Le lingot : un journal du Saguenay, 1 décembre 1991, vendredi 6 décembre 1991
Avec les employés L'USINE VAUDREUIL AUX PORTES DE LA COMPÉTITIVITÉ Le vendredi 6 décembre 1991 48' année No 23 ALCAN Stabilisation des berges DÉJÀ SIX ANS! Il y a déjà plusieurs années, six plus précisément, que la réduction des coûts de production par tonne d'alumine fiaure en tête de liste des préoccupations à l'Usine Vaudreuil.Aujourd'hui, grâce a la persévérance des employes, ajoutée à la réalisation de projets spéciaux, est de plus en plus competitive avec les autres producteurs d alumine aussi bien internes qu'externes A lire en page 5.A-*'.«C - • - .Photo Démarré en 1986, le programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean Eiietsen atteint effectivement sa sixième année d’existence et des résultats fort satisfaisants.Environ 65 % des travaux sont achevés jusqu'à maintenant, avec un taux de satisfaction des riverains qui s'accroît au fur et à mesure de leur réalisation.À lire en pages 6 et 7.Bassin hydrographique L HIVER COMMENCE DU MAUVAIS PIED! À lire en page 4 En tournée dans la région CLAUDE CHAMBERLAND FAIT LE POINT r fl • ' A i.*r.Président de la Société d'électroyse et de chimie Alcan depuis 18 mois main- photo tenant, Claude Chamberland a profité d'une tournée dans la région pour ren- Pierre contrer des intervenants politiques, socio-économiques et du monde des Paradis affaires.Ces rencontres lui ont permis de 'aire le point sur plusieurs dossiers d'actualité qui touchent de près l'entreprise, comme la situation du marche de l'aluminium, les performances d'Alcan dans le contexte actuel et les défis de l'avenir.À lire en pages 2 et 3. Président de Sécal CLAUDE CHAMBERLAND EN TOURNÉE DANS LA RÉGION Le président de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan, Claude Chamherland, était de passage au Saguenay-Lac-Saint-Jean les 26 et 27 novembre derniers.Il a pu rencontrer différents groupes d’employés, des gens d’affaires.élus municipaux, représentants d’organismes socio-économiques et de la presse régionale.Au cours de ces rencontres, \1.Chamherland a bien sûr aborde des sujets d'actualités touchant l’entreprise, comme la situation de l’industrie de l’aluminium, les performances d’Alcan dans le contexte actuel, les défis futurs de l’entreprise et les stratégies pour y faire face.Voici donc, en résume, les propos du president: Industrie de l'aluminium LES TEMPS SONT DURS Dans l'esprit de Claude Chamberland, les ralentissements de production annoncés dans quatre pays où Alcan opère des usines d'électrolyse reflètent très bien les difficultés que vit actuellement l'industrie de l'aluminium."Pour notre industrie.ajoute-t-il, le signal d'alarme le plus retentissant est certainement l'augmentation des stocks de métal.Ce n'est pas parce que la demande pour l'aluminium a baissé mais tout simplement parce qu'il s'en fabrique davantage." La demande est effectivement restée stable depuis 18 mois.Mais la mise en service de nouvelles usines d'électrolyse et l'arrivée massive de métal en provenance de l'URSS (environ 7(X) (XX) tonnes) font que le marché dispose de plus d'aluminium qu'il est capable d'en prendre.C'est ce qui a entraîné un fléchissement des prix; des prix qui n'ont d'ailleurs jamais été aussi bas.Une question de million Pour illustrer la situation actuelle, Claude Chamberland a mentionné: "11 suffit de retenir six chiffres.C'est facile, car c'est le même qui se répète six fois: un million."D'abord, l'offre excède la demande par un million de tonnes.De plus, les stocks de la Bourse des métaux de Londres atteindront un mil- lion de tonnes d'ici la fin de 1991.et ce n'est pas le même million que celui que j’ai mentionné précédemment.11 s'agit de métal déjà produit que l’industrie n'arrive pas à écouler.Par ailleurs, de nouvelles installations d'une capacité de un million de tonnes entreront en service d'ici la fin de 1992.Il est également prévu que l’URSS déversera un million de tonnes de métal sur le marché l'an prochain, en plus d’un volume presque équivalent de livraisons en 1991.Sans oublier que, depuis le début de 1991, près de un million de tonnes de capacité de production ont été fermées, soit temporairement soit en permanence.Enfin, une note plus encourageante, on prévoit une hausse de la demande de un million de tonnes d’ici 1993." Avec des chiffres comme ceux-là, il est évident, selon Claude Chamberland, que nous connaîtrons quelques années difficiles."Le métal en trop, ajoute-t-il, doit être absorbé pour que le marché retrouve un équilibre qui amènera un rétablissement des prix.Il nous reste à espérer que l'avenir nous fera mentir quant à nos prédictions vis à vis du métal soviétique." "Dans cette optique, poursuit le président, Alcan a annoncé, en octobre dernier, des fermetures temporaires de salles de cuves équivalent à 143 500 tonnes par année, dont un peu moins de la moitié ici au Québec.Plus récemment, nous avons aussi réduit de 9 000 tonnes la production au Brésil et de 15 000 tonnes celle du Japon; des fermetures qui seront permanentes en raison des motifs liés à l'environnement et aux coûts de production."Ce qui a mené à ces décisions est d'abord d'ordre économique: dans tous les pays touchés par ces fermetures les opérations sont déficitaires, incluant le Canada.J'aimerais toutefois répéter qu'aucune des récentes fermetures n'aurait eu lieu au Canada s'il n'y avait pas eu de carence énergétique." Pour Alcan L AVANTAGE HYDROÉLECTRIQUE N'EST PLUS CE QU'IL ÉTAIT L'utilisation des ressources hydrauliques, au Québec comme en Colombie-Britannique, est depuis longtemps un avantage concurrentiel important pour Alcan.Mais, pour Claude Chamberland.cet avantage n'est plus ce qu'il était."Ce que nous faisons avec notre énergie, c'est de l'alu-mimum.commente le président de Sécal.et c'est cette réalité qui détermine la valeur de notre énergie.Et cette énergie n'est pas produite.gratuitement."L’énergie que nous générons au Saguenay-Lac-Saint-Jean vaut entre 250 et 275 millions de dollars.Mais, il ne faut pas oublier que nous avons des coûts croissants liés à l'exploitation de notre propre réseau hydroélectrique et ces coûts sont de 125 à 150 millions de dollars par année.La distance entre nos installations et nos marchés américains ajoute, un autre 45 à 50 millions $ par année en coûts de transport."Je pourrais certainement continuer à en ajouter, mais ce que je veux souligner ici c'est que notre avantage venant des investissements antérieurs dans l'hydroélectricité demeure à peu près constant.Par contre, le coût de nos désavantages augmente continuellement." Aucun achat d'énergie Par ailleurs.Claude Chamberland avoue franchement changer d’humeur lorsqu'il lit des commentaires à l'effet qu'Alcan aurait dû acheter de l'électricité pour éviter de fermer des salles de cuves au Saguenay-Lac-Saint-Jean."Hydro-Québec nous a prêté de l’eau cet automne et nous apprécions grandement cette aide.Mais nous ne pouvons acheter de l'électricité car nous ne pourrons tout simplement pas en payer le prix demandé dans le contexte actuel".M.Chamberland a explique qu'acheter de l’électricité signifierait une augmentation des coûts de production d’environ 400 dollars la tonne."Il est évident que si Alcan acceptait ces coûts additionnels, ce serait plus avantageux pour la région à court terme.Mais une telle décision hypothéquerait l'avenir alors qu’Alcan.dans son ensemble, oriente ses décisions de façon à rester en affaires à long terme." Quant à la possibilité de rapatrier l'énergie vendue à des entreprises de la région.Claude Chamberland a ré- pété la nature des contrats qui lient Alcan à ces compagnies.Le president de Sécal a egalement abordé des sujets d'actuali- photos té et répondu aux questions des représentants de la presse.Pierre - Paradis TjtiS L LE LINGOT, VENDREDI.6 décembre 1991 La région et Alcan TRAVAILLER COMME DES PARTENAIRES "Notre principal atout, au Saguenay-Lac Saint-Jean est de travailler en tant que partenaires à la planification et à la préparation de notre avenir." Finalement.M.Chambcr- Tel est le message livré par le président de Sécal, Claude Chamberland, aux représentants des milieux d’affaires, politique et socioéconomique de la région, lors d'une rencontre le 26 novembre dernier."Alcan, a-t-il répété, doit faire face à une concurrence de plus en plus féroce et il en est de même pour vous.Toutes les entreprises de la région doivent collaborer davantage, cibler leurs marchés et moins compétition-ner entre elles.Ainsi, collectivement, la région pourra faire face à la compétition au Québec, au Canada et dans le monde."Comme vous le savez, a-t-il ajouté, nous avons déjà aidé les entreprises d'ici à s’organiser plus efficacement afin de livrer leurs produits à des clients de la taille d'Alcan.Nous continuerons à le faire là où nous le pourrons.Une entreprise de la taille d'Alcan dans une région comme celle-ci crée toutes sortes d'occasions d'affaires pour les petites entreprises.Nous sommes conscients de ce rôle et nous sommes prêts à le jouer.land a réaffirmé qu'Alcan est dans la région pour y rester."Nous sommes ici pour rester et pour faire de bonnes affaires, en supportant et en étant supporté par une région prospère.Je crois que nous sommes tous d'accord avec cet objectif.Nos chances d'y arriver seront d'autant plus grandes si nous envisageons l'avenir en tant que partenaires à part entière du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Claude Chamberland a eu l'occasion d'exposer la situation de l'industrie de l'aluminium et de l'entreprise aux gestionnaires des installations régionales.Photos Pierre Peredis À l'aide des employés LES EFFORTS AXÉS SUR QUATRE PRIORITÉS "Je fonde beaucoup d'espoir sur le potentiel des gens qui travaillent pour Sécal, affirme le président de Sécal, Claude Chamberland.Tenant compte du potentiel que représentent nos employés, j'ai identifié quatre éléments clés sur lesquels nous axerons nos efforts au cours des trois à cinq prochaines années: les clients, les employés, les coûts et l'environnement." Les clients "En ce qui concerne d'abord les clients, précise-t-il, j'ai demandé à ce que toutes nos activités, tant celles des uni- tés d'exploitation que celles des groupes de service, visent d'abord les clients." Dans l'esprit de M.Chamberland, cela veut dire établir des relations avec les I m Plus d'une centaine de représentants des milieux politiques et socio-économiques ont assisté à la conférence de Claude Chamberland fournisseurs afin de garantt la qualité des produits que nous utilisons, mettre en place des méthodes qui garantiront la qualité des produits que nous livrons, comparer notre performance à celle des entreprises les plus performantes dans le monde et éliminer les activités qui ne constituent pas une valeur ajoutée pour le client.Les employés Viennent ensuite les employés dans la liste des priorités."J'ai déjà parlé de l'importante de la création d'un milieu de travail où chacun d'eux peut donner la pleine mesure de son potentiel, exprime M.Chamberland.D'autres éléments sont à considérer.Il s'agit de notre responsabilité, en tant qu'entreprise, de fournir un lieu de travail qui soit sécuritaire et qui ne comporte aucun risque pour leur santé.Il s'agit aussi des relations avec les représentants élus de nos employés, afin qu'ils puissent remplir pleinement ce rôle et que nous puissions travailler comme partenaires à la réalisation d'objectifs communs." Les coûts Côté coûts, le président a abordé les grands progrès réalisés dans la réduction des coûts de production et du travail qui reste encore à faire dans ce domaine."Nous devons continuer de simplifier notre organisation et nous concentrer sur l'essentiel.Nous devons aussi utiliser efficacement la technologie, obtenir le rendement maximum de nos procédés et optimiser l'utilisation des matières premières.Et j'aimerais répéter que ce sont nos employés qui feront la différence dans l'atteinte de cet objectif.' L'environnement Le quatrième élément prioritaire c'est l'environnement, plus précisément la réduction de l'impact environnemental de nos activités qui.d'après Claude Chamberland.se situe à deux niveaux: "Le premier de ces niveaux est de nature financière.Nous devrons continuer à investir des sommes importantes pour réduire l'impact de nos activités.Il faudra du temps, mais Alcan est déterminée à y arriver.Le deuxième niveau vise un changement d'attitude.Chaque employé doit être convaincu qu'il est en son pouvoir de réduire l'impact environnemental de ses méthodes de travail et de ses décisions.Nous commençons déjà à voir des résultats de ce côté".Les achats de métal UNE PRATIQUE COURANTE DANS L INDUSTRIE DE L ALUMINIUM Acheter du métal, même pour ceux qui en produisent, ce n’est pas une pratique nouvelle dans l'industrie de l'aluminium.Même Alcan en achète certaines quantités depuis plusieurs années, pour des besoins bien spécifiques, et continuera d'en acheter pour les mêmes raisons.Le président de Sécal a expliqué les raisons qui motivent ces achats de métal qui, en 1990, ont totalisé 646 (XX) tonnes."Une partie importante de nos achats provient du métal de recy- clage et de rebuts.De plus en plus, dans l’industrie de l'aluminium, les clients qui achètent notre métal exigent en retour que nous reprenions leurs rebuts.L'an dernier, nous avons acheté 290 (XX) tonnes de ce métal de rebut que nous utilisons dans nos usines de recyclage.On pense ici aux rebuts de fabrication ou de canettes récupérées."De plus, nous avons acheté 246 (XX) tonnes de métal en Europe, à des producteurs européens et ce, pour satisfaire les besoins de nos clients européens.Notre capacité de production, en Europe, est insuffisante pour remplir les commandes de nos clients.De plus, il ne serait pas rentable pour nous de transporter jusque là-bas du métal produit au Canada, en raison des coûts de transports et des tarifs douaniers." Enfin, des produits finis ou semis-finis composent la dernière tranche des achats de métal, soit environ 110 (XX) tonnes en 1990.Il s'agit de produits qu'Alcan ne fabrique pas mais quelle fournit tout de même aux clients qui en commandent.Le président de Sécal a toutefois précisé que ces achats de métal n'affectent pas les capacités de production des usines régionales.Il a plutôt parlé d’ajustements à la demande des clients.LE LINGOT, VENDREDI.6 décembre 1991 Réservoirs hydroélectriques L HIVER DÉBUTE AVEC DE LOURDS DÉFICITS Traditionnellement, le premier décembre de chaque année sonne l'heure du bilan à Energie électrique, (Jucha .bilan des crues printanière et automnale, des précipitations et, par conséquent, de la situation des réservoirs du bassin hydrographique juste avant d'entrer de plein pied dans la saison hivernale.Cette année, l'hiver s'amorce avec des défa its accumulés .et des souvenirs de Tune des pires années au point de vue des apports d'eau.La pénurie d’eau, qui a persisté au cours des cinq derniers mois, a d'ailleurs eu de sérieux impacts sur la production d'aluminium dans les usines d'Alcan.Effectivement, comme l'a mentionné le président de Sécal, Claude Chamber-land, lors de son récent passage dans la région, les fermetures temporaires annoncées en octobre dernier n'auraient pas eu lieu au Québec si l’été et l'automne s'il n'y avait pas eu de carence énergétique Pour sa part, le coordonnateur du groupe Ressources hydriques à EEQ, Gilles Lalumière, affirme qu’un lac Saint-Jean aussi bas pour commencer l'hiver, ça ne s'est jamais vu."La situation n'est pas meilleure en amont, ajoute-t-il, alors que le niveau des réservoirs Manouane et Passes-Dan-gereuses a atteint une zone qui a conduit aux coupures de charge que l'on connaît." Au premier décembre dernier, le lac Saint-Jean était à 57,8 % plein (10,65 pieds), soit un record minimum depuis 1926, année de la mise en service de la centrale d'Isle-Maligne.En amont, toujours le premier décembre, les réservoirs étaient à 73,8 % pleins.Globalement, le bassin hydrographique n'est plein qu'à 67,3 % actuellement; un autre record minimum historique.Faiblesse des apports d'eau Toute cette situation est évidemment attribuable à la faiblesse des précipitations et, par conséquent, des apports non contrôlés, enregistrée tout au cours des mois d'été et d'automne.Entre le premier juillet et le 30 novembre dernier, les précipitations sur l'ensemble du bassin ont été de 87 (7f de la normale, tandis que les apports non contrôlés se sont situés à 71 % de la normale.Au lac Saint-Jean plus particulièrement, un record minimum a même été enregistré au chapitre des apports non contrôlés.Ceux-ci n'ont atteint que 68 % de la normale pour cette période.Au lac Saint-Jean On se souviendra qu'au cours des derniers mois, pour compenser la faiblesse des apports d'eau en aval, l'énergie était surtout générée à partir de la centrale d'amont, soit Chute-des-Passes.Par ailleurs, pour stopper la baisse du niveau du lac, Hydro-Québec a prêté l'équivalent en eau de 127 000 mégawatts/heure à Alcan, au cours des mois d’octobre et novembre.Mais cette mesure s'est avérée insuffisante en raison de la faiblesse des précipitations qui s'est poursuivie."Habituellement, explique Gilles Lalumière, lorsque le lac Saint-Jean baisse durant l'été, la crue automnale vient le remplir.Mais cette année, octobre et novembre ont été des mois encore assez secs.Le lac n'a pas atteint le niveau normal d'environ 16 pieds pour cette période de l'année." En plus, comme à chaque année, le niveau du lac Saint-Jean continuera de descendre au cours de l'hiver, pour atteindre environ quatre pieds en avril."Et, pour éviter qu'il soit plus bas que quatre pieds au printemps, nous continuerons de générer au maximum à partir de Chute-des-Passes et nous ralentirons le rythme de production de la centrale d'Isle-Maligne comme nous l'avons fait l’été dernier." En amont "Mais, précise Gilles Lalumière, pendant qu'on a gé- néré de l'énergie au maximum avec la centrale de Chute-des-Passes, on a grugé sur nos réservoirs d'amont et, par le fait même, sur nos réserves d'hiver.Et on continuera d'agir ainsi au cours du prochain hiver." Une telle situation a eu pour effet d'amener le niveau des réservoirs d'amont dans la zone avec risque de défaillance.Expliquons ici que la zone avec risque de défaillance est un point critique qui peut faire en sorte que la quantité d'eau soit insuffisante pour répondre à la demande de production d’énergie hydroélectrique.Suivie de près Il va sans dire qu'à Énergie électrique, Québec, on suit la situation de très près et on la suivra tout l'hiver."Et, conclut Gilles Lalumière, on continuera d'espérer que la prochaine crue printanière ramène les choses à la normale." Centre de conditionnement physique LES ACTIVITÉS SE POURSUIVENT Depuis le IR novembre dernier, c'est un groupe de la région.Les Consultants Olympe Inc, qui opère le centre de conditionnement physique du Complexe Jonquière.Deux éducateurs physiques.Hélène Nepton et Luc Tremblay, sont présents pour vous conseiller et animer les divers programmes offerts soient l'évaluation de la condition physique, l'animation de cours de groupe de style "workout" et l'élaboration de programmes d'entraîne- ment personnel et d'entraînement spécifique (maux de dos.surplus de poids et réhabilitation).La programmation en cours reste la même jusqu'au 20 décembre, alors que celle de 1992 vous sera très bientôt présentée.Le Lingot est publié a Jonquière par la Direction des affaires publiques de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan Ltée, pour Jean-Eudes Dubé (conducteur de camion) et pour tous les employés et retraités d'Alcan au Saguenay Lac Saint Jean Le Lingot 1655.rue Powell, CP '370 Jonquière (Québec) G7S4K9 Editeur André J Bouchard if N MM Rédacteur en chef Margot Tapp Collaboration Michéle Tremblay Téléphone 699 4045 ou 699 4055 Abonnements et changements d adresse: 699 3666 Dépôts légaux Bibliothèque nationale Ottawa Bibliothèque nationale du Québec Impression Les Éditions du Réveil Conception et montage Srgnis Partageons notre Noël LA COLLECTE DES DENRÉES EST EN COURS Première activité réussie: le souper-bénéfice de Partageons notre Noël, qui avait lieu à Jonquière le 2J novembre dernier, a rempart é encore cette année un franc succès.Les profits générés par la vente de près de 450 billets serviront à venir en aide ans plus démunis des secteurs Arvida et Saint-Jean-Eudes.Autre activité tout aussi importante: la campagne de collecte de denrées alimentaires non-périssables ou de dons en argent est actuellement en cours depuis le 1er décembre pour se poursuivre jusqu'au 13 décembre prochain.Ce que vous avez à faire?Simplement déposer vos dons dans une des boîtes prévues à cet effet ou les remettre à l’un des responsables de la campagne que vous pouvez rejoindre aux numéros de téléphone suivants: 699-2475.3208, 3333 ou 699-1547.Plus que jamais cette faire toute la différence année, les policiers et pom- pour celui ou celle qui n'a piers d'Alcan comptent sur rien", affirme le président votre générosité."Ce qui de la campagne 1991, est très peu pour nous peut Dominique Gagnon., ¦ I , V - .La majorité des bénévoles rassemblés quelques minu- Photo tes autour des plats de service: Marie-Claire jean Lachance, Banque Royale, Robert Meunier, sergent, Matteau Denis Drapeau, directeur des Services à l'exploitaion, Jonquière et président d'honneur, Serge Lavoie, service de la paye, Dominique Gagnon, président de la campagne, Raynald Fortin, pompier, Daniel Defoy, Compier, Michel Tremblay, chef Incendie, Christian anory, cuisinier, Gaytan Blackburn, policier, Francy Vallée, officier Port et Carol Villeneuve, policier.LE LINGOT, VENDREDI.6 décembre 1991 L'Usine Vaudreuil DE PLUS EN PLUS PRÈS DE LA COMPÉTITIVITÉ Au cours des six dernières années les efforts constants des employés, combinés à la réalisation de certains projets spéciaux, ont permis à l'Usine Vaudreuil de progresser continuellement vers la compétitivité et ce, autant au plan de la qualité qu’à celui des coûts de production de l'alumine.Et, à quelques pas de l’année 1992, les nouvelles continuent d'être bonnes.Du moins, ce sont des messages fort encourageants et optimistes que le directeur de l'Usine Vaudreuil, Rénall D'amours, a livrés récemment aux employés cadres réunis pour la revue annuelle des résultats et des objectifs."Il y a un an, se rappelle Ré-nald D’amours, nous nous étions fixés des objectifs assez ambitieux, pour ne pas dire agressifs.Il y a six mois, nous étions en quelque sorte mal partis et nous avons donné un sérieux coup de barre.Aujourd'hui, nos coûts de production sont inférieurs aux cibles et les clients se disent enchantés de la qualité de notre alumine".Des performances dignes de mention Expliquons tout d'abord qu’Alcan dispose, à l'échelle mondiale, de onze installations dédiées à la production d'alumine.Deux de ces installations sont propriétés de l'entreprise à 100 %, soit en Jamaïque et au Canada (Vaudreuil).Historiquement, c'est l’Usine Vaudreuil qui possédait le championnat des coûts de production les plus élevés à l'intérieur de l'entreprise.Elle vient tout juste de perdre ce titre, à la grande satisfaction des employés et des gestionnaires bien entendu.Voilà pour la première bonne nc\ .!!e.Au centre de calcination, dernière étape avant de livrer l'alumine aux clients, la qualité du produit est évidemment suivie de près.Jules Perron, opérateur, effectue unprélèvement.Par ailleurs, on a souvent tendance à l'oublier, mais l'industrie de l'alumine est aussi cyclique que celle de l'aluminium, avec ses hauts et ses bas.En fait, les producteurs d'alumine sont eux aussi confrontés aux mêmes problèmes de compétitivité en ce qui concerne les coûts de production.Ils doivent également faire face à la fluctuation des prix de vente de l'alumine sur les marchés mondiaux, lesquels varient eux aussi selon les caprices de l’offre et de la demande.Malgré ces obstacles de taille, l’Usine Vaudreuil a franchi des pas importants et ses coûts sont de plus en plus compétitifs avec ceux des autres producteurs d'alumine à l'échelle mondiale.Voilà pour la deuxième bonne nouvelle.Enfin, comme pour ne pas faire mentir l'adage "jamais deux sans trois", il y a bel et bien une troisième bonne nouvelle: malgré les impératifs des opérations et les préoccupations reliées aux coûts de production, les employés de l'Usine Vaudreuil ont réussi à produire une alumine répondant mieux aux critères de qualité formulés par les clients."L'alumine de Vaudreuil.affirme Rénald D'Amours, gagne de plus en plus d'adeptes dans les usines d’électrolyse d'Alcan.Des chiffres La réduction des coûts de production de l'alumine est un refrain très connu dans tous les coins et recoins de l'Usine Vaudreuil.Un refrain qui n'a pour ainsi dire pas perdu d'entrain au fil des années, puisque les résultats ont toujours récompensé les efforts."Encore cette année, affirme Rénald D’Amours, ces résultats sont fort concluants et pour ceux qui, comme les employés, ont toujours apporté leur collaboration et leur contribution, les chiffres ont beaucoup de signification." Par exemple, à l'heure actuelle, seulement 30 $ la tonne séparent les coûts de production d'une tonne d'alumine Vaudreuil avec ceux de la moyenne mondiale.Cet écart était de 50 $ en 1990; les employés ont donc réussi à diminuer les coûts de 20 $ la tonne.Pour ce qui est de 1992, l'objectif est de retrancher un autre 15 $ la tonne.Au total, Vaudreuil aura diminué ces coûts de 35 $ la tonne en deux ans.Il faut cependant préciser ici que les coûts de production d'une tonne d’alumine se compose de deux éléments principaux: les coûts défrayés pour la bauxite (matière première) et les coûts de conversion (transformation de la bauxite en alumine).MfsXv' V wl.1.La bauxite arrive par wagons à la station de déchargement C'est le début du processus.On aperçoit ici André Boivin yws employé à la station de déchargement et Armand Lavoie, con- Honnchon tremaître.En réalité, les employés de Vaudreuil peuvent diminuer seulement les coûts de conversion; cet aspect rend d'ailleurs les choses plus difficiles pour l'Usine Vaudreuil qui doit composer avec des contraintes que ne connaissent pas les autres producteurs dont, principalement, l'éloignement des mines de bauxite.Malgré cela, les gens de Vaudreuil ont réussi à réduire, encore cette année, les frais relatifs à la transformation de la bauxite en alumine.Un rythme à conserver "Mais si ces contraintes augmentent les difficultés, précise Rénald D'Amours, elles augmentent également le mérite de tous les employés de Vaudreuil d'avoir été aussi persévérants au cours des dernières années et d'avoir réussi les exploits que l'on enregistre jusqu'à maintenant." "Et, poursuit Rénald D'A mours en répétant un autre refrain connu, il ne faut surtout pas lâcher et conserver nota* rythme de croisière en 1992.Il nous faut bien sûr garder l'oeil sur nos coûts de production, tout en ne perdant pas de vue la qualité de l'alumine et les besoins de nos clients.Je suis convaincu qu'on y am vera, grâce à l'implication de tous nos employés." La précipitation est une étape déterminante dans le procédé de transformation de la bauxite en alumine C'est à ce moment qu'est déterminée la granulométrie, l'un des paramètres les plus La précipitation est une étape déterminante dans le procédé de transformation de la bauxite en importants dans la qualité de l'alumine.C'est aux usines d'hydrate que ça se passe Luc Blackburn et Sylvain Simard sont tous deux opérateurs à L'Usine d'Hydrate 2.LE LINGOT, VENDREDI.6 décembre 1991 La stabilisation des berges du Lac Saint-Jean UH PROGRAMME EH BOHHE VOIE DE RÉAUSATIOH l e programme de stabilisation des berces du Lac Saint-Jean termine actuellement sa sixième année d'opération avec des résultats fort intéressants.En effet, environ 65 % des travaux prévus dans l'ensemble du programme ont été réalisés jusqu'à maintenant avec succès.C'est du moins ce que nous apprenait le directeur du programme, Mario Deslauriers, au cours des conférences-midi du Lingot, offertes les 13 et 14 novembre derniers à Alma et à Jon-quière.Perré et végétalisation dans les limites de la municipalité de Delisle dans la Grande-Décharge.¦ ¦ • «»»*:• * '3S .Brise-lames dans le secteur du Rang des Iles à Saint-Gédéon.*~T*, Vf4?- " v ¦«sppf- * .ŸV- >v;.¦$&*¦ On se rappellera que l'objectif poursuivi par le programme est de résoudre le problème d'érosion en tenant compte des aspects techniques, économiques, sociaux et environnementaux.Un travail intensif étalé sur 10 ans qui concerne de très près 4 000 riverains ayant une propriété située autour du lac et regroupés sous 87 associations de riverains, ainsi que 16 municipalités divisées en trois municipalités régionales de comté (MRC).Un vaste travail de consultation Comme l'expliquait Mario Deslauriers, les travaux touchent annuellement les trois MRC, environ 12 municipalités.près de 150 riverains et une douzaine d'associations.D'autres intervenants dans le dossier?Le ministère de l'Environnement (MENVIQ), des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche (MLCP) et des Affaires culturelles (MACQ), le ministère fédéral des Transports et finalement l'Union des producteurs agricoles (UPA)."inutile de dire combien les consultations avec tous ces intervenants sont primordiales pour que les travaux atteignent un niveau optimal de satisfaction", soulignait Mario Deslauriers.Pour y arriver, Alcan a mis en place une équipe pluridisciplinaire de sept personnes incluant le directeur, lui-même, et un coordonnateur des travaux et sécurité, Raymond Larouche, une biologiste, Suzanne Dupuis, une secrétaire de projet, Denise Lalande.Tous quatre relèvent d'Énergie électrique, Québec (ÉÉQ) promoteur du projet chez Alcan.Également, pour rencontrer les objectifs du programme, ÉÉQ utilise des ressources internes à l'Alcan dont un représentant des Affaires publiques.Réjean Gaudin, et deux représentants du Service Immobilier.Richard Daigle et Pierre-Étienne Bouchard.Chacun d'eux maintient des communications constantes avec les différents intervenants concernés pour les travaux.Mario Deslauriers, directeur du programme de stabilisation des Photos berges du lac Saint-Jean.Eiiefsen s W' , V: "Au départ, nous informons et consultons tous les intervenants dans le dossier.Puis, au fur et à mesure que les plans d’ingénierie sont prêts, nous retournons rencontrer les municipalités, les MRC, les différents ministères, les riverains et les associations de riverains afin de finaliser les projets.Ces travaux à l’étude s'effectuent l'année suivante entre le 1er février et le premier mai environ, et entre le 15 septembre et le 15 décembre.Aucun travail ne se fait pendant la saison de villégiature." née suivante, ceux préparés précédemment sont en cours, alors que s'effectuent simultanément des activités de contrôle et de suivi qui se font, pour leur part, en continu." Toutes les activités de consultation sont considérées par l'équipe de projet comme primordiales."Ca nous assure, ou à tout le moins ça met les chances de notre côté, d’accomplir des travaux qui rencontrent les besoins et les intérêts de tous les intervenants dans le dossier”, soulignait Mario Deslauriers."Au cours d'une même année, il y a un chevauchement qui se fait dans les activités du programme.Pendant qu’on planifie les travaux pour l’an- Épis dans le secteur de Saint-Gédéon.Dans les secteurs de haute occupation, on aménage des promenades sur les épis, comme on peut le voir sur cette photo.7 ¦ LE UHGOT, VENDREDI.Eôécembœ 1991 DES TRAVAUX SUR MESURE Différents types Je travaux sont effec tués selon l'endroit où .v 'PcüT 7fi/R£ VsBeues CHoseï m! la v/e/ues Sss^ ISS 0707-8013 Le Lingot 1655.rue Powell C P 1370 Jonquière.Québec G7S 4K9 Tirage 15 300 eiempJaires Au maître de poste si le destinataire est déménagé ne pas faire suivre; retourner è l'expéditeur avec la nouvelle adresse LE LINGOT, VENDREDI, 6 décembre 1991
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