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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1977, Collections de BAnQ.

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IR LEpUNT-LAURENT L^RNES / LE CgMcOMM iiiagMll SEPTEMBRE 1977 méro 1 ¦ v MIEUX NAITRE RAQUÉ Ufa Edgar Morin Le propos de ce volume est d'articuler la science de l’homme à la science de la nature.Dans ce sens, il est nécessaire d'abandonner le principe d'explication qui ne retient que Vordre des phénomènes (lois, déterminismes, régularités, moyennes) et laisse dans l'ombre le désordre (l'irrégulier, le déviant, l'incertain, l'indéterminé, l'aléatoire), ainsi que Vorganisa-tion, qui est pourtant la réalité la plus remarquabledenotreunivers, puisqu'elle caractérise à la fois l'atome, l'étoile, l'être vivant, la société.Il est proposé ici une conception complexe de la relation ordre/désordre/organisation et —à partir d'une intégration critique de la théorie des systèmes et de la cybernétique— une théorie de l'organisation.Dès lors, nous pouvons voir que notre déviance à l'égard de la nature est animée par la Nature de la Nature.En vente dans toutes les librairies au prix de $17.95 ou procurez-vous-le en nous retournant ce coupon accompagné de votre paiement.Seuil •"«"Morin mè V V Wm mm mm* si -ü wmm mtmâ Méthode 1.La Nature de la Nature Seuil LA MÉTHODE, 1.La NATURE de la NATURE, Edgar Morin, 408 pages Veuillez me faire parvenir le livre LA MÉTHODE, 1.La NATURE de la NATURE, d'Edgar Morin.Vous trouverez ci-joint ?un chèque ou ?un mandat postal au montant de $17.95 à l'ordre de Diffusion Dimedia Inc.Nom.Adresse .Code postal.Téléphone.DIFFUSION DIMEDIA INC., 539, boulevard Lebeau, Ville Saint- Laurent, Québec H4N 1S2, (514) 336-3941 3UÈBEC SCIENCE / septembre 1977 3 Sommaire Le magazine Québec Science, mensuel à but non lucratif, est publié par l'Université du Québec avec le soutien du ministèrede l'Éducation du Québec et le Conseil national de recherches du Canada.La direction laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.Les titres, sous-titres, textes de présentation et rubriques sont dus à la rédaction ISSN-0021-6127.Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec, troisième trimestre 1977.Répertorié dans PÉRIODEX et RADAR.Courrier de deuxième classe, enregistrement no 1052.Port de retour garanti; LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE, C.P.250, Sillery, Québec G1T2R1 © Copyright 1977 — le magazine Québec Science - Université du Québec.Tous droits réservés pour tous pays.Sauf pour les citations dans une critique, il est interdit, sans la permission écrite de l'éditeur, le magazine Québec Science, de reproduire ou d'utiliser ce mensuel, ou une partie de ce mensuel, sous quelque forme que ce soit, par des moyens mécaniques, électroniques ou autres, connus présentement ou qui seraient inventés à l'avenir, y compris la xérographie, la photocopie et l'enregistrement, de même que les systèmes d'informatique.COMITÉ DE SOUTIEN Bell Canada M.Claude St-Onge vice-président Zone provinciale à Québec Banque de Montréal Jean Savard vice-président — Division du Québec Imasco Limitée Les produits Imperial Tobacco Limitée Institut de recherche de l'Hydro-Québec M.Lionel Boulet directeur La Brasserie Labatt Limitée M.Maurice Legault président La Sauvegarde Cie d’assurance sur la vie M.Clément Gauthier président Université du Québec Jean-Marc Gagnon directeur et rédacteur en chef Diane Dontigny adjointe à la rédaction Jean-Pierre Langlois conception et réalisation graphiques Patricia Larouche secrétariat Nicole Bédard Claire D'Anjou diffusion Collaborateurs André Caillé, André Delisle, Jean-Pierre Drapeau, Huguette Dusseault-Dumas, Jean-Marc Fleury, Michel Gauquelin, Fabien Gruhier, Pierre Mackenzie, Charles Meunier, François Picard, Gilles Provost, Joseph Risi, Jean-Pierre Rogel, Pierre Sormany, Yanick Villedieu Publicité Agence de vente publicitaire A.F.in< (418) 658-0002 Photogravure Audart inc.Impression Imprimerie Canada inc.Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques inc.Abonnements (1 an / 12 numéros) Régulier: $ 15.00 Groupe (10 et plus): $ 12.50 À l'étranger: $ 20.00 De soutien: $25.00 À l’unité: $ 1.75 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 051-3488 Les chèques ou mandats postaux doivent être établis à l'ordre du MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE.5 Courrier 7 Cancer Des diètes métalliques Conservation Des penseurs songent à réfléchir 8 Maladies tropicales Un milliard de malades 9 Cardiologie La signature du coeur Exploration minière Sur la piste de l'uranium 13 Chimie cellulaire Éviter le désordre Énergie Un code d'isolation qui se fait attendre 48 Nucléaire La chute des prévisions Éducation Les décrocheurs se racontent 49 Zoologie Des tortues paradoxales Astronomie Un anneau pour uranus 50 Environnement Eaux douces, eaux troubles 51 Publicité Un marché en culottes courtes 53 Parutions récentes 57 En vrac 14 Mieux naître Yanick Villedieu La qualité de la naissance n'a rien à voir avec la quantité des gestes médicaux prodigués 24 Guérir le Saint-Laurent André Caillé André Delisle Ce n'est pas en construisant des piscines sur ses berges qu'on soignera notre fleuve Découvrir les cavernes Miche! Gauquelin ÜL> Où l'aventure rend la découverte scientifique passionnante 41 Le consommateur traqué Charles Gagné Un souverain déchu dont on cultive les goûts et entretient les habitudes Confiez vos calculs à: HEWLETT PACKARD leans ____ - MSmSÊ HP-21 Ce calculateur est un des appareils les plus compacts de la gamme Hewlett-Packard pourtant il comprend 32 fonctions pré-programmées, convertit les coordonnées polaires en rectangulaires.En plus des fonctions mathématiques, logarithmiques et trigonométriques usuelles (degré ou radian), il utilise la notation polonaise inverse combinée à une pile opérationnelle à 4 régistres vous permettant d'introduire les données dans l'ordre où vous les rencontrez dans une équation mathématique.— affichage scientifique ou décimal fixe — choix du nombre de décimales affichées — mémoire sur laquelle vous pouvez effectuer les 4 opérations de base — grand choix d'accessoires optionnels — manuel d'utilisation en français si désiré — livré avec batterie Ni-Cad, adaptateur, étui souple et livre d'instructions — DIMENSIONS: 13 X 6.8 X 3 cm I.B3H551E log •KMS LASTx HP-27 Puissant calculateur polyvalent, le HP-27 est doté de fonctions financières, commerciales, statistiques et mathématiques.En plus de toutes les caractéristiques du HP-21, le HP-27 vous offre également: — addition de degrés décimaux (heures) — moyenne et écart-type — 3 innovations: variance, coefficient de corrélation pour 2 variables, densité de probabilité dans la distribution normale — régression linéaire avec estimation de la droite — une innovation de Hewlett-Packard: le taux interne de rentabilité pour des flux de trésorerie inégaux — calculs d'intérêts composés, hypothèques, — amortissements, valeur actuelle — calculs de marge, accroissement en % — 10 régistres mémoires adressables — 5 registres financiers — notation d'ingénieur — manuel d'utilisation en français — livré avec étui, adaptateur, instructions, batteries rechargeables — grand choix d'accessoires optionnels — DIMENSIONS: 13 X 6.8 X 3 cm HP-25 - as « M S 61 S " ST* PREfVX_ PAUSE UVST*.?H-MS BtWl PACKARD WLETT Le HP-25 vous permet de programmer une opération répétitive puis d'enregistrer seulement les variables lors d'utilisation subséquente.Vous pouvez reviser votre programme pas à pas pour ainsi le vérifier ou le corriger.8 instructions spéciales vous permettent d'effectuer des branchements directs ou conditionnels.Sa mémoire de programmation contient 50 étapes.En plus de toutes les caractéristiques du HP-21, le HP-25 vous offre ceci: — 8 mémoires adressables — moyenne et écart-type — la notation d'ingénieur affiche tout nombre avec un exposant de 10 toujours multiple de 3 (kilo, méga, milli, pico, etc.) — sommation de nombres ou de couples, sommation des carrés, etc.— conversion d'angles décimaux en degrés, minutes, secondes — valeur absolue, partie entière, décimale — manuel d'instructions et de programmation — livré avec étui, adaptateur, etc.— grand choix d'accessoires optionnels — DIMENSIONS: 13 X 6.8 X 3 cm $94.oo $211.oo $145.oo Nouveaux produits: HP-10 $211, HP-29C $234, HP-92 $775 Ecrivez ou téléphonez pour plus de renseignements — Commandes postales acceptées avec chèque visé (frais d'expédition de $3.00 et taxe provinciale en sus) COOPERATIVE ETUDIANTE DE POLYTECHNIQUE Ecole Polytechnique, local B-403 Campus de l'Université de Montréal C.P.6079, suce.«A», Montréal Tél.: (514) 344-4841 N MARIE-GUYARD QUEEN-MARY QUÉBEC SCIENCE / septembre 1977 COURRIER • •• UNE SIMPLE QUESTION DE VOCABULAIRE Je dois avouer, avant même d'entrer j dans le vif du sujet, que j'ai commencé à | lire l'article paru dans le Québec Science j du mois de juin 1977 intitulé «Les nouvelles armes de la contraception» avec un esprit tout à fait sceptique.Peut être I était-ce l'effet du sous-titre: «Les efforts j déployés pour rendre exceptionnel un événement presque inévitable depuis j Adam et Ève», qui reste pour moi une assertion tout à fait énigmatique.L'étape du titre et du sous-titre franchie, j'ai donc fait taire ma première impression afin qu'en bonne scientifique je puisse juger plus objectivement.Je fus très déçue, ’ peut-être n'est-ce qu'une simple question de vocabulaire?Un avortement est une interruption j spontanée ou provoquée de la grossesse.; La grossèsse peut se définir comme l'état | physiologique de la mèrequi porte lefruit j | de la conception.Nous savons mainte-| nant, et l'article le mentionne, que cet ! état se déclenche au moment de la j I conception (Le corps de la mère est déjà II prêt, mais c'est après la fécondation qu'il | se conserve dans cet état).Tout moyen utilisé donc après ce moment est non pas anticonceptionnel mais abortif.Parmi les «nouvelles armes» citées, très peu sont anticonceptionnelles.Ainsi les contraceptifs dits combinés (contenant des oestrogènes et des progestatifs) ont trois actions: ils suppriment l'ovulation, ils transforment l'endomètre utérin afin de rendre la nidation d'un oeuf fécondé impossible (dans le cas d'une conception occasionnelle), ils rendent la glaire cervicale visqueuse et imperméable aux spermatozoïdes.Ce type de contraceptif a donc réellement un effet anovulant dans la grande majorité des cas et un effet abortif dans quelques cas occasionnels.Le stérilet, que ce soit par le cuivre ou par des microdoses de progestérone, empêche la nidation et non pas la conception.Quant au vaccin anti-hCG, on ne peut vraiment pas l'appeler anti-conception-nel puisque c'est l'embryon lui-même qui entre en jeu en produisant l'hCG.Les prostaglandines sont purement abortives comme l'article le mentionne (ces substances sont encore très mal connues et on ne peut affirmer qu'elles n'ont aucun effet sur l'équilibre hormonal, au contraire les recherches actuelles s'orientent plutôt vers leur rôle dans le système endocrinien).Question de vocabulaire?sans doute en grande partie, mais question d'importance car elle fait toute la différence entre une information exacte et une information floue.Dans la Déclaration médicale internationale, dont l'auteur est le Professeur J.^ Lejeune, pionnier de la cytogénétique humaine et titulaire de la chaire de génétique fondamentale de l'Université de Paris, nous lisons: «À chaque instant de son développement, le fruit de la conception est un être vivant, essentiellement distinct de l'organisme vivant maternel qui l'accueille et le nourrit.Delà fécondation à la sénescence, c'est ce même être vivant qui s'épanouit mûrit et meurt.Ses particularités le rendent unique et irremplaçable.» Qu'on appelle donc un avortement, avortement et surtout que personne ne se leurre sur sa nature.Le ton général de l'article est-il aussi résultat d'une question de vocabulaire?Il laisse en tous cas un arrière-goût amer.Pouvons-nous dire froidement qu'au cours d'une année il y a eu 50 millions d'avortements dans le monde?Pouvons-nous trouver normal et naturel qu'une femme se fasse immuniser contre ce qui est déjà son enfant et qu'après l'expulsion de l'oeuf «elle ne remarquerait aucune différence dans ses règles, qu'il y ait eu fécondation ou non», et pouvons-nous appeler un tel vaccin «prometteur»?Le fruit défendu qu'Adam et Ève ont goûté n'est pas celui de la sexualité humaine et de ses conséquences mais celui de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.Par cette connaissance, nous ne pouvons appeler bien ce qui est mal.En dernière analyse, tout cela est beaucoup plus qu'une simple question de vocabulaire.P.Garber Montréal POUR EN LIRE PLUS Je suis une lectrice assidue et vivement intéressée par votre magazine scientifique que je juge d'une haute qualité, tant sur le fond que sur la forme.J'aimerais compléter mes informât ions scientifiques à l'aide d'autres revues de qualité.Outre La Recherche et Scientific American, pourriez-vous m'indiquer certaines revues (anglaises ou françaises) ainsi que l'adresse à laquelle je pourrais me les procurer.Je pense aux revues Science, Nature, The Ecologist ou autres.Puis-je vous suggérer, par la même occasion, de faire paraître dans un de vos numéros à venir, pour le bénéfice de vos lecteurs insatiables, la liste de toutes les publications scientifiques dignes d'intérêt.Renée Frappier Saint-Joseph de Sorel // existe bien des magazines et revues scientifiques, plus ou moins spécialisés.En plus de ceux que vous citez, on pourrait mentionner Science et Avenir, Science et Vie, New Scientist.Ces magazines se trouvent dans les kiosques à journaux d'importance.Quant à faire la liste de «toutes les publications scientifiques dignes d'intérêt», cela semble difficilement réalisable compte-tenu de la variété des champs d'intérêt.5 UNE PLUIE D'ÉTOILES FILANTES J'ai un enreseignement à vous demander.L'été dernier, fin juillet, début août, j'étais sur un terrain de camping (lac Simon, Saint-André Avelin) avec quelques-uns de mes amis et j'ai aperçu une étoile qui se déplaçait assez rapidement dans le ciel qui était complètement dégagé ce soir-là.Cette étoile a traversé le ciel au complet (d'un horizon à l'autre) du nord au sud d'après mes souvenirs dans un temps d'environ trente secondes.J'aimerais que vous m'éclairiez sur cette étoile.Nous en avons discuté entre amis.L'un d'eux disait que c'était une étoile (genre de soleil), un autre disait que c'était une étoile filante, moi je disais que ce ne pouvait être ni une étoile, ni une étoile filante, à cause de sa vitesse (trop vite pour une étoile et trop lente pour une étoile filante).Je croyais plutôt à un satellite.Aujourd'hui j'y repense et je voudrais clarifier ce point.Michel Leclair Gatineau Compte tenu des renseignements fournis, // est très peu probable que ce que vous avez aperçu ait été un soleil ou une planète puisqu'évoluant à des distances très lointaines ils ont des mouvements à peine perceptibles, très lents.Il est également peu probable qu'il se soit agi d'un satellite: bien que très proches de la Terre, les satellites artificiels mettent malgré tout au moins plusieurs minutes à traverser le ciel.En fait, l'explication la plus plausible serait que vous avez aperçu une étoile filante, c'est-à-dire un météore, issu d'une pluie d'étoiles filantes.Ces pluies, qui sont particulièrement fréquentes aux mois de juillet et août, consistent en un «flot» de météores issus de constellations et dont le débit peut varier de quelques unités jusqu'à plusieurs dizaines à l'heure.On les appelle du nom de la constellation dont elles viennent et c'est ainsi qu'on parle de pluies capricornide, aqua-ride (le Verseau), cygnide, perséide, etc.Ces pluies ont Heu chaque année, à peu près aux mêmes dates.D'après les renseignements que vous fournissez, H pourrait s'agir d'un météore d'une pluie perséide (constellation de Persée).Pour avoir plus de certitude, H serait nécessaire d'avoir plus de précision sur l'orientation du mouvement observé ainsi que sur la date et l'heure.Une société d'astronomie pourrait certainement vous renseigner, et s'il n'y en a pas dans votre région vous pouvez toujours entrer en contact avec celle de Montréal, à 3860 Est, rue Rachel, Montréal Ht Y-1X9.tél.: (514) 254-1224. Une centrale à réserve pompée ¦’reduction Turbine-pompe , Alternateur-moteur Des kilowatts en conserve a Site du réservoir supérieur ï Lac Proulx Rivière \ Lac St^Charles Gatineai Qentra|e paUgan Wakefield A Hull X Rivière Outaouais Jusqu’en 1985, l’Hydro-Québec sait d’où proviendront les kilowattheures dont elle aura besoin pour répondre à la demande des Québécois.Les équipements nécessaires à leur production sont déjà en place ou en voie de construction.Pour la suite, l’Hydro-Québec a étudié divers scénarios de prévisions de la demande jusqu’à l'an 2000.Elle étudie présentement les moyens qu’elle devra prendre pour y satisfaire.L’un de ces moyens, c’est la centrale à réserve pompée, dont il fut question dans un précédent publi-reportage, paru dans "Québec Science” de juillet 1977.A vrai dire, la centrale à réserve pompée est une centrale qui tourne en rond, c’est-à-dire, qu’elle consomme autant de kilowatts qu’elle en produit et même un peu plus.Son intérêt vient du fait que l’énergie active qu’elle produit, au moment le plus propice, est tirée d'une énergie "en chômage”.Les centrales classiques sont en quête de clients la nuit.Leur énergie excédentaire, qui autrement aurait été inemployée, servira à retourner dans le réservoir supérieur de la centrale à réserve pompée, l’eau qui avait été turbinée aux heures de pointe, la veille.La turbine de la centrale devient alors une pompe actionnée par une énergie “en attente”.C’est la ronde des kilowatts.Un autre avantage de la centrale à réserve pompée, c’est que, n’ayant pas besoin d'un immense réservoir, elle peut être installée dans des lieux relativement peu éloignés des centres de consommation d’énergie.Donc, économie appréciable de transport, puisque les emplacements de centrales hydroélectriques sont de plus en plus éloignés.L’année 1976 fut la cinquième d’un plan quinquennal établi pour inventorier les sites propices à l'aménagement de centrales à réserve pompée dans un rayon de 325 kilomètres de Montréal.Cet inventaire, qui est maintenant terminé, a permis de dresser une liste d'une dizaine de sites favorables: 1.Trois sont rendus à la phase de l’avant-projet définitif, c’est-à-dire qu’ils devraient être les premiers chantiers en opération.Il s’agit du site Delaney, sur la rivière Sainte-Anne, près de Saint-Raymond-de-Portneuf; du lac Louis, sur la rivière Sainte-Anne-du-Nord, à 72,4 km au nord-est de Québec; et du lac Proulx, sur la rivière Gatineau, à 48,3 km au nord de Hull.2.Au stade d’avant-projet préliminaire, il y a les sites de l’étang Fullerton, sur le flanc sud-est du mont Sutton, en Estrie, et du mont Hereford, sur la rivière Ascot, à 56 km au sud-est de Sherbrooke.Quant aux sites Champigny et Saint-Joachim, dans la région de Québec, les études d’avant-projet préliminaire sont complétées.3.Amorcés en 1976, trois .autres sites ont franchi les étapes des études préliminaires.Ce sont le lac à la Truite sur la rivière du Lièvre, à 88 km au nord de Hull; le lac Vincent, sur un affluent de la Saint-Maurice, à 40 km au nord de Grand-Mère, et le lac Bondy, sur la rivière Peta-waga, au nord-est du réservoir Baskatong.La première centrale à réserve pompée à être construite au Québec, sera vraisemblablement celle du site Delaney.Elle aura une puissance totale de 2000 mégawatts et sera inscrite au programme d’équipement, pour mise en service en 1985 et 1986.Si le projet est approuvé, la construction débutera en 1979.Les centrales du lac Proulx et du lac Louis suivraient avec une puissance identique de 2000 MW, chacune.Site Louis Centrale Site Delaney Centrale Rivière Ste-Anne du Nord Barrage J Barrage Riviere Ste-Anne Lac St-Joseph St-Raymond m de Portneuf ^ Centrale Sept-Chutes Fleuve St-Laurent Québec Beaupré Baie St-Paul QUÉBEC SCIENCE / septembre 1977 7 CANCER DES DIÈTES MÉTALLIQUES Lors d'un symposium tenu récemment à La Jolla, en Californie, des spécialistes ont étudié les relations entre l'apparition du cancer et certains métaux absorbés à l'état de traces dans la nourriture (compte rendu publié dans la revue Chemical and Engineering News).Les chercheurs ont clairement établi que certains métaux sont nettement cancérigènes alors que d'autres sont inactifs ou combattent même la prolifération cellulaire.Ce problème est d'une importance fondamentale puisque l'homme absorbe involontairement des quantités variables mais faibles de métaux dans les aliments.Ces traces métalliques proviennent indirectement du sol qui produit céréales, fruits et légumes, et/ou directement de ' contenants métalliques servant à la conservation et à la mise en marché des produits agricoles.Une équipe de scientifiques de l’Université de San Diego a trouvé que le sélénium protège contre le cancer du sein, des ovaires, du côlon, du rectum, de la prostate et du sang.Or, ce métal est abondant dans le sol de certains pays ou certaines régions, plus rare ou presque absent dans d'autres.Les recherches faites dans 27 pays ont prouvé que le taux de mortalité par le cancer est inversement proportionnel à la teneur en sélénium de la diète quotidienne.Ainsi les Japonaises démontrent un faible taux de cancer du sein alorsque leur diète contient une quantité relativement élevée de sélénium, et on observe la situation inverse aux États-Unis.Pour abaisser l'incidence du cancer du sein en Amérique du Nord au niveau de celle qu'on trouve en Asie, il faudrait donc augmenter l'absorption diététique de sélénium.En général, l'Américain devrait réduire sa consommation de sucre à un dixième de la superdose actuelle, augmenter d'un tiers sa consommation de corps gras insaturés ou remplacer ceux-ci par de l'huile végétale, puis manger beaucoup plus de céréales et de poissons afin d'approcher davantage la qualité de sa diète de celle des Asiatiques, j Ou encore consommer de l'eau séléniée.Ce métal est un composé normal du système enzymatique de la glutathione-péroxy- dase, l'enzyme prévenant l'oxydation des lipides insaturés en péroxydes et en radicaux libres que l'on soupçonne de catalyser le processus de la prolifération cellulaire initiale des tissus cancéreux.Toutefois, la présence de traces de zinc anéantit l'effet protecteur du sélénium.Ainsi dans la région de Canandaigua, localité de l'État de New York, le sang des habitants contient des doses élevées de sélénium et, pourtant, on y observe une incidence anormalement élevée de cancer du sein.La raison est que le sang est également riche en zinc.Par contre, dans la région de Cheyenne (Wyoming), dont les habitants portent un sang riche en sélénium et très pauvre en zinc, le taux de mortalité par le cancer du sein est très bas.Ces observations assez étonnantes ont été amplement vérifiées par des essais en laboratoire sur des animaux prédisposés au cancer du sein à la suite d'un régime alimentaire contenant des produits chimiques cancérigènes.Les doses subtoxiques de zinc ajoutées à l'eau annulent complètement l'effet du sélénium qui, en absence de zinc, protège les animaux témoins contre le développement spontané de tumeurs cancéreuses.Même chez les animaux antérieurement atteints de cancer, une diète séléniée, mais sans zinc, prolonge leur vie et ralentit l'évolution des tumeurs.Ces observations portent à croire que l'inhibition de la croissance de tumeurs est un effet général de la déficience en zinc diététique et cela indépendammentdu type de cellules, du taux de la prolifération cellulaire et de la situation anatomique de la croissance tumorale.Les chercheurs voient dans ces observations le principe de futures méthodes de diagnostic et de thérapie du cancer par la manipulation du zinc diététique.Les tumeurs s'accaparant du zinc plus rapidement que les tissus normaux, il est donc possible d'identifier l'endroit précis de tissus cancéreux dans le corps, cela aussi bien avant qu'après l'apparition de métastases, en utilisant des isotopes radioactifs de zinc.Pour la même raison, le zinc radioactif est également indiqué comme thérapeutique pour la destruction de tumeurs existantes chez les patients privés de zinc diététique.Il est même possible de stimuler artificiellement la croissance de tumeurs en augmentant délibérément les doses de zinc diététique afin de rendre les tissus cancéreux plus accessibles à la radio ou à la chimiothérapie.De plus, il a été clairement établi qu'une déficience de fer diététique accélère le processus de croissance tumorale induit par des substances chimiques cancérigènes ou par des virus, que le cuivre diététique protège l’organisme contre l'action de virus cancérigènes.Le nickel, principalement sous la forme d'hyposulfure, est une des pires substances cancérigènes provoquant unetrèsforteincidence du cancer du poumon, des cavités nasales et surtout des reins chez les ouvriers qui travaillent dans les raffineries de nickel au Canada, au pays de Galles et en Norvège.On prévoit qu'il en sera malheureusement ainsi lorsque les États-Unis convertiront, comme cela est prévu, le charbon en méthane par catalyse au nickel en vue de parer à la crise de l'énergie, à moins de pouvoir diminuer le danger grâce à l'administration de manganèse diététique qui semble inhiber l'action néfaste du nickel.(J.R.) CONSERVATION DES PENSEURS SONGENT À RÉFLÉCHIR En décembre dernier, QUÉBEC SCIENCE publiait en primeur un très bref résumé du rapport GAMMA (Groupe associé Montréal-McGill sur l'avenir) qui portait sur divers scénarios pour une société de conservation.Ce rapport, commandé par le gouvernement fédéral afin de servir de base à diverses politiques de conservation, mettait l'accent sur la différence entre la croissance économique et l'accroissement des processus de transformation industrielle, et proposait ensuite trois scénarios.Le premier reposait sur le simple principe d'éviter tout gaspillage, toute transformation inutile, tout en maintenant des objectifs de croissance économique forts.Il s'agissait de faire plus avec moins de ressources.Le second scénario proposait un changement politique assez radical, puisque la croissance économique serait contrôlée dans tous les secteurs jugés non essentiels, afin de limiter le développement aux secteurs identifiés comme prioritaires au bien-être des citoyens.Ils'agissaitde maintenir notre niveau de vie et notre confort, avec moins de ressources.Le troisième, plus révolutionnaire, proposait un changement radical dans les valeurs, afin de réadapter notre société à cet adage anglais: smallisbeau-tiful.Le rapport, déposé en décembre dernier et largement commenté par la presse, n'avait suscité aucune réaction de la part de son destinataire, le gouvernement fédéral.Cependant, au mois de juin dernier, le ministre d'Etat fédéral à la Science et la Technologie, M.Hugh Faulkner, prenait l'initiative de rencontrer les chercheurs de GAMMA ainsi qu'un certain nombre de «personnalités éclairées», pour discuter des suites à donner à ce rapport.En fait, toutes les personnes présentes à cette réunion du 27 juin semblaient s'entendre sur un point: Il fallait d'abord travailler à l'implantation du premier scénario, celui qui n'implique aucun changement radical des valeurs, mais simplement un effort pour freiner le gaspillage.Il semble qu'une telle approche prudente suffirait à provoquer dans l'ensemble de nos habitudes certaines transformations radicales qui, par ricochet, modifieraient peut-être nos valeurs, permettant alors le passage progressif vers des scénarios plus osés.Mais la question du ministre Faulkner, politique oblige, était plus terre-à-terre: que faire d'abord?Quel est le secteur où le gouvernement peut agir le plus rapidement possible, au moindre coût, et pour générer le plus d'effets d'entraînement?On considérait bien sûr comme acquises au départ les politiques de conservation d'énergie, dans lesquelles Ottawa s'est déjà largement engagé.D'ailleurs, le ministre de l'Industrie et du Commerce avait justement annoncé, cet après-midi là, son programme de subvention à l'isolation domiciliaire.On pouvait donc estimerque, dans ce domaine, un premier pas avait été franchi.Mais que faire ensuite?Dans l'ensemble, la réponse a été unanime: mettre l'accentsur le recyclage des déchets.C'est la cheville de toute société de conservation.Malheureusement, dans notre système économique, le producteur de matières premières brutes, tel l'exploitant minier, estsubventionnéde façon directe et indirecte.Cela le place dans une position confortable face à tout producteur de matières recyclées.Il faudrait donc dans un premier temps modifier ce système de subventions et de taxation pour rendre le recyclage au moins concurrentiel.Maisd'au-tres problèmes se posent ensuite, comme par exemple le risque d'importation, par des investisseurs étrangers, d'une technologie de recyclage à la- 8 septembre 1977 / QUÉBEC SCIENCE quelle les canadiens n'auraient pas accès.Et il y a aussi tous les obstacles administratifs actuels à ce type de développement, ainsi que la nécessité de connaître plus intimement les motivations psychologiques qui incitent au gaspillage.Depuis cette rencontre de juin, le ministère d'État à la Science et à la Technologie tra-vaille donc à l'organisation d'une vaste conférence nationale visant à jeter les bases de ces mécanismes essentiels à la promotion du recyclage.Pour ce qui est des autres secteurs, l'unanimité fut plus difficile à trouver.Le secteur du transport urbain, un de ceux où les économies à faire sont les plus intéressantes, apparaît impossible à modifier tant et aussi longtemps qu'on ne réorganisera pas tout notre système de propriété du sol et de développement urbain, ce qui exigerait un changement politique très considérable.Le problème de la tarification des services publics (plus on consomme, moins on paie cher) a aussi été mentionné par le ministre comme une priorité, mais cette préoccupation ponc- tuelle n'a guère trouvé d'échos auprès des «penseurs» qui songeaient visiblement à des solutions plus globales.Pour ces derniers, une autre priorité se dégageait, qui n'a obtenu auprès du ministre qu'un faible écho.Il s'agirait de mener des recherches plus précises sur divers aspects de la société de conservation envisagée, comme par exemple l'impact sur la main-d'oeuvre, sur les échanges internationaux, sur les responsabilités partagées des divers niveaux de gouvernement, sur les obstacles socio-eu11urels à une société plus économe de ses ressources, etc.Mais, tout au moins dans un premier temps, le ministre n'était pas venu chercher des éléments de prospective ou de réflexion, préférant des suggestions d'action, et d'action immédiate.Espérons au moins que, pour le seul secteur identifié unanimement comme prioritaire, soit celui du recyclage, l'action ne tardera pas à suivre le consensus.(P.S.) PAPETERIE JACQUES PROBLÈME D'APPROVISIONNEMENT?NOUS VOUS OFFRONS: O ARTICLES ET AMEUBLEMENT POUR VOTRE BUREAU O PAPETERIE SCOLAIRE ET DE COMPTABILITÉ O GRAND CHOIX DE STYLOS ENCRE O MATÉRIEL POUR DESSINATEUR ET ARTISTE O RÉPARATION DE VOTRE DACTYLOGRAPHE O SERVICE RAPIDE DE PHOTOCOPIE COTE DES NEIGES GATINEAU DECELLES 5301 avenue Gatineau MONTRÉAL (X Jean-Brillant) 737-3659 MALADIES TROPICALES UN MILLIARD DE MALADES Depuis l'arrêt des arrosages au DDT, la malaria regagne du terrain et on compte aujourd'hui plus de 200 millions de personnes atteintes.Presque complètement disparue en Inde vers 1962, la malaria, qu'on appelle également paludisme, y affecte de nouveau plus de quatre millions de personnes.La schistosomiase, ou bilharziose, provoquée par de minus-cules vers qui nagent dans Teau et pénètrent par la peau dans l'organisme humain, est elle aussi dans une phase de recrudescence.Barrages et canaux d'irrigation contribuent à propager cette maladie.Entre autres inconvénients, le Haut Barrage d'Assouan a provoqué le développement de la schistosomiase en Égypte et au Soudan.Même chose au Nigéria et au Ghana à cause de deux autres barrages.Les filarioses, qui causent l'éléphantiasis et la cécité des rivières, la maladie du sommeil, la lèpre enfin, toutes ces maladies tropicales qu'on retrouve en Amérique du Sud, en Amérique centrale, en Afrique et en Asie, sont loin d'avoir disparu et tuent encore des milliers de personnes.En Afrique, le paludisme tue à lui seul près d'un million d'enfantschaqueannée.Dans certains pays, c'est la moitié des enfants d'unefamillequi sont condamnés à mourir de cette maladie.Ce tableau des maladies tropicales, dressé par le Dr David Rowe, du Programme spécial sur les maladies tropicales de L'Organisation mondiale de la santé, n'a rien de rassurant.Prenant la parole à Ottawa lors d'un colloque organisé par le Centre de recherches pour le développement international, le Dr Rowe devait avancer plusieurs causes qui seraient à l'origine de cet inquiétant état de fait.Alors que la médecine a fait d'énormes progrès dans les pays riches, réussissant à mettre au pas de nombreuses maladies, elle n'a pratiquement rien fait pour les pays pauvres.Peu de pays tropicaux ont les moyens et le savoir pour mener une recherche médicale efficace, aussi ce sont avant tout les pays industrialisés et tempérés qui ont effectué cette recherche.Ces pays ont d'ailleurs pensé plus à leurs propres nationaux en séjour dans les zones tropicales et ont ainsi mis au point des médicaments et autres pilules bien adaptés à des Occidentaux mais qui ne règlent en rien les problèmes des gens du pays, exposés toute leur vie aux vers et moustiques.Il n'y a eu que très peu de recherche épidémiologique, explique le Dr Rowe, de recherche sur le vecteur de la maladie, sur ses caractéristiques.Les vaccins ne sont absolument pas développés, alorsqu'ilsseraient certainement mieux adaptés que des pilules à prendre quotidiennement par des populations dont l'éducation et les moeurs n'ont rien à voir avec la culture occidentale.Parce qu'ils sont pauvres, les pays touchés par les maladies tropicales n'ont pas les moyens financiers pour mettre sur pied ne seraient-ce que des campagnes d'hygiène valables.L'aide internationale, quant à elle, est morcelée, sujette à des conditions qui n'ont pas toujours comme but premier la disparition des maladies.Les argents versés sont parfois détournés pour d’autres fins.Enfin, la bureaucratie de certains pays n'est pas toujours, loin s'en faut, l'instrument idéal pour insuffler tout le dynamisme nécessaire à une campagne contre une maladie.Parmi les mesures que préconise le Dr Rowe, l'augmentation de la capacité de recherche et de formation dans les paystouchés est un point essentiel.Le représentant de l'OMS suggère la mise sur pied de quelques centres de recherche multidisciplinaires.En Afrique, pour commencer, il pourrait y en avoir un petit réseau, créé à partir de centres déjà existants et plus ou moins spécialisés sur des maladies affectant les pays de la région.Nairobi, au Kenya, a déjà des éléments de centres de recherche qui en feraient un pivot naturel pour les pays voisins.Des efforts particuliers devraient être faits dans les pays d'influences portugaise et francophone.Faite sur place, la recherche se doublerait de formation de personnel qualifié et d'information aux populations.Mettre sur pied un tel réseau de centres n'est pas une mince affaire et il est évident qu'au chapitre financier, l'aide des pays fortunés est nécessaire.À long terme, un tel programme pourrait s'étendre aux autres continents touchés par les maladies tropicales.Cet arsenal de lutte est en fait sur le point de se réaliser, en partie du moins.En effet, 35 pays ont accepté il y a huit mois de participer à un programme spécial de TOMS, qui incluerait ce réseau de centres, pour tenter de venir à bout des maladies tropicales.Des fonds ont déjà été dégagés par des fondations et des organismes spécialisés, dont le CRDI, pour donner un QUÉBEC SCIENCE / septembre 1977 9 m ce i:.ûj:e eu de ,e e.v leicne ie,$ui i V3C-Il 03$ aoies 5t or; :e/$ yllufc :$,le$ lôdici e.e'$ ipied i^pa-L aide leas: :ondi- ps«' r::- ! l'; l'üB premier budget de près de huit millions de dollars.D'ici quatre à cinq ans, les promoteurs du programme, patronné mais non dirigé par TOMS, pensent travailler avec des budgets annuels de 25 millions de dollars, sommes qui devraient permettre la réalisation de campagnes de bonne ampleur.Les spécialistes s'accordent pour dire qu'en théorie toutes les maladies tropicales pourraient être mises sous contrôle.Dans la pratique, il en va autrement.Seule la Chine, précise le Dr Rowe, y serait parvenue grâce à des méthodes originales, des programmes systématiques et une volonté politique que l'on neretrouvepasailleurs.Les responsables du programme lancé par l'OMS ne sont pas au bout de leurs peines, maisau moins une lueur d'espoir apparaît pour le milliard d'êtres humains touchés par les maladies tropicales.(M.G.) Neill McKee it l 1 r s LA VISITE QUI GUÉRIT '¦ : ' Du personnel compétent, que ce soit au Bangla Desh, en Afrique ou en Amérique du Sud, est une des conditions essentielles pour venir à bout des maladies tropicales, actuellement en recrudescence.-r ¦ II' CARDIOLOGIE LA SIGNATURE DU COEUR m isins I .1 te,111 je lot [lié81 n liions gjggil j [lllllt8 ,11 î“ .des1 if"; 1 atii(îS I eelsiij à jitfS; ai"111* Il H«[îl i| ni811' Sur l'écran de télévision de EISA, un appareil de la grosseur d'un petit congélateur mis au point à l'université de la Saskatchewan, à Saskatoon, apparaît une ligne droite à peu près parfaite.Le patient qui s'est soumis à ce test peut être rassuré, son coeur est en parfaite condition.EISA, c'est un appareil d'analyse de l'activité cardiaque dont le principe de fonctionnement repose sur les émissions électriques tant dans les bassesque dans les hautes fréquences.Le principe n'est pas nouveau, mais les autres appareils se contentaient en général des basses fréquences et leur précision était considérablement moins grande.C est du moins ce que prétend Madan Gupta, l'homme qui a construit EISA, et l'appareil permettrait un diagnostic très précoce des «fatigues» cardiaques.Des mois et peut-être même des années avant que les symptômes n'apparaissent.Le nom de EISA (Ehase In riant Signature Algorythm)s' plique par le fait que l'appar au lieu de transmettre une lecture directe de chaque émission de diverses fréquences, n'émet qu'une courbe (signature) invariante si le fonctionnement est uniforme: une droite.Earconsé-quent, la moindre fluctuation indique à la fois la localisation du problème et son intensité.De lecture très facile, l'appareil ne permet toutefois pas de reconnaître de quel genre de trouble il s'agit.Il est cependant facile, dans de tels cas, d'avoir recours à d'autres tests complémentaires pour identifier chaque problème.Actuellement, M.Gupta, du département de génie mécanique, et M.Erasad, du département de physiologie du Medical College, tous deux de l'université de la Saskatchewan, travaillent à la réalisation d'un prototype directement commercialisable.Il aurait à peu près la taille d'un gros téléviseur et coûterait environ 15 OOO dollars, sommequi pourrait être réduite jusqu'à 5 000 dollars si on pouvait produire l’appareil sur une grande échelle.(PS.) EXPLORATION MINIÈRE SUR LA PISTE DE L’URANIUM Depuis sa création en 1971, la Société de développement de la baie James s'est engagée dans de nombreux programmes d’exploration minière dans ce qui est devenu le territoire de la baie James.Ce vaste domaine s'étend sur une superficie de 350 000 kilomètres carrés, soit le cinquième de l'étendue du Québec.On prévoit qu'à la fin de 1981 on y aura investi quelque 125 millionsdedollarspour l'exploration minière, dont 25 millions par la SDBJ.Le gros de la prospection a porté sur la recherche d'une dizaine de métaux, en particulier le cuivre et le zinc, qui sont abondants dans le bouclier canadien.On a relevé plusieurs gisements de fer, dont les plus importants sont situés au sud-est du lac Albanel (projet Ferai).On a également découvert des gîtes d'amiante près de Joutel et de Chibougamau, dans le sud duterritoire.Néanmoins,audire d'un représentant de la SDBJ, «c'est dans le domaine de la recherche de minerais uranifères que les résultats les plus intéressants ont couronné les efforts de la Société.» En 1971, on ne connaissait qu'un seul «potentiel uranifère reconnu» sur le territoire de la baie James, ce dans le secteur des monts Otish, encore que l'on avait à toutes fins pratiques abandonné la prospection.Regain d'espoir, l'Inco et la SDBJ découvrent en 1972 un petit gisement d'uranium dans le secteur du lac Sakami au nord- ouest du territoire.Consciente de la possibilité que des gisements inconnus et peut-être plus importants ne soient immergés par la mise en eau des réservoirs de la rivière La Grande, la SDBJ décide alors de pousser la prospection dans toute la partie nord du territoire de la baie James, où coule d'est en ouest La Grande.L'année suivante, on étend les recherches à l'ensemble du territoire.Ces travaux, qui ont pris fin en été 1976, comportent surtout des relevés géochimiques et radiométriques (recherche de la radioactivité).Un premier bilan: on a trouvé d'importantes réserves primaires d'uranium, et on prévoit poursuivre plus avant l'exploration en 1977.L'uranium est un élément plutôt rare dans l'écorce terrestre continentale.On estime que celle-ci renferme moins de trois parties par million (en poids) d'uranium, ce qui place cet élément au quarante-huitième rang parmi les 92 éléments naturels.L'uraniumest cependant huit fois plus abondant dans les granites que dans les basaltes, et il est encore plus abondant dans les vieux granites comme ceux du bouclier canadien.On trouve généralement l'uranium sous forme d'oxyde ou sous forme de minéraux d'altération.Les oxydes d'uranium, de formule approximative U02, se présentent en cristaux (ura-ninite) ou bien en agrégats massifs (pechblende).De couleur noire ou noire brunâtre, l'urani- - 10 septembre 1977 / QUÉBEC SCIENCE * ; ’f.nite se caractérise par sa densité très élevée (à l'état pur, presque onze fois celle de l'eau).Elle contient normalement un faible pourcentage de thorium et de terres rares (famille de métaux de numéro atomique 57à 71 ).La pechblende, un peu moins dense que l'uraninite, contient toujours du plomb, qui est le produit final de la désintégration par radioactivité de l'uranium.Les minéraux d'altération de l'uranium sont surtout des sels de phosphore ou de vanadium uranifères, d'une part l'autunite et la torbernite, de l'autre la carno-tite et latyuyamunite.Exception faite de la torbernite, verdâtre, ces minéraux sont tous jaunes; ils constituent ce que l'on appelle familièrement les «produits jaunes».Comment prospecte-t-on l'uranium?En été, on procède à l'exploration préliminaire, c'est-à-dire la cartographie des affleurements et des erratiques (blocs transportés et déposés par les glaciers), l'analyse géochimique et la prospection géophysique.L'analyse géochimique comprend l'étude du contenu des eaux de rivière et des sédiments de fond de lac.La prospection géophysique consiste essentiellement à déceler les indices de radioactivité.On poursuit également en été des travaux de forage, mais parfois on le fait préférablement en hiver, malgré les rigueurs du climat.Les gisements d'uranium en exploitation contiennent en moyenne de cinq à dix centièmes d'un pour cent d'oxyde d'uranium.Pour établir la rentabilité d'un gisement, il faut tenir compte non seulement de sa teneur en minerai et de son étendue, mais encore de son éloignement, ce qui oblige les prospecteurs de la baie James à découvrir des gîtes de qualité élevée.La diversité des milieux uranifères rencontrés dans le territoire et la similitude de plusieurs d'entre eux avec des gisements déjà en exploitation ailleurs dans le monde est encourageante.On a également trouvé des indices dans plusieurs mi-lieux qui ne sont habituellement pas uranifères.Parmi les divers programmes de prospection de l'uranium auxquels participe la SDBJ, le plus important est celui du groupe SES.Formé en 1974, celui-ci comprend trois sociétés d'État, Seru Nucléaire, de France, Eldorado Nucléaire, du Canada, et la SDBJ.SES a effectué des forages le long de La Grande sur une distance de 320 kilomètres.Deux équipes sont à l'oeuvre près du lac Coutaceau, à une vingtaine de kilomètres en aval de LG 3, et on compte sonder cet été une région située à 25 kilo- mètres en amont de LG 3.Ces forages se font dans des grès blancs vieux d'un milliard et demi d'années.Ces grès se sont formés dans l'estuaire d'un ancien cours d'eau coulant vers la nord (en ne tenant pas compte des effets de la dérive continentale) qui était encore plus imposant que l'actuelle rivière La Grande.Ils sont composés surtout degrainsdequartzarrachés par érosion aux anciennes montagnes granitiques environnantes, dont les racines affleurent aujourd'hui, et transportés par les eaux de ruissellement et par de petits cours d'eau jusqu'à la rivière principale.Cest à la base de cette formation gréseuse épaisse de 300 mètres et large de plusieurs kilomètres que l'on trouve lesgisementsd'uranium.Même si la mise en eau des réservoirs de La Grande devait entraîner l'immersion de gisements d'uranium, cela n'empêche guère leur exploitation.C'est sous un lacque l'on extrait le minerai du gisement de la Denison Mines à Kirkland Lake en Ontario.Quoi qu'il en soit, on envisage l'avenir en rose.De déclarer M.Boulva, président de la SDBJ, «une mine d'uranium, dont l'existence est maintenant certaine, sera mise en exploitation d'ici 1984; il faudra cependant de trois à quatre ans pour localiser legisement etdeuxannées de plus pour construire la mine».Devant la pénurie énergétique que l'on redoute pour les prochaines années, l'uranium vaudra certes son «pesant d'uranium».Évoquons à ce propos le fameux projet Canadif, que l'on n'a pas encore enterré.On se souviendra sans doute que l'annonce en 1975 d'un projet de construction au Québec d'une usine d'enrichissement de l'uranium souleva un tollé de protestation à Toronto et à Ottawa.On craignait surtout que le Québec ne profite de l'occasion pour délaisser la filière canadienne CANDU (qui n'utilise que de l'uranium naturel) et choisisse plutôt la filière à l'uranium enrichi (qui est largement dominante aujourd'hui dans le monde).Il est vrai néanmoins que le coût de l’usine aurait été élevé et qu'elle aurait nécessité une forte consommation d'électricité.Toujours est-il que l'on a avancé en 1976 un projet révisé plus modeste: la capacité de l'usine passerait de neuf à quatre ou cinq millions d'UTS (unités de travail), et elle produirait de l'uranium enrichi non plus à une teneur de 2,5 à 3,5 pour cent d'uranium 235 (l'isotope facilement fissile), mais de seulement 1,2 pour cent.Cette fois, on a manifesté plus d'intérêt pour le projet, et la SDBJ poursuit actuellement ses analyses techniques et son étude de l'impact de l'usine sur l'industrie canadienne.Peut-être le jour n'est-il pas loin où le Québec deviendra un important producteur d'uranium, qu'il «transformera» au moins partiellement sur place.(L.de B.) MICROSCOPIE ÉLECTRONIQUE Étant donné l’augmentation croissante de l’utilisation de, la microscopie électronique dans les domaines de recherches, de contrôles sanitaires, de diagnostics, de matériel didactique et les investissements considérables que doivent envisager les professionnels concernés, il nous fait plaisir de vous offrir et de mettre à votre disposition l’équipement nécessaire et notre expérience en microscopie électronique.Nos services sont très variés: DEUX MICROSCOPES ÉLECTRONIQUES À TRANSMISSION À VOTRE DISPOSITION UN MICROSCOPE ÉLECTRONIQUE À BALAYAGE PRÉPARATION DE SPÉCIMENS COUPES SEMI-FINES ET ULTRA-FINES OBSERVATIONS MICROSCOPIQUES FINITION DE PHOTOGRAPHIES EN VUE DE PUBLICATION FORMATION DE TECHNICIENS SPÉCIALISÉS PRÉPARATION DE MATÉRIEL DIDACTIQUE CHOIX DE TECHNIQUES ET CHOIX DE MATÉRIEL LABORATOIRE DE MICROSCOPIE ÉLECTRONIQUE JIBË enr.Jacques Beaulieu, dir.609, rue Gingras , Sainte-Foy G1X 3T5 (418) 651 8097 C’est notre anniversaire.I «M « t 1 / 7: 7 VOUS n offre june ranche c est notre anniversaire Je serai de la fête ?en me réabonnant, ?en m'abonnant, ?ou en faisant s'abonner: En novembre 1962, paraissait le premier numéro du Jeune Scientifique dont QUÉBEC SCIENCE a pris la relève en 1970.Nous avons pensé faire bénéficier nos lecteurs de ce moment historique: nos tarifs sont gelés jusqu'au 31 décembre 1 977: $1 5.00* pour tout abonnement d'un an/ 12 numéros.Profitez de l'occasion pour mettre votre abonnement à l'abri de l'inflation en vous réabonnant pour plusieurs années.toute personne qui s'abonnera, se réabonnera, offrira un abonnement-cadeau ou recevra un abonnement-cadeau entre le premier septembre et le 31 décembre 1 977, aura une chance par année d'abonnement de gagner l'un des 1 5 calculateurs Hewlett-Packard décrits ci-dessous, une gracieuseté de la Coopérative étudiante de l'École Polytechnique de Montréal et, une valeur de plus de $2 500.(N.B.Dans le cas d'abonnements-cadeaux, le donateur et le bénéficiaire ont chacun une chance par année d'abonnement.) prix offerts PREMIER PRIX un calculateur HP-67 programmable à cartes magnétiques et une bibliothèque de programmes (au choix du gagnant), une valeur de près de $600 DEUXIEME PRIX un calculateur HP-65 programmable à carte magnétique et une bibliothèque de programmes (au choix du gagnant), une valeur de près de $500 TROISIEME PRIX un calculateur HP-25C à mémoire permanente, une valeur de près de $250 QUATRIÈME PRIX un calculateur HP-27 préprogrammé, une valeur de plus de $200 CINQUIÈME PRIX un calculateur HP-25 programmable, une valeur de près de $150 DIX PRIX DE CONSOLATION dix (10) calculateurs HP-21, une valeur de près de $100 chacun règlements Participants: Tout abonné de QUÉBEC SCIENCE qui se réabonne ou en recrute un ou plusieurs autres, ou tout nouvel abonné, a droit à une chance par année d'abonnement de gagner l'un des prix offerts, à l'exception des membres du personnel rédacteurs, représentants, collaborateurs et fournisseurs de QUÉBEC SCIENCE et du personnel de direction et des employés de la Coopérative étudiante de l'École Polytechnique de Montréal.Durée du concours: Du premier septembre au 31 décembre 1977.Tirage et remise des prix: Le tirage au sort des noms des gagnants des 1 5 calculateurs de poche offerts en prix sera effectué au cours du mois de janvier 1978.Les prix seront décernés de façon spécifique à chacun des gagnants et ne seront pas transmissibles.À L’USAGE DU MAGAZINE i i i i i i I____________________________________________________I 1 5 6 7 8 9 10 I I 1 I.1 I.I II 16 17 20 I I I I I 21 24 COUPON D’ABONNEMENT ( à remplir en lettres MAJUSCULES ) i i i i i 30 NOM I l l I I 1 I I I I LJ LJ I I LJ I I L 25 26 27 29 69 CODE POSTAL 74 60 PRÉNOM L®J LJ 7 8 I I I I I LJ I I I LJ L l I I l l I I I 9 NUMÉRO RUE APPARTEMENT 28 till I I I I I I I I I I I I I I I I I I 29 VILLE PROVINCE OU PAYS 49 ?Chèque ou mandat postal ci-joint i i i i ill ?Veuillez me facturer Voici la liste des personnes que je fais s'abonner: À L’USAGE DU MAGAZINE I I I I I I I I I I 17 20 I 1 I I I 21 24 COUPON D’ABONNEMENT ( à remplir en lettres MAJUSCULES ) 5 6 - 30 NOM I I I I I I I I I I I 25 26 27 29 I I I I I I I I I I I I I I I I I L 60 PRÉNOM L®J LJ 7 8 I LJ I I I I I I I LJ l l I I LJ I I J 9 NUMÉRO RUE APPARTEMENT 28 1111 I I I 1 I 1 I 1 I I I 1 I I I I J .J 29 VILLE PROVINCE OU PAYS 49 ?Chèque ou mandat postal ci-joint I__I___I__I___I__I__I ?Veuillez me facturer 69 CODE POSTAL 74 A L’USAGE DU MAGAZINE COUPON D’ABONNEMENT ( à remplir en lettres MAJUSCULES ) LJ^LJ I L J J^1!I i LJ 1^I J 60 PRÉNOM I LJ I I LJ I I I LJ l l I I LJ LJ I 9 NUMÉRO RUE APPARTEMENT 28 I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I VILLE PROVINCE OU PAYS ?Cheque ou mandat postal ci-joint I__l__I__l___i i i ?Veuillez me facturer I J l l 25 26 27 29 69 CODE POSTAL 74 Offre valide jusqu'au 31 décembre 1977 QUÉBEC SCIENCE / septembre 1977 13 CHIMIE CELLULAIRE ÉVITER LE DÉSORDRE Il arrive parfois en thérapeutique que le remède soit pire que le mal.Faute de spécificité, les remèdes peuvent indifféremment affecter les parties saines et malades du corps humain.Dans le passé, la recherche pharmaceutique a dû se contenter d'observer l'effet des produits chimiques au niveau de l'animal entier, de suivre l'amélioration de son état général.Or, ce genre de contrôle ne permet pas d'interpréter les désordres qui interviennent au niveau cellulaire, ceux-ci étant généralement dissimulés par le caractère superficiel de la maladie.Ce n'est que tout récemment que des nouvelles méthodes physico-chimiques ont été utilisées en vue de mieux comprendre les phénomènes cellulaires et de pouvoir agir sur la nature moléculaire de certaines maladies.Après la biologie moléculaire, arrive maintenant la thérapie moléculaire.Au Canada, une équipe du Conseil national de recherches du Canada dirigée par Ian C.P.Smith, avec Keith Butler et Roxanne Deslauriers comme collaborateurs, a démarré une toute nouvelle technique de recherche pharmacodynamique.Depuis six ans, cette équipe concentre ses efforts sur l'étude de la membrane cellulaire et sur la nature des composés chimiques qui réagissent avec elle.La santé de la cellule, et par le fait même de l'organisme entier, dépend du bon fonctionnement de cette membrane qui garantit l'intégrité du contenu de la cellule en y laissant pénétrer les éléments nutritifs et sortir les déchets du métabolisme.Cette membrane constitue donc un bouclier protecteur dont l'action antigénique est la sentinelle de la santé cellulaire.Elle est essentiellement constituée de protéines et de corps de nature lipidique;c'estjustement le mécanisme de l'interaction de ces substances avec d'autres éléments du milieu qui intéresse le Dr Smith car, dit-il, “pour comprendre ce qui rend une cellule malade, il nous faut d abord connaître son aspect à l'état sain.» Le cholestérol a été l'une des premières molécules à attirer I attention de cette équipe.Un excès de cholestérol peut provoquer le durcissement des vaisseaux sanguins et de graves maladies coronariennes, mais la présence de cette molécule est extrêmement importante pour assurer le bon fonctionnement des membranes plasmiques chez les mammifères.Comme le décrit lan Smith dans la revue Science Dimension (vol.9, no 1), le cholestérol contrôle la rigidification (ou le durcissement) de la membrane ainsi que la migration des chaînes moléculaires d'acides gras qui forment ses couches intérieures; en d'autres termes, le cholestérol détermine le degré de fluidité de la membrane qui, normalement, prend plutôt l'aspect d'un liquidequed'unsolide.Or, un excès de cholestérol à ce niveau a pour effet de durcir la membrane en lui donnant une consistance cireuse; dès lors, elle ne laisse plus passer les substances qui, habituellement, la traversent.Les antigènes qui se trouvent à sa surface extérieure perdent leur mobilité et, par conséquent, leuraptitudede protéger les cellules contre les dangers d'infection venant de l'extérieur.Ce phénomèneason importance car les cliniciens qui combattent le cancer en mobilisant les défenses immunologiques de l'organisme contre l’infection, tiennent à savoir jusqu'à quel point la présence du cholestérol au niveau de la membrane cellulaire peut compromettre le succès de leur thérapeutique.D'autre part, une insuffisance de cholestérol est tout aussi dangereuse puisqu'elle risque d'augmenter la fluidité de la membrane et de réduire, voire d'anéantir, sa perméabilité sélective pour les éléments nutritifs dans un sens et pour les déchets métaboliques dans l'autre.C'est donc un équilibre précis dans la teneur en cholestérol de la membra ne qui semble être directement responsable du bon fonctionnement et, par conséquent, de la santé de la cellule.Pour connaître le rôle d'une molécule comme le cholestérol, les biophysiciens ont imaginé «d'étiqueter» magnétiquement les molécules étudiées, de les insérer dans une membrane, de suivre leur «route» et leur activité, à l'aide de techniques telle que la spectroscopie de résonance du spin électronique et de résonance magnétique.Ils peuvent ainsi «visualiser» leur environnement et étudier les modifications de la membrane, en particulier son degré de fluidité.Ils appliquent présentement leur technique aux cellules vivantes et déjà ilsontpu montrer une grande différence de structure entre les membranes de cellules leucémiques humaines et les globules blancs normaux.Dans la même voie, ils concentrent leur travail sur la conception de modèles de membranes, c'est-à-dire de systèmes artificiels qui possèdent les mêmes propriétés que les vraies membranes.Les études effectuées à l'aide de tels modèles sont axées sur l'action d'anesthésiques d'antibiotiques, d'hormones, de narcotiques et d'autres médicaments sur la membrane cellulaire et de là, sur la cellule elle-même.En thérapie médicale, la recherche de l'équipe de lan C.P Smith vise à produire des médicaments fonctionnels, fondés sur les données de la chimie cellulaire Ainsi, dans le domaine de la contraception, on vise à synthétiser des molécules ayant une structure analogue à celle des hormones peptidiques, qui bloqueraient l'ovulation en produisant moins d'effets secondaires que les produits actuellement sur le marché.La connaissance plus précise de la nature des rapports entre structure et fonction biologique préparera sans doute la voie à la synthèse de produits pharmaceutiques à action vraiment spécifique.(J.R.) ÉNERGIE UN CODE D’ISOLATION QUI SE FAIT ATTENDRE Lorsque M.Allastair Gillespie, ministre fédéral de l'Industrie et du Commerce, annonça au début de l'été la mise en place par Ottawa d'un vaste programme de subvention pour l'isolation des maisons, la possibilité pour les provinces de bénéficier de ce programme était assortie d'une condition: l'adoption dans leur code de construction du nouveau code de conservation de l'énergie, présenté quelques semaines auparavant par le Conseil national de recherches du Canada.Le problème, c'est que ce code n'est pour l'instant qu'une proposition, et que l'organisme promoteur a même invité tous les citoyens à soumettre leurs commentaires d'ici la fin du mois de septembre, afin de préparer une version définitive.Ainsi, pour l'instant, le code auquel se référait le ministre n'en était qu’au stade de la copie de travail! Ce code, dont on peut obtenir copie en écrivant au comité permanent de la conservation de l'énergie du CNRC, revêt donc pour le moment la forme de «prescriptions» plutôt que d'un code de performance, les données étant encore insuffisantes pour établir des normes strictes pour le rendement énergétique d'un bâtiment.Les normes ébauchées portent sur sept domaines: isolation, vitrage, calfeutrage des portes et des fenêtres, chauffage à l'eau, contrôles de la température, équipement de chauffage et de refroidissement d'air, éclairage.Notons, par exemple, certaines suggestions: aucun thermostat ne pourrait régler le chauffage au dessus de 24° C, ou au dessous de 21° C dans le cas de la climatisation; obligation d'utiliser des fenêtres à double vitrage; réduction à 2 watts par pied carré de la puissance pour l'éclairage des immeubles commerciaux (actuellement autour de 4 ou 5 watts en général).De toutes façons, les commentaires sont encore acceptés, jusqu'à la fin du mois.Avis aux intéressés.(P.S.) Éditeur officiel du Québec AVANT L'HIVER.S'IL VOUS PLAIT Les normes d'isolation des maisons vont devenir plus sévères, mais // n'est pas certain que le futur code d'isolation soit prêt avant l'hiver. 14 MIEUX NAÎTRE par Yanick Villedieu La qualité de la naissance n’a rien à voir avec la quantité des gestes médicaux prodigués «Elle n'avait pas seize ans.Jeune femme sans compagnon, elle était en train de donner la naissance à son enfant quand tout à coup, le travail cessa de progresser normalement.Elle ne poussait plus, elle retenait, comme si elle avait désespérément voulu ne pas le mettre au monde.La sage-femme qui l'assistait, saisissant vite la situation, lui fit comprendre et exprimer la raison de ce refus: elle avait peur, elle la femme encore presque enfant, peur de son enfant à naître.Avec un sang-froid, une douceur et un amour extraordinaires, la sage-femme prit les mains de la petite et les lui posa sur le ventre, puis posa dessus ses mains à elle et la rassura.Avec des mots.Avec, aussi, ce quelque chose de très fort et de très intense —d'unique — qui peut parfois passer entre des êtres très proches.Quelques minutes après, l'enfant naissait, parfait, dans un climat de bonheur et de joie inoubliables.» C'est Louise Gareau, infirmière au CLSC Basse-Ville, à Québec, qui raconte cette naissance à laquelle elle a assisté il y a quelques mois.L'événement, heureux, se passait en France, dans une de ces maternités «à visage humain»quifont de plus en plus parler d'elles.Pratiquement inconcevable en milieu obstétrical conventionnel — la pharmacologie ou la chirurgie auraient eu vite fait de régler cette histoire —, il illustre de façon près- que exemplaire ce que pensent et vivent bien des femmes: c'est avec son ventre, mais aussi avec son coeur et sa tête qu'on met au monde un enfant.Ce que bien sûr les tenants des méthodes «modernes» d'accouchement contestent, avec vigueur souvent et fermeté toujours, expliquant que l'objectif fondamental est et doit rester la sécurité physique de l'enfant et de la mère — le reste, tout le reste ne venant que par surcroît.Si toutefois cela doit venir.FAIRE DE L'ACCOUCHEMENT UNE FÊTE Le fait est là pourtant: de plus en plus, des femmes réclament de meilleures conditions pour mettre au monde leurs enfants.De meilleures services médicaux bien sûr, quand besoin en est.Mais aussi et peut-être surtout la possibilité concrète de vivre leur expérience dans un climat émotif idéal, pour elles comme pour les nouveau-nés.La naissance et les tout premiers moments qui la suivent, disent-elles en substance, sont d'une importance primordiale pas seulement du point de vue physique.Leur résonance psychologique et affective est considérable.Malheureusement, l'hôpital se montre incapable, la plupart du temps, de considérer autre chose que la dimension physique, pour ne pas dire mécanique, de ce qu'il traite de toutes façons comme une maladie.Et par conséquent comme quelque chose qui n'appartient pas aux femmes qui accouchent, mais aux spécialistes qui s'arrogent le mérite de les accoucher.Profondément désireuses de se réapproprier l'accouchement, elles refusent la médicalisation exagérée d'un moment qu'elles veulent vivre comme une fête.Elles remettent en cause ce qui est devenu routine obstétricale, depuis la position couchée sur l'étroite table «d'opération» jusqu'à l'utilisation systématique de tranquillisants, en passant par les méthodes d'anesthésie et les habitudes de déclenchement du travail, d'utilisation des forceps ou de recours à l'épisiotomie, presque automatique chez les primipares, c’est-à-dire les femmes qui accouchent de leur premier enfant.«Mais le plus grave à l'hôpital, dit l'une d'elles, c'est peut-être ce qui se passe après l'accouchement à proprement parler, cette séparation brutale de l'enfant qu'on enlève à sa mère ou qui, au mieux, ne peut cohabiter avec elle que quelques heures par jour seulement.» «Trois jours après la naissance de mon premier enfant dans un hôpital où l'on me fit accoucher dans des conditions particulièrement épouvantables, raconte une autre femme, on m'a octroyé l'extraordinaire permission de donner moi-même le biberon à ma fille; j'étais tellement traumatisée par ce qui s'était passé et par cette enfant qui m'était complètement étrangère que ma panique l'a empêchée de boire une seule goutte de lait; en un 16 septembre 1977 / QUÉBEC SCIENCE LA MORTALITÉ PÉRINATALE SELON LE Québec.1967.1971 et 1974 POIDS Naissances Mortinaissances pour Mortalité néonatale Année totales 1 000 naiss.totales pour 1 000 naiss.vivantes 501 à 1 001 à Total des +500 g +500 g +.1 000 g 1 000 g 2 500 g +2 500 g +1000g Mortalité périnatale pour 1 000 naiss.totales +500 g +1 000 g 1967 1 04 1 68 1 4,3 11,5 950 98 3,8 10,7 28,6 22,1 1971 92 599 11,6 9,3 905 73 2,9 8,3 22,6 17,5 1974 9 0 627 8,8 7,0 843 59 2,2 6,1 17,7 13,1 Amélioration 1967/1974 38,5 % 39,1 11,3 39,8 42,1 43,0 38,1 40,7 Source; Comité d'étude périnatale du Québec ÉVOLUTION DE CERTAINS GROUPES A Québec.1965.1970 et 1974 RISQUE PÉRINATAL Pourcentages 1965 1970 1974 Mères de 35 ans et plus, à leur premier ou à leur cinquième enfant et plus 10,3 5,9 2,7 Mères de 35 ans et plus 15,7 10,4 6,2 Mères à leur cinquième enfant et plus 20,1 9,8 3,8 Mères de moins de 20 ans 5,7 6,8 6,3 Mères de 20 à 29 ans 59,3 66,4 70,2 Source: Jean-Marc Bernard.«La périnatalité au Québec.1965-1974» (inédit).tournemain par contre, l’infirmière réus sit devant moi à lui faire prendre tout sor repas.» L'OBSTÉTRIQUE DE SÉRIE Dit en d'autres mots, c’est à une pratiqut médicale trop exclusivement technologique et passablement déshumanisée quf ces femmes en veulent, ajoutant di même coup que s'il existe dans leur vit un épisode a priori non pathologique c’est bien celui de l'accouchement.«Mai: il ne faudrait tout de même pas refuser dt voir les évidences, rétorque un gynéco logue-obstétricien de l'hôpital Saint François d Assise à Québec, Roger Brault dans son parler plutôt direct.L'obstétri que est toujours un point d'interrogation pour ne pas dire un cauchemar pour It non-spécialiste; et même pour le spécia liste, elle demeure trop souvent une véri table boîte à surprise.» Avançant .qu'un accouchement es' «pas mal plus grave qu'une opération ï coeur ouvert», le spécialiste explique qu'i faut sans doute se résoudre à sacrifie: quelque peu le côté humain et senti mental de l'événement pour tirer ur profit maximum de la médecine scientifique contemporaine.«Notre intérêt prioritaire, dit-il encore, c'est de s'en sorti: avec un bébé et une mère en bonne condition.Être humain, faire croire au> gens qu'on les aime bien gros, c'est d'ur intérêt tout à fait secondaire.» Reconnaissant lui aussi que «dan: l'obstétrique de série, l'efficacité technii que nécessaire s’oppose souvent à le qualité souhaitée des contacts humains» le directeur du département d’obstétri que et de gynécologie de Sainte-Justin: et de l'Hôtel-Dieu, à Montréal, insist: également sur les apports positifs d: l'obstétrique moderne, apports datan d'une dizaine d'années environ.«Pre nons par exemple le cas du monitorage explique Jacques Roux, cette techniqu: qui permet de suivre avec précision h progression du travail et de dépister rapi dement la souffrance foetale: il est sû que l'instrumentation nécessaire a: monitorage est un peu ennuyante; mais i est sûr aussi qu'avec cette technique, o: a éliminé à toutes fins pratiques tous le cas de mortalité pendant l'accouche ment.Il ne faut pas oublier qu'en cas di souffrance foetale aiguë, une césarienm doit être pratiquée dans les 30 ou 3! minutes qui suivent.» Par ailleurs, fait remarquer un ingé nieur bio-médical attaché au départe ment de Jacques Roux, Philippe Mosî tout l'appareillage électronique dont oi se sert actuellement est encore grossie et un peu effrayant, primitif même.Mai avec la miniaturisation ou les procédé de télémesure, du genre de ceux qu nous expérimentons ici, on pourrait près que faire disparaître la quincaillerie de I salle d'accouchement. QUEBEC SCIENCE / septembre 1977 17 Hôpital Christ-Roi assy 3F -r.ii "'MM, > ', M' Kl sa- is; as de ou ice eis as os ¦ - QUATRIÈME PROGRAMME: Financement municipal, organisation collective et aménagement urbain Le quatrième programme est centré sur l'analyse des conditions institutionnelles dans lesquelles doivent s'effectuer l'aménagement et l'organisation locale et régionale des services publics.Une de ces conditions primordiales réside dans les modalités de financement des municipalités et de l'aménagement: abordés incidemment, durant le premier programme dans certains travaux, en particulier, dans les études des services municipaux, les problèmes de financement feront l'objet d'une attention spéciale durant le second programme.L'étude de plusieurs aspects du financement doit tenir compte des structures politiques et administratives, qui continueront à être analysées en relation avec les processussocio-politiquesqu'elles influencent.Les structures et processus sont particulièrement importants, car ils conditionnent l'avenir de la gestion des agglomérations.Par ailleurs, l'expérience acquise dans de nombreuses recherches permettra à l'INRS-Urbanisation de mettre au point une méthodologie d'évaluation des politiques à incidences spatiales.- - ' tes.ieflt leii* ¦¦ lion ¦éèmâ CINQUIÈME PROGRAMME: Théories, méthodes et instruments d'analyse urbaine et régionale Ce programme doit servir à assurer le développement de méthodes, de théories qui ne sont pas directement reliées à une recherche appliquée particulière.À l'occasion d'une recherche encadrée par un autre programme, on peut éprouver la nécessité de perfectionner, de développer certaines méthodes, certaines théories.De plus, il arrive que des méthodes et des techniques très complexes soient utiles pour plusieurs programmes du centre.Pour cette raison, l'INRS-Urbanisation a jugé qu'il était intéressant d'identifier dans un programme certaines de ces théories et de ces méthodes, certains de ces instruments, et de consacrer des ressources à cette tâche.Formation de chercheurs Compte tenu qu'il existe déjà à Montréal des programmes de deuxième et de troisième cycles dans le domaine, l'INRS-Urbanisation s'est abstenu de développer de tels programmes.Sa contribution à la formation de chercheurs a donc pris différentes formes: Collaboration aux programmes existants dans d'autres institutions universitaires; Accueil de diplômés de premier cycle comme assistants de recherche; Accueil de diplômés de deuxième cycle et de doctorat comme stagiaires.L'INRS-Urbanisation entend développer dans ce domaine des relations de plus en plus étroites avec les autres institutions universitaires afin de maximiser l'utilisation des compétences.Documentation et diffusion La production scientifique de l'INRS-Urbanisation est diffusée principalement dans trois collections: «Études et documents», les «Rapports de recherche» et «Les Cahiers de l'INRS-Urbanisation».On peut consulter sur place ou commander ces documents au Service de documentation de l'INRS-Urbanisation.Ce service, ouvert au public, peut, sur demande, expédier la liste des publications.Adresse: INRS-Urbanisation, a/s Centre de documentation 3465, rue Durocher Montréal H2X 2C6 RENSEIGNEMENTS Pour de plus amples renseignements sur l'INRS et ses divers centres, s'adresser au: Secrétariat général INRS Case postale 7 500 Sainte-Foy, Québec G1V 4C7 — Tél.(41 8) 657-2508 Université du Québec Institut national de la recherche scientifique PUB Ll-REPORTAGE ^ r'-ær; vzwspjfwj*- '¦s'îr" -Vv K ’ - - -’' ' • ¦ .Nillil yp.?: 1 M # « # :&.:*;.i h Éditeur officiel du Québec DÉÇUS DE L'ÉCOLE Démissionnaires scolaires ou décrocheurs volontaires, ceux qu'on appelle les drop-out ont eu des déboires scolaires ou sont déçus sur le plan humain, intellectuel, social ou culturel.5 A : QUÉBEC SCIENCE / septembre 1977 49 dans la revue Prospectives (volume 13, numéro 2).Généralement plus âgés que l'ensemble des étudiants, proportionnellement aussi souvent de l’un ou l'autre sexe, plus fréquemment inscrits en arts plastiques ou sciences humaines et plus rarement en sciences de l'administration ou en techniques infirmières, les cé-gépiens qui abandonnent leurs études peuvent être divisés en deux catégories: les démissionnaires scolaires et les décro-cheurs volontaires.Les uns quittent le système d'éducation par suite de déboires scolaires, les autres parce qu'ils n'y trouvent pas ce qu'ils en attendaient sur le plan humain, intellectuel, social ou culturel.Ces décro-cheurs volontaires, il faut le souligner, se retrouvent plutôt dans les milieux favorisés, les démissionnaires scolaires provenant pour leur part de milieux économiquement et culturellement désavantagés.Autre élément du portrait du décrocheur: son histoire scolaire.De façon générale, le décrocheur se recrute surtout parmi les étudiants qui ont changé plusieurs fois d'orientation, ou qui n'ont pas été admis dans le programme de leur premier choix, ou qui ont été «repêchés» au moment de l'admission.En fait, note le psychologue, «les contraintes relatives à l'admission placent d'avance ces jeunes dans une situation propice à l'abandon des études».Ceci dit, il faut bien souligner qu'un premier changement d'orientation n'est pas nécessairement le signe d'un futur décrochage: au contraire, quand il est bien effectué, ce changement de cap s'avère souvent des plus bénéfiques pour l'étudiantqui a alorstoutes les chances de terminer ses études.Par ailleurs, un étudiant qui accumule abandons de cours et échecs par abandon fait montre d'une prédisposition certaineau décrochage.Ajoutées à d'éventuels changements d'orientation à répétition, «toutes ces péripéties dans le cheminement scolaire sont apparues comme une sorte de processus cumulatif fortement susceptible de conduire à l'abandon des études».Qu'en est-il maintenant de la façon dont les décrocheurs perçoivent leur geste?et d'abord, quels motifs invoquent-ils?La perte de motivation à étudier et la mauvaise qualité de l'enseignement sont les motifs à la fois les plus importants et les plus déterminants.Les facteurs d'ordre personnel, les difficultés scolaires, les services para-scolaires ou le milieu de vie ambiant jouent un rôle nettement moindre dans le phéno- mène, sauf dans le cas des étudiants provenant de milieux moins favorisés, du moins sur le plan de la scolarité du père.Pour ces étudiants, lesdifficultéssco-laires à proprement parler jouent un rôle certain dans le processus qui les conduira à décrocher.Ce fait met une nouvelle fois en évidence l'inégalité des chances en matièred'acces-sibilité à l'éducation, ainsi que l'origine sociale de cette inégalité.Aux yeux des démissionaires scolaires, l'abandon des études n'apparaît d'ailleurs pas sous un jour aussi positif qu'il ne le fait aux yeux des décrocheurs volontaires.Ces derniers voienten effet leur décision comme «réfléchie, difficile mais valorisante».Fruit d'un choix personnel posé après consultation des amis ou des parents — mais rarement des professionnels du counselling scolaire —, elle ne leur laisse pas de regrets.D'ailleurs, les deux tiers d'entre eux n'excluent pas un retour aux études dans les années à venir, ce qui n'est pas le cas chez les démissionnaires scolaires.Cette enquête du CEGEP du Vieux-Montréal amène donc à plusieursconclusions.S'ils veulent que moins d'étudiants les abandonnent, les CEGEP devraient en premier lieu assouplir leurs politiques d'admission pour les rendre plus conformes aux choix de programmes des étudiants.Leurs services d'orientation (ou de réorientation) devraient coller de plus près aux besoins des étudiants, notamment des étudiants manifestant des symptômes certains «d'abandonnite».De plus, et nous empruntons à Jean-Pierre Dufresne sa conclusion, «on doit tout mettre en oeuvre pour faciliter le cheminement scolaire des étudiants d'origine sociale moins favorisée, (.) pour atténuer et compenser, si possible, les inégalités de départ entre les différents groupes d'étudiants face à l'institution scolaire».Autrement dit, pour construire — enfin — un système d'éducation véritablement démocratique.(V.V.) ZOOLOGIE DES TORTUES PARADOXALES On a toujours cru que les grosses tortues Luth, qu'on retrouve de la mer des Caraïbes à la baie de Fundy, étaient des animaux à sang froid, et que leurs excursions canadiennes étaient dues aux courants mi-tièdes mi-froidsdu Gulf Stream.On s'imaginait donc qu'une fois LIBRAIRE CARTES TOPOGRAPHIQUES PAR LA POSTE Vous mentionnez seulement le nom d'un lac, d'un village ou autre point géographique et nous vous ferons parvenir la carte détaillée (1:50,000) correspondant à la région qui vous intéresse.Inclure $1.75 avec votre commande (carte: $1.50, frais d'envoi 0.25) AGENT OFFICIEL DU GOUVERNEMENT fCARTES DETOUTES LES RÉGIONS EN MAGASIN.251Ste-CatherineE Montréal H2X1L5 dans nos eaux froides, ces gigantesques animaux (de 300 à 700 kilogrammes!) subissaient une forme de léthargie partielle sinon totale.Un professeur de l'université Acadia, J.S.Bleakney vient toutefois d'établir que ces bêtes marines sont bien des animaux à sang chaud, et que leur épaisse carapace, doublée de la masse formidable de leur musculature, leur permet de maintenir unetempératureintérieure de 27 degrés Celsius, même dans nos eaux froides.Les recherches surcetanimal ont aussi démontré que l'alimentation principale de cette tortue est formée de méduses, et non de crustacés comme on le croyait antérieurement.Leur préférence pour les méduses constituerait en fait la raison de leur périple en terre canadienne, ou plutôt en mer canadienne, où ce mets abonde et où la concurrence est faible.Outre l'intérêt zoologique évident de telles recherches, J.S.Bleakney aurait mis en évidence l'existence de sécrétions antibiotiques importantes qui permettent à la carapace de cet animal de demeurer exempte de toute implantation microbiologique.Comme le souligne la revue Science Dimension, du Conseil national de recherches du Canada, unetelledécouverte ne manque pas d'intéresser les pharmacologistes qui tentent présentement d'analyser et de synthétiser ces substances, et surtout de voir si elles peuvent être efficaces envers certains parasites humains.(P.S.) ASTRONOMIE UN ANNEAU POUR URANUS Depuis qu'Huyghens, en 1 654, a découvert que la forme oblon-gue de Saturne était la résultante d'une planète, à peu près ronde, entourée d'un anneau, cette étrange structure annulaire a intrigué plus d'un astronome.Mais voici que Saturne ne serait plus seule dans son cas.Uranus, une planète à la fois plus petite et plus lointaine que Saturne, à peine visible à l'oeil nu, et par nuit très noire uniquement, pourrait bien être elle-aussi entourée de couronnes.C'est dans la nuit du 10 mars dernier que cette révélation devait être «perçue» par quatre équipes d'astronomes, travaillant indépendamment, en quatre lieux différents.Cette nuit là, vue de la terre. 50 septembre 1977 / QUÉBEC SCIENCE l'étoile SAO 1 58687 devait être complètement occultée, pendant quelques minutes, par la trajectoire d'Uranus.Pour les astronomes, une occultation est toujours un évènement important.La façon dont les émissions lumineuses de l’étoile sont progressivement absorbées dans les instants précédant et suivant immédiatement l'occultation révèle en effet assez fidèlement l'atmosphère de la planète en question, sa composition et son étendue.DESSIM i Mais voici que, ce soir là, des surprises attendaient les astronomes.En plus de l'occultation principale les équipes remarquèrent entre une et dix occultations secondaires, d'une durée variant d'une à neuf secondes.Engénéral,ces occultations secondaires étaient remarquablement symétrique, donnant à penser qu'il ne pouvait s'agir d'un satellite, encore inconnu, de cette planète (on lui en connaît déjà cinq), mais bien de structures analogues à des anneaux.Pour l'instant, deux hypothèses restent plausibles: tout d'abord, Uranus serait entourée d'une ou de plusieurs ceintures d'astéroïdes (dessin 1), un peu comme il en existe autour du Soleil, entre Mars et Jupiter.Une étoile traversant le champ visuel, derrière cette ceinture, aurait en moyenne quatre à cinq chances de rencontrer la trajectoire de ces astéroïdes, produisant autant d'occultations secondaires, et expliquant ainsi la différence entre les diverses observations.Dans la seconde hypothèse (dessin 2), Uranus serait entourée d'anneaux de poussières étroits mais denses, expliquant les occultations symétriques.Pour confirmer l'existence de ces anneaux, ou de cette ceinture d'astéroïdes, il faudrait maintenant les photographier.Ce n'est pas une mince tâche.Vue de la Terre, la planète a un diamètre apparent de quatre secondes d'arc et l'anneau atteindrait le double.Toutefois, la luminosité du soleil réfléchie par Uranus est suffisamment intense pour masquer complè- tement, sur toutes les photos prises jusqu'ici, ces anneaux beaucoup moins brillants.Il faudra donc à la fois raffiner l’appareillage de photographie, et espérer jouir d'une très longue exposition (sansturbulence de l'atmosphère terrestre, à moins qu'on n'ait recours d'ici quelques années à la plateforme de la navette spatiale).Pour l'instant, la possibilité d'une seconde planète entourée d'anneaux dans notre système solaire donne à penser DESSIM 2 URANUS étoile K que la situation de Saturne ne serait peut-être pas si exceptionnelle que cela: la formation d'anneaux ne ferait-elle pas partie intégrante des étapes de formation des systèmes planétaires, ce qui n'est guère prévu par la théorie de regroupement gravitationnel des masses gazeuses, mais qui concorde avec une autre approche, qui voudrait que les corps planétaires se forment par chocs discrets de masses solides?Ou alors, au contraire, peut-être lesanneaux sont-ils le résultat d'explosions d'étoiles, ou de satellites, explosions dont la cause demeure encore inconnue.(P.S.) ENVIRONNEMENT EAUX DOUCES, EAUX TROUBLES Les mythes ont la vie dure.Et en particulier celui des «eaux douces illimitées» dont disposerait le Canada.N'y trouve-t-on pas, dit-on, la moitié de l'eau douce disponible sur cette planète?des réseaux hydrographiques parmi les plus considérables au monde?des lacs par millions?Vrai, ou presque.Mais il faut se méfier des cartes postales trop jolies et trop simples.Et la plus grande richesse, comme la beauté, est un bien parfois très fragile.Le Canada, qui en fait possède un peu plus du tiers de l'eau douce du monde, ne reçoit que cinq pour cent des précipitations annuelles.De plus, la plupart de ses bassins, encore fortement marqués par la récente glaciation, connaissent des taux d'écoulement très lents (taux de vidange du Lac Supérieur: 900 ans).Tous ces facteurs, on s'en doute, limitent considérablement la quantité d'eau douce réellement à notre disposition.D'autant plus que dans bien des cas, la qualité de cette eau douce — et de l'environnement aquatique en général — a subi et subit encore plus d'un outrage.Ce sont ces quelques vérités que vient nous rappeler un rapport de l’Office des recherches sur les pêcheries du Canada, rapport dans lequel l'auteur, H.H.Harvey, passe en revue les principales menaces à ce bien qui naguère paraissait illimité.Plus de 1 30 ans après l'invention du traitement des eaux d'égout, le rejet des déchets humains demeure encore un problème important en plusieurs endroits d'un pays riche comme le Canada.Au Québec par exemple, à peine onze pour cent des eauxdomestiques sont traitées.Pratiquement toutes les rivières se déversant dans le Saint-Laurent entre Valleyfield et Québec sont contaminées par les égouts.Les plages ont dû être interdites à la baignade.Le Saint-Laurent se classe, avec le Mississippi et le Rhin, parmi les fleuves les plus pollués au monde, l'industrie con- tribuant bien sûr largement à cette déplorable situation.L'agriculture, pour sa part, se présente comme «le plus grand accapareur d'eau».Elle contribue à l'érosion des sols, phénomène qui peut prendre des proportions alarmantes avec des cultures comme celle de la pomme-de-terre.Les techniques de drainage et d'irrigation bouleversent l'environnement aquatique, causant même la disparition de certaines espèces.Bovins, porcs et volailles produisent des millions de tonnes de déchets — l’équivalent de ce que produirait une population de 70 millions de personnes — dont une partie appréciable se retrouve dans les eaux douces.En pâturage, ces animaux perturbent l'écologie des berges.L'usage massif d'engrais et autres produits chimiques contribue enfin largement à la pollution des lacs et des rivières.L'impact de l'industrie forestière sur la qualité de l'environnement aquatique n'est pas moins considérable.Utilisation d'insecticides, construction de routes d'accès le long des cours d'eau, exploitation du boisdimi-nuant la capacité de rétention de l'eau par le sol, érosion, rejet des déchets d'abattage, transport des billots, effluents des usines de pâte et papier: tout concourt à faire de l'industrie forestière une source de pollution particulièrement menaçante pour les eaux douces.Comme l'est, de son côté, l'industrie minière.Grande pro- Éditeur officiel du Québec UN ÉQUILIBRE PRÉCAIRE Le flottage du bois est une des principales causes de détérioration des rivières, enrichissant les eaux, grugeant les berges. CM QUÉBEC SCIENCE / septembre 1 977 51 lia la ion eni la pè- li6S on- ent pu- on- :ia- m Ai- des en- mi- ent des es- ¦’ï.i ' ; if'.'ü US rl ductrice de déchets acides, cette c! industrie est aussi grande utili-satrice d'eau: en moyenne, a-t-1 I on calculé en Ontario, 3 600 , litrespartonnedemineraitraité.La libération dans l'atmosphère de bioxyde de soufre lors du ,.s «grillage» du minerai est à l'ori-l gme de la pollution des cours "J d'eau environnants.Quant aux résidus miniers, ils prennent parfois des allures de véritables catastrophes écologiques: la Reserve Minning américaine , ' déverse 67 000 tonnes de résidus par jour dans le lac Supérieur, soit cinq fois plus que tous j les solides pénétrant naturellement dans ce plan d'eau, qui I représente à lui seul le douzième des réserves d'eau douce du v j monde.Même les étangs à résidus, I qui valent tout de même mieux j que l'inqualifiable pratique du déversement direct, ne sont pas i | à l'abri de tout défaut: une crue 1 soudaine, une inondation nor-j male au printemps, et leur con-j tenu se déverse dans la rivière | ou le lac voisins; en mars 1 975 par exemple, au Yukon, deux brèches dans les digues de l'étang de la mine Anvil ont ^ libéré 735 millions de litres de résidus et de produits de décan-^ tation, toxiques et fortement ^ alcalins.La production d'énergie est 3 e^e aussi largement responsable de la dégradation du milieu j aquatique.L'impact des instal-j lations hydro-électriques est ¦ j certainement considérable, mê- | me si l'on se soucie rarement ¦ d en mesurer avec exactitude ' i les conséquences.À titre I d exemple, citons une hypothèse récente selon laquelle les ¦ rivières qui se déversent dans le Saint-Laurent constitueraient la force motrice de cette immense masse d'eau: les réservoirs des barrages, en contrôlant les débits printaniers, provoqueraient une diminution de la remontée des eaux profondes du fleuve, riches en éléments nutritifs essentiels à la faune aquatique.De leur côté, les centrales thermo-électriques (pétrole, gaz ou charbon) provoquent un réchauffement deseauxnéfaste pour l'environnement, comme le font ces dévoreurs d'eau de redroidissement que sont les centrales nucléaires.À Pickering, on pompe 4,5 millions de litres d'eau à la minute et du même coup.de 0,03 à 0,30 mètres cubes de poisson par jour! Ce type de centrale, de plus, présente un risque, très minime selon ce que disent les autorités, de pollution radioactive des eaux douces qu'elles utilisent si abondamment.Les transports par voie maritime ou par pipe-lines (en Alberta, on dénombre jusqu'à six ruptures de pipe-lines par jour) et les activités récréatives sur les lacs et rivières sont aussi des sources de dégradation de la qualité de l'environnement aquatique.Le tableau d'ensemble n'est donc pas très reluisant.Et ce d'autant plus que les actions entreprises pour lutter contre cette situation ne sont pas encore très considérables, pour dire les choses gentiment.Côté recherche par exemple, on nage quelque part entre pauvreté et amateurisme — mis à part certains efforts structurés comme ceux de l'INRS-Eau, à l'Université du Québec, ou d'Environne-ment Canada avec ses études transdisciplinaires de bassins hydrographiques.Ceci dit, c'est à peine un cinquième de un pour cent des subventions du Conseil national de recherches du Canada qui va à la recherche en envi- ronnement aquatique.Ce qui n'est vraiment qu'une toute petite goutte d'eau dans cette «inépuisable» mer d'eau douce.(Y.V.) PUBLICITE UN MARCHÉ EN CULOTTES COURTES Qu'ils aient des enfants ou qu'ils n'en aient pas, les Montréalais n'apprécient guère la publicité télévisée destinée aux enfants.Dans le cas des parents d'enfants de un à treize ans, on relève même que les deux tiers se disent défavorables à cette forme de publicité.C'est grâce à un sondage réalisé l'an dernier auprès de 872 adultes du grand Montréal que le Groupe de recherche en consommation de la faculté de droit de l'Université de Montréal a recueilli l'avis des Montréalais sur la publicité destinée aux enfants, ainsi que sur ses effets.Aujourd'hui, ce sondage vient appuyer un dossier préparé par deux membres du Groupe, Françoise Lebeau et Claude Masse, tous deux avocats, qui en arrivent à une conclusion sans équivoque: «.c'est pourquoi nous recommandons que soit supprimée toute publicité télévisée destinée aux enfants de moins de treize ans et qu'il en soit de même de toute publicité, même celle qui est destinée aux adultes, pendant lesheuresd'écoute de la télévision où la plusgrande partie de l'auditoire est composée d'enfants de moins de treize ans, soit entre 1 6 heures et 1 8 heures sur semaine et entre 9 heures et midi en fin de semaine».Ce n'est pas sur un coup de tête que les deux avocats en arrivent à une telle recommandation.En fait, ils avancent un ensemble de faits, d'études et d'analyses qui font ressortir les dangers que constitue, autant pour la famille que pour l'enfant, la publicité destinée aux enfants.Puisque 98 pour cent des foyers québécois possèdent au moins un téléviseur et que cet appareil magique fonctionne en moyenne six heures et demie par jour, il n'est pas étonnant d'apprendre que les enfants de deux à onze ans regardent et écoutent en moyenne plus de trois heures de télévision par jour.Et sur ces trois heures, il peut y avoir jusqu'à 24 minutes de publicité (les commerciaux destinés aux enfants ne peuvent excéder huit minutes par heure).Il semble bien que la publicité pour les enfants est efficace et pour s'en convaincre il suffit de savoir que les revenus récoltés à ce titre par les chaînes de télévision aux États-Unis atteignaient un peu plus de 100 millions de dollars en 1974.Pour ceux qui aimeraient savoir quelles compagnies ont les moyens de dépenser de g rosses sommes en commerciaux pour enfants, disons que Kellogg's, Mattel et General Mill accaparent trente pour cent du marché, tandis que General Food, Deluxe, Topper Toys, Quaker Oats et Mars se partagent un autre 25 pourcent.Il est difficile de savoir quels sont les budgets dépensés au Québec en publicité destinée aux enfants, mais les deux chercheurs de l'Université de Montréal estiment qu'ils se monteraient à plus de dix millions de dollars.Il estdoncévidentquece genre de publicité marche bien, qu'elle a donc des effets sur les enfants.Le plus difficile est de savoir précisément quels effets les messages commerciaux ont sur le comportement des enfants.En dehors de quelques études réalisées aux États-Unis, celle de Scott Ward pour l'Institut national de santé mentale entre autres, il existe peu de travaux dans ce domaine.Toutefois, on sait maintenant qu'un enfant de cinq à sept ans comprend peu la finalité commerciale de la publicité, et qu'il va confondre le message commercial avec l'émission.À l'âge de huit à dix ans, il commence à percevoir le but commercial et à onze et douze ans il reconnaît les buts visés par le message, allant même jusqu'à identifier certaines techniques utilisées pour la vente.Ce qui est également prouvé c'est qu'on se sert de l'enfant comme d'un intermédiaire involontaire entre les annonceurs et les parents.En fait, ce sont les parents qui sont visés, par le biais de leurs relations émotives avec leurs enfants.Il devient de plus en plus délicat de dire non aux demandes du garçonnetqui veut telle céréale, tel jouet, telle tablette de chocolat. 52 septembre 1977 / QUÉBEC SCIENCE Éditeur officiel du Québec PETIT ENFANT DEVIENDRA GRAND CONSOMMATEUR A raison de huit minutes par heure, chaque fin d'après-midi, les enfants apprennent à devenir de bons consommateurs grâce aux messages commerciaux que leur destinent les marchands de céréales, de jouets ou de barres de chocolat Parce qu'il n'a pas encore constitué les catégories mentales qui lui permettraient d'avoir une véritable approche réfléchie, l'enfant devient l'élément vulnérable, le maillon faible de la famille.C'est donc lui que vont rejoindre les publicitaires pour influencer toute la famille.Plus l'enfant va être en bas âge, plus il va avoir tendance à influencer ses parents.C'est un véritable travail de sape qui va s'exercer, jusqu'à créer des conflits latents très graves dans la famille.Dans le sondage réalisé auprès des Montréalais, 25 pour cent des répondants disent être aux prises avec ce genre de problème.Enfin, un des effets les plus graves est peut-être le fait que la publicité tend à faire de l'enfant un consommateur avant l'âge.On le conditionne à se trouver des besoins de consommation pour quand il sera plus grand.Et on sait quelle importance a la télévision en matière de formation et de socialisation de l'enfant.Si les auteurs du dossier en viennent à demander l'abolition pure et simple de ce genre de publicité, c'est qu'ils constatent également que la législation dans ce domaine est très faible.Pour commencer, le droit civil prévoit que le mineur, moins de 18 ans, est considéré comme une personne juridique incapable de s'engager parcontrat, car il n'a pas la capacité de discernement nécessaire pour négocier, acheter ou vendre.Comment peut-on alors tolérer que des compagnies fassent des offres d'achat à des garçons et des filles de moins de 18 ans, parfois à des bambins?Que ce soit le règlement québécois sur la publicité destinée aux enfants, le code de la publicité radiotélévisée de l'Association canadienne des radiodiffu-seurs ou le code publicitaire de Radio-Canada, tous ces règlements représentent en fait des voeux pieux, des évidences, ou sont truffés d'échappatoires.Tous prévoient, par exemple.des mesures pour protéger l'enfant contre la publicité trompeuse ou frauduleuse.On se demande bien pourquoi ces mesures ne s'appliquent pas à la publicité destinée aux adultes! On retrouve également des mesures de protection contre des messages qui inciteraient à des comportements dangereux: cela relève de l'évidence, notent les deux chercheurs: «nous croyons qu'il n'y a pas grand mérite ni grand prestige à avoir interdit, par exemple, la promotion de la vente de médicaments aux enfants, ou à avoir interdit que l'on montre sur les ondes des enfants qui jouent dans les arbres ou qui coupent la branche sur laquelle ils sont assis».Quant aux mesures contre la publicité comportant des pratiques abusives, elles sont vite contournées par des subtilités, qui tendent à rendre les messages commerciaux encore plus pernicieux.La bataille que mènent des organismes comme le Mouvement pour l'abolition de la publicité aux enfants (MARE) au Québec, ou ses équivalents au Japon, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, les trois pays qui, avec le Canada, sont touchés par ce problème, commence à porter des fruits.Le dossier présenté par le Groupe de recherche en consommation vient apporter des arguments de poids à ces organismes.(M.G.) ''/W DOUA, jUAfl'OMr iiouli du mtulA" 'JoJmk d d/élme Vous sentez le coureur des bois s'agiter en vous, votre "petite nature" peut supporter la vraie, la grande, il n'y a que des "bouts du monde"pour vous contenter et votre humour résiste à toutes les intempéries.Alors, ne rêvez plus d'aventure, vivez-la à travers nos sept destinations, et ce pour moins de $1300, tout compris (départ du 24 déc.au 15 avril) Fs 'ÉS- mèlA ¦¦ : \ \ X • •••; I V5v.m Le Centre d'études universitaires dans l'Ouest québécois (CEUOQ) dans l'immense territoire de l'Outaouais et du Nord-Ouest.L'Université du Québec à Montréal (UQAM), l'Institut Armand-Frappier (IAF) et l'École de technologie supérieure (ETS) dans la région de la métropole.L'Université du Québec à TrofS-Rivières (UQTR) dans la Mauricie et les Bois-Francs.L'École nationale d'administration publique (ENAP) et l'Université du Québec (UQ) à Québec.L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) au Saguenay, au Lac Saint-Jean, aux portes du Nord et sur une partie de la Côte-Nord.L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) dans l'Est du Québec et sur la Côte-Nord elle aussi, de l'autre côté du fleuve.La Télé-université (TÉLUQ) et l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) un peu partout au Québec.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec: Service de l'information.Université du Québec, 2875 boulevard Laurier, Sainte-Foy, Québec.G1V 2M3 Tél.: (418) 657-2234 Université du Québec S# .wm C'est tout cela, iluniversité du Québec.XV'
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