La voix de l'Est, 25 février 1993, jeudi 25 février 1993
[" JEUDI Volume 58 No 206 Granby, 25 février 1993 Semaine: 50 cents.Samedi: $1.25 (Taxes en sus) LaVoixdel'Es EN ROUTE vers la relance économique HYunopii GRnnBY On évolue à votre avantage 378-4666 L 34035 Mulroney donne le signal du départ Sa démission déclenche la course à la direction du PC \u2014 pages 2 à 6 ^ , , 11 Sous les applaudissements des membres de la Chambre des Communes, le mi nistre des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, serre la main du premier ministre Brian Mulroney, qui a annoncé hier son retrait de la vie politique.\tphoto PC Consoltex Les femmes cols - blancs dans la rue ^ \u2018-ü \u2014 page 8 photo Michel St-, AVEC NOS SPÉCIALISTES DE TRÈS GRANDE EXPÉRIENCE ET NOTRE ÉQUIPEMENT ULTRAMODERNE.TO YO T\tV0TRE VEHICUL£ SERA TRAITE aux petits soins après un accident.'Estimation gratuite - Travail garanti - Service de 'location et de courtoisie lors d'un accident SERVICE DE QUAUTÉ TOYOTA x Redressement de chassis x Peinture cuite x Pare-brise x Toutes marques PIECES D\u2019ORIGINE 378-8404 Angle Principale et voie d accès de l\u2019autoroute, Granby 3390: LA VOIX DE L'EST \u2014 jeudi 25 février 1993 CN Mulroney s'en va «La démocratie est fondée essentiellement sur le renouvellement» OTTAWA Presse canadienne Voici le texte intégral de la lettre que le premier ministre Brian Mulroney a fait parvenir hier au président du Parti conservateur du Canada, l\u2019honorable Gerry St-Germain.«En 1984, j'ai eu le privilège de mener notre parti à la victoire avec une imposante majorité.«Nous avons dirigé le pays avec détermination durant une période difficile.Nous n'avons pas hésité à affronter les problèmes essentiels et nous n'avons pas esquivé non plus les questions importantes, même si le moment est venu de céder ma place.Il est temps pour le parti de s'élire un nouveau chef qui deviendra le dix-neuvième premier ministre du Canada.«C'est pour moi un grand honneur d'avoir pu exercer pendant si longtemps la charge de premier ministre de ce magnifique pays.J'en garderai toujours un souvenir très cher.Avoir été pendant près d'une décennie chef national de ce parti, c'est comme avoir connu les joies et les déceptions qui se vivent normalement dans une grande famille.C'est exactement ainsi que Mila et moi en sommes venus à considérer le parti et le caucus comme une «C'est comme avoir connu les joies et les déceptions qui se vivent normalement dans une grande famille» elles n'étaient pas populaires.Dans un pays tiraillé entre de nombreux intérêts particuliers, nous avons toujours défendu l'intérêt national, et je suis convaincu que l'histoire portera un jugement favorable sur nos grandes initiatives.«Une fois devenu chef du parti en 1983, j'ai déclaré qu'après deux mandats complets comme premier ministre, il était à peu près temps pour un chef politique de passer le flambeau.J'ai dit cela parce que je pensais que la démocratie est fondée essentiellement sur le renouvellement.Mon opinion là-dessus n'a pas changé.Ainsi, après bientôt dix ans à la tête du parti et huit années et demie comme premier ministre.famille.Nous avons apprécié au plus haut point votre amitié, votre fidélité et votre appui.Cette solidarité a rendu possibles nos plus grandes réalisations et nous a aidés à traverser les moments les plus difficiles.Nous nous souviendrons toujours du parti et du caucus avec fierté, gratitude et affection.«Je vous demande de convoquer dès que possible une réunion de l exécutif national du Parti progressiste-conservateur du Canada afin de choisir le temps et le lieu du congrès qui élira mon successeur au poste de chef du parti.Je vous remercie du fond du coeur, vous et vos collègues, de votre chaleureuse amitié et de votre solide appui.» ¦ r < / Durant la campagne électorale de 1988, Brian Mulroney et son épouse Mila blaguaient avec les journalistes, annonçant qu'il ne serait pas candidat en.1999.Mais il avait toujours dit, plus sérieusement, qu\u2019il estimait qu\u2019un premier ministre devrait se retirer après deux mandats.M.Mulroney a tenu promesse.photo d'archives \t\t\t\t 574\t458 3280\t10 32 38\tAgenda\t12\tINFORMATION\t375-4555 \tCommentaire\t10\tABONNEMENTS\t375-6951 comp.28\tDécès\t22\tLundi à vendredi 7h30 à 16h30 Samedi 7h à tOhOO\t \tEconomie\t16\t\t375-8888 Le super dépanneur\tJeux\t21\tPETITES ANNONCES Lundi i vendredi 8h00 à 17h30 Oél» trms tours ouvrables\t SAM BERNARD Centre de validation ouvert 7 tours\tA ne pas répéter Petites annonces\t12 19\tPUBLICITE Lundi à vendredi 8h30 â 16h30\t375-6993 0 fcto-quebec\tSports\t24\tRÉDACTION\t375-6850 \tStatistiques\t26\tTÉLÉCOPIEUR\t777-4865 Essence avec ou sans service 1020 Principale Granby 378-7607 L32898\t\t\tCHEF-Radio\t372 ou 378-1450\t 'METEO- ?Les nuages s'en sont allés vers l'est.Pour nous donner une une journée enso leillée.?Demain, un faible creux traversera le Québec d'ouest en est.Des nuages et quel ques flocons accompagneront ce creux sur son passage.?Lever du soleil: 6h40; coucher: 17h36 ?C'est la nouvelle lune Max.: - 10: Min.: - 20 Robert Bourassa ¦\tLe premier ministre Bourassa conservera de son homologue fédéral Brian Mulroney «le souvenir d'un chef politique qui s'est distingué par sa vive intelligence, ses remarquables capacités de rassembleur et son ouverture d'esprit».Dans un communiqué de cinq paragraphes remis à la presse hier, le chef du gouvernement québécois rend un hommage particulier à celui qu'il a côtoyé pendant plus de sept ans en tant que premier ministre.M.Bourassa a tenu à rappeler «l'excellence des rapports» qu'il a entretenus avec M.Mulroney et «les sentiments indéfectibles du premier ministre du Canada envers le Québec de même que son travail constant pour la reconnaissance des droits historiques du Québec».M.Bourassa a éga lement mis en relief «le courage et la persévérance inébranlables de M.Mulroney qui a dirigé le pays durant l'une de ses époques les plus exigeantes».Bob Rae ¦\tMalgré une très basse cote en Ontario, Brian Mulroney s'est attiré les éloges des politiciens de cette province, y compris celles de son ennemi Bob Rae.Au plan personnel, «M.Mulroney est un homme remarquable, doté de qualités humaines extraordinaires que le public canadien n'a peut-être pas eu l'occasion de voir » a déclaré hier le premier ministre néo-démocrate de l'Ontario.«Un homme qui a travaillé inlassablement pour le pays, qui a contribué à la cause de l'unité nationale», a ajouté M.Rae.Néo-démocrate jusqu'au bout des ongles, partisan de Audrey MacLaughlin et ennemi juré du traité de libre-échange nord américain, M.Rae n'a pas d'atomes crochus aux plans poli tique et économique avec M.Mulroney, qu'il a déjà surnommé «le débiteur en fuite» (absconding debtor).Mais le premier ministre ontarien a dit hier qu'il avait eu l'occasion de connaître le côté humain de M.Mulroney.Louis Laberge ¦\tA l'instar des autres représentants des centrales syndicales québécoises, le président du conseil d'administration du Fonds de solidarité de la FTQ, Louis Laberge, n'a pas été tendre à l\u2019endroit du premier ministre Brian Mulroney.«I! faut bien reconnaître qu'au point de vue économique, la situation n'est pas meilleure (au Canada) qu'elle ne l'était», a déploré hier M.Laberge à une journaliste de Radio-Canada.«Malgré les ef forts que le Parti conservateur nous disait faire, le taux de chômage est plus élevé que jamais», a t-il ajouté.Jean Doré ¦\tLe maire de Montréal Jean Doré a sou ligné à quel point le premier ministre Mulroney avait démontré de la sensibilité face aux préoccupations des Montréalais.«Sous votre leadership, plusieurs dossiers économiques importants se sont réglés dans le sens des intérêts de Montréal», écrit le maire de Montréal, dans un télégramme qu'il a fait parvenir au premier ministre démissionnaire.Au plan personnel, le maire Doré souligne les «grandes qualités de rassembleur» de M.Mulroney, ainsi que le travail qu'il a su accomplir dans des dossiers complexes.A PROPOS Veuillez prendre note que la Féerie des lumières colore et illumine le Zoo de Granby de mille feux tous les soirs jusqu\u2019au 7 mars, et non seulement les fins de semaine, comme on le signalait par erreur dans notre édition de lundi. Mulroney s 'en va y », L'homme de la réconciliation laisse une oeuvre inachevée Huguette Young OTTAWA Presse canadienne Le premier ministre Brian Mulroney a annoncé hier son intention de quitter la direction du Parti progressiste-conservateur.Après 10 ans à la tête du parti et huit ans comme premier ministre, M.Mulroney a décidé de tirer sa révérence en soulignant qu\u2019il était temps, pour le bien du parti, de céder sa place à un successeur.Accompagné de son épouse Mila, qui l\u2019a suivi pendant les hauts et les bas de sa carrière politique, M.Mulroney a fait part de sa décision aux membres de son caucus national hier matin avant de remettre sa lettre de démission au président du parti, Gerry St.Germain.M.Mulroney continuera à assumer ses fonctions de chef du parti jusqu\u2019à la tenue du congrès à la direction prévu pour la mi-juin.Ses projets d\u2019avenir restent vagues.Il a affirmé cependant qu\u2019il restera député jusqu\u2019au déclenchement des élections générales prévues pour l\u2019automne.Profondément affligé par la défaite de l\u2019Accord du lac Meech, M.Mulroney a déclaré au cours d\u2019une conférence de presse qu\u2019il avait songé sérieusement à démissionner à l\u2019automne 1990.La crise constitutionnelle, la crise d\u2019Oka, la maladie de Robert Bourassa, la guerre du Golfe, la bataille autour de la TPS au Sénat, les délibérations de la Commission Bélanger-Campeau sur l\u2019avenir constitutionnel du Québec et la récession en ont toutefois voulu autrement.Préoccupé par ces dossiers brûlants qui accaparaient toute son attention, il n\u2019a jamais donc songé sérieusement à se porter candidat au poste de secrétaire général des Nations unies, a-t-il affirmé.Son nom avait été proposé par quelques membres influents del\u2019ONU.Lui qui avait promis pendant la campagne électorale de 1984 de ramener le Québec dans la famille constitutionnelle «dans l\u2019honneur et l\u2019enthousiasme», il affirme aujourd\u2019hui avoir bien servi les intérêts du Québec malgré deux échecs constitutionnels.«On s\u2019était engagé à faire une offre noble au Québec et aux autres provinces et on a tenu parole là-dessus», a-t-il souligné en faisant un bilan positif des réalisations de son gouvernement.Il n\u2019a d\u2019ailleurs pas caché son amertume à l\u2019endroit des premiers Brian Mulroney accueillant l\u2019un des hommes ayant le plus marqué les an nées 80, Mikhaïl Gorbatchev.Avec Robert Bourassa, un autre pre mier ministre qui pourrait abandonner ses fonctions sous peu.r ^ i__________ F.- - - \\ '¦ Saluant Robert Stanfield, l\u2019un des ses prédécesseurs à la tête des conservateurs.Margaret Thatcher, George Bush et Brian Mulroney: la fin d'une époque marquée par le conservatisme.Accompagné de Clyde Wells, un premier ministre dont il ne s'ennuiera certainement pas.ministres Clyde Wells de Terre-Neuve et Gary Filmon du Manitoba, sur qui il fait porter la responsabilité de l\u2019échec de Meech.«Les premiers ministres ont signé en bonne et due forme un document constitutionnel le 9 juin 1990, s\u2019engageant soit à tenir un référendum là-dessus ou à le faire ratifier par leur Assemblée législative.Deux d\u2019entre eux ne l\u2019ont pas fait.Moi, j\u2019ai tenu parole.Ma députation et mon gouvernement ont tenu parole envers les Québécois.Nous avons livré la marchandise», a-t-il expliqué.Malgré ce qu\u2019en disent ses adversaires, M.Mulroney croit qu\u2019avec le recul, l\u2019Accord du lac Meech sera perçu comme un compromis modeste et raisonnable apte à garantir la paix constitutionnelle car elle aurait obtenu la signature du Québec.En grande forme, il s\u2019est dit confiant que les conservateurs sauront remporter une troisième victoire au Québec.Il laisse le parti bien en selle pour affronter ses adversaires.Le Parti conser- vateur bénéficie d\u2019un «solide surplus financier», a-t-il rappelé.La bataille se fera entre son successeur et le chef libéral Jean Chrétien, croit-il.Le premier ministre a indiqué clairement qu\u2019il n\u2019appuiera d\u2019aucune façon la candidature de l\u2019un des aspirants à la direction du parti.Aux Communes, les partis d\u2019Opposition n\u2019ont pas manqué de rappeler les qualités personnelles du premier ministre en l\u2019applaudissant chaleureusement à plusieurs reprises.; Nouvelle définition du bizarre: personne qui commet deux fois la même erreur.GUY BUSSIÈRE OUVERT TOUS LES DIMANCHES de 9 h à 16 h - La aarvéca s PHARMARRIX Galeries de Granby, ^ co LA VOIX DE L'EST \u2014 jeudi 25 février 1993 LA VOIX DE L'EST \u2014 jeudi 25 février 1993 Mulroney s'en va Surprise Bertrand: «L'atmosphère était lourde et triste au caucus» À la UNE de La Voix de l'Est du 11 septembre 1991, Brian Mulroney enlaçant la députée de Brome Missisquoi, Gabrielle Bertrand, lors du passage du premier mi nistre à Bromont, en route pour Sherbrooke.¦\tLe départ de Brian Mulroney n'a laissé personne indifférent.La plupart des po liticiens de la région s'y attendaient, mais le premier ministre les a malgré tout pris par sa surprise par la rapidité de son geste.Pour la plupart d'entre eux, le pre mier ministre n'avait pas le choix, il était acculé au mur, il devait démissionner et abandonner la tête de son parti.Une décision que chaque formation politique rapat rie à ses propres fins, y voyant une occasion de s'imposer au prochain scrutin fédé ral.Denis Loubier, PC-Shefford ¦\t«Je suis surpris, je ne m'attendais pas à ça aussi vite, mais dans l'intérêt du parti, il se devait de partir.Depuis l'échec du référendum, il y avait au sein du PC un certain malaise, la présence de Brian Mulroney pesait lourd et il ne faut pas se le cacher, la population en avait marre de lui.» Pour Denis Loubier, qui devrait porter les couleurs du PC dans Shefford lors des prochaines élections fédérales, le premier ministre a pris la meilleure décision possi ble que ce soit pour lui ou sa formation politique.Quel souvenir laissera-t-il derrière lui?«L'image d'un homme qui a toujours tra vaillé très fort pour défendre les intérêts des Québécois et ça, personne ne pourra jamais dire le contraire.Je lève mon chapeau à ce grand Canadien.C'est dommage que ça finisse de cette façon, mais Brian Mulroney a toujours dit: 'Quand je m'aper cevrai que je suis un élément nuisible au parti, je quitterai\u2019, eh bien il vient de tenir une des plus grandes promesses qu'il ait jamais faites» Pour Denis Loubier, la page est tour née.Et il aimerait bien que l'avenir du PC ait le visage du ministre de l'Environne ment, Jean Charest, c'est son choix.Mais il n'haïrait pas, non plus, voir Kim Camp bell assurer la direction de l'État.par intérim.Georges Lapointe, BQ-Shefford ¦\tPrésident du BQ-Shefford, Georges Lapointe n'a pas été surpris par le geste de Brian Mulroney, c'était, pour lui, couru d'avance qu'on en arrive là.«Depuis que Joe Clark a annoncé qu'il se retirait, je m'attendais à ce que Brian Mulroney fasse de même.C'est la bonne décision, bien que son départ ne devrait pas changer grand-chose, surtout au Qué bec où les gens en ont soupé des deux partis traditionnels.Que ce soit Michael Wilson, Kim Campbell ou n'importe qui d'autre qui prenne la suite, c'est toujours la même «gang», les mêmes politiques.et ça ne nous conduit nulle part.» Georges Lapointe reconnaît bien timi dement que Brian Mulroney a bien essayé de faire quelque chose pour le Québec, mais il lui reproche de ne pas y avoir mis plus de coeur qu'il ne faut à défendre les vrais intérêts des Québécois.«Son pas sage à la tête du gouvernement du Carra da ne passera pas à l'histoire comme une des périodes les plus profitables pour nous, ça m'est apparu comme plutôt sombre», note-t-il.La course au leadership devrait, selon lui, donner un regain de vie aux Conserva teurs, à l'avant veille d'un scrutin général, leur procurant toute une ère d'aller.Et ce sont les Libéraux ainsi que le Reform Par ty qui devraient faire les frais de cette remontée du PC.«Au Québec, ça ne devrait pas avoir le même effet, tout le monde est tanné des Conservateurs comme des Libéraux, ils ne veulent plus rien savoir d'eux.» Roger Légaré, PLC-Shefford ¦ «Son passage à Ottawa a été un désastre pour le Québec, mais au lieu d'annoncer sa démission.Brian Mulroney aurait dû déclencher des élections, ça aurait été dans l'intérêt de la communauté.» Roger Légaré est aspirant candidat du PLC dans Shefford et le départ de Brian Mulroney ne lui arrachera aucune larme.Très sévère à son égard, il lui reproche de n'avoir rien fait pour favoriser la relance économique et de laisser derrière lui un pays profondément divisé au plan constitutionnel.«Il a coupé tous les liens qui unissaient ce pays, que ce soit le chemin de fer comme les télécommunications, il s'est lancé dans un paquet de privatisations.Le pays est pratiquement en faillite, affichant la plus grosse dette de toute son histoire», indique t-il.Les Conservateurs auront beau avoir une autre tête, ça ne changera rien pour lui aux politiques du parti, «et même avec un nouveau leader, ils ne doivent pas s'attendre à former le prochain gouvernement.La course à la chefferie leur donnera peut-être un peu de vent dans les voiles, mais ça sera temporaire, ils ne seront pas capables de maintenir le cap», affirme-t-il.Roger Légaré se refuse à faire le moindre pronostic sur le successeur de Mulroney, mais de tous les noms qui sont avancés, c'est celui de Michael Wilson qui retient son attention, «c'est le plus expérimenté du groupe».Jacqueline de Bruycker À la gare d'Acton Vale, lors de la cam pagne électorale de 1988, le premier ministre Brian Mulroney, son épouse, Mila et leur rejeton, Nicolas.photos d\u2019archives Roger Paré, député péquiste de Shefford ¦ «Une crise économique, un libre échange impopulaire, des scandales politiques, mais surtout deux échecs constitutionnels cuisants.Brian Mulroney n'avait pas d'autre choix que de démissionner.C'était la seule solution acceptable.Et pourtant, il n'y a pas un homme qui ait travaillé plus intensément que lui, avec plus d'énergie et de détermination que lui», constate t-il.Son but ultime était, rappelle t-il, de «permettre au Québec de réintégrer la fa mille canadienne dans l'honneur et l'enthousiasme», son départ met en évidence l'impossibilité d'une telle mission.«Il y a consacré presque toute sa carrière, c'était le meilleur négociateur et jamais un homme politique n'a eu autant d\u2019appuis.pourtant, il a échoué.» Le Bloc québécois devrait, selon lui, profiter du départ de Brian Mulroney et ra masser les marrons du feu.«Selon toute vraisemblance, le prochain chef du PC sera un non Québécois, un anglophone, ce qui ne fera qu'accentuer la division du pays.L'abandon politique du chef conser valeur, c'est plus que l'échec d'un homme, c'est vraiment celui d'un pays » Roger Paré n'a aucune idée quant à l'identité du successeur de Brian Mulro ney, il n'a l'oeil sur aucun candidat, mais il y a une chose qu'il sait: il lui faudra beau coup de courage.Luc Bouchard, vieux militant ¦ «Jusqu'au bout, Brian Mulroney aura été fidèle au Canada et à lui-même», lance Luc Bouchard, un militant conservateur de longue date.Depuis une dizaine d'années, il a eu l'occasion de le côtoyer à maintes reprises.«Chaque fois qu'il me voyait, il me lançait: tiens, c'est le chiro de Gran by.La nouvelle, je m'y attendais, mais ça m'a quand même touché, ému quand je l'ai apprise.» Luc Bouchard croit mordicus que les Conservateurs vont remporter le pouvoir aux prochaines élections et majoritaire ment de surcroît.«Même avec Mulroney, ça n'aurait rien changé.C'est la faiblesse des partis d'opposition qui nous favorise, ce sont eux qui ont des problèmes de leadership», fait-il remarquer en riant.Ça ne prendra pas de temps, ajoute-t il, avant que le Canada ne s'ennuie de Brian Mulroney, «la population va vite se rendre compte qu'il a été un excellent chef de parti et un excellent premier ministre et pourtant il n'a pas eu la partie facile, il peut partir la tête haute » Jacqueline de Bruycker Richard Plante COWANSVILLE Il annonce de la démission du premier ministre du Canada Brian Mulroney a pris par surprise tout le caucus conservateur, hier matin, même la députée de Brome-Missisquoi, Gabrielle Bertrand, qui s\u2019attendait pourtant à cette décision de son chef.«Personnellement, je croyais que le premier ministre finirait par faire ce choix.Malgré tout, et malgré les rumeurs persistantes, j\u2019ignorais quel moment il choisirait pour annoncer son départ et j\u2019ai été étonnée de l\u2019apprendre hier, comme tout le monde d\u2019ailleurs.L\u2019atmosphère était lourde et triste à la réunion du caucus», souligne Mme Bertrand.Selon Mme Bertrand, la faible popularité du gouvernement Mulroney, tel que l\u2019indiquent les sondages, n\u2019ont en rien influencé la décision du premier ministre.«Je suis persuadée que Brian Mulroney aurait pu remporter les prochaines élections.C\u2019est dans les quelques semaines qui précèdent une élection que les gens font leur choix, pas six mois avant et les données ont bien le temps de changer.«Je crois plutôt que M.Mulroney est un homme qui a une large vision du Parti et du pays.11 a jugé qu\u2019il était temps d\u2019apporter du sang neuf, de rajeunir les forces, même s\u2019il n\u2019est pas si âgé lui-même», explique la député de Brome-Missisquoi.Lors de la réunion du caucus des députés conservateurs, hier matin, Brian Mulroney a d\u2019ailleurs rappelé une déclaration qu\u2019il a faite en 1983 voulant qu\u2019un chef de parti ait deux responsabilités principales: mener ses troupes au pouvoir et savoir quand se retirer.«Il a été fidèle à ses principes», estime Gabrielle Bertrand.Mme Bertrand estime également que des considérations d\u2019ordre familial ont pu influer sur la décision du premier ministre.Elle a elle-même connu les hauts et les bas de la vie de famille d\u2019un premier ministre quand son époux, Jean-Jacques Bertrand, a occupé cette fonction au plan provincial.«Et c\u2019est une vie difficile», assure-t-elle.Par ailleurs, le départ de M.Mulroney n\u2019influencera pas la décision de Gabrielle Bertrand qui songe elle aussi à son avenir politique.«Il y aura une convention à la chefferie et je compte m\u2019impliquer dans ce processus.Ce sont maintenant de nouveaux échéanciers qui se présentent et ma décision quant à ma candidature dans Brome-Missisquoi n\u2019a rien d\u2019urgent», indique Gabrielle Bertrand. Perrin Beatty Kim Campbell Jean Charest Barbara McDougall Bernard Valcourt Michael Wilson Mulroney s'en va ¦ - Six candidats sur la ligne de départ Manon Cornellier OTTAWA Presse canadienne La démission du premier ministre Brian Mulroney comme chef du Parti conservateur a mis fin hier au moratoire sur la course à la direction de son parti.A la mi-juin, les Canadiens sauront qui parmi Perrin Beatty, Kim Campbell, Jean Charest, Barbara McDougall, Bernard Valcourt et Michael Wilson guidera les troupes conservatrices lors de la prochaine campagne électorale.Ces six ministres sont perçus comme les principaux compétiteurs dans la course qui s\u2019annonce.Mais hier, ils se faisaient polis et prudents, ne voulant pas voler la vedette à leur chef.«Aujourd\u2019hui est la journée de Brian Mulroney», ont-ils répété tour à tour.Mme Campbell et MM.Beatty et Charest n\u2019ont pas nié être intéressés par la succession de Brian Mulroney.Mais ils ont tous dit vouloir y réfléchir davantage.Le plus clair a été le ministre de l\u2019Industrie, des Sciences et de la Technologie Michael Wilson.«Je vais écouter l\u2019avis de mes collègues, des membres du caucus, des ministres et d\u2019autres personnes.Peut-être prendrai-je une décision positive mais c\u2019est trop tôt maintenant», a-t-il dit.Sa première motivation serait de combattre le programme économi- que libéral du chef Jean Chrétien.«11 a perdu le contact avec la réalité et il est décevant.11 essaye de confondre les Canadiens en se contentant de dire qu\u2019il va remplacer la TPS avec quelque chose de mieux.» Il ne craint pas d\u2019être étiqueté «M.TPS» et est prêt à défendre toutes les politiques économiques de son gouvernement.«Les libéraux ont pour politique d\u2019éviter d\u2019en présenter.Les Canadiens en ont assez de ça.Ils veulent connaître les positions des partis.Mais les libéraux sont incapables de prendre position.C\u2019est congénital chez eux», a poursuivi le ministre.Un autre candidat pourrait s\u2019ajouter, soit le ministre de la Santé et du Bien-être social Benoît Bouchard, qui a esquivé les questions à ce sujet hier.Pour sa part, le ministre des Affaires constitutionnelles Joe Clark a clairement indiqué à la Presse canadienne qu\u2019il ne serait pas au rendez-vous.«J\u2019exclus cette idée.J\u2019ai pris une décision récemment pour des raisons personnelles et je ne vois rien qui pourrait me faire changer d\u2019idée, démission de M.Mulroney ou non», a-t-il déclaré.Reste à résoudre la question de l\u2019alternance.Faudra-t-il que ce soit un chef du Canada anglais qui succède au Québécois Brian Mulroney?Selon Benoît Bouchard, l\u2019alternance «ne veut rien dire en soi».Le prochain leader aura besoin d\u2019autre chose, croit-il.«Il est très évident que Brian Mulroney avait un sens aigu de cet équilibre entre les nationalistes québécois et le reste du pays.C\u2019est une qualité essentielle pour celui ou celle qui voudra le remplacer», a-t-il expliqué.«M.Mulroney a été le premier leader conservateur du Québec en 125 ans.D\u2019en avoir deux de suite ce n\u2019est sûrement pas un abus», a-t-il poursuivi.«Un leader qui soit du Québec ou non devra se préoccuper beaucoup de la place du Québec à l\u2019intérieur du parti.(Quant à l\u2019alternance), il n\u2019y a pas de règle absolue dans ce domaine-là», a ajouté le ministre de l\u2019Environnement Jean Charest.Ce nouveau développement vient chambouler les préparatifs électoraux des conservateurs, mais les assemblées de mise en nomination se poursuivront, a expliqué le coprésident de la campagne, le ministre Pierre Blais.M.Bouchard y voit un bon côté.«Je suis convaincu que la course au leadership va nous amener à un niveau de popularité que nous n\u2019avons pas actuellement et cela risque de créer énormément de surprise», a-t-il dit.Le président du Conseil du Trésor Gilles Loiselle renchérit: «Cet exercice va permettre aux Canadiens d\u2019évacuer un certain nombre de problèmes.On savait que M.Mulroney était un peu comme un paratonnerre pour tout le monde».iS Clyde Wells ¦\tLe premier ministre de Terre-Neuve Clyde Wells a déploré, mercredi, que le premier ministre Brian Mulroney \"ait à récrire l'histoire de cette façon, en cette journée particulière où il quitte son poste\".M.Wells commentait une déclaration anté rieure de M.Mulroney, qui le blâmait pour l'échec de l'Accord du lac Meech, en juin 1990.À Terre-Neuve, a-t-il noté, les dépu tés \"ont voté pour suspendre la séance\".Alors, \"je ne les ai pas empêchés de voter.C'était leur décision.Le Manitoba n'a pas appuyé l'accord.Que Terre-Neuve ait voté ou non n'aurait fait aucune différence.Il ne pouvait pas passer d'une façon ou de l'autre\".D'ailleurs, a-t-il affirmé, si un vote avait eu lieu, le résultat aurait été \"non\" à Meech.Malgré ces différences, M.Wells a loué M.Mulroney pour sa \"courtoisie\" et son \"charme\".\"Nous pouvons avoir des différences d'une façon intelligente, sans sentiments de mauvaise volonté ou d'animosité\", a-t-il dit.Bill Clinton ¦\tLe premier ministre Brian Mulroney semblait \"tout à fait en paix avec lui-même\" au sujet de sa décision de démissionner, a déclaré mercredi le président Bill Clinton.\"Je lui ai souhaité bonne chance\", a ajouté le président, qui a conversé avec M.Mulroney au téléphone.Au cours d'une conférence de presse conjointe donnée avec le premier ministre biitan-nique John Major, M.Clinton a indiqué que M.Mulroney l'avait assuré que son gouvernement continuerait à travailler avec lui, et que M.Mulroney lui-même maintiendrait sa collaboration avec le gouvernement américain jusqu'à son départ.John Major ¦\tLe premier ministre britannique, John Major, un conservateur qui a eu le temps de fréquenter plus longtemps M.Mulroney, s'est dit attristé par la nouvelle du départ de son ami.\"Il me manquera.Il a été un très bon ami du Royaume-Uni et un grand défenseur du Commonwealth.\" Bush et Reagan ¦\tLes ex-présidents américains George Bush et Ronald Reagan ont fait l\u2019éloge de M.Mulroney, dans deux déclarations distinctes.M.Bush a lui aussi parlé de M.Mulroney comme d'un ami et d'un \"allié sûr\".Il a rappelé en particulier l'appui du Canada à l'opération Tempête du désert et le leadership manifesté par le Canada dans la crise somalienne.M.Mulroney et son épouse Mila ont partagé le dernier weekend du couple présidentiel à Camp David avant le départ du président Bush.Les Mulroney étaient aussi proches du couple Reagan, M.Mulroney partageant avec M.Reagan des racines irlandaises.\"Le peuple des Etats-Unis lui sera toujours reconnaissant pour son attachement à l'établissement de relations paisibles et harmonieuses entre nos pays\", a déclaré M.Reagan à Los Angeles.À CNN ¦\tLa nouvelle de la démission de M.Mulroney a ouvert les bulletins d'information de CNN et des stations de radio de Washington pendant la plus grande partie de la journée, avant qu elle ne soit remplacée par la conférence de presse des Clinton et Major.Mila Mulroney tient la main de deux de ses fils, Mark et Ni- pondre aux questions des journalistes après avoir annoncé colas, tout en écoutant son époux, le premier ministre, ré- qu'il quittait son poste, hier.¦tiÉ U1 LA VOIX DE L'EST \u2014 jeudi 25 février 1993 LA VOIX DE L'EST \u2014 jeudi 25 février 1993 Manon Cornellier OTTAWA Presse canadienne Le 26 octobre dernier, lorsque les résultats référendaires sont tombés, tous les regards se sont tournés vers le premier ministre Brian Mulroney.Une défaite si douloureuse dans un dossier qui lui tenait à coeur allait-elle le pousser à quitter son poste?Hier, Brian Martin Mulroney, avocat de formation, âgé de 53 ans, a répondu oui et a tiré sa révérence.11 met ainsi fin à huit années passées à la barre du pays, un passage marqué par des réformes économiques profondes et deux échecs constitutionnels.Durant ces deux mandats, ce fils d\u2019un modeste électricien de Baie-Comeau aura transformé l\u2019approche économique du gouvernement canadien avec ses politiques de libre-échange, de privatisation, de déréglementation, de lutte à l\u2019inflation et au déficit.11 aura aussi réussi à trois reprises à faire consensus avec les provinces sur deux documents constitutionnels.Cependant, il n\u2019arrivera jamais à les faire entériner.L\u2019Accord du lac Meech ne sera pas adopté par deux législatures et mourra en juin 1990.L\u2019entente de Charlottetown sera pour sa part rejetée le 26 octobre 1992, lors d\u2019un référendum national, le premier en 50 ans.Le règne de M.Mulroney aura été difficile.Son premier mandat a été frappé de nombreux scandales.Thon avarié, affaires Stevens et Oerlikon, démissions successives de ministres.Le second mandat, lui, s\u2019est passé à l\u2019ombre d\u2019une des pires récessions depuis les années 30, la hausse du chômage, l\u2019entrée en vigueur du libre-échange et de la TPS.Son parti atteint alors des niveaux inégalés d\u2019impopularité.Un rêve Celui qui rêvait dès sa tendre enfance de devenir premier ministre du Canada est devenu en dix ans le principal handicap de son parti face à l\u2019électorat.Mais dans les rangs conservateurs, il demeure le favori car il est le seul, depuis John A.Macdonald, à avoir réussi l\u2019alliance entre les conservateurs de l\u2019Ouest et ceux du Québec.Brian Mulroney aura été pendant des années un des rares Québécois à suivre de près les activités du Parti conservateur et à participer à son organisation.11 établira son influence dès son entrée au parti et conseillera personnellement John Diefenbaker.L'homme public Mais c\u2019est grâce à Robert Bou-rassa que Brian Mulroney passera du rôle d\u2019éminence grise à celui d\u2019homme public.Avocat spécialisé dans le droit du travail pour la firme Ogilvy Renault depuis 1964, M.Mulroney s\u2019affirme comme le conciliateur numéro un de la métropole en solutionnant des conflits de travail importants, comme la grève au quoti-dien La Presse en 1971.Mulroney s'en va Le «p'tit gars de Baie-Comeau» a réalisé son rêve d'enfance i* * f VP Hjél.Brian Mulroney, et son épouse Mila, salue ses partisans lors de son élection à la tête des conservateurs, le 11 juin 1983.Le 4 septembre 1984, les conservateurs prendront le pouvoir.\u2019OTgjj Le premier ministre Brian Mulroney aura profondément modifié l\u2019approche économique du gouvernement, notamment en signant un accord de libre-échange avec les États-Unis, en 1988.Sa réputation conduit le premier ministre Robert Bourassa à le nommer, en mai 1974, commissaire à la Commission d\u2019enquête Cliche sur l\u2019industrie de la construction au Québec.Suivie de près par les médias, la commission devient son tremplin vers la vie publique.Un an plus tard, il décide de se lancer dans la course à la succession du chef conservateur Robert Stanfield.Mais le 22 janvier 1976, il connaît une cuisante défaite aux mains de Joe Clark après qu\u2019on ait jugé sa campagne outrancière et l\u2019ait accusé d\u2019être superficiel.Il lui faudra des années, et l\u2019appui de sa femme Mila, pour surmonter son amertume.Entre temps, il se voit offrir le poste de vice-président de T Iron Ore et, l\u2019année suivante, celui de président pour au minimum cinq ans.II devra, à ce poste, voir à la fermeture de la ville de Schefferville, au nord de Sept-Iles.Lorsque le gouvernement Clark est défait à la fin de 1980, l\u2019idée d\u2019une course au leadership refait surface.Les supporters de Brian Mulroney se mettent à l\u2019oeuvre pour renverser M.Clark à la tête du parti.Avec l\u2019aide d\u2019autres aspirants, ils y parviennent le 28 janvier 1983.Le 11 juin suivant, Brian Mulroney réussit, après quatre tours de scrutin, à défaire ses sept adversaires.v?Le 25 octobre 1988, Brian Mulroney croise le fer avec John Turner devant les caméras de la télévision.Le 21 novembre, les Canadiens lui accorderont un second mandat.Lors du référendum sur l\u2019Accord de Charlottetown, Brian Mulroney a mené une campagne vigoureuse, commettant parfois certains excès.Notamment lorsqu'il a déchiré sa propre entente, à Sherbrooke, le 28 septembre dernier.Le 29 août 1983, il profite d\u2019une élection partielle pour se faire élire dans le comté de Central Nova, en Nouvelle-Ecosse.En 1984, il se présente dans Manicouagan, son comté d\u2019origine et celui de Schefferville.Le 4 septembre 1984, après une campagne vigoureuse où il s\u2019en prend au patronage des libéraux.Brian Mulroney remporte la plus forte majorité de l\u2019histoire canadienne.Entrent alors au Parlement 211 conservateurs représentant toutes les régions du pays, y compris au Québec, un bastion libéral.Quatre ans plus tard, il fait de nouveau élire un gouvernement majoritaire.C\u2019est la première fois en 35 ans qu\u2019un parti forme deux gouvernements majoritaires consécutifs.En l\u2019emportant le 21 novembre 1988, Brian Mulroney a une fois de plus démontré ses talents en campagne électorale.Il a réussi à surmonter une opposition farouche au libre-échange, à maintenir la présence de son parti au Québec et à effectuer une remontée sans précédent dans la faveur populaire.Cependant, tout au long de son passage au pouvoir, Brian Mulroney n\u2019arrive pas à dissiper l\u2019impression laissée en 1976 d\u2019être une personne superficielle.Au Canada anglais, on doute de lui et, en 1993, cette côte est devenu insurmontable. La querelle du couple de jeunes ontariens à Lac-Brome: un canular La jeune femme blessée dans un accident causé par son frère ivre COWANSVILLE RG La jeune Ontarienne blessée par la camionnette de son ami, lundi soir, à Lac-Brome, a monté tout un bateau aux policiers pour éviter des ennuis à son frère.Suzanne Cornette, 26 ans, est allée jusqu\u2019à décliner une fausse identité (Paula Stanfield) quand les policiers l\u2019ont rencontrée à l\u2019hôpital BMP.Ceux-ci venaient d\u2019entreprendre une enquête concernant une supposée tentative de meurtre dont elle aurait été victime.Trouvée inconsciente dans un fossé du chemin Bondville, elle avait d\u2019abord expliqué que son ami l\u2019avait heurtée avec sa camionnette, à la suite d\u2019une chicane.Depuis l\u2019agression, son ami avait pris la fuite et son signalement avait été fourni à tous les corps policiers susceptibles de l\u2019arrêter.Flairant quelque chose de louche dans sa version, les policiers l\u2019ont étroitement questionnée, pour finalement apprendre que l\u2019ami en question n\u2019avait pas mis les pieds au Québec.La jeune femme voulait en fait protéger son frère qui, lundi soir, ivre au volant de sa camionnette, l\u2019aurait accidentellement heurtée alors qu\u2019elle déambulait sur la route.Or, c\u2019est maintenant elle qui hérite de quelques ennuis: hier, elle a été formellement inculpée de méfait public, c\u2019est-à-dire d\u2019avoir fait entreprendre une enquête inutile aux policiers.Le ministère public s\u2019est objecté à sa remise en liberté.Sa détention a été ordonnée au moins jusqu\u2019à vendredi, jour de son retour devant la chambre criminelle cowansvilloise.On devrait alors statuer sur l\u2019opportunité d\u2019un cautionnement.Quant au frère de l\u2019accusée, il ne fera pas l\u2019objet de poursuites puisqu\u2019il s\u2019agirait véritablement d\u2019un accident et que, 24 heures après le fait, il est trop tard pour obtenir une preuve suffisante quant à son état au moment de l\u2019accident.CINEMA FLEUR DE LYS -75 rue Robichaud, GRANBY 776-6908- SPÉCIAL LUN.MAR.MERC.LC\" SURVIVANTS (13+) 19 février 7 h \u2022 9 h 30 20 au 15 février 2h-4h30-7h-9h30 RICHARD GERE JODIE FOSTER SOMMERSBY V F (G) 19 février 7 h 10 \u2022 9 h 30 20 au 25 février 1h10-3h10-5h10-7h10-9h10 Walt Disney présente RETOUR AU BERCAIL 19 février 7 h-9 h I 20 au 25 février 1h-3h-5h-7h-9h OUVERT TOUS LÊS JOURS!!! 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» Informations régionales (Dominique Dion) Sports (Yves Guérard) Météo (Marcel Saumure et Jean-Pierre Bernard) Insolences (Tex Lecor) Coup d\u2019oeil sur le monde (Pierre Sallinger) Page du festival (Paul Houde, Michel Beaudry, Tex Lecor, Roger » » » Joubert) Les Super Bonjours ! du lundi au vendredi de 6 h à 9 h CHEF 1450 L34238 de Mitsubishi offert en primeur chez UNE AUTRE PREMIERE LE TUBE-IMAGE DE 42 POUCES m mm television O r^/ SATELLITE / j,-\"- MITSUBISHI Disponible pour livraison immédiate a mm television O ZZIV SATELLITE i Service de VEstrie Les SfiêciatUte* de l\u2019ELECTROMENAGER (RASAIS COMPTANT! SUR APPAREILS SPECIFIQUES A MAYTAG DE RABAIS = COMPTANT \u2014 SUP MODELES SPECIRQUES ENSEMBLES DE LAVEUSES/SECHEUSES DU CENTENAIRE \u2022\t1 a marque préférée No.1 # au Canada \u2022\tGrande ouverture de porte \u2022\tDessus en émail-porcelaine \u2022\tFiabilité éprouvée *O'ap'0S des sondages sur le marque préférée des Canadiens 1 Dure plus longtemps et requiert moins de réparations ¦ Super robuste - grande capacité \u2019 Garantie de 10 ans sur la transmission \u2019 Garantie exclusive solide et de longue durée ^ MAYTAG ^ 100 An* de Fiabilité | SUR MODÈLES SPECIFIQUES laveuses\" DU CENTENAIRE MAYTAG ¦\tNo.1 pour leur longue durée, leur peu de réparations et leurs coûts d\u2019entretien les plus bas ¦\tSuper robuste - grande capacité .-AM ^ CO te Rabais ÆîSx to3\u201c \u2014\t \tH LAVE-VAISSELLE DU CENTENAIRE MAYTAG La marque préférée No.1 * au Canada Pas de prélavage avec Maytag 1 Fiable et silencieux ¦ Cuve 20 ansT''1 (demandez les détails) GARANTIE DE REMBOURSEMENT* PLAN DE FINANCEMENT sans intérêt pour clients qualifiés REFRIGERATEURS DU CENTENAIRE MAYTAG 1 La Gamme Fiable \u2019 Clayettes super robustes \u2022 Bacs incassables ¦ Paroi intérieure à haute résistance 22, rue Laval, Granby 375-1300 385 Dufferin, Granby 10 LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 jeudi 25 février 1993 LA VOIX DE L'EST \u2014 jeudi 25 février 1993 COMMENTAIRES Valère Audy Le départ de Brian Mulroney Brian Mulroney abandonnera la direction de son parti et ses fonctions de premier ministre du pays dès que les conservateurs lui auront trouvé un successeur.Le premier ministre reconnaît ainsi qu'il ne pourrait mener son parti à un troisième véritable triomphe électoral et qu'il presse de céder la place pour ménager les chances du parti et de son successeur de conserver le pouvoir.Ce n'est évidemment pas ce qu'il a dit.Ce qui se comprend puisque le premier ministre n'a pas à se discréditer.Mais c'est tout de même ce qu'il faut comprendre.Le gouvernement Mulroney arrive au terme de son deuxième mandat.Or le chef n'a plus la faveur populaire et son parti tire toujours de l'arrière dans l'opinion publique.Sans changement, les chances de réélection sont minces et, advenant la réélection des conservateurs, ce serait probablement un gouvernement minoritaire que nous aurions.Pas à cause de la popularité des adversaires, mais plutôt en raison de l'impopularité du PC et de son chef et du vote de protestation et de rejet qui en résulterait.Il n'est donc ni dans les intérêts du PC ni dans ceux de M.Mulroney de rester en place.Celui-ci se doit de quitter pour le bien du parti et de le faire assez tôt pour donner une chance de s'affirmer à celui ou celle qui lui succédera.C'est d'ailleurs tout un défi qui attend le prochain chef des conservateurs: reconquérir la confiance populaire minée par la récession, le chômage, le libre-échange, la TPS, le resserrement des critères d'accès à l'assurance-chômage, le débat constitutionnel, le déficit, la dette nationale, etc.Il y a là toute une côte à remonter pour les conservateurs s'ils veulent garder le pouvoir.Surtout qu'ils ne manqueront pas d'adversaires avec les libéraux de Jean Chrétien, les néodémocrates de Mme McLaughlin, le Reform Party de Preston Manning dans l'Ouest canadien, le Bloc québécois de Lucien Bouchard au Québec et le COR dans les Maritimes.Reste à voir s'ils pourront se donner un leader fort, faire rapidement l'unanimité autour de celui-ci et proposer aux Canadiens des défis susceptibles de les accrocher et conséquemment, des orientations différentes de celles qui ont fait l'impopularité de Brian Mulroney.Certains voient déjà en Kim Campbell la bouée de sauvetage des conservateurs.Et c'est peut-être leur plus bel espoir.Mais il y a d'autres intéressés comme Michael Wilson, Perrin Beatty et Jean Charest pour ne donner que ces exemples.Danger en perspective La course au leadership conservateur qui s'engage et la course au pouvoir politique qui suivra présentent un grand danger: celui des faux espoirs.Le pays connaît des difficultés politiques, sociales, économiques et budgétaires dont il ne pourra se tirer sans sacrifices de tous ses citoyens.Or c'est pour s'être aventurés sur cette voie où la récession leur a compliqué la tâche que M.Mulroney et le PC ont perdu la confiance populaire.L'envie sera forte pour les candidats au leadership conservateur et leurs adversaires politiques de promettre n'importe quoi, dont l'abolition de la TPS, le désaveu de l'accord de libre-échange, le retrait de la réforme de l'assurance-chômage, etc.Mais ce serait là créer de faux espoirs.Le pays est un grand malade qui a besoin de bons remèdes, lesquels sont généralement amers et difficiles à avaler.Aussi, serait-il irresponsable de promettre autre chose au peuple aux seules fins de décrocher le pouvoir.hVoiidolilsl Journal du matin fondé en 1935 et quotidien depuis 1945 publié par La Voix de l'Est 76 rue Dufferm, Granby, J2G 9L4 375-4555 et imprimé par La Tribune, division de Les Journaux Trans-Canada (1982) Inc La Presse canadienne est seule autorisée à diffuser les Informations publiées dans La Voix de l'Est Courrier de seconde classe Enregistrement no 0679 Pierre Gobeil président et éditeur François Thouin vice-président, finances et administration Réal Marchessault Valère Audy directeur de l'information éditorialiste Sylvain Denault directeur de la publicité Jean-Nil Laplante directeur du tirage éNIFÎN / UNE oecisioN populaire/ ÛÇflVQJ &moi MouraI 0^ uo tim - 'JK P % Pétition contre la loi C-113 Après une conférence de presse tenue à Granby, hier matin, les membres de la Coalition régionale contre les modifi cations au régime de l'assurance-chômage se sont rendus à Cowansville pour déposer une pétition de 12 000 noms au bureau de la député de Brome Missisquoi, Gabrielle Bertrand.En principe, la député devait être à son bureau de Cowansville hier, mais elle a été retenue à Ottawa où le premier ministre Brian Mulroney a réuni son caucus pour annoncer son retrait de la vie politique.La Coalition, dirigée par Jean-Luc Nappert, n'en a pas moins remis son document à l'adjoint de Mme Bertrand, Daniel Perron, qui a promis de faire suivre le dossier.La Coalition demande égale ment à la député de Brome Missisquoi de rejeter la réforme de l'assurance chômage du ministre Bernard Valcourt.Mais Gabrielle Bertrand a au contraire indiqué, la semaine dernière, qu elle appuyait entièrement cette réforme, les der nières modifications étant à son avis satisfaisantes.Mais pour la Coalition le nouveau projet de loi C 113 garde les mêmes objectifs et le même esprit que le projet C-105 qu'il remplace.«La réduction des prestations reste inchangée, les personnes qui quitteront volontairement leur travail ou qui seront congédiées pour inconduite n'auront toujours pas droit à l'assurance-chômage, le fardeau de la preuve incombera toujours aux travailleuses et aux travailleurs.En outre, la jurisprudence répertorie une quarantaine de motifs valables de quitter son emploi alors que la loi n'en reconnaîtra que 13», a indiqué le porte parole de la Coalition qui entend poursuivre sa lutte.\tphoto Richard Chagnon Les policiers arrêtent un individu armé dans un bar de Granby GRANBY RG Un homme armé a été mis aux arrêts, au cours de la nuit de mardi à mercredi, dans un bar de la rue St-Jacques, à Granby.Hier soir, il n\u2019avait pas encore été possible de connaître l\u2019identité de l\u2019individu arrêté, ni d\u2019apprendre la nature des poursuites éventuellement entreprises contre lui.Tout au plus savait-on qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un récidiviste granbyen de 22 ans.Les policiers sont intervenus peu avant 2 h dans le stationnement du bar, à la suite d\u2019un appel signalant une bataille entre deux hommes.Leur arrivée a refroidi les ardeurs des belligérants.Sur place, les policiers ont été informés qu\u2019un homme armé attendait à l\u2019intérieur du bar son copain (un des impliqués dans la querelle).D\u2019après le porte-parole de la SM, l\u2019agent Daniel Dion, l\u2019individu a accueilli les patrouilleurs en portant une main à la crosse du revolver .22 chargé à bloc qu\u2019il avait glissé dans son pantalon.Parce que les policiers étaient suffisamment près de lui, ils ont pu le maîtriser sans avoir eux-mêmes à dégainer.Ils l\u2019ont ensuite conduit au poste de police pour interrogatoire.Il va sans dire que la situation aurait pu s\u2019avérer dangereuse pour les quelques clients assistant, stupéfaits, à la scène.EN BREF Ex-entraîneur condamné QUEBEC (PC) _ Un ex-entraîneur de hockey de calibre Atome, Sylvain Lamarre, de Berthier-sur-Mer, a été condamné mardi à Québec à deux ans moins un jour de prison pour avoir commis des agressions sexuelles sur un mineur.La victime, un adolescent aujourd\u2019hui âgé de 14 ans, a eu des relations sexuelles avec l\u2019accusé sur une période de cinq ans.Les agressions ont débuté en 1987 et ce n\u2019est que le printemps dernier que le garçon en a parlé.Lamarre a reconnu sa culpabilité aux accusations portées contre lui.IL Y A UNE PERSONNE QUI PEUT FAIRE LA DIFFÉRENCE ENTRE UNE RETRAITE À PETIT BUDGET UNE RETRAITE !S CONFORME Il existe plusieurs façons d\u2019enrichir votre retraite à l\u2019aide du REER.Avec un peu d\u2019ingéniosité, vous pourrez mieux faire profiter votre REER et vous retrouver avec beaucoup plus d\u2019argent au moment de prendre votre retraite.Une spécialiste qualifiée de la Banque Royale peut vous indiquer comment.Elle connaît bien tous les outils.DIVERSIFIEZ VOTRE PORTEFEUILLE REER.En choisissant des échéances différentes de dépôts à terme (certaines à un an, d\u2019autres à deux, trois ou cinq ans), vous pourrez équilibrer votre rendement global.Vous pourrez profiter des hausses de taux {xiur compenser les fluctuations à la baisse.Également, vous pouvez combiner différents types d\u2019investissement REER.Il y en a qui sont conçus pour donner un meilleur rendement à long terme, d\u2019autres sont plus souples et vous peirnettent de profiter des occasions 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l\u2019automobile, l\u2019ingénieur Réjean Tremblay s\u2019est «recyclé» dans les panneaux isolants.Ses partenaires de chez Iso-Sand, une jeune entreprise en pleine expansion, lui souhaitent la bienvenue.Plus en forme que jamais, le Dr Maurice Noiseux a bien fait rire les membres du club des retraités de l\u2019impérial Tobacco, alors qu\u2019il donnait une conférence sur le CHG.Il a affirmé sans broncher qu\u2019au moment venu, St-Pierre l\u2019attendrait pour le faire entrer «direct au ciel», puisque son purgatoire, il l\u2019avait purgé durant ses quarante et quelques années de pratique médicale avec ses «filles».On reconnaît bien là le Dr Noiseux! \u2022 La très dynamique présidente de ce club de retraités, Monique Beauchemin-Beaudry, a été honorée à cette même occasion, alors qu\u2019une belle douzaine de roses, fraîchement sorties du «frigo», lui ont été offertes.Elle a dû attendre une bonne dizaine de minutes avant de pouvoir les admirer, la buée sur l\u2019emballage ayant fait son oeuvre.\u2022 Une semaine après sa présence fort remarquée à l\u2019émission Ad Lib, Pierre Cartier se demande encore ce qui l\u2019a le plus impressionné: Jean-Pierre et son acolyte Christian ou Chloé Ste-Ma-rie et son décolleté plongeant.\u2022 Si Louis Morel a eu une très courte carrière à titre de préposé aux bénéficiaires, alors qu\u2019il était résident montréalais, c\u2019est qu\u2019il aurait eu quelques difficultés à bien «sonder» les patients.Finalement, sa carrière n\u2019aura été qu\u2019un pétard mouillé.\u2022 Saviez-vous que le professeur de physique au Cégep de Granby, François Murice, collabore à des travaux de la N.A.S.A.?François est d\u2019ailleurs une notoriété en la matière et ses élèves en sont très fiers! Michèle Matton, membre de l\u2019équipe de compétition de ski du Cégep, à le bras droit dans le plâtre à la suite d\u2019un accident en ski.Cela ne l\u2019empêche pas de penser à en refaire d\u2019ici quelques jours.Avec un «planté» de bâton à gauche seulement, il y aura beaucoup plus de virages à gauche qu\u2019à droite.Attention Michèle!\t^ On surnomme François Té-treault «Monsieur le Ministre» à la blague bien sûr! Mais ne soyez pas surpris si cela arrive un jour.Après tout, il faut le préparer «mentalement».Donc, avis à tous ses amis maintenant c\u2019est: Bonjour Monsieur le Ministre! \u2022 Maxime Lemoy a glissé du premier au 32e rang lors de la dernière descente en ski, compétition inter-collégiale, à cause d\u2019une chute.Tes coéquipiers veulent te dire de ne pas penser tout de suite à la planche à voile car la saison de ski n\u2019est pas terminée! \u2022 Lors d\u2019un dîner des gens d\u2019affaires, Robert Grondin racontait ses exploits en ski alors qu\u2019il était dans l\u2019Ouest canadien.Il relatait avec humour sa première descente au Mont Ste-Anne alors qu\u2019un banc de neige l\u2019avait «assailli».Seules les traces qu\u2019il avait laissées permirent à ses copains de le retrouver! Entre nous, comment un banc de neige peut-il bien.vous sauter dessus?Pierre Béchard qui a fait ses débuts en ski alpin lundi dernier, affichait un grand sourire après ses performances.Cependant les virages semblent lui créer des problèmes mais avec les bons conseils reçus de Raynald Cor-beil, Jean Chartrand et Patrice Perras, il y arrivera sûrement la prochaine fois! Jim Davis a bien compris les proverbes suivants: «Que toute action provoque une réaction» et que «Lorsque l\u2019on veut réussir dans la vie, il faut accepter de commencer au bas de l\u2019échelle».Alors bravo Jim pour ta nomination d\u2019assistant-gérant et surtout, continue de voir grand! souper la ^9 lace ïm &oi SPECTACLE Bfttaurant fcallt à ftUmgtr AUCUNS FRAIS D'ENTREE CM Les vendredis, samedis et dimanches soir 26 et 27 mars: Marc Gabriel Une soirée inoubliable à ne pas manquer en compagnie du «CHANTEUR DU SOLEIL» JULIAN GARCIA l 26208 Menu 5 services disponible 5330 Foster, Waterloo, 539-3150 Un baiser nourrissant Les Granbyens connaissent bien le plaisir que procure le simple fait de nourrir les mésanges du Centre d'interprétation de la nature.On a qu\u2019à tendre la main, et voici les petits oiseaux qui se précipitent sur les graines de tournesol.Wow! Mais qui a réussi à établir une complicité telle avec les mésanges qu'elles viennent chercher les graines dans la bouche.C'est ce que fait pourtant cette bonne vieille dame sur une place publique à Madrid, en Espagne.Un oiseau vient quérir sa nourriture qu'elle tient entre les lèvres.Un baiser nourrissant, quoi! * V .!>] AjT SKP BONNE FÊTE\tI AGENDA 25 FÉVRIER: -\tYvette Martin, de Waterloo, 47 ans; -\tGilles Boulanger, de Waterloo, 56 ans; -\tLyne Jeanson, 35 ans; -\tJocelyne Lemoine, 38 ans; -\tJimmy Ménard, 15 ans; -\tClaude Beaudoin, 48 ans; -\tRoland Sauvageau, 54 ans; -\tGilles Brien, 41 ans; -\tJean Désilets, 46 ans; -\tGisèle Forand, 46 ans; -\tAnnette Jetté; -\tNicole Jetté; -\tGaétan Galipeau, 35 ans; -\tCéline Tétreault Belleau; -\tMarie-Claude Rivard, de Waterloo, 11 ans; -\tGermaine Dumesnil, de Waterloo; -\tJean-Michel et Marie-Eve Sirois, 14 ans; -\tMartin Burelle, 16 ans; -\tKarine Dutilly, 12 ans; -\tRobert Grondin, 42 ans; -\tLise St-Louis, 52 ans; -\tRéjean Deslandes; -\tHélène Racicot; -\tCaroline Béliveau, 9 ans; -\tSuzanne Cadorette; -\tJulie St-Jean, 10 ans; -\tSimon Lange vin, de Waterloo, 24 ans; -\tJean-Pierre et Gisèle Dépeault, d\u2019Upton, 15 ans.Aujourd'hui Club Amitiés Nouvelles Haute-Yamaska: Cours de danse à 19h30, au 172 Court.Club d'Âge d'Or Princesse: Jeux et viactive en après-midi.Club d'Âge d'Or Granby: Culture physique à 13h, cartes et galets à 13h30, au sous-sol de l'église St-Benoit.Rencontre organisée par I' Association québécoise des personnes aphasiques, chapitre Granby, tous les jeudis de 14h à 16h, au sous-sol de l'église St-Benoit.Bingo au profit des paroisses Assomption et Immaculée-Con-ception, tous les jeudis à 19h au sous-sol de l'église Assomption.Vente de vêtements usagés du Centre d'Entr'Aide St-Césai-re, tous les jeudis de 13h à 18h, et tous les samedis de 9h à 12h, au 1638, rue St-Paul.Comptoir familial des Filles d\u2019Isabelle de Waterloo, tous les jeudis de 1 3h à 16h, et tous les samedis de de 9h à 12h, au sous-sol de l'église St-Bernar-din.Le groupe Retour à la Vie se réunit tous les jeudis à 20h, au sous-sol de l'église St-Joseph, local 4.Assemblée de l'A.Q.D.R., à 13h30, au CISC Haute-Yamas-ka.A venir Soirée de danse au profit du 41e Groupe Scouts-Guides, à 20h, à l'Hôtel Le Castel.^ Déjeuner du Club d'Âge d'Or St-Pie, le dimanche 28 février de 9h à 13h, au local.AUJOURD HUI A Sîi^c ?\t9h00 - lOhOO: Magazine A.M.avec Gilles Dion.Invités: Gilles Brunelle, chiropraticien; Annie Scheinder, nutrition.?\tlOhOO - llh30: Magazine Plus avec Michel Benoit.?\t15H00- 18H00: Retour Express avec Claud Gravel.Invité: Mario Trudel, chanteur.?\t19h35 - 22h00: Hockey des Nordiques (N.Y.Islanders vs Québec) CWBM
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