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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1952-10, Collections de BAnQ.

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•Vi ‘MIEUX SAVOIR POUR MIEUX SERVIR % '' i'-VWv oC\v X\Vv- ^ ' s\VM III* St RIE fr.I I i« mm DEPARTEMENT' L'INSTRUCTION PUBLIQUE Volume 12, Numéro 2 — QUÉBEC OCTOBRE 1952 Vol.XII N ° 2, octobre 1952, QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION : Éditorial, octobre 1952, Cécile Rouleau, p.161 — Lendemain du Congrès, Omer-Jules Dé-8AULMER8, p.163 — Sa Sainteté Pie XI1 et les Universités, Georges Huber, p.167 — Au Canada, Le IIIe congrès de la langue française, le Comte Robert d’Harcourt, p.172— Idées directrices du Nouveau programme du Cours primaire supérieur, p.179 — Le coin des Inspecteurs, Impression d'un profane, en marge du Congrès des Inspecteurs, Gustave Vekeman, p.187 — Le coin des Ecoles normales, Louis-Joseph Aubin, ptre, p.193 — Le coin des réalisations, l'orthographe .un plaisir 1 Sœur Marie-des-Apôtres, p.m., p.197; Examen de catéchisme, C.A.Shaffer, p.198 — Formation familiale et enseignement ménager.Sœur Marie-Alice-Gertrude, f.de J., p.200.salie LEÇONS-TYPES Religion : 3e année, p.203; 4e année, p.206; 5e, 6e et 7e années, p.210; 8e année, p.213; 9e année, p.218.Langue française : 8e et 9e années, p.222; 12e année, p.229.Mathématiques : 4e année, p.232; 5e année, p.234; 6e et 7e années, p.234; 8e et 9e années, p.237; 10e année, p.241; 11e année, p.243; 12e année, p.244.9 lare Histoire du Canada : 3e année, p.245; 5e année, p.248; 6e année, p.251; 7e année, p.253.Travaux manuels : Blason des travaux manuels scolaires, Frère Georgius, p.255 — Certificat d'affiliation de ce service au College of Handicraft, p.256; Hommage du College of Handicraft à monsieur Michel Savard, inspecteur général des Écoles primaires, p.257 — Plan: tablette de coin, p.258; Plan: lampe, p.259; Jésus artisan au travailleur, p.260.Physique : 10°, 11* et 12e années.Les périodes géologiques, p.261.ENGLISH SECTION : Character Training in the Primary School, Part I, by Brother Thomas, p.263.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES : Chronique de pédagogie, L'Enseignement français au Canada, Maurice Lebel, 3e et 4* page de la couverture.9766 1952 ÉDITORIAL 161 ÉDITORIAL Octobre 1952 par Cécile Rouleau DES septembre, vous avez repris votre tâche avec cette altitude psychologique fort recommandée, spécialement au début d'une année scolaire, alors que, souvent, vous devez travailler avec des élèves que vous connaissez à peine.D'ailleurs, c'est une discipline qui n'est rien autre chose qu'une modeste application de ce mot fameux dont parle Paul Bernard: (( savoir afin de prévoir et de pouvoir )).Après quatre semaines, vous possédez une certaine connaissance de votre classe; de leur côté, vos élèves ont appris à vous comprendre et vous commencez le travail d'octobre, assurés du plus fructueux rendement.Toutefois, ce succès est conditionné.Si ce mois favorise davantage la stabilité au travail par les faveurs qu'offre la nature: air plus frais et plus sec; par l'attrait d'un matériel scolaire renouvelé: cahiers immaculés, aide-mémoire de vos divers enseignements, livres nouveaux, appât pour ces jeunes intelligences avides de savoir; si tout invite, enseignants et enseignés, à quitter définitivement les lassitudes des beaux mois d'été, pour reprendre la tâche scolaire avec plus d'ardeur et d'ambition, ces facteurs à eux seuls, ne peuvent assurer le succès.Les ressources morales, d'où émanent les plus grandes et les plus solides réali~ salions, pleinement exploitées et mises au service des principes pédagogiques, viennent compléter ce premier travail.La retraite d'entrée, les conférences pédagogiques vous ont déjà permis de considérer ces deux aspects, tant vis-à-vis vous-méme que vis-à-vis vos élèves.(( L’Enseignement primaire )), dans l'un et l'autre cas, veut vous aider par ses conseils appropriés.Encore faut-il que vous lisiez les divers articles de fond que la revue offre à votre étude et que vous relisiez les directives générales du programme des écoles primaires élémentaires, véritable traité de pédagogie et de psychologie adapté à l'école canadienne-française.Les directives des classes primaires supérieures, annoncées déjà, seront publiées d'ici décembre.Une première partie fait l'objet d'une chronique dans le présent numéro.(( Lendemain de congrès )) vous transmet les directives de M.Orner-Jules Désaulniers, surintendant de V Instruction publique.Sous cette rubrique, notre chef à tous commence une série d'articles qui constituent un véritable (( garde-à-vous )) pour la sauvegarde de la pensée et de la langue française de notre religion et de nos droits.Ces directives s'adressent au personnel dirigeant, au personnel enseignant et aux élèves.Nous publions dans les pages qui suivent le premier article concernant le personnel dirigeant.Comme corollaire du congrès de la langue française, nous extrayons de « La Revue des Deux Mondes » un article du Comte d'Harcourt de VAcadémie Française et délégué au congrès.C'est une relation qu'il faut lire. 162 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre La chronique internationale vous fera entendre les enseignements de Sa Sainteté le Pape Pie XIP aux représentants de différentes universités réunis à Rome en juin dernier.Après les fêtes grandioses qui viennent de se dérouler à Québec, nous ne pouvions mieux choisir que la Voix du Vatican pour rendre hommage à V Université Laval.Une autre relation, celle du congrès des Inspecteurs, vous informera du grand intérêt que portent ceux-ci, à Vamélioration du système d'enseignement et de nos programmes.Nous présentons le dernier d'une série d'articles publiés l'an dernier sur les écoles normales.Nous remercions monsieur J.-P.Labarre, directeur général des écoles normales d'avoir obtenu de monsieur l'abbé Aubin d'aussi précieux renseignements sur la question.Le Coin des réalisations, source d'heureuses suggestions vous invite à faire bénéficier les lecteurs de « L’Enseignement primaire )) de votre expérience.Adressez sans plus tarder au Secrétariat le rapport de vos expertises.1 ous déplorerez sans doute Vabsence de leçons-types pour certaines années du cours primaire élémentaire.Par contre, vous constaterez que les manuels correspondants rédigés suivant les directives du programme sont édités.Nous avons voulu la pleine exploitation de ces traités oh la matière didactique vous est largement servie, surtout dans les livres du maître.Nous attirons votre attention sur les leçons de religion préparées avec grand soin et approuvées par les auteurs mêmes des directives du programme de religion.Les leçons de français de 8e et de 9e année comportent, comme centre d'intérêt, LUni-versité Laval.Nous avons pensé que les élèves de ces cours pourraient apprécier un tel choix, surtout après les informations que ceux-ci ont reçu par les divers journaux au cours du mois de septembre, à l'occasion du centenaire de V Université.En raison de Vattention que la revue portera cette année aux classes du cours primaire supérieur, nous saurions gré aux titulaires de celles-ci de bien vouloir nous faire parvenir les conseils qu'ils jugeront à propos.Nous nous ferons un plaisir d'y donner suite, en autant qu'ils seront approuvés par le Comité supérieur.V oilà, en bref, ce que le mois d'octobre offre pour vous aider dans votre tâche.Cette documentation, ajoutée à celle que nous avons publiée au cours des années antérieures, i.e.depuis 1948, donc en rapport avec les directives du nouveau programme d'études, vous permettra de compter la revue officielle du Département, comme l'une des sources d'information de la science pédagogique, psychologique, sociale et religieuse, capable d'orienter votre travail et de garantir votre rendement, suivant les desiderata de Vautorité qu'est pour la province de Québec, le Comité catho-liq ue du Conseil de VInstruction publique, dont monsieur Désaulniers est le digne président.CÉCILE ROULEAU. 1952 ÉDUCATION ET FORMATION 163 1* * T ?F" J mJ J * ml J A * par monsieur O mer-Jules Désaulniers, D.Péd., Surintendant de P Instruction publique.N.D.L.R.Sous ce titre, (( L’Enseignement primaire » 'publiera une série d'articles où monsieur le Surintendant de V Instruction publique donnera des directives au personnel dirigeant, au personnel enseignant et aux élèves de la Province.DIRECTIVES AU PERSONNEL DIRIGEANT LE IIP congrès de la langue française a attiré l’attention de l’école sur quelques-unes de ses nombreuses et lourdes responsabilités.Parmi celles-ci, il en est une d’ordre général qui comprend toutes les autres: la conservation et le développement de la pensée et de la langue française.S’il est vrai que l’on attribue souvent à l’école des tâches qui ne sont pas les siennes, il faut bien admettre qu’elle ne peut pas ne pas se reconnaître l’un des agents les plus responsables de la qualité de la pensée et de la langue d’un peuple.Nous sommes d’ailleurs convaincus que dans le passé l’école de chez nous n’a pas failli à sa tâche de servante de la pensée et de la langue françaises et qu’elle a bien l’intention d’être toujours fidèle à sa mission.Cependant, pour bien servir une cause et ne pas la trahir à son insu, il importe de réfléchir sur les obligations concrètes qu’elle impose, surtout lorsque des conditions nouvelles nées de l’évolution inévitable et nécessaire du monde, comme le sont les moyens modernes de communication et d’échange d’idées, offrent des dangers jusque là inconnus et créent des devoirs nouveaux.A titre de Surintendant de l’Instruction publique, je crois qu’il est de mon devoir d’orienter et de diriger l’action de ceux qui doivent, dans et par l’école, apporter leur collaboration à l’œuvre commune de la vie française.La tâche de chacun étant différente selon la place qu’il occupe dans la hiérarchie scolaire, je m'efforcerai de préciser les tâches particulières qui incombent aux trois groupes principaux qui constituent le monde scolaire: le personnel dirigeant, le personnel enseignant, les élèves.Dans ce premier article, je 164 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre veux m’adresser principalement à tout le personnel dirigeant pour attirer son attention sur certains problèmes qui le concernent particulièrement.Par personnel dirigeant, il faut entendre tous ceux qui occupent un poste de commande dans la régie pédagogique de nos institutions d’enseignement ou qui, par les études spécialisées qu’ils ont faites, exercent une autorité morale sur le personnel enseignant de nos écoles.Tels sont les inspecteurs, visiteurs, directeurs d’études, directeurs d’écoles, préfets, orienteurs, psychologues, professeurs des écoles de formation pédagogique, et, en général, les graduées de nos écoles universitaires de pédagogie.* * * L’une des fonctions essentielles du personnel dirigeant c’est de créer et d’insuffler l’esprit qui doit animer et vivifier l'école.Cet esprit, c’est en quelque sorte l’idéal qui doit inspirer, orienter et stimuler nos pensées, nos paroles et nos actes.C’est de lui et par lui que l’école vit comme d’ailleurs chacun de nous vit de et par son âme.Cet esprit, ou plutôt cette âme créée et nourrie par le personnel dirigeant doit, pour vivre et agir, habiter un corps qui lui soit proportionné et adapté.C’est pourquoi, une autre fonction non moins importante du personnel dirigeant, c’est de conserver et de créer au besoin des cadres scolaires capables de recevoir cet esprit et de le servir selon ses exigences comme le corps doit servir son âme.Mais, pour que notre école remplisse comme il convient son devoir auprès de notre population québécoise, elle doit être animée d’une âme et posséder une organisation dont les caractéristiques essentielles seront celles-là même de notre peuple: catholique et français.Pour le moment, nous ne considérons que la seconde de ces caractéristiques, même si dans la pratique il est difficile de les dissocier.Notre pensée pédagogique sera donc française dans son inspiration aussi bien que dans ses manifestations, ce qui de toute évidence n’exclut pas une adaptation nécessaire à notre milieu propre.Le nouveau programme d’études des écoles élémentaires n’est-il pas, en partie et sur certains points, une adaptation du programme d’études belge ?Un juste équilibre dans la recherche des valeurs spirituelles et matérielles, culturelles et utilitaires ainsi que dans le souci de répondre aux exigences des personnes et de la collectivité sera sa note distinctive.Or, il nous semble que cette conception française de la pédagogie et de l’école court présentement un danger nouveau.En effet, depuis environ un quart de siècle, et davantage depuis une dizaine d’années, notre personnel dirigeant, animé d’un désir, très louable en soi, de perfectionnement et de progrès, cherche à se renseigner sur les doctrines et les réalisations pédagogiques de l’étranger.Il est normal qu’il en soit ainsi car les sciences pédagogiques, comme les autres sciences, ne connaissent pas de frontière.Mais c’est une chose de se renseigner sur les progrès d’une science à l’étranger, et 1952 ÉDUCATION ET FORMATION 165 c’en est une autre d’entreprendre des études et de les poursuivre dans des pays ou dans les ouvrages de pays dont la langue, la façon de penser et même la philosophie de l’éducation, sont fort différentes des nôtres.Ainsi, nous pouvons nous demander si les sources où s’abreuve notre élite ne sont pas trop exclusivement anglo-saxonnes et américaines.S’il en était ainsi, la note française faite d’humanisme, de logique, de mesure et de clarté dans la pensée et l’expression qui doit caractériser notre pédagogie, serait gravement compromise.Chez certains membres du personnel dirigeant, il n’y a pas de doute que le mal soit déjà avancé.Il n’est que de lire leurs écrits ou d’entendre leurs conversations pour s’en convaincre.L’on y rencontre tout d’abord un vocabulaire d’inspiration nettement anglaise ou américaine: néologismes d’un goût douteux, traductions boiteuses, anglicismes.Qu’il soit parfois difficile de trouver pour certains termes des équivalents bien français; que le fait de faire un usage occasionnel de certains mots anglais caractéristiques de faits particuliers à nos voisins ne constitue pas une menace sérieuse à notre culture, nous le concédons volontiers.Mais ce qui nous inquiète, c’est le peu de souci que l’on a, en certains milieux, de rechercher ou, à défaut, de construire une terminologie bien française.Si l’influence que nous déplorons s’arrêtait là, ce serait certes déjà regrettable mais la pensée française pourrait être sauvée quand même.Malheureusement, chez plusieurs de nos pédagogues, les expressions, la structure des phrases sont anglaises.Et alors, il y a bien des chances que la pensée elle-même le soit, car si les mots ne sont que l’ornement de la pensée, les phrases en sont le moule, et nous doutons fort qu’une pensée bien française puisse s’accommoder d’un moule anglais.Le mal est encore plus grave quand on admire et cherche à imiter un seul type déterminé de techniques pédagogiques et d’organisation matérielle, pédagogique et disciplinaire de l'école, car alors l’esprit même qui anime cette école a fait son œuvre: nous sommes en présence d’un pédagogue étranger, même s’il proteste de sa fidélité envers les siens.Enfin, plus gravement atteints encore sont ceux qui, après avoir accepté le vocabulaire, les expressions et les techniques, acceptent explicitement même la philosophie pédagogique américaine.Ceux-là sont des étrangers dangereux puisqu’ils servent, consciemment ou non, un idéal différent de celui de leur nationalité.Dans cette catégorie, on peut placer, par exemple, ceux qui organisent le programme des maisons d’enseignement qu’ils dirigent, selon la conception américaine de l’école moderne ou encore utilisent des manuels parfois traduits, mais non adaptés à notre mentalité et à notre esprit français.Prennent aussi figure d’ennemi dans la place les professeurs et les conférenciers qui se contentent de donner des traductions presque littérales de manuels étrangers.Le pire est certainement qu’il n’est pas nécessaire de sortir du pays et de la province pour acquérir graduellement cette déformation.Combien de nos dirigeants du monde pédagogique ont subi cette influence jusqu’à l’un ou l’autre de ces degrés ?Il serait assez difficile de le dire; mais 166 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre le danger que présente pour notre école cette infiltration étrangère est évident.Et je crois que je manquerais à un devoir grave si je ne jetais un cri d’alarme.En effet, il me semble que l’œuvre d’un surintendant de l'Instruction publique de la province de Québec serait réduite à fort peu de choses, même si d’autre part il réussissait à accomplir beaucoup de bien, si l’esprit français qui a toujours animé notre pédagogie devenait en péril sans qu’il intervienne.Comment prévenir ce danger ?Comment réparer le mal déjà fait avant qu’il ne soit trop tard ?Reconnaissons tout d’abord la nécessité de connaître les doctrines et les réalisations pédagogiques étrangères.C’est là un excellent moyen d’enrichissement.Nous croyons cependant que seuls des gens ayant une culture personnelle suffisante peuvent s’enrichir d’une culture étrangère sans trahir la leur.Pour les autres, il ne peut être question d'enrichissement mais tout simplement d’échange, d’imitation servik .Ceux qui se sont abreuvés aux sources pédagogiques américaines n’avaient certes pas tous la maturité ni la culture nécessaires à la poursuite de telles études.Ne pouvant s’assimiler cette pensée, ils ont été assimilés par elle.Aussi, ceux qui prennent la responsabilité de former le futur personnel dirigeant de notre école ne devraient, il nous semble, s’adresser qu’à ceux-là qui sont vraiment capables de recevoir leur enseignement, et encore faire un effort d’adaptation à notre esprit français qui soit une garantie efficace contre tout danger.Comme second remède et comme préventif, nous suggérons que le personnel dirigeant s’abreuve davantage et plus directement aux sources de la pensée pédagogique d’inspiration française.En ce domaine comme en bien d autres, la France, la Belgique, la Suisse ne manquent pas de maîtres qui pourraient inspirer les nôtres.Enfin, pour éviter les dangers d’une spécialisation trop exclusive, conserver ^a pureté de leur langue et faire contrepoids à l’influence inévitable d une langue seconde devenue nécessaire à nos chefs de groupe, nos pédagogues ne devraient jamais cesser de pratiquer les meilleurs auteurs français.Cependant, que nous prenions notre inspiration en Amérique ou en Emope, il ne devrait jamais être question d’importation pure et simple d idées ou de techniques.Ce qui est français est certes plus près de nous par la forme et 1 expression de la pensée, mais le fond peut quelquefois nous êtie tout à fait étranger.Nous devons donc élaborer notre propre pédagogie, en pienant aux autres et en adaptant ce qui nous convient, mais mieux encore pai notre réflexion personnelle sur nos problèmes et nos besoins.C’est ainsi seu ement que notre personnel dirigeant arrivera à développer un esprit et une organisation pédagogiques qui nous soient propres et qui reflètent la mentalité catholique et française de notre peuple d’Amérique.(à suivre) Omer-Jules Désaulniers. 1952 ÉDUCATION ET FORMATION 167 EN HOMMAGE À L’UNIVERSITÉ LAVAL Sa Sainteté Pie XII et les Universités par Georges Huber, journaliste, Rome FORMATION INCOMPLÈTE, FORMATION COMPLÈTE EN juin dernier le Saint-Père reçut en audience le Studium Urbis: quelques centaines de professeurs et quelques milliers d’étudiants de l’université de Rome.La famille universitaire de la capitale italienne n’était pas au complet, car à Rome comme dans les autres capitales d’Europe, le laïcisme a pénétré dans l’enseignement supérieur.On y trouve certes des chrétiens exemplaires, mais on y rencontre aussi des indifférents, des incroyants et même parfois des sectaires.Le Studium Urbis de 1950 ne baigne plus dans l’atmosphère chrétienne de ses origines médiévales.Audience attendue depuis longtemps, et par le Chef de l’Eglise, soucieux de donner ses encouragements paternels et ses directives aux universitaires, et par les étudiants, désireux de remercier publiquement l’Evêque de Rome de leur avoir construit, au sein de la cité universitaire, une imposante chapelle consacrée à la Sagesse éternelle.A cet auditoire d’élite, Sa Sainteté adressa un grand discours qui confirme — et en certains points explicite — la magistrale Encyclique de S.S.Pie XII sur l’éducation (Divini illius Magistri).Du discours du Saint-Père, nous relèverons et commenterons des considérations, sur deux questions capitales: le rôle de l’université dans la nation, et le rôle de l’Évangile dans l’université.Faut-il relever que, mutatis mutandis, les vues et directives du souverain Pontife s’appliquent aussi aux autres degrés de l’enseignement, spécialement dans les pays où les postes de commande sont moins réservés qu’en Italie aux hommes et aux femmes munis de grades académiques ?* Etudiant aujourd’hui, chef demain Dès son exorde, le Saint-Père dit son émotion de se trouver en présence de ceux qui seront les chefs de demain : (( Quantité de gens qui auront besoin de vos conseils, de votre aide et de votre main, recourront demain pleins de confiance à vous.De vos décisions dépendront la vie de tant de malades, la paix de tant de familles, le triomphe de la justice, Véducation de tant d’enfants, le sort de tant de travailleurs.Votre capacité personnelle aura une influence décisive sur le progrès du pays, sur le sage emploi de ses richesses, sur le développement de l’industrie, des moyens de communications, des routes, de la navigation, de la technique, sur, la sécurité, sur la santé publique, sur Véconomie, sur le visage extérieur de la patrie ».En un mot, les étudiants universitaires d’aujourd’hui seront demain (( Vintelligence de la patrie.Ils en seront surtout le cœur, car d’eux dépendra grandement le bien-être du peuple, la sainteté des lois, l’honnêteté des mœurs, la rectitude politique, la bonne entente internationale, la paix solide et durable ».Une observation de S.S.Pie XI .Une remarque: le Pape ne restreint pas aux seuls élèves des écoles supérieures la future direction de la cité.Des usines, des campagnes, et des ateliers d’artisans peuvent Î68 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre sortir de vruis cliefs, depourvus de grades îicâdeiïiic[iies, ni;iis abondâ-inrneiit pourvus d’autres qualités, tout aussi necessaires aux dirigeants, experience des hommes et des choses, bon sens et sens social, courage, honnêteté professionnelle.L’Église bénit la promotion ouvrière.Il nous souvient que S.S.Pie N.I n aimait pas voir reserve aux universitaires le titre d’intellectuels.Et son Successeur ne considère pas les universitaires d’aujourd’hui comme les seuls chefs de demain: echnique, aux Hautes Etudes commerciales et aux Facultés scientifiques universitaires, a 1 Ecole Supérieure d’Agriculture, à l’École Supérieure de Commerce, aux ecoles normales et autres.” 1952 ÉDUCATION ET FORMATION 183 “c) La section commerciale est de quatre ans; elle prépare à un emploi dans le monde des affaires dès la fin du cours.On pourra y ajouter une 5e année pour préparer à certaines fonctions plus élevées.” “d) La section agricole est de deux ans; elle prépare immédiatement à la profession d’agriculteur.“e) La section industrielle est de cinq ans; elle a pour objet la préparation d’ouvriers qualifiés, de contremaîtres d’ateliers, etc.Cette section, cependant, ne pourrait être ouverte qu’avec une autorisation spéciale du Comité Catholique.” (1) Chez les filles, le cours comprend quatre (4) sections: générale, familiale, d’arts domestiques, commerciale.“11 ne faut jamais perdre de vue que le but principal de l’éducation des jeunes filles est de les préparer à remplir chrétiennement leur rôle familial et social.Par conséquent, dans toutes les sections des écoles primaires supérieures de filles, l’enseignement doit être pénétré d’un esprit net tement féminin et familial.En outre, dans chacune des sections, le programme doit comporter un dosage suffisant d’enseignement ménager.” “a) Une section générale de cinq ans, préparent aux écoles normales, aux écoles de Service social et d’infirmière, à l’Ecole supérieure de Pédagogie familiale, à l’École de Sciences domestiques et autres.” “6) Une section/amfb’aZe comportant un cours de trois ans après la 9e année générale.Les élèves qui, après avoir terminé le cours ménager, feront avec succès une année d’école normale, recevront le brevet élémentaire d’enseignement.Celles qui feront une année à l’École supérieure d’Enseignement ménager recevront le certificat de compétence ménagère.” “c) Une section des arts domestiques cours de deux ans après avoir terminé le cours élémentaire pour celles qui désirent se former immédiatement aux vertus et aux travaux d’une bonne maîtresse de maison.” “d) Une section commerciale de quatre (4) ans, pour les employées ordinaires de bureau.On pourra y ajouter une 12e année pour celles que leur rang appelle à des fonctions plus élevées dans le monde des affaires.(1) Tant pour les jeunes garçons que pour les jeunes filles, d’autres sections peuvent toujours être créées par le Comité Catholique.3° SON BUT, SON ESPRIT Le cours primaire supérieur a un triple but: continuer le développement de la personnalité; offrir les avantages d’une instruction plus poussée; pourvoir aux besoins de la société.a) Continuer le développement de la personnalité “.dans l’ordre présent de la Providence, c’est-à-dire depuis que Dieu s’est révélé dans son Fils unique, qui seul est la Voie, la Vérité et la Vie”, il ne peut y avoir d’éducation complète et parfaite en dehors de l’éducation chrétienne (2).La personnalité que doit continuer à former le cours primaire supérieur, comme tout autre enseignement au second degré, est donc la personnalité chrétienne, celle qui, par un libre choix, pense, juge, agit avec constance et esprit de suite d’après la droite raison éclairée par la foi.(1) Proces-verbal Séance du 15 février 1950 du Comité Catholique du Conseil de l’Instruction publique.Page 8 et 9.(2) Encyclique sur l’éducation. 184 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre C’est donc l’insigne privilège des éducateurs catholiques, de posséder, et en totalité, l’orientation, la lumière et les moyens qui assurent le succès de la véritable œuvre d’éducation.Le but à viser est précis: coopérer avec la grâce divine pour former de parfaits chrétiens, catholiques, c’est-à-dire de véritables caractères, des hommes complets.La conviction des maîtres doit être fermement établie: plus le caractère chrétien sera accentué plus grande sera la valeur strictement humaine de l’homme qu’ils auront contribué à former.b) Offrir, dans la mesure du possible, les avantages d’une instruction plus poussée Le cours primaire supérieur veut augmenter les connaissances de ses élèves et surtout leur initiation à apprendre.Double objectif: instruire, former.Double objectif à maintenir constamment en vue dans toutes les sections du cours; double objectif réalisable de façon différente toutefois selon les sections.Les maîtres insisteront davantage sur les connaissances auprès des élèves qui y comptent pour gagner leur vie immédiatement au sortir de l’école supérieure; chez de tels élèves cependant ils chercheront quand même à éveiller la curiosité intellectuelle, l’amour du savoir.Tenant compte de leur milieu de vie, de leurs intérêts particuliers, de leurs capacités intellectuelles et physiques, ils leur indiqueront les meilleures sources de culture générale et de culture professionnelle.A bien plus forte raison, auprès des élèves qui se dirigent vers des études encore plus avancées au sortir du primaire supérieur, importe-t-il d’insister sur les habitudes de travail, sur la formation intellectuelle plutôt que sur l’accumulation immédiate du plus fort bagage de connaissances.Le maître cultivera l’esprit de recherche, posera des problèmes à résoudre tout en montrant non les solutions mais les sources de solutions.Il ne s’agit pas tant de parcourir de nombreux manuels que d’acquérir, dans les matières au programme, grâce à un auteur sérieux, les connaissances de base sûres, permettant la solution des problèmes; il s’agit moins de mémoire à charger de faits disparates que de curiosité à éveiller, de jugement à former et de lien à mettre entre les connaissances; il s’agit d’arriver au souci des nuances, à la méfiance en regard des affirmations trop absolues.Curiosité et méfiance qui s’accompagnent de confiance parce que l’élève sait où et comment chercher, avec quel discernement accepter les affirmations présentées.L’encyclopédisme et le verbalisme sont deux grands écueils à éviter.Le premier, l’encyclopédisme, tient peut-être de la culture ou de la mémoire des événements mais non de la science; en effet, la vraie science n’est pas une simple accumulation, mais une vue ordonnée des faits et surtout une disposition à comprendre facilement et à juger sûrement; elle s’acquiert par la réflexion personnelle et la maîtrise des principes.Quant à l’autre danger, le verbalisme, il consiste à apprendre et à retenir de mémoire ce qu’il faut pour passer un examen sans souci ni possibilité d’assimilation personnelle.Il est le fruit sec de tout enseignement prématurément reçu.Les puissances d’assimilation de l’élève de 16 ans sont très éloignées de celles du même élève à 18 ans surtout quand il a subi l’épreuve de l’entraînement aux bonnes habitudes intellectuelles.Le programme du second degré en tient compte.La vie de 1 esprit doit être d’accord avec le réel.C’est le propre d’une bonne école que de chercher à s’en approcher le plus possible.“L’école est afîirmatrice de vie (3).Le maître doit faire nombreuses les possibilités “d’agir”, d’exécuter ce ff116 1 élève sait faire, pour confronter ses connaissances avec le réel.Il faut descendre dans le concret; les sciences naturelles plus que toute autre matière devraient y aider.L’adolescent ne doit pas se fixer au globalisme enfantin.Les (3) Monseigneur E.Devaud, Fribourg, 1938. 1952 ÉDUCATION ET FORMATION 185 détails ont un sens et une valeur qu’il faut savoir apprécier; d’où, nécessité d’analyse approfondie avant de passer aux synthèses dont cet âge est si friand.Par des expériences bien montées, le maître saura mettre en garde contre les systématisations hâtives, les conclusions immédiates, les affirmations trop absolues.Il apprendra à l’élève qu’en discutant de tout sans préparation sérieuse et sans la prudence qui fait douter, l’on commet des erreurs coûteuses, regrettables.La méthodologie particulière, au début de chaque matière du programme, dit comment la matière contribue pour sa part à cette formation progressive mais rigoureuse de l’esprit.c) Pourvoir aux besoins de la société Le cours du second degré doit fournir nombre de travailleurs de l’esprit et les meilleurs des travailleurs manuels dont la société a besoin.Chaque individu a son rôle à jouer dans la bonne marche de la société.Mais pour le remplir efficacement, pour apporter sa contribution personnelle au bien commun, il doit devenir conscient de la nature et de l’importance de sa tâche; il doit acquérir la conviction de sa juste valeur personnelle, de ses possibilités comme de ses limites; il doit être aidé, stimulé au travail de sa formation pour arriver à rendre tous les services qu’on attend de lui.Combien plus vrai et plus grand est ce rôle dans une ambiance non pas seulement de simple fraternité humaine mais bien de charité chrétienne ! Tout chrétien est appelé à se dépasser lui-même pour être au service de Dieu dans la personne de tous les humains.“Un chrétien est un homme à qui le Christ a confié tous les hommes” (S.Augustin).L’élève du second degré doit comprendre toujours mieux qu’il est destiné à de grandes responsabilités.Le cours du second degré, doit offrir au monde des hommes libres, capables de penser et d’agir par eux-mêmes, sous le regard de Dieu et de l’Église, des hommes équilibrés, éclairés sur leurs devoirs, fortement préparés à rendre service, désireux de prendre la place qui leur revient dans une société qui les attend et qui, par eux, sera meilleure.La formation du sens familial, civique, politique et social est donc l’une des plus lourdes tâches de l’école au niveau du primaire supérieur.Les garçons ont autant besoin que les filles de préparation familiale : collaborer avec le Père éternel pour lancer dans l’existence des destinées éternelles suppose une conscience de la grandeur, de la noblesse, de la paternité et de la maternité humaines.Il faut parvenir à une forte maîtrise de soi, l’acquisition d’une prudence à la fois naturelle et surnaturelle qui permette de forger des caractères, de marquer du sceau du Christ les âmes dont on a la charge.Les vies futures trouveront une meilleure assurance de bonheur dans les parents que l’école leur aura préparés.Mais le bonheur des familles est partiellement sous l’orbe d’influence de la société civile.La société civile en effet procure à la société familiale plusieurs des moyens nécessaires pour atteindre sa fin principale: la bonne éducation des enfants.C’est elle, la société, qui assure le bien commun temporel, le mieux vivre terrestre, et qui, en même temps doit aider chacun à atteindre la fin ultime, surnaturelle, pour laquelle il existe.Mais les sociétés civiles sont ce que les font les citoyens qui les composent; les chefs civils et politiques sont choisis par le peuple.Quand les démocraties ne reposent pas sur le sacrifice de l’intérêt particulier à l’intérêt général, sur le respect absolu de la personne humaine, sur une saine hiérarchie des valeurs, sur une solide connaissance et une observance scrupuleuse des principes, elles portent en elles-mêmes le venin qui les tue après avoir compromis le salut éternel de quantité de leurs membres.Le cours primaire supérieur veut convier ses élèves à un rôle civique bien différent.Leur éducation 186 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre chrétienne doit les préparer à être de parfaits citoyens, les meilleurs.Le civisme est justice ou charité, toujours vertu dans une conscience catholique.Semeurs de vérité, artisans de l’ordre, dignes serviteurs de l’autorité légitime, les jeunes diplômés du primaire supérieur auront en horreur toute compromission douteuse, toute corruption, toute obnubilation de leur pleine conscience afin d’être, chacun par son suffrage, les juges et les auteurs des destinées de la cité.“Chaque sentinelle est responsable de tout l’empire” (S.Exupéry).Plusieurs des diplômés du second degré seront des entraîneurs par leur savoir et leur savoir-faire, dans leur milieu de vie; il est important d’insister sur cet aspect de leur vocation.La conduite heureuse des hommes suppose amour et respect de l’homme, souci de son bonheur, souci de sa perfection humaine et chrétienne.La découverte des chefs s’impose; l’école doit les préparer à leur mission.Les maîtres verront avec sollicitude à préparer, autant que possible, tous les élèves à un tel service, à assumer de telles responsabilités, mais surtout ceux qui apparaissent déjà avec des qualités de chef, d’entraîneur.Ils verront à ce que leur esprit s’ouvre progressivement à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise, que leur cœur progressivement s’éprenne du bien-être social de ceux dont ils auront la direction comme patron ou contremaître.Pour résumer ces considérations sur ce que doit être le cours primaire supérieur et les buts qu’il entend poursuivre, rien ne sera meilleur que d’essayer de décrire l’esprit qu’il devra inculquer à tous ses élèves.Le cours veut donc pour chaque élève: a) Assurer le développement harmonieux de la personnalité chrétienne, physique, intellectuelle, morale, religieuse.b) Eveiller au sens des responsabilités individuelles, comme homme et comme chrétien.Faire prendre une conscience nette des responsabilités sociales que la Providence attache aux dons particuliers qu’elle distribue.c) Proposer un haut idéal chrétien, familial, professionnel et social, capable de susciter et de maintenir d’ardentes, de puissantes et de saines ambitions.d) Soutenir dans la poursuite de cet idéal et permettre l’apprentissage progressif de la liberté sous la vigilante confiance de maîtres compréhensifs.5 ^ f) Développer la joie et l’honneur d’être appelé, par ses dons, à servir Dieu, l’Eglise, la patrie, le prochain./) Donner des connaissances de base suffisamment étendues et faire connaître les sources du savoir.g) Développer une saine curiosité intellectuelle, l’esprit de recherche personnelle et entraîner à d’excellentes méthodes de travail.h) Amener à déduire et à induire avec justesse, apprendre la prudence dans les jugements.(à suivre) 1952 ÉDUCATION ET FORMATION 187 Le coin des Inspecteurs.Impression d'un profane EN MARGE DU CONGRÈS DES INSPECTEURS par Gustave Vekeman^ Officier des Relations extérieures, Secrétariat de la province de Québec.CETTE année, le congrès des inspecteurs d’écoles ne semblait pas, à prime abord» présenter un programme chargé, du moins, quant au nombre des sujets d’études-Mais, en pratique, il s’agissait là d’une sorte de mirage, car la vérité nous oblige à soutenir que les assises en question ont été, probablement, les plus importantes, jusqu’ici, à catise même de l’objet des discussions.Ce fut une semaine de labeur intense.Et, s’il ne nous est pas permis de révéler toutes les décisions prises, ces dernières devant être étudiées par le Comité Catholique du Conseil de l’Instruction publique, nous qui avons suivi pas à pas, pour ainsi dire, la marche des délibérations, nous sommes en mesure d’affirmer que les inspecteurs d’écoles ont tenu, cette année, une assemblée d’une envergure nationale et qui fera époque dans l’histoire de l’inspectorat de la province de Québec .Ainsi, on a suggéré la création d’un Comité permanent pour l’étude des formules de préparation des rapports du corps inspectoral.Ce comité, exclusivement composé d’inspecteurs d’écoles, se chargerait de donner des suggestions pratiques visant à simplifier au minimum ces trop longues formules.Les autorités du Département de l’Instruction publique modifieraient ensuite les textes dans le sens désiré.La promesse en a été officiellement faite par le Surintendant de l’Instruction publique, monsieur Omer-Jules Désaulniers, lors de l’ouverture du congrès, à la salle des Bills Privés, au Parlement, à Québec, le 21 juillet, à 10 heures a.m.Au cours du congrès, présidé et dirigé par l’inspecteur général des Ecoles, monsieur Michel Savard, on a annoncé que le nouveau programme de religion du cours primaire supérieur serait appliqué dès septembre 1952.On a également étudié l’organisation d’une section latin-sciences, dès la 8e année, dans les écoles sous contrôle, et la réorganisation du service des statistiques scolaires, au Département de l’Instruction publique même.Actuellement, les statistiques en général, relèvent du ministère provincial de l’Industrie et du Commerce; il faudrait donc une loi spéciale pour rattacher les statistiques des trois degrés de l’enseignement au Département de l’Instruction publique.Ces quelques suggestions énoncées, font voir le grand intérêt qu’apportent nos inspecteurs d écoles pour toute amélioration de notre système d’enseignement; ils sont placés pour mieux en apprécier les avantages, en noter les lacunes et en suivre les répercussions chez la masse écolière: d’où sortiront les dirigeants religieux, sociaux et politiques de demain.Cette future classe dirigeante viendra nécessairement du peuple et de l’école primaire.De même que 1 on ne peut venir à la vie sans une naissance corporelle, ainsi on ne saurait acquérir des connaissances scientifiques, littéraires et religieuses, sans avoir passe par 1 école primaire.De là l’importance du rôle considérable des inspecteurs, grands responsables de l’ecole primaire.Au reste, c’est là un point sur lequel le Surintendant de 1 Instruction publique a tenu à appuyer, au cours de son allocution d’ouverture du congrès des inspecteurs d’écoles du Québec. 188 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre M.OMER-JULES DÉSAULNIERS Présenté par le président du Congrès, monsieur Michel Savard inspecteur général des écoles de la province de Québec qui, auparavant avait déclaré ouvertes les assises du congrès, monsieur Désaulniers, après les félicitations d’usage déclare, que, pour lui, le terme d’inspecteurs d’écoles est périmé, sinon d’appellation, du moins de fait; les inspecteurs d’écoles sont des surintendants de districts.Ils y jouent absolument, sur un territoire moindre, le rôle du Surintendant de l'Instruction publique.Aussi, les congrès d’inspecteurs d’écoles ont-ils un double but: permettre aux inspecteurs de se connaître et, surtout, leur aider à se bien pénétrer de l’importance primordiale de leurs fonctions.M.Désaulniers fait ensuite un bref historique du corps inspectoral, mettant en évidence les progrès accomplis depuis une vingtaine d’années: plus grandes qualifications requises, lors de leur nomination; augmentation du nombre des inspecteurs et des traitements.M.Désaulniers traite aussi du développement de l’enseignement scolaire en général, appuyant particulièrement sur l’enseignement ménager.Ce développement général a, tout naturellement, donné naissance à de nouveaux problèmes d’ordre psychologique, sociologique, pédagogique et économique.Les inspecteurs, pris dans l’engrenage de ces développements, doivent se montrer non seulement pédagogues avertis, mais aussi d’excellents administrateurs.Ils doivent posséder une culture générale étendue et jouir d’un jugement solide et prompt.Il leur faut se mettre au courant de toutes les données nouvelles, particulièrement dans le domaine psychologique.Comme administrateurs, ils doivent bien peser toute recommandation qu’ils adressent au département, spécialement, lorsqu’il s’agit de doter une municipalité d’écoles nouvelles.Il ne faut pas recommander la construction d’écoles dont le coût serait onéreux pour une paroisse, ce qui aurait pour résultat de jeter la commission scolaire de cette municipalité dans les bras de l’État, chose à éviter.L’inspecteur d’écoles ne doit pas être un simple surveillant de l’application du programme scolaire, mais bien un administrateur de la chose scolaire, tant au point de vue intellectuel que financier.Il est le conseiller, l’aviseur des commissaires d’écoles, lorsque surgit la question de nouvelles écoles, et c’est alors que l’inspecteur doit pouvoir compter sur un jugement solide et sur beaucoup de doigté.M.Désaulniers annonça, enfin, que les inspecteurs allaient, sous peu, recevoir des directives très précises, au sujet de l’enseignement du français, parlé et écrit.M.Désaulniers, en terminant, rendit hommage au travail gigantesque de l’inspecteur général des écoles primaires, M.Michel Savard, de ses deux adjoints, MM.J.-Wilfrid Caron et Donat Lapointe, et du Secrétaire français du Département de l’Instruction publique, M.B.-O.Filteau.M.B.-O.FILTEAU Chaleureusement invité à prendre la parole par monsieur le président du Congrès, M.Filteau manifeste sa joie de revoir les inspecteurs; il souligne que, plus on avance dans la vie, plus on apprécié les réunions familiales.« Or, dit-il, les congrès d’inspecteurs d’écoles sont, pour moi, des reunions de famille, car nous sommes tous unis par les liens du travail et de la profession.I ous êtes, messieurs, les troupes de lignes; nous, de Vadministration, nous constituons les troupes d arrière.Nous avons besoin les uns des autres.)) M.Filteau déplore qu un grand nombre d’instituteurs et d’institutrices ne possèdent pas suffisamment leur français.Il demande donc aux inspecteurs de veiller jalousement sur le trésor précieux de la langue française.« En cette année du IIIe congrès de la Langue française )) precise-t-il, « il faudrait entreprendre une campagne, non pas de quelques semaines, mais (Le plusieurs années, pour redonner à notre peuple, non pas le goût du français, car, ce goût, e possédé au fond de lui-meme, mais la fierté du bon langage, du langage qui soit, réellement, expression de notre fierte nationale.Or, dans ce genre de campagne, le rôle des professeurs et celui des inspecteurs, à plus forte raison, est tout indiqué: surveiller la tenue du français, parlé et écrit .» 1952 ÉDUCATION ET FORMATION 189 M.J.-WILFRID CARON Monsieur Savard demande à monsieur Wilfrid Caron, inspecteur général adjoint, de bien vouloir remercier monsieur Filteau, au nom de l’assemblée.Monsieur Wilfrid Caron, en termes justes et concis, dit à M.Filteau, le merci des inspecteurs.Après l’avoir félicité de sa mise au point, quant à la question de la fierté du bon langage, il fait un bref historique de l’inspectorat depuis 1927.M.Caron, qui fête cette année son 25e anniversaire dans l’inspectorat, a rappelé qu’en 1927, il n’y avait que 52 inspecteurs d’écoles, aujourd’hui, on en compte 121; les traitements, alors, étaient de $2,000.00 ! M.Caron a souligné le travail obscur, délicat et, cependant, si nécessaire accompli par M.Filteau, qui a secondé monsieur Désaulniers chaque fois qu’il s’est agi de relever le niveau de la profession.Il a fait aussi l’éloge de monsieur Savard.M- MICHEL SAVARD Comme nous l’avons souligné précédemment, monsieur Savard, à titre de président du Congrès, fut l’âme dirigeante de ces importantes assises.Au nom du Département de l’Instruction publique, il a donné les grandes directives du congrès, et en a assuré la réalisation en activant lui-même les débats par des explications de nature à éclairer les échanges de vues.En plus des questions d’ordre général et pédagogique, M.Savard, lors de sa conférence a rappelé que chaque inspecteur est un administrateur et un conseiller de district, et il a appuyé sur l’importance, dans le Québec, du rôle des commissaires d’écoles, représentants des parents et agents de liaison entre ces derniers et les inspecteurs.« Aussi longtemps que nos écoles seront bien dirigées par les parents, soit par les commissaires d’écoles, leurs délégués, notre système scolaire demeurera stable » dit-il, « parce qu’il sera apte à s’attaquer aux réalités de la vie et, susceptible de répondre aux exigences de tous les milieux.)) En fin de congrès, M.Savard a rendu hommage à la précieuse collaboration de ses deux adjoints, collaboration qui a permis de faire du congrès un grand succès.Ce dernier reste un exemple de travail productif, car, en dépit du fait qu’il leur a fallu abattre, en peu de temps, une immense besogne, les inspecteurs ont fait preuve d’une discipline dont peu de groupements, croyons-nous, offrent semblable exemple.À L’HONNEUR N.B.— Au cours du congrès, monsieur Savard a été honoré hautement en se voyant décerner le titre de (( Fellow )) du College of Handifraft, de Manchester, Angleterre, la plus renommée des institutions du genre dans tout l’empire britannique.M.Savard est le troisième Canadien français à jouir d'un tel honneur.Le premier fut l’honorable Orner Côté, c.r., Secrétaire de la province, et le deuxième, le Rêv.Frère Georgius, des RR.FF.du Sacré-Cœur, de l’École Saint-Charles de Limoilou.L’honorable Côté a été investi officiellement de son titre l’an dernier, au cours du congrès des inspecteurs d’écoles tenu à Chicoutimi et le R.F.Georgius, cette année, à Québec.La nomination de M.Savard comme « Fellow )), de l’institution nommée plus haut, a été décidée par le grand conseil du collège en question, lors de son assemblée annuelle, le 11 avril 1952, à Folkestone.Le grand conseil du College of Handicraft a voulu, en honorant M.Michel Savard, souligner particulièrement le travail de ce dernier dans le domaine de l education pratique; il a voulu aussi honorer l’inspectorat de la province de Québec.LE CONGRÈS Dédiant les travaux de leur congrès à l’Université Laval, à l’occasion du centenaire de cette institution, les inspecteurs d’écoles, ainsi que déjà dit, ont abattu un travail 190 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre considérable qui témoigne bien qu’ils visent à clarifier de plus en plus le programme scolaire et à y introduire tout ce qui pourrait l’améliorer.Au reste, le thème même du congrès: (( L’inspecteur d’écoles dans son milieu social )) indiquait que l’on avait l’intention de considérer si, chez les inspecteurs mêmes, il n’y avait pas possibilité d’amélioration.Les congressistes, à la lumière de ce thème, ont étudié particulièrement les idées directrices du nouveau programme du cours primaire supérieur qui a été « épluché )) par divers comités.On a considéré la place que ce cours occupe dans l’éducation du peuple; on en a démontré les sections multiples; enfin, on a tenu à bien définir le but qu’il poursuit.Il serait trop long d’énumérer les sujets de discussions auxquels ces trois grandes divisions {pour ne mentionner que celles-là .) ont donné naissance.Contentons-nous de dire, ici, que l’on a étudié le projet Kellogg, l’appréciation de la valeur du personnel enseignant, dans les cités et villes de la province, et que l’on a apporté une attention toute particulière à l’étude de certaines matières délaissées, cherchant à indiquer comment l’inspecteur d’écoles peut redonner à ces matières la place qui leur revient.Les décisions prises devront être soumises au Département et communiquées aux membres du Comité Catholique du Conseil de l’Instruction publique.Aussi, est-il inopportun de les mentionner, ici, puisque, en définitive, avant d’être rendues publiques, elles devront être gratifiées du (( nihil obstat )) du Conseil de l’Instruction publique.Quatre grandes conférences étaient au programme du congrès.M.Armand Gauthier, D.Péd., avait intitulé son sujet: « U Inspecteur d’écoles, propagandiste et apôtre permanent de notre système scolaire )).Le R.Père Gérard Plante, s.j., a traité de « L’Adaptation de notre système scolaire aux divers milieux )).M.Bernard Benoît, gérant général de L’Alliance Nationale, à Montréal, a entretenu l’auditoire de « L’Art de persuader )>.M.l’abbé Irénée Lussier, Visiteur en chef, à la Commission des Écoles catholiques de Montréal, s’était chargé de la tâche délicate d’entretenir les inspecteurs d’écoles sur les rd.10.Quel tribut de gratitude, l’auteur paie-t-il encore à son Alma Mater P.« Sans elle, nous ne serions pas ce que nous sommes, avec elle, nous serons demain ce que nous devons être.)> 11.Combien y a-t-il d’universités dans la pro- vince d e Québec P.Il y en a trois: l’Université Laval, l’Université de Montréal et l’Université McGill pour les Canadiens «le langue anglaise et «lont la religion est «lifférente de la nôtre GRAMMAIRE ET ANALYSE 1.Quoique ressemblant à un adjectif numéral ordinal, trentaine s’analys -t-il comme l’un d’eux P.Non.Trentaine, déterminé par le mot « une » est un nom commun féminin singulier.Au pluriel, il fait des trentaines.2.Justifiez l’orthographe de vingt, dans: vingt ans.Vingt et cent suivent la même règle d’accord.Us restent invariables s’ils ne s«»nt pas préc«'«lés «l’un mnnbre qui les multiplie.3.Donner le genre des quelques noms suiv ants: o) Abîme dangereux.masculin 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 227 b) Évangile lumineux.masculin c) embrouillée.féminin d) lourde atmosphère.féminin e) Éc/air brillant.masculin /) Émblème gracieux.masculin g) Épîlre de saint Paul.masculin h) Ombrage bienfaisant.masculin 1.Justifier l’orthographe des participes du texte.a) A grandi.part, pas., conj.avec avoir, reste invariable, sans compl.direct.b) avaient servi.part, pas., conj.avec avoir, reste invariable, sans compl.directe.c) a essaimé.part, pas., conj.avec avoir, reste invariable, sans compl.directe.d) appuyée.part, adj., fém.sing., s’accorde avec Université (sous-ent.).e) serions devenus.part, pas., conj.avec être s’accorde avec nous suj., masc.plur.5.Donner le sujet et le complément de quelques verbes du texte.a) a grandi.Sujet.Laval.bravaient servi.Suj ;t.qui, ant.: cadres.Compl .nid.berceau.Compl.cire, de lieu.à l’ombre du Séminaire.c) pouvait.Sujet.elle.Compl.dir.se déployer.Compl.cire, de manière .à l’aise.d) a essaimé.Sujet.elle.Compl.cire, de lieu.hauteurs Sainte-Foy.e) wélaborent.Sujet.dirigeants.Compl.dir.projets./) jalonnent.Sujet.qui, ant.: dates.Compl.dir.histoire.g) déclarait.Sujet.chancelier.Compl.cire, de temps.jour.h) est.Sujet.elle.Compl.attr.tonique, stimulant, levain.ANALYSE LOGIQUE 1.Dans notre vie intellectuelle et spirituelle, Laval est un tonique, un stimulant.Une proposition dans cette phrase.Indépendante.Sujet.Laval.Verbe.est.Attributs.tonique, stimulant, levain.Compl.dans notre vie intellectuelle et spirituelle.2.Souvenons-nous que chaque jour de notre histoire est un feuillet glorieux, et tâchons de la faire de plus en plus belle.Trois propositions dans cette phrase.a) fre prop.: Souvenons-nous.Principale Sujet.nous (sous-ent.) Verbe.souvenons-nous Compl.ind.que chaque jour de notre histoire est un feuillet glorieux.b) 2e prop.: Que chaque jour dé notre histoire est un feuillet glorieux.Sub.complétive indirecte de souvenons-nous.Sujet.jour.Compl.dét.notre histoire.Verbe.est.Attribut.feuillet.c) 3e prop.: Et tâchons de la faire de plus en plus belle.Indépendante.Sujet.nous (sous-ent.) Verbe.tâchons.Compl.ind.de l’écrire «le plus en plus belle.3.Ignorez-vous quel rôle immense, Laval joue dans les destinées de notre peuple ?.Deux propositions dans cette phrase.a) lTe prop.: Ignorez-vous .Principale.b) 2e prop.: Quel rôle immense, Laval joue dans les destinées de notre peuple.Sub.compl.dir.de ignorez-vous.EXERCICE GRAMMATICAL Écrire les chiffres en toutes lettres et faire accorder s’il y a lieu.10; 13; 16,000; 3,000; 680; 15,000; 400,000; faire donner la règle de mille et de ^quelque.Explication du mot « carabins ».Étudiants en chirurgie et en médecine.Aujourd’hui — Pour satisfaire les amateurs de précisions statistiques, disons que Laval compte aujourd’hui dix Facultés, quelques douzaines d’institutions affiliées, (treize) Ecoles et Instituts universitaires qui dispensent le savoir aux trois degrés de l’enseignement.Du fait de son seul renom et par le moyen de cours d’été et de cours par correspondance, notre université recrute ses élèves dans presque tous les coins du monde {seize mille) en tout, dont {trois mille) carabins dûment accrédités.Elle emploie aussi quelque {six cent quatre-vingts) professeurs dont une centaine à plein temps.{Quinze mille) Anciens se réclament d’elle comme leur Alma Mater.Avec ses {quatre cent mille) volumes, sa bibliothèque se place au troisième L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre 228 rang parmi les bibliothèques universitaires au pays (après Toronto et McGill).Cyr.Felteau.jV.P.— Cet intéressant exercice pourra au besoin servir de dictée.Il y aurait avantage à expliquer certaines expressions: précisions statistiques, par exemple, le nombre exact, de Facultés.d'Ecoles, etc.« Carabins » a été expliqué plus haut.VOCABULAIRE 1.Trouvez un nom, un adjectif ou un verbe, dérivant des mots suivants: a) année: annuaire, annuel, annuités.b) œil: œillade, œillet, oculaire, oculiste.c) cadre: cadrer, encadrer, encadreur.d) berceau: « ber », bercelonnette, bercer, berceur, berceuse.e) ombre: ombreux, ombrer, ombrage.ombrager, ombrageux./) essaimé: essaimer, essaim, essaimage.g) histoire: historien, historique, histo- riette, historié.h) confiance: confier, confiant.i) champ: champêtre.j) science: scientifique.k) institution: Institut, instituer, institu- teur, institutrice.2.Quelques définitions.a) Quitter la ruche pour former une colonie nouvelle, c’est.essaimer.Dans le texte cette expression employée au figuré signifie que l’Université quittera ses cadres étroits pour rayonner dans un endroit plus spacieux et mieux adapté à ses fins importantes.b) Au figuré, les premiers pas dans une voie quelconque, ce sont des.jalons.c) L’action de poser des jalons se nomme .jalonner.d) Ce qui a rapport à la science est.scientifique.e) Tout ce qui concerne la société est.social./) Paronymes — Temps précis où un événement a lieu.date.g) Fruit du dattier qui croît en longues grappes ou régimes.datte.h) Ce qui tonifie ou réveille l’activité des organes est un.tonique.t) Ce qui augmente l’ardeur, le zèle est un.stimulant.j) Un germe d’une action morale ou intellectuelle, c’est un.levain.Dans le texte, ces trois mots sont employés au sens figuré.RÉDACTION Le médecin Y a-t-il dans votre village ou votre ville, un ou plusieurs médecins P Où ces savants ont-ils puisé leur science médicale P Quel est le rôle bienfaisant du médecin, envers ses semblables ?Où est-il le jour, la nuit, presque en tout temps P Que deviendraient les malades sans son dévouement patient et généreux P En quelle compagnie le trouve-t-on le plus souvent ?(du prêtre) Comme le prêtre, lui arrive-t-il, de sauver des âmes ?En quelles circonstances ?Le médecin a-t-il droit à notre reconnaissance P Connaissez-vous le nom du célèbre Médecin français qui visitait ses malades en récitant son chapelet P (le Docteur Récamier) Quelles admirables paroles cite-t-on de lui, paroles qui prouvent son humilité et son esprit de foi P « ,/e le pansai.Dieu le guérit ! » Avons-nous, des médecins de cette trempe dans notre pays P Oui, et un grand nombre.On citait, l’an dernier le nom d’un médecin de campagne, que l’on rencontrait invariablement au chevet des malades incapables de payer.N’est-ce pas grand dans sa simplicité ?N.P.— Avec ce questionnaire et des explications préalables, les élèves sont capables de rédiger un très bon devoir, tout en apprenant à donner aux médecins dignes et compétents, la confiance et le respect qu'ils méritent.CHANT Notre-Dame du Canada gardienne de notre Foi et de nos Institutions.Album Gadbois.RÉCITATION Hommages d l’Université Laval Tel un petit bosquet que, d’une aile légère, Les premiers chants du jour inondaient de [lumière.Tu naquis autrefois et donnas, dans l’effort.Aux choses de l’esprit un vigoureux essor.Que d’illustres savants, au sein de tes entrailles Ont pris souche et vécu du fruit de tes semailles.Du petit au plus grand, du riche au moins heu- [reux, Tu leur sais dispenser ton savoir et tes vœux; C’est pourquoi tu revis dans ton œuvre admirable Comme le chêne au gland et la feuille à l’érable, Et que, grande aujourd’hui, sur ton front glo- [rieux, Tu portes la splendeur d’une riche couronne, Toi oui forte, renais, chaque fois que tu donnes ! Rosario Venne. 19.52 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 229 EXPLICATION DE TEXTES FRANÇAIS DOUZIÈME ANNÉE NOTRE HISTOIRE par Vabbe J.-B.Ferland.En étudiant l’histoire moderne, nos regards s’arrêtent naturellement sur la patrie de nos ancêtres, sur la belle France, qui apparaît au premier rang des nations.Fille aînée de l’Église et gardienne des nobles traditions, nous la voyons, appuyée sur la foi et sur l’honneur, conserver sa haute position, même après les plus terribles revers, et se relever saine et forte, lorsque ses ennemis croient l’avoir renversée pour toujours.Foi et honneur ! C’était la devise qu’elle remettait à ses preux chevaliers, lorsqu’elle les envoyait en Orient délivrer le tombeau du Christ.Foi et honneur ! Portant ces deux mots suites lèvres et dans le cœur, les missionnaires français ont fait briller le flambeau du christianisme et de la civilisation au milieu des tribus qui dormaient plongées dans la nuit de l’infidélité.Foi et honneur ! tel fut le gage d’union et d’amour que la France remit à ses enfants qu'elle envoyait se créer une nouvelle patrie dans les forêts de l’Occident, sur les bords des grands fleuves de l’Amérique .et, ceux-ci, l’histoire nous l’apprend, ont respecté les enseignements de leur mère.Si l’on trouve dans les annales de l’Europe tant de pages dignes de fixer l’attention, quel intérêt ne doit pas inspirer l'histoire de notre pays, puisqu’elle renferme le tableau animé des épreuves, des souffrances, des succès de nos ancêtres; puisqu’elle nous retrace les moyens qu’ils ont employés pour fonder une colonie catholique sur les bords du Saint-Laurent, et désigne en même temps la voie que doivent suivre les Canadiens afin de maintenir intactes la foi, la langue et les institutions de leurs pères ! Les histoires du nouveau monde sont, il est vrai, privées du grave cachet d’antiquité qui est empreint sur celles de l'ancien continent.Tandis qxie les temps historiques de l’Europe ont une étendue, ou, pour mieux dire, une profondeur qui fera toujours le désespoir des archéologues, au Canada, il suffit de remonter à deux siècles et demi pour assister avec Champlain à la fondation du a fort et habitation de Kébek ».Un siècle en arrière, et 1 on arrive aux profondes ténèbres dans le sein desquelles ont pris naissance les traditions huronnes et algonquines.En revanche, 1 histoire du Canada jouit d’un avantage inconnu aux histoires européennes, qui, en remontant le cours du temps, vont se perdre dans les ténèbres de la fable.Au Canada, l’histoire a assisté à la naissance du peuple dont elle décrit l’enfance, et qu’elle voit arriver aujourd’hui à l’âge viril.Elle l’a connu dans toute sa faiblesse; elle a reçu ses plaintes lorsqu il était tout petit et souffreteux; elle a entendu ses premiers chants de joie; elle est préparée à le suivre et a 1 encourager dans les luttes que recèle encore l’avenir.D ailleurs, cette histoire présente, dans ses premiers temps surtout, un caractère d héroïsme et de simplicité antique que lui communiquent la religion et l’origine du peuple canadien.En effet, dès les commencements de la colonie, on voit la religion occuper partout la première place.C est en son nom que les rois de France chargeaient Jacques Caitier et Champlain d aller a la découverte de pays à civiliser et à convertir au christianisme, elle était appelée à bénir les fondations des bourgades françaises sur le grand fleuve; elle envoyait ses prêtres porter le flambeau de la foi chez les nations sauvages de l’intérieur du continent, et ces courses lointaines de quelques pauvres missionnaires amenaient la Octobre 230 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE découverte d’une grande partie des régions de l’ouest.Les apôtres infatigables de la compagnie de Jésus avaient déjà exploré tout le lac Huron, que les colons de la Nouvelle-Angleterre connaissaient à peine les forêts voisines du rivage de l’Atlantique.Les premières familles, venant pour habiter le pays, y arrivaient à la suite des religieux, qui dirigèrent les pères dans leurs travaux, et procurèrent aux enfants les bienfaits d’une éducation chrétienne.Ainsi, la religion a exercé une puissante et salutaire influence sur l’organisation de la colonie française au Canada, elle a reçu des éléments divers, sortis des différentes provinces de la France; elle les a fondus ensemble; elle en a formé un peuple uni et vigoureux, qui continuera de grandir aussi longtemps qu’il demeurera fidèle aux traditions paternelles.Pendant son enfance, il fut guerrier et chasseur par nécessité, étant obligé de négliger la culture de ses petits champs pour fournir à ses premiers besoins par la chasse, et pour lutter dans des combats de tous les jours contre les farouches tribus iroquoises.Au milieu des fatigues de la chasse et des dangers de la guerre, il acquit la force et l’expérience qui plus tard lui devaient servir à défendre son existence contre les ennemis de l’extérieur et de l'intérieur.Aussi lorsque, à la suite de revers causés par les désordres de la cour de Louis XV, par l’insouciance des autorités et par les spéculations honteuses employées, la France se vit arracher sa plus ancienne colonie, les soixante-dix mille Canadiens qui restèrent sur le sol de la patrie eurent foi dans la Providence et dans leur union.Abandonné des nobles et des riches, délaissé par la mère patrie, le peuple se réfugia sous les ailes de la religion, qui l’aida à conserver ses institutions, ses coutumes et sa langue.INTRODUCTION L’auteur de cet extrait est M.l’abbé J.-B.Ferland.Il naquit à Montréal en 1805 et mourut à Québec en 1865.11 fut, pendant plusieurs années, titulaire de la chaire d’Histoire du Canada.Il publia, en 1861, la matière de son enseignement sous le titre suivant: Cours d'Histoire du Canada (Québec, A.Côté, 1861).La seconde édition, qm parut en 1882, comprend deux volumes: 1534-1663, 1663-1759.Cet ouvrage étudie le régime français seulement.NATURE ET PLAN DU MORCEAU Cet extrait est un essai sur les traits particuliers de notre histoire et sur l’intérêt que peut avoir l’étude de notre passé.Ce morceau comprend sept paragraphes.Dans le premier, l’auteur jette un regard sur la France et son glorieux passé.Le deuxième fait ressortir l’intérêt que présente notre histoire, faite d’épreuves et de sacrifices.Ce qui distingue certaines histoires de la nôtre, c’est qu’elle manque du cachet de l’antiquité: elle est jeune.Tel est le sujet du troisième paragraphe.Par bonheur, on connaît mieux aujourd’hui les ori-gines de notre pays; de là un avantage que nous offre son etude.C’est le thème du quatrième paragraphe.Dans les deux autres.M.l’abbé Ferland insiste sur le caractère profondément religieux de nos origines.Le dernier traite du caractère héroïque des militaires et des civils sous le régime français.Le plan est donc progressif; on sent que 1 auteur développe les divers aspects d’un sujet.Ce qui en constitue l’unité, c’est l’intérêt que présente l’étude de notre histoire, et surtout celle du régime français.LES IDÉES L’auteur commence par faire allusion à des événements historiques bien connus.Il parle d’abord de la France, « fille aînée de l'Eglise)), puis des Croisades: « elle les envoyait en Orient délivrer le tombeau du Christ ».Il montre aussi le travail des missionnaires français qui vont porter la foi aux infidèles et l’œuvre de la France qui envoie ses enfants « se créer une nouvelle patrie dans les forêts de l'Occident, sur les bords des grands fleuves de VAmérique ».Quant à la devise: « Foi et honneur! » elle résume les sentiments et la mission de la France.La France est restée la fille aînée de l’Église, et ce n’est pas une figure de rhétorique.N’est-ce pas elle qui a fourni le plus gros contingent lors des Croisades ?N’est-ce pas elle qui a implanté le catholicisme en terre canadienne, voire en terre d’Amérique ?N’est-ce pas elle qui a fondé et développé l’œuvre de la Propagation de la Foi ?Non contente de prodiguer ses ressources, elle recrute encore un grand nombre de missionnaires.La France a aussi, comme chacun sait, un très vif sentiment de l’honneur, et la France a toujours lutté pour les peuples opprimés.Pourquoi maintenant devons-nous nous intéresser à notre histoire?Pour trois raisons: 1° l'histoire du Canada est une synthèse vivante ou un tableau animé des misères et des souffrances des colons et des premiers Canadiens; 2° celte histoire nous enseigne les moyens que nos ancêtres ont employés pour implanter le catholicisme au PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 231 Canada; 3° elle nous indique la voie à suivre, si nous voulons rester fidèles à nos traditions.Notre histoire, cependant, se distingue de l’histoire des pays d’Europe.Tout d’abord les origines de l’ancien continent se perdent très loin dans l’antiquité; celles du Nouveau Monde datent de quelques siècles seulement.Le parallèle est jusqu’ici à l’avantage de l’Europe.Mais, comme les débuts de l’Europe se perdent dans la nuit des temps et «font le désespoir des archéologues », qui n’arrivent pas à en pénétrer les secrets, tandis que les origines du Canada Ti’ont rien de mystérieux ou d’impénétrable, il résulte que notre histoire possède un certain avantage sur celle du vieux continent: elle est sans mystères, de date assez récente.Il ne faudrait pas exagérer l’importance de cet avantage, car personne n’est responsable de sa naissance, et ce n’est pas notre faute si l’Amérique est plus jeune que l’Europe.Ce qu’il y a de singulier dans notre histoire, c’est le rôle primordial de la religion.Celle-ci a occupé la première place, dès le début de notre histoire.Elle animait Cartier et Champlain vers ces terres lointaines, elle bénissait les bourgades et les villages que les Français fondaient; elle poussait les missionnaires à l’intérieur des terres et des forêts où ils convertissaient les sauvages; indirectement, à la suite des missionnaires, elle amenait, les Français à découvrir de nouvelles terres; elle contribuait, à maintenir l’union entre les familles venues des diverses provinces de France.Ainsi l’abbé Ferland voit-il le rôle de la religion au pays.Qui plus est, le Canada ne se développera que s’il reste fidèle à ses origines et à ses traditions, à la langue et à la religion de ses pères.Dans le dernier paragraphe, l’auteur rappelle à grands traits les événements primordiaux du régime français.De 1534 à 1701, c’est-à-dire depuis le moment où Jacques Cartier prenait possession du sol au nom de François Ier jusqu’au jour où un traité de paix fut signé entre M.de Callières, gouverneur de la Nouvelle-France, et les Iroquois, les Canadiens durent se faire guerriers et chasseurs, autant pour lutter contre les Iroquois que pour vaincre la nature.Puis l’auteur fait allusion à la guerre de Sept ans (1755-1763), au cours de laquelle le Canada fut cédé à l’Angleterre; en dépit du courage de Montcalm, de Bougainville et de Lévis, la France perdit la Nouvelle-France et la Louisiane au traité de Paris en 1763.C’est alors que 70,000 Français restèrent au pays; ils sont aujourd’hui plus de quatre millions et demi.Aujourd’hui nos historiens, au rebours de l’abbé J.-B.Ferland, n’admettent plus que l’élite sociale, en 1763, quitta le pays en masse; à part les fonctionnaires, qui pouvaient assez difficilement rester au pays sous le nouveau régime anglais, rares sont les Canadiens qui émigrèrent.LES SENTIMENTS Un double sentiment anime cet essai.Tout d’abord l’abbé Ferland exprime sa reconnaissance envers la France pour les traditions de foi et d’honneur qu’elle a introduites en Nouvelle-France.Ensuite il exprime son vigoureux attachement à la foi, aux coutumes et à la langue des ancêtres.Et c’est dans le premier paragraphe de son essai que l’auteur se montre le plus sentimental; on dirait même qu’il y atteint la péroraison comme dans un discours.LE STYLE A part le premier paragraphe, où l’essai prend volontiers la tournure oratoire, le style du morceau est remarquable de clarté et de simplicité.L’auteur y exprime ses idées avec densité et plénitude.Les épithètes ne manquent point, et le goût du parallèle est évident.« D’ailleurs, cette histoire présente, dans ses premiers temps surtout, un caractère d’héroïsme et de simplicité antique que lui communiquent la religion et l’origine du peuple canadien .» « C'est en son nom que les rois de France chargeaient Jacques Cartier et Champlain d'aller à la découverte de pays à civiliser et à convertir au christianisme .» Héroïsme et simplicité, religion et origine, Cartier et Champlain, civiliser et convertir: autant de mots que l’historien emploie deux par deux, et nombreuses sont les phrases bâties sur ce rythme.Il y aurait lieu de définir et d’expliquer aux élèves le sens précis des mots suivants: Vhistoire moderne, fille aînée de l'Eglise, gardienne de nobles traditions, revers, preux.Orient, tombeau du Christ, le flambeau, plongées dans la nuit de l’infidélité (expression presque biblique), gage.Occident, cachet d'antiquité, empreint, archéologues, ténèbres, âge viril, souffreteux, recèle, civiliser, le lac Huron, la Nouvelle-Angleterre, les ailes de la religion.Il faudrait aussi attirer l’attention des élèves sur les images suivantes: le flambeau du christianisme et de la civilisation, le flambeau de la foi, le peuple se réfugia sous les ailes de la religion, les tribus qui dormaient plongées dans la nuit de l'infidélité, cachet d'antiquité .empreint, à l'âge viril, etc.CONCLUSION C’est toujours pour les mêmes motifs que nous devons nous intéresser à notre histoire; l’essai de l’abbé Ferland n’a guère vieilli.Aujourd’hui, cependant, nos historiens s’exprimeraient peut-être d’une autre manière, en y mettant moins de clichés, d’épithètes et d’allure oratoire.De plus, avec le temps, les motifs que nous inspire l’étude de notre histoire se sont élargis, pour ainsi dire; notre champ de vision s’est agrandi, le Canada n’est plus ce qu’il était en 1861.La Confédération est venue depuis lors: A mari usque ad mare. 232 L’ E N S EIG N E M E NT PR IM AIR E Octobre Mathématiques QUATRIÈME ANNÉE Note pédagogique.— La fraction est d'abord considérée comme un rapport.En f*, nous en étudierons deux aspects: 1) La fraction est une partie d'un entier.2) La fraction est une partie d'un groupe d'objets.On commencera par des exercices concrets, on passera aux exercices semi-concrets pour arriver à l'abstrait.On aura soin cependant de présenter ces exercices, en les groupant en exercices de reconnaissance et de reproduction.Voici un schéma des exercices à faire: Exercices de reconnaissance: a) exercices concrets; b) exercices semi-concrets; c) exercices abstraits.Dans ces exercices, le professeur illustre la notion et l'enfant la reçonnaît.Voir les numéros 1, 2 et suivants.Exercices de reproduction : a) exercices concrets; b) exercices semi-concrets; c) exercices abstraits.Dans ces exercices, le professeur énonce la notion et l'enfant l'illustre.Voir les numéros 11, 12 et.suivants.Le professeur écrit au tableau ou donne oralement les phrases à compléter.NUMÉRATEUR ET DÉNOMINATEUR Exercices de reconnaissance Exercices concrets : 1.Prendre une pomme, la séparer en 2 parties égales.a) J’ai séparé la pomme en combien de parties ?.(2) b) Les parties sont-elles égales ?.(Oui) c) Cette partie est quelle fraction de la pomme ?.(1/2) d) Cette autre partie est quelle fraction , de la pomme ?.(1/2) e) Ecrivez la fraction 1/2.2.Séparer la pomme en 4 parties égales.Prendre 1 partie dans une main et 3 parties dans l’autre.Poser alors la même série de questions (Voir no 1) 3.Montrer aux élèves 1 craie jaune et 2 craies blanches.a) J’ai combien de craies dans mes mains ?.(3) b) J’ai combien de craies jaunes ?.(1) c) La craie jaune représente quelle frac- tion de toutes les craies ?.(1/3) d) J’ai combien de craies blanches ?.(2) e) Les craies blanches représentent quelle fraction de toutes les craies ?.(2/3) 4.Même genre d’exercices avec: a) des cartons blancs et des cartons ronges.b) des crayons noirs et des crayons rouges.Exercices semi-concrets : 5.Dessiner une livre de beurre au tableau.La séparer en 3 parties égales.En barrer une partie.a) La livre de beurre est séparée en combien de parties ?.(3) b) Combien de morceaux sont barrés ?.(l) c) Le morceau barré représente quelle fraction de la livre ?.(1/3) 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 233 d) Combien de morceaux reste-t-il ?.(2) e) Ces deux morceaux représentent quelle , fraction de la livre ?.(2/3) /) Ecrivez la fraction 2/3.6.Dessiner 5 pommes au tableau.En colorier 2 en rouge.a) Combien de pommes sont coloriées ?(2) b) Les pommes coloriées représentent quelle fraction de toutes les pommes ?.(2/5) c) Combien de pommes ne sont pas colo- riées ?.(3) d) Les pommes non coloriées représentent quelle fraction de toutes les pommes ?.(3/5) Exercices oraux: 7.J’ai une tablette de chocolat.Je la divise en 7 parties égales.a) Comment s’appelle chaque morceau ?.;.(1/7) b) Je donne 5 morceaux à mes amis.Je donne quelle fraction de ma tablette ?.(5/7) 8.Maman sépare une tarte en 8 morceaux égaux.a) Chaque morceau se nomme.(1/8) Elle en donne un morceau à papa, un à ma sœur, un à mon frère, un à moi, puis elle en prend un.b) Combien de morceaux mangeons-nous ?c) Les morceaux mangés représentent quelle fraction de la tarte ?.(5/8) d) Il reste combien de morceaux ?.(3) e) Il reste quelle fraction de la tarte ?.(3/8) 9.J’ai 6 crayons.J’en domie 5 à mes amis.Quelle fraction de mes crayons ai-je donnés ?.(5/6) 10.J’ai 8 billes.3 de ces billes sont blanches.Quelle fraction des billes sont blanches ?.(3/8) Exercices de reproduction Exercices concrets : 11.Déposez 8 cartons sur le bureau.Prenez dans Vos mains, les 5/8 des cartons.a) Vous aviez .cartons.(8) b) Vous en avez pris.(5) c) Vous avez pris les .de vos cartons.(5/8) 12.Prenez une feuille de papier.Séparez-la en 3 parties égales.a) Prenez le 1/3 de la feuille dans votre main gauche.b) Déposez les 2/3 de la feuille sur le bureau.13.Prenez une feuille de papier, et séparez-la de façon à en avoir les 3/4.Exercices semi-concrets: 14.Dessinez 1 tarte.Coloriez-en le 1/3 en noir, puis les 2/3 en rouge.15.Dessinez 10 billes.Coloriez-en les 7/10.16.Dessinez 5 pots à fleurs.Mettez des fleurs aux 4/5 des pots.17.Dessinez 7 chandeliers.Mettez des chan- delles aux 6/7 des chandehers.18.Dessinez 5 carrés.Coloriez-en le 1/5 en noir et les 3/5 en rouge.19.Illustrez la fraction 4/5 par un dessin.Exercices abstraits: 20.Comment pouvez-vous trouver: a) Le 1/3 d’une feuille de papier ?b) Les 3/4 d’un gâteau ?c) Les 5/6 d’une tablette de chocolat ?21.Trouvez: a) 1/2 de 4 pommes.b) 1/6 de 12 billes.c) 1/4 de 4 blocs.d) 1/5 de 10 pommes.22.Mon frère avait 12 billes.Il en a perdu le 1/3.Combien en a-t-il perdues ?.(4 billes) EXERCICES 1.J’ai 2 pommes.J’en prends 1.Je prends le .des pommes.(1/2) 2.J’ai 3 pommes.J’en prends 1.Je prends le .des pommes .(1/3) 3.J’ai 3 pommes.J’en prends 2.Je prends les .des pommes.(2/3) 4.J’ai 5 pommes.J’en prends 3.Je prends les .des pommes.(3/5) 5.Quand je prends 3 pommes sur 5, il me reste .pommes ou les .:.(2, 2/5) 6.5/8 d’une tarte veut dire que la tarte est divisé en .morceaux égaux, et que j’en prends.(8, 5) 7.Je perds les 6/7 de mes billes.J’avais 7 billes, j’en perds.(6) 8.Dans la fraction -g- : a) Qu’indique le chiffre du haut ?.(Le nombre de parties considérées) b) Qu’indique le chiffre du bas ?.(En combien de parties égales l’entier est divisé) c) Comment s’appelle le chiffre du haut ?.(Numérateur) d) Comment s’appelle le chiffre du bas ?.(Dénominateur) 9.Ecrivez les fractions qui suivent et encer- clez: a) celles qui ont le même numérateur: 1/2, 2/3, 2/5, 3/4, 2/7, 3/5, 2/9.b) celles qui ont le même dénominateur: 1/5, 1/2, 1/4, 3/5, 2/3, 4/5, 5/6, 2/5.10.Dessinez une tarte.Coloriez-en les 5/8.a) Dites ce qu’indique le numérateur.b) Dites ce qu’indique le dénominateur.11.Quelle fraction est plus grande?{Trouvez par graphique) a) 5/8 ou 7/8 ?b) 3/4 ou 3/5 ?c) 2/3 ou 3/4 ? 234 L ’ E N S EIG N EM E N T PRIMAIRE Octobre CINQUIÈME ANNÉE Note pédagogique.— Voir N.P.^ année.Nous étudierons maintenant la fraction considérée comme rapport en comparant deux quantités qui ne constituent pas un tout.Nous donnerons des exercices concrets, semi-concrets, abstraits.Il serait bon, en 5e année, de faire tous les exercices suggérés en année.Exercices concrets: 1.Prendre 2 cartons blancs {main droite) et 3 cartons rouges {main gauche).a) J’ai combien de cartons blancs.(2) b) J’ai combien de cartons rouges.(3) c) Les cartons blancs (2) représentent quelle fraction des cartons rouges (3)?.(2/3) 2.Même exercice avec 3 craies blanches et 4 craies jaunes.Le nombre de craies blanches représente quelle fraction du nombre de craies jaunes ?.(3/4) 3.Prendre 3 craies et 5 brosses.Le nombre de craies représente les .du nombre de brosses.(3/5) Exercices semi-concrets: 4.Dessinez 5 carrés.a) Coloriez 2 carrés en noir, et 3 en rouge.b) Combien de carrés sont noirs ?.(2 carrés) c) Combien de carrés sont rouges?.(3 carrés) d) Les carrés noirs représentent les .des carrés ronges.(2/3) 5.Même exercice avec 8 cercles {3 noirs et 5 rouges).Les cercles noirs représentent quelle fraction des cercles rouges ?.(3/5) [6.Même exercice avec des traits verticaux (.5 noirs et 8 rouges).Les traits noirs représentent quelle fraction des traits rouges ?.(5/8) Exercices abstraits: 7.J’ai 3 crayons noirs et 5 crayons rouges.Les crayons noirs représentent quelle fraction des crayons rouges ?.(3/5) 8.J’ai 2 chats et 3 chiens.Le nombre de chats représente les .du nombre des chiens.(2/3) 9.Paul a 5c., Henri a 8c.L’avoir de Paul représente les .de l’avoir d’Henri.(5/8) 10.J’ai 10c.et mon frère a 15c.J’ai les .de l’avoir de mon frère .(10/15 ou 2/3) 11.3 pommes est quelle fraction de 5 pommes?.(3/5) 12.6 billes est quelle fraction de 8 billes?.(6/8 ou 3/4) SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES Note pédagogique.— On peut considérer la fraction: A) comme un rapport; B) comme un quotient.A) Comme un rapport: {voir -4e et 5e années, et ensuite les exercices ci-dessous).a) On considère un seul entier.b) On considère plusieurs entiers qui constituent le tout.c) On considère deux quantités indépendantes, qui ne constituent pas le tout.B) Comme quotient: La fraction est le résultat d'une division: 3/4 = 3 -P 4 A) LA FRACTION RAPPORT 1.J ai 3 livres fermés et 5 livres ouverts.a) Les livres fermés représentent les .de tous les livres.(3/8) b) Les livres ouverts représentent les .de tous les livres.(5/8) c) Le nombre de livres fermés représente quelle fraction du nombre de livres ouverts ?.(3/5) 2.J’ai 3 carrés rouges et 7 carrés noirs.a) Les carrés rouges représentent les .de tous les carrés.(3/10) 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 235 6) Les carrés noirs représentent les .de tous les carrés.(7/10) c) Les carrés rouges représentent les .des carrés noirs.(3/7) 3.J’ai 3 cercles noirs et 9 cercles rouges.a) Les cercles noirs représentent les .de tous les cercles.(3/12 ou 1/4) b) Les cercles rouges représentent les .de tous les cercles.(9/12 ou 3/4) c) Le nombre de cercles noirs représente les .du nombre de cercles rouges .(3/9 ou 1/3) 4.J’ai 63 circulaires à distribuer.J’en ai déjà distribuées 36.Quelle fraction de mes circulaires ai-je distribuées?.(4/7) 5.Mon oncle a récolté 225 sacs de pommes de terre.Il veut en vendre les 4/5.Combien en vendra-t-il ?.(180 sacs) 6.Papa gagne $63.par semaine.Il en donne les 6/7 à maman, et garde le reste.a) Combien donne-t-il à maman ?.($54.00) b) Combien lui reste-t-il ?.($9.00) Trouvez: 7.a) 1/2 de 6 (3) b) 1/3 de 9 (3) c) 1/2 de 12 (6) d) 1/5 de 15 (3) e) 1/3 de 24 (8) 8.a) 2/3 de 9 (6) b) 3/4 de 8 (6) c) 5/6 de 12 (10) d) 3/4 de 28 (21) e) 3/7 de 21 (9) 9.a) 3/4 de 16 (12) b) 2/5 de 25 (10) c) 3/8 de 24 (9) d) 5/6 de 30 (25) e) 6/7 de 42 (36) 10.a) 7/8 de 56 (49) b) 6/7 de 63 (54) c) 5/9 de 72 (40) d) 7/8 de 40 (35) e) 3/4 de 36 (27) Trouvez: 11.En onces: a) 1/2 de 1 1b (8 onces) b) l/4 de 1 1b (4 onces) c) 3/4 de 1 1b (12 onces) En mois: d) 1/4 de 1 an (3 mois) e) 3/4 de 1 an (9 mois) /) 5/6 de 1 an (10 mois) 12.En minutes: a) 1/2 de 1 heure b) 3/4 de 1 heure c) 5/6 de 1 heure En pouces: d) 1/4 de 1 verge e) 1/3 de 1 verge /) 5/9 de 1 verge (30 minutes) (45 minutes) (50 minutes) ( 9 pouces) (12 pouces) (20 pouces) 13.En jours: a) 1/7 de 1 semaine (1 jour) b) 3/7 de 1 semaine (3 jours) c) 2/7 de 1 semaine (2 jours) En pouces: d) 1/2 de 1 pied (6 pouces) e) 2/3 de 1 pied (8 pouces) /) 3/4 de 1 pied (9 pouces) 14.a) 8 onces =.(1/2 livre) b) 6 pouces =.(l/2 pied) c) 9 pouces =.(3/4 de pied) 15.a) 6 mois =.(1/2 de 1 an) b) 26 semaines = .(1/2 de 1 an) c) 73 jours =.(1/5 de 1 an) B) LA FRACTION QUOTIENT 1.Faire venir 3 élèves devant la classe.Pren- dre 2 craies à tableau.En séparer une en tiers.Donner un morceau à chaque élève.Séparer la seconde en tiers.Distribuer les morceaux.a) Quelle fraction de chaque craie chacun a-t-il reçue ?.(1/3) 6) Quelle fraction d’un : craie chacun a-t-il reçue ?.(2/3) 2.Séparer trois cartons entre 4 élèves.Poser les mêmes questions.3.Montrer par un graphique comment on sépare 4 bâtons forts entre 5 élèves.Poser les mêmes questions.4.a) Par un dessin montrez comment vous séparez 3 tablettes de chocolat entre 5 enfants.b) Combien chacun reçoit-il ?.(3/5) 5.Quelle fraction vient de ces divisions: ?) 2-^5 (2/5) ?) 6 ^ 7 (6/7) c) 1 4 (1/4) d) 4 ^ 5 (4/5) e) 3 -H 8 (3/8) 6.Quelle division remplace ces fractions: a) 3/4 (3 4) b) 5/7 (5 - 7) c) 1/8 (1 -h 8) d) 3/5 (3 -b 5) c) 5/6 (5 - 6) LA RECHERCHE DU TOUT 1.Le boucher m’a vendu 3/4 de livre de porc frais 54c.Combien coûte le porc frais la livre ?.(72c.) 2.Maman a payé $0.90 pour un coupon de toile de 2/3 de verge.A combien revient une verge de toile ?.($1.35) 3.Dans mon examen, j’ai eu 12 points.Le professeur me dit que j’ai conservé les 3/5 des points.Sur combien de points était l’examen ?.(20 points) 4.Dans un autre examen, j’ai eu 64 points, soit les 4/5 des points.J’avais donc combien de points à gagner ?.(80 points) 236 I,’ K N S EI ( 1N KM K NT PRIM AIR K Octobre 5.1/1 = (8) fi) 3/4 = (24) b) 4/4 = (32) 6.3/4 = (9) a) 1/4 = (3) h) 4/4 = (12) 7.3/5 = (12) u) 1/5 = (4) ft) 5/5 = (20) 8.6/7 = (36) fl) 5/7 = (30) ft) 7/7 = (42) 9.Trouvez le nombre dont: a) les 3/4 = 24 (32) b) les 5/6 = 30 (36) r) les 2/3 = 30 (45) d) les 4/5 = 20 (25) FRACTIONS DÉCIMALES ET FRACTIONS ORDINAIRES 5.Pour prendre 1/3 de 6, je puis diviser 6 par .ou multiplier 6 par.(3, 1/3) 6.Trouvez 1/3 de 9: a) par un dessin.b) en faisant une division.c) en faisant une multiplication.7.Pour trouver les 3/5 de 10, je multiplie 10 par.(3/5) H.a) 40 X 5/8 = .Les 5/8 de 40 = .(25) b) 36 X 3/1 = .Les 3/4 de 36 = .(27, 9.a) 1/2 X 1/5 = .Le 1/5 de 1/2 =.(1/10, b) 1/3 X l/l = .Le 1/3 de 1/4 =._.(1/12, 10.Pour prendre les 4/5 de 2/3, il faut multiplier 2/3 par.(4/5) 11.Par un dessin montrez que: 2/3 de 1/2 ou 1/2 de 2/3 = .(2/6 ou 1/3) 1.Dans mes examens: ri) J’ai eu 5 points sur 10, ou .ou .de points.(5/10, 0.5) b) J’ai eu 70 points sur 100, ou .ou .d:'s points.(70/100, 0.70) c) J’ai eu 90 points sur 100, ou .ou .des points .(90/100, 0.90) d) J’ai eu 75 points sur 100, ou .ou .dos points.(75/100, 0.75) e) J’ai eu 60 points sur 100, ou .ou .des points (60/100, 0.60) crire en fractions décimales.fl) 1/2 = (.5) ft) 1/4 = (.25) c) 3/4 = (.75) d) 1/5 = (.2) e) 2/5 = (.4) /) 4/5 = (•«) ff) 4/25 = (.16) ft) 1/8 = (.125) 0 5/12 = .(.416 2/3) j) 1/3 = (.33 1/3) ft) 1/6 = (.166) 0 3/10 = (.3) cidre en fractions ordinaires a) 0.5 = (1/2) ft) 0.25 = (1/4) c) 0.75 = (3/4) d) 0.40 = (2/5) e) 0.4 = (2/5) /) 0.45 = (9/201 7) 0.50 = d/2) ft) 0.125 = (1/8) i) 0.375 = (3/8) j) 0.625 = (5/8) k) 0.400 = .(2/5) 0 0.250 = .(1/4) MULTIPLICATIONS DE FRACTIONS 1.1/5 X 4 ou .fois 1/5 = .2.1/8 X 3 ou .fois 1/8 = .3.1/2 X 5 ou .fois 1/2 = .4.Par un dessin montrez que: ri) 3 fois 1/6 ou 1/6 X 3 = .b) 8 fois 3/4 ou 3/4X8 = .••(4, 4/5) • • (3, 3/8) (5, 2 1/2) 12.Montrez par un dessin que: 1/2 de 2 1/2 = .(1 1/4) 13.3 14.1/2 X 2/3 = .Les 2/3 de .égalent .(2 1/3, 3 1/2, 2 1/3) a) 5 fois 1/4 =.(1 1/4) b) 8 fois 1/5 =.(1 3/5) c) 1/8X4 =.(1/2) d) 1/8X2 =.(1/4) e) 1/4 X 8 =.(2) 15.16.17.«) 1/2 de 4 = (2) ft) 1/6 de 24 = (4) c) 9X1/3 = (3) à) 12X1/6 = (2) e) 24 X 1/6 = (4) fl) 1/3 X 1/2 = d/6) ft) 1/2 X 2/3 = (2/6 ou 1/3) c) 3/4 X 4/5 = (3/5) d) 3/8 X 2/3 = d/4) e) 3/4 X 2/5 = (3/10) «) 2 1/2X6 = (15) ft) 3 1/5 X 25 = (80) c) 2 1/3 X 9 = (21) d) 3 3/5 X 20 = (72) e) 3 1/5 X 25 = (95) DIVISIONS DE FRACTIONS 1.a) 3/4 -e 3 = Pour séparer en 3, on prend I ¦ .3/4 ^ 3 ou 3/4 X .(1/3, 1/3) b) 2/3 e- 2 = Pour séparer en 2, on prend le .2/3 3 ou 2/3 X .(1/2, 1/2) c) 3/5 -f- 3 = Diviser 3/5 par 3, c’est prendre le.(1/3 de 3/5 ou 3/5 X .1/3) d) 3/4 -4- 2 = Diviser 3/4 par 2, c’est prendre le.(1/2 de 3/4 ou 3/4 X .1/2) e) Montrez par un dessin que: 5/6 ^ 2 =.(5/12) 2.a) 8 H- 2/3 =.(12) dans 8, il y a .fois 2/3.(12) b) 6 -v- 3/4 =.(3) dans 6.il y a .fois 3/4.(8) (1/2) •¦(6) PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 1952 237 3.a) 3/4 H- 1/4 =.(3) Il ^ a 3 fois .clans 3/4.(1/4) /;) 1/2 1/8 =-.(4) Il y a 4 fois .clans 1/2.(1/8) 4.4 1/2 2 =.(2 1/4) Il y a 2 1/4 fois .dans 4 1/2.(2) 5.3 4-11/2=.(2) Il y a 2 fois .dans 3 .(1 l/2) 6.4 1/2 H- 1/2 =.(9) Il y a 9 fois .dans 4 1/2.(1/2) 7.4 1/2 I 1/2 =.(3) Il y a 3 fois .clans 4 1/2.(1 l/2) 8.a) 3/1 3 =.(1/4) b) 4/5 4 =.(1/5) c) 2/3 -î- 2 =.(1/3) d) 4/5 2 =.(2/5) e) 8/9 -T- 4 =.(2/9) 9.a) 4 H- 2/5 = .(10) 6) 6 - 5/6 =.(7 1/5) c) 9 4/5 =.(11 1/4) d) 6 -T- 2/3 = .(9) e) 9 3/4 = .(12) 10.a) 5/9 1/3 —.(1 2/3) 6) 7/8 A- 1/4 =.(3 1/2) c) 6/7 1/7 =.(6) c/) 1/8 ^ 1/4 =.(1/2) e)l/5-l/5=.(1) 11.a) 7 1/2 — 5 = .b) 5 2/5 — 9 = .c) 6 1/8 - 7 = .d) 3 3/5-9=.e) 4 1/5 - 7 = .12.a) 12 - 2 1/2 = .6) 48 - 3 1/5 = .c) 36 - 2 1/4 = .d) 48 -2 1/2 = e) 33 - 3 2/3 = .13.a) 2/3 - 1 1/3 = .b) 1/3 -11/2=.c) 1/4 -21/2=.c/) 8/9 -31/3=.e) 3/4 - 1 1/3 = .14.a) 8 1/2 - 1/2 = .6) 2 1/3 - 1/4 = .c) 3 1/5 - 2/3 = d) 6 1/3 - 1/4 = .e) 8 3/4 - 3/4 = 15.a) 6 1/2 - 1 1/2 = b) 6 2/3 -3 1/3 = c) 3 3/4-1 1/4 = d) 13/5-1 4/5 = e) 4 1/6 - 8 1/3 = (1 1/2) - • (3/5) • •(7/8) .(2/5) .(3/5) ¦(4 4/5) .(15) .(16) (19 1/5) .(9) • ¦ ¦(1/2) • • ¦(2/9) .(1/10) • ¦ (4/15) • ¦ (9/16) .(17) ¦ (9 1/3) .(4 4/5) (25 1/3) (H 2/3) .(4 1/3) ¦¦¦•(2 .(3 ¦ ¦ • (8/9 .(1/2 ) HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES Note pédagogique.— Autrefois on considérait comme une erreur de calculer le profit ou la perte sur le prix de vente.La pratique des affaires a modifié cette façon de penser.Ainsi beaucoup de compagnies en vue d’établir leur budget annuel déterminent d’abord le montant probable des ventes qu elles vont réaliser dans l’année.Elles calculent le % de profit par rapport à cette vente probable.Le profit et la perte étant un rapport avec une aidre quantité; cette autre quantité peut mathématiquement être aussi bien la vente que l'achat.Il ne faudra donc pas s’étonner si, dans les problèmes qui suivent, on demande de calculer le profit ou la perte par rapport au prix d’achat et au prix de vente.PROBLÈMES 1.Mon père m’achète une bicyclette $45.00.Le marchand fait 20% de profit: a) sur le prix de vente, b) sur le prix d’achat.Par règle de trois: a) $45.00 = 100% x = 20% 45 X 20 100 $9.00 b) $45.00 = 120% x = 20% 45.00 X 20 2.Par fractions: Si l’on calcule le % de profit sur la vente, il faut prendre 20% ou 1/5 de 1 $45 soit 45 X — = $9.00 Si l’on calcule le % de profit sur l’achat, $45 devient les 6/5 de l’achat; alors 1/5 vaut $45 - 6 = $7.50 2.Il y a une vente de feu.Ma sœur a acheté une robe $18.00.Le marchand réalise une perte de 10%: a) sur le prix de vente, b) sur le prix d’achat.Trouvez la perte.1.Par règle de trois: a) $18 = 100% x = 10% 18 X 10 120 = $7.50 100 $1.80 238 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre b) $18 = 90% x = 10% 18 X 10 = $2.00 90 2.Par fractions: Il faut prendre 1/10 de $18.00 $18 X -JJ" = $1.80 La vente vaut les 9/10 du prix d’achat, alors 1/10 vaut $18 4- 9 = $2.00 3.Mon oncle a acheté un frigidaire $320.Le marchand a réalisé un profit de 33 1/3% sur son prix d’achat, a) Trouvez le profit; b) trouvez le taux du profit par rapport au prix de vente.1.Par règle de trois: a) $320 = 133 1/3% x = 33 1/3% 320 X 33 1/3 133 1/3 “ §«0.00 b) $320 = 100% $80 = x 100 X 80 320 25% 2.Par fractions: La vente vaut les 4/3 du prix d’achat, alors 1/3 vaut $320 4- 3 = $80.00 T r.80 Le profit vaut les du prix de vente: Le profit 1/4 ou 25% 4.Un marchand a vendu un moulin à coudre $250.Il a réalisé un profit de $50.Quel est le taux du profit: a) par rapport au prix de vente ?b) par rapport au prix d’achat ?1.Par règle de trois: a) $250 = 100% $50 = x 100 X 50 250 ~ 20% b) $200 = 100% $50 = x 100 X 50 200 2.Par fractions: = 25% Le profit vaut les 50 du prix de 250 vente: soit 1/5 ou 20% r „ 50 Le profit vaut les du prix d’a- chat: soit 1/4 ou 25% 5.Un marchand a vendu avec perte un poêle électrique $210.La perte fut de $30.Quel est le taux de la perte par rapport: a) au prix d’achat P b) au prix de vente P 1.Par règle de trois: a) $240 = 100% $30 = x 100 X 30 -240- = 12 !/2% b) $210 = 100% $30 = x 100 X 30 210 2.Par fractions: = 14.2/7% 30 Le profit vaut les ¦ du prix d'a- chat: soit 1/8 ou 12 1/2% 30 Le profit vaut les 9^q du prix de vente: soit 1/7 ou 14 2/7% 6.Un marchand a vendu une robe $25.Elle lui coûte $6.00 de main d’œuvre, $5.75 de matériel et $3.25 pour les autres dépenses, a) Quel est son profit ?b) Quel est le taux du profit par rapport : 1 ° au prix de revient ?2 ° au prix de vente P 1.Par règle de trois: a) $15 = 100% $10 = x 100 X 10 15 b) $25 = 100% $10 = x 100 X 10 25 = 66 2/3% = 40% 2.Par fractions: Le profit vaut les 10/15 du prix de revient: soit 2/3 ou 66 2/3% Le profit vaut les 10/25 du prix de vente: soi! 2/5 ou 40% MESURAGE A) Racine carrée Démonstration de la racine carrée de 625.A l’intérieur d’un grand carré, traçons un carré qui a 20 de côté; sa surface est 400.(20 X 20) 625 I 2 400 - 225 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 239 20 ___________Zff___________ ?Il reste deux rectangles de 20 de longueur chacun et de largeur inconnue ainsi qu’un carré dont le côté est également inconnu.Or nous savons la surface totale de ces 3 figures réunies: elle est de 225.Pour savoir approximativement la largeur de cette grande figure (rectangle), nous divisons 225 par 40 (2 X 20) qui est la longueur connue du grand rec- 625 [ 25_________ tangle.Nous obtenons 5; alors 400 45 X 5 5 devrait être la largeur du 225 grand rectangle et à la fois la 225 mesure du côté du carré.- Il est facile de la vérifier.Démontrer par un dessin la racine carrée de: 141, 484, 961.B) Le triangle Démonstration du calcul de la surface triangle S = B X H o du 3.Trouver la surface d’une boîte triangulaire qui a b pouces de base et c pouces de hauteur.S =-s- C) Le losange Démonstration du calcul de la surface du losange : S = D X d 9 Soit le losange A B C D Par les sommets A, B, C et D, nous construisons un rectangle A'B'C'D'.Traçons les diagonales BD et AC.Nous obtenons 8 triangles.Montrons que: le triangle 1 = le triangle 2 etc.Soit le triangle ABC Par les sommets A, B et C, nous construisons le rectangle A C D E.Traçons du sommet B une droite BF parallèle et égale aux côtés CD et AE.Montrons que: le triangle 1 = le triangle 2 le triangle 3 = le triangle 4.Le triangle ABC est donc la moitié du rectangle ACDE.Or la surface du rectangle est: B X H Donc la surface du triangle est: É X II 2 PROBLÈMES Le losange est donc la moitié du rectangle.Or la surface du rectangle est: B X H ou D X d D X d Donc la surlace du losange est: -^- PROBLÈMES 1.Une boîte de sable en forme de losange a deux diagonales de 46 et 32 pieds.Trouver la surface.46 X 32 S = ^ = 736 pieds 1.1 rouver la surface d’un triangle qui a 22 pieds de base et 10 pieds de hauteur.c 22 X 10 o — jr- = 110 pieds carrés 2.Le dessus d’une tabla est en forme de triangle.La base est de 3 pieds et la hauteur de 2 pieds.Trouver la surface, c 3X2 2.La vitre d’une porte de la maison est en forme de losange.Sa surface est de 3 pieds carrés.La mesure de la petite diagonale est de 2 pieds.Trouver la mesure de la grande diagonale.c _ D X d _ _ D X 2 o - 2 - 5 - 2 6 = D X 2; D = 3 pieds 9 = 3 pieds carrés 240 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre D) Le parallélogramme S& Démonstration du calcul de la surface du parallélogramme: S = B X H Soit le parallélogramme ABCD.Par les sommets A et B nous construisons le triangle ABF.Nous traçons du sommet D la hauteur ED et nous avons le triangle CDE.Montrons que le triangle ABF = le triangle CDE.La surface du rectangle ADEF = la surface du parallélogramme ABCD.Or la surface du rectangle est: B X H.10.La somme du double du nombre N et du triple du nombre P.(2N + 3P) 11.La somme du quadruple du nombre c et du double du nombre d.(4c + 2d) 12.La différence entre le triple du nombre Y et le double du nombre Z.(3Y — 2Z) Dire ce qu expriment les expressions suivantes: 1.3X+4 2.5Y + 5 3.2m —7 4.X —Y 5.3a + 2b 3X 2Y 8.c2 — d1 Donc la surface du parallélogramme est' B X H TS.P.— On pourra montrer à Vaide d'une boite de carton (boîte de cigarettes) quen écrasant la boîte plus la hauteur du parallélogramme diminue et plus la surface diminue.ALGÈBRE 9.2a2 — 62 X 10.-y+Y 11.2C — 2d 12.4a 3b 5 + 4 N.P.— Les débutants en algèbre éprouvent certaines difficultés à se représenter les lettres a, b, c, x, y, z.Les exercices suivants ont pour but de les éviter.Représenter par une expression algébrique les données suivantes.1.Le double d’un nombre augmenté de 8.(2x + 8) 2.Le triple d’un nombre diminué de 4.(3a — 4) 3.La moitié d’un nombre augmenté/ c , - j de 5.V 2 + V 4.Le tiers d’un nombre diminué/ D de 3.\ 3 ~S) 5.Le quart d’un nombre diminué/ Y \ de 2.^ 4 — 2J 6.Le carré d’un nombre.(X2) 7.Le cube d’un nombre.(a3) 8.La somme des nombres L et M .(L + M) 9.La différence entre les carrés des nombres a et b.(a2 ¦— b2) Voici une réponse que chaque expression peut suggérer.1.Le triple d’un nombre augmenté de 4.2.Un nombre multiplié par 5 et augmenté de 5.3.Le double d’un nombre diminué de 7.4.La différence entre deux nombres.5.La somme formée du triple d’un nom- bre et du double d’un autre.6.La somme formée de la moitié d’un nombre et du tiers d’un autre.7.La différence entre 1 1/2 fois un nombre et les 2/3 d ’un autre.8.La différence de deux nombres au carré.9.La différence entre le double d’un nom- bre au carré et d’un nombre au carré.10.La somme du cinquième d’un nombre et d’un autre nombre.11.La différence entre le double de deux nombres.12.La somme de 4/5 d’un nombre et de 3/4 d’un autre nombre. 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 241 DIXIÈME ANNÉE ALGÈBRE Note pédagogique.— Beaucoup d'élèves éprouvent des difficultés à établir la mise en équation des problèmes.0?i a négligé probablement de donner de petits exercices faciles de mise en équation.Les professeurs pourront s'inspirer de ceux que nous suggérons ici afin de corriger cette déficience.Compléter par une expression algébrique.1.Un marchand qui obtient X dollars pour la vente de 12 raquettes vend chacune d’elles .dollars 2.Dans 2 ans j’aurai Y année.J’ai actuelle- ment .ans.(Y — 2) 3.J’ai actuellement c ans.Ma grande sœur a 6 ans de plus que moi.Elle a .ans .(C + 6) 4.Il y a 3 ans, je mesurais M pouces.Actuel- lement je mesure N pouces de plus.Je mesure donc .pouces.(M 4- N) 5.D livres de beurre se vend E dollars.Une livre coûte 12.Mon âge C augmenté de d années est N lois plus grand que celui de mon frère.Son âge est c + d N ) Trouver l'équation correspondant à chacun des problèmes.1.Je rends un nombre 2 fois plus petit en le /X diminuant de 4.I = X — 4 2.Pierre triple son avoir à la caisse scolaire en déposant 48c.(X + 48 = 3X) 3.Le double d’un nombre augmenté de 20 est égal au triple de ce nombre.(2X + 20 = 3X) 4.En enlevant 24 à un nombre, je trouve 35 comme résultant.(X — 24 = 35) 6.Je fais X milles en Y heures, je fais .milles.En 1 heure» (4) 5.J’ajoute 15 à un nombi’e, je trouve 16 comme résultant.(X + 15 = 16) 6.En enlevant 21 à un nombre, je divise ce 7.Je fais a milles en b heures, je ferai .milles.En 2 henres, 8.Papa partage une somme Y entre mon frère et moi.Je reçois X .; mon frère reçoit .(X, Y-X) 9.Mon père gagne a dollars par mois.Les dépenses annuelles s’élèvent à b dollars.L’économie réalisée à la fin de l’année est de.(12a — b) 10.Un capital de c dollars placé pendant N années a rapporté I intérêt.Le taux était fixé à .% / I X 100 \ V CN J 11.Pour N livres de café à b cents la livre, on peut avoir .livres de thé à c cents la , ( x \ nombre par 3.IX — 21 = —I 7.La différence entre 2 nombres est d.Le plus petit est a; le plus grand b vaut.(a + d = b) 8.La somme de 2 nombres est S.Le plus grand est X; le plus petit Y vaut.(S —X = Y) 9.Le périmètre de la cour est P.La longueur est L.La largeur qui est M vaut.(îr-L = M) 10.Le quadruple d’un nombre b diminué de 4 égale le double d’un autre nombre C augmenté de 4.(4b — 4 = 2c + 4) 11.Le triple du nombre b augmenté de c égale le quadruple du nombre d diminué de e.(3b + c = 4d — e) livre 242 L’ E N SEIGN E M ENT I’RI M AI R E Octobre 12.La somme de deux nombres pairs consécutifs est égale à 54.(2N 2 = 54) PROBLÈMES 1.Le triple du nombre X augmenté de 4 est égal au double du même nombre augmenté de 8.X = le nombre 3X + 4 = 2X + 8 X = 4 2.La somme de deux nombres est 48.Le plus grand nombre est 3 fois plus grand que le plus petit.Quelle est la valeur du plus petit nombre.X = valeur du plus petit nombre X + 3X = 48 3X = valeur du plus grand nombre 4X = 48 X = 12 3.La classe mesure 120 pieds de périmètre.La longueur est égale au double de la largeur.Quelle est la largeur de la classe ?X = la largeur 2(X + 2X) = 120 2X = la longueur X + 2X = 60 3X = 60 X = 20 3.Prouvez que, dans le triangle isocèle ABC, la droite BD J.à la base AC divise la base en 2 parties égales.B Démonstration: L’angle A = l’angle C.comme angles opposés dans le triangle isocèle.L’angle d = l’angle d'.comme angles droits selon l’hypothèse.L’hypoténuse AB = l’hypoténuse BC.Les côtés opposés aux angles égaux sont égaux dans un triangle isocèle.GÉOMÉTRIE Donc le triangle ABD = le triangle CBD.Théorème: 2 triangles rectangles sont égaux lorsqu’ils ont l’hypoténuse égale et un angle aigu égal.PROBLÈMES 1.Dans la figure suivante, prouvez que s| l_ 1 = [_ 2, les 2 triangles rectangles sont égaux B D Démonstration: On a: l’hypoténuse BD commune aux 2 triangles.Un angle aig i du 1er triangle est égal à un angle aigu du 2e triangle (VI = V 2) Donc les 2 triangles sont égaux.Or, dans des triangles égaux, les côtés homologues sont égaux.Donc AD = CD.4.Je trace le triangle isocèle ABC.Du sommet A, j’élève une droite AD ± au côté BC.Du sommet C, j’élève une droite CE T au coté AB.Prouvez que le triangle ACE est égal au triangle ACD.a 2.Dans la meme figure, prouvez que: AB = BC AD = CD Démonstration: Les deux triangles rectangles sont égaux {démonstration précédente).Or, dans deux triangles égaux, les côtés homologues sont également égaux.Donc les côtés AB = BC AD = CD Démonstration: L’hypoténuse AC est commune aux deux triangles.L’angle C du triangle ACD est égale à l’angle A du triangle ACE. Salaberry et ses V< iligeurs étai nt-ils victorieux ?.Oui, ils venaient de remporter une victoire extraordinaire; nous devons être fiers d’eux.25.Après cette bataille, comment fut surnommé De Salaberry ?.Le héros de Châteauguay.26.Après la victoire de Châteauguay, que devient le colonel de Salaberry ?.Il quitte l’armée et ne vit plus que pour sa famille, dans le joli village de Chambîy (montrer sur la carte).27.Comment est-il mort?.Il est mort subitement (attaque d'apoplexie) à l’âge de 51 ans, à Chambly.28.Y a-t-il quelque chose qui nous aide à nous rappeler de Salaberry ?.Oui, deux choses: à Chambly, un magnifique monument (œuvre de L.-P.Hebert).Puis, une belle poésie, que vous lirez quand vous serez plus grands, sur Charles de Salaberry (par L.-H.Fréchette). 248 L ’ E N S EIG N E M E NT I MUM AIR E Octobre .'V.p.— Aux élèves de Chumbly.29.Y a-t-il dans notre petite ville, quelque chose qui nous aide à nous rappeler, etc.N.P.—A ux élèves de Châteauguay et de la région.30.Quelle belle histoire nous rappelle le nom de notre jolie ville ?.La belle histoire de la victoire de De Salaberry.31.Y a-t-il encore des soldats aussi braves que De Salaberry P.Oui, il y en a encore; il faut les admirer et prier pour eux.32.Le devoir d’un soldat, c’est de défendre son pays et le vôtre, quel est-il ?{Attendre la réponse).Aller assidûment à l’école et bien étudier afin de vous instruire le plus possible pour mieux connaître Dieu et apprendre à être utile à votre prochain.33.Quelles sont les armes d’un bon écolier ?.Ses livres et ses cahiers.34.Que diriez-vous des élèves qui jetteraient leurs livres et leurs cahiers, en refusant d’aller à l’école P.Je dirais qu’ils font comme les Américains qui ont jeté leurs armes et ont quitté le champ de bataille.Ce qui ne doit pas être imité, parce que pour réussir à l’école, comme à la guerre, il faut garder ses armes et s’en servir.35.Nommez d’autres héros que vous connaissez maintenant et que vous avez étudié dans votre histoire ?{Laisser répondre les élèves) .Montcalm, d’Iberville, etc.En regardant les images trouvez les mots qu’il faut pour compléter les phrases.IMAGE : Pour faire la guerre aujourd’hui les hommes se servent de., de ., d’.2e IMAGE : Pour se préparer à recevoir l’ennemi, Salaberry fait .des .qui serviront de .3e IMAGE : Salaberry tire.et tue .a cheval.La bataille dure .heures.4e IMAGE : A gauche l’on voit: Les Américains vaincus .en laissant tomber leurs ., leurs A droite: Les élèves peu ., jettent leurs .: n’imitons pas cet exemple.CINQUIÈME ANNÉE ESSAIS DE COLONISATION A TADOUSSAC, EN ACADIE, A QUÉBEC Vous lisez quelquefois dans vos livres d’histoire, des récits d’aventures extraordinaires, de voyages périlleux, vous tremblez d’effroi à la place des (( héros )) qui souvent n’ont jamais existé.Aujourd’hui, vous allez écouter des récits non moins extraordinaires, mais vrais, vous faisant connaître le nom d’explorateurs courageux venus en notre pays pour tenter de le coloniser.1.Que veut dire coloniser ?.Coloniser, veut dire établir une colonie: transporter un groupe de personnes d’un pays à un autre.Ex.: les Français sont partis de France, pour venir habiter le Canada, en devenir les premiers colons.2.Quels sont les premiers travaux de coloni- sation ?.Le défrichement.Abattre les arbres, travailler le sol pour le rendre propre à la culture.3.Y a-t-il encore dans la province de Québec, des endroits non colonisés ?.Oui, en Abitibi {montrer sur la carte).Déjà, une bonne partie est habitée, prospère, agricole.4.Le défrichement, la colonisation est-elle aussi pénible, qu’aux premiers temps du Canada ?.Beaucoup moins pénible.5.Pourquoi ?.D’abord, il y a les chemins de fer, et l’Etat se charge d’ouvrir des routes carrossables, de prêter aux colons des tracteurs, des niveleuses, des machines de toutes sortes, qui font le plus dur du travail; et inutile de traîner son fusil, il n’y a plus d’ennemis à surveiller.6.Comment appelle-t-on aujourd’hui tout ce travail fait avec des machines motorisées ?.La motocolonisation. 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 249 7.Malgré tous ces avantages, quelles doivent être les qualités du colonisateur ?.Aujourd’hui, comme autrefois, il lui faut du cœur et du courage, 8.Quand eurent lieu les premiers essais de colonisation au Canada ?.Après les voyages de Cartier, son découvreur.9.Cartier ne venait donc pas coloniser ?.Non, il cherchait un passage pour se rendre en Chine; c’était le rêve de tous les marins.10.Tout de même, le Canada lui doit sa colo- nisation, pourquoi ?.Parce que après sa découverte et ses voyages qui le conduisent à Gaspé, Québec et même jusqu’à Montréal, Cartier retourne en France et parle avec enthousiasme du Canada, de ses richesses, de son immensité (connus d’après les récils des Indiens), de son avenir, si bien, que le roi de France s’intéresse à sa découverte.11.Avant Cartier, connaissait-on l’existence du Canada ?.D’après les historiens, l’on connaissait le Labrador, Terre-Neuve, l’Acadie, le golfe Saint-Laurent, et le fleuve jusqu’à Tadoussac (montrer sur la carte).12.Par qui ces endroits étaient-ils visités?.Par des marins, des chercheurs d’or, des pêcheurs, des soldats, des aventuriers et des trafiquants de fourrures.13.Qui fit le premier essai de colonisation ?.RobervaL que le roi François Ier, nomma lieutenant-général, avec Cartier sous ses ordres.14.Quand eut lieu le départ pour le Canada ?.Cartier partit en 1541, sans attendre Roberval qui n’était pas prêt.15.Que fit Cartier en attendant Roberval ?.Il fit une courte exploration du côté d’Hochelaga (Montréal) et du Long-Sault (sur VOutaouais) et reprit le chemin du retour.16.Rencontra-t-il Roberval ?.Oui, à Terre-Neuve l’année suivante; il continua sa route vers la France.17.Que fit Roberval ?.Il vint s’installer au poste laissé par Cartier, à Charlesbourg-Royal (neuf milles en amont de Québec).L’hiver fut désastreux, cinquante personnes moururent du scorbut; à l’été (1543) Roberval et ses gens revenaient en France.18.Quel fut le résultat de ce premier essai?.Un échec complet.19.Qui tenta de nouveau de coloniser le Ca- nada ?.Le marquis de la Roche, environ 60 ans après (1598).20.Qui l’accompagnait dans son expédition?.Cinquante déportés.Il les laissa à l’Ile-de-Sable.pour se rendre en Acadie, chercher un endroit plus propice.21.Quel fut le résultat de ce voyage ?.Pitoyable.De la Roche, poussé par des vents sur les côtes de France, fait prisonnier par un ennemi, ne put porter secours à ces malheureux, laissés sur l’Ile-de-Sable.22.Que devinrent-ils ?.Au bout de cinq ans, il n’en restait que onze, dans un état lamentable.23.Qui fit le troisième essai de colonisation ?.Pierre Chauvin.Il ne réussit qu’à établir un petit poste à Tadoussac.24.Tadoussac était-il un endroit favorable à la colonisation ?.Non, Tadoussac était une terre stérile; mais Chauvin ne pensait qu’au commerce des fourrures.25.Où est situé Tadoussac?(Montrer sur la carte).Au confluent du Saguenay et du Saint-Laurent.Le site convenait admirablement comme rendez-vous commercial, centre de ralliement.(Expliquer que les sauvages descendaient le Saguenay ou le Saint-Laurent jusqu’à Tadoussac, pour vendre leurs peaux de castors, de loutres, etc.) 26.Quand Tadoussac perdit-il de son impor- tance au point de vue commercial ?.Quand les bateaux se rendirent jusqu’à Québec.27.Tout de même, Tadoussac est un endroit bien connu encore, pourquoi ?.Parce que c’est l’entrée du Saguenay: tous les touristes s’y arrêtent.28.Qu’est-ce que le Saguenay ?.Une rivière formidable, qui prend sa source dans le lac Saint-Jean (montrer sur la carte) et se jette dans le fleuve Saint-Laurent; son parcours arrache aux voyageurs des cris d’effroi ou d’admiration.29.Le roi Henri IY, mécontent du peu de résultats de ces voyages au Canada, aban-donne-t-il son projet de fonder une colonie ?.Non, il en charge M.de Monts, Champlain, Dupont-Gravé, Poutrincourt et quelques autres.30.Quelles obligations doivent-ils remplir ?.Etablir une colonie, cultiver la terre, évangéliser les sauvages, et continuer le commerce des fourrures.31.A quel endroit s’établissent-ils?.Sur une île à l’embouchure de la rivière Sainte-Croix, ils construisent une habitation fortifiée.32.Comment se passe le premier hiver ?.Le premier hiver est très dur.Trente-cinq hommes périssent du scorbut.Heureusement les sauvages de l’Acadie (Souriquois) aiment les Français et leur sont d’un précieux secours. 250 U E NSE ! G N E M E NT PRIM AI RE Octobre 33.Au printemps, que décident M.de Monts et Champlain ?.• De s’établir sur la rive de la baie Française (Fwidy) (montrer sur la carte).3 1.Quel nom reçoit cet établissement ?.Le nom de Port-Royal, à l’automne de 1605.35.Au printemps suivant, qui arrivent à Port- Royal, se joindre à la colonie ?.Louis Hébert, apothicaire, Marc Les-carbot avocat, et quelques autres.36.À quoi s’occupe tous ces hommes ?.A défricher, abattre des arbres, construire des habitations, faire du bois tie chauffage, toutes sortes de travaux en prévision de l’hiver.37.S’occupent-ils de culture ?.Oui, les terres ensemencées produisent du froment, d’autres grains; Champlain cultive son jardin avec soin.38.Que fait Louis Hébert, notre premier agri- culteur ?.Il cultive surtout le blé et la vigne.39.L’avocat Lescarbot trouve-t-il à se rendre utile P.Lescarbot avocat, poète, cultivé, construit un moulin pour moudre le grain, dresse des fourneaux; chaque jour, il invente quelque chose pour l’utilité publique; il aide de ses conseils et de ses connaissances religieuses et il trouve le temps d’égayer tout le inonde.40.Qui avance l’argent pour aider M.de Monts dans son entreprise P.La compagnie d’Acadie, formée de riches marchands français.4L Qu’est-ce qui oblige M.de Monts et ses compagnons à quitter Port-Royal, pour retourner en France P.Le manque d’argent, parce que la compagnie d’Acadie ne veut plus leur aider.42.A qui est confiée la garde de Port-Royal.Au chef Souriquois, Memhertou, ami fidèle et sûr.43.Qui vient s’établir à Port-Royal avec la permission du roi, en 1610?.M.de Poutrincourt.Durant les trois années d’absence des Français, rien n’a été touché sous l’œil vigilant de Memberton.44.Que se passe-t-il en Acadie, sous la direction de M.de Poutrincourt P.Il fonde le poste de Saint-Sauveur et l’Acadie reprend vie.45.Qui vient semer le trouble P.Les Anglais, inquiets de voir les Français s’y implanter de nouveau.46.Qu-3 font-ils P.En 1613, sous le commandement d’Argall, ils détruisent Saint-Sauveur, Sainte-Croix et Port-Royal.47.Ce geste était-il significatif ?( Voulait-il dire quelque chose).Oui, ce geste était le premier dans une voie qu’ils ont suivie lentement mais fermement, jusqu’à la conquête du Canada.48.Que devient Port-Royal dans la suite ?.Il passe à tour de rôle, aux mains des Anglais et aux mains des Français.49.A quelle époque remonte la colonisation véritable et les progrès de l’Acadie P.Vers 1675, aux mains des Français.Les Acadiens font preuve d’initiative, de courage, de piété et même d’héroïsme.50.L’Acadie connaît-elle enfin la paix?.Non, Port-Royal est détruit de nouveau par les Anglais; repris, fortifié par les Français, qui repoussent trois fortes attaques ennemies; Port-Royal tombe définitivement aux mains des Anglais.51.Quel nom porte aujourd’hui Port-Royal P.Annapolis.52.Nous avons laissé M.de Champlain, après son voyage en Acadie en 1607, ou le retrouvons-nous ?.Nous le retrouvons devant Québec, en 1608.53.Champlain s’occupe-t-il sérieusement de colonisation ?.Oui, Champlain fondateur de Québec, est un grant! colonisateur, malgré les difficultés de toutes sortes.54.Quel est son premier geste P.Il fait construire des logements et des fortifications.55.Comment Champlain a-t-il réussi dans son œuvre P (Attendre la réponse; les élèves connaissent Champlain) .En assurant à la religion catholique la place qui lui revient, à l’aide de missionnaires, en ne se fiant pas uniquement sur la France, en faisant cultiver la terre, en attirant le plus de Français possible au Canada.56.Connaissez-vous une autre raison de son succès P.Son amitié pour les Durons, et la crainte qu’il inspire aux Iroquois.57.Quels sentiments nous inspire la conduite de Champlain, fondateur et colonisateur ?Un sentiment d’admiration, de reconnaissance pour nous avoir donné le bonheur de vivre dans le plus beau pays du monde.58.Donnez la signification des mots suivants: Saguenay.Lieu qui inspire l’effroi.59.Canada.Amas de cabanes.60.a) Stadaconé.Aile.h) Québec.Rétrécissement des eaux. 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 251 SIXIÈME ANNÉE LUTTES ÉPIQUES DE 1744-56 Nous allons aujourd’hui quitter notre ville (ou notre village selon le lieu habité par lesj.élèves), nous prendrons l’avion, l’automobile ou le train (selon Vendrait) et nous irons visiter les provinces maritimes.Nous arrêterons spécialement à certains endroits historiques.Vous savez ce que signifie (( endroits historiques )) ?Certains noms d’autrefois ont disparu, mais les lieux gardent quand même le souvenir de l’historique passé que nous allons étudier.(Se servir de la carte géographique) Dirigeons-nous vers 1’ .du pays.Arrêtons-nous d’abord au.ou Nouvelle- Acadie; de là, nous prenons le bateau, nous traversons la .de ., autrefois la baie Française, pour visiter la., appelée jadis Acadie (Acadie mot sauvage, veut dire: « séjour d’abondance »).Naturellement, nous faisons un court séjour à Annapolis, bien connue dans l’histoire, sous le nom de.Toujours en Nouvelle-Ecosse, nous allons nous promener sur 1’.nous serons en réalité, sur ITle Royale, et nous visiterons les ruines de son ancienne forteresse ., qui n’est aujourd’hui qu’un port de pêche.Une autre province, à l’automne long et enchanteur, nous attend; baptisée Ile St.Jean par Champlain.Sous le régime anglais, son nom est maintenant: .Les sauvages lui avaient donné un nom bien poétique: Abegweit, « berceau sur les vagues ».La capitale Port-la-Joie, s’appelle aujourd’hui .Si nous prolongeons notre voyage, nous nous rendons aux États-Unis, dont la partie nord-est n’est autre chose que la.dont nous parle notre histoire.L’époque que nous étudierons, comprend une série de luttes épiques, entre les Anglais de la Nouvelle-Angleterre et les Français du Canada.Quand la paix cesse en Europe, entre l’Angleterre et la France, qui ont des intérêts respectifs en Amérique du Nord, la paix cesse aussi en Amérique (toujours se servir de la carte).Pendant trente ans environ (1713-àà), à la faveur de la paix, le Canada connut une ère de développement, de prospérité; les gouverneurs Vaudreuil et Beauharnois, les intendants Bégon et Hocquart, en furent les principaux artisans.En 1744, le roi de France Louis XV, entre en guerre avec l’Angleterre; aussitôt M.de Beau-harnois, fait à regret ses préparatifs de guerre et attend.En France et au Canada, l’on avait bien prévu que l’Ile-Royale (Ile-du-Cap-Brelon) à l’entrée du fleuve, serait le premier point que les Anglais attaqueraient.Aussi l’on avait fait de Louisbourg, une véritable forteresse, protégée par des murailles de 36 pieds de hauteur, qu’entouraient des fossés de 80 pieds de largeur.Tout était parfaitement organisé: les sœurs de la Congrégation y tenaient une école pour jeunes filles; les frères de Saint-Jean-de-Dieu, un hôpital pour les hommes, les Récollets prenaient soin des âmes.Il y avait des munitions, des provisions, de quoi pourvoir à tous les besoins.Le gouverneur de la forteresse, veut s’emparer de Port-Royal (Annapolis) qui est aux mains des Anglais.Dans ce but, il prend quelques établissements ennemis, en Acadie et met le siège devant Port-Royal.Le chef anglais reçoit justement des renforts et les Français doivent se retirer.Les Anglais prennent leur revanche et mettent le siège à leur tour devant Louisbourg.Ses fortifications ont été désagrégées par le froid et les soldats manquent d’ardeur et de discipline.La flotte anglaise bloque la rade de Louisbourg.Après un siège de cinquante jours, les Anglais sont maîtres de la place (1745).Naturellement les Anglais étaient fiers de leur victoire et les Français bien découragés.En France, l’on résolut de reprendre la forteresse; l’on expédie deux grosses flottes qui essuient tous les malheurs, sont presque anéanties et n’atteignent jamais Louisbourg.Tout de même, par le traité d’Aix-la-Chapelle (1748), Louisbourg est remis à la France, parce que celle-ci vient de gagner la guerre en Europe.Malgré la sage administration de M.de la Galissonnière et ses protestations, les Anglais ne tiennent aucun compte du traité d’Aix-la-Chapelle.Chaque parti a des forts installés un peu partout et se tient à l’œil (se surveille).L’on constate que cette paix signée à Aix-la-Chapelle, n’est qu’une trêve (arrêt).Le nouveau gouverneur M.de la Jonquière encourage le chevalier de la Corne à construire le fort Beauséjour (sur l’isthme de Chignectou).Mais avec Bigot, mauvais intendant qui ne pense qu’à s’enrichir, et les sauvages sur lesquels on ne peut plus se fier, les choses marchent mal en Nouvelle-France.A son arrivée, comme gouverneur, Duquesne, militaire de carrière, rétablit l’ordre dans l’armée, fait surveiller les sauvages et avec des ressources limitées, s’occupe du développement général du pays.On sent la guerre inévitable, imminente (toute proche).L’on élève d’autres forts et il y 252 L’E NS El G N EMEN T PRIMAIRE Octobre a souvent des escarmouches (petits combats) dans la vallée de l’Ohio (Belle-Rivière).Les Français érigent le fort Duquesne (Pitts-burg), et à peu de distance, les Anglais sous les ordres de Washington élèvent le fort Necessity.Le capitaine de Contrecœur, envoie l’officier Coulon de Jumonville, avec une escorte, pour prévenir les Anglais de se retirer.Jumonville s’avance pour parler et on lui répond par des coups de feu: il est tué avec plusieurs de ses soldats, bien qu’envoyé comme parlementaire.C’était un véritable assassinat qui provoqua une vive indignation.Coulon de Villiers, chargé de venger son frère, se rend au fort Necessity, où se trouve Washington et le force à capituler.Espérer la paix, eut été pure folie; la guerre s’en venait avec des bateaux chargés de soldats et de munitions.Les Anglais commandés par Braddock et Washington marchent encore contre le fort Duquesne.Les Français sous les ordres de Beaujeu, viennent à leur rencontre, longent la rivière Monongahéla.Apercevant les Anglais sur l’autre rive, Français et Indiens se cachent derrière les arbres et attendent que l’armée ennemie traverse.Ils la reçoivent par une fusillade bien nourrie; les Anglais fuient en désordre, laissant des centaines de morts et de blessés.Les Français perdent vingt-cinq hommes: les deux capitaines, Braddock (anglais) et Beaujeu (français) sont grièvement blessés.Cette victoire est vite assombrie par une défaite semblable sur le lac St-Sacrement: (William-Henry) Dieskau, capitaine français est battu par Johnson.Vers le même temps, les forts Gaspareau et Beauséjour tombent aux mains des Anglais.Le gouverneur Lawrence, gouverneur de l’Acadie (N.-Ecosse) veut depuis longtemps, dépouiller les Acadiens catholiques et de langue française en les déportant, pour ensuite donner leurs belles terres fertiles à des colons anglais.Quand son projet est à point, il ordonne à Winslow, d’attirer tous les Acadiens, de plus de dix ans, dans l’église de Grand-Pré, convertie en caserne, sous prétexte d’écouter leurs requêtes.C’est un guet-apens.Les soldats anglais ferment l’église, en gardent les portes, baïonnettes aux fusils.Winslow leur annonce que tous seront privés de leurs biens, dispersés, hommes, femmes et enfants.A quelques heures d’avis, ces malheureux sont embarqués sur de mauvais bateaux et déportés aux cmatre coins de la Nouvelle-Angleterre (Etats-Ünis) de la Grande-Bretagne et de la France.Cette scène de Grand-Pré se répète dans toute la Nouvelle-Ecosse de 1755-58; 14,000 Acadiens sont ainsi déportés.Cette dispersion est appelée le grand dérangement: c’est une page douloureuse de notre histoire.Si vous avez bien écouté ce long récit, vous serez capables de répondre aux questions suivantes: 1.Après le traité d’Utrecht, en 1713, combien d années de paix, le Canada connut-il ?2.Quelle fut la cause de la nouvelle guerre au Canada vers 1745 ?(Guerre en Europe: entre France et Angleterre.) 3.Pour prévenir une attaque au Cap-Breton, quelle forteresse les Français avaient-ils érigée ?4.Pour chasser les Anglais de l’Acadie (N.- Ecosse) quel établissement les Français attaquent-ils ?5.Quel est le résultat de leur attaque ?6.Pour reprendre leurfrevanche, que font les Anglais P 7.Réussissent-ils apprendre Louisbourg P 8.Que fait la France, pour essayer de reprendre la forteresse ?9.A-t-elle du succès ?10.La France victorieuse en Europe, retrouve Louisbourg par quel traité P IL Après ce traité, la paix règne-t-elle au Canada ?12.Qui construit le fort Beauséjour ?13.Quel intendant contribue à la perte du Canada ?14.En plus de l’Acadie, quelle vallée se dispute Français et Anglais ?(Parce que c'est le chemin de la Louisiane.) 15.Nommez un nouveau fortf élevé par les Français ?16.Nommez un nouveau fort élevé par les Anglais ?17.Qui commande au fort Necessity P 18.Que lait Washington à l’envoyé français Coulon de Jumonville?19.Qui venge la mort de Jumonville?20.Racontez en quelques mots, la bataille de la Monongahéla: dites le nom des capitaines P 21.Quel en fut le résultat?22.Quelle défaite assombrit cette belle victoire P 23.Du côté de l’Acadie, quels forts tombent aussi aux mains des Anglais ?24.Qui ordonne la déportation des Acadiens P 25.Où les Acadiens de Grand-Pré, sont-ils réunis P 26.De quelle décision, Winslow leur fait-il part P 27.L’exécution de cette décision prend combien de temps P 28.Comment fut appelée cette dispersion P 29.Avez-vous déjà entendu ce nom de Washing- ton P.Il y a une ville aux Etats-Unis qui porte ce nom.30.Pourquoi ce nom de Washington est-il resté célèbre P.Georges Washington fut le premier président des États-Unis. 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 263 SEPTIÈME ANNÉE LES ÉTATS-UNIS S’AGITENT CONTRE L’ANGLETERRE — ILS MENACENT LE CANADA — CARLETON ACCORDE L’ACTE DE QUÉBEC (1774) 1.Quels sont ceux parmi vous qui sont déjà allés aux Etats-Unis ?2.Où êtes-vous allés ?3.Si vous n’êtes jamais allés aux États-Unis, vous y avez peut-être des parents ?des amis ?4.N’avez-vous pas alors déjà entendu des « Américains » parler de leur beau pays ?5.Ont-ils raison P.Oui, ils ont raison, mais nous aussi.Canadiens français, nous avons un magnifique pays, qui fait l’envie de bien des peuples; cette convoitise doit nous flatter et stimuler puissamment notre ambition de le voir devenir encore plus beau et plus fort.Dans l’avenir, c’est sur vous, chers élèves, que nous compterons pour aider à son développement, à son progrès dans tous les domaines, et à la conservation de ses droits et de sa langue; ce doux parler de France qui rend les prières si faciles et que Dieu comprend si bien.Que nos voisins, les Américains, aient voulu devenir maîtres du Canada, cela ne peut nous surprendre; ils sont si bien placés pour en apprécier les beautés et les richesses.Même avant que le Canada tombe aux mains de l’Angleterre, les États-Unis essayent de chasser les Canadiens, de la Belle-Rivière {Ohio) et des rives du Mississipi.Vous avez appris, la bataille du fort Necessity et celle de la Monon-gahéla ?Une fois, le Canada aux mains de l’Angleterre, les Etats-Unis s’agitent, font une pression auprès du roi, pour qu’aucune concession ne soit accordée aux Canadiens français, quant à leur langue et à leur religion, espérant ainsi, les chasser du Canada.Loin de vouloir les chasser, le vainqueur a peur de les voir partir: « ce serait une perte irréparable )) au dire de Murray; il les laisse libres de partir ou de rester.Son véritable but est de les garder, de les angliciser {les rendre comme les anglais: langue, mœurs) et de 1 ;s convertir au protestantisme.D’autres leçons précédemment apprises nous ont fait voir que le nouveau régime imposa des mesures injustes pour les Canadiens français.Les États-Unis toujours aux aguets, profitent de ce mécontentement général, pour essayer de s’attirer l’appui des Canadiens et se révolter tous ensemble contre l’Angleterre.Mais, conseillés par leurs prêtres, leurs hommes instruits et influents, les Canadiens français restent fidèles à la couronne britannique, ce qui ne les empêche pas de présenter requêtes et pétitions, pour abolir le fameux serment du test et obtenir un nouvel évêque, nommé par le pape.{Mgr Pontbriand était mort.) Murray lui-même soutient leurs réclamations: les Anglais du Canada lui reprochent celte compréhension bien justifiée, se plaignent auprès des autorités britanniques et obtiennent son rappel.Une fois à Londres, Murray ne tarde pas à prouver qu’il a agi avec justice et sagesse.11 avait raison; si Murray avait malmené les Canadiens français, ceux-ci se seraient rangés sans hésiter du côté des Etats-Unis, qui n’attendaient que ce geste.Une fois en Angleterre, Murray apportera son appui pour la nomination de Mgr Briand, appui quasi indispensable et qui arrivait bien à point.Les Canadiens français réalisent que tout est fini, que la France n’a plus en Amérique de biens matériels; mais elle a laissé un héritage moral et spirituel, qu’il faut conserver.Il s’agit pour eux, devenus sujets d’un roi anglais et protestant, d’obéir à leurs nouveaux maîtres dans tout ce qui n’attaque pas leur langue et leur religion.La nation canadienne devait sa naissance à la France et à l’Église: pour garder la vie, elle doit rester fidèle à la France par sa langue, et à l’Église par sa religion en refusant d’agir contre ses commandements.Les Américains, pour gagner nos pères à leur cause, leur promettent la liberté de religion; l’avenir prouvera qu’ils n’étaient pas sincères.L’Angleterre peut dire grand merci au clergé, si elle a conservé le Canada: le grand historien Garneau a dit cette parole: « L’on peut dire que c’est le clergé qui fut à cette époque, le véritable sauveur des intérêts de V Angleterre, dans la colonie ».Le roi tient à sa colonie.Murray est remplacé par Guy Carleton, qui fut un véritable ami des Canadiens français, leur défenseur à Londres.Il leur obtint bien des adoucissements. 254 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre entre autres, (( VActe de Québec » appelé « Grande Charte ».L’Acte de Québec, était une nouvelle forme de gouvernement, plus juste que le régime militaire et que le régime civil absolu.Ce n’était pas la perfection, mais beaucoup mieux que le gouvernement des années précédentes: l'Acte de Québec fixait les frontières du Canada, à ce qu elles étaient en 1760, instituait un Conseil Législatif pour régler les affaires de la province, rétablissait certaines lois françaises, déclarait le libre exercice de la religion, par le fait même dispensait du serment du lest.L’Acte de Québec fut un acte de justice et d’humanité.L’Acte de Québec fut accordé en 1774, grâce à bien des dévouements, à la ténacité de plusieurs grands hommes, entre autres l’éminent juriste québécois Cugnet, et surtout au gouverneur Carleton.Le mérite de cette loi lui revient en grande partie; il y travailla pendant huit ans.A son retour à Québec, on comprend que les Canadiens l’accueillent avec enthousiasme; le petit groupe d’Anglais du Canada ne montre pas le même enthousiasme, comme vous le pensez bien.Les Américains ne se gêneront pas non plus, pour montrer leur hostilité à la religion catholique, par leurs protestations auprès de Londres, au sujet de l’Acte de Québec.Plus que jamais, ils préparent leur indépendance et organisent leur révolution.Ils ont des griefs personnels contre l’Angleterre, qid veut s’enrichir à leurs dépens, en leur imposant des taxes et des impôts.Toujours à nos portes, ils désirent encore s’emparer du Canada: la guerre recommence.Ils prennent les forts St-Jean, Sorel et Trois-Rivières; {montrer sur la carte).Bien plus, ils sont maîtres à Montréal et marchent contre Québec.Mais Carleton a pris ses précautions, il a dit à ceux qui ne voulaient pas se battre, de sortir de Québec.Les autres, fusils en mains, doivent défendre Québec.Qui défend la ville de Champlain ?Les Canadiens français.Sans eux, Québec tombait aux mains des Américains, commandés par Montgomery.Les Américains retournent à Boston; mais le Canada les tente toujours et ils reviennent.Ils veulent reprendre Trois-Rivières et forcent un_Canadien, du nom de Gauthier, de les conduire^ à ^ travers la forêt.Gauthier est fin, il réussit à avertir Carleton; pour lui donner le temps de se préparer, il promène les Américains dans les bois, leur faisant faire des détours inutiles.Quand ils sortent des bois, sept mille hommes les attendent pour les mettre en fuite.Les Etats-Unis veulent leur indépendance et prennent tous les moyens de l’obtenir.La guerre continue dans leur pays, mais les Canadiens restent soumis à leurs nouveaux maîtres, malgré les sollicitations et les promesses de leurs puissants voisins.La loyauté des Canadiens français en cette circonstance est digne d’éloge et l’histoire en garde précieusement le souvenir.SÉRIE DE QUESTIONS Premier groupe: 1.Je suis le traité qui donne définitivement le Canada à l’Angleterre en 1763; qui suis-je P 2.Je suis gouverneur du Canada pour rem- placer Amherst; qui suis-je P 3.Je suis le premier régime après la conquête du Canada de 1760-63; qui suis-je P 4.Je remplace le régime militaire, après le traité de Paris; qui suis-je P 5.Je remplace le gouvernement civil absolu en 1774; qui suis-je ?Deuxième groupe: 1.Pouvez-vous nommer quelques villes des États-Unis P 2.Quelle langue les Américains parlent-ils P 3.Que les Américains aient convoité notre pays était-ce une insulte ?.Non, un hommage.4.Les Américains désirent-ils toujours le Canada ?.Non, ils sont maintenant nos amis, nos alliés.5.Quelle rivière des États-Unis était surnom- mée la « Belle Rivière »?.L’Ohio.Troisième groupe: 1.Les États-Unis sont aux aguets, pour faire pression sur les Canadiens français, au moment opportun, et obtenir leur appui; vrai ou faux P 2.Le clergé incite les Canadiens français à se rebeller contre l’Angleterre; vrai ou faux ?3.Carleton est le premier gouverneur anglais; vrai ou faux ?4.Les Anglais veulent imposer des taxes aux Américains; vrai ou faux ?5.a) Carleton craint que les Canadiens succombent aux sollicitations des Américains; vrai ou faux ?b) Il travaille contre les Canadiens; vrai ou faux ?Quatrième groupe: 1.Carleton se montre le véritable .des Canadiens.Il leur obtient 1’.2.L’Acte de Québec était aussi appelé.3.L’Acte de Québec était une nouvelle .de gouvernement, plus juste que le .et que le régime .absolu.4.Les Américains mécontents .auprès de ., et recommencent la .5.Les Américains se sont emparés des forts ., .et.Ils sont .à Montréal et marchent sur .; ils ne .pas à s’emparer de la . 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 255 fàtaMm des Vumaux matmeEs Sc^Eai^ies par Rév.Frère Georgius, S.C.'^SZgET BLASONNEMENT Armes: Coupé, au 1 d’azur au livre ouvert d’argent relié d’or, au 2 de gueules à la main dextre d’argent mouvant d’une manche du même, la main tenant, par l’une de ses branches, un compas d’or; le champ de l’écu adextré et senestré du même.Cimier: Une feuille d’érable franc de sinople chargée d’une fleur de lis d’or.Devise: Un listel d’argent liséré de sinople portant la devise Savoir et Habileté du même.D.-M AiTRiCE Brodeur, héraldiste.Québec, mai 1952.EXPLICATION DU BLASONNEMENT E C U Livre: Dans ce blason, le livre symbolise la science transmise par les siècles passés aux générations successives pour leur perfectionnement dans les travaux qu’elles entreprennent.Le livre représente emblématiquement l’étude sérieuse et appliquée de l’élève qui met en pratique l’instruction acquise auprès de maîtres compétents et dévoués.Le livre est tout grand ouvert pour signifier la disposition d’esprit de l’élève à étendre sans cesse ses connaissances en tout ce qui peut le guider pour bien faire ses travaux manuels.Compas: Le compas, emblème tangible de la précision, représente les instruments de mesure et les outils servant à l’exécution des travaux manuels.Le compas figure aussi l’ordre et l’exactitude dans l’élaboration des idées et des plans en vue d’exécuter ces sortes de travaux scolaires.La main de l’élève tient le compas pour montrer la relation qui existe entre l’élève qui travaille et l’instrument de mesure ou l’outil qu’il utilise pour accomplir son œuvre.La main et la manche sont la reproduction fidèle de la main de la statue de « Jésus artisan » choisi comme le parfait modèle de l’élève artisan.Champ de Vécu adextré et senestré: Les deux partitions verticales d’or à dextre et à senestre de l’écu figurent les deux côtés de la voie que doit suivre avec rectitude l’élève dans son évolution intellectuelle et manuelle.Elle exprime que seul le droit chemin dans lequel s’engage l’élève dans tout ce qu’il pense et fait, l’alliance harmonieuse de la pensée et de l’action.Elle est également l’emblème de la perfection à apporter dans les travaux manuels.Les deux lignes droites parallèles qui limitent ces deux partitions symbolisent l’esprit allant de pair avec celle de la main qui travaille.CIMIER Feuille d’érable: La feuille d’érable est l’emblème des Canadiens.Elle figure historiquement dans les armoiries de la province de Québec et celles du Canada.Elle rappellera toujours que le blason des « Travaux manuels scolaires » a été composé l’année commémorative du Parler français et de la Survivance célébrée à Québec en 1952.Fleur de lis: Les fleurs de lis d’or ont été durant des siècles l’emblème des souverains de France, et celui de la Nouvelle-France.La feuille d’érable, chargée d’une fleur de lis, précise le caractère canadien-français des institutions de la province de Québec où se donnent l’enseignement pratique des travaux manuels scolaires.DEVISE Savoir et habileté: Cette devise exprime l’idéal de l’élève qui veut acquérir les connaissances indispensables pour accomplir parfaitement tous les travaux manuels qu’il entreprend.Le savoir est traduit graphiquement dans ce blason par le dessin du livre.D’autre part, l’élève ne peut bien exécuter ses travaux que par une certaine habileté ma nuelle.La dextérité est nécessaire à qui veut accomplir un ouvrage aussi parfait que possible, auquel il peut même ajouter de la beauté, suivant les talents d’artisan qu’il possède.C’est en se révélant habile artisan à l’école que l’élève met plus en relief sa personnalité, qui s’épanouira plus tard davantage, dans l’exercice d’un métier ou d’une profession.L’habileté est traduite graphiquement dans ce blason sur le dessin de la main tenant un compas.Frère Georgius, S.C. EN HOMMAGE au SERVICE DES TRAVAUX MANUELS de la PROVINCE DE QUÉBEC nous publions le certificat d’affiliation de ce service au COLLEGE OF HANDICRAFT ( '¦ ¦*:.' •.' ' ; ' v'* • ¦ • ¦ ¦' ;¦•• • THE COLLEGE OF HANDICRAFT ESTABUSHED UNDER THE CHARTER OF INCORPORATION OF THE INSTITUTE OF HANDICRAFT TEACHERS {INCORPORATED 192?) THE SENATE OF THE COLLEGE it a AAickct 5 Avar n i Z O Z O m \ f n n O Z O > H n m ^ G3 n r n H H m z O 2 r> K Z t "n ^ a y P1 O CP > Z 2 2 O O Cn fol- K>|- M— X X X X O) Ut CP * X 1 » X X *-!- ai- o»i'w r y o m C7 a> TRAVAUX MANUELS ÉCOLE ST-CHARLES FfftftEs du SAcnt-coevn 410, AVENUE Quéæc.- t_i MOii_oM O CD > 2 2 1 M , fü fü C X X X cr> ruH O) c CP A|0> c X X X Al- Al- M oajOJ mx 3 > c X o_ n' x m» o c -I O Z N.P.On voudra bien prendre note que les plans de la “Jeannette” publiés en mai-juin par L'Enseignement primaire ont été réalisés d'après un plan de monsieur Orv ille E.White m.a.B.Ed., président Protestant Industrial Arts Teachers’ Association.258 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Octobre 1952 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 259 ’ERŒ VIS* 8,15 LO N G MATERIAUX D’EXÉCUTION LISTE DE DEBIT I M, 7 X 4 X TRAVAUX MANUELS ÉCOLE ST-CHARLES frèuks du «acr£-coeu* 418, AVENUE QU^DSC, .L.I MOI UOU ECOLE NOM LAMPE ANNEE DATE 9-32 s>v ’ .¦ : \ y ¦ ' '
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