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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1976, Collections de BAnQ.

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^ Volume 14, numéro 5 JANVIER 1976 O I.2Ô QUEBEC SCIENCE , pays à zonef k ' - I ms*' .¦ - -'.- ri.;l i : ;V- PH-m 1 mentation a solution «déchets» f :ronomie I Tot re ciel en 1976 P - chercheurs québécois Nlui sont • ils ?¦J"''""- r;"> IffiiwP :';v ¦ -, .• •: • ., ' • ¦ ' -, ; - V .I LES COMMUNICATIONS AU QUÉBEC Les télécommunications En découvrant le comportement des ondes électro-magnétiques.Faraday, Maxwell, Hertz et Branly révolutionnent le monde des communications.Samuel Morse invente le télégraphe, Alexander Graham Bell réalise la première communication téléphonique et Marconi réussit la première liaison radio.À peine un siècle plus tard, d'importants réseaux de communications encerclent le globe terrestre et permettent à l'homme de communiquer avec tous ses semblables.Aujourd'hui, ces installations tant terrestres que sous-marines et spatiales relient divers terminaux de communications.Le téléphone permet à la voix de franchir l'horizon, les ordinateurs peuvent échanger d'importantes quantités de données à de très grandes vitesses, la radio et la télévision permettent au son et à l'image de pénétrer dans la majorité des foyers.L'information, l'éducation et les loisirs des individus s'en trouvent diversifiés.Graham Bell n'a sûrement pas imaginé le développement que prendraient les télécommunications au cours du premier siècle de l'ère téléphonique.Sur le plan économique, la contribution du secteur des télécommunications au Produit national brut (P.IM.B.) canadien était de 2,9% en 1972.Les services téléphoniques et télégraphiques à eux seuls contribuent à 1,6% de ce P.N.B.L'apport des services téléphoniques est particulièrement important dans ce domaine puisqu'à eux seuls ils emploient autant de salariés que la totalité du secteur manufacturier québécois des communications.Des 300 millions de téléphones répartis à travers le monde, près de la moitié se retrouvent en Amérique du Nord et plus de 3 millions au Québec.Ainsi au Québec, on compte actuellement 28 compagnies de téléphone qui acheminent annuellement un peu plus de 4 milliards d'appels, dont 5% sont des appels interurbains.C'est à partir des 36 centres interurbains répartis à travers le Québec que sont acheminées les communications internationales québécoises.Ce réseau téléphonique permet aussi la transmission de messages écrits et le transfert de données vers ou entre des ordinateurs.Le développement du réseau téléphonique interurbain de même que l'avènement du téléscripteur ont considérablement diminué l'importance de la télégraphie.En effet dans les dix dernières années, le volume de télégrammes transmis a diminué de plus de 50%.La forte pénétration de la radiodiffusion au Canada, 98,7% pour la radio et 97,3% pour la télévision en 1972, nous classe parmi les pays les mieux desservis au monde.Les Québécois, il est vrai, sont particulièrement friands d'émissions radio-télédiffusées.La forte pénétration des appareils récepteurs en fait foi: 96,6% des foyers québécois possèdent un appareil de télévision et 96,9% possèdent un appareil de radio.Dans ce secteur, l'entreprise privée livre une dure concurrence à Radio-Canada, l'entreprise d'état.On compte actuellement plus de 200 municipalités québécoises desservies par 150 réseaux indépendants de câblodistribution.Le but principal de ces réseaux est d'assurer à partir d'antennes communes la qualité et la diversité en matière de radio-télédiffusion.On étudie actuellement la possibilité d'utiliser les réseaux de télécommunications, y compris les réseaux de câblodistribution, pour assurer une foule de nouveaux services à l'abonné tels: le télémagasinage les transactions bancaires à distance la télévision payante, etc.Le Québec peut donc s'enorgueillir de posséder sur son territoire des moyens de communication dont le taux d'utilisation se range parmi les plus élevés du monde.Saviez-vous que le ministère des Communications du Québec, c'est votre ministère?Gouvernement du Québec Ministère des Communications ^ Sommaire Comité de soutien !ell Canada /I.J.V.R.Cyr ice-président exécutif one de l'Est 31 ianque de Montréal R.Muir ice-président et secrétaire masco Limitée .es produits Tiperial Tobacco Limitée nstitut de recherche de e l'Hydro Québec Lionel Boulet irecteur Irasserie Labatt Limitée il.Maurice Legault résident a Sauvegarde ie d'assurance sur la vie Clément Gauthier résident Université du Québec e magazine Québec Science, tensuel à but non lucratif, est ublié par l'Université du Québec /ec le soutien du ministère de Éducation du Québec et le Con iil national de recherches du anada.La direction laisse aux Jteurs l'entière responsabilité de iurs textes.Les titres, sous-titres, îxtes de présentation et rubri-ues sont dus à la rédaction.3SN-0021-6127.Dépôt légal, ibliothèque nationaledu Québec, remier trimestre 1976.Réper-ariédans PER IODEX et RADAR.iourrier de deuxième classe, enre-istrement no 1052.Port de re-aur garanti: LE MAGAZINE HJÊBEC SCIENCE.C.P.250, ülery, Québec G1T2R1.î) Copyright 1975 — le magazine uébec Science-Université du uébec.Tous droits réservés pour tus pays.Sauf pour les citations ans une critique, il est interdit, pns la permission écrite de l’édi tur, le magazine Québec Science, B reproduire ou d'utiliser ce tensuel, ou une partie de ce tensuel, sous quelque forme que ¦ soit, par des moyens mécani-¦es, électroniques ou autres, nnus présentement ou qui scient inventés à l'avenir, y com-risja xérographie, la photocopie t I enregistrement, de même que s systèmes d'informatique.Jean-Marc Gagnon directeur Benoît Drolet chef des informations Diane Dontigny secrétaire de rédaction Jean Pierre Langlois conception & réalisation graphique Nicole Aubin Françoise Ferland Patricia Larouche secrétariat et diffusion Photogravure & quadrichromies Audart Inc (418) 522-2073 I mpression Imprimerie Canada Inc.(418) 688-9121 Distribution en kiosques Les Messageries Dynamiques Inc.(514) 332-0680 Publicité Agence de vente publicitaire A.F.Inc.(418) 658-0002 Abonnements (lan// 12 numéros) Tarif régulier: $10.00 A l'étranger: $1 5.00 A l'unité: $1.25 Port de retour garanti LE MAGAZINE QUÉBEC SCIENCE Case postale 250 Sillery, Québec GIT 2R1 Tél.: (418) 657-2426 Télex: 011 3488 Les cheques ou mandais postaux doivent être établis â l’o'dre du MAGAZINE QUEBEC SCIENCE 4 Courrier 6 Environnement Airs des villes 8 Odorat & goût Des sens énigmatiques Armement nucléaire La bombe a trente ans 33 Physiologie La fièvre a ses bons côtés Comportement Être gaucher 35 Chronobiologie Les effets du décalage horaire 36 Maladies industrielles Poisons à odeur d'ail 37 Sexualité Ça se passe aussi dans le cerveau 38 Parutions récentes 41 En vrac 10 Un pays à zoner André De!isle Pour contrer l'anarchie «bullversante» des spéculateurs publics et privés 18 La solution «déchets» Joseph Ri si Comment on pourrait utiliser l'énergie solaire comme source alimentaire par l'intermédiaire de la forêt 21 Notre ciel en 1976 Benoit Drolet La carte du ciel tel qu'on pourra l'observer depuis le Québec en 1976 27 Les chercheurs québécois, qui sont-ils?Michel Gauquelin Les nouveaux professionnels de la matière grise 4 janvier 1976 / QUÉBEC SCIENCE COURRIER HEUREUSE DÉCOUVERTE Pendant une visite récente à Montréal, j'ai fait l'heureuse découverte de votre magazine.J'en ai trouvé la lecture si intéressante que je vous envoie mon paiement pour un abonnement.Je profiterai de votre magazine comme simple lecteur aussi bien que comme professeur de français dans un high school C'est mon intention de laisser lire mes exemplaires de Québec Science à mes élèves qui me demandent toujours quelque chose de plus intéressant et de plus contemporain que ce qu'ils trouvent dans leurs livres de classe.Pourriez-vous m'indiquer les noms et les adresses de quelques-unes des autres revues publiées au Québec, dont le langage n'est pas trop technique, et qui ont comme sujet les sciences naturelles, les sciences sociales ou les sciences appliquées?John Zimnie Aurora, Illinois, U.S.A.En ce qui concerne votre demande, nous vous livrons, ci-après, la liste de quelques revues québécoises susceptibles de vous Intéresser: La vie médicale au Canada français, revue mensuelle publiée par la Faculté de médecine, Université Laval, Cité universitaire, Québec G!K 7P4; Histoire et conscience collective, revue trimestrielle publiée par l'Association canadienne d'éducation de langue française, 980 chemin Saint-Louis, Sillery, Québec GIS 1C7; Forces, revue trimestrielle d'information publiée par les Relations publiques de l'Hydro-Québec, 75 boulevard Dorchester ouest, Montréal, Québec H2Z 1A4; Recherches amérindiennes au Québec, revue bimestrielle publiée par la Société des recherches amérindiennes du Québec, C.P.123, succursale G, Montréal 130, Québec; Le naturaliste canadien, revue bimestrielle d'écologie publiée par Les Presses de /'université Laval, C.P.2447, Québec G1K7R4.HISTOIRE DE CRAPAUD Dans votre édition de juillet (dans la rubrique «Environnement»), vous écrivez qu'un crapaud peut vivre jusqu'à une vingtaine d'années.S'agit-il là de l'espérance de vie (moyenne) ou du maximum possible.Ayant discuté de ce «détail» avec un confrère de travail, nous n'avons pu en venir à une entente et j'aimerais savoir qui peut bien avoir raison.Normand Bourgault Saint-Adalbert C'est bien de l'espérance de vie moyenne qu'il est question dans notre article « Vie de crapaud».QUALITÉ ET CLARTÉ Je vous félicite pour l'excellente qualité de votre magazine.Je n'ai pas une formation scientifique et malgré cela, non seulement les sujets m'intéressent, mais je trouve le contenu très bien vulgarisé.Marie-Céline Drapeau Montréal DES COLLECTEURS SOLAIRES QUÉBÉCOIS Auriez-vous l'obligeance de me faire savoir, par l'intermédiaire de votre magazine, s'il est possible de se procurer «des collecteurs solaires» faits au Québec?Yves Maheux Aston Jonction Comté de Nicolet Des chercheurs du département de génie mécanique de l'université Concordia ont mis au point un collecteur solaire permettant de chauffer l'eau d'un chauffe-eau domestique.Si vous êtes intéressé a obtenir plus d'informations sur ce sujet, vous pouvez vous adresser au professeur Hugh McQueen, département de génie mécanique, Université Concordia, 1455 ouest, boulevard Maisonneuve, Montréal, Québec H3G 1M8.UNE PHILOSOPHIE QUÉBÉCOISE Je prends cinq minutes pour vous faire connaftre ma très grande appréciation de votre magazine.En particulier, j'admire votre philosophie québécoise et l'aspect prospectif qui se trouve dans vos «gros» articles.J'apprécie aussi beaucoup que la «substance scientifique» des articles soit accompagnée de son contexte socio-politique.Normand Lemyre Sainte-Foy RARES APPARITIONS Depuis quelque temps, Québec Science est devenu plus qu'une revue que l'on lit pour connaftre les derniers développements scientifiques.C'est maintenant un «outil» fort utile (voir: «Une agriculture qui respecte l'écologie», dans le numéro d'avril dernier, et «Recyclez-les vous-même», dans le numéro d'août, entre autres).Il y a cependant le fait que Québec Science ne fait que de rares apparitions dans les environs (3 à 4 fois par an); allez savoir pourquoi?Deux revues scientifiques françaises (vous les connaissez sûrement) sont pourtant présentes chez nous à chaque mois! Michel Chouinard Maria , Gaspésie Vos remarques sont appréciées et nous avons averti notre distributeur du problème dont vous faites état.FINS DE LIGNES «DÉSORDONNÉES» Je suis abonné à Québec Science depuis , près d'un an et, à chaque numéro, j'apprécie vos articles d'actualité.J'ai cependant noté un problème au I point de vue technique: les fins de lignes j forment, les unes par rapport aux autres, à l'encontre de la plupart des périodiques, un ensemble désordonné.En unifiant le tout ; de façon à obtenir des colonnes bien droites, vous faciliteriez la lecture de votre excellent magazine tout en rehaussant la qualité de sa présentation.es - ' , -FrarfO I itréîl Sf'O i.t' s roc - eé: c -(sw :: : (LEME! liant en ¦ 3Vd deïacit d'éno'rr veaiicc l'a ce fc.:e: Bernard Bilodeau Loretteville : // faut noter que pour uniformiser les lignes les unes par rapport aux autres afin qu'elles se terminent toutes sur une même ligne verticale (ligne justifiée, en jargon d'imprimerie), il faut plus que de la bonne volonté.Nous sommes à la recherche d'une composeuse (un dactylographe spécial) qui nous permettra bientôt de publier des textes entièrement justifiés, à un coût abordable.EFFICACITÉ «INFORMATIVE» Il y a déjà plus d'un an que je suis abonné à votre magazine et je m'en félicite car chaque numéro m'apporte une information variée et hautement intéressante.Néanmoins, puis-je vous suggérer une petite amélioration qui augmenterait l'efficacité | «informative» de votre magazine?J'ai remarqué de temps à autres l'absence de I références dans les rubriques.Par exemple, dans votre numéro de juin dernier, j'ai été très intéressé par l'excellent résumé du travail de Sommer et Russo (à la page 45), intéressé au point de vouloir consulter le ou les articles qui ont servi de base à votre texte «Garder ses distances».Hélas! je n'ai rien pu trouver I qui puisse au moins m'indiquer par où je 1 devrais commencer mes pérégrinations dans les publications récentes.Il ne s'agit pas 1 pour vous de donner la référence complète, ni encore moins une bibliographie pour chacun de vos textes courts, mais je suggère que vous fassiez systématiquement comme le «NEW SCIENTIST», ou même parfois I votre propre magazine (par exemple, page 46, pour «À la recherche de l'humour»), I indiquer brièvement (entre parenthèses) le nom de la revue, le volume et la page, s'il Y “250 >5? UÊBEC SCIENCE / janvier 1976 s;:'* IDOlEf m r.'": lieu.Cette courte addition faciliterait randement les recherches bibliographiques e vos lecteurs.ean-François Saucier lontréal /ous prenons bonne note de votre sugges-:on.En ce qui concerne l'article intitulé Garder ses distances)), nous vous «refilons» )s références suivantes: 1) «L'espace ersonnel», R.Sommer, La Recherche, ol.4, no 31, p.135; 2) «La dimension achée», E.T.Hall, Editions du Seuil, 1971.ROBLÈMES D'EXTRACTION tudiant en chimie industrielle analytique, travaille sur un projet concernant l'ana-.|f/se de l'acide citrique dans le jus de citron, ai d'énormes difficultés d'extraction et ne 'ouve aucune documentation susceptible l;f e m'aider.J'ai fait des «fouilles» dans de ombreuses bibliothèques, sans résultat.aimerais beaucoup que quelqu'un puisse ie fournir des détails permettant de faire JIVÉ' La récente grève postale ayant considérablement perturbé notre système de distribution, nous prions nos abonnés qui n'auraient pas reçu leurs exemplaires de novembre ou décembre 1975 de bien vouloir communiquer avec nous le plus tôt possible.La livraison de QUÉBEC SCIENCE est GARANTIE et nous nous ferons un plaisir de remplacer les exemplaires manquants.De plus, nous avons procédé à une révision de notre calendrier de parution de façon à ce que nos abonnés reçoivent leur exemplaire au tout début de chaque mois à condition, bien évidemment, qu'il ne se produise pas de retard indû dans le service postal.Communiquer toute réclamation en mentionnant vos nom, adresse et numéro d'abonné à: QUÉBEC SCIENCE C.P.250, Sillery GIT 2R1 (418) 657-2426 une extraction valable.Si certains de vos lecteurs connaissent des méthodes susceptibles de m'aider, j'aimerais beaucoup les connaftre, soit par lettre directe ou par l'entremise de votre magazine.Jean-Claude Couture 20, Saint-Dominique Lauzon (Lévis) L'extraction de l'acide citrique n'est pas une sinécure.Elle est faite à partir du jus de citron légèrement fermenté, par un traitement au carbonate de calcium à ébullition.// se forme en citrate tricalcique qu'il faut décomposer par de l'acide sulfurique.L'acide citrique se forme dans une fermentation du glucose sous l'influence de champignons appelés citromycètes.Mais, pour en savoir plus long, vous pourriez vous adresser à M.R.E.Simard, du département des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, de la faculté d'agriculture de l'université Laval.LECTEUR CURIEUX Excusez ma curiosité, mais j'aimerais savoir s'il est possible que les personnes photographiées dans la page publicitaire On compte sur vous soient les membres de l'équipe de rédaction de Québec Science.Par la même occasion, j'aimerais vous suggérer de faire paraftre les photos des signataires de vos articles.À mon sens, ça a une certaine importance.Serge Beaucher Victoriaville C'ÉTAIT NOUS! — Malgré certaines tendances récentes préconisant le contraire, à Québec Science, nous croyons toujours que les communicateurs doivent s'effacer derrière leur message et.que les œuvres dépassent toujours les hommes.C'est aussi dans le même esprit que, par exemple, nous ne faisons que très rarement état des titres, diplômes, etc.de nos collaborateurs.Nous pensons que l'essentiel est qu'ils parviennent à satisfaire vos exigences de qualité et de crédibilité.Même —et c'est la raison pour laquelle il n'existe plus d'éditorial en bonne et due forme—, nous sommes convaincus que nos opinions ne valent pas les vôtres.Nous avons déjà bien assez de chercher des sujets qui vous intéresseront et de décider de leur traitement.Pour répondre à la question de monsieur Beaucher, les personnes sur la photo du concours On compte sur vous étaient bel et bien nous.Devinez qui est qui! Vous seriez déçu si vous le saviez.On compte sur vous pour ne pas le dire! JE M'ABONNE Au tarif de $10.00 (1 an / 12 numéros)* ?Je m'abonne D Je me réabonne pour.années au magazine QUÉBEC SCIENCE.A L'USAGE COUPON D'ABONNEMENT DU MAGAZINE remplir en lettres MAJUSCULES) I 5 6 lA, , j t J 7 8 9 10 1 l l 1 1 1 1 II 16 30 nom 50 ¦ i i i i i i i i i i i i i i i i i i i i 60 prénom 80 JL ^ 7 8 17 20 9 numéro rue appartement 28 21 24 29 ville province ou pays 49 ?Chèque ou mandat postal ci-joint 25 26 27 29 69 code postal 74 * Offre valide jusqu'au 30 juin 1976 6 janvier 1976 / QUÉBEC SCIENC! fiirs de ville Plusieurs voient dans la ville la condition première de la naissance et de l'évolution des civilisations et du progrès humain sur tous le plans.C'est l'endroit où les relations humaines sont les plus propices, les plus enrichissantes.La ville porte toutefois en elle des contrecoups.des solides imbrûlés et des goudrons.Elles peuvent s'imprégner d'acide sulfurique et s'agglomérer pour constituer des fumerons.La pollution atmosphérique venant des industries est beaucoup plus variée.Les dégagements de bioxyde de soufre et d'oxydes de fer sont fréquents quand il s'agit 6ecokeries.On retrouve également des poussières de minerais, de charbon, de coke, des cendres, des goudrons, divers gaz et en particulier des fluorures dans l'industrie électrolytique de l'aluminerie.La fluorose osseuse découle de l'exposition à des fluorures.Chez le travailleur d'une aluminerie, exposé à des émanations contenant des sels de fluor, on a noté que l'intoxication débute habituellement après 2 ans de travail.Elle se manifeste par des douleurs vagues des membres et souvent, par des fractures spontanées.Ce problème concerne aussi ceux qui habitent à proximité d'une aluminerie.D'autres industries, comme les cimenteries, émettent des poussières, tandis que celles des pâtes et papiers entrament des dégagements d'hydrogène sulfur (à odeur d'œufs pourris) ou de; mercaptan.Il ne faudrait pas oublier que les automobiles constituent aussi! une cause importante de la pollution de l'atmosphère de la La pollution urbaine, surtout celle de l'air, fléau du 20ième siècle, frappe toutes les villes d'une certaine importance.Montréal, par exemple, est sérieusement touché par ce problème et, ce qui n'arrange rien, la coupe en règle de presque tous ses arbres en a fait un écosystème «au souffle court».Stages en France La cité, par sa topographie créée de toutes pièces, modifie les courants aériens, détourne les vents dominants, engendre des tourbillons ici et des stagnations là, et perturbe considérablement l'atmosphère du lieu où elle «croft».Elle constitue un îlot de chaleur et, de ce fait, perturbe le climat en favorisant la stagnation de masses atmosphériques propices à l'accumulation des polluants de l'air.La pollution urbaine origine donc en partie des foyers domestiques, mais découle aussi et surtout de l'activité industrielle urbaine ou banlieusarde.En ce qui concerne le chauffage domestique, on a pu déterminer que les combustibles solides, liquides ou gazeux provoquent la formation d'oxydes de soufre, d'azote et de carbone et de particules en suspension dans l'air.L'un de ces oxydes, le bioxyde de soufre, est d'autant plus abondant que les techniques de désulfuration des combustibles commencent à peine à être mises en pratique.D'autre part, on sait que les oxydes de carbone sont la conséquence, dans la plupart des cas, de mauvais réglages des foyers de combustion.Cependant, l'étude de la pollution atmosphérique par les oxydes d'azote en est à ses débuts.pour enseignants du secteur professionnel de niveaux secondaire et collégial.pggp m k_jk Équipement motorisé Électrotechnique Mécanique Dessin technique Renseignez-vous auprès du coordonnateur de renseignement professionnel de votre régionale, ou auprès du responsable de renseignement professionnel de votre cegep, ou encore au bureau régional du ministère de l'Éducation de votre région.BUREAUX RÉGIONAUX DU MINISTÈRE DE L ÉDUCATION : Rimouski: 723-5915 Jonquiere: 549-3828 Quebec: 643-7533 Trois-Rivieres: 378-1096 Sherbrooke: 567-7083 Montreal Centre: 873-3052 Montréal Sud: 873-2077 Laval-Laurentides: 689-0144 Hull: 776-2500 Noranda: 762-8454 Hauterive: 589-8454 Faites parvenir votre formulaire dûment complété à: Stages de I Enseignement professionnel, Direction des Affaires educatives, Direction générale de la Coopération internationale, Ministère des Affaires Intergouvemementales, Gouvernement du Québec, Édifice "G", 6e étage, 1035, de la Chevrotière, Québec, G1 R 5A5 GOUVERNEMENT DU QUÉBEC MINISTÈRE DES AFFAIRES INTERGOUVERNEMENTALES Direction générale de la Coopération internationale Direction des Affaires éducatives Les particules en suspension sont émises sous forme de cendres volantes contenant du carbone, QUÉBEC SCIENCE / janvier 1976 • n taris, •liai tîrrJisnin ; - -, I ionne ville.Elles assaisonnent l’air d’oxydes de carbone et d’azote, d’hydrocarbures, de particules et de sels de plomb.Dans certaines conditions particulières, la topographie «aidant», les polluants peuvent demeurer stagnants et former des brouillards ou smog.Lesmog acide flotte habituellement au-dessus des villes où l’on consom- me de grandes quantités de combustibles pour le chauffage comme c’est le cas en plusieurs endroits au Québec.L’«agressi-vité» de ce brouillard est due à l’acide sulfurique qui se forme dans l’air humide.Dans certains «coins» de la cité, la densité des polluants peut être très élevée.En effet, la pollution atmosphérique d’une ville n’est pas homogène; elle est aussi hétérogène que le tissu urbain lui-même.La proximité d’une industrie, la densité de la circulation automobile et la présence de grands édifices massifs ou d’étroites ruelles influencent le niveau de pollution en un point donné de la ville.Par conséquent, il est difficile d’y choisir les points d’échantillonnage les plus représentatifs pour la mesure du niveau de pollution moyen.La santé des citadins est beaucoup plus affectée par la pollution de l’air qu’on l’admet généralement.En décembre 1952, en Angleterre, le taux de mortalité monta subitement chez les jeunes enfants.Cette sombre statistique était associée à une augmentation importante des maladies respiratoires dans les grandes villes anglaises, spécialement à Londres, à l’occasion de «poussées» de smog.Par ailleurs, dans les régions rurales de ce pays, aucune augmentation de ce genre ne fut notée.Le même scénario s’est déroulé à New York, du 29 janvier au 12 février 1963, au moment où se produisait une très forte poussée de pollution; un brouillard chargé de bioxyde de soufre et de fumée recouvrait la métropole américaine.L’enfant est particulièrement sensible à toutes les causes d’infection ou d’irritation des voies respiratoires.D’après des travaux du Dr Paul Fréour {La Vie médicale au Canada français, vol.3, no 2), l’importance relative dë la bronchite chronique, chez les plus jeunes comme chez les plus âgés, est étroitement liée à la pollution atmosphérique.Chez l’adulte, c’est la vie prolongée dans un milieu pollué qui entraîne les problèmes pour la santé des citadins.Des travaux faits en Hollande, avec un groupe de non fumeurs, ont montré que ceux qui habitent dans des zones polluées sont plus souvent tousseurs et cracheurs que ceux des zones non polluées.(B.D.) IflOlîi1® i#l.itivfft OUR LA SOCIÉTÉ Les chercheurs et les agents de classement des porcs collaborent à la préparation d’un nouveau système de classement que l’on proclame comme le meilleur au monde.Il en résulte que tout l’élevage porcin au Canada est axé sur la production de gros morceaux de viande maigre et nourrissante que demande le consommateur.Les abattoirs et les agriculteurs ont donné tous deux leur appui au système qui garantit de meilleures recettes au éleveurs produisant des porcs de meilleure qualité.Hon.Eugene Whelan, Ministre L.Denis Hudon, Sous-Ministre 8 janvier 1976 / QUÉBEC SCIENCE Des sens énigmati -ques On a longtemps considéré la possibilité de déterminer de trois à six odeurs pures fondamentales à partir desquelles toutes les odeurs pourraient être recrées par simple mélange.On se fiait, par analogie, au cas des trois couleurs fondamentales (le jaune, le rouge et le bleu).Cependant, il a été démontré, il y a une trentaine d'années déjà, qu'il n'existe pas d'odeurs fondamentales comparables aux couleurs et qu'à l'origine de la perception de chaque odeur différenciable d'une autre, se trouve un mécanisme neuro-sensoriel spécifique.Ainsi, pour chaque structure moléculaire particulière, l'appareil olfactif fournit une réponse particulière.Le cas du système gustatif est plus encourageant; à travers toute l'espèce animale, celui-ci ne peut, somme toute, différencier que quatre types de saveurs, et encore, il n'y parvient que grossièrement: le sucré, le salé, l'acide et l'amer.La synthèse de plusieurs résultats expérimentaux très divers amène toutefois à croire que le «goût» ne se limite pas aux quatre saveurs fondamentales; il s'agirait plutôt d'un «complexe d'estimations gustato-olfactives».Quand un aliment ou un liquide sont présents dans la cavité buccale, l'individu perçoit, en plus des sensations gustatives, les odeurs des particules gazeuses dégagées par l'aliment en question.Le professeur J.Le Magnen dirige le nouvel organisme européen nommé E.C.R.O.(European Chemoreception Research Organization) regroupant tous les scientifiques européens intéressés par la chimioréception (étude des mécanismes de la réception olfactive et gustative).Les travaux poursuivis par ces spécialistes pourraient éventuellement déboucher sur des applications technologiques de grande importance.En effet, l'analyse sensorielle gustative concerne directement le domaine de l'alimentation en général et, en particulier, celui de la gastronomie.Cependant, les arômes sont d'une extraordinaire complexité: si trois composantes suffisent pour reproduire parfaitement le goût du lait et s'il n'en faut qu'une seule pour restituer la saveur de la pêche, il est presqu'impossible d'obtenir synthétiquement le parfum et le goût de la fraise, dont l'arôme comporte plusieurs dizaines de composantes.Et que dire du café, pour lequel on en a décelé plus de cinq cents?Certains chercheurs ne reculent pas pour autant et continuent à tenter de percer les secrets du goût.Des études électrophysiologiques menées par le professeur André Holley, de l'université Claude Bernard (à Lyon-Villeurnanne), ont permis de comprendre comment l'ensemble de la muqueuse fournit au cerveau les moyens de distinguer les unes des autres, en quelque sorte de discriminer, les substances odorantes dont les molécules atteignent la muqueuse.Holley a pu démontrer que chaque substance odorante provoque la formation d'un message aux caractéristiques uniques dans l'espace et dans le temps.Le Dr D.Ottoson, de l'Université de Stockholm, a découvert l'électro-olfactogramme qui prend la forme d'une onde dont l'amplitude atteint parfois plusieurs millivolts, enregistrable par une électrode posée à la surface de l'épithélium olfactif stimulé.Pour une substance odorante donnée, le déplacement de l'électrode sur la muqueuse olfactive montre une variation de sensibilité caractéristique.On peut imaginer que deux substances odorantes différentes présentant des fluctuations électro-olfactogra-phiques parallèles devraient posséder une propriété stimulante commune.Les chercheurs se butent toutefois à une autre embûche, au phénomène d'adaptation, spécialement prononcé et durable dans le cas des sensations olfactives.Il y aura bientôt vingt-cinq ans, Le Magnen observait que, chez des sujets féminins, les seuils de perception d'une odeur musquée de lactone, l'exaltolide, subissaient d'importantes variations au cours du cycle menstruel.Cette influence des hormones et spécialement des hormones sexuelles a été confirmée depuis chez de nombreuses espèces animales.Quoi qu'il en soit, l'image de l'odorat se précise.L'hyoothèse de base maintenant acceptée suppose que la molécule odorante réalise ses effets excitateurs à la suite d'une liaison relativement spécifique avec un site récepteur, sans doute une protéine, portée par la membrane du neuro-récepteur.La discrimination des odeurs reposerait elle-même sur la pluralité des récepteurs macromoléculaires aux propriétés distinctes.En effet, seules parmi les molécules de la membrane, les protéines sont susceptibles de posséder la configuration nécessaire pour distinguer deux molécules qui ne diffèrent pas plus l'une de l'autre qu'un objet de son image dans un miroir.(B.D.) La bombe a trente ans Depuis le 6 août 1945, jour où la première bombe atomique, nommée affectueusement «Little Boy», explosait à Hiroshima, les États-Unis et l'Union soviétique n'ont pas cessé de tester ses «filles» au rythme incroyable de une à tous les dix jours.Au cours des dernières années, quatre autres pays se sont joints à la ligue des «détenteurs de la puissance destructrice de l'atome».Le physicien Neils Bohr avait vu juste quand, le 3 juillet 1944, il adressa au président Roosevelt et au premier ministre Churchill une lettre dans laquelle il insistait sur le fait que la mise au point de la bombe atomique allait modifier considérablement les tactiques de guerre et constituer une constante menace pour l'humanité.Il avait prévu l'affrontement entre l'Est et l'Ouest après la fin de la deuxième guerre mondiale et la difficulté presqu'insurmontable d'arriver à un véritable contrôle du développement et de l'évolution des conquêtes de l'atome.Le Dr Frank Barnaby, directeur du Stockholm Institute for Peace Research (SIPRI), relate, dans un article récent de la revue A/ew Scientist (Vol.67, no 961), les événements qui ont suivi.presque selon le scénario que Bohr avait présenté.En effet, un an plus tard, le 16| juillet 1945, la première explosion nucléaire provoquée! par l'homme (les étoiles en connaissent les secrets depuis I longtemps) se produisait à Alamogordo, dans un site d'essai au Nouveau-Mexique.Trois semaines plus tard, le 6 août 1945, « Little Boy» faisait de I Hiroshima une «ville-cimetière», puis le 9 août, les Américains I assénaient le coup de grâce au I Japon en faisant subir le mêmel sort à la ville de Nagasaki.nforio"- rs T' ifiè ¦ Aujourd'hui, trente ans plus tard six pays, les États-Unis, l'Union.' soviétique, la Grande-Bretagne* la France, la Chine et, depuis pi de temps, l'Inde ont su se doter d'armements nucléaires.La course aux perfectionnements et aux puissances explosives toujours plus grandes s'est faite aussi rapidement que les progrès technologiques le permettaient Les traités signés (d'une main fl distraite) n'ont eu pratiquement aucun effet sur la course aux I armements nucléaires.Durant celle-ci, des «progrès» considé-l râbles ont été réalisés concernarr le «cœur» des bombes atomiqul' et les transporteurs de bombesl (avions ou fusées).Me m bâti enss re; prcwï.nonta ÿuisii c tiqua: feites d Dbinè; Mtr Su.c fe;;;: pis co# lueleo n décida «au;; pcrjc ’ben Y( 'fence | Les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki étaient, bien sûr, très primitives.Celle d'Hiroshima, qui a tué près de 100 000 personnes, était armée d'environ 60 kilogrammes d'uranium 235 (masse métallique occupant un espace équivalent à celui d'un , ballon de football) pour produit J_j une explosion nucléaire I “e équivalente à environ 13 500 I tonnes de TNT (13,5 kilotonnll Cette bombe cylindrique de 3,2 mètres de longueur et de 0,73 mètre de diamètre pesait en tou: 4 500 kilogrammes et avait une efficacité d'à peine un pour ce t Il fallut quatre ans et quelques jours aux Soviétiques pour rejoindre les États-Unis au rang des détenteurs d'armements nucléaires.C'est en effet le 29c août 1949 que les Soviétiques! faisaient exploser leur première bombe atomique, d'une puissan ce de 20 kilotonnes, aux environs de Semipalatinsk, en! Asie centrale.Entre-temps, les Américains avaient déjà fait j l'essai de huit bombes nucléaire! allant jusqu'à 50 kilotonnes, et $Sor;- : !|r C :.A: ffei'c ; yiT ;¦ te- 'ai;u ïibç,, %,; Quebecs Quebec science / janvier 1976 ï ta [eus ; jô OQiiïiyi jenieaiïl x~.'\ SaceBi I: - ÎU L'infortuné dragon Lors d'un des essais américains, effectué en 1954 dans les fies Marshall, le contrôleur-radio d'un navire de pêche japonais, le «Dragon fortuné», fut tué par les intenses retombées radioactives du fantastique champignon qu'il regardait se former non loin du point où son bateau était ancré.L'utilisation d'uranium pour enrober le deutérium (qui se fusionne) avait permis de provoquer de très ntenses retombées radioactives.Ces retombées vinrent à deux doigts de provoquer la mort de centaines de personnes vivant dans les atolls environnants des fies Marshall.Cet «incident» provoqua la naissance ^de nombreux mouvements visant à bannir les tests nucléaires et conduisit au premier traité de «contrôle» des essais nucléaires signé en 1963.[EtlOI if* f'' - '‘quelques centaines d’armes nucléaires dont la puissance iteuffl combinée s'établissait à environ /s 20 000 kilotonnes ( 10 méga-s I tonnes) est durant les années cinquante ue le gros du développement et fu perfectionnement des armes nucléaires devait être accompli fout a commencé en 1950, 11 orsque le gouvernement améri-ncain décida d'entreprendre la in mise au point de l'arme v fjl) thermonucléaire.[Herbert York, ex-directeur du jLawrence Livermore Radiation ;i Laboratory, centre de recherche ïi ^ui a joué un rôle important [dans la conquête de l'atome, 'elate, dans un récent article de ( a revue Scientific American Vol.233, no 4), les discussions K 3t les controverses qui ont entouré la mise au point de la inremière bombe thermonucléaire 1] américaine.On estimait la auissance explosive d'un tel sngin, basé sur le principe alors nouveau de la fusion thermo-nucléaire, à plus de 1 000 fois elui de la bombe d'Hiroshima, oit à environ 15 mégatonnes: on avait surnommée la «super-ombe».'un côté, le physicien Edward HTeller, son plus ardent défendeur.De l'autre, Jacob Robert ^ Oppenheimer et de nombreux srautres physiciens soutenant que itHi,.50 kill la sécurité des États-Unis ne nécessitait nullement la mise au point de cette «superbombe» et que ce serait une erreur «morale» de développer une arme aussi potentiellement destructrice.C'était à la fin de 1949; Teller et ses amis craignaient que les Soviétiques réussissent à mettre au point la bombe à hydrogène avant eux et que leur pays devienne une «puissance de second ordre».Oppenheimer était président, depuis 1946, du General Advisory Committee (comité consultatif sur l'énergie atomique) chargé de conseiller le gouvernement concernant le développement des armes nucléaires de l'après-guerre.Auparavant, il avait été directeur du Los Alamos Laboratory quand on y construisit la première bombe atomique.Les 29 et 30 octobre 1949, les membres du comité présidé par Oppenheimer se réunissaient pour préparer un important rapport.Ils favorisaient le développement des bombes atomiques (à fission) pour des raisons de tactique et de défense.mais s'opposaient à la mise au point de la bombe thermonucléaire.Ils étaient persuadés qu'une fois le principe de la superbombe expérimenté et son fonctionnement démontré par des tests, il n'y aurait plus de limite à la puissance explosive de la bombe qu'on voudrait fabriquer si ce n'est celle imposée par le transporteur.Ils étaient tous unanimes à dire que le développement et la mise au point d'une telle bombe ne devait pas se faire.« Le danger pour l'humanité d'une telle arme dépasse largement l'avantage militaire qu'elle pourrait procurer.Elle ne pourrait servir qu'à dévaster une très grande étendue de terrain avec une seule bombe.et donc de tuer un grand nombre de civils.La bombe thermonucléaire pourrait devenir l'arme du génocide.», soutenaient les membres du comité.Ilsvoyaient les stocks des bombes atomiques américaines comme suffisants pour dissuader les Soviétiques d'attaquer.Comme nous le savons tous, les recommandations du comité Oppenheimer furent rejetées.Tôt en 1950, le président Truman, agissant de son propre chef, donna l'ordre de mettre au point la superbombe, et ce, dans les plus brefs délais.Le programme avait été très bien établi puisque, le premier novembre 1952, la première bombe thermonucléaire, avec ses énormes 10 mégatonnes, explosait dans l'atoll d'Eniwetok, dans le Pacifique.Les Soviétiques n'ont pas «trafné» longtemps derrière les Américains.I Is faisaient exploser leur première bombe thermonucléaire, d'une puissance d'environ 400 kilotonnes moins de dix mois plus tard, le 12 août 1953.Les Américains n'ont jamais fait exploser une bombe d'une puissance supérieure à 15 mégatonnes.Les Soviétiques sont allés beaucoup plus loin; ils firent exploser une bombe thermonucléaire d'une puissance de 58 mégatonnes, en octobre 1961, à Novaya Zemlya (probablement plus pour des raisons politiques que des raisons militaires).Pour améliorer l'efficacité des bombes nucléaires, il a fallu faire de nombreuses explosions-tests.Selon les chiffres dont dispose le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), les États-Unis et l'Union soviétique ont fait exploser près de 1 000 engins nucléaires au cours des trente dernières années (en moyenne, une explosion nucléaire à tous les dix jours).Au cours des trente années qui nous séparent d'Hiroshima, les arsenaux nucléaires des États-Unis et de l'Union soviétique ont tellement grossis qu'en importance, ils dépassent aujourd'hui n'importe quel besoin politique ou militaire.Les États-Unis ont déployé 9 000 ogives nucléaires dans des missiles stratégiques (ICBM ou SLBM) et des bombardiers.L'Union soviétique, elle, en a déployé environ 3 000.Selon le Dr Frank Barnaby, directeur de SIPRI, d'ici une dizaine d'années, leur nombre pourrait bien atteindre 18 500 chez les Américains et 9 500 chez les Soviétiques.Ces chiffres seront vraisemblablement atteints puisque rien ne laisse présager que les négociations SALT (Strategie Arm Limitation Treaty) puissent aboutir à une entente entre Américains et Soviétiques.Ces derniers viennent d'ailleurs de mettre au point un missile à ogive nucléaire nommé «Backfire», qui peut aller de l'Union soviétique jusqu'aux États-Unis.Les militaires américains, eux, sont «fiers» de leur dernier-né baptisé «Cruise Missile», une petite bombe téléguidée pouvant parcourir environ 600 kilomètres après avoir été larguée d'un bombardier ou lancée d'un sous-marin, et atteindre son objectif avec une précision remarquable d'environ dix mètres.Selon Barnaby, d'autres «améliorations» sont à prévoir avec les progrès technologiques.Le directeur de SI PR I estime à 35 le nombre des pays qui seront en mesure de se doter d'armes nucléaires ou thermonucléaires d'ici une dizaine d'années, avant le quarantième anniversaire du massacre d'Hiroshima, dont aucun gouvernement ne semble avoir compris la leçon.(B.D.) UN PAYS A ZONER par André Delisle Pour contrer l'anarchie « bullversante » des spéculateurs publics et privés.Forillon, Mirabel et Saguenay.Mauricie, Côte-Nord, Gaspésie.Bic, la baie James, Abitibi.Autant de territoires arrachés à leurs occupants par les gouvernements fédéral, provincial et municipal.Immenses territoires réquisitionnés pour les besoins du développement urbain, industriel et même, touristique.A plus petite échelle, quotidiennement, dans notre voisinage, dans notre ville, un espace vert actuel, ou éventuel, perdu aux mains des promoteurs immobiliers voraces.A Sillery, une tour dans un quartier zoné résidentiel unifamilial.À Charny, sur la rive sud de Québec, un complexe domiciliaire dans un des plus beaux espaces libres non aménagés.A Québec, un vieux quartier exproprié pour les besoins de la rénovation.A Montréal, une autoroute au travers d'un quartier résidentiel.À Saint-Hyacinthe, une régionale sur de très bonnes terres agricoles.A Saint-Jérôme, un pipeline au milieu de terres cultivées et prospères.À Hull, une partie de la ville disparue pour faire place aux aménagements de la capitale nationale.Ailleurs?Regardez un peu.Toutes ces atteintes à l'intégrité territoriale, tous ces conflits spaciaux posent de façon cruciale le problème de l'utilisation du sol québécois.Que faire du Québec?Quelle vocation donner à l'ensemble du territoire?Et à chacune de ses parties?.Et à chacune des parties de partie?.Il est urgent d'en décider si l'on tient à un développement harmonieux du territoire québécois et à une utilisation rationnelle de ses ressources.Les gestionnaires québécois, que ce soit au niveau provincial ou municipal, veulent partager le territoire afin d'arriver à une meilleure répartition des activités qu'elles soient urbaines ou rurales, agricoles ou forestières, industrielles ou récréatives.On parle de plus en plus du zonage comme solution-miracle à ces problèmes de partage du gâteau spatial.Les controverses se succèdent à un rythme «dévorant», au sujet de la vocation de certains villages, de certains quartiers, de certaines vues et même de certains terrains.Mais qui peut décider d'une telle répartition?Et comment?Les réponses à ces questions semblent très confuses, particulièrement au Québec.Nous nous limiterons à l'analyse d'un cas pour nous introduire à cette question complexe du zonage du territoire.Un cas-type, cependant, puisqu'il faut confronter les exigences du progrès économique et les besoins des ressources agricoles, le développement industriel et l'aménagement polyvalent, l'expansion urbaine et la perte des sols arables, la croissance à tout prix et la planification écologique.Où cela se passe-t-il?À Saint-Augustin, quelques kilomètres à peine à l'ouest de Québec, sur le «Chemin du Roy» qui longe la rive nord du Saint-Laurent, de Québec à Montréal.DES ADMINISTRATEURS «BULL»VERSANTS La Communauté urbaine de Québec tente de s'approprier plus de 4 kilomètres carrés de terres, à potentiel agricole reconnu, pour la construction d'un complexe intégré d'aluminerie.Cet envahissement administratif, il faut le dire, ne se fait pas sans problèmes.Plusieurs citoyens ont maintenant l'œil ouvert.Les expériences de Forillon et de Mirabel ont servi: une forte opposition est menée contre ce nouveau projet de «déportation» d'agriculteurs.Et pour cause.La perte de bonnes terres agricoles à Saint-Augustin rend plus crucial encore le problème de la diminution des ressources en terres arables au profit de l'expansion urbaine et industrielle.La conservation des terres agricoles, que ce soit par le zonage ou autrement, est ainsi devenue l'un des pivots du problème de Saint-Augustin.Pour bien comprendre cet aspect du conflit Saint-Augustin, nous brosserons rapidement un tableau de la situation de l'agriculture au Québec.Pour ce, aidons-nous de mémoires soumis au gouvernement par l'Ordre des agronomes et par les membres de la faculté d'agriculture de l'université Laval.Le Québec, sur l'ensemble de son territoire (1 350 000 kilomètres carrés), dispose de 60 000 kilomètres carrés de terres dites agricoles, soit 4 pour cent de son territoire.Cette surface agricole représente 75 pour cent du territoire habité.De ces terres, théoriquement disponibles pour l'agriculture, 26 000 km carrés sont i déjà défrichés, 24 000 km carrés, cultivés, j le reste actuellement sous spéculation.Dans la seule région de Montréal, plus de 1 200 km carrés sont gelés par les spéculateurs.Du point de vue de leur potentiel agricole, c'est-à-dire de leur aptitude à produire les denrées alimentaires animales ou humaines, les sols sont habituellement classés par catégories: des terres aux rendements très élevés, par exemple des terres noires de la région de Montréal (350 km carrés), aux sols pauvres et improductifs, telles les terres marginales de Charlevoix.En s'inspirant de l'inventaire des terres du Canada, on peut esquisser une classification sommaire qui range une superficie de près ' de 24 000 km carrés dans les sols bons ou moyens.11 est toutefois intéressant de consulter une classification plus précise prévue dans le projet d'une loi québécoise de zonage des terres agricoles et utilisée couramment par les agronomes gouvernementaux.Selon cette dernière, les sols à haut potentiel agricole totalisent à peine 16 000 km carrés.Ce potentiel agricole limité est aggravé par les problèmes que traverse l'agriculture québécoise.Depuis quelques années, on assiste à une diminution importante des fermes: les surfaces cultivées décroissent avec le départ des agriculteurs.L'agriculture subit ainsi les contrecoups de la pression sur les terres, pression due surtout à QUÉBEC SCIENCE / janvier 1976 11 ms qui ¦vm^-rfww * - v .%* M MM mV, r~ La ville gruge la campagne L'urbanisation s'approprie les meilleurs sols agricoles.Ainsi, on estime à 0,4 kilomètre carré la perte subie pour chaque augmentation de 7 000 habitants de la population urbaine.ddisitu et.Port-:oi œsttpai id'ajiictà lîW miîlfKff1 uitdpow itduw'P '¦ lemeiiulis 000 km « soussi*1 J plus lîl It: ddeuif11' le letii spl* r-11 ïlii yilî^ ioo*»'»" ijpirei njleidt® (efltaif'® ueiuF dJ«lsL * lOPO^I dtf1*" |etoB|iJ to'*.ion Wv.((C0#| pd^1 l'urbanisation et à l'industrialisation.D'un recensement à l'autre, on constate cette réduction du nombre de terres.Il s'élevait à 95 777 en 1961 ; de 80 294 qu'il était en 1966, il est passé à 61 257 en 1971.Ces fermes, occupant 52 150 km carrés en 1966, ne totalisaient que 43 712 km carrés en 1971.Malgré une croissance de la superficie moyenne par ferme, (de 65 hectares ou 0,65 km carré en 1966, à 71 hectares ou 0,71 km carré en 1971), cet agrandissement n'a pas suffi à combler le vide créé par l'abandon des terres.LES BARBARES DE LA VILLE L'urbanisation s'approprie les meilleurs sols.La conversion presqu'irréversible des terres agricoles en territoire urbain en inquiète plusieurs, à juste titre d'ailleurs.Selon l'Institut de recherches sur les sols à Agriculture Canada, les pertes se chiffreraient à 40 hectares (0,40 km carré ) pour chaque augmentation de 1 000 habitants de la population urbaine.À ce rythme, en se fondant sur les projections démographiques, le Québec se verra privé de près de 3 000 km carrés en l'an 2000, soit 12,8 pour cent de ses meilleurs sols.Ainsi, chez nos voisins ontariens, il disparaft depuis 5 ans 17 hectares (0,17 km carré ) de terres cultivées à toute heure du jour ou de la nuit.Quels sont les principaux responsables de cette situation?Les grandes villes évidemment.Surtout à cause de leur développement anarchique.Non pas qu'il faille éliminer l'urbanisation, mais tout au moins l'encadrer pour éviter les erreurs irréparables.De 1956 à 1966, Montréal a englouti près de 260 km carrés au détriment précisément de son «jardin potager»: l'He Jésus, et ses 120 km carrés, se prêtait très bien à la culture marafchère.Depuis, durant les dix dernières années, plus de 1 200 km carrés sont passés entre les mains des spéculateurs.Et la mutilation du territoire agricole continue.On prend 350 km carrés pour l'aéroport de Mirabel, 100 km carrés pour la route 20.Dans la région agricole par excellence, Saint-Hyacinthe, le processus est le même.Cette région, qui compte 84 pour cent des terrains les plus propices à l'agriculture, est aussi grugée par la spéculation urbaine: 210 km carrés ont déjà été requis pour l'agrandissement des villes et 600 km carrés sont présentement sous spéculation.Québec n'échappe pas à cette maladie des grandeurs: plus de 140 km carrés de bonnes terres ont cédé la place à la ville en 10 ans.Est-ce à dire que la petite surface de 4 km carrés présentement convoitée à Saint-Augustin est négligeable par rapport à ces immenses territoires déjà perdus?N'en croyons rien.Considérons plutôt les conséquences de ces pertes sur la production alimentaire au Québec.En moins de 20 ans, cette dernière est tombée de 60 à 40 pour cent; le Québec doit maintenant compter, pour son alimentation, sur l'importation de 60 pour cent de ses aliments.De là, une dépendance grandissante vis-à-vis des autres provinces et des autres pays, alors que le Québec pourrait s'autosuffire à plus de 90 pour cent, ou du moins pourrait mieux valoriser ses ressources agricoles dans le processus d'échanges avec d'autres pays.Les statistiques agricoles prouvent qu'il faut en moyenne près d'un hectare (0,01 km carré) pour nourrir un habitant; nous avons donc besoin, au Québec, de 60 000 km carrés de culture pour alimenter toute la population.Si l'on compare ces données aux surfaces arables mentionnées précédemment, le Québec n'a rien à perdre.Il est même urgent de freiner la perte des ressources en terres agricoles.Un calcul rapide nous permet de constater les conséquences de l'occupation par les villes des meilleurs sols agricoles.Il faudra peut-être 2 ou 3 fois plus de sols de classe 4 pour donner des rendements égaux à des terres de classel avec, pour effet, un accroissement du coût des aliments.Ainsi, au fur et à mesure que l'agriculture est repoussée vers les terres marginales, les difficultés et les coûts augmentent, tandis que le rendement et la variété des productions diminuent.PAS DES TISANES.Les remèdes à cette situation sont peu nombreux, mais bien connus.Maintenant que le cri d'alarme est lancé, particulièrement par les agronomes et les ingénieurs forestiers, on doit prendre les moyens de surveillance et de contrôle pour limiter les dégâts à court terme et améliorer la situation dans le futur.Le principe est simple: il faut reconnaftre l'importance des sols tant agricoles que forestiers, afin de mettre en valeur les meilleures terres, les protéger contre des utilisations autres et récupérer les sols encore disponibles, mais destinés à d'autres fins.Le zonage des territoires, plus particulièrement celui des terres agricoles et forestières, est un de ces outils qui permettraient un développement plus rationnel dans l'espace.Ainsi seraient évités les gaspillages courants au Québec: alors que dans une zone urbaine bien planifiée, les urbanistes proposent une moyenne spatiale de 43 hectares (0,43 km carré) par mille habitants, Montréal peut s'accorder 150 hectares (1,5 km carré) et Québec 400 hectares (4 km carrés) par mille habitants.Le gaspillage n'est-il pas évident?Et il continue toujours.Les événements de Saint-Augustin sont là pour en témoigner.On est prêt à sacrifier 4 km carrés de terres à haut potentiel agricole sous prétexte que la vocation agricole n'existe plus.Les données ne manquent pas pour appuyer une telle assertion.Le village de Saint-Augustin, d'une superficie de 90 km carrés, regroupe 55 agriculteurs qui exploitent un septième du territoire municipal, soit 13 des 27,5 km carrés de terres arables disponibles.Les autres 14,5 12 Désert à touristes Pour les besoins du développement touristique, le gouvernement fédéra! a réquisitionné les terres nécessaires pour le parc Ford Ion, en Gaspésie, imposant ainsi /'expropriation à tous ceux qui habitaient cette région.km carrés de terres agricoles appartiennent présentement à différents spéculateurs.Le reste du territoire est partagé entre le secteur public (8,8 km carrés), le secteur résidentiel (2,6 km carrés), les surfaces boisées ou pavées, et les cours d'eau.Les statistiques fiscales, les transactions immobilières et les permis de construction sont tout aussi significatifs.Les investissements sur les fermes ont diminué à Saint-Augustin, alors qu'ils ont augmenté dans le comté de Portneuf et dans le Québec; aucun crédit agricole n'a été accordé à l'intérieur de la municipalité depuis 1971, et parmi les 17 propriétaires délogés par la Communauté urbaine de Québec (C.U.Q.), 4 seulement sont des cultivateurs de profession.À l'intérieur du parc industriel projeté, les sols en friche occupent 70 pour cent de l'espace, sols atteints de la maladie de la spéculation.C'est donc clair: la vocation agricole de ce territoire n'existe plus.Cependant, son potentiel agricole n'est pas disparu pour autant, et est exploitable à condition de prendre les mesures nécessaires.Si la municipalité de Saint-Augustin a choisi le zonage agricole de ses plus belles terres, il ne faudrait pas laisser les pressions d'administrateurs supramunicipaux profiter de la protection de ces terres pour y amener une industrie lourde.Parce qu'alors, le zonage perd tout son sens.Il protège, bien sûr, contre des utilisations anarchiques par des spéculateurs privés.Mais pouvons-nous accepter que ce soient des édiles municipaux, des promoteurs supramunicipaux, ou des fonctionnaires qui, prenant la relève des spéculateurs privés, déterminent impunément des utilisations dites prioritaires, même si ces utilisations viennent contredire la vocation en fonction de laquelle un territoire a été «zoné»?La question est posée, la question même du zonage.Qu'est-ce que le zonage, à quoi sert-il et de quelle manière peut-on l'utiliser pour orienter le développement de façon rationnelle?janvier 1976 / QUÉBEC SCIENCE QUI PEUT VOUS EXPROPRIER Le propriétaire n'a plus l'assurance de conserver ses biens.Les autorités municipales exercent très peu de contrôle sur l'utilisation de leur sol.L'administration provinciale peut difficilement préserver l'intégrité de son territoire.Pourquoi?Parce que le droit de propriété s'est pour ainsi dire désintégré, pour faire place aux exigences du bien commun et du progrès social.Ainsi, le droit traditionnellement absolu de propriété individuelle et la reconnaissance d'entités administratives bien délimitées sont illusoires.Depuis quelques années des centaines d'organismes, du conseil des ministres aux commissions scolaires en passant par la compagnie d'électricité, sont dotés de pouvoirs directs ou indirects d'expropriation.Avec pour conséquence qu'un certain jour, quelqu'un entre chez vous et vous annonce la bonne nouvelle de votre expropriation! Un gentil papier vous renseigne sur les conditions de transfert de vos biens à I expropriant et sur les délais prévus pour votre départ! Et vous pensiez être chez vous.Votre droit inaliénable et sacré de propriété peut être bafoué de la sorte à n'importe quel moment, avec la bénédiction de la loi.Quelles lois reconnaissent tous ces pouvoirs d'expropriation?Plusieurs, et pour des fins très diverses.Les deux plus importantes sont sans contredit les lois générales sur l'expropriation, l'une fédérale, l'autre provinciale.La première reconnaft à la Couronne le pouvoir d'exproprier tout droit réel immobilier dont elle a besoin pour un ouvrage public ou pour toute autre fin d'intérêt public.Le Québec, pour sa part, s'est doté d'une loi de l'expropriation (la loi 38) qui, partiellement en vigueur, prévoit des procédures d'expropriation visant à protéger les droits des expropriés, entre autres un tribunal à la disposition des dépossédés.Ces pouvoirs généraux ne sont pas les seuls: des ministères fédéraux et provinciaux, des organismes para-publics ou régionaux, des entreprises d'État et même privées bénéficient de privilèges d'expropriation pour leurs besoins spécifiques.Il serait trop long et fastidieux de faire la liste exhaustive de tous ces organismes-expropriants et des sources légales de leur pouvoir.Nous pouvons toutefois mentionner quelques-uns des cas qui sont, en même temps que des atteintes au droit individuel de propriété, des limites à la capacité municipale de zoner.Pour un AÉROPORT, tous le savent maintenant, le ministre des Transports (fédéral) utilise couramment ses pouvoirs d'expropriation.Pour des PORTS, des CANAUX, des BARRAGES et d'autres travaux sur les cours d'eau, plusieurs ministères ainsi que des sociétés d'État peuvent requérir les terrains nécessaires.Pour des CHEMINS DE FER, les compagnies peuvent exproprier les bandes de terrain exigées pour la circulation de leurs engins.Pour les ROUTES et les PONTS, les ministères responsables des transports peuvent déterminer les tracés adéquats et obtenir les terrains pour leur réalisation.Pour le transport de ('ÉLECTRICITÉ, de PÉTROLE et de GAZ, des entreprises privées ou étatiques sont dotées du pouvoir d'expropriation des terrains propices au passage de lignes électriques ou de pipelines.Pour des PARCS ou des RÉSERVES, trois ou quatre ministères fédéraux ou provinciaux peuvent choisir les sites qui leur conviennent.Pour les CENTRES INDUSTRIELS, le ministère de l'Industrie et du Commerce peut acquérir les terrains nécessaires au développement industriel des villes ou des communautés urbaines.Pour les ÉCOLES et les UNIVERSITÉS, le ministre québécois de l'Éducation et les commissions scolaires peuvent exproprier de façon à faire place aux institutions.Pour les HÔPITAUX et les CLSC, les ministères des Affaires sociales ou des Travaux publics peuvent exproprier en vue de construire tout immeuble aménagé à de telles fins.Pour les BUREAUX DE POSTE, les POSTES DE POLICE ET DE POMPIERS, les PRISONS, diverses administrations se sont vu reconnaftre le droit d'expropriation pour établir ces services administratifs.Pour les ÉGLISES, les PRESBYTÈRES et les CIMETIÈRES, des pouvoirs ont été conférés aux corporations intéressées afin d'acquérir les biens nécessaires à la pratique du culte.s y tueii jutd'al b'te fentntil ÏMci •Je Iqu’ipi Lie stinttesi unicipjij Iteacqi rritoire 'njeii connus Ce' sol et meept ’itinte 's à unj 'opriét; |0rscont| hides j, Ir fouet! 'très, De Jestipr,; ["S [ovinciji pSioe.le % ; foicWes „ M PSiii .Sep K! "WS'QUi QUÉBEC SCI ENCE / janvier 1976 m\ iBWtKlpj|j Mil 111 [i! f (||ij plJte!ü*(ii|cei àellüt!] |iies.Oi| listlKlUKI il-[itKiiepoiii p'uiuîrür, lwtiet*|ii a- KOI sà ii(*nsiœéti|ei ià m?Pljsiïiii SCOIlWliitl is , Lapiîfnii limmobiliei tt'i iiuMtap!*1 l«!S japnseso mitoii tdetomt* Nouif»^ impud* téniunitipi desT#8 iitiesW' {latpwïi» ipiop*11 fîil«|l I GLUCOSE PUR (DE PAPIER À JOURNAL) moins d iqi usconm mmela lérerl'éi XMnoîtr ctéitlu c.ÏÎÜIUII «nonJe )nnëe 'tOflSo'i [J :3- heoiesi .'A l'tinij(|,| %(, “Wif, Kl 11 Wiicipi V % :.h 21 mus 3t t nai til de fed mes h ftp : à;M «dti |ram- Iffli Pos t hr 5 M -¦ Jtte teest si ie ¦::: ::ss .tur» ala :"!( !3p: : i.PIrraii: A moins d'être de ceux «qui-savent-tout-et-qui-expliquent-tout», il est possible que pot'vous connaissiez quelques constellations oses comme la Grande Ourse, que vous sachiez t.,•«: repérer l'étoile Polaire, ou que vous puissiez reconnaftre la bande lumineuse de la Voie ; Lactée et un peu plus, mais il est peu jjjciaçrprobable que vous sachiez exactement puf e> quand et où repérer telle ou telle planète, ela telle ou telle nébuleuse ou telle ou telle alaxie.ranit Des astronomes amateurs viennent de préparer un graphique du ciel à l'intention »*du «monde ordinaire» qui s'intéresse à ce qui se passe dans le ciel du Québec.Ce J graphique, plus exactement cet «Almanach î1 .s,;:graphique», une fois qu'on en a compris la e:.lecture, permet de connaître une foule de fe?ï.cîdonnées intéressantes concernant les /oi s pi1.NOTRE CIEL EN 1976 par Benoft Drolet La carte du ciel tel qu'on pourra l'observer depuis le Québec en 1976.1 : ‘ „ planètes, certaines étoiles, nébuleuses ou ¦H ®- ïjs (galaxies.DONNÉES FONDAMENTALES ||SNotons d'abord que le quadrillé de fond du -L graphique représente, de gauche à droite.ju les heures de 16 h 00 à 08 h 00 (donc huit lI8 heures avant et huit heures après minuit) ,efi((et, de haut en bas, les jours et les mois de 'P ^l'année.A toutes les semaines, une ligne R continue horizontale (tracée de gauche à droite) identifie la nuit du jeudi soir au Vendredi matin.Les nuits intermédiaires “sont indiquées par des traits sur les courbes du coucher et du lever du Soleil.Les autres lignes qui traversent ou serpentent sur le graphique se rapportent aux principaux objets célestes et permettent de déterminer, pour chacun, l'heure du ever, l'heure du passage au méridien (ligne oassant par les pôle et la verticale du lieu) fc'est-à-dire au moment où il se trouve à mi-chemin dans sa «course» de l'horizon zST vers l'horizon OUEST, et l'heure du coucher, selon les saisons.COMMENT LIRE LE GRAPHIQUE?La lecture du graphique nous apprendra qu'en ce début de 1976, de nombreuses planètes sont facilement observables; Saturne, Jupiter, Mercure, Mars et Vénus sont toutes visibles au cours des premières nuits de la nouvelle année.La première chose à faire pour bien lire le graphique et déterminer s'il est possible d'observer telle ou telle planète, telle ou telle étoile, telle nébuleuse ou telle galaxie, et si oui, à quelle heure le faire, consiste donc à repérer l'heure du coucher et celle du lever du Soleil.Par exemple, le 9 janvier, moment particulièrement favorable à l'observation des planètes, le Soleil se couche à 16 h 30 et se lève, au matin du 10 janvier, à 07 h 45.Notons que ces données sont approximatives —sauf dans le cas des régions situées le long du méridien de Montebello.Nous verrons plus loin pourquoi il en est ainsi et comment obtenir les heures exactes pour diverses localités du Québec.Il faut ensuite tenir compte de la durée du crépuscule, peu après le coucher du Soleil, et de celle de l'aurore, peu avant le lever de ce dernier.Ainsi, pour le même jour —ou plutôt la même nuit!— d'observation, le crépuscule se termine à 18 h 08 et l'aurore commence, le matin suivant, à 05 h 42, la nuit proprement dite, entre ces deux moments, dure donc 11 heures et 44 minutes (c'est l'une des nuits les plus longues de l'année).Mercure et Vénus, étant proches du Soleil, ne sont jamais visibles en pleine nuit.Ainsi, pour le 9 janvier.Mercure se couche au crépuscule, à 18 h 00, et Vénus se lève à 04 h 48, le 10 au matin; ces deux planètes ne sont donc visibles que durant assez peu de temps.Il faut toutefois noter qu'il en est toujours ainsi pour elles, et que la nuit du 9 au 10 janvier est l'une des plus favorables de l'année pour leur observation.Il faudra en effet attendre jusqu'au mois de décembre prochain pour pouvoir les observer toutes deux, dans le ciel du soir cette fois, avec la même netteté.Reprenons la lecture du graphique pour les corps célestes visibles au cours de la nuit-type du 9 janvier 1976: a) coucher du Soleil: 16 h 30; b) lever de Saturne: 17 h 30; c) coucher de Mercure: 18 h 00; d) fin du crépuscule: 18 h 08; e) passage de la Polaire: 19 h 00; f) passage des Pléiades: 20 h 32; g) passage de Mars: 21 h 45; h) passage de la nébuleuse d'Orion: 22 h 22; i) passage de Sirius: 23 h 00; j) coucher de Jupiter: 00 h 15; k) passage de Castor: 00 h 20; I) passage de Saturne: 01 h 00; m) passage de Régulus: 02 h 53; n) lever de Vénus: 04 h 48; o) passage de Gamma de la Vierge: 05 h 30; p) début de l'aurore: 05 h 42; q) coucher de Mars: 05 h 50; r) lever du Soleil: 07 h 45.À noter que tous ces objets célestes seront visibles à l'œil nu ou avec des jumelles 7 X 50 au cours de la même nuit.si le temps est clair! D'autre part, les petits cercles avec un point central indiquent les heures de coucher de la Lune et les losanges, les heures de lever de la Lune.PL, NL, PO et DO placés sous ces cercles ou ces losanges, désignent les différentes phases lunaires (pleine Lune, nouvelle Lune, etc.).AUX HEURES DU QUÉBEC On pourrait donner une définition approximative de l'heure comme étant le moment qui correspond à une position déterminée du Soleil dans le ciel.Ainsi, on dira, en première approximation, qu'il est midi juste à Québec lorsque le Soleil passe exactement au méridien de cette ville (c'est-à-dire franc SUD de Québec).Mais alors, au même instant, il serait plus tôt d'environ 9 minutes à Montréal, puisque le Soleil, se déplaçant vers l'OUEST, aurait encore un «bout de chemin» à faire avant d'arriver vis-à-vis de son méridien.Pour contourner ce problème, on introduit le concept des fuseaux horaires; :>$8&V.'-^ :::::;:::::::::r:-:::^r-> 3æSC£^-:-:-:-r-r-r-: • '¦ ALMANACH GRAPHIQUE HEU RE LOCALE 1976 JOUR JULI£N COUCHER DU SOLEIL 2,4 4 2,7 7 4 16/17 18 SOIR MATIN LE VE R DU SOLEIL 6 7 \ 8 MINUIT 23 O • u/AU PERI H ELIE E QU Al| ON DU T EM LEIL VRAI ARDE SIDERA IUIT 858 OP c?/ C REPUSC UROkE y?janvier 1976 / QUÉBEC SCIENCE — m \ -ArA-îÀ' \ A A- / 3003 XXII O X X III 10 PM L VRAI LE SOLE I AVANCE I H’O 2 SOIR M ATIN REALISE PAR CENTRE DE QUEBEC S RAC C.P 9396 S TE - FOY.CIV 4B 5 LEG ENDE LEVER DE LUNE COUCHER DE LUNE PLUS GRAND e”cLAT (VENUS) Q PLUS GRANDE ELONGATION ?QUADRATURE ,§> OPPOSITION O CONJONCTION £ MERCURE 9 VENUS TERRE d MARS H JUPITER T SATURNE COPYRIGHT BY THE MARYLAND ACADEMY OF SCIENCES QUÉBEC SCIENCE / janvier 1976 mmmmàm 'wÜü 24 janvier 1976 / QUÉBEC SCIENCE ce sont des «quartiers de Terre», la Terre comptant 24 de ces quartiers, au sein desquels on vit à une heure donnée.Le méridien de référence horaire (c'est-à-dire pour lequel le Soleil passant franc SUD «fixe» midi) passe, pour presque tout le Québec et une grande partie de l'Ontario, par la petite localité de Montebello (au Québec, à environ 80 kilomètres à l'EST d'Ottawa).C'est à partir de la position du Soleil par rapport à ce méridien que presque tous les Québécois ajustent leurs montres (à quelques minutes près).Ceci fixe l'heure normale de l'EST, en hiver, ou l'heure avancée de l'EST, en été.Cependant, si on ne fait pas grand cas d'un décalage horaire entre le passage du Soleil exactement au SUD et le moment où nos montres annoncent midi, il en va autrement lorsqu'on s'intéresse au moment exact du lever, du passage au méridien ou du coucher d'une planète.Il faut donc appliquer une correction pour obtenir l'heure précise à laquelle un de ces événements se produira pour un lieu donné (c'est-à-dire déterminer l'heure locale du phénomène d'intérêt).Les calculs ont été faits pour 46,8° de latitude NORD et 75,0° de longitude OUEST; les données du graphique demeurent assez précises jusque dans les limites de 42° et 52° de lalitude NORD.Pour des lieux situés à l'EST de Montebello, le passage au méridien d'un corps céleste sera vu un peu plus tard.Voici le tableau des corrections horaires à apporter aux données du graphique pour quelque 28 villes du Québec: VILLE TEMPS (minutes) Amos + 12 Chicoutimi - 15 Drummondville - 10 Gaspé - 42 Joliette - 6 La Malbaie - 18 La Tuque - 9 Matane - 29 Montebello 0 Mont-Joli - 27 Montmagny - 18 Montréal - 6 Nicolet - 9 Ottawa-Hull + 3 Québec - 15 Rimouski - 26 Rivière-du-Loup - 22 Roberval - 10 Saint-Hyacinthe - 8 Saint-Jean (P.Q.) - 7 Schefferville - 33 Sept-lles - 34 Shawinigan - 9 Sherbrooke - 12 Sorel - 7 Trois-Rivières - 10 Valleyfield - 3 Victoriaville - 12 ?L'ombre du mercure Mercure, la planète la plus proche du Soleil passant devant ce dernier.Vue de la Terre, cette planète d'un diamètre de près de 5 000 kilomètres semble minuscule devant le géant de I 390 960 kilomètres de diamètre.?Une galaxie comme la nôtre La grande galaxie M 31, située dans la constellation d'Andromède, ressemble presque trait pour trait à celle que nous «habitons».Parmi les nombreuses galaxies de notre «coin» d'univers, c'est la seule qui soit suffisamment grande et brillante pour être observée à l'oeil nu, sous forme d'une petite tache laiteuse de plus d'un degré de long (soit environ deux fois le diamètre apparent de la pleine Lune).Nasa Observatoire Haie, Mont Palomar ¦ ; «'CSCIi, QUÉBEC SCIENCE / janvier 1976 25 Soif '''Wirr il élimm 3 ¦ de ienr liÉie MM K II imà.n nble tmiallt non: les» ' tomMc'ea limiîldeil Observatoire Haie, Mont Palomar ibsmiti etitert tajlsoit OTtdei T La grande nébuleuse d'Orion Dans la constellation d'Orion, l'une des constellations hivernales les plus faciles à reconnaftre (sous forme d'un grand rectangle presque régulier avec au milieu trois étoiles bien alignées), on peut observer assez facilement, à l'aide de jumelles, une nébuleuse brillante et de grande dimension.La nébuleuse de la tête du cheval, dont on distingue le profil au centre de la photo, est l'un des grands nuages de gaz, d'hydrogène et d'hélium, qui constituent la grande nébuleuse d'Orion (M 42).ibliograpme P.Muller, Dictionnaire de l'astronomie, Diction-| naires de l’homme du XXe siècle, Larousse, 1966 J, Page et coll.Étoiles et galaxies.Marabout Université 110, 1966 Le croissant de Vénus Cette photo prise grâce au grand télescope ie 5 mètres de l'observatoire du Mont °alomar est l'une des meilleures qu'on ait ou obtenir à partir de stations d'observa-‘ions terrestres.Elle n'est surpassée que oar les photographies prises à partir des -.ondes spatiales.Dans les deux cas, cepen-iant, les épais et abondants nuages, sans toute de gaz carbonique, masquent conti-ouellement la surface de cette mystérieuse olanète.A titre d'exemple, le 9 janvier au soir, l'almanach graphique indique que Mercure se couche à 18 h 00.Pour quelqu'un qui désire observer cette planète à partir de Montréal, il faudra qu'il tienne compte du fait que l'événement se produira à 18 h 00 — 6 min.= 17 h 54.En outre, il faudra se rappeler que les heures indiquées au graphique correspondent à l'heure normale de l'EST, c'est-à-dire à l'heure de nos montres en hiver.Durant l'été, alors que le Québec passe à l'heure avancée de l'EST, il faudra additionner une heure (1 h 00) à celle qu'indique le graphique pour connaftre les moments où se produisent des phénomènes d'intérêt.POUR MIEUX VOIR LES PLANÈTES Les symboles accolés aux courbes des planètes comme le demi-cercle près de la courbe de Mercure, le 7 janvier (voir la légende au bas du graphique), désignent les moments où les planètes forment une configuration particulière par rapport au Soleil et à la Terre, donc, les meilleures périodes pour les observer.Les demi-cercles correspondent aux dates des plus grandes élongations (plus grand écartement apparent de la planète par rapport au Soleil) et s'appliquent aux courbes des deux planètes inférieures (dont les orbites sont plus petites que l'orbite de la Terre) c'est-à-dire à Mercure et Vénus.Leurs plus grandes élongations correspondent aux meilleures périodes pour les observer.Pour les planètes supérieures (celles dont l'orbite est plus grande que celle de la Terre), c'est-à-dire Mars, Jupiter et Saturne (Uranus, Neptune et Pluton ne sont pas indiquées sur le graphique parce que difficilement observables), la meilleure période d'observation correspond à celle de l'opposition de la planète (indiquée sur le graphique par deux cercles se recouvrant partiellement).L'opposition correspond au moment où une planète passe «derrière» la Terre.Elle se trouve alors à sa distance minimum par rapport à la Terre, est entièrement éclairée par le Soleil (comme pour la pleine Lune, par exemple) et se lève lorsque ce dernier se couche et vice-versa.ÉTOILES, NÉBULEUSES ET GALAXIES Les lignes qui traversent le graphique en diagonale et qui se rapportent aux étoiles Sirius, Polaire, Castor, Régulus, Gamma de la Vierge, et Albiréo, aux nébuleuses Orion (M42), de la Lyre (M57), du Cygne (M61), à l'amas d'Hercule (M13) et à la galaxie d'Andromède (M31), indiquent l'heure du passage au méridien de ces objets d'intérêt particulier.En ce qui concerne l’étoile Polaire, il faut ajouter que le fait qu'elle ne soit pas située exactement au pôle céleste implique qu'avec la rotation de la Terre, elle décrive un petit cercle autour du pôle céleste réel; il s'ensuit qu'elle passe deux fois au méridien du lieu au cours d'une journée.Les courbes correspondantes sur le graphique donnent l'heure de ces passages au-dessus (passage supérieur) et au-dessous (passage inférieur) du pôle céleste réel.Plusieurs astronomes amateurs se servent de ces moments pour mettre en station leur télescope à monture équatoriale.BONNES LECTURES Il vous faudra sans doute un peu de temps pour vous familiariser avec ce graphique.Si vous éprouvez quelques difficultés et désirez obtenir des informations qui, faute d'espace, n'ont pu être données dans ce texte (en ce qui concerne l'heure sidérale, par exemple), vous pouvez communiquer avec le CENTRE DE QUÉBEC de la Société Royale d'Astronomie du Canada (dont l'adresse est indiquée au bas du graphique).Nous espérons que ce «film» des événements astronomiques qui auront lieu en 1976 saura vous intéresser.C'est presqu'une image de la quatrième dimension du ciel du Québec, en cette année bissextile.A vous d'apprendre à «lire»! les centrales hydroélectriques classiques A bien considérer les choses, une centrale hydroélectrique est une forme de centrale solaire.C’est, en effet, de l’énergie d’abord issue du soleil qu’elle capte par l’intermédiaire des systèmes hydrographiques.Le rayonnement énergétique solaire qui atteint les eaux terrestres est la cause de la formation des nuages.Les molécules d’eau qui participent à leur formation emmagasinent l’énergie reçue sous forme d’énergie potentielle.Elles ne peuvent pas retourner à la mer sans perdre le supplément d’énergie qu’elles ont emmagasiné, c’est-à-dire sans revenir à leur niveau initial d’énergie potentielle.Dans les conditions naturelles d’un cours d’eau, presque toute l’énergie qui doit être cédée se dissipe.graduelle-ment en chaleur.Un aménagement hydroélectrique vise à utiliser l’énergie que l’eau doit perdre pour la transformer plutôt en électricité.Les transformations énergétiques La dégradation de l’énergie potentielle ne se fait pas en une seule étape.L’énergie potentielle se transforme d’abord en énergie cinétique alors que l’eau se met en mouvement, et ce sont les forces motrices de l’eau en mouvement qu’on utilise pour produire l’électricité.Ces forces sont employées pour actionner une turbine dont le rôle est de convertir l’énergie de l’eau en énergie mécanique, de façon à faire tourner un alternateur.A son tour, l’alternateur transforme l’énergie mécanique en énergie électrique.Barrage à voûtes et contreforts La puissance d'une centrale est liée à deux facteurs: le débit d’eau et la hauteur de chute dont on peut disposer.Un emplacement est favorable à l’aménagement d’une centrale hydroélectrique s’il offre une combinaison avantageuse de ces deux facteurs.Des conditions particulièrement intéressantes à l’égard de l’un d’eux peuvent réduire les exigences quant à l’autre.Les barrages Les barrages constituent l’élément le plus caractéristique des aménagements hydroélectriques.Ils interviennent pour assujettir la hauteur de chute et le débit.Les aménagements hydroélectriques classiques peuvent être divisés en deux grandes catégories: les centrales au fil de l’eau et les centrales à réservoir.Les centrales au fit de l’eau sont construites là où on peut compter sur un fort débit sans que l’emplacement se prête à la création d’un réservoir.Dans un tel cas, l’utilisation de la centrale doit se modeler sur le rythme du débit naturel du cours d’eau et le barrage sert principalement à établir une chute à proximité de la centrale.La centrale Beauharnois est de ce type.Malgré une hauteur de chute relativement faible, soit 25 mètres en comparaison de 155 mètres pour Manie 5, elle est la plus puissante des centrales du Québec.Il en est ainsi parce qu’elle utilise le fort débit du Saint-Laurent.La plupart de nos centrales sont des centrales à réservoir.En plus de servir à créer une chute, leurs barrages retiennent l’eau en attendant les moments où elle sera requise.Autrement dit, ils permettent de contrôler le débit en fonction des besoins d’électricité.Les barrages peuvent être faits de matériaux non liés (terre et enrochements) ou de béton.Dans ce deuxième cas, leur stabilité peut dépendre exclusivement de leur poids (barrages-poids) ou d’une Barrage-poids en terre et enrochements structure conçue de façon à reporter les poussées qu’ils subissent sur des points d’appui solides (barrages-voûtes et barrages à voûtes multiples et contreforts).Les turbines Du haut de la chute, l'eau est amenée par des conduites forcées aux turbines qu’elle doit actionner.Les turbines employées diffèrent selon les caractéristiques des centrales.Turbine Francis Turbine-helice Turbine Pelton Barrage Conduite forcée La turbine Francis est une sorte de roue à aubes.L’eau arrive sur le pourtour de la roue et pousse les aubes en se dirigeant vers l’axe de la turbine.Elle s’écoule finalement sous celle-ci.Ce type de turbine convient particulièrement aux chutes de 15 à 200 mètres.Lorsque la chute est faible, les turbines-hélices s’avèrent plus avantageuses.Comme leur nom l’indique, elles ont la forme d’une hélice.L’eau s’écoule parallèlement à leur axe.La turbine Kaplan est une variante de la turbine-hélice avec des pales orientables; elle donne un meilleur rendement là où le débit varie de façon importante.Lorsque la chute est très grande (plus de 200 mètres), on peut employer la turbine Pelton.Il s’agit d’une sorte de roue à augets dans lesquels l’eau est projetée après avoir atteint une vitesse très élevée.Avantages et inconvénients Les centrales hydroélectri- ] ques sont propres, fiables et durables.Elles présentent l’avantage d’utiliser une source j d’énergie primaire renouve- .labié.Lorsqu’on considère à la fois les coûts d’investissement et d’exploitation qu’elles impliquent, elles se révèlent économiques comparativement aux autres types de centrales.Leur principal inconvénient est qu’elles doivent se situer là où les ressources sont disponibles et qu’il s’agit souvent d’emplacements éloignés des centres de consommation.L’établissement des grands réservoirs commande diverses précautions pour que ceux-ci puissent être acceptables au point de vue de l’environnement.arpLn, '-IL :/• Alternateur % !8%: COllfp *|)tirw QUÉBEC SCIENCE / janvier 1976 LES CHERCHEURS QUEBECOIS QUI SONT-ILS?par Michel Gauquelin me Fui est.' leraeàas.L'e;.srtpordet-sselesaühnse: lets l'aie11 écoule '.Ce type mt partitif de15à: «tempi»)1 Ils'aciltestt • • 'isque iojienlso.:urbirt imec!; ièties Les nouveaux profession ipuelactaisllait 'es-Wi s'avès lanlaceiis jOi La recherche au Québec est si récente que le métier de loaf llescchercheur n'a pas encore été inventé.Et pourtant il existe d'iiiiel|-’eaudes centaines, sinon quelques milliers, d'hommes et de laIemmes qui, sous le statut de professeurs à l'université, de ijjjljue-iiélitprofessionnels dans les ministères ou d ingénieurs dans Iespale$ utlesAc1 1@del»"ri )ntatio,|t = : K]iiet4 ibliéf rend cialis® isC'l'U"1 .;,:’d l'ACfAS -Joe oupailf .bsdtf10;: i: ; iia[io,A( tetOdl ¦ iui,p[üi: assied :St;QUÊBEC SCIENCE / janvier 1976 EN VRAC DU GRUAU AU KETCHUP Il semble bien que les «mange ton gruau!» matinaux qui assaisonnaient les petits déjeuners de notre enfance soient en voie de disparition puisqu'il ne se consommait plus, en 1973, que 1,4 kilogramme de cette céréale-très-bonne-pour-la-santé-et-qui-fait-grandir par personne par année, soit une diminution de près de 100 pour cent par rapport aux années cinquante.L'ère du gruau est bel et bien révolue, faisant place à l'ère.du ketchup que nous consommons à raison de 5 kilos par année.Mais nous sommes persuadés qu'aucune mère de famille ne s'avisera de lancer tôt le matin des «mange ton ketchup, ça fait gréndir».loir POURQUOI PAS?Un comité d'études formé de fonctionnaires, d'industriels et d'universitaires vient de recommander au gouvernement canadien d'entreprendre de véritables efforts dans le domaine de la fusion thermonucléaire pour préparer le pays à faire face aux besoins énergétiques qui croissent constamment.Pourquoi un pays comme le Canada qui a mis au point, avec les réacteurs CANDU, la filière nucléaire la plus sophistiquée et la plus sûre du monde, ne consentirait-il pas les 72 millions de dollars exigés dans cette recommandation pour passer à l'étape suivante, celle de la fusion?Quand on sait que le Québec consacrera plus de 14 milliards de dollars au développement de la baie James, pour résoudre temporairement son problème énergétique, et que les seuls Jeux Olympiques de cette année —qui ne résoudront aucun problème.au contraire— dépasseront le 1,2 milliard de dollars.EN ATTENDANT LES 72 MILLIONS Le Conseil national de recherches du Canada vient d'octroyer à l'INRS-Ënergie, à Varennes, une somme de 236 000 dollars qui couvrira l'achat d'appareils destinés à la recherche sur la fusion thermonucléaire provoquée par laser.Il s'agit de la première tranche d'une subvention de 750 000 dollars échelonnée sur cinq ans pour qui On compte sur eux m < fc ° ^ p ?n > cirr P ' & - -m Çr**3 • 5?Ce?» ÜH TABft&lE Iblei^ uise Imait- R.D.P.DÉPANNEUR 8965 André Ampère Montréal TABAGIE LÉO 8679 Viau St-Léonard SERV.ATLANTIQUES 1453 Fleury est Montréal TERMINUS AHUNTSIC Montréal DURITA INC.Métro Henri-Bourassa Montréal VARIÉTÉS DU NORD 1632 H.-Bourassa est Montréal VARIÉTÉS ANDRÉ ROBERT 1606 Fleury est Montréal HÔTEL HILTON 12505 Côte de Liesse Dorval TABAGIE LE CAVALIER 8168 boul.Champlain Ville Lasalle 690 HOPITAL VERDUN 4000 Lasalle Verdun VARIÉTÉS LA PUCE 545 Église Verdun CAROUSEL SMOKE SHOP 280 Elgar Ile-des-Sœurs, Verdun BERKO'S NEWS 1261 Fleury Montréal ENTREPRISE DUSSAULT ENRG.Métro Peel Ouest Métro Metcalf Maisonneuve réclamez-y votre exemplaire 41 stimuler cette recherche de pointe.en attendant les 72 millions de dollars demandés.L'INRS-Ënergie fait appel aux lasers CO2-TEA de grande puissance mis au point et produits par les compagnies GENTEC (de Québec) et LUMONIX (d'Ottawa) afin de mieux comprendre les phénomènes de chauffage des plasmas par laser.ÇA SERAIT ENCORE MIEUX! M.Nelson Sievring, co-administrateur aux affaires internationales à la U.S.Energy Research and Development Administration, vient d'adresser une demande de collaboration à l'Énergie Atomique du Canada Limitée pour prendre part à une étude dont le résultat pourrait se traduire par la mise au point d'un réacteur nucléaire de type CANDU.construit aux États-Unis.Le réacteur CANDU utilise de l'uranium naturel comme combustible et de l'eau lourde comme modérateur, alors que les Américains ont traditionnellement opté pour l'uranium enrichi et l'eau légère.Or, l'uranium enrichi coûte très cher.Autre avantage, le Candu peut être réapprovisionné en fonctionnement, alors que le réacteur américain du modèle le plus courant doit être arrêté pour ce faire.En cette année où le petit réacteur qui a marqué les débuts du Canada dans l'âge atomique a trente ans, on peut conclure que ses descendants se portent bien.ÉNERGIE SOLAIRE À NOS PORTES Des chauffe-eau solaires seront peut-être installés, d'ici quelques années, dans des maisons québécoises grâce à l'ingéniosité de cinq étudiants du département de génie mécanique de l'université Concordia, à Montréal.Don Brown, Michel Champagne, Paul Kiang, Davy Lee et Eddie Lo ont conçu un appareil permettant de chauffer à environ 70 degrés Celsius l'eau d'un réservoir de 250 litres, destiné à être facilement installé sur le toit d'une simple .maison unifamiliale.Les collecteurs solaires de cet appareil fourniront toute l'eau chaude nécessaire à l'usage domestique durant l'été.L'hiver, le système sert au préchauffage de l'eau, et l'utilisation d'un chauffe-eau conventionnel reste nécessaire.Le coût de ce «gadget» est évalué à environ 1 000 dollars et l'économie d'électricité qu'il permet de réaliser, à environ 50 dollars par année!!! 42 janvier 1976 / QUÉBEC SCIENC NE JETEZ PAS VOS PERDRIX Le Centre de Recherches Écologiques de Montréal (CREM) effectue présentement une étude sur la perdrix grise d'Europe (appelée également perdrix hongroise).L'étude porte sur deux aspects: 1.la distribution et 2.la caractérisation des sites et de la reproduction de l'espèce.Les chasseurs et les observateurs d'oiseaux sont invités à participer à l'étude de la distribution de la perdrix grise en envoyant les renseignements suivants: la date de l'observation, la localité (la plus proche) et le comté, le nombre de perdrix grises d'Europe vues.Dans le cas d'un chasseur, il est recommandé d'expédier une aile des oiseaux abattus.Chasseurs et observateurs indiqueront aussi leurs nom, adresse et numéro de téléphone et enverront le tout à M.Jacques Chabot, Centre de Recherches Écologiques de Montréal, 4101, rue Sherbrooke est, Montréal H1X 2B2, téléphone: (514) 872-6670.ON N'EST PAS SI PIRES! Certes, les Québécois sont de grands buveurs devant l'Ëternel, mais ils ne sont pas les pires.Un relevé effectué par Québec Science auprès de Statistiques Canada et de la Fondation canadienne de recherche en toxicomanie prouve que pour l'année 1973-1974 (dernières statistiques disponibles), nous nous plaçons au cinquième rang pour la consommation de boissons alcooliques au Canada, avec un total annuel de 102,8 litres par habitant, après le Yukon (155,0), Terre-Neuve (109,5), les Territoires-du-Nord-Ouest ( 104,1 ) et la Colombie-Britannique ( 104,0), et juste avant l'Ontario (100,8).La province canadienne la plus «sèche» est l'Ile-du-Prince-Edouard avec une consommation totale de 73,0 litres par habitant.Notons toutefois que le Yukon et les Territoires-du-Nord-Ouest sont peu populeux (seulement 20 000 et 38 000 habitants respectivement) et, par conséquent, les statistiques pour ces régions sont moins fiables.DE LA BIÈRE AVANT TOUTES CHOSES Qu'on se console aussi en constatant que la propension ancestrale des Québécois pour le «bon gros gin» est largement dépassée par leur soif inextinguible de bière.Les Québécois sont les plus petits buveurs de spiritueux (avec 4,64 litres par habitant annuellement contre 14,5 litres au Yukon!), mais les seconds plus gros ingurgiteurs de bière avec 92,3 litres, juste après le.Yukon (131,5 litres).Quant aux vins, le Québec vient au cinquième rang, avec 5,86 litres, avant l'Ontario (5,1 litres), les plus petits buveurs de vin étant les Terreneu-viens (1,75 litre).Malgré le fait que les ventes de boissons alcooliques se soient accrues en 1973-1974, l'augmentation de la consommation n'est pas encore «inflationnaire» puisqu'elle n'atteint que 6 pour cent.NOM numéro d'abonné ANCIENNE ADRESSE NUMÉRO RUE VILLE PROVINCE ou pays NOUVELLE ADRESSE NUMÉRO RUE VI LLE PROVINCE ou pays date d'entrée en vigueur APPARTEMENT CODE POSTAL APPARTEMENT CODE POSTAL LE MOIS PROCHAIN Yanick Villedieu fera le point des connaissances actuelles sur l'alcoolisme.Claire Larouche analysera le phénomène des «drop out» dans les établissements scolaires du Québec.partie de ses entrevues avec des chercheurs. r.wTAsTHin-: k Des j/eu je a regardent les mm FANTASTIQUE ÎLE DE PÂQUES Francis Ma zi ère Perdue dans l'immensité de l'océan Pacifique.l'ile de Pâques dresse face au ciel ses cinq cents géants de pierre, la plus grande énigme des temps révolus.$10.25 JEAN PALAISEUl /.»•* eadeaur du Hrl rl dr la Irrrr St.’ 4- LES CADEAUX DU CIEL ET DE LA TERRE Jean Palaiseul Ces cadeaux sont à portée de notre main, pour nous aider à vivre mieux.Non seulement les plantes, mais aussi les animaux, les minéraux, les métaux, les couleurs, le ciel et les étoiles.Pour notre santé et pour notre bonheur.$13.00 Dr GUSTAVE GINGRAS COMBATS LA SURVIE ROBERT LAFFONT COMBATS POUR LA SURVIE Dr Gustave Gingras Le Dr Gustave Gingras a consacré sa vie à tous ceux qui semblaient condamnés à une existence en marge.L'histoire passionnante d'un homme qui n'a jamais abdiqué devant la maladie.$12.95 fantastiques recherches parapsychiqnes les eppes de l'uoivers FANTASTIQUES RECHERCHES PARAPSYCHIQUES EN URSS Sheila Ostrander et Lynn Schroeder Grâce à de colossales subventions officielles.les forces inconnues de l'esprit et de l'âme sont systématiquement explorées et expérimentées et de fascinantes perspectives s'ouvrent à leur utilisation.$11.75 31^ ’"'.Wi Agronome de la faim AGRONOME DE LA FAIM René Dumont L'auteur, agronome de métier, nous invite à prendre part à une lutte redoutable .à combattre le fléau de la faim qui soulève tant de problèmes économiques, sociologiques et politiques.$12.65 robert jungk PARI SUR L’HOMME lopUmisme tomme de Robert Jungk "Déjà aujourd'hui, apparaissent les signes prometteurs d'une réalité nouvelle.annonciateurs d'un tournant positif".Robert Jungk.grand futurologue, nous fait partager sa foi en un homme nouveau, dans une civilisation nouvelle.$13.30 C’EST ARRIVÉ AU ZOO Vitus B.Drôscher Une longue amitié s'est nouée entre les animaux et le journaliste Vitus B.Drôscher.Dans ce livre, il nous entretient.au-delà de son savoir, de cette amitié avec ses surprises, ses émotions et ses sourires.$6.80 CLAUDE MICHELET agriculteur jciichoi/i la terre J’AI CHOISI LA TERRE Claude Michelet Ici l'auteur parle au nom de tous les petits agriculteurs inquiets, désorientés par les décisions souvent contradictoires venues d'en haut, qui craignent l'avenir et parfois se révoltent.Il nous présente quinze années de labeur et d'acharnement.$9.90 VOUS POUVEZ LES RECEVOIR CHEZ VOUS! REMPLISSEZ SEULEMENT CE COUPON ET RETOURNEZ-LE À ?Fantastique île de Pâques, F.Mazière .SI0.25 ?Les Cadeaux du ciel et de la terre, J.Palaiseul .$13.00 ?Agronome de la faim, R.Dumont .$12.65 ?Pari sur l'homme, R.Jungk .$13.30 ?Combats pour la survie, Dr G.Gingras .$12.95 ?Fantastiques recherches parapsychiques en URSS, S.Ostrander et L.Schroeder .$11.75 ?C'est arrivé au zoo, V.B.Drôscher .S 6.80 ?J’ai choisi la terre, C.Michelet .S 9.90 ?CHÈQUE ?MANDAT-POSTE Ci-joint la somme de S.ÉGALEMENT EN VENTE CHEZ VOTRE FOURNISSEUR PRÉFÉRÉ OS — 12-75 A.D.P.* Québec-Science C.P.250, Sillery, Qué.NOM .ADRESSE .VILLE .* Filiale du groupe Sogides Liée LA CARTE MONDIALE DU FOND DES OCÉANS Cette page reproduit un tout petit fragment de la carte que tout esprit curieux se doit de posséder.Dans son entier, elle mesure 68 cm x 104 cm, est imprimée en couleurs sur carton glacé et coûte S7.50 l'exemplaire.Commandez-la dès aujourd'hui en remplissant et retournant le coupon en page 40 •.km Dubiti Guy or û£ 15 ;,c '•* i • MM.fit'*'' ,7 < NEUVt ANCS S»" ST A vifi - 1 | PLAINE ^ AvA.abyssale 9 DE SOHM ,r>‘ - " jiMft 'A* —"rL i ,, PLAINE ABYSSALE 1 ‘i WjatterasV t-’i.^4-.k'*’ à - ' m Ht-wlAS Dt N#t»E - * "FtJSSf • im ^ ,^nE PORTO VER1 Si DEMERAfi* « * ••-m’»»*- u ,JUioTriEQUERationale Quebec BUREAU DEPOT LEGAL 01977 1700 ST OEMS (yünTBEAL P • 0 • PÉX 3K6 Panama „ Jry/l / Bogota fttmÏÏstfy r ’ / .Abidian fi l\Quito PLAINfcyj>6 ABYSSÀtE, * 7, .DE-A > Ut ^ L PERNAMBOUC f A * 4 ' .• / AMÉRIQUE DU COROPUNA s MA rc
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