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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
mercredi 2 février 1994
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 1994-02-02, Collections de BAnQ.

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[" MERCREDI SAMEDI t.LaVoKdelEst (Taxes en sus) Magazine Sport de 11 h à midi CHEF sl45C L'élite du golf canadien à Bromont en août \u2014 page 24 photo d'archives Barcana transférera une partie de sa production en Chine La décision pourrait coûter une centaine d'emplois à Granbv \u2014 page 3 Fromaaerie du matin a failli partir en fumée \u2014 page 4 Maigre l'incendie qui a bien failli ruiner leurs projets en fin de semaine, les fondateurs de la Fromagerie du matin, Vital Fredette, Réal Bousquet, Jacques Ferland et Normand Fredette, des anciens de l'usine Agropur de Lawrenceville, poursuivent la réalisation de leur revo.\t_____ photo Richard Chagnon y* j 'SSE\"\"»'** \u2022 SSSS\"* «UN VRAI CENTRE DE PLOMBERIE TOUT PRÈS DE CHEZ VOUS» 15q sherbrooke J Cowansville 263-2226 Extérieur 776-5311 U06773 LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 mercredi 2 février 1994 Fermeture de Domil: Sherbrooke sous le choc SHERBROOKE Presse Canadienne Une nouvelle tuile vient de tomber sur la tête des Sher-brookois avec l\u2019annonce de la fermeture de la Filature Domil, de Dominion Textile, à Sherbrooke au début de septembre \u2014 voir texte en page 14 \u2014, et tant les milieux politiques que les gens d'affaires se sont dit dépassés par cette décision.Dans quelques mois, quelque 275 emplois de cadres et de syndiqués seront totalement rayés de la carte et viendront se rajouter aux pertes temporaires ou permanentes annoncées depuis le début de l'année à Sherbrooke, soit plus d\u2019un millier d\u2019emplois perdus.La présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, qui est également députée provinciale de Saint-François, a affirmé hier qu'il s\u2019agissait de l\u2019une «des deux pires nouvelles depuis le début de son mandat».Elle a admis que c\u2019était un événement «dévastateur» mais a invité les travailleurs à «ne pas perdre espoir, à se serrer les coudes et trouver des solutions.Il ne faut pas se laisser avoir par ces mauvaises nouvelles.» La ministre refuse toutefois de croire que le sort du secteur industriel sherbrookois soit inéluctablement scellé, comme le prétendent plusieurs.Elle demeure convaincue que les PME vont prendre la relève.Pour sa part, le député fédéral de Sherbrooke, Jean Charest a salué le tact des dirigeants de Dominion Textile, qui ont «annoncé la fermeture de la façon la plus humaine».C\u2019était, selon lui, une décision incontournable parce que l\u2019entreprise jouissait d\u2019une surcapacité de production.Le gouvernement fédéral devrait, a-t-il toutefois ajouté, envisager la création d'un programme d'aide particulier à la région.«Le bon sens l\u2019indique.» «Je suis tombée sans connaissance», a de son côté affirmé Lynn Charpentier, présidente de la Chambre de commerce de Sherbrooke.J'ai beaucoup de peine pour les gens qui perdent leur emploi.» Elle pense qu'une telle décision risque d'accentuer la crainte qui s'est emparée des travailleurs et des entreprises.«Il y a une épée de Damoclès qui pend au-dessus de nos têtes, a-t-elle poursuivi.Les gens ont peur d'investir.» En fait, avec des nouvelles pareilles, Mme Charpentier pense réellement «qu'on n'est pas sorti de la récession».Au Syndicat des salariés de la Filature Domil (un syndicat indépendant), on explique que l\u2019employeur a frappé sans préavis.Il a demandé lundi soir aux représentants syndicaux de le rencontrer mardi matin.C\u2019est seulement à ce moment-là, et quelques minutes EN BREF Des médecins contre le tabac MONTREAL (PC) \u2014 Les médecins s\u2019opposent résolument à une réduction des taxes sur les cigarettes, un fléau responsable de 38 357 mortalités par an au Canada.Le Dr Richard Lessard, directeur de la santé publique sur l\u2019île de Montréal, s\u2019insurge contre «le débat tronqué sur le tabac» tel qu\u2019il est mis de l'avant par le MATRAC.«C'est la contrebande qu'il faut prendre de front, affirme plutôt le Dr Gaston Ostiguy, pneumologue et professeur à la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Ses ramifications s\u2019étendent jusqu\u2019aux cours d\u2019école.» Le Dr Ostiguy estime qu'un jeune ne fumant pas à 19 ou 20 ans échappera probablement à la cigarette durant sa vie adulte.Cela est fort important car «le tabac est la principale cause de décès évitables».Si le prix d\u2019un paquet de cigarettes baisse au niveau du chewinggum, la consommation augmentera chez les adolescents, prévoit-il.Policiers accusés d'avoir battu un sans-abri MONTREAL Presse Canadienne Deux agents de la paix du métro de Montréal soupçonnés d\u2019avoir sévèrement tabassé un itinérant seront accusés ce matin de voies de fait avec lésions corporelles.Les suspects, âgés de 41 et 31 ans, comptent respectivement 13 et sept ans de service à la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM).Ils comparaîtront d\u2019ici une dizaine de jours.L\u2019un d\u2019eux est sous le coup d\u2019une suspension sans solde depuis le 27 janvier alors que son confrère a été suspendu lundi de cette semaine.Pour sa part, Stéphane Renaud, 26 ans, la présumée victime de l\u2019agression, a été libéré de toute accusation hier.Il avait été accusé de menaces de mort et était en prison depuis l\u2019incident survenu le 21 janvier dernier vers 23 h 20 à l\u2019intérieur du Centre Eaton, tout près de l\u2019entrée de la station de métro McGill.Le film, capté par le poste de sécurité du Centre Eaton, démontrerait qu\u2019il y a eu acharnement sur Renaud.Le jeune homme aurait lancé une canette de boisson gazeuse sur le plancher de la station de métro.Il aurait été pris en chasse par les deux agents, vêtus en civil, et rejoint dans le Centre Eaton.Le film dure 4 minutes et 50 secondes, soit du début de l\u2019altercation jusqu'au moment où Renaud a été menotté.\t Agenda\t10 Commentaire\t8 Décès\t23 Economie\t14 Jeux\t16 À ne pas répéter\t10 Petites annonces\t16 Sports\t24 Statistiques\t26 \t\t INFORMATIAM\t37S-4555\t¦ Retour graduel des nuages et petite re- ABONNEMENTS\t375-6951\tmontée du mercure Lundi à vendredi:7h30 à 16h30 Samedi: 7h a WhOO\t\t¦ Aujourd'hui: quelques flocons PETITES ANNONCES Lundi à vendredi: 8h00 à 17h30\t375-IIS8\t¦ Demain: des chutes de neige un peu plus intenses PUBLICITÉ Lundi à vendredi 8h30 à 16h30 Délai: trois jours ouvrables\t375-6193\t¦ Lever du soleil: 7h23; coucher: 17h04 RÉDACTION\t375-695B\t¦ Vers le dernier quartier de lune TÉLÉCOPIEUR\t777-4665\t¦ Max.: -11; Min.: -23 CHEF-Radio\t372 on 371-1450\t avant la rencontre avec tous les employés, que la décision a été connue.«On n\u2019a jamais vu ça venir.Même qu\u2019on avait prévu huit rencontres de négociations au cours des prochaines semaines pour le renouvellement du contrat de travail qui prend fin le 16 février.», a expliqué M.Ghislain Ducharme, agent d\u2019affaires du syndicat.A la sortie de l\u2019usine, hier, les employés disaient avoir craint la fermeture depuis longtemps mais avouaient être pris au dépourvu.Le directeur de l\u2019usine, Reynald Leduc, et la porte-parole de Dominion Textile, Collins Smith, ont justifié la décision par un marché du fil teint en perte de vitesse et par la vétusté de l\u2019usine.Les relations de travail et la productivité des travailleurs ne seraient nullement en cause.Selon M.Leduc, il faut au moins se consoler avec l\u2019annonce des investissements de 5 millions $ que Dominion Textile veut réaliser cette année à une autre filature de Sherbrooke, la Filature E.F.King.Cet investissement ne viendra pas créer d\u2019emplois mais donne à M.Leduc des raisons de croire que Dominion Textile sera encore présente à Sherbrooke pour longtemps.Le budget déposé le 22 février OTTAWA Presse Canadienne Le premier ministre Jean Chrétien a laissé échapper un autre indice, hier, qui tend à confirmer que le budget des libéraux sera déposé le 22 février prochain, date probable, selon plusieurs observateurs.M.Chrétien a indiqué aux Communes que les députés ont encore le temps de présenter leurs suggestions au gouvernement avant la rédaction du budget.«Les députés sont invités à faire leurs suggestions au ministre des Finances et il rédigera son budget d\u2019ici trois semaines», a dit M.Chrétien.Ce qui nous mène précisément au mardi 22 février.M.Martin avait déjà promis qu\u2019il déposerait son budget avant la fin de février.LA QUOTIDIENNE 629 2358 Tabac: Gray satisfait du travail de la GRC Manon Cornellier OTTAWA Presse Canadienne Le Solliciteur général Herb Gray est satisfait du travail de la Gendarmerie royale du Canada dans le dossier de la contrebande de cigarettes.«Je suis certain que la GRC prend bien ses responsabilités et continuera à les prendre d\u2019une manière sérieuse», a répondu M.Gray à la Chambre des communes.Comme il l\u2019avait dit la veille, il a souligné que la GRC était active partout.Le député bloquiste de Rober-val Michel Gauthier invitait le ministre à calmer les Québécois en demandant à la GRC de «mettre autant d\u2019énergie à traquer les vrais réseaux de contrebandiers qu\u2019à traquer les honnêtes citoyens exaspérés».M.Gauthier faisait référence à l\u2019arrestation lundi de cinq personnes ayant participé à la vente illégale de tabac organisée par des détaillants de l\u2019Est de Montréal.Il s'agissait des premières arrestations depuis le début des manifestations organisées par le MATRAC (Mouvement pour l'abolition des taxes réservées aux cigarettes).Les trois autres ventes ont eu lieu la semaine dernière à Saint-Eustache, Sherbrooke et Lachute.Une autre est prévue pour aujourd\u2019hui à Trois-Rivières mais, interrogé à sa sortie de la Chambre, le ministre Gray a refusé de dévoiler les intentions de la GRC.«La GRC travaille sur une stratégie pour accroître ses mesures pour faire respecter la loi», a-t-il ajouté, avant de préciser qu\u2019il ferait une déclaration à ce sujet dans les «prochaines semaines».Pour démontrer la diligence de la GRC, M.Gray a rappelé aux députés et aux journalistes qu\u2019au cours des trois derniers mois, la police fédérale avait saisi au Québec près de 80 000 cartouches de cigarettes, 36 000 litres d\u2019alcool et 150 véhicules.Il a jugé qu\u2019il s'agissait d\u2019un «nombre impressionnant» de saisies.De son côté, le député libéral de Prescott-Russell Don Boudria a demandé à son gouvernement de combattre la contrebande en réduisant les taxes sur les cigarettes et en augmentant les ressources en personnel et en matériel mises à la disposition de la GRC.Il a aussi invité le ministre du Revenu David Anderson de tenter de convaincre le gouvernement ontarien de la gravité de la situation.Avec les taxes et les profits des détaillants, une cartouche de cigarettes se vend environ 47 $ à Montréal.En contrebande, une cartouche coûte entre 20 et 25 $.Le MATRAC soutient que cette concurrence déloyale a entraîné la fermeture de 600 dépanneurs au cours des 18 derniers mois. Barcana fabriquera à Shanghai ses sapins de bas de gamme Le syndicat craint pour la survie de l'usine de Granby Jacqueline de Bruycker GRANBY La compagnie Barcana s\u2019apprête à transférer à sa nouvelle usine de Shanghai toute sa production de sapins artificiels de bas de gamme jusqu'ici fabriqués à Granby.Une décision qui, d\u2019ici quelques mois, pourrait entraîner d\u2019importantes pertes d\u2019emplois \u2014 une centaine environ \u2014 et qui sait, à plus long terme, la fermeture de l\u2019usine du boulevard industriel.«La compagnie nous a annoncé il y a quelques jours qu\u2019elle avait acheté une usine en Chine et quelle allait y transférer trois de nos lignes de production.C\u2019est la fabrication des arbres de Noël bas de gamme qui se fera désormais à Shanghai.Elle pourra les produire là-bas bien meilleur marché qu\u2019ici», indique Lise McDuff, présidente du syndicat, affilié à la CSN.Selon Barcana, cette décision n\u2019aura, cette année, aucune répercussion sur le fonctionnement de l\u2019usine granbyenne, ni sur son niveau d\u2019emploi.Mais cette période de répit sera de courte durée.«En octobre, la compagnie participera \u2014 comme elle le fait d\u2019ailleurs chaque année \u2014 à plusieurs expositions et ce sont des arbres fabriqués en Chine qui y seront montrés.C\u2019est dire que toutes les commandes quelle décrochera, seront remplies par l\u2019usine de Shanghai, et plus par nous», explique Lise McDuff.Pour 1994, les quelque 2(X) employés de Barcana \u2014 dont 143 sont syndiqués \u2014 sont assurés de conserver leur gagne-pain.Les commandes prises l\u2019automne dernier doivent être honorées.Et pour s\u2019en assurer, la compagnie n\u2019a pas l\u2019intention de lésiner.La période d\u2019inactivité hivernale de- L avenir s'annonce incertain pour l'usine de Barcana à Granby depuis que les dirigeants de l'entreprise ont décidé de transférer bas de gamme.vrait être de plus courte durée que par les années passées.Rappel hâtif «Une partie des employés \u2014deux des trois quarts de travail \u2014devraient être rappelés dès le 7 février.Généralement, ce rappel s\u2019effectue à la fin février-début mars, et parfois même plus tard comme ce fut le cas l\u2019an dernier.Une fois la production bien lancée, l\u2019usine fonctionnera avec trois quarts de travail jusqu\u2019en octobre», explique la présidente du syndicat.Que se passera-t-il en 1995?Première répercussion du transfert de production vers la Chine, Granby devrait perdre en début d\u2019année une centaine d\u2019employés.Au lieu d\u2019être rappelés pour entamer la production 1995, ces travailleurs se retrouveront dans la rue et sur l\u2019assurance-chômage.Mais Lise McDuff ne cache qu\u2019elle est très inquiète pour l\u2019avenir même de l\u2019usine du boulevard industriel.«La compagnie a beau nous dire qu\u2019elle ne fermera pas Granby tant que l\u2019usine fera des profits.Mais tout le monde sait qu\u2019il n\u2019y a pratiquement plus de marché au Canada pour le sapin haut de gamme, qui continuera lui à être fabriqué localement.Il est bien trop dispendieux par rapport aux produits made in Taïwan.Et quand on sait combien les coûts de main-d\u2019oeuvre sont bas en Asie, on peut se demander quelles sont vraiment nos chances?» Barcana continuera de produire à Granby des boules et autres décorations de Noël.«Les commandes sont intéressantes, mais est-ce que ça va suffire à nous tenir debout?», s\u2019interroge-t-elle.C\u2019est le 19 janvier que la compagnie a demandé à rencontrer Lise McDuff pour lui faire part de ses intentions.La présidente s\u2019est présentée au meeting accompagnée de la secrétaire du syndicat et d\u2019un conseiller de la CSN.«J\u2019étais loin de m\u2019attendre à une telle nouvelle.Je m\u2019imaginais qu\u2019il serait question de qualité totale, pas d\u2019autre chose», confie-t-elle.Sous le choc Une semaine plus tard, le syndicat convoquait ses membres en assemblée générale.«Tout le monde est resté surpris, abasourdi même.On savait que 1993 avait été une année difficile, mais chacun pensait que si on réussissait à se rendre jusqu'au 31 décembre, la partie serait gagnée.La nouvelle a abattu les travailleurs.Personne ou presque n\u2019a posé de question.» Mais le syndicat refuse de baisser les bras, il est bien décidé à se débattre comme un diable dans l\u2019eau bénite pour garder l\u2019entreprise ouverte et conserver les 200 emplois qu\u2019elle génère.«On va travailler fort pour s\u2019en sortir.La solution?Je pense qu\u2019il faudrait diversifier la production», estime-t-elle.Du côté de la compagnie, il a été impossible hier d\u2019obtenir le moindre commentaire.Tous les dirigeants étaient en réunion à Toronto.Quant à la Soder \u2014 la Société de développement économique régionale Granby-Bromont \u2014 son directeur général, Daniel Mignault n\u2019avait été informé du dossier qu\u2019hier après-midi, mais il projetait de rencontrer les représentants de l\u2019entreprise au cours des prochains jours pour faire le point.«Dire quel rôle nous allons jouer dans ce dossier, je n\u2019en ai pas encore la moindre idée, mais une chose est certaine, nous allons nous impliquer.Il y a 100 emplois, et peut-être même davantage, qui sont en jeu, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les conserver.» Lui aussi pense à une diversification de la production.Une piste en Asie la fabrication des arbres de Noël de photo Richard Chagnon que la compagnie serait, d\u2019après lui, prête à explorer.Il y a fort à parier que le milieu profite de la visite du ministre de l\u2019Industrie, du Commerce et de la Technologie, Gérald Tremblay \u2014prévue pour jeudi \u2014 pour l'entretenir de ce dossier et solliciter son aide afin que Granby garde Barcana dans ses murs.Implantée à Granby en 1973, cette compagnie d\u2019origine allemande fabrique des arbres de Noël et toute une kyrielle de décorations: guirlandes, boules, glaçons, couronnes, etc.Un marché submergé par les importations asiatiques.Le MATRAC a toujours l'intention de tenir une vente de cigarettes à Granby Jacqueline de Bruycker GRANBY Lf arrestation de cinq personnes, lundi à Montréal, lors de la quatrième vente illégale de cigarettes, n\u2019empêchera pas le MATRAC de frapper à Granby le 9 février.«Il n\u2019est pas question à l\u2019heure actuelle d\u2019arrêter le mouvement.Les dépanneurs sont rendus au bout du rouleau et ils estiment n\u2019avoir vraiment plus rien à perdre.volonté du MATRAC de procéder à Granby la semaine prochaine à une vente de cigarettes de contrebande n\u2019est pas remise en question, elle est toujours là et aussi forte qu\u2019au début», affirme Guy Fauteux, qui s\u2019occupa de sonner la mobilisation dans le milieu.La semaine dernière, une centaine de personnes se sont réunies au Granbyen pour affirmer leur intention de suivre le Mouvement pour l\u2019abolition des taxes réservées aux cigarettes et depuis la tenue de cette rencontre, des dépanneurs ne cessent de joindre les rangs.«Les appuis viennent de partout à l\u2019échelle de la région.Le téléphone ne dérougit pas.Et les gens nous appellent aussi d\u2019ailleurs pour savoir comment s\u2019organiser, quoi faire pour embrayer le mouvement», note-t-il.Quant aux incidents qui sont survenus lundi à Montréal, Guy Fauteux se demande s\u2019ils ne sont tout simplement pas le fruit d\u2019un concours de circonstances.«Le véhicule du fournisseur en cigarettes était stationné à deux voitures à peine d\u2019une auto-patrouille.Quand les gens se sont présentés pour se réapprovisionner en car- touches, les policiers ne pouvaient quand même prétendre qu\u2019ils ne voyaient rien.Je ne suis j)as loin de penser que c\u2019est par la force des choses qu\u2019ils sont intervenus et que leur action n\u2019était pas planifiée», poursuit-il.Quoi qu\u2019il en soit, le MATRAC n\u2019abandonne pas la partie.D\u2019ici au 9 février, trois autres ventes illégales de cigarettes sont prévues et en ce qui concerne celle de Granby, Guy Fauteux affirme que les organisateurs vont prendre toutes Tes précautions nécessaires pour que l\u2019opération ait effectivement lieu.PANIER A SALADE Détenu.GRANBY ( RG) \u2014 Le jeune Granbyen soupçonné d\u2019un hold-up dans un dépanneur du Canton de Granby lundi soir a été traduit hier midi devant un juge de paix du palais de justice de Granby.L\u2019officier public a ordonné la détention de Sylvain Gagné, 21 ans, jusqu'à son retour devant la chambre criminelle, jeudi.On se souviendra que l\u2019accusé a été appréhendé, en même temps qu\u2019une jeune fille, près des lieux du vol après que leur véhicule eut fait une embardée.Dans le cas de la copine, l\u2019enquête policière se poursuit.Le vol avait été commis au dépanneur Proprio, de la rue Dufferin.Quelques heures après le crime, les policiers ont trouvé le déguisement du suspect sur la rue, l\u2019arme dans un champ et l\u2019argent dissimulé dans l\u2019auto de police qui venait de cueillir le couple.L'âge mûr est celui où la petitesse du tour de taille et la largeur d'esprit commencent à changer.GUY BUSSIÈRE OUVERT TOUS LES DIMANCHES de 9 h à 16 h sPHARMAPRIX Galeries de Granby U 09005 LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 mercredi 2 février 1994 LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 mercredi 2 février 1994 Leur beau rêve a bien failli partir en fumée Ils avaient perdu leur emploi à cause d'un feu; un incendie est venu prêt d'emporter leur entreprise \u2022*, - Chômeurs devenus patrons Réal Bousquet, Jacques Ferland, Normand Fredette et Vital Fredette {qui n'apparaît pas sur la photo) n'ont pas hésité longtemps quand, du jour au lendemain, ils ont perdu leur emploi à la suite d'un incendie à l'usine Agropur de Lawrenceville; les quatre hommes ont décidé de lancer leur propre entreprise: la Fromagerie du matin.En fin de semaine, ils ont toutefois eu des sueurs froides quand un feu s'est attaqué à leur commerce.Sur la photo à droite, Réal Bousquet constate les dégâts causés par l'incendie, qui serait dû à une défaillance électrique.photos Richard Chagnon et Michel Saint-Jean 1 Karim Benessaieh CANTON DE CRANBV Lf incendie \u2014 heureusement mineur \u2014 qui a endommagé la Fromagerie du matin, samedi soir, a failli mettre un terme à un bien beau rêve.Derrière le fait divers se cache l'histoire de quatre ex-ouvriers de l'usine Agropur, à Lawrenceville, qui a flambé en janvier 93.Un mois plus tard, ils avaient décidé de continuer à faire ce qu\u2019ils connaissaient le mieux \u2014 le fromage \u2014 en ouvrant leur propre shop dans le canton de Granby.«À nous quatre, nous avons 100 ans d'ancienneté, résume Normand Fredette, le doyen du groupe.On peut être sûr que le fromage, on connaît ça.» Février 93, le projet a été officiellement lancé.Après les demandes de permis et la recherche de financement, les quatre hommes ont acheté le bâtiment situé au 1546 route 112 en septembre dernier.L'installation allait bon train, jusqu'au second incendie de l'histoire, celui de samedi.Les flammes seraient nées d'une défaillance du système électrique, et ont causé près de 50 000 $ de dégâts.Le projet n'est toutefois pas en péril, et l\u2019ouverture officielle devrait avoir lieu à la fin mars, avec quelques semaines de retard.Les ouvriers devenus patrons ont hâte au grand jour.Etre mêlé à deux incendies en un an a de quoi vous rendre superstitieux.«On n'est pas trop stressés, affirme Normand Fredette.On est sûr que la qualité va être là; les clients aussi, on l'espère.» «On n\u2019est même pas ouverts, et il y a déjà des clients qui se présentent, ajoute Jacques Ferland, le cadet du groupe à 33 ans.Il y a une demande, c\u2019est sûr.» Comme pour confirmer ses dires, une camionnette familiale vient se promener devant la fromagerie pendant l'entrevue.«Tiens! Je l'avais dit!», lance Jacques.Financement et dettes L\u2019un des obstacles que les quatre hommes ont eu à franchir \u2014 et il y en a eu plusieurs \u2014 a été de convaincre une banque de faire confiance à quatre chômeurs qui n\u2019étaient pas du tout administrateurs.«On n\u2019a peut-être pas le langage de ceux qui sont instruits, mais on est arrivés à la banque avec notre expérience», rappelle Vital Fredette, le frère de Normand et président-directeur de la fromagerie.L'entreprise, qui nécessite un investissement de «quelques centaines de milliers de dollars», devrait embaucher trois employés à court terme.«Pas nécessairement des ex-employés d'Agropur, on ne veut pas faire de promesses.», précise Réal Bousquet.On proposera au début du Cheddar en grain et en bloc, près de 15(H) livres par jour, puis on diversifiera la production vers presque tous les produits laitiers.Les hommes en sont fiers, leur histoire est un peu le rêve de tout ouvrier qui aimerait devenir son propre patron.«Ça fait des années que tous les quatre, on rêvait à ça, dit Normand Fredette.Il a fallu que notre usine brûle pour que ça devienne une réalité.» Contre toute attente, ceux qui leur ont mis les plus gros bâtons dans les roues ont été les fonctionnaires de l'Emploi.Les quatre ont d'abord perdu, un à un, leur droit à l\u2019assurance-chômage à partir de septembre dernier.«Avec notre entreprise qui naissait, on ne faisait partie d'aucun programme», explique Vital Fredette, d'un ton désabusé.Pire encore, quelques mois plus tard, trois d\u2019entre eux commencent à recevoir des avis de remboursement.Vital doit 3104 $, Normand 3500 $, et Jacques se voit réclamer «mille et quelques piasses».Le groupe est furibond.«J'te dis que c\u2019est un système pourri», lance Jacques Ferland.«C'est terrible, dit Vital.Ça fait des années qu'on paye de l'assu-rance-chôrnage, et on n\u2019a jamais été là-dessus.Quand je pense qu\u2019on a perdu notre job, qu\u2019on s\u2019en repart une autre et qu'on va même engager d\u2019autres chômeurs.» Sans revenus depuis septembre, les nouveaux entrepreneurs en sont à gratter les fonds de tiroirs.«On sort la vieille», comme le dit Normand.Le prêt consenti par la banque n\u2019a toutefois pas été touché, et permettra d\u2019acheter les matières premières pour démarrer.Heureusement pour les quatre amis, l\u2019avenir est tout ce qu\u2019il y a de plus rose.On les comprendra, ils ne se font pas prier pour mousser leur entreprise.«On veut mettre de l'amour là-dedans, et on veut que le consommateur le ressente», dit Vital Fredette.«Avant, il y avait des fromageries dans toutes les villes et dans tous les villages, rappelle Jacques Ferland.Mais les «gros» ont tout fermé ça.» t F Le dépotoir de Ste-Anne fermé encore longtemps Les avis d'infraction se multipliaient Benoit Lapierre GRANBY Le dossier du lieu d\u2019enfouissement F et M Bessette, de Sain-te-Anne-de-Larochelle, qui a dû fermer ses portes à l\u2019expiration de son permis le 25 janvier, se trouve actuellement sur la glace et ne sera vraisemblablement pas réactivé avant le printemps.La direction régionale de l\u2019Es-trie du ministère de l\u2019Environnement et de la Faune (MEF) a effectivement avisé l'exploitant du lieu d\u2019enfouissement, Benoit Benoit, qu'elle ne renouvellerait pas son permis tant qu'elle n\u2019aurait pas en main les renseignements nécessaires à l'analyse de sa demande de renouvellement.La responsable de l\u2019information au bureau du MEF de Sherbrooke, Hélène Beauchesne, a expliqué que l\u2019exploitant devait d'abord fournir les «profils finaux» de la zone qui était en exploitation jusqu'à tout récemment.Etablis à partir de relevés d'arpentage, ces profils permettront d évaluer si le lieu d'enfouissement peu encore recevoir des déchets.D'autre part, a précisé Mme Beauchesne, la direction régionale devra procéder à une nouvelle inspection du site pour en déterminer la conformité, ce qui ne pourra être fait avant plusieurs semaines étant donné que le sol est gelé et qu\u2019il y a beaucoup de neige.Durant les mois qui ont précédé la fermeture du site, plusieurs avis concernant des infractions au Règlement sur les déchets solides avaient été émis contre le lieu d\u2019enfouissement de Sainte-Anne-de-Larochelle.Ces avis d\u2019infraction concernaient des anomalies diverses: déchets mal enfouis, déchets épars, étang d\u2019aération mal clôturé, rejet illégal de lixiviat (eaux contaminées), activités d\u2019enfouissement visibles de la route, trous de forage laissant s\u2019échapper des eaux souterraines.Le 2 décembre, un inspecteur du MEF, Serge Drolet, a effectué une nouvelle visite du site et constaté que dans la majorité des cas, les corrections demandées n\u2019avaient pas été effectuées.Il y avait même lieu selon lui d\u2019émettre deux nouveaux avis d'infraction, l\u2019un concernant la mauvaise installation de la clôture pa-re-papiers et l\u2019autre, l\u2019utilisation d\u2019un matériel de recouvrement inadéquat, en l\u2019occurrence les boues d\u2019épuration de la Ville de Granby.Notons que depuis le 25 janvier, les boues d\u2019épuration de même que les déchets domestiques provenant de la ville de Granby prennent la direction du lieu d\u2019enfouissement Bestan, de Magog.Toujours dans son rapport du 2 décembre dont La Voix de l'Est a obtenu copie, l\u2019inspecteur Drolet recommande que le dossier soit transmis à la Direction des enquêtes du MEF compte tenu de «l\u2019accumulation intolérable d\u2019infractions non-corrigées dans les délais donnés.Cette action devra être prise rapidement étant donné la possibilité de fermeture du site en janvier 94.» Mais après en avoir discuté de la recommandation de M.Drolet, les autorités de la Direction régionale n\u2019ont pas jugé utile de transmettre le dossier à la Direction des enquêtes.Hélène Beauchesne a expliqué que la Direction régionale avait pris en considération le fait que dans certains cas, le délai de correction s\u2019étendait jusqu'à juin 1994 et que dans d\u2019autres, le propriétaire avait déjà fait certains efforts pour se conformer à la réglementation.La meilleure école recommandée pour apprendre le chant et tous les instruments pour enfants et adultes.Inscrivez-vous dès maintenant! 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.EST-ce Que WICOLÇT a eMpRuMTe \u201e CETTE TACTIQUE AU MAIRE DUCHEShlEN)?fsnCOLET ®,\\ HOGE* NlCOUfcTV.Les partis d'opposition invitent Paul Martin à épargner les contribuables dans son budget Michel Hébert OTTAWA Presse Canadienne Une hausse des taxes ou des impôts ou toute atteinte aux régimes enregistrés d\u2019épargne-retraite provoqueront une révolte des contribuables, ont prévenu les partis d\u2019opposition, hier, aux Communes.A quelques semaines du dépôt du budget fédéral, les chefs du Bloc québécois et du Reform Party, Lucien Bouchard et Preston Manning, ont pressé le ministre des Finances, Paul Martin, d\u2019éviter ces mesures pour garnir les coffres de l\u2019Etat.Quand il évoque un «élargissement de l\u2019assiette fiscale» du gouvernement, le ministre Martin mijote une augmentation du fardeau fiscal de la classe moyenne, soupçonne le chef du Bloc.«Autrement dit, c\u2019est augmenter les impôts», a déclaré Lucien Bouchard, dont les propos semblaient amuser le ministre Martin, hier.Profitant du débat sur le budget, le leader de l\u2019opposition a réitéré son voeu de voir éliminer les abris fiscaux dont bénéficient les familles riches et les grandes entreprises qui soustraient chaque année des dizaines de milliards au fisc.Il prie également Paul Martin de ne pas imiter le gouvernement du Québec en imposant des taxes rétroactives, comme celle du 1er juillet dernier, imposée plusieurs mois après le dépôt du budget provincial.«Les citoyens sont révoltés par l\u2019arbitraire du pouvoir lorsque celui-ci modifie à son avantage les règles du jeu en milieu de partie», a soutenu Lucien Bouchard, qui appréhende un «traitement inégal des contribuables».«En ce qui concerne les REER, a-t-il poursuivi, les travailleurs et les travailleuses qui n\u2019ont pas l\u2019avantage de bénéficier d\u2019un fonds de pension doivent être traités sur le même pied que ceux et celles qui en bénéficient».Les personnes contribuant à un REER sont en général dépourvus de fonds de pension privé ou public et comptent sur ces économies pour s\u2019assurer une retraite viable.«Si le budget implique la moindre réduction dans la capacité des gens et de leurs enfants de répondre à leurs besoins lors de la retraite, il provoquera un torrent de protestations», a renchéri Preston Manning.Le chef réformiste a rappelé hier qu\u2019au cours des derniers jours, Paul Martin s\u2019esquive et répond de «quatorze façons différentes» aux questions portant sur d\u2019éventuelles augmentations d\u2019impôts.«Une augmentation du fardeau fiscal déclenchera une révolte généralisée sans précédent, a insisté M.Manning.A côté de ça, les protestations de 1990 contre la TPS auront l\u2019air d\u2019une manif d\u2019écoliers.«En Alberta, en Colombie-Britannique, les gens nous disent as- sez, c\u2019est assez et les Québécois réagiront de la même façon», a prédit M.Manning, qui «encourage les gens à s\u2019exprimer» de toutes les façons possibles.Dans un bref discours, Paul Martin a répété hier les grands axes sur lesquels sera basé son premier budget: la réduction du déficit et la relance de l\u2019emploi.Lucien Bouchard l\u2019a averti de ne pas tenter d\u2019y parvenir en réduisant les budgets des programmes sociaux par le biais d\u2019un gel déguisé des transferts aux provinces.A ce chapitre, a noté le leader du Bloc, le Québec a vu sa part -en dollars réels - fondre de 20 pour cent au cours des dix dernières années.«On tiendra tout autant rigueur au gouvernement fédéral de frapper les démunis par provinces interposées», a-t-il menacé.Le ministre Martin a indiqué que le budget comportera «des réductions bien réelles» mais pas de coupes radicales dans la fonction publique.«Notre but, a-t-il dit, n\u2019est pas uniquement de réduire la taille du gouvernement, c\u2019est de repenser le rôle du gouvernement».Cela n\u2019a pas plu au chef réformiste, qui prône le contraire «d\u2019un océan à l\u2019autre».M.Manning a par ailleurs assoupli ses positions vis-à-vis les programmes sociaux.Les budgets destinés aux services de santé, à l\u2019éducation et aux personnes âgées ne doivent pas être réduits, a-t-il soutenu. 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