Le lingot : un journal du Saguenay, 1 décembre 1988, vendredi 16 décembre 1988
Le vendredi 16 décembre 1988 45' année No 22 'ALCAN A l'occasion de Noël, les enfants des employés ont réalisé des dessins dans le cadre d'un concours de cartes de voeux.En pages 2 et 19 Après la fermeture de 7 salles de cuves LE COMPLEXE JOtlQUIÈRE RESTERA LE PLUS GRAND CENTRE INDUSTRIEL D'ALCAN Centre de coulée Services Régionaux Roberval Saguenay Arvida Vaudreuil Services | appui technique Pertes d'emplois 500 illustration Lorsque l'Usine Laternere sera en operation, en 1991.le Complexe Jonquiere restera le plus important centre d'activité Wes d'Alcan au Saguenay.Des 500 emplois qui y disparaîtront, 450 seront transférés à Laterriere.D'autres informations sur vaiiiancourt Ce sujet et sur la modernisation, dans un dossier présenté de la page 7 a la page 14 de cette edition.Le 1er juillet '89 DAVID MORTON SUCCÉDERA À DAVID M.CULVER Bip»l C'est David Morton qui suc- [ cédera à David M.Culver au poste de président du conseil et chef de la direction d'Alcan Aluminium, Limitée.Détails en page 3 LE BAROMÈTRE ACTION PRIX US $ CAPACITÉ STOCKS MONDIAUX En novembre, les prix ont atteint 2 420 dollars, tOO $ de plus que le mois précédent.Les stocks ont diminué de 36 000 tonnes pour s'établir à 3, 1 millions de tonnes.Le taux d'utilisation de la capacité est maintenant de 100 %.Enfin, l’action Alcan a clôturé è 37 dollars, une légère baisse sur le mois précédent.37.18 S Can Stable 10 000 Tonnes C'est elle, Marie-Eve Côté.Une douzaine d'années, étudiante en secondaire I au pavillon Camille Lavoie d'Alma, elle a créé le dessin (fui a servi d'illustration pour la carte de Noël d'Alcan, cette année.Marie-Eve est la fille de Richard Côté, mécanicien d'entretien à l'usine d'il vdrattà-'&Mn Complexe J (manière.wiiwnwt'i ' Pourtant, ni.ca .Une patsongeât, fegfeSfe'&n'aiutre enfant pçehef sôus la gtaeë."Je surs sportive et je n'avais pas te gôût de dessiner des cadeaux", dit-elle.Sportive, elle l'est sûrement.Il aura fallu attendre quelle revienne d'un cours de nage synchronisée pour réaliser l’entrevue.Elle songe aussi à faire des études en médecine.Son choix Elle a donc pensé à des activités quelle aime commej pêche sous la glace, sur le lac Saint-Jean ou s Saguenay.¦ : "Je dessine assez souvent.Je le fais quand ça me tente.Ça m'amuse.J’avais lu l'annonce dans "Le Lingot" et mon père m'en a parlé.J'avais le goût de participer." "J'étais très fière quand j'ai su que j'avais gagné.Je l’ai dit à tous mes amis.Quand je leur ai montré la carte, ils ont trouvé ça beau et m'ont félicitée." >• • >•-•¦ Et elle-même, lorsqu'elle a vu son dessin officiellement imprimé sous forme de carte de Noël:"J'ai trouvé l’encadrement super-beau et le médaillon à l'intérieur aussi".Oui.c'était super-bien.Félicitations, Marie-Ève! 3W8 % Psarar*1"' ¦r si m ' J y .y Marie-Ève Côté, gagnante du concours de dessin, est la fille de Richard Côté, mécanicien d'entretien à l'usine d'Hydrate.Elle se décrit comme une sportive qui ne voulait pas dessiner de cadeaux.> / WKKiïfBËmœSiM WSK1 S# rngmam ^ ^ »! "Jésus dans un traîneau de Denis Larivière."Au pied de l'arbre”, d'Annie Chamberland.LE LINGOT, vendredi, 16 décembre 1988 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. Le 1er juillet 1989 DA VID MORTON DEVIENDRA LE NOUVEAU NUMÉRO UN D ALCAN ALUMINIUM LIMITÉE Le conseil d'administration d'Alcan Aluminium limitée a désigne David Morton, actuellement président et chef de l'exploitation, comme successeur de David Vf Culver, it titre de président du conseil et chef de la direction.Celle nomination prendra effet le 1er juillet 1989, a-lors que M.Culver, âgé de 64 ans, aura accumulé 40 années au service d'Alcan, dont les dix dernières à titre de chet de la direction.Il a été nommé président du conseil d'administration en 1986.Sa carrière David Morton.58 ans.est entré au service d'Alcan au Royaume-Uni.en 1954.où il a occupé divers postes administratifs.En 1977, il était muté à Montréal à titre de vice-président.planification gé- "Les spécialistes ont pris le temps nécessaire pour examiner chaque ouvrage dans nérale, chez Alcan Aluminium limitée.En 1979.il retournait au Royaume-Uni.à titre d'administrateur délégué et chef de la direction d'Alcan Aluminium (U.K.) Limited, à Londres.M.Morton est revenu a Montréal en 1981 et 1982 alors qu’il était nommé au poste de président et chel de la direction d'Aluminium du Canada, limitée, avec la pleine responsabilité des activités d'Alcan dans les deux Amériques.Il fut nommé président et chef d'exploitation d’Alcan Aluminium limitée, la société-mère, en 1986.les détails et les résultats nous ont montré qu'ils avaient parfaitement sup- Autres activités David Morton est citoyen canadien et il siège aux conseils d'administration de la Banque de Nouvelle-Écosse.de l'Industrielle-AI-liance compagnie d'assurance sur la vie et du Conference Board of Canada.Il est membre de la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie et.enfin, il est membre de la Fondation Board du International Management Institute, de Genève.porté les secousses," a expliqué le directeur d'Énergie électrique Québec, Claude Fafard.Par ailleurs, devait-il poursuivre, une autre tournée d'inspection est prévue d'ici Barrages et centrales RIEN N'Y A ÉTÉ DÉTECTÉ L'analyse poussée des ha nages et des centrales hydroélectriques d'Alcan, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.n'a décelé aucun bris à la suite du tremblement de terre du 25 novembre dernier.David Morton qui succédera a David M.Culver, au poste de president du conseil et de chef de la direction d’Alcan Aluminium, limitée, en juillet 1989 la période des Fêtes."Nous avons prévu la réaliser trois semaines après le tremblement de terre.C’est ce qui nous permettra de confirmer les résultats de nos premières analyses.” Notons d’ailleurs qu Hydro-Québec suit exactement le même processus de vérification.es uits et les autres Asie LA DEMANDE PEUT FLÉCHIR A une époque où la consommation d'aluminium est sans cesse croissante, de plus en plus de gens croient que les pas s asiatiques constituent un marché sans limites." C’est ce qu'a déclaré un dirigeant de Comalco.Karl Stewart.Il est vrai, a-t-il dit.que les pays asia- tiques constituent un important bassin de population et que la conjoncture économique est favorable.Cependant.rien n’indique qu'il y aura nécessairement une augmentation importante de la consommation d'aluminium.Nouveaux marchés IL FAUT INNOVER "En aucun temps, nous ne devons ralentir nos efforts visant une augmentation de la demande d’aluminium", a indiqué, le mois dernier, le président.Commercialisation du métal d'Alcan, lan Rugeroni.lors d'une confé- rence prononcée devant la Bulletin Fift International Aluminium Conference, à Caracas.au Vénézuéla."Certe.nous pourrons toujours connaître une certaine croissance sans trop faire En effet, l'établissement d’un réseau efficace de récupération aura un effet à la baisse sur la demande d’aluminium de première fusion.Les principaux pays de cette région ont utilisé 2.9 millions de tonnes d'aluminium de première fusion en I978 et 3.6 millions de d'efforts.” a-t-il ajouté, "toutefois.le taux de croissance de notre industrie serait alors bien inférieur à celui de l'économie en général." M.Rugeroni est d avis que Iavenir repose sur lelabora- tonnes en I987.ce qui n'est pas très significatif.Pour l'ensemble des dix dernières années, le principal changement qu’a connu cette région est la fermeture de la presque totalité des usines d’électrolyse au Japon, ce qui ne se répétera lion de programmes de recherche et de développement.A cet égard, il a cité le cas du Japon qui a entrepris des recherches pour améliorer la conception et le rendement plus.Par ailleurs, la Thaïlande est en période de croissance économique.Toutefois, même si la demande d’aluminium y doublait, cela ne représenterait qu’une augmentation de 50 000 tonnes par année.énergétique des cuves en plus d'acquérir de nouvelles connaissances sur la commercialisation du métal à l'échelle internationale.LE LINGOT, vendredi 16 décembre 198S Club de la Direction SOIRÉE DU NOUVEL AN Comme le veut l'habitude, le Club de la Direction organise.encore cette année, une soirée pour marquer la fin de la vieille année et l'arrivée d'une nouvelle.Les personnes qui désirent démarrer 1989 sur le bon pied sont donc invitées à se rendre au Club, à compter de 21 h 30, le samedi 31 décembre.Au programme: animation, musique avec dise-jockey, danse, goûter et prix de présence.On peut se procurer des billets en téléphonant au 548-8781 ou en se rendant au Club de la Direction.2010 rue Powell, secteur Arvida.Le prix est de huit dollars par personne.Une invitation spéciale est lancée aux clubs sociaux des usines.Plus de 400 personnes LES RETROUVAILLES DE LA COULÉE Ç-C- ¦ Photo C'est tout près de 400 personnes qui ont participe a la soirée des retrouvailles du Centre de Pierre coulee Arvida.en novembre dernier.L'activité avait ete organisée par le Club des aines de Paradis cette usine.A l'occasion de cette soiree, tous les retraites ont reçu un album-souvenir.Il s'agissait d'une première pour le groupe qui a travaille plusieurs mois pour que tout puisse fonctionner à la perfection.A Vaudreull BANQUET DES PIONNIERS LA TOUCHE FINALE.•• _ '< fl Pour se mettre dans l’ambiance du temps des Fêtes, il faut évidemment le traditionnel sapin de Noël.Ce sont des Jean employes du service de l'embellissement qui ont vu a l'installation du conifere.à proximité du bureau principal du Complexe Jonquiere.De gauche a droite: Jacques Gilbert, Lionel Pageau et Christian Larouche.Vous les reverrez d'ailleurs dans le message publicitaire televise d'Alcan pour le temps des Fetes, puisqu'on les a filmes pendant qu'ils allaient chercher le sapin, pour le mettre en place.L’operation s'est deroulee en pleine chute de neige.On aurait jure que c'était "arrange avec le gars des vues ".Photo Les employés de l'Usine Vaudreuil ayant commencé leur carrière chez Alcan en 1963 ainsi que Pierre ceux qUj célébraient leur 25ieme anniversaire de service on eu droit a un banquet récemment.Paradis Une soixantaine de personnes ont pris part a l'activité.Les conjoints faisaient naturellement partie de la fête.Le Lingot est publie a Jonquiere par la Direction des affaires publiques de la Socteic deleclmlyse et de chimie Alcan Ltee pour Bernard SMîelais ipompien et pour tous les emplt w et retraités d'Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le Lingot 1980 Mellon CP 1370 Jonquiere (Quebec) G7S4K9 Editeur Andre J Bouchard Rédacteur en chef: Vital Munger Conseiller a l'information Guy Menard Telephone 699 3353 ou 699 3354 Abonnements et changements d'adresse .699 3666 Conception et montage Signts Impression Imprimerie Polyforme Depots legaux B'bl'Otheque nationale Ottawa Bibliothèque nationale du Quebec LE LINGOT, vendredi W décembre 1988 Un système d'assurance-qualité UN INVESTISSEMENT RENTABLE POUR LES FABRICANTS ET ALCAN Des séminaires s'adressant aux fournisseurs, organisés conjointement par Alt an.la Commission de formation professionnelle et le Ce^ep de Jomptiére ont eu lieu ti Jonquière.en octobre et novembre.Il s'ai>it de la troisième étape d'une démarche visant à développer chez les fabricants de la région des systèmes permettant d'assurer un meilleur contrôle sur la qualité de leurs produits manufacturés selon des plans et devis.Les lecteurs du Lingot se souviendront que nous avons abordé ce sujet l'été dernier, à l'occasion d'une rencontre entre clients et fournisseurs chez Alcan.Après un premier contact, l'intérêt des clients s'est fait sentir à ce point que l'on a jugé bon de mettre sur pied des sessions de quatre jours permettant aux fabricants de la région de s initier à la réalité de "l’assurance qualité" et aux bénéfices qui peuvent en résulter.Robert Thompstone.surintendant adjoint au service de l'Approvisionnement, et responsable de ce dossier chez Alcan à Jonquière.est catégorique: " Les entreprises qui négligent la question de l'assurance-qualité sont tout simplement en train de manquer le bateau.Dans le contexte du libre-échange.l'importance d'offrir un produit aussi parfait que possible est évident." Formation Durant quatre jours, lors des deux sessions de l'automne dernier, une trentaine de participants ont pu ainsi en apprendre davantage sur le contrôle de la qualité.comment mettre en marche dans une entreprise des systèmes de ce genre et quels sont les avantages à en retirer.Selon Robert Thompstone.ces avantages sont de taille: "Les statistiques compilées par un groupe d’étude démontrent que le manque de qualité des produits peut coûter à une entreprise de 10 à 25 pour cent de son chiffre d'affaire annuellement".Ce que préconisent des organismes comme l’Association québécoise de la qualité, se sont des mécanismes d’auto-régulation dans l'entreprise, mécanismes qui s'apparentent à ceux déployés en matière de santé-sécurité au travail."Il s’agit de responsabiliser l'ensemble des employés, plutôt que de confier la tâche à un groupe d'inspecteurs".indique-t-il.Un intérêt marqué Si les fabricants de produits "sur mesure" ont démontré un vif intérêt pour ces séminaires, il faut dire que le marché en jeu est de taille: la Société d electroly- Robert Thompstone.surintendant adjoint au service de l'Approvisionnement, responsable du dossier de la qualité totale, au sein de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan.se et de Chimie Alcan a accordé, l'an dernier, pour 40 millions de dollars de contrats de pièces fabriquées d'après des plans et devis.Il s'agit d'implanter un contrôle qui puisse répondre aux exigences de l'Association canadienne de normalisation.Celle-ci propose certaines règles devant être respectées lors de la fabrication d'un bien et.après auditions de la part du Quality Management Institute, décerne à l'entreprise une accréditation certifiant son effort dans le domaine du contrôle de la qualité.Pour les fabricants, cette accréditation est en quelque sorte un "sceau de qualité", confirmant qu'ils acceptent V Une partie des fabricants de la région qui ont participé à la session de travail du mois de décembre, sur l'implantation de programmes de contrôle de la qualité.de faire plus, afin de livrer le meilleur produit possible.Et nous?"Nous aussi chez Alcan, nous avons un effort supplémentaire à faire, affirme Robert Thompstone.Particulièrement en ce qui a trait à la définition de nos commandes, aux spécifications relatives à celles-ci.Plus on laisse d'imprécisions, plus il est difficile pour un fabricant d'en arriver à un résultat conforme à nos attentes".D'ailleurs, récemment des ingénieurs de la Société ont participé à un séminaire ayant justement pour thème l'élaboration des exigences en assurance-qualité sur nos plans et devis.On souhaite ainsi amener ceux qui liassent des commandes chez les fournisseurs régionaux à un plus grand degré de précision.A une époque où les gens d'affaires constatent l'importance d'accroître le calibre des produits fabriqués ici.il faut s'attendre à ce qu'il soit beaucoup question de qualité au cours des prochaines années.Photo Jean Matteau LE LINGOT, vendredi 16 décembre 1988 Un geste généreux PARTAGEONS NOTRE NOËL Le succès remporté l'an dernier, par la première expérience de 'Partageons notre Noël".a incité les membres de la Sûreté et du Service des incendies Alc an au Complexe Jonquière a remettre l’opération sur pied cette année.Une opération qui prend d'ailleurs plus d’ampleur, comme le précise un des organisateurs.Paul Audet: " L’an dernier, nous avons distribué 125 paniers de provisions, d'une valeur approximative de 60 dollars.Cette année, nous souhaitons augmenter, voire même doubler, la valeur de chaque panier".Déjà, une première activité a eu lieu, en rapport avec "Partageons notre Noël".Le 12 novembre.300 personnes ont participé à un sou-per-bénétice au Patro de jonquière.un événement couronné de succès.Deux autres activités restent maintenant à venir.En usine Le 16 décembre, les employés d’Alcan seront sol- licités, alors que des points de chute pour les dons seront mis en place dans plusieurs endroits du Complexe Jonquière.Paul Audet indique que l’on accepte tous les genres de dons: argent, aliments en conserve ou même de la nourriture périssable ( les organisateurs disposeront d’une chambre réfrigérée pour conserver les denrées).Le blitz Le clou de l'activité demeure le "blitz" qui se déroulera le dimanche 18 décembre, entre 10 h 00 et 18 h 00.au Club de la Direction, du secteur Arvida.A ce moment.les policiers et pompiers d'Alcan accueilleront les dons de toute la population et au besoin, iront chercher ceux de personnes qui seraient dans l'impossibilité de se déplacer, mais souhaiteraient tout de même y aller d'un geste généreux.La station de radio CKRS a donné son appui à l'opération et tout au cours de la journée, les gens seront invités à se rendre au Club de la Direction pour appuyer "Partageons notre Noël".La Saint-Vincent-de-Paul Encore cette année, la SaintVincent-de-Paul Arvida/ Saint-Jean-Eudes collabore étroitement à l'organisation.Leur connaissance du secteur et des besoins s'avère précieuse pour les bénévoles.Rappelons que "Partageons notre Noël" se fixe pour but de venir en aide aux personnes dans le besoin des cinq paroisses du seul secteur Arvida.puisque déjà des L’an dernier, Martin Lavoie, Guy Otis.Paul Audet, Rosaire Laberge et Jacques Sénéchal avaient fait leur part dans le cadre de l’opération "Partageons notre Noél".activités de même nature desservent les autres secteurs de Jonquière.Paul Audet prend bien soin de souligner que la participation des employés de la Sûreté Alcan, de ceux du Service des Incendies (avec en tête Rosaire Laberge) et même de retraités de ces groupes, est tout-à-fait exceptionnelle: "A toutes fins pratiques, ce sont tous les employés qui s'associent à l'opération".Pour tous ces gens, la seule récompense sera la pensée d'avoir accompli une bonne action, dans le temps des Fêtes, une période de l'année où chacun devrait avoir droit à un peu de réconfort.USINE VAUDREUIL USINE VAUDREUIL USINE VAUDREUIL USINE VAUDREUIL USINE VAUDREUIL Hélène Côté Bachelière Génie chimique Gilles Deschesnes Surveillant de projets Production, entretien Usine de bauxite Claude Brouillard Conseiller en communication Laurent Sauvé Ingénieur Technologie Jacinthe Côté Chimiste en développement Technologie USINE ARVIDA USINE ARVIDA USINE ARVIDA USINE ARVIDA USINE ARVIDA Ghislain Grandisson Norbert Allard Comptable de gestion Comptable de gestion Centre d'électrolvse Ouest Guy Bouchard Hygiéniste industriel Serge Girard Superv iseur principal 2e nivesu (par intérim) Centre d'électrolvse Ouest Donald Fraser Bachelier Génie industriel Centre des produits cathodiques LE LINGOT, vendredi 16 décembre 1988 L'EMPLOI CHEZ ALCAN AU SAGUENAY LA SITUATION D'IC11991 L'IMPACT DE L'USINE LATERRIÈRE SUR LE COMPLEXE JONQUIÈRE Au cours des dernières semaines, la plupart d'entre vous avez pu voir un document vidéo où le président de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan limitée.François Senécal-Tremblay.donne des précisions sur l'impact de la mise en opération de l'Usine Laterrière sur le Complexe Jonquière et la nécessité de construire de nouvelles usines.Le présent dossier se veut un complément à cette information, un document de référence.Le vice-president régional d'Alcan au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Robert Salette.y reprend l'essentiel du document vidéo et y rajoute de nouvelles informations qui ont pu être compilées depuis la réalisation du document audiovisuel."Cette demarche, a expliqué M.Salette, vise à faire le point à partir de la situation actueiie au Complexe Jonquière et au Saguenay pour regarder comment elle évoluera d'ici 1991."Les chiffres exprimés dans ce dossier touchent les employés cadres et syndiqués, le tout dans le cadre d'une stabilité économique.Le vice-president regional d’Alcan, Robert Salette.Centre de coulée Roberval- Saguenay IMPACT SUR LE COMPLEXE JONQUIÈRE À LA SUITE DE LA FERMETURE DE 7 SALLES DE CUVES Services Régionaux Arvida Vaudreuii Services | appui technique ¦ Pertes d'emplois 500 LE LINGOT, vendredi 16 décembre 1988 Au cours des dernières années 526$ MILLIONS POUR MODERNISER Le Lingot - M.Salette, en premier lieu, pourquoi parler de l'évolution du dossier Alcan au Saguenay?R.S.- Tout simplement parce que j'estime qu'on laisse entendre à tort qu'Alcan est en tram de déserter Jonquière et qu'au moment où l'Usine Laterrière sera en service, le Complexe Jonquière serait ni plus ni moins qu'un terrain vague.C'est tout à fait faux Avec Laterrière, ce qui fermera au Complexe Jonquière, c'est uniquement 7 salles de cuves Soderberg.Le reste de nos activités sera maintenu.INVESTISSEMENTS DE 1983 A 1989 INCLUANT LATERRIERE (En millions $ canadiens) Complexe Saguenay Jonquiere Millions S 529 Millions $ Le Lingot - Comment en arrivez-vous à cette conclusion?R.S.- Avant de vous décrire tout ce qui va rester au Complexe et tout ce qu'on a fait et investi à Jonquière, j’aimerais qu’on revienne sur le contexte qui prévalait dans l'industrie de l'aluminium et chez Alcan au début des années '80.Le Lingot - Vous faites allusion à la crise structurelle qui a frappé l'industrie?R.S.- Oui.parfaitement.On se souviendra qu'au début des années '80.Alcan, après Alcoa, Reynolds et Kaiser, a mis de l'avant un programme afin d'alléger sa structure de gestion, faciliter la prise de décision, confirmer son orientation d'être un producteur d'aluminium diversifié et le plus innovateur.Nous é-tions alors dans un contexte où la croissance des marchés était à son plus bas niveau et il était devenu impossible de vendre tout le métal qu'on produisait.Le Lingot - Vous faites allusion ici à votre mission et à l'effort de rationalisation qui s'est notamment traduit par le programme d'incitation à la retraite chez le personnel cadre.Mais, cette rationalisation a eu d'autres effets sur la main-d'oeuvre ici, au Saguenay?R.S.- Oui, bien sûr, et aussi dans l'ensemble de nos installations dans le monde.Et je dois vous rappeler que pendant que nous procédions à ces ajustements, Alcoa avait déjà diminué ses effectifs de 4 500 employés et Reynolds de 9 000.Il ne faut pas oubler que c'est cette rationalisation.ajoutée à nos projets de modernisation, qui nous a permis de nous placer aujourd'hui dans une position concuren-tielle et de profitabilité prometteuse pour l'avenir.C'était la seule façon de garantir la survie de l'entreprise à long terme.Le Lingot - Mais, est-ce que ce n'est pas le Complexe Jonquière qui paie la note?R.S.- Je ne vois pas comment on peut affirmer une chose pareille.D'abord.en considérant que trois salles de cuves sont déjà fermées, je vous répète qu'avec l'arrivée de Laterrière, c'est 7 salles de cuves qui seront fermées au Complexe Jonquière.Il va donc y rester beaucoup d'activités.EXEMPLES DE PROJET^ MAJEURS AU COMPLEXE JONQUIERE 1980 - 1988 (En millions $ canadiens) Nouveau centre de cal- 75 M$ nm r’imm Usine de fluorure 130 MS Fours à anodes 77 MS Décantation à haut 30 MS Hydrate super-blanc 35 MS Gallium Bopiie ¦ëmSl 28 MS mm Centre de coulée no 5 "J 15 MS Usine Dubuc ¦ 36 MS MES.-::-.Gaz naturel X 3% mmm Le Complexe Jonquière.en 1988,c'est l'Usine Vaudreuil (extraction d'alumine, usine de fluorure), c'est un centre de coulée, c'est le Roberval-Saguenay, les Services régionaux, les Services d'appui technique, c'est aussi les salles de cuves pré-cuites (6) et Sôder-berg (11).L'ensemble du Complexe regroupe plus de 5 207 employés en moyenne annuelle, en '88.Du reste, si on consulte le tableau ci-contre il donne une idée exacte de tout ce qui restera au Complexe Jonquière.en 1991, après la mise en service de l'Usine Laterrière.Le Lingot - Tout en réalisant Laterrière , ne doit-on pas s'attendre à ce qu'il y ait diminution de certaines activités sur le Complexe?R.S.- A l'exception des 7 salles de cuves, soit 500 emplois, toute référence à la disparition du Complexe Jonquière est tout à fait farfelue.Depuis 1983, nous y avons investi pas moins de 526 millions de dollars dans ce Complexe , soit pour moderniser, soit pour nous doter de nouvelles usines: le centre de calcination 75$ millions, l'usine de fluorure 130$ millions, le four à cuisson des anodes 77$ millions, le décanteur à haut rendement 30$ millions, l'empilage de la boue 28$ millions, le centre de coulée no 5 15$ millions, et j'en passe.Ces projets témoignent de notre engagement à maintenir d'importantes activités à Jonquière dans un contexte compétitif et dans un environnement sain pour nos employés.Ce n'était certainement pas pour le fermer.iili, ^ /T' * T ^ * miff.W Au cours des dernières années, le Complexe Jonquière a été le théâtre de nombreux projets de construction, comme vous pourrez le voir dans les pages suivantes.LE LINGOT, VENDREDI 16 décembre 1988 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. C'EST INEVITABLE LES SALLES DE CUVES SODERBERG FERMERONT Le Lingot- Pourquoi vouloir fermer à tout prix les salles de cuves Sôderberg?R.S - C'est que, malgré tous nos programmes de modernisation, il nous reste un problème majeur.celui des HAR II faut donc les remplacer.C'est la correction du problème a la source, la seule solution.Le Lingot Si le prix du métal reste intéressant, ne serez-vous pas tenté de les garder en opération plus longtemps?R.S.- Il n'en n'est pas question.Nous serions plutôt tentés d'accélérer notre programme de remplacement du système Sôderberg au Québec.La meilleure preuve de ce que j'avance, c'est que malgré la hausse du prix du métal, il n'a jamais été question de remettre en service les trois salles de cuves Sôderberg fermées depuis un certain temps.Le Lingot- N'y a-t-il pas des technologies qui élimineraient leur impact sur l'environnement et permettraient de maintenir les Soder-berg ouvertes?R.S - Nous avons mis au point une pâte sèche.Nous travaillons sur un nouveau type de braie.De plus un épurateur électrostatique et expérimental humide est même à l'essai à la salle 53 H.Il ne faut pas oublier qu'après Laternère, quatre de ces salles seront encore en opération à Jonquière en plus de celles d'Isle-Maligne, de Shawmigan et de Beau-harnois.Ces nouvelles techniques ne règlent pas tous les problèmes.Nous rencontrons des problèmes d'entretien dont l'entartrage et la corrosion et.qui plus est, nous ne savons toujours pas comment disposer des liqueurs de goudron.Ce genre de solutions représente seulement un filtre qui contribue à a-méliorer partiellement la situation à l'externe, sans pour autant rajeunir ces vieilles salles de cuves et qui ne corrige en rien les conditions de travail internes.Les équipements de protection individuelle restent nécessaires.Quant a installer des épurateurs électrostatiques à sec.qui régleraient partiellement le problème des émissions Empilement des boues rouges: Usine Vaudreuil, un investissement de 28 $ millions.LES EMISSION DE MAP EN TONNES POUR L'ANNEE 1987 Comp.Sôderberg Usine Kitimat Jonquiere Jonquière Gr.-Baie • - T .g ¦ de MAP à l'externe.De plus, comme ces vieilles usines n'ont pas été conçues pour ce genre d'équipements leur installation coûterait 40 pour cent du coût de construction de l’Usine Laterrière.soit plus de 300 $ millions.Et nous aurions malgré tout une vieille usine dont la durée de vie utile sera atteinte dans quelques années.Et encore une fois, rien ne serait réglé à l'interne.Ça resterait toujours comme une vieille Ford 1940.Le Lingot- Pourtant, l'Usine Kitimat utilise aussi le procédé Sôderberg et on ne parle pas de fermeture.R.S.- C'est tout simplement parce que cette usine est effectivement beaucoup moins polluante que les Sôderbergs de Jonquière.Elle utilise un procédé très différent, soit les goujeons verticaux et comparer ces deux procédés équivaut à comparer des pommes avec des oranges tant ils sont fondamentalement différents, comme Glo-dendale.Regardons les chiffres.L'Usine Kitimat émet 83 tonnes de MAP par année, comparativement aux 550 tonnes annuellement par les Sôderberg de Jonquière.Usine de Fluorure: Usine Vaudreuil, un investissement de 130 millions $.t -•t •H II 4«r *
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