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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
samedi 7 septembre 1991
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 1991-09-07, Collections de BAnQ.

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[" MÉTÉO Aujourd'hui: ensoleillé avec passages nua geux.Demain: ennuagement.Max.: 24 Min.: 12 Toujours à la 25e =\tminute de l'heure SEMAINE: 50 CENTS.SAMEDI: $1.00 (Taxes en sus) SAMEDI-DIMANCHE La \\i>iæ de VEst AUX .A.fl.I AILES DE POULET itfciaii 750 Principale, Granby VOL.57 \u2014 NO 65 \u2014 GRANBY, 7 septembre 1991 Des enfants québécois du monde \u2022 ¦¦ mmËËÈm 7 et 8 pages ¦ v Fr mk ¦ *< Viviane et Miguel sont nés au Guatemala.Manuel, lui, est nale est un phénomène de société qui prend de plus en plus originaire de Colombie Tous les trois ont pour nom Gosse d'importance chaque jour lin et résident aujourd'hui à Granby.L'adoption internatio\t- Un avant-goût de la grève générale au pen - page 3 Z7 dimanche, à minuit week-endEQ Jean-Pierre Cyr au réveil - page 3 Piste cyclable Granby\u2014Farnham Un rare consensus politique \u2014 page 5 Eî source Ile Vente, échange, réparation et location de refroidisseurs.ERVICE 378-4040, 1839 rue Cowie, Granby Sur achat d\u2019un refroidisseur, remise de 25 coupons-rabais de 1$ applicables sur achat d\u2019eau AMARO l 205 Livraison régulière: Granby - Bromont - Waterloo et la région. Neuf personnes arrêtées dans le démantèlement de trois réseaux de drogue MONTRÉAL Presse canadienne Lf escouade du crime organisé de la Sûreté du Québec a effectué plusieurs arrestations, jeudi, dans les régions de Sorel, Joliette et Dorion, dans le cadre d\u2019enquêtes portant sur les activités de présumés réseaux de trafiquants de stupéfiants.Des opérations menées à Ste-Victoire, près de Sorel, et à St-Hi-laire, ont permis aux policiers d\u2019appréhender deux hommes et de saisir plus de 4000 plants de marijuana cultivés dans deux serres hydroponiques.Outre les stupéfiants, évalués à 300 000 $, les agents ont saisi un système électrique valant 25 000 $ et un système de ventilation d\u2019une valeur d\u2019environ 2000 $.Les deux suspects dans cette affaire, Jacques Fauteux et Luc Cloutier, tous deux âgés de 32 ans, ont comparu hier devant un juge de paix au palais de justice de Sorel sous des accusations de possession de stupéfiants, possession dans un but de trafic et culture de cannabis par culture hydroponique.Ils devront revenir devant le tribunal lundi prochain.Réseaux démantelés Par ailleurs, cinq perquisitions effectuées à Chertsey, Entrelacs et Ste-Julienne, au nord de Montréal, ont permis aux policiers d\u2019appréhender trois hommes et une femme et de saisir de petites quantités de mescaline, de cocaïne et de haschisch.Selon les enquêteurs, ce réseau fonctionnait à partir d\u2019un bar de Chertsey.Les prévenus Normand Bisson-nette, 49 ans, Lévis Saindon, 33 ans, Robert Gordon jr, 37 ans, et Danielle Larrivée, 38 ans, ont été accusés de trafic de stupéfiants et de complot, hier, au palais de justice de Joliette.Les policiers de la SQ ont aussi procédé à l\u2019arrestation de deux hommes et une femme lors d\u2019une série de perquisitions effectuées en fin de soirée, jeudi, dans la municipalité de Dorion, à l\u2019ouest de Montréal.Ils ont saisi une petite quantité de stupéfiants et une somme de 3000 $ en argent.Les suspects ont comparu au palais de justice de Valleyfield sous des accusations de possession de stupéfiants pour fins de trafic.Il s\u2019agit de Philippe Vanasse, 39 ans, Claude Vincent, 30 ans, et Sophie Lamy, 28 ans.Postes: début de la médiation Le courrier a été distribué normalement hier Presse canadienne Le courrier a de nouveau été livré au Canada, vendredi, à la suite de la trêve conclue par les deux parties dans le conflit aux postes.Les syndiqués sont rentrés au travail à 24 heures du début du processus de médiation.«Tout le monde travaille normalement», a confirmé hier un porte-parole de la Société canadienne des postes, M.Jean-Maurice Filion.À Ottawa, à compter d\u2019aujourd\u2019hui, le médiateur Alan B.Gold s\u2019attellera à la tâche et tentera d\u2019amener la Société et le Syndicat des postiers du Canada à s\u2019entendre sur le renouvellement d\u2019une convention collective venue à échéance il y a plus de deux ans.Le ministre du Travail Marcel Danis a nommé le médiateur jeu- T~ 05 05 di, en disant que le juge en chef de la Cour supérieure du Québec représentait «la meilleure chance des parties de parvenir à un règlement négocié».La médiation se poursuivra pendant toute la durée du weekend, à l\u2019hôtel Château Laurier d\u2019Ottawa.Elle sera interrompue lundi et mardi, pour permettre au juge Gold de célébrer le Nouvel An juif, le Rosh Ha-Shanah.M.Filion a indiqué que 42 employés des postes à travers le pays ont été congédiés pour s\u2019être livrés à des actes violents sur les piquets de grève, au moment des grèves tournantes qui ont débuté le 24 août.Les travailleurs licenciés n\u2019ont pas été autorisés à rentrer au travail, mais toujours selon M.Filion, le syndicat pourra tenter de régler la question par voie de négociations - ce que le 871 1053 21 «5 CS Le super dépanneur SAM BERNARD Centre de validation ouvert 7 jours talD-quebec Essence avec ou sans service ' 1020 Principale.Granby 378*7607 Ben des choses.\t16 Commentaire\t14 Cahier week-end\t29 Décès\t66 Habitation\t45 Économie\t26 Petites annonces\t46 Sports\t67 Statistiques\t70 syndicat a exprimé l\u2019intention de faire.Quelques accrocs La reprise du travail aux postes - une des conditions posées par M.Gold pour entreprendre la médiation - n\u2019a cependant pas été entièrement sans accroc.Les deux parties ont besogné toute la nuit pour faciliter les choses, mais on rapportait malgré tout quelques ratés, apparemment dus à un manque de communication.À Vancouver, certains syndiqués sont rentrés au travail pour constater que des briseurs de grève les y avaient précédés, ce qui a provoqué une certaine tension, avant que la direction ne renvoie les employés de remplacement chez eux.À Fredericton, des syndiqués rentrant au travail se sont heurtés à des portes closes.\t INFORMATION\t3754555 ABONNEMENTS L^ndi à vendredi 6h30 à 16h30 Samedi 7h i WhOO\t375 6951 PETITES ANNONCES l uné i vendredi 8h00 i Vh30\t3758888 PUBLICITÉ Lundi i vendredi: 8h30 à 16h30\t375 6993 rédaction\t375 6850 télécopieur\t777 4865 CHEF Radio\t372 ou 378 1450\t * \u2022\u2022 Du sang sur la Cour suprême Une dizaine de manifestants ont aspergé un mur de l'édifice de la Cour suprême du Canada de ce qu'ils disent être du sang humain, vendredi, en signe de protestation contre le jugement qui a invalidé la loi fédérale interdisant à un accusé d'agression sexuelle d\u2019évoquer pour sa défense le passé sexuel de sa victime.Cette manifestation s'est déroulée un jour à peine après que la ministre de la Justice Kim Campbell eut promis de restaurer, au moins en partie, la protection des victimes de viol contre les tentatives d'avocats de la défense de les questionner en cour sur leur passé sexuel.Même si elle est satisfaite de la promesse de la ministre, l'une des manifestantes, étudiante en droit à l'université Queen's de Kingston, en Ontario, a expliqué que les personnes présentes tenaient à dénoncer le jugement rendu, il y a deux semaines.\"Les femmes violées .n'ont pas besoin de l'être encore devant le tribunal\", a fait valoir Pamela Cross.photo PC 158 millions $ pour intégrer les personnes handicapées WINNIPEG Presse canadienne Le premier ministre Brian Mul-roney a annoncé vendredi qu\u2019Ottawa\tversera 158 millions $ pour aider les Canadiens handicapés à participer pleinement à la vie économique et sociale du pays.«Le Canada a besoin de la contribution de tous ses citoyens.Nous ne pouvons tout simplement pas nous passer des idées, de la créativité et de l\u2019esprit d\u2019entreprise de nos concitoyens handicapés», a déclaré le premier ministre à Winnipeg.Cette initiative s\u2019inscrit dans une stratégie nationale visant à accroître l\u2019indépendance des personnes handicapées et leur intégration économique, en finançant notamment des améliorations aux transports en commun et aux services gouvernementaux qui leur sont destinés, des modifications de logements privés, et divers projets leur permettant de vivre de façon plus autonome.La somme \u2014 dont 70 pour cent d\u2019argent «neuf» \u2014 sera dépensée sur une période de 5 ans et répartie entre 10 ministères, a fait savoir le Secrétaire d\u2019Etat Robert de Cotret, ministre responsable de la condition des personnes handicapées.Les groupes représentant les intérêts des personnes handicapées ont favorablement réagi à l\u2019annonce, affirmant que ces mesures étaient attendues depuis un long moment.De son côté, le Conseil canadien des droits des personnes handicapées, qui a reçu hier une subvention de 175 000 $ pour un projet de révision des lois, s\u2019est dit prêt à faire immédiatement des suggestions pour le remaniement des lois fédérales concernant les personnes handicapées. L'État fédéral paralysé Maurice Girard OTTAWA Presse canadienne X A minuit et une minute, le dimanche 9 septembre, plus de 110 000 membres de l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada déclencheront un arrêt de travail qui paralysera l\u2019ensemble des activités du gouvernement fédéral, dans toutes les sphères d\u2019activités et sur tout le territoire canadien comme dans ses bureaux à l\u2019étranger.Ainsi, 48 heures après la rentrée des postiers, le gouvernement se retrouve de nouveau face à un conflit qui frappe cette fois-ci au coeur même de l\u2019Etat: l\u2019administration gouvernementale.C\u2019est la première fois de son histoire que l\u2019Alliance de la fonction publique déclenche la grève générale, qui n\u2019a d\u2019ailleurs été voté que par 62 pour cent de ses 155 000 membres.«C\u2019est regrettable», a commenté en fin de journée le président du Conseil du Trésor, M.Gilles Loiselle, responsable des négociations avec les fonctionnaires.«Je souhaite que l\u2019exercice de ce droit démocratique se fasse dans le plus grand calme et qu\u2019on respecte le choix des personnes.» Le Conseil du Trésor est disposé à reprendre les négociations ce lundi, en dépit du débrayage, a-t-il indiqué, dans la mesure où le syndicat accepte le principe non négociable de sa politique salariale.«S\u2019ils (les syndiqués) nous informent qu\u2019ils acceptent notre politique salariale, nous sommes prêts à nous asseoir autour de la table de négociations et tenter de faire des progrès sur les autres questions.Autrement, c\u2019est non», a déclaré le ministre.Pendant le conflit, les services essentiels seront assurés par au moins 46 000 fonctionnaires, auxquels s\u2019ajouteront, sur les piquets de grève, des grévistes qui donneront «gratuitement» des consultations aux personnes dans le besoin.Au cours d\u2019une conférence de presse qui a pris parfois l\u2019allure d\u2019une assemblée politique, le président de l\u2019Alliance, M.Daryl Bean, a promis que tous les prestataires de l\u2019Etat, les chômeurs, les anciens combattants et les retraités recevront leur chèque durant l\u2019interruption de travail.11 a toutefois servi une sérieuse mise en garde aux membres de l\u2019Alliance et aux briseurs de grève éventuels qui auraient la tentation de franchir les piquets de grève: ils n\u2019auront l\u2019occasion de «pécher» qu\u2019une seule fois.Pénitencier: une répétition avant la grève générale Une vingtaine d'employés ont débrayé hier après-midi COWANSVILLE A l\u2019instar de milliers d\u2019autres membres de l\u2019Alliance de la Fonction publique du Canada, des employés du pénitencier de Cowansville ont débrayé, hier après-midi.Ils devançaient de quelques heures le déclenchement de la grève générale décrétée par l\u2019exécutif national du syndicat pour lundi matin à la première heure.Dès vendredi midi, une vingtaine d\u2019employés du pen ont débrayé spontanément.À leur sortie, ils ont dresséune ligne de piquetage devant le pénitencier et ils devaient la maintenir jusqu\u2019en fin d\u2019après-midi.Une répétition générale en quelque sorte puisqu\u2019ils reprendront leurs pancartes dès dimanche soir, 21h30, mais cette fois sans savoir pour combien de temps ils resteront dehors.«Au pénitencier, la grève touchera les commis aux écritures, les employés de métier.Une fois les services essentiels assurés, il reste un groupe de 17 personnes non-désignées, mais nous recevrons l\u2019appui, comme c\u2019est déjà le cas aujourd\u2019hui, d\u2019autres personnes comme les agents de correction qui, eux, ne disposent pas du droit de grève.Ils viendront nous donner un coup de main durant leurs congés, la pause du dîner ou après leur quart de travail», explique Pierre Chaussé, vice-président de la section locale 10 035 du syndicat.À la ligne de piquetage, les employés ne laissaient rien passer, hier, sauf bien sûr les véhicules transportant des détenus, que ce soit pour les ramener au bercail ou les transférer ailleurs.«Nous sommes quand même conscients du milieu particulier dans lequel nous travaillons.» Du côté des services correctionnels du Canada, Tagente d\u2019information, Loretta Mazzocchi, précise que les services essentiels seront assurés, que ce soit au niveau de la gestion des cas des détenus, de leur alimentation comme de leurs occupations.«Et la population n\u2019a aucune inquiétude à avoir, sa sécurité sera assurée», promet-elle.Le mot d\u2019ordre de débrayage a été peu suivi en région.Au Centre d\u2019emploi du Canada, à Granby, le responsable du syndicat, Guy Normandin, confirmait que tout le monde était bel et bien au travail hier après-midi.Si les employés sont allés faire un petit .\t^ ;1'^ â - - * v; *4 î v* V ^ Jacqueline de Bruycker Une vingtaine de personnes ont dressé hier après-midi une prélude à la grève générale des fonctionnaires fédéraux ligne de piquetage devant le pénitencier de Cowansville, prévue pour lundi matin.photos Alain Dion J« sui: d a\\«r\\ à ut (N |%t6û*ÎÏ6ù m* J i - : ¦ '' 's liMs# .,,, M - ; ^ wBMB Aussitôt les piquets de grève installés, les pancartes sorties, les Services correc Pierre Chaussé, vice-président du syn tionnels du Canada ont ratissé les lieux à l'aide d'une caméra, attentifs à tout ce dicat local, qui se passait.c O Vf & * * f N T ÉfiâtttiÉÉN tour dehors, c\u2019est seulement pour prendre un bol d\u2019air ou pour griller une cigarette.Mais lundi matin, ils referont connaissance avec le trottoir, une vingtaine de fonctionnaires en tout, des commis aux écritures, mais surtout des administrateurs de programme.Dès vendredi soir, les différents officiers syndicaux du secteur devaient se réunir pour polir leur stratégie et coordonner leur action.«C\u2019est la question salariale qui est au coeur du conflit, le Conseil du Trésor nous propose un gel des salaires pour la première année d\u2019un contrat de travail de trois ans et des hausses de trois pour cent pour chacune des deux années successives.Pour nous, c\u2019est inadmissible, complètement ridicule.Comme on n\u2019a pas ac- cepté son offre, le gouvernement fédéral a carrément refusé de négocier», explique Pierre Chaussé.Comme ses collègues, il n\u2019a pas encore digéré le précédent gel de salaires qu\u2019Ottawa leur a imposé.Les deux parties sont également aux antipodes en ce qui concerne l\u2019équité salariale, les congés parentaux.et la sécurité d\u2019emploi.«C\u2019est une véritable brique de demandes qu\u2019on a soumise à l\u2019employeur, ça fait le tour de toutes nos conditions de travail.Pour nous, la sécurité d\u2019emploi, c\u2019est un gros morceau.Quand le gouvernement n\u2019arrête pas de parler de privatisation, ça ne peut que nous inquiéter», lance-t-il.A l\u2019échelle nationale, les syndiqués se sont prononcés en faveur de la grève dans une proportion de 62 pour cent en avril.Au cours des dernières semaines, ils n\u2019ont guère lésiné sur les moyens de pression: lignes de piquetage symboliques, ralentissement du rythme de travail, grève du zèle, arrivée à l\u2019ouvrage à l\u2019heure juste, etc.«On a vraiment tout essayé», conclut Pierre Chaussé.U PENSÉE DU MATIN \u201cProclamer la vérité esl surtout profitable pour celui qui la proclame, car il a alors l'occasion de la recevoir autant de fois qu\u2019il la proclame\".GUY BUSSIÈRE OUVERT TOUS LES DIMANCHES de 9 h à 16 h r\u2014a Le eervtce M PHARMAPRIX Galeries de Granby LA VOIX DE L'EST \u2014 samedi 7 septembre 1991 LA VOIX DE L\u2019EST \u2014 samedi 7 septembre 1991 Canton: pas de cueillette sélective à domicile Un bac communautaire de récupération sera installé sur le terrain de la mairie Benoit Lapierre CANTON DE GRANBY La municipalité du Canton de Granby va lancer son programme de collecte sélective dès le mois d\u2019octobre mais pour y participer, les citoyens devront y mettre un peu plus d\u2019effort que leurs vis-à-vis de la ville de Granby.Car contrairement aux gens de la ville, les résidents du canton seront, pour le moment du moins, privés de bacs de récupération individuels.Pour envoyer au recyclage leurs déchets domestiques récupérables, ils devront transporter le matériel récupéré jusqu\u2019à la mairie du canton, rue Dufferin.Là, ils trouveront un très grand bac communautaire compartimenté dans lequel ils pourront déposer leur papier- Benoit Lapierre CANTON DE GRANBY Le projet d\u2019élargissement de la rue Dufferin, dont on n\u2019entendait plus parler depuis des années, a refait surface à la dernière assemblée du conseil municipal du canton de Granby.Mais ce n\u2019est pas parce que le ministère des Transports du Québec s\u2019apprête à le mettre en chantier: pour cela, il faudra sans doute attendre encore quelques années.Non; c\u2019est plutôt d\u2019un problème d\u2019équipements sanitaires défectueux dont il a été question, problème qui devra être absolument réglé avant qu\u2019une autre étape ne soit franchie dans ce dossier.Il appert qu\u2019un certain nombre de bâtiments longeant la rue Dufferin \u2014 on ignore combien au juste \u2014 ne sont pas reliés à des systèmes d\u2019épuration adéquats, ce qui fait que leurs eaux usées aboutissent directement dans le fossé.Le ministère insiste auprès de la municipalité pour que ces anomalies soient corrigées.«Nous avions déjà envoyé une résolution au ministère pour l\u2019assurer que les corrections seraient faites, mais il juge maintenant qu\u2019une résolution, ce n\u2019est pas suffisant.Nous allons devoir signer un protocole d\u2019entente», a journal, leurs contenants de verre, de métal et de plastique (le carton est exclu).Tel est le genre de système de récupération que le conseil municipal du canton a décidé de mettre en place en attendant de connaître le résultat de l\u2019appel d\u2019offres qui sera lancé prochainement à l\u2019intention des éboueurs désireux de décrocher le prochain contrat d\u2019enlèvement des ordures.Au cours des mois d\u2019octobre, novembre et décembre, c\u2019est l\u2019éboueur actuel de la municipalité, Jarbec Services sanitaires inc., de Granby, qui va se charger de la vidange du bac de récupération, du tri final des matières recyclables et de leur acheminement vers les usines de recyclage.Fourni par Jarbec, le bac de récupération sera loué à la municipalité à raison de 175 $ par mois; la compagnie touchera également expliqué le maire Louis Choiniè-re.La municipalité devra donc s\u2019engager à faire exécuter les travaux de correction par les propriétaires concernés, travaux qui se feront entièrement à leurs frais.Aux endroits où il n\u2019existe pas de champ d\u2019épuration et où il serait impossible d\u2019en aménager un, il faudra vraisemblable- 110 $ chaque fois qu\u2019elle viendra cueillir le bac pour le vider.En langage spécialisé, on appelle «système des lieux de dépôt volontaire» la méthode préconisée par le canton de Granby; les grands récipients qui équipent ces lieux de dépôt sont aussi nommées «cloches».Il s\u2019agit certes d\u2019une méthode de collecte sélective très économique, mais reste à savoir si elle est aussi efficace que celles basées sur la cueillette de porte à porte.Des consultants en environnement qui ont évalué toutes les méthodes de collecte sélective en ont conclu que plus on facilite la tâche aux citoyens, plus le taux de participation est élevé.Le maire du Canton de Granby, Louis Choinière, a lui aussi bien hâte de voir si beaucoup de citoyens vont prendre l\u2019habitude de se rendre à l\u2019unique lieu de dé-oôt volontaire de la municipalité ment installer des fosses septiques scellées.Le maire Choinière a indiqué que la signature de ce protocole d\u2019entente n\u2019était pas forcément un signe que le dossier de la rue Dufferin allait maintenant progresser rapidement.Il ne s\u2019attend pas à ce que les travaux d\u2019élargissement proprement dit soient entrepris avant, deux, au cours des trois prochains mois.«Si on obtenait le même résultat qu\u2019à Granby, ce serait fameux.Mais est-ce que les gens vont se déplacer?C\u2019est la question que je me pose», a-t-il commenté hier, lui qui croit qu\u2019il n\u2019y a pas meilleur système de collecte sélective que celui qui a été implanté dans la ville de Granby.1992 Un tel système de cueillette de porte à porte verra-t-il le jour dans le canton en 1992?Très peu probable, car le maire Choinière et son conseil hésitent à se lancer dans une telle aventure tant que le projet de la MRC Haute-Yamas-ka de créer un centre de tri régional ne se sera pas concrétisé.Or, au train où vont les choses dans ce dossier, il n\u2019y a peu près plus d\u2019espoir que le projet aboutisse photo Alain Dion trois ou peut-être quatre ans.Pourtant, le projet de la rue Dufferin devait se réaliser selon un plan quinquennal établi par le ministère en 1987.«Vous souvenez-vous du projet du boulevard Bouchard?Pour lui aussi il y avait un plan quinquennal: ça a finalement pris 12 ans», a conclu M.Choinière.avant l\u2019arrivée de 1992.Il y aussi la question du coût de la cueillette de porte à porte, une opération qui nécessite l\u2019achat d\u2019une grande quantité de bacs individuels.M.Choinière ne s\u2019en cache pas: créer un corps de police et un système complet de collecte sélective la même année, ce serait exiger beaücoup des contribuables.Pour le moment, le maire ne peut dire quel genre de système de collecte sélective fonctionnera dans le canton l\u2019an prochain: la décision ne sera prise qu\u2019après l\u2019examen des soumissions présentées.M.Choinière a précisé que l\u2019appel d\u2019offres aux éboueurs n\u2019avait pas encore été préparé mais qu\u2019il se pourrait que le canton leur demande de soumettre des prix en fonction des deux systèmes de collecte sélective.Mais ce ne serait sans doute qu\u2019à titre indicatif car, et comme l\u2019a laissé entendre M.Choinière, il est quasi certain que le Canton s\u2019en tien-4fa à la méthode des lieux de dépôt volontaire en 1992.D\u2019autres lieux de dépôt des matières recyclables pourraient cependant s\u2019ajouter.Déversement à Lac-Brome GRANBY Une substance visqueuse se répandait en minces filets dans l\u2019étang du moulin, au centre-ville de Lac-Brome, en direction du lac, hier.Selon Jacques Francoeur, directeur général de la municipalité, il s\u2019agirait apparemment d\u2019une huile légère ou d\u2019un quelconque carburant.Le déversement serait accidentel et mineur, selon la même source, soit entre 45 et 130 litres.L\u2019incident remonte possiblement à lundi dernier.La ville de Lac-Brome a reçu la visite d\u2019un inspecteur du ministère de l\u2019Environnement qui a prescrit l\u2019usage de bottes de foin le long des rives autour du petit barrage.Dès lundi, le service des travaux publics de Lac-Brome nettoiera les berges et retirera les tampons de paille.On tentera ensuite de trouver la source afin que ce fâcheux incident ne se reproduise pas.Rue Dufferin: des systèmes d'égout à améliorer i &NTINE Dans le projet d'élargissement de la rue Dufferin, les premiers travaux qui seront exécutés le seront par les riverains dont les installations septiques sont défectueuses.Faites fructifier votre argent avec nos DEPOTS GARANTIS! 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Faites affaire avec des experts: - Possibilité de laisser le véhicule à l\u2019aéroport de votre choix.- Possibilité de vous livrer le véhicule à la destination de votre choix.- Enfin TOUT pour vous rendre la vie plus facile.i Vc MAGASINS-BOUTIQUES COWANSVILLE OTEZ EN FAMILLE! du 9 au 21 septembre 91 Prenez part au vote du concours \u201cPHOTO DE FAMILLE) AUTO DE FAMILLK\u201d et courez la chance de gagner un appareil photo! Sortez vos crayons, le choix sera serré! Suite au succès remporté par le concours \"PHOTO DE FAMILLE, AUTO DE FAMILLE\", nous vous invitons à venir voter pour votre photo préférée jusqu'au 21 septembre prochain.Tous les portraits de famille sont exposés au centre commercial.En plus du suspense qui entourera la photo élue, un tirage au sort parmi tous les bulletins de vote reçus déterminera le gagnant d'un appareil photo 35 mm.Un événement adopté à l'unanimité! lettrage* ^ RICHAHO PARACIS 263 0510.PHOTO minims offre des cartes de membre \"GRATUITEMENT'' TOYOTA La promesse du mieux-faine ta lour de F Est CHEF SÉI45C S1TQ s< x im iMMomuKm ITUNMJLEBH » On va de l\u2019avant pour vous plaire.Hertz loue des Ford et d'autres grandes marques.Pour information : HERTZ GRANBY (Estrie Toyota inc.) 6 chemin Irwin, Granby 378-8404 Stéfan Brosseau Fin de semaine et soir (après 21 h) 375-0200 L 20398 ai LA VOIX DE L'EST \u2014 samedi 7 septembre 1991 LA VOIX DE L'EST \u2014 samedi 7 septembre 1991 (O .Des enfants québécois du monde ____________________ Les nouvelles familles «internationales» L'adoption d'enfants étrangers en hausse constante au Québec GRANBY Donat Valois L | adoption internationale au Québec, qui a débuté très modestement il y a une dizaine d\u2019années, est devenue depuis la solution la plus courante pour les adultes qui ne peuvent avoir d\u2019enfants et qui en veulent le plus tôt possible.L\u2019adoption de bébés québécois, dans des délais raisonnables, est à toutes fins pratiques impossible.La libéralisation de l\u2019avortement, les divers moyens de prévention de grossesse, le développement de la monoparentalité chez les jeunes adultes sont autant de facteurs qui réduisent presque à néant le nombre de bébés nés au Québec et placés en adoption.Les Québécois, qui veulent à tout prix adopter des enfants québécois, doivent alors choisir parmi ceux qui séjournent en foyers d\u2019accueil, souvent de jeunes adolescents, ou encore parmi ceux qui souffrent d\u2019un handicap physique ou mental.Et, là encore, il ne faut pas croire que les diverses étapes du processus d\u2019adoption de ces enfants seront rapidement franchies.Tous ces états de fait incitent les gens désireux d\u2019adopter des enfants à se tourner de plus en plus vers l\u2019étranger.Ainsi, le nombre des adoptions, recensées par le Secrétariat à l\u2019adoption internationale du Québec, d\u2019à peine une centaine il y a quelques années, a grimpé à 232 entre le 1er avril 1988 et le 31 mars 1989, à 285 au cours de l\u2019exercice financier suivant et à 670, une année plus tard.Et, au cours de l\u2019exercice 1991-92, il atteindra sûrement 900 et peut-être un millier, estiment les plus optimistes.Cette progression en flèche s\u2019explique, en grande partie, par le fait que, de nos jours, les enfants étrangers que l\u2019on adopte au Québec ne proviennent plus presque totalement des Antilles (Haïti notamment), mais aussi de l\u2019Amérique latine, de la Chine et, depuis un an, de la Roumanie.En avril 1991, par exemple, 38 des 89 enfants dont l\u2019adoption a été autorisée par le gouvernement du Québec, étaient de nationalité chinoise et 18 étaient Roumains.Au cours du mois précédent, 25 des 75 enfants, soit le tiers, étaient Chinois \u2014 des fillettes pour la presque totalité \u2014 et 21, Roumains.Ce qui signifie que plus de 60 p.c.des autorisations émises par Québec, en mars 1991, portaient sur l\u2019adoption d\u2019enfants provenant de ces deux pays.Denise et François Gosselin et leurs enfants Miguel, Manuel et Viviane.\tphoto Michel St-Jean mm* y ISF - ¦ \" ¦ ¦' \u2022\tv-.\t.TJ ___________________________________________________________ .Cette situation existe depuis près de deux ans, notamment en ce qui a trait aux enfants chinois, et elle n\u2019est pas particulière au Québec puisqu\u2019elle prévaut aussi dans plusieurs pays de l\u2019Europe occidentale.Et, tout indique qu\u2019elle va se maintenir encore longtemps.La présidente de l\u2019Agence québécoise d\u2019adoption internationale, Mme Louise Simard Proulx, de Québec, à son retour de Roumanie, il y a quelques semaines, confiait à La Voix de l\u2019Est que son organisme venait de faciliter l\u2019adoption de 22 autres enfants roumains.La très grande majorité de ces enfants ont été adoptés par des familles de la région de Québec.L\u2019adoption internationale n\u2019est d\u2019ailleurs plus le fait de couples ou d\u2019adultes de Montréal et de ses villes de banlieue.Bien au contraire! Mme Claire-Marie Gagnon, présidente de la Fédération des parents adoptants du Québec, note qu\u2019un nombre de couples croissant de la Montérégie, de l\u2019Estrie, du Saguenay-Lac Saint-Jean et de la Mauricie choisissent d\u2019adopter des enfants étrangers.La région de Granby n\u2019échappe à ce phénomène nouveau.En quelques jours, La Voix de l\u2019Est a dénombré plus de 50 couples qui ont, au cours des dernières années, adopté un ou des enfants étrangers.Et, certains des couples rencontrés, Lily Rodrigue et Richard Jobin de Granby, par exemple, déjà parents d\u2019une fillette bolivienne, adopteront prochainement deux enfants du Guatemala.D\u2019ailleurs, le Guatemala, où l\u2019adoption d\u2019enfants est plus rapide que dans bien d\u2019autres pays, semble être l\u2019endroit de prédilection de nombreux parents adoptifs de la région de Granby.L\u2019adoption d\u2019enfants étrangers n\u2019est pas nouvelle dans notre région.Constant et Hélène Ruel de Granby font presque figure de pionniers.Il y a plus de 11 ans, soit avant même que ne soit créé le Secrétariat à l\u2019adoption internationale du Québec, ils adoptaient David, un jeune Haïtien de 18 mois.Les Ruel songent aujourd\u2019hui à adopter une fillette haïtienne.Les démarches sont en cours depuis déjà plusieurs mois.Ces enfants qui nous arrivent d\u2019ailleurs ne vivaient généralement pas dans des conditions de vie enviables, du moins pour nous, Nord-américains, et la vie Me Marie-Clau de Landry, de Cowansville, reconnaît que la plupart des couples sont confrontés à de multiples problèmes lorsqu\u2019ils décident d'adopter un enfant à l'étranger.Certains doivent aussi s'endetter pour le faire.Ci-dessus, Me Landry avec sa fillette mexicaine Isabel qui n\u2019a pas un an.photo Alain Dion qu\u2019ils trouvent au Canada, au Québec, est grandement plus prometteuse sur les plans affectif, matériel, sanitaire, etc.La plupart d\u2019entre eux séjournaient en orphelinats ou dans des maisons d\u2019enfance où ils avaient été abandonnés à leur naissance ou peu après quand ils n\u2019avaient pas été ramassés dans la rue.Manuel, un Colombien qui aura bientôt 5 ans et qui a été adopté par Denise et François Gosselin de Granby, avait été trouvé à la rue à l\u2019âge de 3 ans.Les Gosselin, en l\u2019adoptant, il y a un peu plus d\u2019un an, lui ont donné un foyer ainsi qu\u2019un frère et une soeur guatémaltèques, Miguel et Viviane, âgés de 8 et 10 ans respectivement.Manuel vit heureux comme probablement il n\u2019aurait jamais pu l\u2019être en Colombie où des enfants de 10 ans travaillent souvent, surtout s\u2019ils sont à la rue, dans des mines ou sont entraînés dans les réseaux de prostitution ou de trafiquants de drogues.Manuel est l\u2019un des milliers d\u2019enfants qui, grâce à l\u2019adoption internationale, a sans doute été soustrait au destin peu enviable qui aurait été le sien.Mais, il y a les autres qui, régulièrement \u2014 les autorités et les organismes qui oeuvrent dans l\u2019adoption internationale le reconnaissent \u2014 sont l\u2019objet de trafic.Ces enfants ramassés dans la rue, achetés de certaines institutions, parfois même de leur famille, sont vendus comme on le fait d\u2019un animal.Ce sont ces «interdédiaires» qui achètent et vendent des enfants qui doivent être dénoncés, qui doivent faire l\u2019objet de surveillance et de condamnation par les gouvernements des pays concernés.Les parents adoptants sont souvent bernés, exploités financièrement\tpar\tdes «intermédiaires» peu scrupuleux.Me Marie-Claude Landry de Cowansville qui, il y a deux mois, adoptait Isabel, une fillette mexicaine de quelques mois, soutient que des parents doivent souvent s\u2019endetter lourdement pour adopter un enfant.Ces «intermédiaires» se dressent dans le processus d\u2019adoption pour combler les besoins d\u2019enfant des parents adoptants, moyennant le paiement de divers frais réclamés par eux ou d\u2019autres «intermédiaires», le versement de dons à l\u2019institution où l\u2019enfant sera «pris» ou d\u2019argent à la famille de l\u2019enfant à être adopté.Ce sont ces frais à acquitter, des dons à verser, ces dépenses non prévues à rembourser qui, avec le temps, ont établi les barèmes de l\u2019adoption internationale dans les pays occidentaux: un enfant chinois (une fillette généralement) coûte grosso modo 15 000 $; un gosse d\u2019Amérique latine, entre huit et 10 000 $; un môme de Roumanie, un millier de dollars de moins; et un bébé haïtien «s\u2019achète» entre 5500 à 6500 $.Ces prix incluent évidemment les coûts de transport et de séjour des parents adoptants ou de leurs représentants en sol étranger.Les lois, les règles et les étapes à franchir pour adopter un enfant à l\u2019étranger varient aussi d\u2019un pays à l\u2019autre.De plus, les parents adoptifs débourseront généralement un coût moindre lors de l\u2019adoption d\u2019un second enfant, même dans le pays que celui du premier.Ils auront alors appris à déceler les écueils à éviter et et auront mieux compris le processus à suivre. Des enfants vivent dans des conditions souvent inhumaines Donat Valois GRANBY D| où proviennent ces enfants étrangers que l\u2019on adopte depuis en plus en Montéré-gie, en l\u2019Estrie comme dans bien d\u2019autres régions du Québec?Ils nous viennent d\u2019Haïti, de Colombie, du Brésil, du Guatemala, du Mexique, du Costa Rica, du Pérou, du Salvador, de l\u2019Inde, de plus en plus de Chine et de Roumanie, ainsi que d\u2019 une dizaine d\u2019autres pays du Tiers-Monde.Trois de ces pays, soit le Brésil, le Mexique et le Pérou, abritent 35 p.c.de la population mondiale qui souffre de malnutrition.Et, des médecins soutiennent qu\u2019un enfant qui, entre sa naissance et l\u2019âge de trois ans, souffre de malnutrition aura généralement un cerveau moins bien développé que les autres enfants.Au Brésil, des centaines d\u2019enfants sont tués, chaque année, sur ordre de la police, rapporte Amnistie Internationale.Des milliers d\u2019autres, qui vivent dans la rue, sont battus et torturés par des «escadrons de la mort», souvent commandés par la police qui les mandate de «nettoyer les rues».Au cours des trois dernières années, près de 5000 enfants mineurs ont été assassinés dans les seules villes de Sao Paulo, Rio de Janeiro et de Recife, admettent les autorités de la Justice brésilienne.Des milliers d\u2019autres sont entre les mains des réseaux de drogue, de prostitution ou de l\u2019adoption illégale.Les autorités gouvernementales estiment que la violence faite aux enfants, vivant dans la rue, est d\u2019une ampleur telle qu\u2019elle est incontrôlable.Selon Défense des enfants International, des milliers d\u2019enfants du Brésil, du Guatemala, du Mexique, de l\u2019Inde et de Thaïlande notamment, sont enlevés chaque année et vendus à des clients ou à des intermédiaires qui les revendent à leur tour.Au Brésil notamment, prétend l\u2019organisme humanitaire, des enfants sont parfois vendus, pour des sommes dérisoires, par leurs propres parents aux prises avec une pauvreté extrême.Et, quand les enfants ne sont pas vendus ou entraînés dans les réseaux de la drogue ou de la prostitution, ils sont, par dizaines de milliers, exploités dans les mines, les plantations quand qu\u2019on n\u2019en fait pas, comme au Costa Rica, au Salvador, au Liban, en Iran et dans bien d\u2019autres pays, de petits soldats qui souvent meurent pour de vrai.Puis, s\u2019ils ne tombent pas dans les filets de ces réseaux, ils sont, par dizaine de milliers, exploités au travail.Seulement en Amérique latine,, on estime que plus de trois millions d\u2019enfants de moins de douze ans travaillent dans des conditions inhumaines telles qu\u2019on ne peut l\u2019imaginer en Amérique du Nord ou en Europe.La Colombie est tristement «célèbre» pour ses enfants-taupes que l\u2019on fait ramper dans les entrailles de la terre pour en rapporter des minerais précieux qu\u2019ils mettent dans un petit sac et qu\u2019ils traînent avec leur bouche.En Inde, des petites filles, travaillant dans les usines de tissage, ont été violées par leurs employeurs parce qu\u2019elles tentaient de s\u2019enfuir.Pour les mêmes motifs, de jeunes garçons ont été battus, brûlés, pendus par les pieds à des arbres, selon le Front de libération contre le travail forcé (FLTF).Ces enfants travaillent souvent plus de 14 heures par jour et sont virtuellement traités comme des esclaves.En Haïti d\u2019où nous sont arrivés, depuis une dizaine d\u2019années, le quart des enfants adoptés à l\u2019étranger, on estime que 250 000 enfants vivent dans un état de quasi esclavage.Une étude réalisée par un groupe d\u2019avocats spécialistes des droits de la personne, publiée récemment, montre que la domestication des enfants est érigée en système.Des parents pauvres vendent leurs enfants, pour quelques gourdes (monnaie haïtienne), à des familles urbaines qui les utilisent comme domestiques.Ces enfants ne reçoivent aucun salaire et sont souvent agressés sexuellement par leurs maîtres En Thaïlande où le nombre des prostituées dépasse les deux millions, la moitié d\u2019entre elles sont mineures.Souvent de ces jeunes prostituées sont vendues par catalogue comme de la marchandise et, parfois, l\u2019acheteur a le droit «d\u2019essayer» la marchandise un mois ou deux avant de décider s\u2019il la conserve ou la change.En Chine, rappelle la présidente de la Fédération des parents adoptants du Québec, Mme Claire-Marie Gagnon, 40 000 enfants naissent à toutes les heures.De ce nombre, dit-elle, 15 000, en majorité des filles, seront abandonnés.Ce qui explique que la plupart des bébés inscrits à l\u2019adoption internationale sont de sexe féminin.En Roumanie, où il y aurait 100 000 enfants à être adoptés, selon l\u2019Agence québécoise d\u2019adoption internationale, il y a beaucoup célibataires qui ont eu des grossesses non désirées et qui ont abandonné leur enfant à la naissance.Sous le régime du dictateur Nicolae Ceausescu, l\u2019avortement ou l\u2019interruption d\u2019une grossesse n\u2019était pas permise.Il y a aussi, encore aujourd\u2019hui, beaucoup de famille qui n\u2019arrivent pas à nourrir un enfant de plus et qui l\u2019abandonnenoà sa* naissance.-J M.André Harbec McNeil Mantha inc.266-0275 Pour l\u2019année d\u2019imposition 1991, le plafond pour le REER est fixé à 18 % du revenu gagné en 1990 jusqu\u2019à concurrence de 11,500 $ moins le facteur d\u2019équivalence.En février, aurez-vous l\u2019argent nécessaire à votre contribution?La solution: LES PRÉLÈVEMENTS AUTOMATIQUES.L20950 T.TJXI.ITIÎIII.TI.T.II.I.I: \u2019TT JL2.3ZZ ?COURS cfc PANSE SOCIALE ia**) IKPTUMf tlilll* nnffi\u2014niiiiM iiKnOMEtiiniH isotemu héuim IIStPTUMrillllMI VENMtDI .13 SEPTEMIEtl 111131 ISOTHMEflàUll USEPTOWE'IliaiÜ Dirigé par WBERTUeNMDPnlKseu' diplômé FI D O.Membre C PD DSQ etRRiGITTtKSMAMS Première soirée \u201991 Le samedi 14 septembre i 20 h 11 STOMIE H ill IN ISTOMIE IIIHIN 11 STOMIE 11iai3l (5 semaines) DIMANCHE 8 SEPTEMBRE à 15 h Enfants débutants (7 à 12 ans) MARDI 10 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