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Titre :
Le lingot : un journal du Saguenay
Contenu spécifique :
vendredi 6 août 1948
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Lingot du Saguenay
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Le lingot : un journal du Saguenay, 1948-08, Collections de BAnQ.

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Volume VI Numéro 12 Le Lingot Un Journal du Saguenay msa B .I.mgm ¦ ¦¦¦¦Ml ¦ I 'J-LL iüSJlL JiL ''LL'-'i-ilLKiLiL-LE™!LJ™! Arvida, Vendredi 6 Août 1948 M.Robert Côté se noie au lac Clair Le jeune homme était membre de la fanfare d'Arvida depuis 4 ans.— Etudiant en Art Dentaire à l'Université de Montréal.La dernière fin de semaine a été marquée par une tragédie de Tonde.M.Robert Côté 25 ans, étudiant en \rt Dentaire à l’université de Montréal depuis deux ans, fils de M.îdmond Côté, camionneur de Chicoutimi a perdu la vie en se baignant dans le lac Clair à 16 milles de Chicoutimi.Le jeune homme se baignait en compagnie d’un ami d’Arvida.M.Albert Larouche, lorsqu’il se sentit soudain pris de crampes.Il appela au secours et disparut sous Tonde.Son ami revint au bord chercher une embarcation; mais, il s’aperçut que celle-ci n’avait pas de rames.Il appela alors les amis qui se trouvaient dans un chalet voisin.Ceux-ci vinrent en toute hâte.Rendus à l’endroit de la tragédie, M.Lucien Fafard, beau-frère de la victime et employé au département de comptabilité d’Alcan plongea, mais Teau profonde empêcha la réussite du sauvetage.On se munit de grappins et on ramena à la surface après 30 minutes le corps sans vie de l’infortuné jeune homme.Le défunt était bien connu à Arvida comme flûtiste dans la fanfare locale et comme employé du département des propriétés d’Alcan comme peintre, pendant ses vacances d’été.Il était membre de la fanfare d’Arvida depuis 4 ans et était considéré dans ce milieu comme un musicien doué d'un beau talent.Il avait appris la musique tout en faisant son cours classique au Séminaire de Chicoutimi.Il faisait partie alors de l’orchestre du Séminaire.Il avait donné de nombreux récitals à la radio et avait paru plusieurs fois en concert avec des ensembles de la région.Robert Côté était le type du jeune homme cultivé qu’il est agréable de rencontrer.Sa mort cause d’unanimes regrets chez les dirigeants de la fanfare locale dont il était flutis-te-solo.Le défunt était le frère de M.Tabbé P.-E.Côté, de Mme Léo Ouellet (Georgette Côté) de Ro-berval, de Mme Lucien Fafard (Marie-Thérèse Côté) d’Arvida et de M.Gérard Côté, gérant de la section ides nouveautés chez Gagnon Frères à Chicoutimi.Le Lingot présente à la famille en deuil, ses sincères condoléances.Le professeur Ph.Filion (Directeur de F Union Musicale de Shawinigan Falls) Le chef de musique de l’Union Musicale de Shawinigan Falls est M.Philippe Filion.Il dirige cette fanfare depuis sa fondation en 1930, et la symphonie depuis 1924.Un récent relevé des concerts qu’il a préparés Roméo Juneau Président estime à plus de 500, les programmes musicaux donnés sous sa direction.Il a commencé très jeune au pupitre d’orchestre.Rares sont les chefs d'orchestre ou de fanfare possédant une telle fougue, une direction aussi énergique, aussi sûre et entraînante.Formé d’abord au collège Imma-culée-Conception avec l’Harmonie de l’école, il a poursuivi de sérieuses études de maitres réputés, tels que Maurice Onderet, Camille Couture et autres.Les canadiens en général sont humbles, c’est pourquoi les expressions “Maestro” ne sont employées aussi souvent qu’outre 45ième, néanmoins nous pouvons affirmer que M.Filion se compare avec avantage aux chefs de musique les plus réputés du Canada.C’est un fils de Shawinigan.Il y est né et y a toujours demeuré.Lors du festival des fanfares de 1946 à Montréal, il s’est particulièrement signalé à la difêction d’un groupe de 350 musiciens, choisis parmi les instrumentistes de quelque 20 fanfares.U dirigea de main de maître la fameuse “Ouverture 1812" de Tschaikowsky, en présence d'un auditoire de plus de 15,000 personne; au Stadium de Baseball.Outre ses talents de directeur musical, M.Filion est professeur de violon et est un virtuose de cet instrument, ayant donné plusieurs auditions tant à la radio qu'au public.Maurice Coutu, secrétaire trésorier Récemment il établissait à Shawinigan un commerce ou les dilettantes peuvent trouver “Tout en Musique”.Son sport favori est la pêche et la chasse.Voici le programme de la visite de l’Union Musicale de Shawinigan Falls à Arvida ainsi que celui du concert qu’elle y donnera.Prgramme de la visite SAMEDI 7 août 1948: 7 h.P.M.— Arrivée de l’Union Musicale de Shawinigan Falls à Arvida.7 h.15 P.M.— Buffet offert par TAluminum Company of Canada Limited au camp Vaudreuil.8 h.30 P.M.— Tournoi de tennis eiitre les joueurs de Shawinigan Falls et ceux d’Arvida, sur les courts du Saguenay Inn.DIMANCHE 8 août 1943: 10 h.30 A.M.— Répétition en TAréna d’Arvida, au Centre de Récréation.(suite à la page 3) Le Dr J.-A.Chabot’ Le Dr J.-A.Chabot, directeur du Service de Santé pour la Cité d’Arvida, a été appointé pour la quatrième année consécutive contrôleur des absences à la Commission Scolaire pour la Cité d’Arvida ainsi que directeur du Service de Santé à la même Commission.Cinq nouvelles classes Vu l’érection d'une nouvelle église dans la paroisse St-Jacques d’Arvida, l’ancienne chapelle temporaire, qu’cn avait aménagé sur la rue La Salle, sera transformée en cinq spacieuses salles de classes.C’est là une information que nous donnait au début de la semaine dernière, M.Y-van Morrier, secrétaire de la Commission Scolaire d’Arvida, qui ajoutait que ces travaux étaient pratiquement terminés et que ces classes serviraient en septembre prochain.Un jeune homme se noie à Jonquière Un jeune homme de St-Laurent de Jonquière, marié le matin du jeudi 29 juillet, s’est noyé le même jour sous les yeux horrifiés de sa femme et de ses amis," au chalet de M.Pierre Angers, au lac Clair à quelques milles de Jonouière.La victime, Rosaire Larouche, 25 ans, é-poux de dame Réjeanne Larouche, de Jonquière, était le fils de M.et Mme Philippe Larouche, de St-Laurent.Le Lingot prie la famille en deuil d’accepter ses sincères condoléances.Autre accident Une bambine de 3 ans, Ghislaine Pctvin, fille de M.et Mme Raoul Potvin, de Jonquière a trouvé la mort sous les roues d’une automobile à proximité de la demeure de ses parents, rue Saint-Luc.L’enfant s'amusait avec des petites compagnes sur le trottoir lorsqu’elle décida subitement d'aller rejoindre d'autres enfants qui s’amusaient de l’autre côté de la rue.Le chauffeur du véhicule, M.Eugène Pot-vin.53 ans, demeurant à 201 rue Leclerc ne vit pas la fillette et la renversa.On la releva inconsciente et elle décéda quelques minutes plus tard à la Clinique St-Jcseph où on l’avait transportée.A l’enquête du coroner qui se tenait le lendemain à la Morgue Caron de Jonquière on rendit un verdict de mort accidentelle.Le Lingot offre ses condoléances à la famille en deuil.Nommé directeur Les journaux nous ont appris samedi dernier que le chef de la brigade des incendies d'Arvida avait été élu directeur de l’Association Canadienne des chefs de pompiers dont le congrès annuel vient de se terminer à Lethbridge, Alberta.Nos félicitations.PAYSAGE LAURENTIEN La campagne — voici des maisons de Sainte-Famille, lie d’Orléans.Ces maisons sont typiquement canadiennes-françaises.(Photo Office provincial du Film, Québec) Voir page 6.Mi il» COUP D’OEIL ! SUR LA RÉGION1 ' ST-JOSEPH-D’ALMA — La première retraite annuelle de religieux enseignants de la communauté des Frères Maristes se fera à St-Jcseph-d’Alma et groupera au collège local sous la direction du C.F.Auguste-Henri, supérieur provincial, quelque 40 Frères Maristes, professeurs au Saguenay.Les exercices spirituels seront prêchés par le R.P.Joseph Bélanger.S.J.directeur spirituel au collège Ste-Marie de Montréal.Les retraitants auront au'si le bonheur de recevoir et d’entendre leur Supérieur Général, le C.F.Léonida, et Tun de ses assistants.le C.F.Régis-Aimé, qui arrivent de France et leur apporteront le salut de leurs confrères de là-bas.CHICOUTIMI — Pour le mois de juin, notre district no 11 (qui comprend Charlevoix, Saguenay, Chicoutimi.Lac-St-Jean et Roberval) se classe en tout premier lieu pour la production du fromage Cheddar; 1,316.809 livres, plus du tiers de la production totale de la province.C’est environ 14,000 livres de plus qu’au même mois en 1947.De janvier à juin de cette année, nous en sommes à 1,638,274 livres, comparativement à 1,975,072 livres en 1947.Le district qui nous approche le plus n’atteint qu’un total de 626.467 li-vies pour la même période.C’est celui de Québec et de la Beauce.ROBERVAL — Raymond - Noël Paradis, 13 ans, fils de M.J.-W.Paradis, de Notre-Dame d’Hébertville, a accompli un exploit ces jours derniers.Le jeune Paradis était au chalet de son père, au "Paradis de l’Orignal” lorsqu'il aperçut un ours qui rodait autour du camp, comme il le faisait d'ailleurs depuis plusieurs jours.S'emparant d’une carabine de calibre .22, le garçonnet abattit Tours à quelques pas de lui.CHICOUTIMI — Une sorte de re- cord vient de s’établir dans la région.En effet, le pluviomètre installé par la Compagnie Price Bros, à Tchitagama enregistrait, pour une durée de 27 heures, de samedi après-midi à 3 heures, à dimanche soir à 6 heures, une précipitation de pluie de 1 pouce 85.Il y a longtemps qu’on n’avait vu une pluie aussi abondante.ROBERVAL — Mlle Simonne Levesque, infirmière diplômée de THô-pTal Notre-Dame, s’est classée première aux examens universitaires.En septembre prochain, elle suivra les cours d’hygiène sociale à l’université de Montréal.PERIBONKA — La Coopérative d'électricité de Péribonka a été fondée dernièrement à Ste-Jeanne-d'Arc.Elle englobe les paroisses d St-Ludger de Milot, Ste-Jeanne-d'Arc, Péribonka et Ste-Elisabeth de Proulx.On a mis l’organisme sur pied en vue de profiter des avantages que pourrait offrir le puissant réseau qui traverse depuis longtemps le territoire.S'il n’y a pas moyen d’en venir à une entente avec ce groupement, la société se pourvoira ailleurs de l’électricité qu’il lui faut.Les premiers travaux de construction sont commencés et se font en coopération.ST-JEROME — Le R.P.Aimas Simard.P.B., missionnaire d’Afri-oue, était à St-Jérôme, ces jours derniers, en visite chez les nombreux parents qu’il compte dans la paroisse.Le R.P.Simard est le frère de M.le curé J.-B.Simard, curé de Dolbeau.Il est au pays depuis un an environ, après avoir évangélisé pendant quinze ans les noirs d'Afrique.De passage à Arvida M.W.-F.Clifford, chef des a-gents de liaison aux usines d’Arvida il y a quelques années, était de passage à nos bureaux lundi le 2 août.M.Clifford est maintenant gérant du personnel pour la Brompton Pulp & Paper Co.Limited d’East Augus Québec. Page 2 Le Lingot, Arvida, Vendredi 6 Août 1948 Physiotherapist at Saguenay General Hospital A graduate physiotherapist, Miss Ruth Young of Toronto, Ont., has recently joined the staff of the Saguenay General Hospital, Arvida.Miss Young graduated from the University of Toronto, then worked in a Montreal hospital until the organization of the Royal Nursing Service when she joined its Special Branch, serving in Royal Canadian Naval Hospitals in St.John’s, Newfoundland and Halifax, NS.and attaining the rank of Lieutenant.After leaving the Navy in 1947, Miss Young took a well merited rest; she accepted this position at the Saguenay General Hospital about a month ago.The Physiotherapy Department at the Hospital is well equipped and a good number of patients are now taking advantage of the various forms of treatment offered under the Doctor’s prescription, which hasten their recovery, enabling them to return to work sooner and in better condition to resume their former duties.While in the Naval Nursing Service, Miss Young quickly lost track of her patients who sailed away to all parts of the world.She is looking forward to this, her first experience with industrial and accident cases where she will have a much better opportunity to judge the ultimate results of the trea-ments.Elsewhere in this issue.Miss Young is shown giving a shortwave treatment to Mr.David Turcotte, of Chicoutimi, foreman of Millwrights in the Electrode Plant.Aluminum Photo-Prints A new process whereby permanent photo prints are made by enamels baked into thin metal sheets, which have been inhibited to retard oxidization, is described in the U.S.Camera Magazine of May, 1948.In quantity production, aluminum will probably be the metal used because of its light weight and resistance to corrosion.These Durographs as they are called can show an unusually brilliant and colorful image because the metal surface reflects 95% of incident light, and enamels will be red.yellow and blue, as well as the sepia and black commonly used.Steps in making the metal print are very similar to those for paper prints.The sensitized metal sheet is exposed with a negative and the exposed sheet “developed” in a prepared, heated enamel bath, then washed in hot water and dried.For permanence, the dried print is given a smooth coat of synthetic resin and baked.This provides a means for the reproduction and preservation in permanent, fireproof, wearable form, of documents, charts, plans etc., as well as personal photo-gra phs.All up for a Square Dance “Take your partners!” That was the first call at the party at the Recreation Centre, on Friday 30th August, sponsored by the Arvida College of Square Dancing.About twenty-three couples attended.Mr.E.Brisson, fiddler, of Jonquiere, provided the music and everybody really went to town swinging partners, etc.The Fall semester will soon be under way and registrations begin on 23rd August, so if you want to join the Arvida College of Square Dancing contact Mr.R.B.Beckett or Mr.Adrien Kent immediately for further details.Ployfown News In a hard fought game last Friday evening, the Arvida Sons’ baseball team defeated the Fathers’ team in 5 innings.The Fathers got off to a good start with 2 runs by Mr.Rogers and Mr.McCluskey, to one run by Guy Brassard for the Sons in the 1st inning.The Sons managed to hold their own in the second inning with 2 runs by John Stopen and John Zauhar to 2 runs by Mr.Duval and Mr.Guimond.In the 3rd inning, the Fathers kept the Sons pointless and increased their own lead with another run by Mr.Arsenault.This was the last point the Sens would allow the Fathers, however, and they forged ahead with runs by Tremblay and Tommy Rogers to tie the game in the 4th inning, then Guy Brassard made another run in the 5th inning to win the game for the Sons 6 to 5.Interest in the game was very keen, and the Fathers, determined to avenge their defeat, are now negotiating for a return game to be played later this month.BONFIRE After the game, players and spectators adjourned to the playgrounds where “Carlie Careless” and “Danny Dont-Care” were lynched in effigy and borne by a torch-light procession to be destroyed by the flames of a huge bonfire.PRIZES AND SING-SONG Mr.Stan.Rough distributed ribbons won at the Playtown Olympic Games that afternoon .to the following: Donald Woodwark, Phyllis Tait, Norman Duquette, Gratien Guimond, Gaston Brassard, Walter Arseneault, Ralph Arseneault, Alfred McLeod, Jean Kelly, Susan Tremblay, Sandra Tait, John Stopen.Alex Alyarchuck, Germain Brassard, Anne Kelly, Corinne Duquette, Charlotte McGowan, Jimmy Gilmore, John Zauhar, Guy Brassard.Shirley Morris, Veronica Boland.Peter Monavan, Boyd Arsenault, Clifford Boland, and André Dufour.The evening closed with a singsong led by Mr.W.Wilson, and accordion music provided by Miss M.Tremblay.The current interest in kites has been caused by the Playground competition for the best-flying kites.Prizes will be awarded after the contest on Friday.Next Week the feature event at the Playground will be a Pet show7.Congratulations! It is gratifing to note that many local young men and women continue their education to fully equip themselves for business and social life.We recently learned that the following people have received their Senior Matriculation from various colleges.“Le Lingot” wishes to extend hearty congratulations to them at this time: Flora Jane Nayler, Barbara Gilbert, Ralph Fountain, Mike Hyrscko and Mike Stefano.Saguenay Country Club News The second half of the inter-club match between the Saguenay Country Club and the Port Alfred Golf Club was held at the Port Alfred Club on Saturday, 31st July.The event was won by the Port Alfred Golf Club by a margin of 12 points.A delicious buffet supper was served following the match, which was thoroughly enjoyed by all.The Colonel C.H.L.Jones trophy competiton, emblematic of the Saguenay-Lake St.John District team championship, will be held at the Saguenay Country Club on Saturday, 7th August.Nine teams are expected to participate in the event.The Club Championship Qualifying Round will take place on Saturday, 14th August.DATES TO REMEMBER August 7th -August 8th -August 11th -August 12th -August 14th - Saguenay Country Club, Col.C.II.L.Jones Trophy.District Team Competition.L'TJnion Musicale de Shawinigan Falls, C’oncert at Recreation Center Auditorium.8:30 P.M.Arvida Band Practice, Arvida Rand Room, Recreation Center, 8:00 P.M.Arvida Band Concert, Recreation Center.Band Stand.8:30 P.M.Saguenay Country Club, Club ( hampionship Qualifying Round.Student Traveller “Mike” was born in Birmingham, England, and has lived in Worcester, London, Sheffield, the Thames valley and Bristol.He joined the Fleet Air Arm of the Royal Navy on leaving school and trained in Canada at St.Eugene near Montreal, Kingston, Ont.and Moncton, N.B.In all these places, the open-handed hospitality and friendliness of Canadians to thousands of Royal Air Force, and Fleet Air Arm trainees made a strong impression and he hoped to be able to return sometime.On completing his training, he joined the 800 Squadron attached to H.M.S.“Emperor”, an escort carrier based on Ceylon, operating with the East Indies Fleet in the Malaya, Burma and Sumatra erea.He flew Hellcats as a fighter pilot and after the termination of hostilities, until his discharge, trained “Batting” officers who direct incoming aircraft to a landing on their carriers.After his discharge from the Navy, Mike wished he could return to Canada, but also wanted to go to University.Canadian Universities were too crowded with their own veterans, there was a long waiting list for sea passages frem the United Kingdom and the English “Department of Veterans’ Affairs” would not subsidize a course in Canada; so he shelved the idea of Mr.Michael Rudge of Bristol, England and holder of an Ajax scholarship at McGill University, is working in the Aluminium Laboratories this summer.studying in Canada and commenced an Honours Chemistry course for a Bachelor of Science degree at Birmingham University in England in 1946.During that year, ten Ajax Hospitality Scholarships were publicized; these were tenable at McGill University, offered priority sea passage, and were restricted to naval ex-servicemen.This was made to order for Mike, he applied for.and was granted one, so arrived in Montreal on the Empress of Canada, last September, 1947.The name of the scholarship is derived from the Ajax Club in Halifax; a club for visiting naval personnel, very successfully run by Mrs.C.S.McEuen of Montreal, — so successfully that there was a surplus of $60.000.00 at the end of the war.Mrs.McEVen had the idea of using the money to enable potential immigrants to study in Canada.It is hoped to raise more money and institute these scholarships permanently.Employed for the summer, in the Aluminium Laboratories, on analytical work for the Coal electrode programme, he considers his job is ideal for giving him a general picture of what is required of a graduate by industry, and is invaluable for improving laboratory technique.Arvida has strengthened his original impressions of Canadian hospitality.Facilities for tennis, swimming and golf, combined with the natural beauty of the area and a lively company of fellow-students are making this summer a pleasant one.He likes the high standard of living as compared with England, and the vastly better opportunities afforded to a new graduate — England seems to be top-heavy with skilled and trained men.Radio commercials make an unfavorable impression on Mike and we seem to have a far less active cultural life in Canada although he was agreably surprised to find Arvida an exception to this general rule.He enjoyed listening to the music appreciation hours held at the Sa- Sutherland - Hamilton The marriage of Miss Edith Muriel Hamilton, daughter of Mr.Waiter C.Hamilton and the late Mrs.Hamilton, of Isle Maligne, Que., and Mr.Robert Sutherland, of Hawkesbury Ont., took place on July 31st, at two o’clock at the Emmanuel Church, Isle Maligne.Both bride and bridegroom are graduates of Queens University, Kingston, and Miss Hamilton, a graduate of St.Helen’s School, Dunham, was a teacher cn the staff.The marriage was performed by the Rev.Humphrey Taylor, and Miss Vvian Dorey presided at the organ.Mrs.B.Walker, soloist, rendered “The Breath that Breathed O’er Eden” and “O Perfect Love”.Snapdragons and sweet peas composed the church decorations.The bride was attended by her cousin, Miss Edith Caroline Hamil-iton, with Sandra MoKemon as flower girl.Mr.Douglas Howe, of Cornwall, Ont., was groomsman, and Mr.Ira Sutherland and Mr.Edwin Hamilton were ushers.Given in marriage by her father, the bride wore white lace net fashioned with bouffant tiered skirt and fitted waist, her finger tip tulle veil held with a tiara headdress.She carried sweet peas and pink and mauve gladioli.The maid of honour wore a pink net dress with full skirt and a shoulder-length veil with floral wreath headdress, and carried a bouquet of sweet peas in pastel shades.The little flower girl was in pale blue, and carried a basket of flowers.A reception was held at the Town Hall, decorated with garden flowers, after which the couple left for Huntsville, Ont., and the Mus-koka Lakes.The bride wore for travelling a turquoise linen suit, with open-crown straw hat.Mr.Sutherland and his bride will make their home in Toronto.Dr.and Mrs.Sutherland attended their son’s wedding and other out-of-town guests inculded Mrs.G.F.Hamilton, the bride’s grandmother, of New7 Carlisle, Que., Mrs.E.F.Borlase, also of New Carlsle, Miss R.E.Hamilton, of Verdun, Miss Mary Hamilton, of Outremont, and Mr.Harvie Walford, of Montreal.Lank-Murdock ere an Mr.H.Gordon Perry of Quebec City, arrived in Kenogami on Monday evening, 2nd August to spend two weeks with his son and daughter-in-law Mr.and Mrs.Graham Perry of Kenogami.* * * Miss Dorothy (Sue) Vogel left Arvida on Friday evening 30th July, to go to LaTuque, Quebec, where she will spend her two week’s vacation visiting relatives and friends.« * * Mr.and Mrs.W.F.Clifford of East Angus, Quebec, spent a few days in Arvida during week 1st to 6th August, and were guests at the Saguenay Inn.• ?* Mrs.H.L.Collins entertained a number of friends at a tea on Tuesday afternoon 3rd August.a a a Capt.John L.McLaren of England, spent last week-end in Arvida as a guest of Mr.and Mrs.G.Swales.* • • Mrs.J.R.Madill is in Montreal visiting relatives and friends during this week.* • * Miss Ann Jenkinson of Shawini-gan Falls was in Arvida during last week visiting friends.* * * Mrs.G.Swales entertained a number of friends at a tea on Tuesday afternoon 3rd August.* • # Mrs.Gorman Kennedy of Montreal is visiting her parents Mr.and Mrs.R.C.March and will remain in Arvida for about three weeks.• * « Mrs.J.T.Hope of Alexandria, Ontario, arrived in Arvida on Tuesday 3rd August, to spend a few days with her daughter.Miss Helen Hope, as a guest at the Saguenay Inn.WE WELCOME.In this column of last week's paper an error appeared which we now7 correct and apologize for.Miss Ruth Yeung of Toronto, Ont.who has recently joined the staff of the Saguenay General Hospital, as a Physiotherapist.An article about Miss Young appears elsew7here on this page.The marriage took place at Truro.N.S., on Thusday, July 29th, of FJma Murdoch, elder daughter of Dr.and Mrs.Norman MacGregor Layton, Truro, and Mr.Edward Austin Lank, son of Mr.and Mrs.Reuben S.Lank of Kingston, NB.The ceremony was performed in the First United Church by the Rev.C.Earl Gordon assisted by the Rev.Herman Campbell, uncle of the groom.Given in marriage by her father, the bride w7ore white satin and net with finger tip veil and carried a picture bouquet of white gladioli and bavardia.She was attended by her sister, Miss Charlotte J.Layton as maid of honour and Miss Marjorie J.Elliot of Howick, Quebec, who wore pink taffeta with matching picture hats and carried baskets of garden flowTers.Frank Haley of St.Stephen, N.B., was groom’s man and the ushers w7ere Norman Layton, brother of the bride, Douglas Armstrong, William Hudging, Furber Marshall and Jack Stevens.At the beginning of the service the choir chanted The Lord’s Prayer, and sang “O Perfect Love” during the signing of the register.Of special interest was the presence of Mrs.N.J.Layton of Toronto and Mr.and Mrs.C.F.MacDonald of Truro, grandparents of the bride, and Mrs.E.Campbell of Kingston, grandmother of the groom.Following the ceremony a reception was held at the home of the bride’s parents, where the bride’s mother received in a gown of turquoise blue and the groom’s mother in navy and rose.The bride and groom are both graduates of Acadia University.They will live in Arvida, Que.LEG ACE — At the Saguenay General Hospital on 28th July, to Mr.and Mrs.E\ Legace, a daughter.VATCHER — On 29th July at the Saguenay General Hospital to Mr.and Mrs.Q.Vatcher, a son.GERMAINE — To Mr.and Mrs.Lucien Germaine at the Saguenay General Hospital, on 31st July, a daughter.SHIPTON — At the Saguenay General Hospital on 31st July, to Mr.and Mrs.C.P.Shipton, a daughter.DUBOIS — On 2nd August, to Mr.and Mrs.J.R.Dubois, of Roberval, at the Saguenay General Hospital, a daughter.Shipshaw Beach Bus Service TIME TABLE Leaves Chicoutimi: 10.00 A.M., 1.00 P.M., 1.30, 2.00, 2.30 P.M.Leaves Recreation Centre: 10.00 A.M., 1.00 P.M., 1.30, 2.30, P.M.Leaves Alcan Main Gate: 5.30 P.M.Leaves Jonquiere-Kenogami: 10.00 A.M., 1.00 P.M., 1.30.2.00, 2.30 P.M.Returns from Beach to Kenogami.Jonquiere, Arvida, Chicoutimi: 5.30 P.M., 6.00, 8.30, 9.00 P.M.FARES Chicoutimi to Beach: Adults: 0.80; Children: 0.40.Jonquiere to Beach: Adults: 0.25.Kenogami to Leach: 0.20.Recreation Centre to Beach; Adults: 0.40; Children: 0.25.No one-way tickets will be sold.guenay Inn and himself took an active part at those held in Vau-dreuil Camp.Although he now regards Canada as his future home, he will try for some travelling scholarships which will enable him both to continue his globe trotting — he toured France.Belgium, Luxembourg and Switzerland by car last summer — and to continue his studies in chemistry before settling down in an industrial post.(Extract from Aluminum News, May 1948) New York.Aluminum foil placed between the wood core and the face veneer of table tops and desks, provides burn-resistant surfaces because of the high heat conductivity of the aluminum.When a burning cigarette is placed on the table the conductivity of the aluminum foil dissipates the heat from the surface so rapidly that no damage results to the finish. Le Lingot, Arvida, Vendredi 6 Août 1948 Page 3 OIVIDEDDCS Chronique préparée sous la direction de M.Ls-de-G.Mousseau, surveillant du département de la Sécurité.RECORDS DE SECURITE DU MOIS DE JUILLET Voici les classements des 21 groupes en compétition pour l’obtention du Trophée Hall durant le mois de juillet.A noter que 4 seulement des 21 groupes se qualifient pour le Trophée.Il est malheureux de réaliser que 14 groupes se sont distingues par leurs mauvais records et n’ont pas fait preuve du même esprit de sécurité que les autres.Class, m nt Résultat Groupes Département P.Perdu A-l Excellent 8 Entretien des sal.de c.0 Trophée 10 Expédition Alpaste Trophée 12 Refonte 34 Trophée 17 Groupes de Métiers Trophée A Bon 4 Lignes 46, 47, 48 de 0 à 10 21 Magnesuim, Caustique Magasin, Laboratoires 9 Revêtement des cuves, Contrôle, Salle de douches B 1 Lignes de c.20, 21, 22, 26 de 10 à 30 2 Lignes de cuves 40, 41, 42 6 Lignes de cuves 52, 53, 54 13 Departement Electrique 15 Forge, Fonderie, Traffic, Camions 20 Usme des Electrodes C 3 Lignes de c.43, 44, 45 de 30 à 60 7 Lignes de cuves 55, 56, 57 14 Atelier de la Mécanique, Bouilloires 16 Installateurs de Machinerie 18 Usine de Minerai 2 19 Usine de Minerai 1.Fluoride D 5 Lignes de cuves 49, 50.51 100 11 Refonte 28, 30, 32 100 Ces résultats laissent à réfléchir, et nous espérons que les départe- ments qui ne sont pas à l'honneur, feront tout en leur possible pour améliorer leur record.Il faut qu’ils reprennent le terrain perdu, et l'effort concerté de tous les surveillants, contremaitres et employés est requis pour arriver à cette fin.Travaillons tous ensemble, et revenons à la normale au plus vite.Nous souhaitons à tous BON SUCCES, et un bon mois de Sécurité en août.Le professeur.11 h.30 A.M.— Parade pour aller saluer S.H.le Maire J.-Ls Fay, à 523 rue Mellon.Parcours: rue Hunt, carré Davis et rue Mellon.12 h.A.M.— Banquet offert par La Cité d’Arvida à l’Union Musicale de Shawinigan Falls et les personnages officiels, au Saguenay Inn.1 h.30 ?.M.— Départ du Saguenay Inn peur Shipshaw.2 h.30 P.M.— Départ de Ship-sliaw pour Kénogami.Arrêt devant l'Hôtel de ville de Kénogami.Bienvenue de S.H.le Maire J.-O.Brade!.3 h.15 P.M.— Arrêt devant l’Hôtel de ville de Jonquière.Bienvenue de S.H.le Maire Jules Gauthier, N.?.4 h.30 ?.M.— Arrêt devant l'Hôtel de ville de Chicoutimi.Bienvenue de S.H.le Maire Georges Smith.8 h.30 P.M.— Concert en l’Aréna d’Arvida Programme du concert O CANADA 1— The World is Waiting for the Sunrise, Marche militaire — Lockhart-Seitz 2— Echoes from the Metropolitan O-pera House.Ouverture — Moses-Tobani 3— Annie Laurie à La Moderne, Trio pour cornets — C.H.Léonard Solistes: MM.Maurice Coutu, Ed.Petit, Charles Langevin — Accompagnement: L’Union Musicale de Shawinigan Falls.4— Dans une Horlogerie, Pièce des- cr ptive — Chas.J.Orth J’ACHETERAI EN TOUS TEMPS VOS MEUBLES USAGES AUX MEILLEURES CONDITIONS PHILIPPE DUCHESNE MARCHAND DE MEUBLES — NEUFS ET USAGES 110 Rue St-Pierre Tel.: 527J Jonquière CHERCHEZ-VOUS DE L^SPACE pour votre entreposage! ADRESSEZ-VOUS A : ARVIDA PACKING REGD Rivière Deschènes Tél.: 288 ou 865 ARVIDA BOIS DE CHAUFFAGE Nous vendons des slobs de bouleau à la corde, 4 x 4 x 8, au prix de $8.00 la corde F.O B.Arvida.Aussi, sciures et rebuts à un prix très minime.Lumber Corporation of Canada Rivière Deschêne ARVIDA Tél.: 878 5— Quatuor Romano, Artiste invités, Saxophonistes — Solistes: MM.Arturo Romano, 1er alto sax.Alex.Finlayson, 2e alto sax.Mark Harwood, tenor sax.Jean di Mario, baryton.a) Pale Moon — Logan b) Rcndo du Quatuor à cordes — Haydn c) Mexican Hat Dance — d) Danny Boy — e) Praeludium — Jaenfeldt Les membres de ce populaire quatuor de saxophones sont des artistes réputés de la radio.Ils font partie de la fanfare des Canadian Grenadiers Guards et de la Symphonie de Montréal.6— Stormy Weather, Humoresque — Koerhler Arien 7— Musical Sivitch, Pot-Pourri — K.J.Alford 8— Scene de Chasse — P.Bucalosi 9— Arturo Romano, a) Danse Hongroise — Ring Hager b) Tambourin chinois — Fritz Kreisler c) Beautiful Colorado — Joseph De Luca Accompagnement: L’Union Musicale de Shawinigan Falls.— Arturo îlomano, né de père italien et de mère canadienne-!rançaise, étudia d’abord à Naples et puis avec son père Guillio Romano, qui fut professeur au Conservatoire du McGill.J.-Odilon Couillard B.Sc.C.C.G.A.C.A.Comptable Agréé Chartered Accountant Impôt-Vérification-Comptabilité Edifice Albert Bolduc 238, Saini-Dominique Jonquière Tél.: 677-W 2 coups — Rapport d’impôts POUR TOUT TROUBLE SUR RAPPORT D’IMPOTS.Audition et Système de Comptabilité BUREAU TOUS LES SOIRS de 7 à 9 heures Georg8S*E.fflireault, C.C.S.Comptable Vérificateur 31, RUE ST-DAVID TEL.598 JONQUIERE Saxophone solo avec Sir Thomas Beecham, Emil Cooper, artiste invité avec Jean Deslauriers, G.Agostini, Alan MoTver, Romano est un de nos artistes instrumentistes les l)lus populaires.IQ-Rhythms of Rio, Rhapsodie — Arr.David Bennett DIEU PROTEGE LE ROI cHalfuMUf ¦mm • SPAGHETTI CLUB D.VERDONE, Prop.PLAYING HOSTESS?Hove more time to devote to your guest .and to enjoy your party .let us cater.For Reservations Phone 460-J-l Arvida City Limits.Cleaners of Distinction Fastidious women rely u-pon our professional cleaning.Look as fresh as a breath of Spring.as new as an Easter bonnet.with clothes cleaned and rejuvenated by our ex" perts.Nettoyeurs VOGUE Cleaners REG'D 26 Robervol St.ARVIDA Tel.: 861 - - « 91 :4 * * * * * ÜM! k ?0 ?* » •* * .»•:>' ?.* * * wÊÊÊmm WÊÈm "H.R.du Nord" (BRANCH OF HOLT RENFREW) in the SAGUENAY INN Announces that the shop will be closed frem Monday August 2nd until Monday Augusl 16th.v to Thursday 7.30 to 9.30 P.M.O L T RENFREW #* * * * ^ * » .^ * i • » t 4 * » 4 * * ;* • • I i • « * « sill! :arry this passp.o TO A TOMORR ts 4 HiHifit t WEm V v Montre* ÈMMi (faiuidad MH DOMING WtIR tiRiM*: II» ;dtOO ITU***' v \ v Page 4 Le Lingot, Arvida, Vendredi 6 Août 1948 Le Lingot Un Journal du Saguenay Journal hebdomadaire publié par le Service de l'Information des usines d'Arvloa de l'Aluminum Company of Canada.Ltd., et imprime par l'Imprimerie du Saguenay, Limitée, à Chicoutimi Directeur Rédacteur en chef Rédacteur Prépose à PannShce Page anglaise Page féminine Photographe M.Aimé Gagné M.Lucien LeMay M.Gérard Tremblay M Lucien Pallasclo Miss Kay Britten Mlle Teille Chiasson M.Maurice Bégin Téléphone: 2324 Le respect de la propriété La tendance chez quelques-uns à s’approprier les choses qui ne leur appartiennent pas doit être l’objet d'une surveillance constante.La propriété d’autrui comme celle de soi-même consiste en petites et grandes choses.Nous sommes attachés aux unes et aux autres, nous avons les mêmes droits de propriété sur les unes et sur les autres.C’est pourquoi, que l’on nous enlève peu ou beaucoup de notre bien le droit de propriété est lésé.La parfaite honnêteté consiste à respecter le bien qu’il soit la propriété d’un individu ou d’un groupe.Au point de vue pratique, nous voulons attirer l’attention des employés sur l’appropriation de certains articles dont ils se servent pour leur travail à l’usine ou encore de certains matériaux dont ils ont besoin pour exécuter quelques travaux à leur résidence.Ces outils et ces matériaux appartiennent à la Compagnie et ne leur sont prêtés que pour accomplir leur travail de l’usine.On dira peut-être: cet outil était brisé et ne servait plus.— Alors, s’il ne servait plus, il était inutile de le prendre.Si on a pu le réparer, la Compagnie aurait pu tout aussi bien le réparer et s’épargner l’achat d’un nouvel instrument.Ceux qui détériorent volontairement la propriété de la Compagnie sont également coupables* On a mentionné, il y a quelques semaines, le nombre extraordinaire de vitres brisées sous prétexte de rafraîchir l’atmosphère de certaines parties de l’usine; on va jusqu'à ouvrir les portes avec les pieds ou l’extrémité de l’instrument que l’on porte sur l’épaule.Quelle porte peut résister à un tel traitement?Aussi doit-on en remplacer un grand nombre chaque année.Voilà autant de dommages que l’on cause, souvent sans y penser, à la propriété d’autrui.Soyons donc toujours sur nos gardes et n’allons pas risquer de gâcher sa réputation en s’appropriant de ces menus objets qui ne valent jamais la moindre parcelle d’honnêteté.D’ailleurs, tôt ou tard, le coupable est pris et puni et souvent sa famille en souffre plus que lui-même.Respect fer Private Property The tendency of a few people to appropriate things which do not belong to them, must be constantly watched.The property of others, just as your own, consists of little thmgs and big things.We are equally attached to both, we have the same proprietary rights to each That is why, whether a large or a small portion of cur goods be stolen, the proprietary rights are still encroached upon.Perfect honesty consists in respect for private property, whether it belongs to an individual or to a group.From the practical point of view, we wish to draw the employees’ attention to the appropriation of certain articles used in their work at the plant, or of materials they need for making repairs to their homes.These tools and these materials belong to the Company and are lent to them only for their work in the plant.Some may say that the tool was broken and of no more use.Then, if it could no longer be used it was useless to take it.If it was possible to repair it, the Company could have repaired it just as well, and saved the coast of buying a new tool.Those who willingly destroy Company property are equally guilty.A few weeks ago we spoke of the extraordinary number of window panes broken under the pretext of ventilat'ng certain parts of the plant; some go so far as to open doors with a kick, or the end of the tool t arried on the shoulder.What door can stang up under such treatment?A large number of them have to be replaced each year for this reason.All this is so much damage caused, often without thinking, to someone else’s property.Let us then, be always on guard and not run the risk of spoiling a reputation by appropriating small articles which are never worth the degree of honesty forfeited.Furthermore, sooner or later, the guilty one is caught and punished; often his family suffers more from this than himself. l’Ecole des Tr aîtres ''¦l/où venez-vous?" demandai-je à l'un a eux.—uo Cherkassy, en Ukraine.Us m’ont enleve, torture à Kiev et nnaitment amené ici.—Mais pourquoi?—Je n'ai jamais pu savoir la véritable raison.On n a pas le eu oit de savoir ici.Ouand nous rendra-t-on notre lioene?J espère que ma lamilie se porte oien.Kt le vieil homme se mit a pieurer.—Ne peut-il ecnre à sa lamihe?demandai-je à un autre prisonnier qui se tenait près de lui.—Nous n avons pas le droit d écrire ni de recevoir de lettres, yue se passe-t-U uans le monde actuellement?Devons-nous garder l'espoir de retourner dans nos loyers un jour?—Je ne sais pas.Et je m'excusai rapidement car je ne pouvais parler pms longtemps a cuacun des groupes.En questionnant d'autres prisonniers, je découvris ce qu est verita olement le communisme.Aucun de ces prisonniers n'avait pu ootenir un procès royal.Un jour, trois officiers de la police les avaient condamnés à 1 esclavage et depuis, ils vivaient dans ces camps sans même savoir pourquoi.Je lus degoute ü apprendre cela.Depuis quand pouvait-on condamner, sans raison, de pauvres gens à la servitude?Nous visitâmes six autres camps, tous comme le premier avec cette diiterence que parfois on y trouvait des femmes et des enfants.Durant cette inspection, je vis environ dix mille prisonniers cnoisis parmi les meilleurs cuuivateuis et artisans de la Russie, à qui on avait coupe les moyens de subsistance pour les envoyer à l'esclavage.C'était donc ça la grande liberté communiste! Sur le train, au retour, je jouai une partie de "poker” avec i'oificier de la GUP.A un certain moment, je lui demandai combien de ca.os comme ceux-c: il pouvait y avoir en Russie.11 naussa ies épaules en disant: ‘‘Cinq conts?deux mule?” —"Et combien de prisonniers?lui demandai-je.il répondit d une laçon aussi incertaine: "Dix millions?quinze millions?' LES "BEZPRIZORNY ' Un soir, je revenais de l'Université en tramway lorsqu'on entendit un cri de femme.Le tramway arrêta brusquement et quelqu'un dit qu'un "bezprizorny" venait de s emparer d'une bourse.J avais souvent entendu parler des "bezprizorny", épaves errantes de la Russie, mais je voulais en avoir une idée exacte.A la descente du tramway je courus avec d'autres hommes à la poursuite du voleur.Nous réussîmes à lui mettre la main au collet.C’était un enfant aux yeux méchants; il était eras seux et couvert de lamoeaux.Avec rage, il nous entrait les ongles dans la peau, nous frappait,, nous faisait de profondes morsures et nous lançait au visage mille injures.Je jetai un coup d'oeil aux a-lentours, pas un policier.Je dis donc a la foule que je conduirais le petit voyou au poste de police, voisin de ma demeure.Chemin faisant, je voulus le questionner mais pour toute réponse, je reçus un torrent de blasphèmes.Cependant, je parvins à obtenir quelques détails.Il se nommait Alosha et ne savait pas son âge.Né dans les montagnes du Caucase, il vint un jour à Moscou avec un groupe de "bezprizorny”.—"Où vivent tes parents?” lui demandai-je.— ‘Je ne sais pas, dit-il, ils les ont enlevés”.Il vivait en mendiant ou en volant ce dont il avait besoin et le butin acquis était partagé entre les membres du groupe.Prés du poste de police, je lui dis: "Tu peux t'en aller maintenant.Je te rends ta liberté”.Il eut un air surpris et me dit tout simplement: "Mais, j'ai l'habitude de coucher au poste de police".Ce fut à mon tour d'étre surpris.L’Officier de police le connaissait bien et, à son arrivée, le poste débordait déjà de ses semblables.Un des officiers me dit que le problème des "bezprizorny” avait atteint de telles proportions que les autorités policières ne tentaient même plus de les combattre.TOUJOURS, MES CONDITIONS FAIBLISSENT Au début de mai.nous avions droit à un congé de dix jours comme propagandiste de la MOPR i Organisation Internationale de l'Assistance Russe).C’était la première fois et peut être la dernière occasion pour moi de voir l'Ukraine.J'obtins aussi la permission de visiter le Commune Chilborob, centre d'agriculture établi quelques années auparavant par un groupe de communistes canadiens venus de Lethbridge, Alberta.Ces Ukrainiens du Canada avaient vendu tout ce qu’ils possédaient pour venir s'établir dans leur patrie et diviser les bénéfices avec l'Union Soviétique.A leur arrivée on leur avait donné une immense terre à culture.Mais six mois plus tard le gouvernement canadien exigeait leur retour immédiat.Plusieurs possédaient encore leur passe-port canadien et revinrent au Canada.Quelques-uns fuirent dans différents pays d'Europe.Quant aux autres, leur sort est toujours demeuré mystérieux.J’obtins le très grand privilège de voyager sans l’escorte habituelle de la GPU.Sur le train.Je rencontrai un homme âgé et très intelligent.En Russie, lorsque deux étrangers se rencontrent, ils s’étudient mutuellement avant d’engager la conversation.Bientôt je gagnai la confiance de mon compagnon et une discussion des plus étranges s’ensuivit.D'un côté, lui.citoyen do la Russie communiste.faisait l'éloge du Canada, pays capitaliste.Moi, Je louangeals la Russie communiste."Mais que pensez-vous de l’exploitation des ouvriers par les capitalistes?” lui dis-je."Souvenez-vous, me dit-il, que les capitalistes de* votre pays no sont que des êtres humains comme vous Ne leur demandez donc pas d'agir comme des dieux.Il est vrai, je l’admets, que le capitaliste vit en général beaucoup plus richement que l'ouvrier.Mais est-ce une erreur de prétendre que les directeurs d'industrie ne créent aucune valeur?SI la richesse d’un pays se mesure d’après ce qu'il crée et distribue au peuple, à ce compte-là.la Russie est peut-être l'un« des contrées les plus pauvres”."En Russie, continua-t-il l’état contrôle et exploite tous les ouvriers.Pour conserver c monopole, la Russie a besoin d’une colossale organisation administrative et policière.Au moins un citoyen sur cinq travaille soit dans le corps administratif.soit dans le corps policier.Dans votre pays, la proportion habituelle est de un employé du gouvernement par quelque •m cuoyeus”."Et pensez un peu à ce que nous de-pensoiio pour le acveiopptmeiu du mouvement communiste en uenois au pays.A-vez-vous ueja caicuie ce qu n en coûte a notre gouvernement, pour vous peimetirc u'etuuier ici”.Je navals jamais pense a ccid et ne répondis pas.CANADIENS EN EXIL Le deuxieme jour de mai, j’arrivai à ia Commune Canadienne, granu centre a agriculture situe près de nryvorizna.Sous pretexte ue me servir de guide et ae piottCveur, un memore de ia GPU m acompagne dans mes ouierentes visites, comme le personnel de la Commune se composait d olnciers du parti communiste, je rus tout d'abord dans l’impossibilité de faire une enquete auprès des employes, cependant, le matin suivant, mon guide m annonça qu'il se rendait à la pèche avec le secrétaire du parti.Je refusai l’invitation prétextant que je n'aimais pas la peene et demeurai à la Commune pour laire une revue de leurs machines agricoles.Presque tous les instruments tombaient en ruine.Des six tracteurs en usage, un seul se trouvait dans un état passable.Et il en était ainsi de toutes les machines.Mais, au dire des employés avec qui je discutai, il y avait pire encore: les vies Humaines! Us me firent part de leur immense regret d'avoir abandonné le Canada.un si beau pays.Us me prièrent surtout d'informer leurs amis canadiens de ne rien croire des beautés communistes et.en particulier, de la résurrection de l'Ukraine.Gracieuseté de MacLean's Magazine Avec i autonsation de MacLean’s Mugazine, nous puonons, pour le Dciiciice de nos lecteurs, un article "iney Taught Me Treason” de oonn rlaidun.cet article sur les activités communistes au Canada lait connaître toute la nocivité d u-ne iaee mise au service de 1 erreur.U lut traauit par le Bulletin des Agriculteurs.nous remetcions également la direction de ces deux magazines qui nous permet la publication de A i r.cole des Traîtres.FIASCO A NIKOPOL Aussitôt que les cours furent terminés à l'Université, on nous annonça que chaque etudiant avait droit à un mois de congé avant de retourner dans son pays, uuiant ce mois, U pourrait aller la où il voudrait et voir tout ce qu’U désirait, excepte its emplacements servant à des lins militaires.Pour nous permettre de voyager, le Komintern allouait 200 roubles à enaque étudiant.Je dois beaucoup aux vêtements et autres effets personnels que j’ai pu vendre sur le marche noir.Je possédais alors quelque 2,000 roubles et fus un des seuis etudiants à pouvoir acceptai loffre de voyage.J'obtins la permission d aner de nouveau en Ukraine et je visitai Tcnernnuw, Kiev, Dnepropetrovsk et Odessa.a tous les endroits visités, je négligeais volontairement la courtoisie que je uevais à l'organisation locale du parti.Mais à Nikopoi, grand centre minier, j al-.ai voir ies memores du parti, geste que je regrettai amèrement.On me lit chaude réception car j'étais précisément l'homme dont on avait besoin.Les mineurs continuaient à travailler mais, non sa-üsiaits des conditions de travail, ils ne donnaient qu'un pauvre rendement.La production minière en souffrait, la situation devenait alarmante.On me demande d'a-aiesser la parole aux mineurs.Environ 1,500 mnieurs assistaient à la reunion.On me présenté comme communiste représentant les fermiers et les ouvriers canadiens et apportant un message concernant la dépression capitaliste au Canada.Je les haranguai avt c force pendant une heure.Cependant, l'auditoire ne semb.ait pas satisfait et demeurait silencieux.probablement à cause de ce silence de mauvais augure, le président de l’asstmblée se leva et demanda si quelqu'un avait des questions à poser.C’était la première fois qu'en Russie j'assistais à un meeting où l'auditoire avait droit d'interroger le conférencier.Du fond de la salle un homme demanda: "Vous dites qu'il y a une infinité de sans-travail au Canada.Comment peuvent-ils vivre alors, est-ce qu'ils meurent de faim?” —Non.ils ne meurent pas de faim, le gouvernement y pourvoit.Mais qu'obtiennent-ils du gouvernement?—Chaque membre d'une même famille n'obtient que cinq dollars par mois pour les effets d'épiceries et un dollar pour les achats de viande.L'état supplée aux frais de logement, d'électricité et d'eau.—Quel est le prix du pain?—Cinq sous la livre.Puts on me posa plusieurs questions sur les prix des aliments, des vêtements, de tous les articles de première nécessité.Je dus aussi traduire la valeur du dollar en roubles.—Est-ce que l'ouvrier ou le fermier doit donner certain travail en retour de ce que lui alloue le gouvernement?—Absolument pas.Le sans-travail vit u-ne existence de parasite.—Pourquoi venez-vous ici nous raconter toutes sortes d'histoires au .sujet de la crise économique en Amérique?Vos ouvriers vivent dans un paradis.Nous, mineurs.qui sommes sensés être la plus importante classe de travailleurs en Russie, ne recevons même pas la moitié de la nourriture accordée à vos sans-travail.Savez-vous bien ce que nous avons à manger?De la soupe aux choux, toujours de la soupe aux choux! Le tumulte devint général.On nous lançait de terribles accusations malgré tous les efforts du président pour rétablir l'ordre.Pour taire le vacarme, il nous fallut entonner l'Internationale.SI JETAIS RUSSE .A mon retour à Moscou, plus que jamais Je sentais le besoin de réfléchir.Je supposais le cas où mon nom ne serait pas John Hladum mais Ivan Ivanovich, un ouvrier russe.Quel serait alors mon sort?Jusqu'à quel point serais-je heureux?A toutes ces questions.Je répondais mentalement.On m'aurait assigné un travail faisant partie de leur fameux "plan de cinq ans Je ne pourrais quitter cet emploi sans une permission spéciale et rarement accordée.Je ne pourrais voyager là où je dé- sirerais car les voyages qui ne sont pas d’une première Importance sont considérés inutiles et sont sévèrement défendus.Je ne pourrais obtenir de volumes étrangers parce que, parait-il, ils ont une influence néfaste sur l’esprit et détournent du communisme.En retour du sacrifice de ma liberté, je ne recevrais que le plus faible minimum de bien-être qu’on puisse donner à un être humain.Et pour la première fois depuis que j’avais eu l’idée de devenir communiste, Je pensai sérieusement que le paradis que j’étais venu chercher en Russie, je le possédais bel et bien avant de quitter le Canada.Maintenant, je tenais une chose comme certaine: je ne pouvais plus continuer à agir selon la politique de la Russie.Quoi qu’en dise Moscou, la fin ne justifie pas les moyens.Mais était-ce à dire qu’à cause des moyens, je devais nécessairement oublier la fin?Pourrais-je avec mes humbles moyens aider à restaurer l’honneur et le respect dus à toutes les classes de la société?Je savais qu’il y avait de sincères idéalistes parmi mes camarades au Canada.Pourquoi ne pas fuir et ne pas faire réellement du parti communiste ce qu’il proclame être: l’ami des malheureux.RETOUR Deux semaines plus tard, je m’embarquais sur le "Bremen” à Hambourg.A New-York, je me rapportai aux quartiers généraux du parti communiste où je fus reçu par son secrétaire, Earl Browder, rencontré à Moscou quelques mois auparavant.Il m'annonça que les affaires communistes de mon pays étaient en bien mauvais état.Plusieurs membres du Comité Central Canadien avaient été arrêtés en vertu de l’article 98 du Code Criminel et le Komintern avait délégué deux de ses membres pour prendre charge du parti.A Toronto, je me dirigeai directement aux quartiers généraux.A l’entrée, j'aperçus deux hommes de haute taille qui flânaient Je soupçonnai qu'ils étaient détectives et je ne me trompais pas.Tard, ce matin-là, je courus chez un membre du parti, Oscar Ryan, qui me mit en communication avec Tim Buck.Celui-ci était en liberté sous caution et fit en sorte de me rencontrer dans une maison de pension de la rue Richmond, où je devais vivre durant une couple de semaines.Ensemble, nous préparâmes un plan pour mon avenir immédiat.Comme la police ne relâchait aucunement sa surveillance, il fallait organiser un genre d'Underground, c'est-à-dire un système secret de communication et d’espionnage.Puis, je devais partir très bientôt pour une tournée a travers le Canada et recueillir le plus de renseignements possible sur les opérations militairer du pays.Ces renseignements devaient être envoyés secrètement à Toronto par code secret.PREMIERS PAS VERS LA REFORME J'acceptai avec joie leur offre de voyage.J’avais là une merveilleuse occasion de rencontrer plusieurs de mes anciens a-mis et faire une étude réaliste des chances et des moyens de réformer le parti.Je m'arrêtai à Sudbury, Fort William, Winnipeg et envoyai un rapport régulier sur les unités permanentes et les opérations militaires de chaque endroit.Mes rapports étaient courts et superficiels.Us ressemblaient plutôt à ces articles que l’on peut lire dans certains journaux et qui ne vous apprennent rien de nouveau.Mais les chefs communistes désiraient davantage: obtenir des secrets militaires.A cette fin, on m'écrivit d'employer tous les moyens et de ne pas m’inquiéter au sujet d'argent, le parti y pourvoirait.Je me dirigeai ensuite vers Calgary sans avoir accompli rien qui vaille en faveur du parti.Mes chefs commençait à s’inquiéter.A Calgary, je reçois l’ordre de discontinuer mon voyage et attendre l'arrivée de Stewart Smith qui, probablement, me remplacerait.A ce moment, d’inquiétantes nouvelles nous parvenaient de Moscou.N.Skrypnik, grand chef d'éducation en Ukraine, ve-nai de se suicider dans un geste de protestation contre la domination communiste de son pays.M.Irchan et D.Sembav étaient retournés dans leur pavs natal.l'Ukraine.Et la nouvelle parvint bientôt que le Komintern venait de faire disparaître ces deux éminents communistes.TIM BUCK ETOUFFE UNE REVOLTE Tous ces rapports nous arrivèrent si brusquement et étaient si peu attendus que les admirateurs d'Irchan et Sembay voulurent se révolter.Ces deux membres du parti communiste faisaient aussi partie de l'ULFTA et celui-ci tenta de s'informer auprès des communistes qui ne donnèrent d'ailleurs aucune explication acceptable.C'est alors que le comité central de l'ULFTA délégua son propre président.John Navis, à Moscou pour tirer l’affaire au clair.Mais Navis revint avec un vague rapport qui eut l'effet de ne satisfaire aucun des membres et encore moins les chefs de l'ULFTA.Un grand meeting fut convoqué par L'ULFTA dont les chefs venaient de décider de rompre leurs liens avec le parti communiste.Le soulèvement se termina aussi brusquement qu’il avait commencé.Tim Buck eut vent de l'affaire et décida John Navis ainsi qu'un autre chef de L'ULFTA à ne pas délaisser le communisme.II en résulta que lors du meeting, les loyalistes triomphèrent par une forte marge.Les rebelles au parti communiste furent expulsés.C’EST LA FIN Une grève générale des employés de chantiers était alors imminente.J’avais reçu in * ruction de concentrer tous mes efforts vers l'acquisition de nouveaux membres.Lorsque la grève prit fin je n'avais recruté que 8 membres sur l’objectif de 700 que l'on m'avait assigné.Je suppose que déjà on avait des soupçons sur moi à cause de la pauvreté de mon travail comme espion et aussi parce que Je m’étais associé aux rebelles de L'ULFTA Comme résultat, le parti communiste me donna un congé indéfni.Il était stupide de continuer à combattre pour un mouvement qui ne m'enseignait que l'hypocrisie et la trahison, de continuer à obéir aveuglément à la Russie, pays où la majorité des citoyens étalent esclaves de l'état.Je réalisais maintenant qu’il était temps de combattre cette doctrine qui répandait partout le mal.C'est pourquoi, ce Jour-là, j’abandonnai définitivement le communisme que J’entends bien combattre jusqu'à la fin de ma vie.Plus on connaît les faussetés d'une doctrine, plus il est facile de convaincre ses adeptes de leurs erreurs.FIN.fc Le Lingot, Arvida, Vendredi 6 Août 1948 Page 5 L’aluminium aux jeux olympiques Montés sur des cadres en aluminium, les supports de départ pour les courses à pied peuvent s'ajuster rapidement et précisément selon le goût des coureurs Plus bas les supports, mis en place montrent toute l'assistance qu’ils apportent aux coureurs sans que ceux-ci aient à creuser des trous dans la piste de départ.Les cadres, étant fort légers, peuvent être déplacés rapidement aux endroits désirés.' .'&L.Quand les meilleurs athlètes amateurs du monde se réuniront prochainement au Stade Wembley en Angleterre lors des grandes classiques des jeux olympiques, ils trouveront beaucoup d'accessoires nouveaux soit pour les aider dans les épreuves auxquelles ils prendront part ou pour aider les officiels à obtenir des mesures rapides et précises.L'ingéniosité de deux Anglais, Donal Pain et H.Rottenburg, et l'emploi libéral qu'ils ont fait de l'aluminium sont deux facteurs qui ont apporté ces améliorations utiles à l'équipement des athlètes.M.Pain est le secrétaire du comité olympique du bureau athlétique de Grande-Bretagne et sera chargé de la direction des épreuves athlétiques aidé de 1 50 officiers qui agiront sous sa surveillance.M.Rottenburg est un inventeur et un ingénieur réputé qui pendant, tout près de 50 ans, a crée des appareils d'athlétisme comme supplément à sa manufacture d'instruments scienti' fiques.Les connaissances pratiques combinées de ces deux personnes sur les questions d'athlétisme s'étendent sur plus de trois quarts de siècle.Cela avec en plus la versatilité du métal qu'ils ont utilisé, a procuré de remarquables contributions aux jeux qu'on va de nouveau renouveler après une interruption de huit ans de guerre.H.Rottenburg.inventeur anglais, est en train de faire une démonstration de son nouvel appareil en aluminium servant aux sauts en hauteur et aux sauts à la perche.La barre transversale placée entre les deux poteaux peut être élevée ou abaissée au moyen de poulies et de glissières spécialement prévues dans eet appareil.La perche en aluminium S3rvant à mesurer la hauteur s?fixe à la hauteur de la barre transversale, on la met ensuite à terre pour en faire la lecture et on vérifie ensuite avec une mesure à ruban d’acier.- ptx.' L’instrument servant à mesurer les épreuves de sauts avec élan laissera le terrain bien uni.Un fil métallique très léger est tendu à travers le centre et est placé sur l’arrière de la marque du pied et ainsi ne brise pas les marques faites sur le sable.L’échelle qui est marquée en mètres et en pieds sur la piste permet de lire la longueur des sauts sans qu’il soit nécessaire de prendre d’autres mesures.Les avantages que procurent la légèreté de l’aluminium sont indiqués, car il faut à chaque fois déplacer cet instrument de mesure avant qu'un coureur ne fasse un saut.oot>oo< -, |le MONDE 0 ° D’UN LUNDI À L’AUTRE p 26 JUILLET MADRAS (Indes) Pandit Kawa-harial Nehru, le premier ministre de l’Inde, a menacé hier soir de guerre et de destruction l’Etat séparé de Hyderabad, si ce dernier ne se rallie pas au Dominion hindou.Le premier ministre a dit au cours d’une assemblée qui réunissait plus de 500,000 personnes que l’Etat devait choisir entre sa complète adhésion à l’Inde ou sa dispariticn.Il ajouta que “lorsque nous considérerons la chose nécessaire, nous déclarerais la guerre à l’Etat de Hyderabad.Le nizam du territoire de Hyderabad, le plus étendu et le plus riche de tous les Etats de l’Inde, autrefois sous la domination anglaise, a refusé jusqu'à l’heure actuelle de se rallier à l’Inde ou au Pakistan.Vingt-cinq membres du parti musulman de Hyderabad ont été tués samedi au cours d’une bataille avec des soldats hindous.27 JUILLET WASHINGTON — Les congressistes républicains ont accueilli froidement la demande de pouvoirs du président Truman pour régir les prix et les salaires, rétablir le rationnement et encourager la construction de nouvelles habitations.Les républicains ont qualifié le message présidentiel à la session spéciale du Congrès, de discours politique à la veille des élections et ils ont affirmé que le peuple ne voulait pas des contrôles qui lui étaient propesés.A 4 h.30.cet après-midi, les chefs républicains du Congrès et du Sénat se sont réunis pour déterminer l’attitude qu’ils prendront en face des recommandations du président.Le président Robert Taft du comité politique du Sénat, a dit qu’un communiqué exposant les vues des républicains, sera probablement émis après la réunion.Presque tous les républicains sont d’avis que les pouvoirs demandés par le président Truman seront refuî^s, même si la session se prolonge.28 JUILLET LONDRES — Les experts britanniques bien au fait de ce qui se passe dans les Balkans, disent aujourd'hui que l’Union soviétique est en train de faire de l’Albanie une grande base de la mer Egée.Ces experts ajoutent que les développements des quatre dernières semaines ont démontré que la Russie s’empare gra- duellement de toutes les positions militaires et économiques importantes que la Yougoslavie a abandonnées quand l'Albanie s’est rangée du côté du Cominform pour dénoncer le maréchal Tito.Hier, une dépêche disait que les Russes, au nombre de 350,000, participaient à des manoeuvres dans la zone soviétique d’Allemagne et qu’ils étaient appuyés par les avions et les tanks les plus modernes.Une fois fermement établis en Albanie, les Russes seront en mesure d'envahir la Yougoslavie si jamais Tito continue de défier le Cominform et le Kremlin.29 JUILLET WASHINGTON — Dans les milieux haut placés, on dit que le prochain développement diplomatique dans l'impasse berlinoise surviendra la semaine prochaine et qu’il se produira à Moocou.Les informa- teurs prédisent qu’il s’écoulera plusieurs jours avant que la Russie consente à discuter la question de Berlin avec les trois puissances de l’euest.Les ambassadeurs de France, des Etats-Unis et de Grande-Bretagne à Moscou devront auparavant conférer avec le ministre soviétique des affaires étrangères, C.-M.Molotov.A cette conférence, la position des deux parties sera exposée.A Washington, le secrétaire d’Etat, George Marshall, se prépare à étudier la crise avec le conseiller de sen ministère, Charles Bohlen, qui revient d’un bref voyage à Londres.La stratégie de l’ouest comporte des secrets bien gardés.On ignore Ce que les trois ambassadeurs diront à Molotov pour l’amener à lever le blocus de Berlin.30 JUILLET ST-JEAN (Terre-Neuve) — La Ligue pour le gouvernement responsable de Terre-Neuve, défait par les confédérés dans le referendum de jeudi dernier, a demandé de rencontrer le premier ministre King immédiatement, a - t - on annoncé hier.Cette requête a été faite après l’assemblée de la Ligue du gouvernement responsable et du parti favorisant l'union économique avec les Etats-Unis.Les délégués des deux groupes ont réaffirmé leur intention de tenter tous les efforts possibles pour empêcher l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération jusqu’à ce que des “négotiatiens officielles’’ soient conduites par une législature duement élue.Telle est la ligne de conduite de la ligue du gouvernement responsable.Le message de la ligue déclarait que les tenants du gouvernement responsable représentaient plus de 71,000 voteurs terreneuviens, toit 48% de ceux qui ont pris part au referendum du 22 juillet.La majorité en faveur de la Confédération est d’environ 7,000.Plus de 85 pour cent des électeurs sont allés aux urnes à Terre-Neuve et le vete a été extrêmement élevé.UNE DEMONSTRATION DE LA REMINGTON portativb vous convaincra.La Librairie Commerciale CHICOUTIMI Pour toutes vos réparations de CLAVIGRAPHES de toutes marques, machines à additionner, caisses enregistreuses, balances calculatrices, etc., ainsi que service de pièces de rechange, adressez-vous à .Raoul Blackburn 66, Ave Bégin, Chicoutimi TEL.: 246 Une garantie de trois mois accompagne toute réparation.ECZÉMA si/r/m MAL DE BARBE DÉMANGEAISONS ICZÉMA CHEZ LE NOURRISSON Les résultats dépassent votre attente f PRIX: 75* B.N.ROBINSON & CO.R£C U C.P.185 GRANBY, P.Q.ASSURANCES DE TOUTES SORTES R.WILHELMY 141, Calais TéL 280 Arvida OF ALL KINDS INSURANCE Page 6 Le Lingot, Arvida, Vendredi 6 Août 1948 LE TOUR DE NOTRE PAYS La province de Québec HISTORIQUE Depuis 1608 jusqu’à 1765, la province de Québec porta le nom de Nouvelle-France ou Canada; entre 1765 et 1790, en l’appela Province de Québec; entre 1791 et 1840, elle fut connue sous le nom de Bas-Canada; entre 1841 et 1867 elle devint le Ca-nada-E.t; enfin, lors de la Confédération par l’union des quatre provinces originaires, elle reprit le nom de Province de Québec.La province de Québec a été le noyau du Canada; c’est là qu’abordèrent les premiers colons français.C’est de là i que partirent les missionnaires, les 'hardis explorateurs pour aller fon-ider des postes, des missions, étendant la civilisation jusqu’aux Rocheuses et même jusqu’aux bouches du Mississipi.SITUATION La province de Québec est la plus étendue des provinces du Canada.Elle couvre plus de 595,000 milles carrés, dont 15,000 milles carrés sont des lacs et des rivières.La France tiendrait trois fois sur le territoire de la province de Québec; l'Angle- ARTISANAT québécois — fabrication d’un tapis crocheté.(Photo Office provincial de publicité, Québec) terre, avec l’Ecosse et l’Jrlande, plus de cinq fois; l’Ile - du - Prince Edouard y tiendrait plus de 280 fois.La province de Québec est une immense presqu’île située dans la partie orientale du Canada.Elle est presque entièrement entourée d’eau par la Baie d’Hudson, l’océan Atlantique, le golfe St-Laurent et la rivière Outaouais.La province de Québec est divisée en trois régions naturelles; la partie Est du Bouclier Canadien, le système des Apalaches et la vallée du Saint-Laurent.Le nord du Saint-Laurent couvre toute la partie est du Bouclier canadien.C’est un haut plateau rocheux couvert de forêts et riche en mines.Il est borné au sud par la chaine des Laurentides qui s’étend du Labrador aux Grands-Lacs, en longeant la vallée du St-Laurent.Entre Québec et la rivière Saguenay, les Laurentides ont quelques hauts sommets; ce sont: les F.boulements, 2,500 pieds, le cap Tourmente, 2,000 pieds et le mont Sainte-Anne 2,400 pieds.Les terrains laurentiens ont été les premiers formés.Comme le fait d’ailleurs présumer un peu leur peu d’élévation, les Laurentides ont été usées pendant les longues périodes géologiques: elles sont supposées être les ainées des montagnes du globe.Les Apalaches comprennent deux chaînes séparées: 1.—Les Apalaches proprement dites qui s’étendent du Lac Champlain jusqu’à l'extrémité de la Gaspésie.Les monts Notre-Dame qui se séparent des Apalaches à la hauteur du lac Champlain, se dirigent vers le nord-est, jusqu’en face de Québec, où ils disparaissent, pour aller former, un peu plus loin, le massif de Shik-shoks.POPULATION La province ae wuehec comote r ' ' * } 3.331.882 h.; on y compte 2,695,032 de Canadiens-français.A .111 JUiUkt >***« v * :¦ S • • ."% , * "'• ,:.!***' Le CHATEAU FRONTENAC à droite; à gauche c’est le vieux bureau de poste.Nous apercevons LEVIS de Vautre côté du fleuve.(Photo C.P.R.) PERCE avec son rocher fameux.Au loin c’est Vile Bonaventure, un sanctuaire d'oiseaux.C’est un endroit de villégiature renommé.(Photo C.N.R.) ¦bi DIVISIONS La province de Québec est très variée, elle présente des beautés remarquables et des sites grandioses.I On peut la diviser en onze régions: il.—-La région de l’OUTAOUAIS.riche en forêts; 2.—La région du SA TNT-MAURICE’, remarquable par ses forces hydrauliques; 3.—La région du SAGUENAY qu’on peut appeler le royaume de la pulpe et du papier, de l’aluminium et des pouvoirs d’eau gigantesques; 4.—La région de QUEBEC, célèbre par ses souvenirs Historiques; 5.—La région du BAS DU FLEUVE, pays agricole; 6.—La région de la GASPESIE, renommée pour ses pêcheries; 7.—La vallée de la CHAUDIERE, pittoresque et fertile, riche en érablières; 8.—Les CANTONS DE L’FST.remarquables .par leurs mines d’amiante; 9.—La vallée du RICHELIE’U, si fertile et si bien cultivée qu’on l’a surnommée le jardin de la province de Québec; 10.—La région de MONTREAL, centre industriel et commercial de la province et de tout le Canada.11.—Le NOUVEAU-QUEBEC, immense région encore inhabitée, mais riche en minerais, en bois et en animaux à fourrures.RIVIERES ET LACS Aucun pays au monde ne possède de si nombreux, ni d’aussi importants cours d’eau que la province de Québec.Il y a le majestueux St-Laurent qui permet aux océaniques de remonter à plus de 1,000 milles dans les terres.Puis il y a l’Outa-ouais, le Saint-Maurice, le Saguenay, le Richelieu, l’Yamaska, le St-François et la Chaudière.Quant aux lacs nommons le Mistassini (840 m.c.), Chibougamau (140 m.c.), Abitibi (350 m.c.).Lac Saint-Jean (350 m.c.) les lacs Saint-Louis, Témisca-mingue, Saint-François, Saint-Pierre, Memphremagog, Magog, Alymer, etc.AGRICULTURE Le sol de la province est d’une grande fertilité; presque tous les genres de culture y viennent à souhait; on cultive principalement le foin, l’avoine, les fruits, les légumes, le tabac; on s’occupe beaucoup d’élevage des animaux, des volailles et des abeilles.L’industrie La POMME est le fruit préféré dans notre province.Les FAMEUSES de Rougemont et de St-Hilaire sont très recherchées au Canada et en Eu- rope.(Photo N.F.B.) laitière est la richesse principale de l’agriculture dans la province.Une grande partie du lait est expédié dans les grandes villes ou exporté aux Etats-Unis.L’autre partie sert à la fabrication du beurre et du fromage.Notre province vient immédiatement après Ontario pour la fabrication du fromage.INDUSTRIES ET MINES Dans l’industrie forestière, la province de Québec occupe le premier rang.Nous tirons aussi de nos forêts le bois de sciage, les bardeaux, le bois de charpente, les traverses de chemins de fer, les poteaux pour le téléphone et le télégraphe, le bois d’ébénisterie, etc.La province de Québec occupe le deuxième rang peur la valeur de sa production minière.Elle occupe le premier rang dans le monde pour la production de l’amiante, le premier rang au Ca- ¦ LA CHUTE MONTMORENCY à environ sept milles de Québec est la plus haute du Canada.Sa hauteur de 274 pieds est près du double de celle du Niagara.(Photo Office provincial de publicité, Québec).nada pour la production du granit, du mica, de l’aluminium, du ciment, du magnésite, du feldspath et de calcaire.Nos mines d’or et de cuivre prennent de plus en plus d’importance.Notre province ne possède pas de charbon, mais en revanche, elle est à la tête du Canada pour la HOUILLE BLANCHE.La province produit près de la moitié de l’énergie développée au Canada.Les principaux centres d’exploitation sont le SAINT-LAURENT (Beauhamois et autres rapides), la vallée de l’OUTAOUAIS (chutes de la Chaudière et de la rivière Gatineau), la région du SAINT-MAURICE (Grand Mère et Shawinigan), du LAC SAINT-JEAN (Ile-Maligne et Chute-à-Caron).Ce sont les sources immena» d’énergie électrique qui ont attiré l’Aluminum Company of Canada, Ltd., à cons trure ses immenses alumineries à Arvida.INDUSTRIES La province de Québec compte plusieurs centres industriels très importants.Ainsi Montréal est la première ville du Canada pour la population, l’industrie et le commerce.Son port de mer est fréquenté chaque année par des milliers de navires qui y entrent ou qui en sortent.Montréal est le centre vers lequel convergent les grandes lignes de navigation océanique, les lignes des Lrands-Lacs, de l’Outaouais et Su lac Champlain.C’e;t une ville qui compte des milliers de manufactures diverses.Montréal a été surnommée la “VILLE DES CLOCHERS’’.On y compte près de 300 églises eu chapelles.La ville de Québec est la capitale et le siège du gouvernement.L’industrie du cuir occupe une place importante dans l’éconcmie de cette ville.Parmi les autres villes importantes de la province, on remarque Verdun, Trois - Rivières, Hull, Sherbrooke, Valleyfield, Sorel, St-Hyacinthe, Lévis, Chicoutimi, Jonquière, Kéno- ¦ Préparation de la morue en Gaspésie.Le fils apprend le métier; comme son père il aimera tirer sa subsistance de la mer.(Photo Office provincial de publicité, Québec).garni, Arvida.St - Joseph - d’Alma, Beauceville, Granby, Thetford Mines, Farnham, Drummondville, Ri-mouski, Montmagny, Rivière-du-Loup, Shawinigan.Grand’Mère, La Tuque, Cap-de-la-Madeleine, Saint-Jérôme, Lachute, etc.La province de Québec est un pays où il fait bon de vivre. Le Lingot, Arvida, Vendredi 6 Août 1948 Page 7 Nos entrevues sportives.Roland Ménard restera toujours dans l’esprit des sportifs et de tous ceux qui l’ont coudoyé le type parfait du jeune homme poli et aimable dont on recherche la compagnie.Roland Ménard Employé depuis près d’un an dans notre usine comme commis au département du magnésium, il a su s’attirer l’amitié de ses camarades de travail qui ont admiré ses prouesses dans les buts des "As” de Jon-quière 1 hiver dernier et derrière les frappeurs qui rencontraient les A-tomes d’Alcan de la ligue interdépartementale de balle-mclle.On ne peut reprocher à ce bon sportif d’être un "grand parleur’’ mais on lui trouvera dès le premier instant d’entretien un langage assuré et lent, ce qui prouve que ce qu’il dit est réfléchi.Roland est né à Montréal le 18 avril 1922 et il est le fils de Rosaire Ménard, typographe depuis de nombreuses années au journal ‘IMont-real Daily Star .Il a appris de son père, un grand sportsman, à faire sa marque dans les jeux et, rendu à l’âge adulte, il a déjà de beaux lauriers à son crédit.Qui ne l’a pas remarqué l’hiver dernier dans les buts des finalistes de la ligue J.K.L.S., les "As” de Jonquière?Il a sauvé bien des fois la situation par son flegme, sa vitesse et son grand sang-froid.Pour qui a assisté régulièrement aux parties de la ligue interdépartementale de balle-molle, il est facile de faire un choix pour donner l’étoile chez les receveurs à Roland Ménard.Il forme avec Roger Sarda la meilleure paire offensive de tout le circuit de l’Usine.Roland fit ses études au Collège St-Nicolas de Ahuntsic et les termina en 1937.Ces années de collège lui aidèrent beaucoup dans le choix qu’il fit -e ses sports favoris car, déjà il avait une prédilection pour le hockey et la balle-molle.A sa sortie des études il travailla en différents endroits: chez T.Eaton, au journal "Standard ”, etc.Pendant cette courte pé-liode, il joua au hockey avec le même club que le fameux Maurice Richard du club Canadien de la N.H.L.Dans les buts, cette année-là.il se classait le meilleur gardien de la ligue Intermédiaire "A” de Mont-téal avec une moyenne de 2.1 buts par partie.Il s’alignait avec le club Bordeaux.En novembre 1940, il s’enrôlait dans l’aviation canadienne.Après quelque temps d’entrainement à Ba-gotville il était transféré au Labrador.Là, la vie un peu monotone de la côte de l’Atlantique était favorable à la pratique du hockey, aussi Roland fut-il choisi sur l’équipe de son unité dans la ligue du camp.Il jouait alors à l’avant et malgré sa petite taille il réussissait assez bien.Ce n’est que par accident (il faut bien le dire) qu’il obtint une place régulière dans les filets de son club.Le gardien de buts ayant été gravement blessé au cours d’une joute, on dut s’adresser à lui pour le remplacer.Le compte était alors 3 à 1 pour les adversaires et les membres de son équipe doutaient de l’issue de la partie avec le nouveau venu dans les filets.Mais ils revinrent bien vite sur leur idée première en voyant leur cerbère faire des arrêts de toute beauté.La confiance leur revint et on égala le compte.Dans la période supplémentaire les adversaires se ruèrent si l’on peut dire, sur la cage de Roland mais celui-ci tint bon et on Se servir de cheques de voyageurs élimine tout risque de perte Vous partez en voyage cAses \ A.- > _ * -S V ' i < C * «M •»?V W (/î\\ \ ?nn Ü!*’?! : v C’est, pour un voyageur, la seule façon de porter des fonds sur soi, sans risque.Et voici pourquoi: Un chèque de voyageur ne peut être touché sans qu’il soit, deux fois, signé par vous .d’abord, quand vous l’achetez, puis, quand vous le touchez.Conséquemment, si vous le perdez, ou s’il est détruit ou volé, avant votre deuxième signature, il ne vaut rien—et nous vous le rembourserons.Sauvegardez les fonds que vous destinez à vos voyages.En vacances ou si vous voyagez pour vos affaires, munissez-vous de chèques de voyageurs.Vous n’avez qu’à les toucher au fur et à mesure de vos besoins.Vous les trouverez dans toutes nos succursales.LA BANQUE ROYALE PU CANADA SUCCURSALE CHIOOUTIMI - - - ' ' J.'P.IESSARdTc^^ SUCCURSALE ARVIDA - - - - E.A.BUSHNELL, Gérant .SUCCURSALE KENOGAMI - • - - J.A; A.L.CHEVRIER, Gérant # .se contenta d’un verdict nul.Avec la confiance de ses camarades d’équipe, Roland avait gagné une place régulière comme cerbère et découvert une fois pour toute, le domaine où il excellerait désormais.A sa sortie du camp, il garda les buts des i’Braves” de Valleyfield et des "Rapides” de Lachine de la ligue Provinciale avant de venir jouer peur les “As” de la ville Centenaire.Le 14 août, samedi de la semaine prochaine, Roland Ménard u-nira sa destinée à celle de Mlle Colette Landry, de Jonquière, sa plus fervente admiratrice.Us feront leur voyage de noces à Montréal et Ottawa.A leur retour, ils résideront à Jonquière.Le Lingot se joint à tous les amis de Roland pour lui souhaiter beaucoup de bonheur.Remerciements La famille de M.Jos.Tremblay, 262 rue Hare, Arvida remercie sin-cirement M.Ludger Gagnon qui a bien voulu se prêter généreusement à une transfusion de sang en vue du rétablissement de madame Jos.Tremblay qui était gravement malade.Il n’est jamais trop tard pour améliorer sa condition L’ANGLAIS EST NECESSAIRE A VOTRE AVANCEMENT Réservez votre place pour septembre prochain.Un seul soir par semaine.— 36 semaines.Jamais de devoir à la maison.Seulement un quart d'heure par jour.Succès garanti ou argent remis.Cours d'auto-suggestion et de suggestions.APPRECIATIONS Ce cours est épatant par la compétence, la compréhension, l’en-tcusia.me et le dévouement extraordinaire du professeur.Mais c’est surtout ‘‘la méthode spéciale" sur l’étude approfondie DU VERBE qui rend la langue anglaise plus facile à comprendre et à parler.L’auto-suggestion enlève le microbe de la gène, donne de la confiance en soi, de la sûreté dans sa personnalité permettant l’avancement et le succès dans la vie.Madame J.-Edgar Tremblay, vce, St-Pierre, Jonquière.COURS A .ÎONQUIERK-KENOGAMI, ARVIDA ET CHICOUTIMI J.-EDGAR BOUCHARD, professeur ! 211, rue Vaudreuil —ARVIDA— TEL., 281 Heureuses celles qui possèdent une CONNOR iVOqefe toute fa &%// foflenWMinutesinaj./ THERMO •'l’fiwiiiiiifinniinïïniifinfififimiiniiiir"*' GARANTIE DE 1CONSTRU1TE ^1 plus Fn^fî elle LAUs Remplit et se Vide toute seulo Le blanchissage d’une journée, devient avec la Connor Thermo, le blanchissage d’une heure.Cette tâche autrefois onéreuse est devenue agréable, grâce à la cons-.truction spéciale de la cuve Thermo isolée qui maintient la chaleur constante de l’eau et la fraîcheur de la cuisine.ELLE DURE PLUS VOYEZ-IES AUJOURD’HUI CHEZ RAYON DES MEUBLES ’ DE VOTRE LOCALITE Premier rendu — Premier servi Page 8 Le Lingot, Arvida, Vendredi 6 Août 1948 Canadienne iüK •§> Réouverture du département de la physiothérapie à l'Hôpital Général da Saguenay, ayant comme graduée en cette matière, Mlle Ruth Young.Les études, et les qualifications et les états ae service de la personne que nous avons interviewée au cours ue la semaine dernière, la position importante qu’elle occupe, démontrent ses talents et ses capacités.Née à Toronto, Ont., Mlle Young gradua en physiothérapie à l'Université de cette dernière ville en 1937.Ses études terminées, elle travailla dans divers hôpitaux de Montréal et après la déclaration de la guerre.elle s'enrôla pour service volontaire dans la marine.Elle fut en service à Terre-Neuve durant pres-o.ue toute la guerre et obtint le grade de lieutenant.Son désir était de traverser l’Atlantique, mais elle n'a pu le réaliser.Après son licenciement, soit en 1947, Mlle Young prit un repos bien mérité.Il y a environ un mois, elle accepta de venir travailler à l'hô- pital Général du Saguenay.Ses fonctions consistent a donner par les moyens mécaniques, le massage, la gymnastique, les traitements à machine sur ondes courtes, les rayons ultra-violets et l’éducation physical des muscles.Tous ces traitements aident considérablement le patient à recouvrer l’usage de ses membres dans un temps relativement court.Si la musculature est endommagée par un accident quelconque et quelle continue à être douleureuse, la physio-thérapiste, sous les ordres du médecin, pourra donner le traitement approprié.Nous voyons sur la photo Mlle Young donnant un traitement à ondes courtes à M.David Turcotte, de Chicoutimi et contremaitre des monteurs de machines à l'usine des électrodes.T.C.La ménagère qui se plaint constamment que les membres de sa famille sont capricieux, est probablement la seule à blâmer.S’ils murmurent, c’est qu'ils n’aiment pas le même aliment servi de la même façon plusieurs jours de suite, ou que les mets qu’elle sert ne sont en général ni bien cuits ni servis de façon attrayante.Un bon cordon bleu trouve moyen de préparer des plats appétissants avec les restes ordinaires et peu coûteux.Elle sert les mets préférés assez souvent et des mets nouveaux juste assez souvent pour garder l’ntérêt en éveil.La famille aura hâte de déguster le met surprise fil est bien servi et elle ne s’apercevra pas que le stew, le légume ou le gâteau d’hier en constitue l'élément de base.Macaroni spécial à la viande 21- tasses de macaroni coupé (8 onces).l'â tatse de restes de viande, hachée.2 tas es de jus de viande.1 cuillerée à thé de sauce épicée à la viande.1 oignen moyen hacTié.Va cuillerée à thé de poivre.Vz cuillerée à thé de sel.1 tasse de chapelure.1 cuillerée à table de saindoux.Faites cuire le macaroni dans de l’eau salée pendant 15 minutes.Egouttez bien.Mêlez ensemble la viande hachée, le jus de viande et la sauce épicée à la viande, l’oignon, le sel et le poivre.Combinez bien avec le macaroni cuit et placez dans une casserole bien graissée.Couvrez avec de la chapelure et le saindoux et faites cuire dans un four modérément lent pendant 20 minutes, à 325 F.Six portions.Pouding léger au cacao Tamiser et mesurer Vz tasse de farine.Ajouter 1 c.à thé de poudre à pâte, ’a c.à thé de sel, 1-3 tasse de sucre, 1 c.à table de cacao, et tamiser le tout.Ajouter 14 tasse de lait, 1 c.à table de graisse fondue, 14 c.à thé de va-n lie, et brasser jusqu’à lisce.A-jouter U tasre de noix hachées.Verser dars un plat à pouding, beurré.Mélanger 16 tasse de sucre brun, 2 c.à table de cacao, et en saupoudrer le pouding.Verser ensuite, ¦’h tasse d'eau bouillante
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