier Chicoutimi, Qué.G7H 2B1 Tél.: (418) 545-5489 Monsieur Isztar Zawadzki Responsable du programme Université du Québec à Montréal Case postale 8888 Montréal, Qué.H3C 3P8 Tél.: (514) 282-7835 I Université du Québec Commission des programmes d'études avar îS gérés conjointement ¦ QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 3 Sommaire Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec lesoutien du ministèredel'ÊducationduQuébec et le Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction ISSN-0021-6127.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec, premier trimestre 1978.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti; LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C P 250, Sillery, Québec GIT 2R1 © Copyright 1978 — le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l’éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d’utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l’avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l’enregistrement, de même que les systèmes d’informatique.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l’Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d'assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Université du Québec Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny Louis de Bellefeuille adjoints à la rédaction Jean-Pierre Langlois directeur de la production Marie Prince-Giasson promotion et publicité Patricia Larouche administration, composition et secrétariat Nicole Bédard Claire D’Anjou diffusion Quadrichromies Audart inc.Photogravure et impression L’Éclaireur Itée Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier: $1 7.00 Groupe (10 et plus): $1 5.00 À l'étranger: $21.00 À l’unité: $1.75 Port de retour garanti Le magazine QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051 3488 Les chèquesou mandats postaux doivent être établis à l’ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE 4 Courrier 6 La tête en fleur 9 Télécommunications Le Québec a des antennes 10 Énergie Le nucléaire a des alliés 11 Géologie Le «Pacifide» retrouvé 12 Énergie Feu le chauffage en solo 13 Écologie Le capital nature 47 Astronautique Gare aux anneaux 48 Météorologie Des baromètres célestes Cardiologie Des soins express 50 Énergie Un livre blanc et «plate» 51 Vie urbaine Montréal en sourdine 52 Pollution La bonne volonté ne suffit pas 54 Temps pleins 55 Parutions récentes 57 En vrac T ENCART La contamination par l’amiante au Canada Le Conseil des sciences du Canada 16 La photographie totale Christopher Outwater et Eric Van Hamersveld Avec quelques notions de base, toute personne intéressée peut s'initier à l'holographie 26 Le temps des phoques Jean-Marc Carpentier Une époque où la sentimentalité rivalise avec le rationnel 32 Des fourmis et des hommes Pierre Sormany Quand la biologie essaie d'envahir la sociologie 38 La science mène l'enquête François Picard Un éventail des méthodes de plus en plus sophistiquées des scientifiques détectives 4 mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE COURRIER • •• FINIES LES ERREURS DE CALCUL: Près de 6 000 personnes ont participé au concours 15ème anniversaire de QUÉBEC SCIENCE, organisé en collaboration avec la coopérative étudiante de l'École Polytechnique de Montréal.On aperçoit sur la photographie les cinq courageux gagnants qui ont affronté une tempête de neige pour recevoir leurs prix des mains de Mme Grace Powell, représentante de la firme Hewlett-Packard et de MM.Louis L’Homme, président de COOP-POLY et Jean-Marc Gagnon, directeur de QUÉBEC SCIENCE.Voici la liste officielle des gagnants: HP-67: Roger Jenkins, Carignan HP-65: Réa! Rancourt, Orléans (Ont.) HP-25C: Jacques Fournier, Montréal HP-27: Sylvain Girard, Alma HP-25: Christiane Bouchard, St-lrénée HP-2U Yvan Demers, Victoriaville Denis Ricard, St-Hyacinthe Laurent Gilbert, Ste-Foy Marcel Gaudreau, Arvida Richard Deschênes, St-Jean-Port-Joli Benoît Lemay, Hawkesbury (Ont.) Jean-Pascal Vesin, Montréal Bruno Letendre, Windsor (Qué.) André Pinsonnault, Ville de Gagnon Ginette Guérette, Cap-aux-Meules CERTAIN EST SCIENTIFIQUE Connaissant votre souci de bien informer les lecteurs de Québec Science, je me permets de vous souligner qu'un article récent (décembre 1977) est rempli d'erreurs et d'imprécisions scientifiques de nature à mal informer vos lecteurs.L'article est «Certain n'est pas scientifique», une entrevue avec Édgar Morin.Étant professionnellement engagé dans l'enseignement des sciences aux jeunes et aux moins jeunes à l'Université depuis de nombreuses années, je me sen* obligé de devoir corriger ces erreurs.Je suis tout d'abord étonné de constater que l'auteur, un sociologue, discute à plusieurs reprises de la physique et des principes de base qui ont guidé certains des plus grands physiciens de tous les temps tels Képler, Galilée, Copernic, Newton, Laplace.Il mentionne également les noms de 2 philosophes.Le nom d'aucun sociologue n'apparaît.Il discute comment les principes de base de la physique s'appliquent difficilement à la sociologie.Cela est bien connu.Pourtant comme sociologue, il prétend préconiser des idées scientifiques meilleures que celles de Képler, Galilée, Copernic, Newton et Laplace.Allez-vous affirmer que Monsieur Morin parle en connaissance de cause en contredisant ces plus grands savants dans leur propre spécialité sans même énumérer les arguments mettant en doute les idées de ces génies?Pour qui Monsieur Morin se prend-il?Venons-en aux affirmations de Monsieur Morin.Le titre est faux.Le contraire est vrai.Si une loi est certaine c'est scientifique.Mais que veut dire «certain» en parlant des sciences.Nous avons appris dans beaucoup de livres de philosophie qu'il existe différentes espèces de certitudes qui reposent sur nos moyens naturels de connaître.Nous avons ici affaire à la certitude physique qui provient de la croyance de l'esprit au témoignage des sens.Nous avons la certitude physique par exemple, que le monde existe, et que le soleil éclaire.Monsieur Morin en doute-t-il?Puisque nous ne sommes pas Dieu, nous ne pouvons exiger la certitude absolue.D'ailleurs nous n'en avons pas besoin.Qu'avons-nous besoin d'expliquer aujourd'hui, les résultats d'expériences extrêmement sophistiquées que nous ne pourrons effectuer que dans 1 000 ans.Cela compliquerait fort inutilement nos théories.D'autre part la science a permis de prédire des phénomènes avec le plus haut degré de certitude jamais rencontré par l'esprit humain.Par exemple, la loi d'attraction universelle par laquelle tous les corps s'attirent.Cette loi a été vérifiée des millions de fois autant à l'échelle atomique qu'en astronomie.Jamais on n'a pu trouver un seul exemple contredisant cette loi.Bien plus si une seule exception à cette loi pouvait être mis en évidence, la loi serait par le fait même éliminée car toute exception détruit une règle.Il est faux et illogique de croire qu'une exception confirme une règle.Bien d'autres lois telles que la loi de conservation de l'énergie et de la matière (incluant la transformation matière-énergie), la loi de la conservation de la quantité de mouvement (linéaire et angulaire), la loi de l'action et de la réaction, la loi de la conservation de la charge électrique et bien d'autres lois ont été vérifiées un nombre incalculable de fois dans des conditions extrêmement diverses et elles sont certaines jusqu'au point que personne n'a jamais pu détecter aucune exception.Cela n'est pas peu dire puisque de nombreux chercheurs ont recherchédes exceptionssansjamais en trouver.Je répète donc que le degré de certitude de certaines lois physiques est extraordinairement élevé et que ces lois forment la base de la science moderne.La science (scientia) veut dire savoir.Si ce n'est pas certain, il y a de l'ignorance, c'est le contraire du savoir.Ce qui est incertain peut être de l'ignorance ou au mieux une hypothèse qui sera rapidement éliminée si elle n'est conforme à l'expérience.Dans le texte publié, on pose des questions à la fois non répondues et surprenantes.L'on demande «Pourquoi vouloir simplifier la vie quand la vie est si merveilleusement complexe?» Le but de la science n'est pas de simplifier la vie mais plutôt comprendre, connaître.C'est le mécanisme de compréhension qu'on essaie de simplifier, non la vie.C'est la technologie qui peut modifier les habitudes de vie.L'on énonce aussi sans commentaire «Rien n'est simple».La simplicité est fonction du pouvoir de compréhension ou de l'habileté de la personne impliquée.Il n'est pas difficile pour un adulte normal de déplacer un objet sur une table.Il est simple de comprendre qu'après l'avoir déplacé, il n'est plus à l'endroit où il était.Pourquoi un tel énoncé?Monsieur Morin préconise «.une rationalité de la contradiction.» un peu plus loin on lit «Ainsi.ai-je résolument adopté le parti pris de l'incertitude comme moyen d'accéder à un nouveau principe de connaissance».Ces deux derniers énoncés sont contraires à la méthode scientifique.La science utilise la contradiction pour prouver l'impossibilité ou l'erreur.Une connaissance nouvelle (loi scientifique) résulte d’une généralisation de connaissances certaines préalables (observations ou autres connaissances) et non de l'incertitude.N'aurait-on pas dû s'interroger pour savoir si la méthode scientifique s'applique ou non à la sociologie?Je suis convaincu que cette mise au point est très importante étant donnéque l'article de Québec Science laisse entrevoir que les idées de Monsieur Morin pourraient être valables en sciences exactes.D'autre part, je n'ai certainement pas l'intention de discréditer les affirmations de Monsieur Morin, s'il veut les appliquer à son domaine, «la sociologie».Je suis toutefois perplexe de savoir où tout cela va le conduire étant donné que contrairement à Descartesqui doutait de ses connaissances, Monsieur Morin comme il le dit bien, doute de ses doutes.Je me permets de mentionnerqu'il serait important que vos journalistes interrogent les sociologues sur des sujets qui leur sont accessibles, si vous désirez maintenir la qualité maintenant bien reconnue de votre journal.’S flV.h ri' Paul Marmet, professeur.Département de physique Université Laval QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 5 POUR LA PARAPSYCHOLOGIE Je lis Québec Science tous les mois.Je l'apprécierais davantage si vous parliez de ces sujets: les extraterrestres, la télépathie, l'hypnose, la métapsychique et la réincarnation.Daniel Lavoie, La Rédemption Comté Matapédia Quelques-uns de ces sujets ont déjà été abordés dans des articles que nous avons publiés: les extraterrestres dans un dossier traitant des OVNI en juillet 1977, intitulé L'énigmatique dossier des OVNI; la parapsychologie en généra! dans un article du numéro de janvier 1977, Les i fragiles assises de la parapsychologie.Quand l'occasion se présentera, nous n'hésiterons pas à publier un article sur les sujets que vous nous avez suggérés.•••••••••••••••••••••a ; VIVONS-NOUS PLUS VIEUX?Je me réfère à vous pour vous demander si vous pourriez m’indiquer des références ou tout simplement répondre, par la voie de votre chronique, à ma question qui est la suivante: plusieurs gens de mon entourage ne sont pas en accord avec mon idée que les gens d'aujourd'hui, ilê en général, vivent plus vieux que ceux de i# jadis, et j'aimerais que vous infirmiez ou il:* confirmiez mon hypothèse.i# 10 («J* •M?jltf .si* soc1 les* il* 1 Daniel Gratton Sorel Notre collaborateur Yanick Villedieu, dans le livre Demain la santé que nous avons publié en 1976, vous fournit des éléments de réponse à votre question.L'espérance de vie à la naissance des hommes au Québec (c'est-à-dire le nombre d'années que peut espérer vivre un homme à sa naissance) a en effet augmenté depuis le début du siècle.Toutefois, il faut apporter quelques nuances.En effet, l'espérance de vie à la naissance des hommes québécois a tout juste augmenté d'un an entre 1961 et 1971 : pendant les trente années précédentes pourtant, elle avait augmenté à un rythme moyen quatre fois plus élevé.Chez tes femmes, dont l'espérance de vie est plus forte et augmente plus rapidement que celle des hommes, on se dirige aussi vers un plafonnement: leur espérance de vie à la naissance a augmenté deux fois moins vite, entre 1961 et 1971, qu'elle ne l'avait fait en moyenne au cours des trente années précédentes.Dans le premier chapitre de Yanick Villedieu, vous trouverez une analyse détaillée de l'espérance de vie des Québécois ainsi que des causes de mortalité.FAMILLE DES SCIENCES GRADES: B.Sc; B.Sc.A.Programmes Renseignements Baccalauréat en biologie (B.Sc.) 282-7105 - options: biologie moléculaire* écologie Baccalauréat en chimie (B.Sc.)* 282-4741 - options: biochimie chimie chimie industrielle Baccalauréat en géologie (B.Sc.) 282-7285 Baccalauréat en géographie physique (B.Sc.) 282-7285 Baccalauréat en informatique de gestion (B.Sc.A.)* 282-7812 Baccalauréat en mathématiques (B.Sc.)* 282-6907 - options: statistiques et recherche opérationnelle informatique mathématiques économique autres.Baccalauréat en physique (B.Sc.)* 282-7824 - options: physique géologie météorologie autres.Baccalauréat d'enseignement (B.Sc.)* - biologie 282-7105 - chimie 282-4741 - mathématiques 282-6986 - physique 282-7824 Baccalauréat d'enseignement en électrotechnique (B.Sc.A.)* 282-6963 Baccalauréat d'enseignement en techniques de la mécanique (B.Sc.A.)* 282-6903 * Les programmes marqués d'un astérisque peuvent être suivis entièrement à temps partiel.Conditions d'admission à ces programmes - DEC ou l'équivalent; - Les candidats, âgés d'au moins vingt-deux (22) ans, possédant des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent être admis sur recommandation du comité de sélection concerné.Dates limites des demandes d'admission - Temps complet: 1er mars 1978 - Temps partiel: 1er juillet 1978 Pour se procurer le formulaire de demande d'admission: Bureau du registraire.Service de l'admission Case postale 8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 Université du Québec à Montréal mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE nsa SS3 t-S O Vy> .(I Thérèse Dionne et Bernard Dupuis Merveilleuse fraîcheur des légumes tout frais cueillis au potager gauche.Inclinez-la pour soulever la terre.4.Sortez la bêche et recommencez (à côté, bien entendu).5.Une fois la ligne ainsi travaillée, reportez-vous 40 centimètres en arrière pour en bêcher une autre.6.Égalisez à la fourche crochue ou au rateau, semez et plantez.Cet ameublissement, dix fois plus rapide que le labour ordinaire, donne de bons rendements.Mais le labour préhivernal reste le plus à conseiller.Pour travailler méthodiquement, faites-vous une petit carnet d'observations.Vouspourrezy consigner vos expériences ainsi que le plan du potager pour chaque année, les variétés semées avec leurs périodes de maturité, etc., enfin, tout ce que vous remarquez dans votre potager.C'est la somme des expériences alliées à l'imagination et à un don de vision qui font l'excellent jardinier.Carottes tendres et sucrées, laitues croustillantes, fines herbes de saveur.la merveilleuse fraîcheur des légumes nouveaux! Faire pousser ses légumes est un privilège qu'un véritable amateur de jardin ne saurait négliger.Aujourd'hui plus que jamais —sans considération de rentabilité— mais surtout pour la satisfaction de se nourrir sainement.Bien sûr, en mars notre climat québécois ne nous permet pas de faire des semis à l'extérieur.Mais le temps passe si vite qu'il faut déjà y penser afin d'être tout fins prêts lorsque la terre sera réchauffée.Et quand doncfaut-il semer?On nesème ni ne plante jamais trop tôt, pourvu que les conditions que réclame un bon semis ou une bonne plantation soient réunies.Le juste milieu C'est essentiellement le milieu qui commande: le temps d'abord, le sol ensuite.Pour germer normalement, les graines demandent un certain confort, assurant chaleur, humidité, aération.Si, en examinant les arbres, les bourgeons gonflent régulièrement, si le temps est suffisamment doux, sans gel plusieurs jours de suite, si les écarts entre le jour et la nuit sont relativement faibles et la luminosité suffisante, allez-y! Les graines de carottes, choux, fèves, laitues, oignons, poireaux, pois germent à partir de 6°C.Par contre, les semences de concombres, haricots, potirons, tomates demandent 14° à 1 5°C pour germer avec vigueur.Quant au sol, il faut qu'il soit bien ressuyé et ne colle pas aux instruments.Nous avons vu dans les chroniques précédentes que les sols, selon qu'ils sont siliceux ou argileux, ne se réchauffent pas tous à la même période.La surface devra être affinée naturellement grâce au labour préhivernal.Cependant, si vous n'avez pu labourer le jardin à l'automne, pratiquez un ameublissement biologique, sans retournement, qui respectera la vie des microorganismes utiles.Exécutez-le sur un sol propre, avec la technique suivante: 1.Enfoncez votre bêche légèrement obliquer Poussez-la de la main gauche.De la droite, prenez une poignée d'engrais.2.Éparpillez cet engrais dans l'espace formé entre votre fer de bêche et la terre tranchée.3.Tirez votre bêche vers vous de la main Terreau et compost Soulignons tout de suite la différence entre terreau et compost.Un terreau n'a son origine que dans les débris de végétaux, tandis qu'un compost est le résultat de la décomposition des matières organiques tant animales que végétales, récupérées à la maison et au jardin.Fanes de légumes, cendres, plumes de volailles, mauvaises herbes non montées à graines, coupes de gazon, paille, fumier, coquilles d'oeufs, marc de café.voilà en quelque sorte tout ce qui est susceptible de se décomposer.Les fanes de légumes et les cendres comportent en particulier des éléments fertilisants non négligeables: azote, potasse, phosphore, et aussi de la chaux.Ce sont les bactéries naturelles du sol qui rendront possible la «désorganisation» de ces détritus, qui, petit à petit, vont être humifiés.Le coin du compost doit être situé dans un endroit assez ombragé, à l'abri d'une haie pour le protéger des grands vents.Il peut être entouré de bois, d'une clôture métallique ou de blocs de ciment ajourés.On dispose sur un sol suffisamment Les fentes ou trous de drainage sont couverts avec des tessons.Terreau: 2/3 sable et V 1/3 tourbe, ou utilisez de la vermiculite.Tassez modéré-I ment avec les doigts.Semez très clair pour ne pas avoir à éclaicir avec le premier repiquage.-VT**v‘-V '-‘•-vV QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 Pour recouvrir très finement les grains, répandez le terreau à l'aide d'un tamis fin.^ Serrez fermement le semis à la planchette.Humidifier par imbibition.Mettez la caissette dans un sac de plastique jusqu'à l'apparition des germes.perméable et ameubli en surface une bonne épaisseur de déchets organiques qui doivent être hachés grossièrement si on veut accélérer la décomposition.Lorsque le tas atteint 1 5 à 20 centimètres de hauteur, on arrose abondamment et on étend une légère couche de fumier de ferme ou de fumier pulvérisé du commerce, ou encore de la poudre d'os ou de la mousse de tourbe qu'on recouvre de terre et de quelques poignées de chaux.On alterne ainsi les couches jusqu'à la hauteur de un mètre, et on retourne le tas tous les deux mois pour l'aérer et stimuler la micro-faune qui y loge: bactéries, insectes, vers de terre.Ces derniers surtout sont les tubes digestifs du sol; de plus, leurs excréments enrichissent le compost en minéraux essentiels.Le tas de compost peut être aménagé tout au long de l'année, mais la décomposition est plus rapide lorsqu'il fait chaud.Au bout de trois à six mois, il a la consistance et l'odeur de l'humus des bois et on ne reconnaît plus les matières «premières».On utilise le compost au jardin avant de semer ou pour recouvrir le semis: 250 kilogrammes de compost (dix brouettes) suffisent pour 100 mètres carrés de terrain.Les secrets d'un bon potager 7 expérience.Dans l'étude du sol, on a vu qu'avec les amendements et façons culturales appropriées, la terre qu'on possède peut être améliorée et utilisée.Des semences de qualité sont ausssi nécessaires.Il faut les acheter chez des grainetiers et pépiniéristes de confiance de qui vous pouvez obtenir tous les renseignements sur les variétés les plus recommandées au point de vue goût, précocité, résistance aux maladies, etc.N'oubliez pas toutefois de disposer les plants de façon que les cultures élevées telles maïs, tomates tuteurées et haricots sur rames ne projettent pas leur ombre sur les plants plus petits.Il est indispensable d'alterner les cultures et de ne pas laisser au hasard la succession des plantes cultivées sur un même terrain.Le principe fondamental est très simple: on alternera des cultures ayant des modes de végétation, des systèmes radiculaires et des besoins nutritifs différents.Les racines de diverses plantes qui se succéderont pourront ainsi explorer toutes les couches du sol, et utiliser dans des proportions équilibrées tous les éléments qu'il contient.On classera les légumes comme suit: — les légumes feuillus dont on mange lestiges et les feuilles: laitues, choux, etc.Leurs besoins en azote sont importants.— Les légumes racines, dont la partie souterraine est comestible: rutabaga, carottes, etc.Ils ont plus besoin de potasse et d'acide phosphori-que que d'azote.— Les légumes fruits, dont la partie charnue est comestible: tomates, concombres, etc.Ils ont à peu près les mêmes exigences que les légumes racines.— Les légumes à grains ou légumes secs comme les haricots et les pois.Ils enrichissent le sol en azote, mais demandent aussi des apports de potasse et d'acide phosphorique si le sol en est déficient (une analyse du sol vous le dira).La rotation des cultures permet aussi de réduire les dégâts causés par les insectes ou maladies qui s'attaquent à certaines familles de plantes.Qui sème dru récolte menu Pour savoir quel espacement utiliser entre les semis, vous pouvez vous renseignersi vous ne letrouvez pas sur les enveloppes de graines.L'important est de ne pas enterrer trop profondément: les graines doivent être recouvertes de seulement trois fois leur propre épaisseur de terre.Il faut bien presser la terre avec le dos du rateau pour assurer un meilleur contact entre la graine et le sol.L'erreur la plus courante est de semer trop de graines dans un espace restreint: «qui sème dru récolte menu».On peut aussi semer chez soi en couches chaudes, en serre ou en caissettes les légumes qu'on veut récolter tôt ou ceux dont la saison de croissance est plus longue.Pour en savoir plus Dans un jardin potager, un emplacement doit être réservé à tous les légumes nécessaires à la consommation familiale.Le potager doit être placé dans la partie la plus ensoleillée et la mieux égouttée du terrain.Il vaut sans doute mieux commencer par un petit potager et l'agrandir au fur et à mesure de son C.Aubert, Le jardin potager biologique.Le Courrier du Livre, Paris, 1973 R.Rodale, The Basic Book oi Organic Gardening, Ballantine Books, 1971 R.Gilbert, Le Potager, 1975 La Mère Michel, Le Jardin naturel.Éditions de l'Aurore Mon Jardin, ma maison (mensuel) De l’énergie éolienne dans le réseau ' :':-V Aux îles-de-la-Madeleine Les Madelinots auront été les premiers Québécois à faire usage d’énergie électrique produite à partir du vent.Il était prévisible qu’il en soit ainsi, puisque les Îles-de-la-Madeleine, dans le golfe Saint-Laurent, sont l’un des endroits au Canada où les vents soufflent presque constamment.L’aérogénérateur expérimental de 230 kilowatts installé aux Îles-de-la-Madeleine, a fourni au réseau local une puissance électrique de 60 kilowatts, pour la première fois, le 22 novembre 1977.La contribution au réseau sera toutefois irrégulière et conditionnée au programme des essais.Ce "moulin à vent” des îles, le plus grand et le plus puissant de ce type à être installé, a été mis au point par le Conseil national de recherche du Canada.L’Hydro-Québec, par l’intermédiaire de son Institut de recherche, fournit le site des essais, les fondations, l’installation, le système de contrôle, l’équipement de transformation et de commutation électrique et le personnel nécessaire au fonctionnement, aux essais et aux évaluations.La compagnie Dominion Aluminium Fabricating Indal Ltd, a fabriqué l’éolienne sous contrat avec leCNRC.Caractéristiques techniques L’éolienne des Îles-de-la-Madeleine est constituée d’un rotor à deux pales incurvées dont Taxe vertical mesure 37 mètres.À mi-hauteur.les deux pales sont séparées par une distance de 24 mètres.Une tour en treillis de 9 mètres supporte l’éolienne, ce qui porte la hauteur totale de l’installation à 46 mètres.Pour la réalisation des pales dont le profil symétrique est caractérisé par une corde de 0,61 m, on a procédé par emboutissage en utilisant comme matériau un alliage d’aluminium.Des jambes de force horizontales renforcent les pales tout en les soutenant mieux.Quatre haubans relient e sommet de l’axe vertical aux socles en béton, qui se trouvent à 55 mètres environ du pied du pylône.Une transmission par engrenages et courroie couple l’axe vertical à l’arbre du générateur.Le rapport de démultiplication nominal est de 18, ce qui correspond à une vitesse de rotation comprise entre 38 et 39 tours/minute.Ce rapport peut être modifié à volonté pour les essais.Le générateur est constitué d’un moteur à induction de 230 kW dont la vitesse de fonctionnement est légèrement supérieure à la vitesse synchrone.Comme le moteur consomme une puissance réactive, quand il fonctionne en générateur, on a installé une batterie de condensateurs de 128 kvar qui permettra de maintenir un facteur de puissance de 99fi environ.Un autotransformateur abaisseur de tension, raccordé en sérié avec la machine, au démarrage, réduit l’appel de courant et par conséquent, les chutes de tension dans le réseau d’alimentation.Par suite des forts vents, de la salinité de l’air et du verglas qui se manifeste fréquemment, le réseau de distribution des îles est plus vulnérable aux pannes de courant.Comme la vitesse de l’éolienne est limitée par le réseau, le circuit de commande et de régulation doit pouvoir empêcher la survitesse du groupe aéromoteur qui pourrait résulter d'une coupure de l’alimentation.Les circuits de régulation sont donc destinés à permettre l’exploitation entièrement automatique de l’installation ainsi que sa protection.Il s’ensuit que les interventions humaines n’auront lieu què dans le cadre des inspections périodiques, de l’entretien préventif et des travaux de réparation.L’éolienne peut être freinée.On distingue trois types d’arrêt: l’arrêt normal et l’arrêt complet, qui s’effectuent au moyen d’un frein à disque et par l’ouverture du disjoncteur principal, et l’arrêt d’urgence, qui fait intervenir les freins aérodynamiques installés sur les pales.L’arrêt normal a lieu lorsque, à faible vent, un capteur directionnel de puissance indique que le réseau débite dans le groupe aéromoteur.L’éolienne peut redémarrer automatiquement une fois que la force du vent est à nouveau suffisante.La séquence d’arrêt complet, pour sa part, est déclenchée par les capteurs mécaniques ou électriques traduisant des dérangements, tels que la perte de la tension du réseau ou l’apparition de vibrations anormales.On doit alors procéder à une série de vérifications avant de pouvoir faire redémarrer l’éolienne.L’arrêt d’urgence, enfin, s’effectue lorsqu’un détecteur de vitesse indique un emballement de l’éolienne.Quant à la séquence de mise en marche, elle est déclenchée après que trois vérifications importantes ont été faites.En premier lieu, il faut que la force du vent soit suffisante, c’est-à-dire que sa vitesse moyenne dépasse pendant deux minutes environ une valeur prédéterminée.Les deux autres vérifications consistent à s’assurer que l’état dans lequel se trouvent le réseau et le groupe aéromoteur répond à certaines exigences.Une fois lancée la séquence de mise en marche, le moteur à induction accélère le rotor avant de passer au mode de fonctionnement en générateur électrique, l’aéromoteur entraînant alors la machine à induction à vitesse hypersynchrone.Il faut voir Des études échelonnées sur une période de dix ans ont démontré qu’aux Îles-de-la-Madeleine, la moyenne annuelle de la vitesse du vent est de 8,5 mètres/seconde, ce qui correspond a une source abondante d’énergie éolienne.Utiliser au maximum la force des vents pour réduire d’autant la consommation de fuel peut représenter un avantage économique important.Selon les calculs, on estime qu’une éolienne comme celle des îles, dont la vie utile est d’environ 30 ans, peut produire une énergie équivalente à 5 400 000 litres de fuel.L’évaluation de l’éolienne installée en mai dernier, se poursuivra jusqu’au milieu de 1979.L’Institut de recherche de l’Hydro-Québec a inscrit.dans son programme quinquennal, une autre étude de faisabilité économique pour une éolienne d’un mégawatt, ou plus, ce qui multiplierait considérablement la puissance de l’aérogénérateur expérimental présentement utilisé dans le réseau électrique des Îles-de-la-Madeleine.Selon les conclusions de l’étude, cette éolienne géante pourrait être installée au même endroit et être couplée à un système de stockage d’énergie.Il existe au Québec d’autres régions, nommément la Gaspésie et la Côte-Nord, où il serait possible d’installer avantageusement des éoliennes de grande puissance.Les résultats des expériences des îles serviront à déterminer la rentabilité des éoliennes dans un réseau comme celui de l’Hydro-Québee et à déterminer les possibilités d’avenir de cette énergie "douce" et renouvelable.la Hydro-Québec ï ‘ \ 047316 QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 9 ¦ 5 5 (• it i B di d is is- [3' rai- « ÛBÎ TÉLÉCOMMUNICATIONS LE QUÉBEC A DES ANTENNES Nous sommes irrémédiablement entrés dans l’ère des satellites.En plus de ceuxquisont destinés à l'espionnage, à la télédétection et aux prévisions météorologiques, il faut compter ceux qui servent de support aux télécommunications internationales, relayant voix et images tout autour de la terre.Une bonne part de nos communications téléphoniques avec l'Europe et nombre de pays passent par les satellites d'INTELSAT.Cet organisme international, regroupant 101 pays dontleCanada,exploite en effet un système mondial d'engins placés en orbite géostationnaire au-dessus de l'Atlantique, du Pacifique et de l'océan Indien.La société canadienne dont relève les télécommunications internationales.Téléglobe Canada, vient de faire un pas supplémentaire important dans le développement des télécommunications par satellite en annonçant sa décision de construire une station terrestre à Weir, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Montréal dans les Laurentides.Cette station, réservée aux satellites, coûtera quelque 14 millions de dollars et sera mise en service aux cours de l'année 1979.Elle devrait servir à répondre à l'accroissement des communications téléphoniques qui aura certainement suivi le récent lancement, au cours du mois de décembre dernier, du service automatique international.En effet, il est maintenant possible, pour certains «échanges», c’est-à-dire les numéros de téléphone commençant par 522, 524, 681, etc., d'appeler directement dans une bonne vingtaine de pays sans passer par la téléphoniste.D'autres échanges et d'autres pays vont s'ajouter progressivement au fil des accords entre pays et de la solution des problèmes techniques.À l'heure actuelle, les douzaines de câbles sous-marins qui relient les continents les uns aux autres assurent encore 60 pour cent des communications, contre 40 pour cent pour les satellites.Même si leurs capacités sont limitées, notamment pour la télévision, les câbles se défendent fort bien et on prévoit qu'ils continueront à transmettre, pour de nombreuses années encore, la moitiédescommunications.Car ils sont nettement plus rentables que les satellites.Ils ont une durée de vie qui atteint facilement 60 à 70 ans et offrent une excellente qualité pour la voix humaine et d'autres types de transmissions.On peut les réparer par sections et les répéteurs qui réamplifient les sons à tous les cinq kilomètres environ se montrent également assez solides pourdurerprèsde40ans.Les satellites ont le désavantage de mourir au bout de quatre à cinq ans, lorsque leurs piles sont épuisées, de ne pouvoir être réparés lorsqu'il y a un bris et de nécessiter des fusées de lancement et tout un appareillage encore coûteux.Mais ils ont de bons atouts dans leur manche puisqu'il sera bientôt possible de les placer en orbite et de leur faire un brin de toilette grâce à la navette spatiale.De plus en plus puissants et de plus en plus perfectionnés, ils offrent aussi plus de possibilités, c'est-à-dire plus de canaux, tant pour la transmission de la télévision couleur que pour celle des données numériques, par exemple.La station de Weir est d'ailleurs conçue pour cette nouvelle génération de satellites, dont trois exemplaires, des INTELSAT IV-A, sont postés au-dessusde l'Atlantique.L'un d'entre eux sera relié à la base des Laurentides.Une station terrestre comme celle de Weir se trouve au début ou à la fin du processus de transmission.Quand vous voulez appeler de Montréal en Grande-Bretagne, par exemple, vous composez zéro pour entrer en contact avec la téléphoniste.Celle-ci vérifie alors, auprès de Téléglobe, s'il y a des lignes L’industrie a besoin de bacheliers en Technologie .pour développer et implanter de nouvelles méthodes .diriger les opérations d’usines et de chantiers .apporter des solutions aux problèmes techniques .assumer des postes de cadres.L’École vous offre: 1 Baccalauréat en 72 crédits 3 Programmes en Mécanique, Électricité, Construction civile 12 Mois de stages en industrie, rémunérés et crédités 2 Régimes — Temps complet et temps partiel 2 Débuts de cours — Septembre ou Janvier 1 Condition d’admission — le diplôme d’études collégiales ou l’équivalent dans l’un des programmes suivants: ÉLECTRICITÉ • électrotechnique (243 00) • électrodynamique (243 01) • instrumentation et contrôle (243.02) • électronique (243 03) • techniques de laboratoire physique (244 00) • aéronautique (280.00) • avionique (280.04) ADULTES: Les candidats âgés d'au moins être admis sur recommandation du comité CONSTRUCTION CIVILE • technologie du bâtiment et des travaux publics (221.00) • technologie de l'architecture (221.01) ou (220.00) • technologie du génie civil (221 02) ou (240.00) • mécanique du bâtiment (221 03) ou (245.00) MÉCANIQUE • techniques des matières plastiques (211.00) • techniques de la mécanique (241.00) • techniques de fabrication mécanique (241.01) • équipement motorisé (241.02) • dessin de conception mécanique (241.03) • mécanique du bâtiment (221.03) ou (245 00) • applications thermiques du bâtiment (245.02) • mécanique de marine (248.03) • technologie de la métallurgie (270.00) • aéronautique (280.00) • aéronautique: techniques de fabrication (280.01) • aéronautique: techniques d'entretien d'aéronef (280.03) vingt-trois ans, possédant des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent de sélection.Université du Québec École de technologie supérieure 180 est, rue Ste-Catherine, Case postale 370, Succursale N, Montréal, Qué.H2X 3M4 (514) 282-7784 "I 10 mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE disponibles, par câble ou satellite.Si oui, votre voix est acheminée tout d'abord jusqu'au centre international de Téléglobe, rue Belmont à Montréal.Le son est alors transmis par voie hertzienne sur des lignes que Téléglobe loue de Canadien national-Cana-dien Pacifique jusqu'aux deux stations terrestres de Mill Village en Nouvelle-Écosse.Celles-ci sont reliées à deux satellites INTELSAT IV-A en orbite au-dessus de l'Atlantique.De Mill Village, la communication peut également passer par un câble sous-marin, comme celui quia été posé il y a deux ans pour relier le Canada et la Grande-Bretagne, et qui dispose de 1 500 circuits.Une station en Grande-Bretagne reçoitvotre voix et l'achemine jusqu'à l'abonné à Londres ou ailleurs, de nouveau par voie hertzienne.Le déroulement des événements est le même en sens inverse, à cette exception près que plusieurs pays européens peuvent déjà, depuis plusieurs années, appeler de façon entièrement automatique.Le poste de Weir, avec son antenne, va remplir un peu la même fonction que celui de Mill Village ou celui de Lake Cowi-chan en Colombie-Britannique, ce dernier servant pour les télécommunications avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Extrême-Orient.Située à une distance raisonnable du centre international de Montréal, la nouvelle station va jouir également d'un site qui se prête bien aux télécommunications puisqu'il n'y a ni pollution industrielle, ni trafic aérien, ni interférence des fréquences dans les environs immédiats.Il semble même, selon Robert Séguin, vice-président pour l'ingénierie à Téléglobe, que les conditions de propagation des ondes à Weir conviennent mieux à l’utilisation de bandes de fréquence élevée que celles à la station de Mill Village.Pour ceux qui ne sont pas bavards au téléphone, signalons que la station des Laurentides pourra aussi être utilisée pour la transmission des données numériques et la transmission vidéo, ainsi que pour lestélécon-férences vidéo, y compris les liaisons bidirectionnelles audiovidéo et la télécopie.Michel Gauquelin ÉNERGIE LE NUCLÉAIRE A DES ALLIÉS En réponse aux nombreux mouvements antinucléaires, qui touchent tant les pays socialistes que les pays libéraux, et qui n'épargnent pas les physiciens nucléaires eux-mêmes, 14d'en-tre eux ont réaffirmérécemment, dans un «livre blanc» à l'intention de tous les gouvernements, leur conviction que toute option non nucléaire serait une lourde erreur pour l'humanité.Ce document, qui constitue plutôt un manifeste en 14 points, n'apporte guère de faits nouveaux dans le débat.Il mérite toutefois qu'on s'y arrête à cause de la réputation de ses signataires, au nombre desquels on trouve Nikolai Basov, physicien chef de l'Institut de physique nucléaire Lebedev, à Moscou, leader mondial des recherches sur la fusion thermonucléaire, William B.Lewis, aujourd'hui de l'université Queen's, en Ontario, qui fut le père de la filière canadienne CANDU, Hans Bethe, physicien nucléaire de Cornell qui fut associé de Gamow dans la théorie cosmologique du «Big Bang», Edward Teller, de l'université de Stanford, une des autorités les plus écoutées en matière nucléaire aux États-Unis, Eugene Wigner, de Princeton, chef de file du programme de fusion aux États-Unis, etc.Comme le dit leur manifeste, préparé à l'occasion du Forum scientifique international sur un avenir nucléaire acceptable, tenu à Miami à la fin de novembre dernier, les physiciens estiment que le prix à payer pour le non nucléaire, en termes de retard dans le développement des nations moins favorisées, d'instabilités sociales, de guerre et d'autres fléaux dépasse largement les dangers du nucléaire.Ils favorisent à la fois un développement des ressources renouvelables, comme l'énergie du soleil, et l'accentuation des recherches et de la collaboration internationale ouverte dans le domaine des ressources inépuisables (la fusion).Ils jugent néanmoins que le développe- le discours immobile, le samedi, de midi \ à treize heures 89,1 CKRL-MF Québec pour une relecture des divers modes N qu'emprunte l’expression contemporaine (médium tiède) «tisesa*.1 cl Ul P! * ni 0! nu fis Pf 11 ifl teu te h J m n 5 U * ï::4 Siî ««p bi t«!i «$6 "(ni "Sfl H % Ni H, H Nu \ S N a ^ QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 11 ment des filières nucléaires actuelles, ainsi que de filières utilisant les ressources encore plus abondantes de thorium, demeurent dans tous les cas nécessaires.Les physiciens rejettent la décision américaine d'interrompre le retraitement des combustibles nucléaires usagés (à cause du risque inhérent de prolifération des armements qu'implique cette production de plutonium pure).Ils estiment au contraire que le retraitement est, en fait, la meilleure façon de régler le problème des déchets, puisqu'on en retire alors les isotopes à très longue vie pour les réutiliser dans la production énergétique, et que La théorie de la tectonique des plaques a entraîné durant les années 60 et 70 une véritable révolution dans la pensée géologique.On savait depuis longtemps que la formation des nombreuses chaînes de montagnes du globe devait nécessairement résulter de l'action de forces de compression agissant sur elles.Quant à l'origine de ces forces, on n'en savait rien.Or, avec cette théorie, et comme par enchantement, tout s'explique désormais par des collisions entre d'immenses plaques en très lente dérive sur lesquelles flottent les masses continentales (ces dérives se chiffrent à quelques centimètres par année).On sait que la croûte terrestre se divise en deux types très différents: la croûte océanique, formée de roches volcaniques généralement d'origine sous-marine, et lacroûtecontinentale, constituée de roches plus légères.Lorsqu'il y a collision entre deux fragments de croûte continentale, il se forme une chaîne de montagnes de type alpin.C'est le cas de l'Himalaya, formé par la rencontre du continent asiatique et de l'Inde, cette dernière étant venue se butter contre la première.Lorsqu'il y a collision entre un fragment de croûte continentale et un fragment de croûte océanique, celui-ci passe en-dessous du premier par le mécanisme qu'on appelle la subduction.C'est ce qu'on observe au Japon, où la plaque du Pacifique s'enfouit lentement l'objectif de non-prolifération des armements pourra être atteint par des mesures «politiques, institutionnelles et techniques prises par la communauté internationale».Acte de confiance qui demeure toutefois imprécis.Enfin, les physiciens écartent aussi les prétendus risques inhérents à la technologie des cen-trales elles-mêmes, qui leur paraissent être déjà «acceptable-ment petits et qui diminueront encore et encore, à mesure que le nombre de réacteurs augmentera, grâce à un usage adéquat de l'expérience acquise».Pierre Sormany sous l'archipel japonais, d'où, entre autres phénomènes, l'abondance des tremblements de terre.L'interprétation de laformation de la chaîne alpine par la tectonique des plaques ne pose pas de problèmes particuliers (dans son sens large, le terme «chaîne alpine»désigne l'ensemble des montagnes qui s'étendent des Alpes au-delà de l'Himalaya).Tout le long de la chaîne, on peut observer aujourd'hui les masses continentales qui sont comprimées l'une contre l'autre.Il existe par contre d'importantes chaînes de montagnes dont le mécanisme de formation est moins évident.Elles possèdent les mêmes caractéristiques que la chaîne alpine — très grande épaisseur, jusqu'à 70 kilomètres sous les Andes par exemple, largeur considérable, activité sismique importante, déformation prononcée des roches, hauts plateaux — mais on n'y observe pas la rencontre de deux masses continentales.De fait, on retrouve de telles chaînes de montagnes sur une bonne partie du pourtour du Pacifique: tout le long de l'Amérique, au nord-est de la Sibérie, en Corée, etc.Comment expliquer la formation de ces montagnes circon-pacifi-ques?De nombreux indices géologiques nous laissent deviner la réponse.Toutes ces chaînes se seraient formées par collision avec des masses continentales aujourd'hui agglomérées aux continents actuels, et ces anciennes masses continentales proviendraient de la fragmentation d'un continent unique qu'on a nommé Pacifica.C'estdu moins l'hypothèse émise dans la livraison du 3 novembre de la revue Nature par Ames Nur et Zvi-Ben-Avraham.De l'Amérique du Sud à l'Alaska il existe de nombreuses masses isolées de roches d'origine continentale à proximitédu Pacifique, et même en-dessous de celui-ci comme au large du Pérou.Au sud de ce pays, par exemple, on trouve des roches métamorphiques cristallines qui sont des reliquats de croûte continentale, et ce à des centaines de kilomètres à l'ouest des roches sédimentaires plissées provenant du continent à l'est.On croit qu'à l'ouest de l'Amérique du Nord, de la fin du Primaire il y a au moins 275 millions d'années au début du Tertiaire, il y a de cela quelque 60 millions d'années, se trouvaient d'importantes masses continentales, Cas-cadia et Llanoria.On a en effet observé des conglomérats composés de fragments dérivés de roches d'origine continentale, roches que l'on n'observe nulle part aujourd'hui.Par ailleurs, des données paléomagnétiques laissent supposerque pendant le Crétacé, il y a une centaine de millions d'années, ce qui constitue actuellement le Honduras se trouvait alors dans le Pacifique.En Sibérie orientale, des don- nées paléomagnétiques indiquent que les blocs continentaux de Kolyma et Sikhote Alin se sont soudés au continent asiatique, probablement à la fin du Jurassique ou au Crétacé il y a plus de cent millions d'années.D'où la formation des chaînes de montagnes de Verkhoyansk et Sikhote Alin.On estime également que la mer d'Okhotsk et ses régions environnantes, la quasitotalité de la Chine au sud du 40e parallèle et la Corée reposent sur des socles continentaux provenant du Pacifique et qui se sont agglomérés à l'Asie durant le Secondaire et le début du Tertiaire.Il existe en outre des fragments de masses continentales enfouis sous les eaux du Pacifique occidental, en Indonésie notamment.À vrai dire, l'idée d'un continent disparu dans le Pacifique remonte aux années 50.Des biogéographes avaient alors avancé cette hypothèse pour expliquer la répartition géographique de diverses espèces animales et végétales fossiles.Donc, les témoignages de la géologie, la géophysique et la biogéographie convergent: dorénavant, il faudra réserver une place à Pacifica dans les manuels d'histoire de la Terre.Les échelles de temps ne sont évidemment pas les mêmes, mais à défaut d'avoir trouvé l'Atlantide, on a trouvé le «Pacifide»! Louis de Bellefeuille GEOLOGIE LE PACIFIDE RETROUVÉ 12 mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE ENERGIE FEU LE CHAUFFAGE EN SOLO Chauffer des maisons par un système décentralisé ou centralisé?Qu'importe, pourvu qu'on ait chaud, répondra le Québécois moyen, perdu dans son hiver sans fin.Mais pour les spécialistes, la question n'est pas anodine.Elle devient même importante, comme en témoignent les travaux du récent séminaire «Habitat et énergie» tenu en octobre dernier à Ottawa sous les auspices de la Commission économique pour l'Europe de l'ONU.Nos systèmes actuels de chauffage sont, pour la plCÎpart, décentralisés et individuels: ils desservent une maison individuelle, un immeuble ou tout au plus un petit groupe de bâtiments.Mais, animé d'un souci de conservation de l'énergie, on commence à se demander si des systèmes de chauffage plus collectifs et centralisés, par quartiers ou par villes entières, ne seraient pas plus avantageux.De fait, s'il est peu connu en Amérique du Nord, le chauffage par quartier existe depuis très longtemps en Europe.En URSS, et dès 1 924, tous les immeubles neufs de Leningrad reçoivent leur chaleur à partir d'une seule centrale thermique située près de la ville, et l'on chauffe les villes moyennes avec une chaufferie centralisée.Dans les pays Scandinaves, c'est vers le années cinquante que s'est développé le chauffage par quartier.Celui-ci y fournit aujourd'hui de 15 à 75 pour cent de toute la chaleur consommée dans les zones urbaines.Techniquement, un SEQ (système d'énergie par quartier), comme disent les spécialistes, est simple: une centrale unique, alimentée par n'importe quelle source première d'énergie (bois, pétrole, gaz, énergie hydraulique ou nucléaire et éventuellement solaire, ou déchets domestiques), permet le chauffage des locaux d'abonnés-consommateurs par l'intermédiaire d'un réseau de distribution central.La chaleur arrive sous forme d'eau chaude (ou de vapeur, pour certains usages industriels)dansde gros tuyaux raccordés à ^des pipe-lines souterrains.En bout de chaîne, l'usager utilise des calorifères ordinaires et un thermostat individuel, lecaséchéant.Si l’on en croit les mémoires des experts présents au colloque de l'ONU, les avantages de tels systèmes sont nombreux.En premier lieu vient l'économie de combustible qu'ils permettent de réaliser à une époque où les prix des hydrocarbures et de l'électricité ne cessent de grimper en flèche D'une part, en effet, le rendement des grandes fournaises peut atteindre 85 ou 90 pour cent (comparé à 60 à 75 pour cent pour les fournaises individuelles), grâce à l'entretien spécialisé et au fonctionnement réguliers.D'autre part, l'économie d'échelle réalisée lorsqu'il s'agit de fournir de la chaleur à 100 000 personnes par un système centralisé plutôt que de faire fonctionner 30 000 ou 40 000 fournaises peut être très appréciable.Enfin — et c'est un argument important — les grandes fournaises peuvent utiliser des combustibles de moindre qualité (la tourbe est très utilisée en Finlande, par exemple) ou de la chaleur jusqu'ici gaspillée.On sait notamment que la chaleur dégagée lors de la production d'électricité d'origine hydraulique ou nucléaire est généralement relâchée dans l'atmosphère en pure perte.Pourquoi ne pas l'utiliser pour chauffer les maisons ou les bâtiments publics, se demandent les spécialistes.Ils expliquent que cela se fait déjà couramment en Europe, et que la cogénération ou production conjointe d'électricité et de chaleur utile est possible dans une centrale, même si elle nécessite certains équipements spéciaux, comme les turbines à contre-pression ou les turbines à gaz en cycle fermé.C'est ainsi que le ministère de l'Énergie de l'Ontario projette d'utiliser la chaleur résiduelle des centrales nucléaires pour chauffer les zones urbaines à forte densité d'habitation.Des études préliminaires montrent qu'il est possible et rentable de récupérer l'énergie «perdue» produite par un réacteur de type CANDU de la centrale de Pickering et de la distribuer pour le chauffage collectif de la nouvelle ville de North Pickering (jusqu'à 200 000 habitants prévus) située à quelque huit kilomètres de là.Le chauffage centralisé nucléaire serait donc, tout au moins ¦g pour l'Ontario, une solution | d'avenir.D'une pierre on ferait 1 deux coups: on rentabiliserait les | énormes capitaux investis dans | le nucléaire, et on éliminerait ' '' TIW » une grande partie de la pollution thermique des eaux créée par les réacteurs nucléaires.Les défenseurs du chauffage collectif font aussi remarquer que la source d'alimentation de la centrale peut être aussi bien des déchets domestiques ou encore l'énergie solaire directe.Dans le dernier cas, la nature diffuse et intermittente du rayonnement solaire prêche peu en faveur de son utilisation centralisée, mais, pour ce qui est des déchets, on s'accorde à dire qu'il y a sans doute un avenir de ce côté.Déjà la vapeur produite par certains incinérateurs (dont ceux de Montréal, Québec et Hamilton, au Canada) est récupérée et vendue sur le marché.Des études sont en cours pour une conversion massive de l'énergie perdue des déchets en chaleur pour des quartiers entiers.Plusieurs spécialistes présents à Ottawa ont toutefois souligné que les systèmes de chauffage centralisés présentent des pertes de chaleur dans les réseaux de distribution et que le stockage à long terme de grandes quantités d'eau chaude n'est pas encore au point.Ces systèmes nécessitent aussi de très gros investissements en capitaux, ce qui, pour l'instant, est le désavantage le plus sérieux.On souligne aussi que ces systèmes sont monovalents, donc vulnérables.Comme dans le cas des réseaux d'électricité, les effets de pannesprolongées pourraient être désastreux pour un grand nombre de gens.Enfin, les participants à «Énergie et habitat» se sont montrés sensibles à la possibilité qu'une telle centralisation pourrait, à son tour, influencer la forme de l'habitat en le rendant plus dense.Ce qui est peut-être souhaitable dans certains pays ou dans certaines zones urbaines, mais ce qui ne l'est pas dans d'autres.En définitive, le chauffage par quartier, à l'ordre du jour dans un contexte d'économie de l'énergie, n'a donc rien d’une panacée.Les occasions de l'appliquer ne seront pas légion, surtout au Canada.Cette solution est toutefois très intéressante pour les zones à forte densité d'habitation, et surtout pour les nouvelles villes.C'est là qu'on peut s'attendre à la voir appliquée à l'avenir.Jean-Pierre Rogel > I ^ ÇUc s: I ?: ÜL ti ta ft (ti! SÎS te te ! te >j Mi as «! | rai I ft I Di! te 1 ^ jfcs F fat; H S tti s .^l! % U S* H s ^ (J QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 13 suc ! % | ÉCOLOGIE ' LE CAPITAL NATURE lis: 1 t1?; 1 i Iltîif 1 * K:' 1 1 ieüï * te.> te ¦ 1 tlW 1 IffS CSF: «* ?,#1 : 3f5 [iiSl1 ' cr':' fcî ;fe' SS# ifli-T iiW C:^i tï*f ii' .•4 ¦i ^1.A tf(i i ji*1*! ji^l -le^Mj Il F' ,0 jj'i C'est peut-être un testament que laissent les écologistes du Service des études écologiques régionales (SEER) de la région de Québec, au moment où Environnement Canada songe à fermer sa Direction régionale des terres à Québec.Pour des raisons d'ordre budgétaire, semble-t-il.Le lancement d’un volume intitulé L'inventaire du Capital-Nature, publié en collaboration par les écologistes Michel Jurdant, Jean-Louis Bélair, Vincent Gé-rardin et Jean-Pierre Ducruc, s'est tenu presqu'en famille dans les locauxd'Environnement Canada, à la fin de novembre dernier, car l'avenir s'annonce plutôt sombre pour cette équipe d'écologistes maintenant bien rodée et parfaitement en mesure d'effectuer l'inventaire des richesses écologiquesduterritoire québécois.Philippe de Saint-Marc, auteur d'un classique de l'écologie (La socialisation de la nature, éditions Stock, 1971 ) a créé cette notion de «capital-nature» retenue par les chercheurs du SEER, pour souligner la nécessité d'inventer des outils de protection et de mise en valeur des richesses écologiques de l'environnement.La cartographie écologique du territoire constitue le moyen le plus efficace d'aboutir à une planification écologique des activités humaines dans le milieu.La SEER a donc mis au point une méthode complète et détaillée d'inventaires écologiques, méthode que l’on explique dans la publication d’Environnement Canada.Les travaux expérimentaux furent entrepris dès 1967, dans le cadre d’un projet-pilote dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.La publication, en 1972, des cartes écologiques, accompagnée de recommandations concernant le développement de la région en harmonie avec son potentiel écologique, a entraîné diverses retombées, plus ou moins directes, plus ou moins évidentes, mais toujours issues des données rendues disponibles à lasuitedel’inventaire.Les études écologiques du Sa-guenay-Lac Saint-Jean auront permis la protection des paysa- ges ruraux de villages tels que une superficie de 350 000 kilo- lions.La sauvegarde des écosys- Sainte-Rose du Nord ou l'Anse mètres carrés.La méthodologie tèmes fragiles, la gestion des Saint-Jean.Elles auront aussi fut alors mise à l'épreuve dans ressources forestières, le choix guidé les aménagistes dans la un cadre opérationnel; les résul- des sites favorables aux infra- localisation d’un port en eau tats furent tout aussi concluants, structures de transport et même profonde pour l'expédition de l’équipe ayant mené à bien Topé- la détermination des meilleurs minerai de fer, dans le choix des ration (pour la circonstance secteurs pour la relocalisation tracés pour les lignes hydroélec- l'équipe comptait 26personnes).des Autochtones déplacés sont triques provenant de la Baie Les futurs travaux d'ingénierie autant d'exemples de l'utilité James et dans la description du du complexe NBR, deuxième pratique des inventaires écolo- potentiel d'un parc régional.phase des travaux de développe- giques détaillés.L'intérêt de la méthode a aussi ment de la Baie James, seront Néanmoins, seulement deux amené la SDBJ à charger l'équi- fortement influencés parles régions du Québec ont été inven- pe d'effectuer, de 1973 à 1975, cartes écologiques que l'on a toriées de la sorte.L'ensemble I inventaire écologique du terri- dressées, bien qu elles se prê- du territoire, plus particulière- toirede la BaieJames.quicouvre tent à de multiples interpréta- ment la vaste plaine du Saint- LArt de bien faire.PO La créativité sous plusieurs formes.Paul-Émile Borduas par François-Marc Gagnon.64 ill.n.et b., 12 ill.coul., 118 p.S3.95 Les fours à pain au Québec par Lise Boily et Jean-François Blanchette, ill.coul., n.et b., 127 p.$6.00 Guido Molinari par Pierre Théberge.ill.coul., n.et b., 160 p.$17-50 L’orfèvrerie en Nouvelle-France par Jean Trudel.ill.n.et b., 239 p.$12.00 John Vanderpant Photographies par Charles C.Hill.ill.n.et b., 96 p.$5.95 Envoyé: votre commande à l’adresse suivante: Les Musées nationaux du Canada, Section des commandes postales, Ottawa, Canada KlA 0M8 LES MUSÉES NATIONAUX DU CANADA Et d'histoires en Histoire. 14 mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE » t-f* Côte-Nord, la perspective de 45 t Laurent et le secteur encore jeune mais fort prometteur de la Côte-Nord, ne devraient-ils pas être explorés pour en faire ressortir la diversité des ressources et la richesse écologique?Dans le cas de la plaine du Saint-Laurent, les conflits entre urbanisation et agriculture, entre détérioration du milieu et exigences de qualité de vie se font de plus en plus aigus.Sur la grands projets d'exploitation de l'énergie, des mines et autres ressources laisse planer le danger de destructions écologiques majeures.L'inventaire du capital-nature de ces régions fournirait, dans un premier temps, les outils essentiels à une planification sensée des développements à venir et à une intégration des aménagements nécessaires aux écosystèmes naturels, sans pour autant diminuer la productivité de ces secteurs.Pas moins d'une quarantaine de cartes sont nécessaires pour traduire les données de terrain sur les reliefs, la végétation, les risques d'érosion, le potentiel agricole ou forestier, l'attrait des paysages et sur bien d'autres paramètres encore.La méthode, développée par les écologistes du SEER, permet aussi l'intégra- , tion de toutes ces cartes de base en une carte synthèse de «l'indice du capital-nature»; celui-ci présente une image globale de la richesse et de la diversité des unités écologiques et leur intérêt pour l'homme.Ces informations sont essentielles pour orienter la croissance d'un pays et harmoniser son développement aux exigences du maintien des équilibres éco- 1 logiques.Le Québec ne doit pas échapper à cette règle et doit tenir compte du coût de la terre, du sol, de l'eau, du paysage pour utiliser rationnellement la nature et ses ressources.Si Environnement Canada ne peut plus entretenir une équipe d'écologistes québécois très aptes à fournir les outils de ce développement harmonieux, peut-être le Québec, par le biais de son ministère de l'Environnement ou de son ministredéléguéà l'Aménagement du territoire, devra-t-il prendre en charge une telle équipe.L'inventaire écologique du territoire sera un outil précieux pour l'avenir du Québec.Qui d'autres que les Québécois ( peuvent assumer les coûts des enquêtes et des cartes écologiques destinées à la mise en valeur de leurs ressources?André Delis le T“- -î -SA ; • âr J £ * ï*.bouts j*qu’au* "«tonde Vous sentez le coureur des bois s’agiter en vous, vous avez envie de vacances différentes, vous rêvez de paysages encore vierges .Alors grimpez dans la nacelle avec nous “jusqu’aux bouts du monde" et partez vers des horizons nouveaux (départs: juin, juillet, août, septembre et octobre) CLUB AVENTURE VOYAGES INC., 399, boul.Labelle, Chomedey, Laval H7V 2S5 Tél.: 688-4632 (nous acceptons les frais d'appel) détenteur d'un permis du Québec.AFGHANISTAN: chevauchée à travers les plateaux du Nord (1 mois) AMAZONIE: descente de rivière en pirogue (1 mois) ANDES: expédition à cheval à Vilcabamba (1 mois) GALAPAGOS: découverte d'une faune unique au monde (1 mois) MAROC: randonnée chez les Berbères du Haut-Atlas (1 mois) ces voyages sont aussi disponibles sur une base de 2 ou 3 semaines THAÏLANDE: le Triangle d'Or à dos d'éléphant (1 mois) QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 15 A tous ceux qui, dans leur domaine, font progresser la science.A tous ceux qui cherchent et qui trouvent.A tous ceux qui veulent comprendre.A tous ceux dont la profession est l’innovation.Autrement dit à tous ceux qui pourraient l’écrire, Scientific American présente son édition en français : Pour la Science.MAINTENANT SCIENTIFIC AMERICAN EN FRANÇAIS U ''"ri/'X -j \ >.y - \/ Pour la Science.BP 242 - 75264 Paris CEDEX 06 - France.Mensuel - Chez les marchands de journaux - $ 3,50. 16 mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE LA PHOTOGRAPHIE TOTALE Faire de l'holographie n'exige pas absolument des connaissances très spécialisées sur le suiet ni un équipement spécialisé comme nous le démontre le livre.Holographie.Guide théorique et pratique de la photographie en trois dimensions, publié en français aux éditions L'Étincelle.Avec quelques notions de base, toute personne Intéressée peut s'initier à ce nouveau domaine.par Christopher Outwater et Eric Van Hamersveld Chapitre premier Quelques notions de base Les premières questions qui nous viennent à l'esprit concernant l'holographie peuvent nous servir d'entrée en matière: «Qu'est-ce qu'un hologramme?Et quelles sont les méthodes de l'holographie?» L'holographie, c'est l'ensemble des techniques de préparation de l'hologramme, qui est la plaque ou la pellicule que l'on obtient comme produit fini.C'est le père de l'holographie, Denis Gabor, qui inventa, en 1947, les termes «hologramme» et «holographie».Le mot «hologramme» dérive des mots grecs holos, qui signifie entier ou complet, et gramma, lettre.En outre, le dictionnaire définit un testament holographie (ou olographe) comme étant «écrit en entier de la main du testateur».Gabor, un physicien hongrois, conçut en 1947 la théorie de l'holographie dans le but d'accroître le pouvoir de résolution des microscopes électroniques.Mais, pour ce faire, il proposa une théorie portant non sur un faisceau d'électrons, mais sur un rayon de lumière.Il réalisa donc le premier hologramme.Les hologrammes de Gabor étaient déchiffrables mais entachés de nombreuses imperfections, car il ne disposait pas de la source lumineuse requise pour produire des hologrammes clairs, comme nous lefaisons aujourd'hui, et il ne faisait pas usage du rayon de référence convergent, que nous décrirons plus loin.Quelle est cette source lumineuse qui lui manquait?C'est le laser, dont le premier prototype fut mis au point en 1960.La lumière émise par un laser diffère radicalement de celle émise par toute autre source, qu'elle soit naturelle ou artificielle, d'où ses propriétés surprenantes.Car elle peut être cohérente.En principe, ceci signifie que sa longueur d'onde est uniforme et que ses ondulations sont en phase.Peut-être s'agit-il là de termes nouveaux pour certains d'entre vous.Voici un analogie pour clarifier les choses.Supposons que vous êtes en train de survoler une autoroute à une heure de pointe et, plus précisément, un long tunnel que doivent emprunter tous les véhicules.Il n'y a rien d'étonnant à ce que des types de véhicules sortent du tunnel à des vitesses variées: une Cadillac à 1 20 km à l'heure, une Volkswagen à 75, une motocyclette à 95 et un camion à 65.Les distances entre eux varient également.Nous avons donc des types distincts de véhicules se déplaçant à des vitesses différentes, avec entre eux des écarts se modifiant constamment.Alors quelque chose de très étrange se produit.Vous voyez de plus en plus de Cadillacs Coupéde Ville 1973 à la sortie du tunnel.Mais regardez de plus près.Il n'y a plus que des Cadillacs Coupéde Ville 1 973 identiques, couleur or avec des fenêtres teintées.Non seulement sont-elles pareilles, mais elles se déplacent toutes à la même vitesse, en conservant une distance constante entre elles.De sorte que si, par hasard, vous aviez un chronomètre, vous observeriez que les autos sortent à la fréquence d'une à la seconde.Si vous vous éloigniez ou, plus probablement, si vous deviez vous évanouir à cause des gaz d'échappement, vous verriez en reprenant vos esprits que les autos sortent toujours au rythme d'une à la seconde.On dira qu'elles sont en phase.Or la lumière cohérente à la sortie d'un laser est analogue.Sil est vrai qu on atteint rarement, sinon jamais, une cohérence de 100 pour cent, il existe plusieurs sortes de lasers actuellement disponibles dont la cohérence est suffisante pour préparer des hologrammes à rayons convergents d'excellente qualité.La lumière émise par un laser est, si I on veut, toute du même modèle, celui-ci variant selon les caractéristiques de la I QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 17 Procédé photographique Source lumineuse Pellicule Lentille Pour la photographie, le soleil et les ampoules domestiques peuvent servir de sources lumineuses.Cette lumière es réfléchie par un objet, puis concentrée par une lentille.L'émulsion réagira à l’image lumineuse: les photons provoqueront la transformation chimique des molécules d'halogénure d'argent.e®: tel11 substance active du laser.Nous expliquerons dans le prochain chapitre la signification du terme laser et comment il fonctionne pour produire de la lumière cohérente.Ce qu'il faut retenir maintenant, c'est que la fréquence de la lumière laser est constante et que, dans un milieu donné, toute la lumière, quelle que soit sa longueur d'onde ou fréquence, voyage à la même vitesse.C'est un fait que tout rayonnement électromagnétique, y compris la petite portion du spectre électromagnétique que l'on appelle la lumière visible, se déplace dans le vide à la vitesse de 300 000 km à la seconde.(Notez que la vitesse de la lumière dans le vide, que l'on désigne par la lettre c, est une des constantes de la nature.) Les ondes lumineuses peuvent osciller à des fréquences variées et, conséquemment, avec des longueurs d'onde différentes.De sorte que durant un intervalle de temps donné, disons une seconde, il y aura émission d'un plusgrand nombre de longueurs d'onde pour des ondes courtes (bleues par exemple) que pour des ondes plus longues (rouges par exemple).Ce qui ne veut pas dire que les diverses longueurs d'onde voyagent à des vitesses différentes.Retournons à notre autoroute: pour une vitesse donnée et un écart constant entre les véhicules, il y aurait plus de Volkswagens (longueur d'onde courte) que de Cadillacs (longueur d'onde longue) qui passeraient par un point quelconque pendant un intervalle de temps donné.Le temps est venu de définir quelques termes que nous avons déjà utilisés et qui reviendront fréquemment dans cet ouvrage.La longueur d'onde, désignée par la lettre grecque lambda , et la fréquence, désignée par la lettre grecque nu, , sont reliées par l'équation = c, où c est la vitesse de la lumière dans le vide.Plus la longueur d'onde est courte, plus la fréquence est élevée, et inversement.L'amplitude est la hauteur ou l'intensité d'une onde.Par exemple, un laser coté à 5 mW (5 milliwatts, ou millièmes de watts) émettra de la lumière de même fréquence et longueurd'ondequ'un laserdu mêmetype coté à 1 mW.Mais la hauteur des ondes émises par le laser de 5 mW sera cinq fois supérieure à celle des ondes du laser de 1 mW.La longueur d'onde est la distance d'une crête à l'autre; elle équivaut également à un cycle.L'unité de temps conventionnelle pour compter les cycles est habituellement la seconde.D'où l'expression couramment utilisée de cycles à la seconde (c/s), qu'on nomme également Hertz (Hz) en l'honneur du physicien allemand Rudolph Hertz, qui a découvert les ondes radio.La fréquence du rayonnement électromagnétique visible est de l'ordre de 1015Hz; sa longueur d'onde varie de 400 à 700 nanomètres (milliardièmes de mètre).Jusqu'ici nous avons décrit la lumière comme s'il s'agissait d'énergie se déplaçant dans l'espace sous forme d'ondes.Certes, cette vision des choses est valable pour traiter de l'holographie.Mais la nature de la lumière n'est pas si simple que cela.De fait, l'histoire relativement récente de la théorie de la lumière a parfois des allures de conte de fée.Ses auteurs comptent parmi les grands noms de la science: Christiaan Huygens, Isaac Newton, Augustin Fresnel,ThomasYoung, Max Planck, Niels Bohr et, évidemment, Albert Einstein.Pourtant, la dualité de la nature de la lumière, qui se comporte tantôt comme une onde, tantôt comme une particule, demeure une des énigmes du monde naturel.Un grand pas a été franchi en 1900 lorsque Max Planck avança l'hypothèse que tout rayonnement électromagnétique est émis sousformede paquets qu'il nomma quanta.Einstein s'inspira par la suite de la théorie de Planck pour expliquer l'effet photoélectrique; il nomma à son tour photons ces paquets d'énergie.Aujourd'hui les hommes de science considèrent la lumière soit 18 mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE En holographie, il faut une source qui n'émette qu'une seule longueur d'onde de lumière cohérente, le laser.La lumière émise se divise en deux pour former un rayon de référence dirigé directement sur la pellicule.L'autre rayon, le rayon objet, sera braqué sur l'objet à holographier.La lumière réfléchie par l'objet varie maintenant en intensité et en phase par rapport au rayon de référence.Les deux rayons réagiront par interférence à la surface de la pellicule.Procédé holographique Rayon d’interférence ron d’objet Pellicule Diviseur de rayon comme formée de particules (photons ou quanta), soit comme un train d'ondes continues, selon la situation ou l'expérience.Ce n’est pas la nature qui «cloche», mais plutôt nos modèles ou représentations qui sont défaillants.Il est très important de ne pas laisser nos idées ou nos modèles de ce qui devrait être nous fermer l'esprit sur ce qui est ou sur ce qui pourrait être.Il faut toujours rester disponible à toute nouvelle observation, qu'elle concorde avec notre vision des choses ou non.Le physicien anglais Thomas Young a réalisé en 1802 une éloquente démonstration de la nature ondulatoire de la lumière.Il fit passer la lumière émise par une source unique par un petit trou dans un écran, puis par deux fentes étroites voisines l'une de l'autre dans un deuxième écran avant d'observer sur un troisième écran le résultat obtenu.À sa grande surprise, il n'avait pas, sur le dernier écran, une simple superposition de la lumière ayant passé par les deux fentes, mais une alternance de lignes claires et sombres.Il en a déduit que cette alternance était la résultante du mélange des ondes lumineuses émanant des fentes.Les nombreux disciples enthousiastes de Newton, qui avaient certes raison de l'être, éprouvaient pourtant de la difficulté à expliquer cette nouvelle découverte avec la théorie corpusculaire de Newton.En effet, celui-ci avait tenté d'expliquer les phénomènes optiques tels que la réfraction et la réflexion en termes d'effets gravitationnels.D'une certaine façon, la théorie quantique devait plus tard lui donner partiellement raison.Nous appelons motif d'interférence des ondes lumineuses les lignes ou «franges» qu'observa Young.Lorsqu'une crête se superpose à une autre crête, il y a interférence constructive, d'où la formation d'un point brillant.Si, par contre, une crête se superpose à un creux, il y a interférence destructive.j On s'en souviendra, la lumière visible oscille à quelque 1015Hz, c'est-à-dire un million de milliards de fois à la seconde.L'homme n'a encore inventé aucune machine assez sensible pour enregistrer chacune des ondulations de l'onde.Ce que nous percevons, c'est l'effet additif des ondes lumineuses, dont 1015 longueurs d'onde viennent heurter l'écran à chaque seconde.Un tel nombre, commetantd'autres que l'on rencontre dans des domaines comme la physique, l'astronomie et l'électronique, peut paraître éloigné de toute expérience sensible.Pourtant, l'obtention de mesures précises est inhérente au progrès de la science.Notons simplement qu'un milliard de secondes, par exemple, équivalent à environ 30 années et que 1 O15 secondes est encore un million de fois plus grand.Devant des chiffres si considérables, même si nous ne sommes pas encore aujourd'hui en mesure de compter les ondes individuellement, comment a-t-on découvert que la lumière est un rayonnement électromagnétique?Le mérite en revient à J.Clerk Maxwell, qui a conçu en 1 864 une théorie mathématique qui s'est révélée étonnament fructueuse.Il a prédit non seulement la nature électromagnétique de la lumière, mais aussi sa vitesse de déplacement.Einstein s'est d'ailleurs appuyé sur les équations de Maxwell pour asseoir sa théorie de la relativité restreinte.Toutefois, ce n'est pas avant la création en 1900 de la théorie quantique, dont il a été question plus haut, que l'on a commencé à comprendre réellement comment se forment les ondes lumineuses.Chapitre 2 Le laser Maintenant que nous connaissons dans ses grandes lignes la nature de la lumière, nous pouvons étudier la source lumineuse qui rend possible l'holographie: le laser (acronyme créé à partir des initiales des (i loi %1 m ||s s Slf ¦! I Ji s s ' lITk S I ï QUÉBEC SCIENCE / mars 1978 ¦lie: ;:7 j£l;: Cef.i juai lit:- 06 m ! I«s IFS' «ff; idî^ '3!'; e14.25 )eux phénomènes analogues leuvent fort bien correspondre à les réalités très différentes, à les lois qui n'ont rien en com-nun.La magie des mots et des ^lées peut ainsi rapprocher des hénomènes que rien n'associe n fait.Y a-t-il quelque chose en lommun entre le «règne» du ierveau sur le corps, et celui l'un monarque dans nos socié-és humaines?Efficace en loésie, l'analogie devient dange-euse quand on s'en sert comme .: iase philosophique, pour éten-Ire aux sociétés humaines les ¦ ois de la biologie.elH MaisLewisThomas.trèsgrand iil^l liologiste américain, et spécia-iste du cancer, ne s'en formalise luère, lui qui avait entrepris de lublier, dans un journal améri-ain, ses Notes of a Biology Vatcher («Réflexions d'un obser-tisul ateur de la biologie»), dans un on tout à fait pascalien, à mi-hemin entre la science et évocation poétique, mais avec me telle chaleur et une telle ucidité face aux mystères de la iiologie, en mêmetempsqu'une imbition philosophique et mysti-|ue si englobante, que le miracle e produisait presque à chaque ois: le lecteur était envoûté, ubjugué.Ce sont ces réflexions libres, souvent décousues, mais tour-ont toutes autour de l'homme et (f le sa société dans un va et vient ascinant, que Viking Press, de jlew York, avait d'abord publié ous le titre The Lives of a Cell, ivant que Stock n'en fasse une raduction.I.Ü ; llM* ti Iff- 13(^' ed.#3 Les organitesqui forment toute ellule (mitochondries, blépha-oplastes, centrioles, etc.) sont les entités parfaitement indé-'endantes.Comme la terre ntière, chaque cellule est un jcosystème en équilibre.Lewis homas inverse alors cette roposition, et l'écologie terres-re devient celle d'une seule ellule, avec ses organites roducteurs d'énergie, son reti-ulum de communication, ses ntennes sensorielles, et quoi ncore.Une fourmi solitaire ne resemble à rien d'autre qu'à un anglion sur pattes.Pourtant, 10 u 100 fourmis parviennent à ake de grandes choses, parfois lême avec intelligence.C’est de i collectivité que naît la cohé-3hce.Lewis Thomas étend ce concept.Le Congrès des physiciens, avec son bourdonnement bizarre, diffère-t-il vraiment de la termitière, vuedetrèshaut?Etdu coup, la société humaine devient aussi une «intelligence collective» interne à cette cellule que constitue la terre.Énumérées ainsi, sans plus de détails, les évocations du biologiste peuvent faire sourire.Admirablement bien documentées, et reposant surtout sur des phénomènes biologiquesà lafois surprenants et mal connus (comme la symbiose d'espèces diverses, dans des organismes biologiques complexes, tant chez les métazoaires que chez les végétaux et les animaux supérieurs), ces réflexions se lisent et se relisent sans jamais lasser.Laissons donc auxsociologues l'analyse des dangers d'une approche aussi racoleuse, toute faite de poésie et d'analogies, et dans un premier temps, contentons-nous de rêver à la lecture de ces pensées qui, plausibles ou non, demeurent si belles.Pierre Sormsny COUP D'OEIL SUR L'AGRO-ALI M ENTAI RE AU QUÉBEC Service des études économiques, ministère de l'Agriculture du Québec, Québec, 1977, 303 pages, $3.00 L'agro-alimentaire occupe une place importante dans l'économie québécoise.De nombreuses personnes sont reliées à son existence, aussi bien au niveau de la production que de la consommation.C'est à elles que le ministère de l'Agriculture dédie cet ouvrage.On y trouve une grande quantité de chiffres et de statistiques qui caractérisent les différents types de productions agricoles québécoises en 1976 en établissant des comparaisons avec les années 1970-1976 et avec le reste du Canada.On apprend que la production laitière est la principale source de revenus des agriculteurs québécois, suivie par la production porcine et les produits végétaux.Le Québec a produit 111 millions de kilogrammes de poulets évis-cérés en 1976, 388 millions de kilogrammes de pommes de terre La Recherche a des lecteurs dans 82 pays : il doit bien y avoir une raison La Recherche a une audience internationale parce que son contenu est international.Chaque mois, dans ses sommaires, des chercheurs du monde entier se donnent rendez-vous.La Recherche est une revue interdisciplinaire : elle vous offre chaque mois une synthèse de tout ce qui se passe d’important sur tous les fronts de la recherche, de la biochimie à l’astrophysique.Offre spéciale* Je désire souscrire un abonnement d’un an (11 numéros) à La Recherche au tarif de 23 dollars canadiens au lieu de 33 dollars.nom.adresse à retourner accompagné de votre paiement à DIMEDiA, 539, bd Lebeau, Ville-St-Laurent P.Q.H4N 1S2.* Offre réservée aux particuliers, à l'exception de toute collectivité. 56 et 7,7 millions de litres de produits de l'érable.En 1976, la consommation moyenne apparente par habitant, au Québec, était de 108 kilogrammes de lait, 6,3 kilogrammes de beurre et 1,2 kilogramme de crème glacée.La même année, les 67 000 ruches québécoises ont produit plus de 1,8 million de kilogrammes de miel.Il y a des milliers de renseignements intéressants reliés à l’agriculture, l'industrie de transformation, au commerce et à la consommation des produits alimentaires.Cet ouvrage est un document précieux pour toute personne qui cherche à avoir une vue d'ensemble du système agro-alimentaire québécois.François Picard TOUT SAVOIR SUR LES ARBRES DU QUÉBEC arbres du * Québec Marc Meloche, Stanké, Montréal, 1977, 186 pages, $6.95 Si vous vous imaginez qu’après la lecture de ce livre, vous serez en mesure de «tout savoir sur les arbres du Québec», commencezà déchanter immédiatement car vous serez peut-être déçus.Ce n'est pas que cet ouvrage n'ait pas de bons points à son actif.Au contraire, il sait nous initier aux premières notions de la biologie de l'arbre, nous donne de bons conseils sur la valeur ornementale des arbres et nous informe adéquatement sur leur transplantation et leur entretien.Mais il laisse grandement à désirer au niveau de la description détaillée des 90 variétés peuplant notre forêt québécoise: à peine cinq lignes sont consacrées à chacune d'elles alors que plus de 20pages sont littéralement sacrifiées au bonsaï, cet art japonais qui consiste à cultiver des- arbres normaux et à les miniaturiserpar une taille répétée et des soins spéciaux! Car le dessin de l'arbre et de la feuille ainsi que les cinq lignes descriptives ne suffisent guère à nous aider à identifier positivement un arbre, surtout un feuillu, de la période de la chute des feuilles jusqu'à la floraison printanière.Tout d'abord, unephotographieauraitété un meilleur instrument d'identification qu'un dessin et il aurait fallu illustrer et décrire plus en détails l'écorce, le rameau et le bourgeon, auxquels l'on se fie à l'automne et en hiver comme clés d'identification des arbres.Jean-Pierre Drapeau LE SEPTIÈME CONTINENT.ALBERT FISCHER Le Septième Continent beauté et secrets de lafaune sous-marine Beauté et secrets de la faune sous-marine Albert Fischer (traduit de l'allemand par Naftali Kessler), Albin Michel, Paris, 1976, 318 pages, $16.50 L'auteur, cinéaste bien connu qui a réalisé un magnifique film portant le même titre que le présent ouvrage, est à coup sûr un scientifique fort qualifié en biologie marine puisqu'il a consacré la majeure partiedesa vieà l'étude du contineh't bleu, c'est-à-dire l'ensemble de l'hydrosphère qui couvre près de trois quarts de la surface du globe.Si ce «continent» est de loin le plus vaste, il est aussi le moins bien connu.L'océanographie commence à peine à comprendre les phénomènes physiques, chimiques et biologiques qui se déroulent à la surface et en profondeur relativement faible des océans, mais on ne connaît pas encore les secrets et les ressources cachés dans les abîmes océaniques.Et pourtant on devine qu'à 10 000 mètres de profondeur ilyadesanimauxqui réussissent à vivre sous d'énormes pressions, qui s'y nourrissent, combattent pour la vie et s'y multiplient.L'auteur nous introduit dans ce monde étrange et merveilleux, peuplé d'animaux marinsquisemblentaussi loinde nous que les habitants d'une autre planète.Son ouvrage, illustré d'un grand nombre de dessins et de photographies, nous aide à découvrircet univers fantastique.Mais il ne nous laisse pas oublier pour autant l'importance potentielle de la mer dans la nutrition de notre société de consommation qui aura, d'ici 25 ou 30 ans, détruit toute vie, même dans les mers et les océans, si elle ne prend pas immédiatement les mesures efficaces pour éliminer la pollution.Cette menace à l'humanité entière est d'autant plus grave quand on se rend compte du fait que, chaque année, environ 10 millions de tonnes de diverses sortes d'huiles (pétrole, etc.) et 5 000 tonnes de mercure —pour ne nommer que ces deux parmi des centaines de polluants— sont déversés dans l'eau des mers via les fleuves et les rivières.Il est évident que les océans, malgré leur immensité, ne pourront pas absorber de telles quantités de déchets domestiques et industriels sans dommages irrémédiables.En attendant que des mesures draconniennes puissent éliminer le danger d'une telle issue fatale, l'auteur nous enchante dans son ouvrage qui décrit avec compétence, la richesse de la faune encofce inexploitée des profondeurs abyssales.Joseph Risi AINSI VIVENT LES MAMMIFÈRES et AINSI VIVENT LES POISSONS rrm v., •.respectivement par Maurice Burton et Peter J.Whitehead, Elsevier, Paris, 1976, 160 pages chacun, $14.95 Dans cette série, outre ces deux volumes, on retrouve déjà les titres suivants: «Ainsi vivent les insectes», «Ainsi vivent les oiseaux», «Ainsi vivent les invertébrés», «Ainsi vivent les reptiles et les amphibiens» et «Ainsi s'aiment les animaux».Ces livres s'inscrivent dans le prolongement de l'intérêt croissant que suscitent, chez des lecteurs de plus en plus nombreux, les manifestations de la vie animale.Par leur texte très vulgarisé et très accessible à tous les lecteurs, même les plus jeunes, ces livres traitent de tous les sujets mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE Derniers livres reçus Les champions des femmes.Examen du discours sur la supériorité des femmes Marc Angenot Les Presses de l'Université du Québec.Montréal.1977.193 pages.$8.95 Les grands mécanismes de la maladie H.M.Beumer, V.Chevalier, G.T Haneveld, J.A.Maas, J.P.Schadé Elsevier Séquoia, collection «Introduction à la médecine», tome 3.Paris-Bruxelles.1977.208 pages.$26.95 Les matériaux nucléaires Jules Guéron Les Presses universitaires de France, collection «Que sais-je?» Paris.1977.127pages.$2.50 Les papillons du monde Alexander B.Klots Marabout Color.Verviers (Belgique).1977.160pages.$4.40 L'attentat sexuel contre les enfants Yves Lamontagne et Célyne Lacerte-Lamontagne La Presse.Montréal.127 pages.1977.$4.95 Je découvre les coquillages (Côtes européennes et méditerranéennes) Jean-Bernard Lozet et Josette Dejean-Arracgros André Les on.collection «Agir et connaître».Paris.1977.173pages.$8.50 «Ml relatifs à la vie des animaux: leur classification, leur anatomie générale, leur nutrition, leur reproduction, leurs moyens d# défense et de communication, leurs moeurs, etc.Plus de 110 photographies en couleurs, oeuvres d'une cinquantaine de photographes, et quelque 20 tableaux descriptifs ajoutent leur beauté ou leur intérêt à la leçon d'histoire naturelle de chaque ouvrage.Et les animaux ainsi que les poissons illustrés ne proviennent pas d'une seule contrée du globe, comme on peut parfois le déplorer pour certainsouvrages, mais couvrent assez bien les variétés de toutes les parties de la planète.Dans l'ensemble, la collection constitue une anthologie assez complète des diverses formes de vie et chaque page est un peu comme chacune des vitres des aquariums ou chacune des cages des jardins zoologiques nous permettant enfin de voir et de comprendre le travail de la vie dans son effort créateur.¦ ni ni r H Jean-Pierre Drapeau V WÉBEC SCIENCE / mars 1978 57 N VRAC OUT SUR LA FORÊT es étudiants en foresterie de l'université .aval, véritable pépinière de spécialistes m sciences foretières, ont décidé de evaloriser leur métier (en même temps ^ue la principale richesse naturelle enouvelable du Québec) en organisant jne semaine des sciences forestières du 3 au 18 mars prochain au Grand Sémi-haire de ladite université.Toute une semaine de conférences-débats à la fois nstructifs et accessibles vous attend, ainsi qu'une exposition des plus instructives, semble-t-il.On y traitera, entre autres, de la situation quasi catastrophique de l'industrie forestière québécoise, des possibilités d’innovation, du dévelo-aement coopératif de la forêt privée, de la reprise en main de la gestion de la forêt, de la formation de spécialistes en sciences forestières, des forêts urbaines.à sauvegarder et, surtout, à développer (cherchez-en sur la rue Sainte-Catherine.).» A NOTER Les Services de protection de l'environnement avisent les citoyens du comté de Vaudreuil-Soulange d'un nouveau numéro de téléphone pour rejoindre leur inspecteur en environnement.La population peut dorénavant communiquer avec l'inspecteur en signalant 453-51 23.Son bureau demeure toujours situé dans l'édifice abritant le Département de santé communautaire de Pincourt, à 49, 5e avenue, à Pincourt.On peut communiquer directement avec l'inspecteur, chaque matin, de 8 heures 30 minutes à 10 heures.Aux autres moments de la journée, la réception du D.S.C.assure l'acheminement des messages qui lui sont destinés.Monsieur Jean-Maurice Delage continue d'assumer la charge de ce service.BÉBÉ DE L'ESPACE Selon Jesco Von Puttkamer, responsable de l'utilisation de l'espace des cabines et des stations spatiales des programmes spatiaux américains, une station spatiale pourrait être en usage vers 1990, peut- :«a ft «de- îioi»1 in, W ,tis* ies* iiif1 i iinf ïSW iî eB y iH SI vous DÉMÉNAGEZ FAITES-NOUS LE DONC SAVOIR NOM numéro d'abonné ANCIENNE ADRESSE NUMÉRO RUE VILLE PROVINCE ou pays NOUVELLE ADRESSE NUMÉRO RUE VILLE PROVINCE ou pays date d'entrée en vigueur APPARTEMENT CODE POSTAL APPARTEMENT CODE POSTAL être même vers 1986 et pourrait éventuellement accueillir de façon permanente entre 50 et 100 personnes.M.Von Puttkamer prévoit que ces habitants décideront tôt ou tard de modifier leur milieu, de le rendre plus confortable, de remodeler l'intérieur de la station et même de cultiver leur potager.Cet homme de science entrevoit aussi la possibilité d'une naissance dans la station spatiale dans vingt ans, ce qui serait, selon lui, le plus grand événement de l'Histoire moderne puisque cela prouverait qu'il n'est pas nécessaire d'être rattaché à la Terre pour se reproduire (bien qu'il faudrait que les partenaires soient rattachés à quelque chose s'ils vivent en état d'apesanteur).LES CRIMINELS DEVRONT SE GANTER Les criminels ne devront plus dorénavant oublier de porter des gants lors de leur «travail» car une nouvelle technique de détection desempreintesdigitales, même de celles vieilles de plusieurs mois, a été mise au point par des chercheurs de la Division des sciences biologiques du CNRC.Cette technique utilise une lumière laser et des composés fluorescents pour faire ressortir les traces laissées par les pores des glandes sudoripares.La technique serait aussi efficace lorsque les empreintes digitales sont altérées et ne peuvent être relevées à l'aide des méthodes existantes.C'est en fait un combat entre la transpiration (nécessaire à l'invention) des chercheurs versus la transpiration des glandes sudoripares des criminels.Les paris sont ouverts sur le vainqueur de ce combat! RETOUR À L'ENVOYEUR Le Canada doit dès maintenant entreprendre un programme d'entreposage définitif des déchets nucléaires.C'est ce que recommande un rapport intitulé «La gestion des déchets nucléaires du Canada», préparé par le ministère fédéral de l'Énergie, des Mines et des Ressources.Après avoir passé en revue différentes méthodes d'entreposage de ces déchets (entreposage en surface, dans l'espace, dans les océans), le rapport en vient à la conclusion que la meilleure solution consiste à les enfouir dans les formations géologiques de roches ignées du Précambrien, de préférence en Ontario, où l'on trouve les formations les plus adéquates.D'ailleurs, la presque totalité de la production de ces déchets origine de l'Ontario.Les réacteurs canadiens ont produit jusqu'à présent 1 500 tonnes de combustible irradié; d'ici l'an 2000, on prévoit une production de 50 000tonnes. 58 DES BONNES ET DES MAUVAISES NOUVELLES Un physicien de l'université Ann Arbour a annoncé au monde une bonne et une mauvaise nouvelle.La mauvaise: sa découverte de milliards d'étoiles auparavant inconnues suggèreque l'univers, un jour, cessera de prendre de l'expansion et s'effondrera en un atome gigantesque, superdense: si cela arrive un peu après les prochaines 50 milliards d'années, ce sera la fin de la Terre et de l'univers connu.La bonne nouvelle: les hommes de science sont d'avis qu'un tel atome pourrait exploser, créant possiblement un nouvel univers.Il est à espérer que ces nouvelles brûlantes d'actualité et dont les implications géo-politiques sont incommensurables seront prises en délibéré aux Nations Unies.DANS LA QUEUE DES COMÈTES Selon une théorie élaborée par deux astronomes éminents.Sir Fred Hoyle de l'Institut royal de Grande-Bretagne, et le professeur Chandra Wickramasinghe de l'université Cardiff, les blocs essentiels à la construction de la vie ne se seraient pas formés dans la «soupe originelle» de la terre primitive —la théorie généralement admise— mais bien dans le noyau et la queue des comètes.Il y a quatre millions d'années, une comète se serait écrasée sur Terre apportant avec elle les organismes primitifs dont toute vie est issue.Ils estiment que la théorie en vogue repose sur des affirmations gratuites et que la leur repose sur quelques faits connus: les blocs essentiels à la construction de la vie —les acides aminés et autres molécules— se formeraient en grande quantité dans l'espace comme en témoignent l’existence de molécules organiques de la comète Kohoutek de 1973 et la présence d'acides aminés dans les débris des météorites tombés sur terre.TEMPS PLEINS (solutions) Étoiles magiques © © © © © © © gauche droite Concours de tir Georges © ® © mars 1978 / QUÉBEC SCIENCE en AVRIL François Picard nous ramènera à l'époque du Québec préhistorique Nicole M.Gratton fera le bilan de l'expérience contraceptive de la Québécoise Hélène Martineau nous initiera à un art millénaire: la teinture végétale Luc Chartrand nous présentera le clochard québécois, celui d'hier et celui de demain NE NOUS CHERCHEZ PLUS ABONNEZ VOUS Au tarif de $17.00 (1 an / 12 numéros), je m'abonne pour .années au magazine QUÉBEC SCIENCE.?abonnement ?réabonnement A L'USAGE : COUPON D'ABONNEMENT DU MAGAZINE l (à remplir en lettres MAJUSCULES) 1 5 6 30 nom 50 lAj 7 I I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 J 8 9 10 60 prénom 80 l l 1 l l i B J 1 | 11 16 7 8 i i i i i i i i I I i l 1 17 20 9 numéro rue appartement 28 1 1 1 1 1 1 i 1 i i 1 i i J 21 24 29 I 1 ville 1 1 1 1 1 province ou pays 49 ?Chèque ou mandat postal ci-joint ?Veuillez me facturer 25 26 27 29 69 code postal 74 Tarit en vigueur jusqu'au 31 décembre 1978 CIME FM 99.5 SAINTE-ADELE mm ¦ ->''‘'^7/'¦ ‘J UN PROGRAMME UNIVERSITAIRE POUR VOUS TOUT PRÈS.TOUT PRÊT! TOUT PRÈS de chez vous se manifeste une présence de l'Université du Québec.TOUT PRÊT pour vous, un choix de 320 programmes dans les grands secteurs d'enseignement universitaire: sciences humaines, sciences de l'éducation, sciences de l'administration, sciences de la santé, sciences pures et appliquées, arts, lettres et plusieurs autres champs d'études.TOUT PRÈS, TOUT PRÊT, le réseau de l'Université du Québec admet aux études de 1er cycle le détenteur d'un diplôme d'études collégiales ou l'équivalent.De plus, le candidat âgé d'au moins vingt-deux ans possédant des connaissances appropriées et une expérience pertinente peut être admis.Université du Québec IRouyn Trois-Rivières# Rimouski | I LG 2 Baie James ChibougamauQ OMatagami O La Sarre OAmos Lebel-sur-,^ Quévillon'-'' Senneterr^ OTémiscaminque Val d'OrQ ^Ville-Marie 1.Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (Rouyn), (819) 762-0971 2.Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (Hull), (819) 770-3360 ManiwakiO St-JoviteO L'AnnonciationQ Mont-LaurierO Fort-CoulongeO 8uckingham0 [2U Lachô,e ^’Papmeauville J- 3.Institut Armand-Frappier, (514) 687-5010 4.École de technologie supérieure, (514) 282-7784 5.Université du Québec à Montréal, (514) 282-7161 6.Université du Québec à Trois-Rivières, (819) 376-5454 7.Télé-université, (418) 657-2990 8.Institut national de la recherche scientifique, (418) 657-2508 9.École nationale d'administration publique, Mtl.(514) 282-6890 Qué.(418) 657-2485 10.Université du Québec, ^ (418) 657-3551 f 11.Université du Québec à Chicoutimi, (418) 545-5613 12.Université du Québec à Rimouski, (418) 724-1432 La TuqueQ OShawinigan OJoliette VictoriavilleO ^Osorel Mines-^- ISt-Hyacinthe DrummondvilleO OSaint-Félicien Sept- lles >-v- Rivière-i du-Loup La Pocatière Baie-Comeauj MataneC Gaspé I Carletonl I
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