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Titre :
Québec science
Principal magazine d'information scientifique généraliste québécois. [...]

Le mensuel d'information scientifique Québec Science est publié à partir de 1970. Il est le résultat de l'acquisition par l'Université du Québec de la revue Jeune scientifique, qui était publiée par l'Acfas. C'est Jocelyne Dugas, auparavant responsable de la revue Techniques, publiée par le ministère de l'Éducation, qui préside à cette mutation.

Québec Science opte pour une formule plus journalistique que pédagogique. La revue sera un terreau de développement de la profession de journaliste scientifique. Michel Boudoux, Yannick Villedieu, Christian Coutlée, Daniel Choquette, Solange Lapierre-Czerniecki, Pierre Sormany, Michel Gauquelin, Madeleine Harbour, Fabien Gruhier, Lise Laberge, Gilles Provost, Gilles Paquette, François Picard y participent.

La revue vise à intéresser les jeunes à la science et aux carrières scientifiques en leur offrant une information scientifique à jour présentée par des articles rigoureux et approfondis. Un accent est mis sur l'attractivité visuelle; une première couverture signée par le graphiste Jean-Pierre Langlois apparaît ainsi en septembre 1973. Pierre Parent et Richard Hodgson poursuivront le travail de ce dernier. Diane Dontigny, Benoit Drolet et André Delisle se joignent à l'équipe au milieu des années 1970, alors que Jean-Pierre Rogel en dirige la rédaction à partir de l'automne 1978.

Les premières années sont celles de l'apprentissage du journalisme scientifique, de la recherche de l'équilibre entre la vulgarisation, ou plutôt la communication, et la rigueur scientifique. Les journalistes adoptent styles et perspectives propres à leur métier, ce qui leur permet de proposer une critique, souvent liée à l'écologie ou à la santé. Plus avant dans les années 1970, le magazine connaît un grand succès, dont témoignent l'augmentation de ses ventes et la résonance de ses dossiers.

Québec Science passe sous la responsabilité des Presses de l'Université du Québec en 1979. La revue est alors prospère; en 1980, le magazine est vendu à plus de 25 000 exemplaires, dont 20 000 par abonnement. Les années 1980 sont plus difficiles à cause de la crise économique. Luc Chartrand pratique le journalisme d'enquête pour la revue, dont l'équipe de rédacteurs se renouvelle. On assiste ainsi à l'arrivée de Gilles Drouin, Bernard Giansetto, Claude Forand, Louise Desautels, François Goulet et Vonik Tanneau. Québec Science produit des articles sur les sujets de l'heure : pluies acides, sida, biotechnologies.

Au tournant des années 1990, le magazine fait davantage appel à des collaborateurs externes - journalistes, professeurs et scientifiques. Le cégep de Jonquière devient l'éditeur de la revue. Il en gardera la charge jusqu'au transfert de Québec Science à Vélo Québec en 2008.

Au moment de l'arrivée, en 1994, du rédacteur en chef actuel, Raymond Lemieux, le magazine est encore en difficulté financière. Il connaîtra cependant une relance, fort de la visibilité engendrée par la publication, depuis février 1993, d'un numéro spécial sur les découvertes scientifiques de l'année au Québec. Québec Science devient le premier média québécois à se trouver sur Internet, ce qui lui offre un rayonnement international. Le magazine surfe sur cette vague, avec davantage de contenus et de grands reportages qui franchissent les frontières du Québec; il obtient un soutien accru du gouvernement québécois, ce qui lui permet de recomposer une équipe de journalistes : Catherine Dubé, Vincent Sicotte, Marie-Pierre Élie, Joël Leblanc viennent travailler pour la revue.

Québec science profite ensuite de l'engouement pour les avancées technologiques et s'attire de nombreux collaborateurs qui maintiennent le dynamisme de la revue.

Source :

LEMIEUX, Raymond, Il était une fois¿ Québec Science - Cinquante ans d'information scientifique au Québec, Québec / Montréal, MultiMondes / Québec Science, 2012, 165 p.

Éditeurs :
  • Québec :Les Presses de l'Université du Québec,1970-,
  • Montréal :Vélo Québec éditions inc.
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Jeune scientifique
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Références

Québec science, 1970, Collections de BAnQ.

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NUMÉRO 2 /NOVEMBRE T970 p~q ¦ QUO/DM SCM*nC4» feiri r\ ft (t.rr.irl f U C I UK, \c : s9» OC Dans la ville moderne, l’obsession de la productivité l’emporte trop souvent sur le bonheur des habitants.Science humaine par excellence, l’urbanisme doit renverser cette tendance.éts r ©«• (ooif oif f s f f ( f 11 ©f rStt f ©< if éf f f f g Ifi (i |î (î fi if (TMf (f?(f if «i(f If fC S' t lf ©If ^B) f (î If " it ©if if ©«r if if if -Wf 1 iî i.-V if if if @ir if am i if o ûf G."f ûff find If if if ûjftfbif fi_ ratüiL u z*- y.o G £OG>GwQCl&0/ * ^ [ ï-teWisMsi -fi { j%£ ou .r c rojôif if IOA [esef3 Une vision monstrueuse O La ville postmachiniste renverse les tendances actuelles.Aujourd'hui, la croissance urbaine tend vers le gigantisme.New York, Tokyo et Londres couvrent chacune une superficie de 6 400 kilomètres carrés.Non seulement la ville atteint une taille qui semble échapper à l'entendement, mais encore elle se développe dans un désordre de plus en plus chaotique.La ville grossit dans le marasme et donne l'impression qu'elle continuera indéfiniment dans cette voie.Cette perspective nous fait peur parce que nous projetons vers l'avenir l'image déformée et grossissante du passé.Cette vision de l'avenir est monstrueuse.Mais elle est complètement fausse.Toute tendance contient en elle le germe de l'erreur et, tôt ou tard, rencontre son point de rupture.Ce renversement de tendance pourra être précipité si l'homme le désire vraiment et passe à l'action.La ville sera monstrueuse si l'homme la fait monstrueuse; par contre, elle sera humaine si telle est son oeuvre.Les deux principales causes de la croissance démesurée de la ville machiniste sont l'infrastructure du transport et l'éparpillement.A Montréal, 50 pour cent de la surface totale de la ville est dévolue aux rues, au stationnement, etc.La ville postmachiniste peut réduire ce pourcentage de moitié notamment par l'utilisation de taxis électroniques sans chauffeur.Quant à l'éparpillement, il sera corrigé par un regroupement des fonctions dans un environnement de densité beaucoup plus forte (vingt fois plus, avons-nous dit).La combinaison de ces deux facteurs permettrait de construire une ville qui abriterait la même population mais qui n'occuperait que 25 pour cent de l'espace actuellement bâti.Et tout cela peut se faire sans construire un seul édifice de plus de vingt étages.La ville électronique ne sera monstrueuse ni horizontalement, ni verticalement.Elle sera minuscule, compacte et efficace.Et elle permettra surtout des contacts personnels accrus puisque tout sera beaucoup plus près de tout.L'homme électronique, plus que jamais, demande des contacts humains fréquents et intenses afin d'instaurer la participation et l'échange.Dans tout acte de planification ou d'organisation du milieu, il faut se souvenir d'un principe; la ville n'est qu'un outil.Quand l'outil se brise, on le répare, quand il devient désuet, on le remplace par un meilleur.O •b r qfe 2 >115 S: ** b Hz ?a L'auteur est directeur de la planification à l'Université du Québec à Montréal. 1^1 ¦ IM- k m m ¦/(î '.(s ; Tl U .P w.m & [Hi y * m r Michel Giroux ii il ni L'urbaniste: un sorcier de l'environnement, un créateur d'espaces verts et de béton.r.ni i h i i i un h i il i il il ranmEnr on deuietit.J urbaniste Imaginer la ville de demain, rêver avec un stylo et des plans en main, mais garder l'oeil bien ouvert sur l'environnement et les besoins de l'homme, posséder au surplus le don inné de convaincre les autorités des grandes administrations publiques, voilà en quelque sorte la définition de l'urbaniste.Un sorcier de l'environnement, un créateur d'espaces verts et de béton mais, en même temps, un administrateur qui sait établir le coût de ses visions extravagantes.Débouchés multiples O "Il faut voir grand, voir loin, et ne pas craindre les restrictions budgétaires'', nous dit Jean-Claude La Haye, urbaniste et architecte paysagiste de haute réputation qui a présidé à la commission chargée d'identifier les grands objectifs de l'action de l'Etat en matière d'urbanisme.La commission La Haye a élaboré un schème de législation dont s'est inspirée la loi cadre sur l'urbanisme qui sera présentée prochainement aux citoyens du Québec.Cette loi, selon le président-fondateur de la Corporation des urbanistes du Québec, ouvrira aux étudiants des CEGEP et des universités des débouchés multiples.Car la profession d'urbaniste, qui a moins de quinze ans d'existence au Québec et qui compte moins de 150 membres, est en voie d'expansion.Plusieurs carrières se greffent sur celle de l'urbaniste, et s'il faut actuellement six années d'études universitaires pour devenir membre en règle de la Corporation des urbanistes, il sera bientôt possible aux étudiants ayant suivi jusqu'au bout les cours du CEGEP d'exercer toute une gamme de tâches connexes dans des bureaux d'architectes et d'urbanistes.Audace et combativité O Pour celui qui veut exercer le métier d'urbaniste, la meilleure formation, selon Jean-Claude La Haye, serait l'architecture, le génie civil, plus un apport de sociologie et d'économique, le tout complété par deux ans passés à la Faculté d'aménagement de l'Université de Montréal.Quant aux qualités requises, nous dit le fondateur de l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal (Institut qui porte aujourd'hui le nom de "Faculté d'aménagement" et qui regroupe les étudiants en architecture et en urbanisme), une bonne dose de détermination, d'audace, de combativité et d'esprit d'initiative sont de rigueur.L'urbaniste, à cause de l'envergure des travaux qu'il effectue, est presque toujours en liaison avec des corporations publiques (gouvernement, municipalités, commissions scolaires), autant au pays qu'à l'étranger, ou avec de grandes entreprises privées soucieuses de participer au développement urbain.Il doit par conséquent posséder un certain sens des relations publiques afin d'entrer en contact avec ceux qui détiennent le pouvoir économique de réaliser ses ambitieux projets.A la tête de l'une des plus importantes entreprises d'urbanistes conseils du Canada, Jean-Claude La Haye, qui n'a pas encore cinquante ans, a réalisé trop d'ensembles pour qu'on puisse ici les nommer.Signalons seulement la Cité des Jeunes de Vaudreuil, son travail actuel sur le futur aéroport de Sainte-Scholastique et la future Place Desjardins qui deviendra le point de ralliement de la collectivité de langue française.Préoccupé par les problèmes de pollution de l'air, des eaux et de l'habitat, du bruit et de la promiscuité d'un environnement mal conçu, l'urbaniste a la responsabilité de prévoir pour l'homme de demain des espaces où il fera bon vivre.O 19 i i ii i i in hi i ii i i i in ii mi mmmErrr ?euetiib.' urbaniste œr par Solange Chalvin Aptitudes Formation générale ) et professionnelle — i Établissements ' d'enseignement Débouchés TECHNICIEN EN URBANISME • Imagination • Audace • Esprit d'initiative • Un certain talent pour le dessin • Attirance pour l'habitat de l'homme et son environnement • Études élémentaires et secondaires • Études collégiales de deux ans • Études universitaires de trois ou quatre ans pour l'obtention d'un premier grade • Études de deux ans en architecture ou en urbanisme dans une Faculté d'aménagement • Au Québec, seule l'Université de Montréal possède une Faculté d'aménagement • On peut aussi devenir urbaniste en fréquentant les Universités de Flarvard et de Philadelphie • L'Université du Québec à Montréal songe à ouvrir prochainement une Faculté d'aménagement Les études collégiales forment à un certain nombre de carrières directement reliées à l'urbanisme: techniciens de l'urbanisme et de l'architecture, spécialistes de l'environnement, spécialistes de la planification de la récréation, surveillants de devis, etc.Les techniciens trouvent, dans les firmes privées d'experts-conseils comme dans les organismes publics, les mêmes débouchés que les urbanistes mais ils travaillent sous la direction de ces derniers, dans le cadre d'équipes multidisciplinaires.Au Québec, le CEGEP de Jonquière offre des cours de technique d'aménagement .Au début, un technicien en urbanisme gagne environ $5 000 et peut espérer atteindre SI 2 000 à la fin de sa carrière.O • Très nombreux au cours des prochaines années dans les entreprises publiques, sociétés gouvernementales, municipalités ou grandes entreprises privées d'urbanistes conseils • Possibilités de travailler à l'étranger, en particulier pour les pays en voie de développement : Émoluments L'urbaniste étant souvent son propre patron, son salaire suivra la courbe de sa réussite professionnelle • A titre indicatif, un urbaniste peut débuter à $8 000 pour atteindre rapidement SI 5 000 • Après quelques années d'expérience, ses émoluments se situent, au Québec, aux environs de $20 000 à $24 000 par an T = température P — pression H= hauteur Ps = pression standard (au sol) en milibars Ts = température standard (au sol) en degrés centigrades Variations de température en fonction de la hauteur Variations de pression en fonction de la hauteur un joup ts juillet Mesurer fa température à 7 000 mètres d'altitude n'est pas une tâche aisée.Pour y parvenir, une équipe de jeunes aéronau-tes français et québécois a eu recours aux services d'un ballon-sonde.Puis, pour interpréter les résultats fournis par l'engin, les stagiaires ont utilisé une technique ingénieuse.Un des participants, Guy Simard, étudiant en seconde année au CEGEP du Vieux Montréal et responsable de i'AJS, décrit le déroulement de l'expérience.Vous avez très bien lu: -30°C en plein mois de juillet! "Impossible", direz-vous.Mais, à 7 000 m d'altitude, il est moins étonnant de rencontrer, à cette époque, une telle température.C'est, en tout cas, ce que j'ai tenté de vérifier, lors d'un stage d'aéronautique qui s'est tenu en France pendant les vacances d'été de 1969.Voici comment nous avons procédé pour résoudre le problème.Ballon-sonde et télémétrie O Nous savions qu'en consultant les chartes de l'OACI de Montréal, il nous était possible de connaître la température à 7 000 m, soit environ -30°C.Mais nous voulions vérifier personnellement ces chiffres par une expérience que nous aurions nous-mêmes montée.Cependant, avant de pouvoir obtenir ces résultats tant convoités, nous avons dû résoudre plusieurs problèmes techniques.Le premier était d'atteindre l'altitude de 7 000 m.Une solution, parmi toutes celles qui furent proposées, attira notre attention: l'utilisation d'un ballon-sonde.Avec ce point de départ, nous pouvions commencer la construction de nos appareils de mesure.Il nous fallait des instruments pour mesurer la température et la pression extérieure au ballon.Les thermomètres enregistreurs ne nous seraient pas très utiles car il fallait que l'on reçoive ces mesures au sol en même temps.De plus, nos chances de retrouver ces instruments étaient minimes, étant donné le manque de moyens dont nous disposions pour récupérer la nacelle.Il nous a donc fallu recourir à la télémétrie.Au premier abord, cette technique semble complexe mais, plus on l'étudie, plus elle paraît simple.Puisqu'il nous fallait une liaison permanente entre le ballon et les instruments au sol, le moyen le plus indiqué était un émetteur ayant une portée de 10 km.le labo par Guy Simard de l'Association des jeunes scientifiques Le rythme des "bips" O Notre moyen de liaison trouvé, il nous fallait maintenant chercher celui de faire passer les informations par l'émetteur, c'est-à-dire qu'il fallait coder les informations.Nous construisîmes donc un oscillateur qui produisait des bips à un rythme très précis, une sorte de métronome électronique Nous avions notre codeur.Notre censeur de température était une thermorésistance, c'est-à-dire une résistance qui change de valeur avec la variation de température du milieu ambiant.La résistance qui, dans un oscillateur, règle le rythme et le nombre de bips émis, fut remplacée par la thermorésistance qui, en changeant de valeur, accélérait ou ralentissait le rythme d'émission selon que la température augmentait ou diminuait.De cette façon, il nous fut possible d'établir une échelle de température proportionnelle à l'émission de bips.Nous savions désormais qu'un nombre déterminé de bips dans une seconde correspondait à- une température donnée.Il nous restait à lancer le ballon avec une thermorésistance fixée à l'extérieur de la nacelle et reliée à l'oscillateur qui codait les informations et les envoyait à l'émetteur.Celui-ci, à son tour, les transmettait au sol.Là, les informations étaient enregistrées sur une bande magnétique et sur un enregistreur graphique.Par la suite, notre équipe étudia les enregistrements et décoda en comptant \esbips.De cette façon, nous avons pu établir deux échelles parallèles, celle de la température et celle de la pression C'est après le décodage que nous avons su qu'il faisait environ -30°C à 7 000 m, et ceci en plein mois de juillet.Ces résultats nous ont démontré que toute expérience, aussi complexe qu'elle puisse paraître, peut être résolue si l'on s'attaque aux problèmes un à un.O ?S»; QUELQUES ADRESSES Après avoir lu le reportage consacré à la jeunesse scientifique (QUÉBEC SCIENCE, octobre 1970), plusieurs lecteurs nous ont écrit pour nous demander l'adresse de te! organisme ou de tel mouvement.En voici la liste pour le Québec: Conseil de la jeunesse scientifique, 2730, Côte Sainte-Catherine, Montréal 250, Québec.Association des jeunes scientifiques, 2730, Côte Sainte-Catherine, Montréal 250, Québec.Les Jeunes Explos, Case postale 410, Joliette, Québec.Association des jeunes spéléologues québécois.Case postale 336, Station Delorimier, Montréal 178, Québec.Les Jeunes Biologistes, Collège Bourget, Rigaud, Québec.M.Fernand Miron, Camp-École Chicobi, 233, rue Demers, Montréal, Québec.Camp Marie-Victorin, Commission des Écoles Catholiques de Québec, 1160, avenue Bourlamaque, Québec 6, Québec.Cercles des jeunes naturalistes.Jardin Botanique, 4101 est, rue Sherbrooke, Chambre 125, Montréal 406, Québec.LA SCIENCE AU CENTRE D'ACHAT Fin août et début septembre, deux centres d'achat (Laval et Langelier) de l'agglomération montréalaise offraient, tour à tour, l'hospitalité à divers mouvements de jeunes.A ces rendez-vous la science était présente grâce au kiosque de l'Association des jeunes scientifiques.Derrière leur stand, les membres de l'AJS se tenaient è la disposition du public, projetant des diapositives, distribuant des documents sur tous les organismes affiliés au Conseil de la jeunesse scientifique, répondant aux questions des jeunes et des adultes.Cette exposition aura permis à de nombreux parents et même à leurs enfants de découvrir des mouvements qu'ils ignoraient.Une heureuse initiative! DÉBOUCHÉS DANS L'INDUSTRIE MINIÈRE L'importance de l'industrie minière pour le développement de l'économie québécoise n'est plus à prouver.Malheureusement, le nombre d'étudiants qui, chaque année, se dirige vers ce secteur reste insuffisant.Dans l'espoir de mettre fin à cette pénurie, le ministère des Richesses naturelles s'efforce actuellement de sensibiliser les élèves des écoles secondaires aux problèmes des sciences de la terre.Ainsi, au cours des prochains mois, de nombreuses écoles régionales du Québec recevront, dans le cadre de cette campagne d'information, la visite d'une équipe spécialisée dans les questions minières.Dans chaque établissement, les étudiants pourront poser des questions aux animateurs après avoir suivi une conférence audio-visuelle d'une demi-heure.L'équipe du Ministère a déjà parcouru la région de Québec et le nord de Montréal, mais elle doit encore se rendre dans les régions suivantes: • Montréal, du 19 au 31 octobre • Saguenay Lac St-Jean, du 1 er au 15 novembre • Bas St-Laurent, Gaspésie et Côte Nord (Haute-Rive et Sept-lles), du 15 novembre au 1er décembre • Sud de Montréal, du 1er au 20 décembre • Outaouais, du 10 au 30 janvier • Abitibi, du 1er au 15 février • Cantons de l'Est et Trois-Rivières, du 15 février au 1er mars.Après avoir atteint le niveau secondaire, les responsables envisagent de s'adresser aux étudiants du collégial en visitant un certain nombre de CEGEP.Le nombre de débouchés existant dans l'industrie minière et l'intérêt que présentent ces carrières devraient assurer le succès de cette opération.v.- 22 || ii'W ÆW1 A moins de UNE ÉCOLE DANS 200 milles au LE GRAND NORD sud du pôle arctique, la - construction d'un établissement scolaire n'est pas une entreprise banale.Et lorsqu'il fut question d'ouvrir, à Frobisher Bay (Territoires du Nord-Ouest), la première école générale et professionnelle, le problème le plus délicat fut celui des matériaux.On fit appel, pour le résoudre, à des panneaux préfabriqués en plastique, comprenant de la mousse d'uréthane intercalée entre deux feuilles de fibre de verre.Une telle combinaison constitue une barrière isolante à toute épreuve.En effet, la mousse d'uréthane, formée d'un mélange de deux produits chimiques liquides (résine et isocyanate), possède des propriétés isolantes deux à trois fois supérieures à celles des matériaux ordinaires.Les murs de l'école, qui accueillera près de 500 enfants esquimaux, pourront ainsi résister à des rafales de vent de 100 milles à l'heure et à des températures de -50° F. La lutte CONSEIL QUÉBÉCOIS contre la DE L'ENVIRONNEMENT pollution et la bataille - pour la protection de l'environnement ne peuvent être menées en ordre dispersé.Il faut au contraire, pour qu'elles soient couronnées de succès, regrouper tous les organismes concernés par ces problèmes.La naissance prochaine du Conseil québécois de l'environnement permettra d'atteindre cet objectif.La préparation du congrès de fondation a été confiée à un comité bénévole de dix personnes, comprenant des représentants (à titre personnel) des universités Laval, McGill et de Montréal et de mouvements d'éducation populaire, ainsi que le directeur des Cercles de jeunes naturalistes.Ce congrès, qui se tiendra le 7 novembre au Jardin botanique de Montréal, fait suite à un récent symposium des CJN sur la conservation de la nature.Il sera ouvert à toutes les associations qui utilisent la nature, mènent des recherches sur la pollution ou peuvent faire des suggestions dans ce domaine, mais les membres individuels, jeunes ou adultes, peuvent également y participer.Le conseil d'administration qui sera ensuite nommé devrait être, auprès du gouvernement, le porte-parole de tous les fervents de la nature.Le quatrième BIENTÔT APOLLO XIV vol habité en direction - de la Lune aura finalement lieu en février 1971 et on connaît désormais avec précision le point de débarquement du module lunaire d'Apollo XIV.Celui-ci, avec Alan Shepard et Edgar Mitchell à son bord, doit en effet se poser à 50 milles au nord du cratère Fra Mauro (du nom d'un moine italien du XVe siècle), dans la Mer des Pluies, soit à l'endroit prévu pour la précédente mission.Il s'agit, contrairement aux terrains choisis pour Apollo XI et XII, d'une région montagneuse et accidentée.Les deux astronautes escaladeront les murs extérieurs d'un cratère, prendront de nombreuses photographies et ramasseront des blocs de pierre vieux de 5 billions d'années.Pendant ce temps, leur camarade Stuart Roosa continuera de tourner au-dessus de leurs têtes, dans le module de commande.Dans UNE CHAMBRE A quelques BULLES NOMMÉE mois, à «MIRABELLE» Serpukhov - (URSS), là où se trouve le plus puissant accélérateur du monde, la plus grosse chambre à bulles jamais construite entrera en service.Son nom: Mirabelle.Son volume: 7 m3.L'appareil, actuellement en cours de montage, a été mis au point en France par les savants et les ingénieurs du Commissariat à l'énergie atomique.Le rôle d'une chambre à bulles?Lorsqu'un faisceau de particules, émis par un accélérateur, la traverse, il crée sur son passage de très fines bulles qui permettent ainsi de visualiser les effets de ce faisceau.Il s'agit donc d'un instrument d'étude très précieux pour la physique nucléaire.Le liquide utilisé dans «Mirabelle» est de l'hydrogène liquide, ce qui, aux problèmes optiques et électroniques, ajoute un problème cryogénique.Mais ce nouveau record sera bientôt dépassé puisque le CEA s'est engagé, avec l'Allemagne fédérale et le CERN (Centre européen de recherche nucléaire) à réaliser une chambre de 20 m3 ! abonnez-vous ¦atfÆr Case Postale 250, Sillery, Québec 6.Tél.: 651-7220 Tarif individuel (1 an, 8 numéros): $3 Tarif de groupe (quinze exemplaires ou plus): $2 coupez NOM:.?Étudiant RUE: .?Professeur VILLE:.Zone.?Autre: .?École: .?Collège:., ?Université:.?Organisme: 24 par Roger Brunelle de l'Association des professeurs de science du Québec CHIMIE Sienko et Plane, traduit par L'Écuyer et Lefrançois Éditeurs: Les Presses de l'Université Laval et Dunod Québec, 2e éd.1965, 609 pages, $10 Deux grands chapitres (les principes de la chimie; les corps simples et leurs composés) forment la structure de ce volume.Les auteurs partent du précepte suivant; «La science s'acquiert plus facilement par la recherche des principes fondamentaux.La connaissance de ces principes approfondit le savoir, sert de point de repère pour rappeler un ensemble d'informations et constitue une base solide pour prédire l'inconnu.» D'inspiration américaine (Université Cornell), ce traité paraissant en seconde édition a été traduit par deux professeurs canadiens-français qui connaissent très bien les maîtres et les étudiants d'ici, leur mentalité et leur façon de travailler.Les neuf appendices témoignent de la sagacité des traducteurs et rendent ce manuel aussi utile comme volume de base que comme ouvrage de référence.LA GRANDE AVENTURE DE LA PHYSIQUE Peter Wolff, Éd.Planète, Paris, 1970 255 pages, $ 10 Préface de Charles-Noël Martin Ce volume, traduit par le professeur Jacques Métadier, a été écrit dans le but principal de faire connaître la pensée et les écrits des savants du type classique, moderne ou avant-gardiste qui, depuis 2 000 ans, ont oeuvré pour découvrir les lois du monde.Les éditeurs ont eu la finesse d'ajouter certains commentaires afin d'aplanir quelques petites difficultés mathématiques sur lesquelles le lecteur pourrait trébucher et afin de faire apparaître les conséquences, sur notre vie quotidienne, de la découverte commentée.«La Nature a précédé l'homme, mais l'homme a précédé les sciences de la Nature».(Weizsàcher) Tout au long des huit chapitres de ce volume, nous constatons la justesse de cette pensée.Archimède, Galilée, Pascal, Huygens, Newton, Helmholtz, Planck, de Broglie et Heisenberg furent les plus célèbres physiciens de leur époque et leurs découvertes sont classées parmi les plus importantes de la physique.A signaler, pour les jeunes en particulier, l'intérêt du quatrième chapitre: les principes mathématiques de la physique.Le lecteur sérieux sera exalté par cet ouvrage dans lequel chaque grand savant explique la nature et l'importance de sa découverte.isr = x=ç 121 131 chim*e les p’osses de rumve's
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