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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1951-12, Collections de BAnQ.

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éé MIEUX SAVOIR POUR MIEUX SERVIR Volume U (Ille série) revue pédagogique du DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Paraissant chaque mob, excepté en juillet et en août.IMPORTANT RECLAMATION DE LA REVUE « L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE » A qui s’adresse au bureau de « L’Enseignement Primaire » pour des réclamations, on demande de tenir compte de ce qui suit : 1 — L’édition étant épuisée, il est inutile de faire de de- mandes pour les revues parues depuis septembre 1947.2 — Demander des informations au bureau de poste s’il y a retard dans la réception de la revue avant d’écrire à notre bureau, qui maintenant porte l’adresse suivante : Département de l’Instruction publique, Edifice Jeanne Hardy, 369-A, RUE ST-JEAN - - - QUEBEC Tel.: 4-8411 — locaux: 896-2204 UEnseignement Primaire est imprimé par L’Action Sociale, Limitée Place Jean-Talon, Québec.Autorisée comme envoi postal de la deuxième classe : Ministère des Postes.Ottawa. Vol.XI N ° 4, décembre 1951, QUÉBEC.SOMMAIRE ÉDUCATION ET FORMATION Editorial, L'amour du travail, Cécile Rouleau, p.346 — Le coin de ^’Inspecteur, La santé et la richesse, François Cloutier, i.e., p.349 — Le coin des Écoles normales, Louis-Joseph Aubin, pire, p.352 — La syntaxe invisible, Jean-Marie Laurence, p.356 — L'enseignement de l'agriculture, Louis Perron, p.360 — La chronique internationale Chronique des idées et des faits, Henri Fontaine, p.362 — Pour un meilleur enseignement de l'Anglais, Gertie Kathleen Hart, p.364 — Conversation anglaise à l'aide de l'image, Albert Filteau, p.365.LEÇONS-TYPES Religion : lre et 2e années, p.368 ; 3e année, p.370 ; 4e, 5e et 6e années, p.373 ; 7e année, p.376 ; 8e à 12e année, p.379.Langue française : lre année, p.381; 2e année, p.382; 3e année, p.384,4e et 5e années, p.388 ; 6e et 7e années, p.392 ; 8e et 9e années, p.398 ; 10e année, p.405.Langue seconde : 5e, 6e et 7e années, La méthode directe de conversation anglaise, Gertie Kathleen Hart, p.409 ; 7P année, Conversation anglaise à l'aide de l'image, Albert Filteau, p.411.Mathématiques : 3e année, p.413 ; 4e année, p.414 ; 5e année, p.416 ; 6e et 7e années, p.417 ; 8e et 9e années, p.419 ; 10e année, p.421 ; 11e année, p.422 ; 12e année, p.423.Histoire du Canada : lre année, p.424 ; 2e année, p.427 ; 3e année, p.430 ; 4e année, p.434 ; 5e année, p.437 ; 6e et 7e années, p.439.Physique : 10e, 11e et 12e années, Une partie de billard et Newton, p.443.ENGLISH SECTION Overseas'Trends in Second Language Teaching by Léopold Taillon, c.s.c.p.445.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES Rapport concernant les cours de perfectionnement, Michel Savard, p.448 — Ce que disent les revues de « La prière chantée », 3e et 4e pages de la couverture.^766 346 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre L'Amour du Travail par Cécile Rouleau, directrice.Quand vous recevrez ce message, la terre sera blanchie de neige, les maisons et les arbres seront couverts de givre, les jours de Vannée 51 achèveront leur course et Noël sera à la veille de donner le signal des multiples réjouissances tant spirituelles ^ familiales que sociales de ce temps des fêtes.Mais ces jours de détente doivent être précédés de quelques autres plus laborieux, consacrés à une revue des douze mois de Vannée qui se termine.Tous les aspects de Vactivité humaine sont sujets à cette revue.Ce sera le domaine professionnel alors que vous établirez le bilan des connaissances acquises par vos élèves durant le premier semestre; ce sera V aspect économique oà vous comparerez le budget prévu à V état financier réel; ce sera un retour des événements d'> ordre familial: joies et peines, naissances et deuils, victoires et défaites, retours et séparations .En une fin d'année, tout devient présent, le passé et même Vavenir quelquefois .A nouveau.Von revit les moments heureux.Von ressent les chagrins.Toutefois, que vaudrait cette investigation si Von perdait de vue la fin ultime et suprême de tout être.Dieu! Le même examen dans le domaine moral, le seul qui vaille réellement pour Véternité, s'impose donc.L'éternité! .Quand commencera-t-elle pour chacun d'entre nous?Si Dieu, dans sa miséricordieuse bonté, nous a accordé une autre année, les multipliera-t-II?La vie s'avance comme les eaux d'un ruisseau qui s'élargit à mesure que ses bords tombent.Que de bords sont tombés durant dix-neuf cent cinquante et un! La vie est bien courte, en effet, si nous la comparons à l'éternité.La terre n'est qu'un pont de transition que nous traversons plus ou moins vite, suivant les desseins de Dieu.Mais ce pont c'est le Fils de Dieu lui-même qui est venu nous en ouvrir la voie et nous tracer la manière de le traverser effectivement.Il s'est présenté à nous d'abord comme Rédempteur, se soumettant à la loi humaine de la souffrance et du travail, pour l'amour de son Père, afin que nous puissions le contempler avec assurance, à la fin de notre traversée, alors qu'il se présentera à nous comme Juge.La loi du travail est donc une loi imposée par Dieu même et personne sur terre ne saurait y échapper.Deux mille ans se sont écoulés depuis la venue du Christ qui se fit artisan pour nous inviter à l'estime du travail; et nous commençons seulement à abandonner le mépris des païens pour le travail et les travailleurs, mépris né sans doute du fait qu'autrefois, lesrvainqueurs faisaient facilement esclaves du travail les vaincus de leurs guerres. 1951 ÉDITORIAL 347 Uexemple du travail, la Sainte Famille nous le donne.La Femme bénie entre toutes les femmes ne s'est-elle pas soumise à de vils travaux?Dans VEvangile et dans la vie des Saints, nous trouvons les arguments les plus probants non seulement sur la loi du travail en soi, mais aussi sur l’amour du travail.Ne serait-ce pas répondre à Vappel de VAction catholique dont le mot d'ordre est, pour la J.E.C., (( l’amour du travail )) et aux leçons de la Rédemption que de porter nos réflexions de Noël sur cet aspect?Je ne crois pas quil faille développer longuement nos raisons d'estimer le travail.Un seul rappel suffit.Et je le ferai en relatant ici quelques conseils qu'une institutrice française adressait à ses anciennes élèves en 1941: (( Chères jeunes amies, aimez le travail.Le travail nous fait vivre et nous ne pouvons mépriser les nécessités de notre existence, même si le péché originel nous les a imposées.Le travail est le meilleur réparateur des insuffisances de notre volonté; par les efforts, la persévérance, l'énergie qu'il réclame, il entretient et développe notre peu de courage.Le travail, nous maintenant en contact avec les difficultés matérielles, est une école de bons sens en même temps que d'énergie.Le travail distrait notre sentimentalité, il dissipe nos désirs, nos inquiétudes vagues, nos crises d'ennui, de chagrin ou d'espoir sans cause, il nous équilibre, il nous purifie.Le travail accepté comme un rachat de nos fautes, et de la faute première: ((Tu travailleras à la sueur de ton front )) est l'offrande de satisfaction la plus noble et la plus agréable à Dieu.Le travail bien fait et qui porte ses fruits est une source de contentement, une étape vers le bonheur.On doit donc aimer le travail pour lui-même, et par conséquent estimer tous ceux qui travaillent.Certes le travail du maître ne sera pas celui du serviteur, le rôle du général n'est pas de creuser la tranchée, pioche en main: mais le jour oh le chef méprise Voccupation d'un homme qui est son collaborateur, et cet homme même, ce jour-là, il commet une sottise sociale et une faute qui le rend indigne d'être un chef.On discute âprement la vieille formule: Toute autorité vient de Dieu.Cela est vrai en ce sens que Dieu nous a créés pour vivre en une société organisée et hiérarchique .: seulement, ceux qui commandent et ceux qui obéissent ne doivent pas oublier qu'ils sont égaux devant le Maître suprême et que ce Maître leur demande l'estime, le respect et l'amour mutuel: 348 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre «Tu aimeras ton prochain comme toi-même )) Nos maîtres et nos domestiques sont aussi ce prochain quon doit aimer comme soi-même.La juste estime du travail qui conduira tous les hommes à une estime réciproque est une de ces forces importantes; beaucoup de vanités, de vieux orgueils païens, de duretés, de jalousies et de mensonges en seront détruits et Vatmosphère du monde sera plus respirable et plus claire.O jeunesse, chère et belle jeunesse, vous pouvez changer le monde, faites-le.Vivez dans une loyauté et une simplicité qui ne cèdent plus rien aux grimaces sociales; vivez dans une bonté que n'altéreront pas les pires ingratitudes; exercez-vous à être chaque jour plus intelligente et plus juste; surtout soyez courageuse et n'ayez pas peur de consacrer votre vie à vos idées généreuses.)) Sur ce plan social où l'esprit du bien, plus que jamais, doit livrer bataille à l'esprit du mal qui cherche, de la façon la plus subtile, à désaxer les coeurs, à corrompre les âmes; vers ce plan social où maîtres et élèves doivent diriger leur action, ne devons-nous pas porter notre rayonnement?Ces quelques pensées écrites à l'occasion de la fin d'année, nous y aideront.Joyeux Noël! Heureuses vacances! Puissiez-vous lire dans ces deux mots tout ce qu'ils comportent de bien et de beau pour vous et les chers vôtres.Cécile Rouleau, directrice.Test diagnostique : Y, 2, a.Vous avez reçu, arec " L'Enseignement primaire y’ de novembre, le Test diagnostique, forme V, 2A.Les titulaires de classes qui désirent des exemplaires pour leurs élèves devront en faire la demande en indiquant le nombre précis qu'ils désirent.Adressez toute commande à: L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 369A, me Saint-Jean, QUEBEC.N.D.L.R. 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 349 Le coin de VInspecteur La santé et la richesse par François Cloutier, i.e.E s’est-on jamais arrêté à la pensée d’une évaluation économique de la vie ?Par exemple, combien vaut un enfant à sa naissance ou un adolescent vers l’âge de 18 ou 20 ans pour l’économie de la famille ou de la nation ?Cette pensée nous laisse froid; car la vie dans toute l’acception du mot n’est pas commensurable avec de l’argent.La vie et la santé ont une valeur beaucoup plus élevée et plus profonde pour nous.Si nous tentons d’évaluer la vie et la santé en des termes de piastres, ce n’est pas parce que c’est le seul moyen de les estimer.Je voudrais tout simplement essayer de placer une valeur monétaire sur un aspect très restreint de la vie, nommément, son coût actuel pour la maintenir, et sa valeur productive en dollars.Dans ce sens seul, la vie et la santé ont une valeur économique, et leur évaluation sur cette base rend un réel service à tous ceux qui sont engagés à leur protection.Nous sommes habitués à amplifier l’importance de notre richesse nationale, mais toujours en des termes de nos ressources naturelles, nos propriétés foncières, nos produits de l’agriculture ou de l’industrie.Nous oublions complètement que la vie et la santé de chaque citoyen canadien excèdent en valeur toutes nos ressources nationales par une grande marge.Le capital humain est le plus grand actif d’une nation et peut-être gaspillons-nous trop nos ressources humaines.Nous apprécions la valeur de la vie et la santé seulement quand nous les perdons.C’est quand notre salaire est arrêté pour cause de maladie, et que les dépenses montent que nous connaissons la valeur de la santé.C’est quand le soutien d’une famille est forcé d’abandonner le travail par maladie ou par accident ou qu’il est frappé par une mort prématurée, que les dépendants d’abord et la communauté ensuite réalisent la grande valeur d’un capital qui a été perdu.Nous ne réalisons pas toujours combien grandes sont les possibilités immédiates pour sauver nos ressources humaines et combien peut être profitable un placement pour la conservation de la vie.La préservation de la santé paye de larges dividendes Au Canada, on calcule que la maladie fait perdre à l’industrie 3 millions de jours de travail par mois, soit une moyenne de 8.2 jours par employé annuellement.Au cours de ces dernières années, la maladie a fait perdre 30 millions de jours de travail, soit la somme de 85 millions de dollars en salaire.Au Canada encore, on estime qu’il y a constamment dans l’industrie 50.000 employés absents de leur travail par suite de maladie.Us meurent chaque année au Canada 13,754 bébés de moins de un an dont la moitié de ces mortalités sont évitables et si nous estimons que la valeur d’un enfant à sa naissance est de $10,000, cela représente une perte économique évitable pour le pays de plus de $60,000,000.Nous avons près de 8,000 mortalités accidentelles à chaque année et plus de 20.000 accidentés victimes d’une incapacité partielle ou totale à partir de l’amputation d’un doigt jusqu’à la perte de la vue.Qui peut évaluer en signe de piastre la perte économique nationale d’autant de tragédies dont au moins la moitié sont évitables, et, la valeur en argent d’autant de souffrances morales et physiques ? 350 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Les gains dans le prolongement de la vie humaine et la prévention de la maladie ont été réellement considérables durant la moitié de ce dernier siècle.Il y a déjà une évidence abondante que le travail des autorités de la santé publique pour prévenir la maladie et conserver la vie, considéré du simple point de vue économique, paye de larges dividendes.Avant l’année 1900, le taux de la mortalité au pays était de 28.3 par 1,000 de population, et en 1944, il est tombé à 10.1, donc moins de la moitié en l’espace de 44 ans, ou une réduction de 50 pour cent.Durant ces derniers vingt-cinq ans, la mortalité infantile a baissé de 60 pour cent.Dans le passé, on pouvait presque dire que nos bébés naissaient pour mourir, car autant qu’un quart ne survivaient pas la première année.Aujourd’hui, seulement 5.2 pour cent meurent durant cette année précaire et les deux-tiers de ces mortalités seront évitées dans un avenir prochain, ou au moins la moitié, si nous y portons attention.Il n’y a pas longtemps, la fièvre typhoïde était cause commune de morbidité et de mortalité dans tout le pays.Les épidémies faisaient rage dans certaines villes à cause des sources d’eau contaminée et parce qu’on faisait très peu pour empêcher la contagion.Mais par l’installation d’excellents systèmes d’aqueducs, le taux de la mortalité de la fièvre typhoïde a tombé d’une façon étonnante.En 1900, le taux de la mortalité par tuberculose était de 195 par 100,000 de population, et il est tombé à 76 dans le Québec où il est encore malheureusement le plus haut du pays, et à 26 en Ontario.La diphtérie est une autre maladie qui est à la veille de disparaître complètement si on continue à la combattre efficacement, le taux de mortalité pour cette terrible maladie était de 43 par 100,000 en l’année 1900, et il est maintenant à 2.Expérience payante d’une campagne de santé Possiblement la démonstration la plus frappante de l’efficacité d’une campagne moderne de santé est l’expérience qu’en a faite l’Assurance Métropolitaine avec ses millions d’assurés tant aux Etats-Unis qu’au Canada.Cette organisation a institué un programme d’éducation de la santé et d’un service d’infirmières pour ses membres de la classe ouvrière.Dans l’espace de 14 ans, le taux de la mortalité a baissé de 30 pour cent, et a donné comme résultat pour ce travail de bien-être social de la compagnie, la somme étonnante de 43 millions d’épargne, ou deux fois le coût total des dépenses.Durant cette période pendant laquelle cette expérience a été tentée, de 1911 à 1925, le taux de la mortalité par tuberculose parmi les assurés a été réduit de 56 pour cent; de la fièvre typhoïde, une réduction de 80 pour cent; des maladies communicables des enfants, de 55 pour cent; et de la diphtérie seule, de 62 pour cent.Dans chaque condition importante, le taux de la mortalité a baissé parmi les assurés des travailleurs des industries deux fois aussi vite que dans la population en général.Comme résultat, les possibilités de vie de ce groupe d’ouvriers et leurs familles ont augmenté de 9 ans durant l’intervalle, pendant que l’augmentation correspondante dans la population générale était environ 5 ans.Cela démontre qu’un travail de santé quand il est fait d’une façon adéquate paye tout autant que tout autre organisation moderne d’affaires, même si l’on se place au point de vue économique seul.Importance de la santé Le succès et le bonheur à l’école, l’efficacité d’une carrière, une vie familiale satisfaisante, et la joie dans son travail et les activités du temps des loisirs dépendent non dans la moindre mesure d’un organisme sain et parfait.La santé n’est pas seulement la base du bien-être des individus mais elle est aussi nécessaire pour le bien social.Un haut type de civilisation peut seulement être développé et maintenu par une nation forte.Peu importe les qualités que la nature a données à un enfant, s’il n’a pas la force, les moyens physiques pour en profiter, elle l’aidera peu.Une idée qui jaillit du cerveau d’une personne sans capacité physique n’est rien à comparer avec la même idée qui sort du cerveau d’un homme puissant: dans le 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 351 premier, c’est une ombre, dans le second, elle peut changer le monde.Hérédité Bonne hérédité veut dire bonne constitution.Parlant académiquement, l’hérédité établit la limite potentielle de la longévité et de la vitalité; mais celui qui dit: mes 'parents ont vécu vieux de sorte que je devrai vivre à un âge avancé, est autant dans l’erreur que celui qui dirait qu’il mourra jeune parce que les siens sont morts jeunes.Il est aussi possible pour le premier de raccourcir sa vie par de pauvres pratiques de santé — car la meilleure hérédité peut aussi rapidement se dissiper par une vie mal ordonnée — aussi bien qu’il est possible pour le second de prolonger sa vie au delà de celle de ses proches ancêtres par de bonnes habitudes de santé, spécialement celles d’une alimentation rationnelle, un sommeil et un repos appropriés et une activité physique en plein air et au soleil.Nous ne pouvons choisir nos ancêtres, mais les parents peuvent exercer un certain contrôle sur la constitution dont héritera la prochaine génération, en conseillant mieux leurs enfants sur un choix non aveugle du mari ou de l’épouse, en exigeant même le certificat de santé prénuptial, tel que le conseille nos évêques aux fidèles de leur diocèse, afin d’éviter le mariage de tuberculeux, syphilitiques ou idiots qui engendrent nécessairement des enfants tarés.Développer le standard du mariage chrétien qui le rendra plus conforme à l’idéal de l’Eglise, est la tâche de l’éducation.L’école, source de vie et de santé Si la scolarité n’est pas utilisée pour l’éducation sanitaire, pour la préservation de l’enfance et de l’adolescence, l’hygiène sociale perd une partie de ses moyens d’action pour la sauvegarde de la race et pour la préparation d’un avenir de civilisation supérieure.L’éducation sanitaire de la population infantile et juvénile, par la théorie, par l’exemple, par la surveillance médicale, par la culture physique, par l’épanouissement de la santé individuelle, est un élément de force et un support fondamental de la vitalité nationale.La combinaison des sports et de la cure d’air et de soleil active la circulation du sang, assouplit les muscles, donne de la force et de la santé.De tels avantages ne doivent pas être le privilège des élèves fortunés; ils sont de trop haute importance pour ne pas être vulgarisés.Toute notre conception de l’école primaire, digne de répondre à son but, comporte nécessairement un souci croissant des règles de l’hygiène.L’éducation physique, sous toutes ses formes, est un instrument décisif de relèvement national.L’adjonction obligatoire à toute école d’un terrain de jeux, sinon d’un stade complet, fera plus pour la protection de la santé physique que toutes les circulaires et tous les discours.La pratique des sports rend très souvent un homme doux et presque toujours un homme bon.Nous ne devons rien négliger et mettre tout en œuvre pour sauvegarder la première et la seconde enfance, pour supprimer les taudis, pour combattre l’alcoolisme, la tuberculose et les maladies vénériennes, les trois grands fléaux qu’il faut combattre plus que jamais, pour accroître les conditions de bien-être et de santé de la nation.Comme nous veillons jalousement sur les richesses de l’esprit, veillons scrupuleusement sur celles du corps qui sont la Santé.Croisade sanitaire On devrait voir surgir partout dans nos écoles des ligues de santé et de bonheur parmi notre population écolière.Les milliers de petits ligueurs pourraient signer des engagements dont les clauses sanitaires, morales et éducatives, auraient pour premier motif : la protection de la santé et l’embellissement de la vie.Dans les Écoles Normales, Supérieures et Primaires, l’acquisition d’un minimum d’instruction sanitaire et philantropique répond à une nécessité de la vie contemporaine.Le maître qui initie l’enfance et prépare la jeunesse, ne peut ignorer les rudiments de l’hygiène publique; il doit connaître les règles générales de la prophylaxie; il n’a pas le droit de se désintéresser des divers problèmes de la préservation de la santé.Ce qui importe le plus, ce qui presse le plus, {suite à la page 367) 352 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Le coin des Écoles normales s Le rôle des Ecoles Normales par Vabbé Louis-Joseph Aubin, pire, Ph.L., L.èsL., principal de VEcole normale Notre-Dame du Bon-Conseil, Chicoutimi.IV — LE PROGRAMME DES ÉCOLES NORMALES ]E Programme des Écoles normales doit j nécessairement envisager deux points de vue: la formation personnelle de l’élève et sa formation professionnelle.« L’École normale est essentiellement une école de formation professionnelle.Il ne faut pas oublier cependant que, lorsqu’il s’agit de préparer une élève-institutrice à l’enseignement, la formation professionnelle ne peut se donner sans être appuyée sur une solide formation personnelle.L’École normale doit donc constamment poursuivre un double but: la culture personnelle et la formation professionnelle des normaliennes, et cela dans tout son enseignement.» (Règlements du Conseil de V Instruction publique concernant les Ecoles nor-nales de filles, page 5^.) a) La formation personnelle.— Elle comprend naturellement comme ailleurs l’instruction et l’éducation chrétienne.Il est clair qu’une élève, entrant à l’École normale après sa neuvième année, n’est pas rendue au terme de la connaissance ni au dernier degré de la vie morale.Elle doit donc poursuivre ses études personnelles et travailler à sa formation morale tout autant, et peut-être plus à cause de sa mission, que celles qui poursuivent dans d’autres sections, leur 10e, 11e ou 12e année.Le programme d’études comprend donc le cours complet d’instruction religieuse et d’Apologétique, l’étude des langues française et anglaise, (grammaire, analyse, explication d'auteurs, composition, littérature et préceptes littéraires), les mathématiques (arithmétique, algèbre, géométrie, trigonométrie), l’Histoire générale et l’Histoire du Canada, la Géographie, les sciences natu- relles, la Physique, la Chimie, l’Agriculture, l’Hygiène, l’Économie domestique, les Bienséances, les éléments de droit public et de droit privé, la Philosophie (Logique, Psychologie et Morale), le chant, le solfège et le dessin.Comme l’éducation est encore plus importante que l’instruction, le Conseil de l’Instruction publique a voulu placer dans chaque École normale un prêtre Principal qui, avec le concours de religieuses compétentes et dévouées, s’occupe spécialement de la formation morale des futures institutrices.De plus, afin d’obtenir le maximum d’efficacité, le même Conseil de l’Instruction publique exige que les normaliennes soient pensionnaires.(Uexternat n est autorisé que dans des cas très particuliers.) Ainsi une jeune fille qui ne se destinerait pas à l’enseignement au sortir de l’École normale, aurait quand même reçu une excellente formation personnelle.Toutefois, le but spécial de l’École normale étant de former des institutrices, il est souhaitable que les parents s’assurent au préalable des aptitudes et des goûts de leur jeune fille avant de la placer dans une telle institution.b) La formation professionnelle.— Alors que les autres sections du cours supérieur préparent à une carrière individuelle, l’École normale prépare à un rôle social important entre tous: la formation chrétienne et française de la jeunesse cana-dienne-française.Ce point de vue social est constamment mis en valeur devant les normaliennes et il est extraordinairement susciteur d’énergie.Très rapidement l’élève nouvelle prend conscience de sa responsabilité devant 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 358 l’Église et l’État et elle se prépare avec joie et ardeur à son rôle futur d’éducatrice de l’enfance.Bien disposée, sérieuse, ardente au travail, pieuse, disciplinée, et par le fait même joyeuse du devoir accompli, la normalienne fait nécessairement de rapides progrès.1.La Philosophie lui apprend à raisonner juste (Logique), à se bien conduire (Morale), à se connaître et à connaître l’âme des petits (Psychologie).2.La Pédagogie théorique et pratique ajoute à la science philosophique l’art de l’enseignement.3.La Classe modèle qu’elle doit préparer et donner à l’école d’application l’habitue enfin à la pratique de l’enseignement.La Pédagogie et la Classe modèle jouant un rôle de premier plan à l’École normale, il n’est pas inutile d’en parler un peu longuement ici.La Pédagogie: science des principes Je ne suis pas de ceux qui considèrent la pédagogie comme le dernier mot de la culture.Le vieil adage reste toujours vrai: Personne ne donne ce quïl n a pas.Acquérir l’art de transmettre ses connaissances par la pédagogie ne suffit pas, si par ailleurs le maître n’a pas une culture solide qui lui fournisse quelque chose à transmettre.Le meilleur système d’aqueduc ne vaudrait rien, s’il n’y avait pas à la source une eau pure et abondante.La culture personnelle de l’institutrice demeure la base absolument nécessaire de son influence sur les enfants.Par ailleurs, on rencontre parfois de grands talents dont les études sont couronnées de toutes sortes de diplômes et qui se révèlent tout à fait incapables d’enseigner ou de maintenir la discipline en classe, faute des connaissances pédagogiques nécessaires.Ils n’ont pas le tour, dit le langage populaire.M.le Surintendant de la Bruère écrivait un jour: « C’est une vérité devenue banale que, fût-on en possession du brevet supérieur, on n’a pas encore fait la preuve de sa capacité à enseigner, à diriger des enfants, à organiser une école et à y introduire les meilleurs procédés d’enseignement » (Ens.primaire, mai 1981).Cette constatation reste toujours vraie.L’Art d’éduquer suppose des aptitudes, comme l’étude de la peinture ou de la musique suppose un sens esthétique naturel.Mais les aptitudes naturelles peuvent et doivent être développées par l’étude raisonnée des principes (Théorie) et perfectionnées par l’exercice pratique dans les classes modèles (Pratique).La Pédagogie est à la fois une science et un art.Science des principes; art de l’exécution pratique.C’est ici que le rôle des Écoles normales apparaît dans tout son jour.Les principes pédagogiques ne peuvent pas s’acquérir au hasard des lectures.Dans ce domaine, plus qu’ailleurs, l’initiation personnelle des autodidactes est souvent périlleuse, car les lettres pédagogiques occupent aujourd’hui un domaine presque illimité et présentent au lecteur les aperçus les plus risqués.(( En ces dernières années, cette littérature (pédagogique) a pris de tels développements, en profondeur autant qu’en étendue, qu’une exploration cotnplète du sujet, fut-elle matériellement réalisable, serait plutôt à déconseiller.Pareille entreprise serait un travail de cyclope et embrouillerait les esprits au lieu de les éclairer )) (De Hovré).Nous pouvons dire, sans crainte d’exagérer, que la plupart de ceux qu’on appelle des Maîtres en Pédagogie sont de mauvais maîtres qui méconnaissent la destinée surnaturelle de l’homme et se méprennent même sur la nature et le jeu des facultés humaines.Plusieurs pays sont victimes de fausses théories officielles qui ne voient dans l’enfant qu’un corps à développer (culture physique intensive) ou une intelligence à fortifier (intellectualisme plein de mépris pour les exigences corporelles) ou une volonté à durcir et à dresser contre tous les obstacles (culture totalitaire) ou un individu sans personnalité et sans destinée spirituelle à engrener dans les rouages de l’État (Communisme) .Une philosophie catholique de l’éducation est donc actuellement un besoin vital.(( La philosophie actuelle de l’éducation que l’on présente sous toutes sortes de formes à nos éducateurs, n’est pas du tout conforme à la théorie catholique sur la vie et l’éducation.C’est donc une question de la plus haute importance que les catholiques 354 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre édifient leur propre philosophie de l’éducation, qu’ils mettent cette théorie propre à la base de la préparation des professeurs et des éducateurs catholiques.)) (Philosophy of Education, Thomas Shields.) Qu’on me permette un autre témoignage: « La détresse de la jeunesse d’à présent est très grande, mais plus grande encore nous semble la détresse des éducateurs.A côté de l’affolement dans la conduite pratique, il y a confusion non moins grande dans les théories.Nous, catholiques, nous avons en mains la solution des grands problèmes fondamentaux (.) nous nous-donnerons la main et nous nous unirons pour cerner d’un mur vivant les âmes de nos enfants )) (J.Schroteler) Dans notre province, grâce à Dieu, notre pédagogie est restée saine et les cris d’alarme que nous entendons monter dans les autres pays nous confirment dans la résolution de rester fidèles à l’enseignement catholique.C’est la doctrine de l’Église sur la nature et la fin de la personne humaine qui sert de norme à nos éducateurs pour leurs jugements psychologiques et leur activité pédagogique.Nous croyons avec une feime conviction, au Canada français, que l’éducation a pour but de procurer aux enfants un développement physique et intellectuel aussi complet que possible, mais que ce qui importe surtout c’est leur développement moral et religieux.L’éducateur de chez nous croira avoir rempli son rôle seulement si l’enfant, devenu adulte, possède des facultés équilibrées et les connaissances indispensables à l’épanouissement de sa vie individuelle, sociale et surtout religieuse.Nous croyons que la véritable culture est séculaire et doit être dominée par le problème de la nature et de la destinée surnaturelle de l’homme, et nous croyons d’autant plus que nous assistons à la faillite de la culture laïque dite moderne.Cette prétendue culture scientifique, en dirigeant toutes les forces humaines vers l’accessoire, a créé des civilisations matérialistes, à brillante façade si l’on veut, mais qui ne peuvent plus maîtriser leur propre puissance matérielle.Nous croyons que l’éducation véritable doit reposer sur les vieilles vérités, sur des principes et des institutions qui ne vieillissent pas, parce qu’ils sont conformes à l’essence des choses.Nous croyons que l’éducateur doit descendre jusqu’à l’élève, mais pour faire monter l’élève jusqu’à lui.C’est encore là un point important que l’on a oublié ailleurs, par exemple aux États-Unis: « L’unilatéralité de l’éducation américaine consiste dans le fait que, en raison de la psychologie, on oublie trop souvent la pédagogie; en d’autres mots, à force de vouloir descendre jusqu’à l’élève, on néglige d’élever celui-ci )).(F.W.Foerster).L’École normale, tout en utilisant ce qu’il y a de bon dans les techniques modernes, conserve avec un culte jaloux la pédagogie traditionnelle, centrée sur l’humanisme intégral, l’idée de Dieu et la doctrine de l’Église catholique.« Il existe une pédagogie catholique vraiment distincte des autres pédagogies comme il existe une philosophie catholique de l’homme et de la vie vraiment distincte des autres philosophies )) (R.Vinette).Grâce à Dieu, les programmes de nos écoles primaires sont basés sur la plus pure philosophie catholique à laquelle ils empruntent leurs principes directeurs.De même aussi les principes pédagogiques enseignés dans nos Écoles normales.L’institutrice débutante apprend donc à l’École normale: 1.La nature et la noblesse de sa mission d’éducatrice, ainsi que les moyens d’acquérir les qualités physiques, intellectuelles et morales nécessaires à son succès auprès des enfants.2.La nature de l’enfant qu’elle devra « élever )): ses facultés physiques, intellectuelles et morales, ses puissances d’assimilation, la courbe de son développement physique et psychologique.3.La méthodologie de l’éducation: loi fondamentale, méthodes d’enseignement, procédés généraux, directives pédagogiques spéciales à l’enseignement de chaque matière.4.L’organisation d’une école, au point de vue matériel, disciplinaire et pédagogique.On dira peut-être que toutes ces notions théoriques peuvent s’étudier en dehors de l’École normale.Inutile de le contester. 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 355 Mais il reste quand même que la motivation, si elle est essentielle au progrès des enfants, demeure excellente pour la formation de l’institutrice elle-même.Il est évident qu’une normalienne, plongée dans l’atmosphère pédagogique de son école, donnant une orientation précise à sa vie en préparant son diplôme d’enseignement, est plus en mesure de profiter des enseignements reçus qu’une élève du cours primaire général pour laquelle la pédagogie n’appa-rait que comme une matière de plus au programme déjà chargé, matière sans but spécial pour l’ensemble de la classe.Alors que la normalienne aime sa tâche, en conçoit Vutilité, éprouve le besoin d’en venir à bout et ressent une véritable joie à s’y consacrer, l’étudiante du cours supérieur en est souvent à se demander si elle travaillera dans un bureau, si elle suivra un cours de garde-malade ou si elle demeurera simplement à la maison paternelle, incertitude peu propre à lui faire étudier avec passion les principes de la pédagogie.Mais il y a plus.Cet enseignement théorique que la normalienne reçoit dans un climat favorable, elle doit le mettre immédiatement en pratique dans la classe modèle.La classe modèle: application des principes En pédagogie comme en toute science, la théorie ne suffit pas; elle doit être complétée par des exercices pratiques sagement gradués.Pour se faire, chaque Ecole normale possède une école d’application qui peut recevoir des élèves de la première jusqu’à la neuvième année primaire.Chaque jour, à tour de rôle, les normaliennes vont enseigner dans ces classes greffées sur leur propre école.Et l’on peut dire que les élèves de ces classes d’application sont des privilégiées, car les leçons qui leur sont données sont toujours préparées avec soin, selon toutes les lois de la pédagogie.L’élève-institutrice fait bénéficier les enfants de sa double préparation: médiate et immédiate.La préparation médiate est une résultante: elle est obtenue en faisant concourir toutes les leçons et tous les exercices d’application donnés aux normaliennes à la préparation de leur enseignement futur.Elles doivent enregistrer dans des cahiers spéciaux des exercices méthodiques et suivis sur chacune des matières inscrites au programme des écoles primaires: cahier de dictées, cahier d’analyse, cahier d’histoire du Canada, de Géographie, etc.Au sortir de l’Ecole normale, l’éducateur aura toute une série de schémas, de tableaux synoptiques, de dessins intuitifs, etc.Autant de pain sur la planche, autant de matériel précieux pour son enseignement.La préparation immédiate s’obtient en exerçant les normaliennes à l’enseignement pratique dans leur propre cours, dans un cours inférieur et dans la classe d’application.Il y a trois sortes d’exercices pratiques: la leçon modèle, la leçon didactique et l’enseignement pratique à l’école d’application.a) Pour les leçons modèles, la directrice des études ou la directrice de l’école d’application donne une leçon-type d’une demi-heure.Les normaliennes prennent des notes, relèvent le plan de la leçon.La directrice corrige ensuite ses notes, les complète et donne comme devoir la préparation d’une leçon du même genre.Ces leçons parfaites serviront plus tard à l’institutrice pour toutes ses préparations de classe.b) Pour la classe didactique, on suit la même marche excepté que c’est une normalienne qui donne la leçon devant ses compagnes.Celles-ci prennent des notes et font ensuite leurs observations critiques.La directrice corrige, complète, met au point.Puis à l’étude, chaque normalienne doit préparer une rédaction définitive de la leçon.c) Les leçons ainsi préparées, chaque normalienne s’en va Faire la classe à l’école d’application.Ces leçons sont données sous la présidence du Principal, du Professeur ou de la Directrice, en présence d’un groupe de normaliennes.Au retour de cette leçon, les normaliennes font l’examen critique de l’enseignement donné.L’examen porte sur la forme, le fond, la méthode suivie: la leçon a-t-elle été bien délimitée, bien divisée, bien exacte ?L’enseignement a-t-il été animé, facile, concret ?A-t-on utilisé les moyens intuitifs: le tableau noir, les dessins, les schémas simples et clairs ?{suite à la page 359) 356 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre La syntaxe invisible par Jean-Marie Laurence, Ecole normale Jacques-Cartier, Montréal.N.B.— L'article que nous -publions a été présenté aux auditeurs de Radio-Canada sous la rubrique « Notre français sur le vif )) le 17 février dernier.OUS avons commencé le mois dernier une série d’entretiens sur la langue et le style de nos écrivains.A cette fin, nous nous sommes forgé, pour disséquer les textes, un scalpel nouveau genre, un instrument d’analyse commode que nous avons nommé la syntaxe invisible.A vrai dire, la syntaxe invisible nous apparaît comme une notion fondamentale en psycho-stylistique, comme la colonne vertébrale du style, au sens complet du mot.Car le style, c’est l’homme même; et c’est par un pur souci pédagogique qui dégénère souvent en esprit de système, que les manuels traitent le style comme un ensemble de procédés littéraires.En fait, le style ne se sépare ni de la pensée ni de la langue.Le style, en littérature, c’est l’expression verbale de l’homme, de la personne humaine, dirait Emmanuel Mounier.Voilà le point de vue qu’il faut adopter pour bien comprendre le sens de l’expression syntaxe invisible.Il s’agit de syntaxe au sens large de liaison des idées.Cette syntaxe, qu’on pourrait appeler aussi syntaxe idéelle, engendre et gouverne la syntaxe verbale, l’arrangement des mots et des phrases, comme dit la grammaire.Bref, c’est la pensée qui régit l’expression et non pas l’expression qui régit la pensée.Je veux bien que souvent l’expression réagisse sur la pensée, que le mot suggère la chose, que la forme de la phrase guide l’esprit, mais, quoi qu’en disent Mallarmé et Valéry, la pensée demeure la puissance génératrice et organisatrice de l’expression.La pensée garde sur l’expression un droit de regard, si vous préférez.C’est pour avoir trop négligé ce droit de regard que l’abbé Casgrain use d’une langue si lourde, si imprécise et si alambiquée, comme nous l’avons démontré le mois dernier.Poursuivons aujourd’hui notre démonstration sur des textes d’auteurs canadiens encore vivants, Dieu soit loué ! Ces auteurs pardonneront à mon bienveillant scalpel de les traiter en macchabées.Leur sort n’est pas si malheureux; que dis-je ! il est aussi enviable que celui des classiques dont on fait la dissection en classe de lettres.La syntaxe de l’abbé Casgrain nous est apparue surchargée.Voyons maintenant l’excès contraire.Etudions un extrait de La terre du huitième d’Adolphe Nantel.(( Le soleil monte comme un ballon en baudruche en se dégageant des arbres effilés.Une voiture de portageur croise Jean Ber-louin.Un sac d'avoine coule par les fissures de la boîte mal jointe et les moineaux pillards se gavent à crever.Quelques bûcherons suivent.La sueur mouille leur front.Les chapeaux poussiéreux pendent au bout de leurs bras.Les uns parlent des femmes laissées au village.Quelques adolescents apprennent à jurer.)) Trois idées soutiennent la structure de ce paragraphe: le soleil, la voiture, les bûcherons.Le soleil: — (( Le soleil monte comme un ballon en baudruche en se dégageant dès arbres effilés.)) La voiture: — « Une voiture de portageur croise Jean Berlouin.Un sac d’avoine coule par les fissures de la boîte mal jointe et les moineaux pillards se gavent à crever.» Les bûcherons: — (( Quelques bûcherons suivent.La sueur mouille leur front.Les chapeaux poussiéreux pendent au bout de leurs bras.Les uns parlent des femmes laissées au village.Quelques adolescents apprennent à jurer.)) Le tableau du soleil est peint en une phrase, et c’est très bien: « Le soleil monte comme un ballon en baudruche en se déga- 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 357 géant des arbres effilés.)) Tout au plus pourrait-on critiquer la lourdeur de l’expression en se dégageant, que les grammaires appellent prétentieusement gérondif.Nous avons vu que l’abbé Casgrain en abuse aussi.Au lieu de: « Le soleil monte comme un ballon en baudruche en se dégageant des arbres effilés », on dirait mieux, me semble-t-il: « Le soleil se dégage des arbres effilés et monte comme un ballon en baudruche ».Ce serait d’ailleurs plus conforme aux faits.Passons au tableau de la voiture.(( Une voiture de « portageur » croise Jean Bédouin.Un sac d’avoine coule par les fissures de la boîte mal jointe et les moineaux pillards se gavent à crever.» Deux phrases.Line phrase pour la voiture elle-même: « Une voiture de « portageur » croise Jean Ber-louin »; une phrase pour le sac d’avoine et les moineaux: « Un sac d’avoine coule par les fissures de la boîte mal jointe et les moineaux pillards se gavent à crever ».Très bien.Une phrase pour la voiture, élément principal de cette section du tableau; une phrase pour les deux détails caractéristiques et pittoresques du sac d’avoine et des moineaux.Une phrase, parce que les deux détails sont connexes, rattachés par un rapport de cause à effet.Très très bien.Entre la phrase de la voiture et la phrase du sac d’avoine et des moineaux, aucune ligature explicite.L’auteur n’a pas écrit: « Dans la voiture, un sac d’avoine .» mais simplement: (( Un sac d’avoine coule .» La seule juxtaposition des deux phrases suffit à établir le rapport, parce que le lecteur comprend fort bien par l’ensemble du texte que le sac est dans la voiture.L’expérience du lecteur permet à l’écrivain d’économiser quelques mots de ligature.La syntaxe est invisible.Le contexte joue dans la langue écrite le même rôle que les circonstances de temps et de lieu dans la langue orale.J’ai ici sur ma table deux livres, l’un à ma droite et l’autre à ma gauche.Si je dis à l’aimable personne qui me fait face: Prenez donc ce livre, en montrant de l’index le livre de droite, inutile d’expliquer: Prenez donc ce livre de droite, ce livre qui est à ma droite.Les circonstances de lieu, le contexte situationnel si vous voulez, parle à ma place.Revenons à notre texte et examinons le tableau des bûcherons.Quelques bûcherons suivent.La sueur mouille leur front.Les chapeaux poussiéreux pendent au bout de leurs bras.Les uns parlent des femmes laissées au village.Quelques adolescents apprennent à jurer.Il y a deux aspects à ce tableau : un aspect statique et un aspect dynamique.Pour parler chrétiennement, le tableau décrit d’abord l’attitude des bûcherons, puis il fait allusion à leurs propos.L’auteur ne distingue pas par sa syntaxe ces deux aspects pourtant bien différents.Voyons cela.Attitude des bûcherons: — « Quelques bûcherons suivent.La sueur mouille leur front.Les chapeaux poussiéreux pendent au bout de leurs bras.» Trois phrases juxtaposées.Trois phrases de même type pour des idées d’importance bien inégale.C’est trop.Il fallait lier comme ceci, par exemple: Quelques bûcherons suivant, leur front mouillé de sueur, leurs chapeaux poussiéreux pendant au bout de leurs bras; ou encore: Quelques bûcherons suivent, le front suant, leurs chapeaux poussiéreux pendant au bout de leurs bras.Voyons le reste du paragraphe.Les uns parlent des femmes laissées au village.Quelques adolescents apprennent à jurer.Deux phrases.Cette fois, c’est faux ou du moins équivoque.On dirait que les adolescents ne font pas partie du groupe des bûcherons.Il faudrait un point-virgule au lieu du point.Car la ponctuation appartient, elle aussi, à la syntaxe: dans une grammaire vivante, elle devrait figurer au chapitre de la syntaxe.L’auteur aurait donc pu écrire: Les uns parlent des femmes laissées au village; quelques adolescents apprennent à jurer, ou mieux encore: Les aînés parlent des femmes laissées au village; les adolescents apprennent à jurer.En revanche, l’auteur exprime parfois des ligatures syntaxiques absolument superflues.Exemple: « Les jeunes feuillages se mirent dans le réservoir créé par la chaussée de sable pour emmagasiner les eaux du Guénard afin de faciliter le flottage du bois vers la rivière Mattawin ».Pourquoi afin de, qui sent le style juridique, dans cette description littéraire ?Il suffisait de remplacer afin de par et: (( Les jeunes feuillages se mirent dans le réservoir créé par la 358 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre chaussée de sable pour emmagasiner les eaux du Guénard et faciliter le flottage du bois vers la rivière Mattawin )).Mais le défaut caractéristique du style que nous étudions, c’est la syntaxe coupée et monotone.Citons au hasard: La rosée a soufflé des perles sur toutes les tiges.Parmi les jeunes fougères des sous-bois, de nombreuses chicorées se balancent sous le vent qui monte déjà des vallées lointaines.Des pompons de barrettes s’accrochent aux rebords de la sente embroussaillée.Les pétales bleu-vif des capitules jettent leur grâce dans l’air flou.Au milieu des bouquets de fleurs ouvertes, des boutons rosés attendent la piqûre du midi (il faudrait: de midi).Le chemin s’égaie d’arabesques graciles où des grosses mouches à ventre vert essaient des acrobaties.Et ailleurs: Berlouin passe Vaprès-midi à jouer avec Donat, tout en racontant des histoires au petit Jean.Il fait aussi le cheval, écrasé sur les gaules du plancher, pour Lisette et les autres marmots.Madame Latourelle l’observe en souriant et se garde de le moquer.Après le repas du soir, il va se coucher avec les bûcherons.On lui donne un lit supérieur.Les fils d’araignée du plafond se mêlent aux brins de mousse.L’air est lourd.La chaleur laisse flotter plus lentement les détritus des vers à bois qui psalmodient sans arrêt: criste .criste .criste .La chatte Lina court sur le plancher et, parfois, saute vivement.Ses prunelles vrillent la nuit de deux boutons rouges.Le bûcheron couché au-dessous de Jean se roule.Les branches de cèdre craquent comme un rire de petite garce.Une voix assourdie et heureuse monte soudain aux oreilles de Berlouin .On dirait un canevas, comme on parle à l’école, une série de notations préparatoires à une rédaction.Ce défaut tient sans doute à la tournure d’esprit de l’auteur, qui s’attache trop scrupuleusement aux détails et voit les choses d’une façon trop analytique, pointilliste, discontinue.Non pas par manque de talent, mais par déformation scolaire.Il aura pris à la lettre le fameux précepte: Faites des phrases courtes; méfiez-vous des embûches de la phrase longue.Rien de mortel pour la formation du style comme les règles et les préceptes trop didactiques et catégoriques.Le style ne se met pas en formules, pas plus que la personnalité.L’auteur apporte un grand soin, trop de soin souvent, au choix du vocabulaire.Ici encore on sent l’effet pernicieux de l’aphorisme qui était devenu une scie dans notre province: Nous manquons de vocabulaire.Non, la question du style n’est pas simple.Elle ne se résume pas en axiomes, elle ne se met pas en théorème.On peut apprendre à écrire correctement dans des manuels de préceptes; on n’y apprend pas à bien écrire.Le style, c’est l’homme même.Le style commence dans la façon de penser, de sentir et de voir; il commence dans l’éducation de l’esprit, comme dirait Daniélou.La technique ?— Il faut la saisir vivante, la voir en œuvre dans les bons auteurs, d’où on la dégage par une analyse très souple, très large et toujours ouverte.On apprend beaucoup aussi par la comparaison des bons stylistes et des moins bons.Il est utile de voir comment il ne faut pas écrire, pour mieux comprendre comment il faut écrire.Face à la paysannerie, intéressante sans doute et méritoire, mais naïvement idéaliste de La terre du huitième, en repoussoir à une écriture un peu écolière à force d’application, voici la première page d’un roman où le scepticisme, l’ironie sèche et trop soutenue, voire le cynisme, caractérisent bien notre crise d’adolescence.xAprès la ceinture fléchée et le banc des siaux, voici La neige et le feu de Pierre Baillargeon.Le jour commençait.Le grand lac lisse et le ciel pâle ressemblaient à deux pages d’un gros livre qu’on entr’ouvre.Sans bruit, une femme poussa la porte du chalet, descendit le petit escalier et se dirigea vers la grève, n’emportant qu’un sac à main.Au bout de quelques minutes, un homme sortit à son tour, on aurait dit encore subrepticement.Il s’approcha du talus qui domine le lac.Planté devant la fourche d’un bouleau, les bras étendus le long des deux grosses branches, il regarda un canot qui s’éloignait, laissant pour sillage un long fil d’argent.Une araignée avec sa victime.Quand Philippe Boureil ne distingua plus sa femme, il quitta son poste et se prit à marcher dans l’île, d’un pas pesant.A une 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 359 lagune solitaire, il s'arrêta, malgré Vodeur fétide qui s'exhalait du lieu et les pizzicatis énervants des crapauds cachés parmi les quenouilles.Rêvait-il ?A part quelques vétilles que nous examinerons le mois prochain, voilà une belle page, une page comparable aux meilleures de la littérature française.En la lisant» la comtesse de Noailles, qui craignait toujours d’être surpassée, aurait certainement tremblé comme la chatte de Colette devant un chien puissant.Jean-Marie Laurence.Le rôle des Écoles Normales par l’Abbé Louis-Joseph Aubin, pire.etc.La personne qui a présidé ajoute ensuite ses commentaires à ceux des compagnes.Toutes les observations importantes sont notées dans le cahier de préparation de classe que possède chaque normalienne.Les autorités de l’École normale voient à ce que chaque normalienne, au moment où elle recevra son diplôme, ait fait une étude complète, théorique et pratique, de la méthodologie et de la psychologie appliquée à l’éducation.Comme on peut le constater, s’il est possible d’acquérir ailleurs la formation personnelle et la culture, seule l’École normale assure les leçons pratiques qui font naître l’expérience, le doigté, les méthodes sûres, et préparent ce qu’on appelle Les gens de métier.D’aucuns prétendent parfois que l’école d’application est un milieu factice et que l’institutrice sera prise au dépourvu lorsqu’elle entrera dans la vie réelle de l'école du rang.Il est évident que toute nouvelle institutrice doit aborder des réalités con- (suite de la page 355) crêtes, lorsqu’elle entre dans la vie active.Mais elle acquerra vite le tour de main et la confiance en elle-même, lorsqu’elle constatera combien sont efficaces les moyens pédagogiques qu’on lui a enseignés.C’est pourquoi je ne vois pas la nécessité de transporter les normaliennes à l’école du rang, fut-elle très bien tenue, n’est pas un modèle à imiter mais un milieu à perfectionner^ sans cesse.En d’autres termes, c’est l’École normale qui doit perfectionner l’école du rang et l’école urbaine; ce n’est pas à ces écoles de perfectionner l’École normale.D’ailleurs les titulaires des écoles normales se tiennent continuellement en contact avec les écoles primaires et avec leurs anciennes élèves.Compte est tenu de toutes les observations qui peuvent amener une amélioration de l’enseignement primaire et les élèves-institutrices sont mises au courant de toutes les lacunes qu’elles auront à corriger plus tard, dans la mesure du possible.(à suivre) Louis-Joseph Aubin, ptre. 360 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre L'enseignement de l'agriculture par Louis Perron, agronome, Québec.(suite) Le fascicule 602 s’intitule (( De la Roche au Sol ».Sous forme d’un récit abondamment illustré on y donne une vue d’ensemble sur la façon dont s’est formé le sol cultivable à travers les siècles.Il s’y trouve quelques notions très élémentaires sur l’origine probable de notre planète, sur le rôle que joue chacun des éléments qui composent le sol.En somme on y prend un premier contact avec les tout premiers éléments de la science agricole.Le texte diffère par sa forme de celui du fascicule précédent: ici pas de dialogues ni d’allégories, mais une succession de faits et d’explications appuyés par des illustrations.Pour concrétiser autant que faire se peut l’enseignement de cette matière, le maître aura tout avantage à recourir au procédé des leçons de choses en multipliant les sujets d’observations, et en procédant à de petites expériences très simples avec le concours actif de l’élève.A titre d’exemple, voici quelques suggestions qui pourront aider.Origine des sols: Observation de spécimens de terre pour faire constater que celle-ci contient des débris de roches et de plantes; observation de fragments de roches de texture variable et de divers degrés de dureté; pulvérisation des fragments de roches tendres pour les réduire en grains de plus en plus fins; incorporation d’humus (terreau, terre noire) à ces grains de roches pour fabriquer du sol cultivable.Origine des roches: Observation d’affleurements rocheux dans certains champs, d’excavations creusées jusqu’au, ou dans le roc, des rives escarpées du fleuve ou d’une rivière; dessins au tableau noir représentant l’écorce terrestre formant une enveloppe solide de roc, sous la couche plus ou moins épaisse du sol meuble de surface.Aux chapitres III et IV est résumée l’hypothèse de Laplace sur l’origine probable du globe terrestre.Ici le maître se fera conteur et exposera la matière sous forme d’« un beau conte ».S’il sait mettre assez de clarté et de verve dans son récit, les élèves l’écouteront bouche bée.Les illustrations du fascicule (et d'autres que le maître pourra tracer au tableau noir) aideront à concrétiser la leçon.Du chapitre V au chapitre XIII on étudie l’action des forces de la nature dans la formation des sols.1.Atmosphère (gaz, vapeurs d'eau, vents).Observations: effets de la rouille sur le fer; pénétration de l’humidité dans les roches les plus tendres, ou de texture poreuse qui se désagrègent ensuite facilement; transport par le vent de poussières et de débris de grosseur variable (érosion).2.Froid et chaleur.Observations (pas toujours possibles au moment de la leçon mais réalisables au cours de l'année scolaire) : dilatation d’un corps sous l’influence de la chaleur et contraction au froid; action de la glace sur les parois d’un vase, du gel sur le sol des champs labourés, sur l’asphalte des chemins.3.Eau.Observations: pluie ruisselant sur terrain en pente (érosion)-, cours d’eau rongeant ses rives et traçant des méandres (érosion, transport et sédimentation)-, rives déchiquetées du fleuve ou de la mer, etc.4.Glaciers et mer Champlain.Observations: sommets arrondis des montagnes décapitées par les glaciers et rongées par l’érosion (Chaînes des Laurentides et des Alléghanis)-, examen de la carte de la province pour faire constater la présence de la multitude des lacs creusés par les glaciers; cailloux arrondis des champs; blocs erratiques et moraines glacières; coquilles marines trouvées à l’intérieur des terres révélant l’existence temporaire de la mer Champlain à cet endroit, dans le passé.5.Etres vivants.Observations: racines des arbres ou de plantes herbacées s’enfon- 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 861 çant profondément dans le sol; galeries de fourmilières, d’animaux fouisseurs; façons culturales, etc.A partir du chapitre XIII jusqu’à la fin on étudie le rôle de chacun des éléments constitutifs du sol.Ici encore on trouvera le moyen d’intéresser l’élève et de rendre la leçon active, par l’exécution de petites expériences et des observations diverses: Examen de spécimens de sols; expériences sur la capacité d’absorption et de retention de l’eau par le sol; caractères physiques et propriétés de l’humus; besoin d’air des plantes; circulation de l’eau à la surface du sol après un violent orage; ascension de l’eau dans un échantillon de sol; évaporation de l’eau du sol après un orage, etc.Notons que même dans les milieux urbains on peut facilement faire trouver par les élèves des spécimens de sols, de roches, d’humus.Quelques plantes d’appartement, des pots à fleurs, des bocaux de verre, des boîtes vides de conserves remplaceront les champs de la campagne et serviront de matériel pour les leçons de choses.Les spécimens de roches, de terre, formeront un premier noyau du musée scolaire agricole qui se complétera petit à petit à mesure que progressera l’étude de l’agriculture.A défaut de sujets d’observation, le maître devra s’ingénier à illustrer ses explications par des dessins afin de concrétiser le plus possible son enseignement verbal.Les projets d’activités de ce fascicule suggèrent plusieurs expériences et observations.On les utilisera soit pour les leçons, soit pour faire exécuter aux élèves, individuellement ou en équipes, des travaux personnels.On n’aura garde d’omettre de s’assurer que le fascicule est lu et compris par tous les élèves de la classe.Le fascicule 603 a pour titre: « A Ferme-Belle, un Dimanche ».Celui-là traite encore du sol.On étudie les principaux types de sols cultivables de nos fermes.Sols minéraux: graveleux, sablonneux, francs, francs-argileux, franc-limoneux, argileux.Sols organiques: terre noire (humifère), tourbière.On passe en revue chacun de ces sols en décrivant la façon de les identifier sur place d’après leur apparence; on énumère leurs principales qualités et leurs défauts; on indique quelques moyens de les améliorer ou de les entretenir en bonne con- dition; on cite les principales cultures qui leur conviennent le mieux.Le maître n’aura qu’à suivre dans son enseignement le procédé employé par (( papa Hébert » avec ses enfants: leçons de choses comportant l’examen et la manipulation de spécimens de sols, et explications données sous forme d’une conversation familière avec les élèves.A la campagne la collection de spécimens de sols sera sans doute surabondante.A la ville on ne jouira pas du même avantage.On pourra toutefois assez facilement faire apporter par les élèves un peu de pierre concassée très fine qui tiendra lieu de gravier, du sable, de la terre franche (bonne terre de jardin), de l’humus (terre noire, terreau des serres de fleuristes ou de jardiniers) Avec cela le maître pourra fabriquer, en suivant la même marche que dans le fascicule, de la terre graveleuse, de la terre sablonneuse, de la terre franche-sablonneuse.Il se peut qu’on trouve de la terre franche-argileuse ou de la terre argileuse; au besoin on utilisera de la glaise à modeler pour faire connaître les propriétés de l’argile considérée seule ou en mélange avec d’autres sortes de terre.La terre franche-limoneuse ressemble tellement à la terre franche-argi-leuse quant à son apparence et à ses propriétés qu’il n’y a guère lieu d’insister sur les petites différences pouvant exister entre les deux, à moins de posséder un spécimen bien caractérisé de chacune.La motivation de cet enseignement se fait d’elle-même à la campagne avec les enfants de cultivateurs.A la ville, outre l’intérêt qui se dégage d’une leçon bien présentée, on pourra suggérer aux élèves qui possèdent chez eux un petit coin de terre, d’y cultiver quelques légumes et des fleurs; d’où la nécessité pour eux de savoir reconnaître quel genre de sol ils possèdent, ses qualités, ses défauts, les moyens de l’améliorer, etc.Le fascicule explique, en passant, ce qu’est une corvée.Le maître en profitera pour faire citer, et indiquer lui-même, quelques unes de nos belles traditions canadiennes.Il s’efforcera de les faire apprécier et aimer, afin qu’au moins leur souvenir se perpétue.Un projet d’activités concerne la recherche (suite à la page 363) 362 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre La Chronique internationale Chronique des idées et des faits par Henri Fontaine /^ETTE chronique doit porter, selon le ^ j désir de la direction, sur les nouvelles internationales d’ordre culturel qui peuvent intéresser le personnel enseignant.Il va sans dire que ces nouvelles abondent et qu’un choix s’impose.Tenons-nous en donc, ce mois-çi, à souligner celles qui, de temps à autre, nous rappellent opportunément la place que le français occupe encore dans le monde.Il nous arrive à tous d’entendre là-dessus, depuis quelques années, des propos bien pessimistes.Des gens qui jouent les prophètes nous assurent que les beaux jours de notre langue sont passés.Celle-çi était la langue seconde de l’Europe quand la France y exerçait une sorte d’hégémonie politique autant que culturelle.On se piquait alors de la parler couramment, et souvent avec élégance, dans toutes les grandes capitales: Londres, Berlin, Saint-Petersbourg, Rome et Madrid.C’était l’époque où Hamilton, Frédéric II et même Edward Gibbon étaient considérés presque comme des écrivains français.Mais ceci se passait il y a deux siècles.Aujourd’hui que la France gravite, comme le reste de l’Europe de l’Ouest, dans l’orbite américain, le français doit partout céder le pas à l’anglais.Au reste, ajoute-t-on parfois, les nations latines sont malheureusement en pleine décadence et leurs idiomes suivent fatalement la courbe de leur déclin.Ces vues me semblent un peu simplistes.Les civilisations, même mortelles, selon le mot célèbre de Valéry, n’ont rien de commun avec les éphémères, et les langues non plus.Cette soi-disant décadence des nations latines, par exemple, constituait déjà en France et en Italie, au début du siècle, un thème rabattu qu’inspirait beaucoup plus, au témoignage de Brunetière, la propagande anticléricale que l’observation impartiale des faits.Quant aux répercussions de la puissance politique sur le rayonnement d’une langue, le même critique remarquait dès 1903, dans la Revue des Deux Mondes, que (( l’expansion d’un grand peuple étant quelquefois suivie de la diffusion de sa langue, elle ne l’est pas toujours.Cela dépend, notait-il, des qualités de la langue.Cela dépend aussi des circonstances .» Ces dernières ont évidemment changé depuis Brunetière et surtout depuis Rivarol, qui voyait, à la veille de la Révolution, son fameux Discours sur Vuniversalité de la langue française couronné par l’Académie de Berlin.Après être venus assez longtemps de Londres, c’est de Washington que partent désormais les avis prépondérants, en politique internationale, et l’anglais reste naturellement leur moyen d’expression.Mais notre langue n’en a pas perdu, pour autant, ses qualités reconnues de clarté, de précision, de finesse.Elle est toujours étudiée, lue et parlée avec soin par une élite agissante dans la plupart des pays civilisés.Des écrivains qui ne l’ont pas appris sur les genoux de leurs mères continuent de l’utiliser dans leurs œuvres, et Daniel-Rops avouait, il y a deux ans, Vimpression profonde de réconfort que lui laissaient alors les cent cinquante ouvrages soumis par eux au jury du prix R'varol.Tout récemment encore, à Ottaw^, elle jouait un rôle de premier plan dans les délibérations du Conseil de l’Atlantique, et ce rôle était le sien à Genève, avant 1939, comme il le demeure aujourd’hui à Lake Success.Ajoutons que, dans un nombre considérable de collèges et d’universités des Etats-Unis eux-mêmes, elle a vite repris, depuis la guerre, l’importance qu’on lui attachait avant les éphémères victoires de l’Allemagne hitlérienne.Le recul du français, on le voit, n’est donc pas aussi grave que certains ont l’air de le croire.Il suffit de voyager en dehors 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 363 du Canada pour s’en convaincre.En fait, organe traditionnel d’une grande culture, notre langue continue d’être en faveur chez tous les peuples accessibles à la civilisation française.Ce ne sont pas en conséquence les pressions étrangères ou les progrès de l’anglais qui lui font courir chez nous les pires dangers, mais bien la négligence ou l’apathie que l’on apporte trop souvent à l’étudier et à la parler convenablement.On dirait que beaucoup de Canadiens instruits ne se rendent pas compte du contraste étonnant, pour ne pas dire scandaleux, qui existe entre leur apparence et leur langage.La première révèle parfois une large aisance, de la race même, tandis que le second serait à peine admissible dans la bouche d’un manœuvre.Leur vocabulaire semble extrêmement limité, le mot juste n’arrive jamais, et l’expression est d’une banalité déconcertante.Us se montrent pourtant d’ordinaire les plus chatouilleux sur la pureté du parler franco-canadien.Ces défaillances ne sont d’ailleurs pas nouvelles.Les congrès linguistiques tenus à Québec en 1912 et en 1937 en font foi.Celui de l’an prochain y reviendra sans doute, car les choses ne paraissent pas avoir tellement changé depuis lors.Il suffit de prêter l’oreille autour de soi pour constater que les bouches molles sont toujours légion, les anglicismes plus courants que jamais, les constructions grammaticales, enfin, d’une fantaisie grandissante en certains milieux.C’est pourquoi l’effort de redressement, réel et fécond, malgré tout, chez une élite qui se recrute dans les diverses classes sociales, doit aller s’intensifiant pour que le français puisse garder, dans notre pays, la place qui lui revient de droit.Il reste que cet effort doit s’appuyer avant tout sur l’enseignement.Dans l’état actuel de nos mœurs, en effet, c’est à l’école que les jeunes ont encore le plus de chance d’apprendre leur langue.Et au début d’une nouvelle année, il y a là, n’est-il pas vrai, ample matière à réflexion pour ceux qui ont consacré leur vie à la formation des enfants.Henri Fontaine.I/Exiseignement de lxAgriculture par Louis Perron.de noms de fermes.Aux écoles rurales on devait attacher une grande importance à l’exécution de ce projet.Qui sait ?peut-être réussira-t-on ici et là à y intéresser les parents et à implanter cette pratique.Et même si l’entreprise ne dépasse pas le stage d’un jeu éducatif, il se peut que nos élèves, quand ils seront grands, en fasse une réalité.Le terrien qui choisit un nom pour sa ferme ajoute à celle-ci un lien puissant par lequel il s’y fixe plus solidement encore.Enfin les enfants Hébert tiennent à apporter des échantillons du sol de leur ferme, {suite de la page 361) pour le musée de leur école.Il va sans dire qu’on en fera autant avec nos écoliers.On choisira, autant que possible, pour conserver les spécimens, des bocaux ou bouteilles de verre tous de même dimension et on les étiquetera soigneusement.N.B.— A mesure qu'un nouveau fascicule d’agriculture sera publié, « VEnseignement primaire )) en avisera ses lecteurs.Un court article donnera aussi quelques suggestions sur la façon de Vutiliser.Louis Perron. 364 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Pour un meilleur enseignement de l'anglais par Gertie Kathleen Hart, Québec, Vauteur de la Méthode directe de Conversation anglaise.î TRE les suggestions et recommandations des Comités qui enquêtent sur l’enseignement primaire et secondaire au Canada, tous, nous en sommes assurés, nous avons remarqué celle d’exiger en classe un plus grand nombre de rapports oraux sur des sujets donnés, dans le but d’améliorer Vexpression orale.Si nous connaissons bien le Programme d’études des Ecoles élémentaires, publié par le Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique en 1948, nous avons nécessairement constaté qu’il applique de façon assez concrète le principe de cette recommandation, en préconisant, pour l’enseignement de l’anglais en particulier, la méthode de conversation sur des sujets touchant la vie propre de l’enfant.Et si nous sommes convaincus que « le texte du Programme fait actuellement autorité, quil est approuvé par Nos Seigneurs les Evêques, quil est le plan de Dieu pour nous, qu’il est la volonté de Dieu pour nous )), comme le disait si bien un prêtre du diocèse de Sherbrooke, dans un des derniers numéros de mL’Enseignement primaire)), au sujet de l’enseignement du catéchisme, « quand nous suivons ce programme, et cette pédagogie, et ce plan, et cette synthèse, nous sommes avec la grâce de Dieu ».(( Si nous connaissons ce programme, et si nous ne le suivons pas, continuait-il, nous ne sommes pas dans le plan de Dieu.)) Tous les titulaires de classes d’anglais ont déjà commencé, sans doute, à donner leurs leçons d’anglais d’après la méthode directe et sous forme de conversation, comme le demande le programme.(( La première initiative », disait encore M.l’Abbé, « et la meilleure intelligence et le plus sûr chemin et le meilleur moyen de collaborer avec Dieu, c’est de chercher sa volonté et son chemin et ses initiatives à lui.» La lecture des deux manuels de Méthodologie (1) de La Méthode directe de Conservation anglaise a pour effet de promouvoir cette initiative: suivre à la lettre les directives du Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, en facilitant la tâche des maîtres par le très grand nombre de modèles de schémas de classe qu’ils offrent en accord avec les principes directeurs du nouveau programme.Gertie Kathleen Hart.(1) Le livre du maître n.2, brochure de 168 pages, même format que le n.1, vient de paraître aux Presses Universitaires Laval, Québec. 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 365 Conversation anglaise à l'aide de l'image A.Filteau— C.Villeneuve LA GRAMMAIRE AU COURS ÉLÉMENTAIRE EENSEIGNE-T-ON la grammaire dans nos leçons de langue seconde, au cours élémentaire ?A quel degré la grammaire figure-t-elle au programme ?L’élève de 5e année n’a-t-il pas un certain nombre de règles à mémoriser ?La méthode directe ne s’oppose-t-elle pas en quelque sorte à l’enseignement de la grammaire ?Avant de répondre à ces questions que l’on nous pose fréquemment, arrêtons-nous, si vous le voulez bien, à bien comprendre ce qu’est la grammaire et le rôle qu’elle joue dans l’étude du langage.Dans mon jeune âge, le mot grammaire éveillait à mon esprit l’image d’un livre assez volumineux mais pas très intéressant.Il me paraissait être un véritable catalogue de règles impératives placées toutes sur le même plan.Les règles que je ne comprenais guère étaient toujours suivies d’un exemple que ma jeune intelligence s’effor-Çait de comprendre.De la première page à la dernière, les règles se suivaient sans interruption et bien numérotées.J’apprenais par cœur et à la suite toutes ces savantes connaissances.Vous dirais-je que la grammaire était à mes yeux un livre rébarbatif, bizarre ?Avec les années les programmes et manuels se sont améliorés et personne n’admet plus cette déplorable prétention qui fut trop longtemps en faveur d’apprendre la grammaire pour la grammaire, aussi bien dans l’enseignement de la langue maternelle que dans celui de la langue seconde.De nos jours, nous considérons la grammaire à la fois une science et un art.Science, elle étudie la structure de la langue; art pratique, elle enseigne à parler et à écrire correctement selon le « bel usage ».Au cours de nos leçons de langue seconde graduellement, méthodiquement, nous enseignons à nos élèves la véritable grammaire, celle qui apprend à parler et à écrire correctement la langue; grammaire pratique, vivante, raisonnée, qui enseigne véritablement, efficacement.Point de mémorisation mécanique et stérile de définitions et de règles, mais une grammaire qui a son point d’appui dans la langue, qui procède par voie d’observation et de comparaison à mesure que les cas semblables se reproduisent et qui n’aboutit à la règle abstraite que d’une manière quasi-inconsciente et toute spontanée.Les explications doivent être claires, précises, imagées et formulées dans un langage enfantin mais toujours correct, afin d’être bien compris par ce petit monde.Il faut parler le langage des petits si nous voulons qu’ils nous comprennent.C’est à nous de descendre à eux et non à eux de monter à nous.Ce principe pédagogique est tellement important que je me permets de préciser ma pensée par l’exemple suivant.Supposons qu’un enfant de 5 ans demande à son père: « Papa, qu’est-ce qu’une vache ?» « Une vache, mon petit, c’est un quadrupède, herbivore, ruminant, qui possède des glandes lactales développées anormalement.» La réponse est scientifiquement correcte, absolument vraie, mais totalement inutile, parce que l’explication donnée dépasse le degré de développement intellectuel de cet enfant.Le papa eut été mieux inspiré de répondre: « Mon petit, la vache est un gros animal à quatre pattes qui donne le bon lait que tu bois ».Cette dernière réponse bien qu’incomplète apprend quelque chose d’utile, de pratique et de ce fait augmente le petit bagage de connaissances du bambin.Ainsi au début, le professeur doit se limiter à l’essentiel à ce qui sert pratiquement.On verra peu 366 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre à la fois, mais on étudiera à fond et on y mettra le temps.L’enfant veut comprendre et a le droit de comprendre; à l’éducateur de proportionner les explications à ses facultés.Dès les premières leçons et à toutes les leçons du cours aux divers degrés, la grammaire joue un rôle de premier plan, puisqu’elle explique la raison d’être des formes du langage, formes qui diffèrent dans la langue maternelle et dans la langue seconde.A la 2e leçon du premier livre, nous y trouvons l’étude des pronoms HE, SHE.Est-il bien nécessaire d’enseigner à ces jeunes enfants que HE et SHE sont deux pronoms personnels de la 3e personne du singulier et que leur fonction dans les phrases étudiées est sujet du verbe ?N’est-il pas plus important à ce stage de leurs études de langue seconde de pouvoir prononcer nettement HE et SHE et d’identifier correctement ces pronoms aux personnes dont ils tiennent la place.D’ailleurs le rôle que jouent ces pronoms dans l’une ou l’autre langue est identique.Le maître s’efforcera donc d’éliminer toute confusion entre ces deux sons plus ou moins semblables et à bien faire identifier le HE avec le mot garçon et le SHE avec le mot fille.Ainsi à l’aide de la baguette il indique Marie sur le tableau et dit: Mary is a girl.SHE is a girl, SHE is a girl, donnant beaucoup de valeur au pronom SHE par une intonation différente des autres mots.Les élèves sont priés de répéter ces phrases plusieurs fois et avec la même intonation.Le professeur enseigne de la même façon: Mary is a girl.She is a girl.Ce travail terminé, le maître montre alternativement le petit garçon et la petite fille en disant: HE — SHE, puis les élèves identifient les personnages ainsi désignés par HE et SHE selon le cas.Ces deux pronoms bien compris, les petites phrases sont reprises au complet et répétés en chœur, puis par petits groupes et enfin individuellement.Mais, direz-vous, cela n’est pas de la grammaire.Eh bien oui, c’est de la grammaire et de la véritable grammaire qui enseigne à parler et à écrire correctement selon le « bel )) usage.Plus les connaissances de la langue maternelle seront développées, plus facile et plus grande sera la compréhension du rôle que jouent les mots dans la langue seconde.Par analogie, par associations d’idées, l’élève pourra définir, analyser, raisonner le matériel linguistique absorbé.Passons maintenant à la 3e leçon du premier livre.Le cas possessif y fait son apparition.C’est trop tôt, me direz-vous, cette règle n’est-elle pas une difficulté trop considérable pour des jeunes débutants ?Remarquez bien qu’il ne s’agit pas d’étudier toutes les règles du cas possessif (il y en a 27) mais bien de saisir l’idée générale du cas de possession, règle appliquée couramment au cours d’une conversation ordinaire.Qui ne dit pas: le chapeau de ., les cheveux de ., les mains de .Avant d’aborder la difficulté, le professeur fait remarquer aux élèves que les Anglais ne voient pas les choses comme nous, ils voient le tout avant la 'partie et leur langage nous le prouve.Veulent-ils parler de la tête de Jean, ils regardent toute la personne de Jean et disent: John’s head, sans ne jamais oublier de faire entendre un ZE après le nom de la personne.Regardent-ils une maison, ils la voient tout entière et vous diront selon que la maison est faite de briques, de pierre ou de bois, que c’est une « brique maison », une « pierre maison » ou une « bois maison ».Toujours le tout avant la partie.Demandez-leur la longueur de cette règle, ils vous répondront: c’est une « 3 pieds règle ».Quelle est la couleur de ce chien ?Les Anglais vous diront: c’est « un blanc et noir chien ».Ils voient, examinent tout le chien avant de répondre.Comme vous le constatez mes chers enfants, dira le professeur, il est évident que les Anglais ont une façon bien à eux de regarder les choses.Il nous faudra nous y habituer lorsque nous parlerons leur langue.Ainsi à la leçon de ce jour nous nommerons d’abord la personne puis nous ferons entendre un ZE et enfin nous mentionnerons la partie du corps étudiée.Répétez après moi: John’S head.John’S eyes, etc.Par de nombreuses et fréquentes répétitions l’enfant s’habituera à employer correctement le cas possessif et ce qui est plus à voir les choses telles que la langue anglaise l’exige. 1951 ÉDUCATION ET FORMATION 367 Aux enfants du cours élémentaire il faut donner quelques règles simples, faciles à comprendre, formulées en un langage enfantin mais toujours correct et soigné.Toutes les explications doivent surtout répondre au 'pourquoi et non au quand.Si la gram- maire a été codifiée par des grammairiens, elle doit être enseignée par des professeurs qui savent transformer ces règles arides en un savoir intéressant, instructif et pratique.Albert Filteatj.La santé et la richesse par François Cloutier, i.e.c’est de constituer fortement l’enseignement méthodique et pratique de l’hygiène générale, infantile scolaire, urbaine et rurale.La notion fondamentale que mieux vaut prévenir que guérir, s’applique à la sociologie tout entière; elle doit inspirer tous nos actes et dominer la vie publique.Une orientation du pays pour une lutte incessante en faveur de l’Hygiène publique (suite de la page 851) et le Bien-être social devient un impérieux devoir; orientation contre les causes de mort et de dégénérescence, contre le paupérisme, l’ignorance et l’insalubrité, contre la délinquance juvénile, contre les maux et les misères évitables, contre les trop nombreuses tragédies des accidents, pour la sauvegarde de la race et pour l’avenir du Canada.François Cloutier, i.e. 368 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Religion CATÉCHISME PREMIÈRE et DEUXIÈME ANNÉES Note pédagogique.— Cette leçon de catéchisme est rédigée selon le nouveau catéchisme des petits: mon livre d’enfant de Dieu.Si beau et si utile que soit ce livre, il doit encore être vivifié par la parole du maître.Intitulé Petites lectures catéchistiques, il doit être bien étudié par le catéchiste, afin que la doctrine en soit extraite, conformément au programme.Dans ce chapitre Jésus fait des miracles, les miracles ne sont pas matière au programme; ils sont là pour illustrer que Jésus nous fait connaître Dieu tout-puissant, que Jésus nous a sauvés.Un seul attribut divin est exprimé dans la leçon, mais il est bien loisible au catéchiste de dire aussi Dieu infiniment bon.Et en 2e année, on peut bien ajouter Dieu infiniment miséricordieux.Pour que le miracle révèle à Venfant Dieu-tout-puissant, il faut que celui-là se rende bien compte qu’il s’agit d’une chose extraordinaire, que Dieu seul peut faire.Sans doute, on ne fera pas apprendre aux enfants une définition, mais il faut inculquer Vidée par les faits concrets.C’est pourquoi le catéchiste racontera sommairement trois miracles, en insistant sur l’extraordinaire, le merveilleux ou mieux, le divin dans chacun de ces faits.De ces trois miracles, le premier intéresse moins les enfants jeunes parce qu’il s’agit d’une chose qui ne leur est pas familière, en notre pays.Mais un fait proprement humain, comme la maladie du lépreux ou la mort de la petite fille les émeut profondément.Que le lépreux soit un homme quelconque, cela les touche moins que s'il est un papa qui aime bien ses enfants.C’est donc la résurrection de la petite fille qui, de ces trois miracles, est le plus proche des enfants et par conséquent le plus émouvant.Si l’on devait n’en exploiter qu’un, il faudrait choisir ce miracle-là.La synthèse générale précise ce qu’il faut retenir de cette leçon.On la trouvera certainement accessible à Vintelligence et à la mémoire des petits.En donnant cette leçon à la 2e année, on pourra faire raconter l’un des miracles et on approfondira davantage la doctrine.Jésus fait encore des miracles: mentionner des sanctuaires, raconter quelque miracle récent.Donc Jésus est toujours au milieu de nous, tout-puissant, infiniment bon, infiniment miséricordieux, pour nous sauver, nous, aujourd’hui, comme autrefois et jusqu’à la fin du monde.II — JE DOIS CONNAÎTRE LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL 2 — COMMENT SON FILS NOUS A SAUVÉS 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 369 JÉSUS FAIT DES MIRACLES Idées à inculquer : 1.Trois miracles de Jésus.2.Un miracle est une chose extraordinaire que Dieu seul peut faire.3.Jésus fait des miracles pour nous faire connaître Dieu tout-puissant, et infiniment bon.Actes à provoquer : Acte de foi: « Jésus, je crois que vous êtes le Dieu tout-puissant.)) Acte de confiance: « O Jésus, guérissez mon âme ! O Jésus ayez pitié des pécheurs ! )) Moyens concrets : Images du manuel.« Mon livre d’enfant de Dieu.» lre année, ou bien tableaux évangéliques muraux.Activités : Mimer les miracles.INTRODUCTION Pour nous sauver, c’est-à-dire pour que nous allions au oiel, Jésus a enseigné.Quelle belle prière Jésus nous a-t-il enseignée ?Récitons comme il faut le Notre Père.Maintenant le bon Dieu est content.Il vous aime; il vous sourit; il veut vous donner la grâce de le connaître encore mieux.Pour cela, je vais vous raconter des choses que Jésus a faites, des choses merveilleuses, extraordinaires, des choses que Jésus seul peut faire parce qu’il est le Dieu tout-puissant.JÉSUS CHANGE L’EAU EN VIN (Image) Observation Voyez-vous Jésus sur cette image ?Où est-il ?Qui est à côté de Jésus?Comment reconnaissez-vous que c’est la sainte Vierge ?Combien y a-t-il d’autres personnages ?Ce sont des serviteurs.Qu’est-ce qu’ils apportent dans leurs bras ?RÉCIT ABRÉGÉ DE L’ÉVANGILE Voyez ces cruches.Ecoutez bien ce qui va se passer.Six grandes cruches sont pleines d’eau.Jésus dit: « Je veux du vin au lieu de l'eau ».Aussitôt, l’eau a disparu Et le vin est venu Toute chose obéit à Jésus.(Mon livre d'enfant de Dieu, p.57.) CAUSERIE - RÉFLEXION ^ N’est-ce pas qu’il est puissant le bon Jésus ?Etes-vous capable de changer ce verre d’eau en un verre de vin ?(Nommer une boisson connue des enfants dans le milieu où l’on est.) Est-ce que je suis capable, moi ?Est-ce que votre papa est capable ?Il n’y a que le bon Jésus qui soit capable de faire cette chose extraordinaire parce qu’il est le Dieu tout-puissant.C’est ce qu’on appelle un miracle.Disons-lui une belle prière.PRIÈRE « 0 Jésus, je crois que vous êtes le Dieu tout-puissant.» JÉSUS GUÉRIT UN LÉPREUX (Image) Observation Regardez bien l’homme qui est devant Jésus.Comment est son visage ?Comment sont ses mains ?Pourquoi est-il à genoux ?Est-ce que Jésus est dans une maison ou dehors ?RÉCIT DE L’ÉVANGILE Un jour, Jésus s’en allait sur un chemin et il rencontre un homme bien malheureux.Il avait la lèpre (des plaies .des bobos) dans sa tête, dans son visage, dans ses mains, partout.Personne ne voulait le voir, personne ne voulait le soigner.Peut-être que c’était un bon papa qui ne pouvait plus prendre soin de ses enfants.Il avait de la peine dans son cœur et il souffrait beaucoup dans son corps.((Ah ! Il est si malheureux, le lépreux ! Il demande à Jésus d'avoir pitié de lui.Jésus dit: « Je le veux, sois guéri ! Aussitôt la lèpre a disparu ! Et la santé est revenue ! La maladie obéit à Jésus.0 miracle ! » (Mon livre d’enfant de Dieu, p.58) 370 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre CAUSERIE - RÉFLEXION Est-ce que Jésus a pris un remède pour guérir le lépreux ?Est-ce que Jésus a pris beaucoup de temps pour guérir le lépreux ?Connaissez-vous quelqu’un qui soit capable de guérir tout de suite, dans un instant, et sans remède un pauvre malade ?Jésus seul est capable de guérir dans un instant, sans remède, un malade, parce quil est le Dieu tout-puissant C’est un miracle.Notre âme aussi peut être malade.Disons donc à Jésus: PRIÈRE « O Jésus, guérissez mon âme.» JÉSUS RESSUSCITE LA FILLE DE JAÏRE {Image) Qui Jésus prend-il par la main?Que fait la petite fille quand Jésus la prend par la main ?Que voyez-vous près de la petite fille ?Pourquoi des fleurs et des lumières ?Avez-vous déjà vu une personne parmi les fleurs et les lumières ?Quand ?Pourquoi ?RÉCIT DU FAIT ÉVANGÉLIQUE Un jour, une petite fille très gentille est morte .Ses parents avaient une très grande peine.Tout le monde l’aimait et tout le monde la pleurait.Quelqu’un qui connaissait Jésus est venu le trouver et lui a dit: « Vous êtes tout-puissant et bon; si vous voulez lui redonner lajoie à celte petite fûle; vous le pouvez ».« Voyez .Elle est là parmi les fleurs et les [lumières, La petite füle morte.Jésus arrive et dit: (( Petite fille, lève-toi ! » Aussitôt, la petite fille est debout ! La mort même obéit à Jésus.» {Mon livre d’enfant de Dieu, p.59) CAUSERIE - RÉFLEXION Est-ce que quelqu’un peut remettre en vie ceux qui sont morts ?Est-ce qu’un docteur peut faire cela ?Non, Jésus seul peut redonner la vie à ceux qui sont morts, parce qu’il est le Dieu tout-puissant.C’est un miracle.Est-ce que notre âme peut être malade ?Est-ce qu’elle peut perdre la vie divine, qu’elle a reçue au baptême ?Ceux qui ont perdu la vie divine, ce sont les pécheurs.Us sont les plus malheureux des hommes.Disons à Jésus une prière.PRIÈRE « O Jésus, ayez pitié des pécheurs ! » SYNTHÈSE GÉNÉRALE Dites ce que Jésus a fait un jour avec de l’eau.Comment Jésus a-t-il guéri le lépreux?Qui Jésus a-t-il remis en vie?Comment âppelle-t-on une chose extraordinaire que Dieu seul peut faire ?Pourquoi Jésus a-t-il voulu faire des miracles ?CONCLUSION Trouvez-vous, mes enfants que Jésus est tout-puissant ?Est-ce que Jésus est encore tout-puissant pour nous ?Est-ce que Jésus fait encore des miracles ?.Oui, Jésus fait encore des miracles.Mais nous ne le savons pas toujours.Il fait des miracles pour ceux qui en ont besoin et qui le prient bien ou qui demandent à la sainte Vierge notre bonne maman du ciel.Jésus fait des miracles pour que nous croyions qu’il est le Dieu tout-puissant.Quand nous avons besoin de quelque chose, demandons à Jésus et demandons auparavant à la sainte Vierge afin qu’elle demande pour nous.Répétons une belle prière à Jésus.PRIÈRE « O Jésus, je crois que vous êtes le Dieu tout- {puissant.O Jésus, guérissez mon âme O Jésus, ayez pitié des pécheurs.» TROISIÈME ANNÉE Note pédagogique.— Cette leçon est rédigée d’après le nouveau manuel de catéchisme.Notons immédiatement Vimportance du sujet: Le culte de Notre-Seigneur Jésus-Christ.Les auteurs du nouveau programme et du nouveau manuel nous avertissent que notre enseignement du catéchisme doit être centré sur Notre-Seigneur Jésus-Christ.Il convient donc de préciser le culte que nous lui devons et d’y consacrer une leçon.Puisque le Fils de Dieu s’est fait homme pour être notre Sauveur, notre Rédempteur, puisqu’il pousse l’amour jusqu’à demeurer avec nous 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 371 dans la divine Eucharistie, nous lui devons un culte spécial et les catéchistes doivent mettre bien en lumière ce culte dû à Notre-Seigneur.C'est pourquoi les deux courtes réponses du manuel doivent être commentées de façon à raviver dans l'âme des enfants l'amour de Jésus-Christ et la ferveur dans le culte qui lui est dû.III — JE DOIS AIMER ET SERVIR LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL 34e leçon : LE CULTE DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST Idées à inculquer : 1.Nous devons adorer Notre-Seigneur Jésus-Christ parce qu’il est Dieu.(370) 2.Jésus-Christ nous montre son amour surtout dans la crèche, sur la croix et dans l’Eucharistie.(373) Actes à provoquer La dévotion à la sainte Eucharistie.Adoration Foi }¦ C’est le Dieu de la Crèche et du Calvaire.Amour Moyens concrets : Tableaux évangéliques: Naissance de Jésus Mort de Jésus sur la croix Autel: tabernacle — Lampe du sanctuaire Graphique.1.REVISION DU CHAPITRE PRÉCÉDENT Le culte de Dieu.Récitez le premier commandement de Dieu.Qu’est-ce qu’adorer Dieu ?(358) Qu’est-ce que remercier Dieu P (359) Qu’est-ce que demander pardon de nos péchés P (36°) Qu’est-ce que demander des grâces à Dieu (361) 2.LEÇON NOUVELLE le culte de Notre-Seigneur Jésus-Christ.INTRODUCTION Qu’est-ce que le bon Dieu a fait pour se rapprocher des hommes qu’il a créés P .Il s’est fait homme.Quelle personne de la sainte Trinité s’est faite homme P La deuxième personne.Ne trouvez-vous pas qu’il convient de parler tout spécialement du culte de Notre-Seigneur Jésus-Christ P Qu’est-ce que Jésus-Christ a été pour nous?.Notre Sauveur, notre Rédempteur.Ce sont là en effet les titres de Notre-Seigneur à notre culte, c’est-à-dire que nous lui devons un culte ou des hommages particuliers parce qu’il nous a aimés jusqu’à se faire notre Sauveur et notre Rédempteur.Nous allons étudier aujourd’ hui ce culte que nous devons à Notre-Seigneur.CAUSERIE - RÉFLEXION (Graphique) Observation Jésus-Christ est Dieu.Quel culte devons-nous à Dieu P Puisque Notre-Seigneur est Fils de Dieu, quel culte lui devons-nous P .(Laisser trouver .) Lisons maintenant dans notre catéchisme.(370) Pourquoi devons-nous adorer Notre-Seigneur Jésus-Christ?Parce que Notre-Seigneur Jésus-Christ est Dieu.j Notre-Seigneur Jésus-Christ est Dieu, mais il s’est fait homme pour nous sauver.Étant Dieu il s’est fait homme par amour pour nous.Pouvez-vous dire dans quelle circonstance Jésus, notre Sauveur nous a prouvé surtout son amour ?.Arrêtons-nous à la première circonstance de sa vie, sa naissance.LA CRÈCHE (Image) Regardons bien la Crèche.Pensons à la naissance de Jésus et essayons de comprendre corn- 372 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre ment Jésus nous témoigne son amour .(Laisser réfléchir) Dites comment vous voyez que Jésus nous aime .(Laisser dire.Il faut savoir ce que les enfants pensent .Ils nous diront probablement: Jésus était pauvre, Jésus a souffert.Jésus est descendu du ciel sur la terre.) Jésus s'est abaissé jusqu’à nous.Jésus était Dieu.Il était adoré dans le ciel par les anges et les saints.Il jouissait du bonheur et de la gloire de Dieu infiniment grand, infiniment puissant, infiniment riche, infiniment beau, infiniment bon, infiniment heureux.Et il s’est fait petit enfant.Quel abaissement! Jésus s’est fait pauvre.Il se fait le plus pauvre des petits enfants.Il est dans une étable.C’est la nuit.Les hommes ne le connaissent pas.Ils dorment.Jésus est dans la Crèche, sur la paille.Il n’a que de pauvres langes.Avez-vous jamais vu un petit enfant aussi pauvre que Jésus dans la Crèche?Il n’a pas de berceau.Il n’y a pas de meubles dans l’étable.Il y fait sombre.Il n’a rien pour se réchauffer.Ah! oui Jésus s’est fait le pauvre des petits enfants.Jésus a souffert.Il faisait froid dans l’étable.Il n’y avait que le boeuf et l’âne pour réchauffer Jésus de leur haleine.Peut-être que Jésus a pleuré en tremblant de froid.Peut-être que la sainte Vierge aussi a pleuré de n’avoir rien de chaud pour envelopper l’Enfant-Jésus, rien pour chauffer l’étable.Jésus a souffert pour nous dans la Crèche.A qui Jésus pensait-il dans la Crèche ?.Tandis qu’il souffrait dans sa pauvre Crèche, Jésus, parce qu’il est Dieu, notre Sauveur, pensait à nous.Dans son cœur il nous aimait, chacun de nous, car il nous voyait chacun de nous.Et il offrait ses souffrances, sa pauvreté, son abaissement pour nous sauver.Comprenez-vous, mes enfants, combien Jésus nous a aimés dans la Crèche.JÉSUS MOURANT SUR LA CROIX (Image) Regardons maintenant Jésus mourant sur la Croix.Est-ce que Jésus est humilié sur la Croix?.Pensez donc, mes enfants, que Jésus qui est Dieu, infiniment juste, saint, le Dieu de toute pureté, de toute sainteté, a voulu être condamné comme un malfaiteur et être crucifié entre deux voleurs Est-ce que Jésus pouvait se mettre à un rang plus bas pour l’amour de nous ?Est-ce que Jésus est pauvre sur la Croix?.Les boureaux lui ont enlevé même sa tunique, sa belle tunique sans couture que la très sainte Vierge lui avait tissée.Jésus n’avait rien, rien absolument rien.Qu’est-ce que Jésus souffre sur la Croix?Tout son corps est couvert de plaies depuis la cruelle flagellation, sa tête est couronnée d’épines, ses pieds et ses mains sont percés de gros clous.Il a soif, une soif dévorante.Il souffre de l’abandon de ses apôtres, des injures qu’il reçoit des soldats .On ne saura jamais comprendre en- core moins ne pourra-t-on jamais dire tout ce que Jésus a souffert sur la Croix.A qui Jésus pensait-il sur la Croix?.Jésus pensait à nous.A chacun de nous .Il souffrait pour l’amour de chacun de nous .Jésus nous voyait avec nos péchés .il nous voyait pardonnés par les mérites de ses souffrances et de sa mort sur la Croix .il nous voyait sauvés, heureux dans le ciel avec lui.Jésus pensait à nous car il mourait par amour pour nous.JÉSUS DANS L’EUCHARISTIE (Image) Jésus nous a montré son amour à la Crèche et sur la Croix, mais il nous le montre encore bien plus dans la sainte Eucharistie.Est-ce que Jésus est humble et caché dans la sainte Eucharistie ?.Est-ce que Jésus est pauvre ?.Est-ce que Jésus souffre ?.A qui Jésus pense-t-il dans l’Eucharistie?.Ah! oui, mes enfants, Jésus demeure dans l’Eucharistie pour chacun de nous.Il demeure humble et caché non plus sous l’apparence d’un homme mais sous l’apparence d’un tout petit morceau de pain.Il demeure pauvre et dénué de tout.Il faut lui fournir un autel, un tabernacle, un calice et un ciboire.Il souffre des injures des méchants, des communions indignes, de la mauvaise tenue ou des distractions de ceux qui viennent le voir mais bien plus de l’abandon où le laissent tant de chrétiens qui ne vont jamais le visiter.Cependant, Jésus pense à chacun Je nous.Il est le même Jésus de la Crèche et du Calvaire.Chaque matin, il renouvelle à la messe le sacrifice du Calvaire.Ah! que Jésus voudrait nous voir à la messe: chacun de nous, Pierre, Jeanne, Luc, Marie .Jésus nous aime d’un amour que nous ne pouvons comprendre d’un amour infini et il nous attend à chaque heure pour nous combler de grâces.Ah! que Jésus souffre de ne pas nous voir .Est-ce que Jésus notre Sauveur, qui demeure constamment avec nous dans l’Eucharistie, n’a pas droit à un culte spécial ?Lisons maintenant dans notre catéchisme.(373) Où N.S.J.C.nous montre-t-il le plus son amour?Dans la Crèche, sur la Croix et dans l’Eucharistie.CONCLUSION Pour mettre en pratique nos deux réponses de catéchisme, nous devons adorer Jésus dans son Eucharistie.Nous devons l’adorer avec foi en pensant qu’il est le même Jésus de la Crèche et du Calvaire.Nous devons surtout l’adorer avec amour en pensant à l’amour infini qu’il nous a témoigné à la Crèche et au Calvaire et qu’il continue de nous témoigner en la sainte Eucharistie. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 373 RÉSOLUTION Pensez à Jésus dans la Sainte Eucharistie.Demandez-vous qu’est-ce que vous pouvez faire pour adorer Jésus dans l’Eucharistie ?Pouvez-vous aller à la messe ?Pouvez-vous aller visiter Jésus chaque jour ?Promettez à Jésus une chose que vous pouvez faire par amour pour lui .(silence) Demandez à la Sainte-Vierge d’aimer Jésus dans son Eucharistie.PRIÈRE O Marie, aidez-moi à aimer Jésus dans l'Eucharistie.DEVOIR Apprendre les deux réponses du catéchisme.Reproduire le graphique.Ecrire les deux réponses du catéchisme sur notre cahier de catéchisme.QUATRIÈME, CINQUIÈME et SIXIÈME ANNÉES Note pédagogique.— Cette leçon est rédigée •pour la 6e année.Il faudra l'adapter à la Jf année surtout, soit en laissant de côté l'une des parties, soit en divisant la leçon en plusieurs séances.Pour faire apprécier le grand bienfait de la vie, le catéchiste devra énoncer lui-même les vérités qui s’y rattachent avec l'accent d'une profonde conviction.Toute la partie pratique de la leçon peut être fournie par les enfants, spécialement ceux de 6e année.Nous donnons ici des réponses qui ne sont que des suggestions.Le catéchiste devra résumer, en rectifiant et en complétant les réponses des élèves.III —JF DOIS AIMER ET SERVIR LE BON DIEU, MON PÈRE DU CIEL CINQUIÈME COMMANDEMENT DE DIEU DEVOIRS ENVERS LA VIE CORPORELLE ET SPIRITUELLE Idées à inculquer : Le 5° commandement de Dieu.Ce qu’il ordonne: Nos f25 et 4.26.Explication.a) La vie est le grand bienfait de Dieu.b) Dieu seul est l’auteur de la vie.c) Dieu exige le respect de la vie.Actes à provoquer : Une grande estime pour le don incomparable de la vie.Sentiments de reconnaissance, de confiance et d’amour envers Dieu.Pratique du respect de la vie.Moyens concrets : Quelques tableaux évangéliques: enseignement et miracles de Notre-Seigneur.Quelques images illustrant nos devoirs envers la vie naturelle et la vie surnaturelle.Activité : Composer une affiche illustrant cette pensée: La vie est un grand bienfait de Dieu. 374 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre INTRODUCTION Quels sont les principaux faits qui remplissent la vie publique de Notre-Seigneur ?.Son enseignement et ses miracles, comme nous le montrent ces tableaux, (les nommer) j Arrêtons-nous aujourd’hui quelques instants aux miracles, afin que l’exemple de Jésus nous serve de leçon.En faveur de qui Jésus a-t-il opéré la plupart de ses miracles ?.En faveur de ceux qui avaient faim, dans la multiplication des pains; en faveur des malades, comme le lépreux; en faveur d’un mort comme Lazare; en un mot en faveur de ceux qui souffraient dans leur corps.k Comment Notre-Seigneur a-t-il résumé ses miracles devant les disciples de Jean-Baptiste ?Jésus leur a dit: « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les sourds entendent, les lépreux sont guéris, les morts ressuscitent ».(Matth.XI, 2-6).Vous voyez, mes enfants, que tous ces miracles de Jésus, ont eu pour objet d’abord, la vie corporelle de ceux qui les ont sollicités.C’est donc une chose bien importante que la vie du corps ?.Oui, mais Notre-Seigneur ne négligeait pas, non plus, la vie spirituelle ou surnaturelle des gens qui le priaient, et souvent il disait à l’un d’eux: « Votre foi vous a sauvé.» Il guérissait aussi les âmes.Jésus nous donne donc une grande leçon que Dieu avait exprimée aux hommes, autrefois, par un commandement donné à Moïse.Nous allons rechercher ce commandement de Dieu et cette leçon de Jésus.CAUSERIE - RÉFLEXION Le cinquième commandement de Dieu Quel est ce commandement de Dieu qui se rapporte à la vie du prochain et à la nôtre ?C’est le cinquième.Comment Dieu l’avait-il exprimé à Moïse ?Dieu dit: « Vous ne tuerez point ».(Exode XX, 13) C’est court, n’est-ce pas, mes enfants, c’est clair et cela dit tout.Qu’est-ce que tuer quelqu’un ?C’est lui enlever la vie.Il y a un mot français pour nommer celui qui tue un homme.C’est le mot homicide.( Ecrire au tableau) Le mal, mes enfants, commence dans nos pensées, nos désirs, notre volonté avant de devenir un acte.Le bon Dieu, voit le mal dans notre cœur.Il nous le défend comme il défend un acte mauvais.C’est pourquoi nous exprimons le cinquième commandement par la formule que vous savez déjà.Récitez-le: Homicide point ne seras, Défait, ni volontairement.—(455) Exprimez la première ligne en gardant l’ordre ordinaire des mots: Tu ne seras point homicide.Cela revient à dire: Tu ne tueras point.Que signifie le mot homicide?(Celui qui tue un homme) Que signifient les mots défait (en action) Que signifie le mot volontairement^ (en désir) Notre formule veut donc dire: tu n’enlèveras point la vie à un homme, par une action (comme de lui tirer une balle); même tu n’en auras point le désir ou la volonté.LA VIE EST LE GRAND BIENFAIT DE DIEU Pourquoi Notre-Seigneur a-t-il opéré tant de miracles pour redonner la vie partiellement ou totalement ?C’est parce que la vie est le grand bienfait de Dieu.Tous les autres biens que Dieu nous donne nous permettent d’entretenir la vie en nous.Nous avons déjà étudié la vie au catéchisme et nous venons de redite que Notre-Seigneur a donné parfois aux malades qu’il a guéris, les deux vies qui sont en nous.Quelles sont ces deux vies ?Nous avons la vie naturelle et la vie surnaturelle.Quelle richesse est pour nous la vie naturelle! Pour que nous ayons la vie, le bon Dieu a uni une âme à notre corps, une âme à son image et à sa ressemblance, une âme qui ne doit pas mourir.Pendant toute la vie, le corps est le compagnon de l’âme.C’est ainsi que, composés d’un corps et d’une âme, nous pouvons jouir de toute la création.Le bon Dieu a placé l’homme au-dessus de toutes les créatures et lui permet d’en faire usage.Donc, parce que nous avons la vie, une vie bien supérieure aux autres êtres, notre richesse, c’est toute la création.Nous jouissons de la lumière et de la chaleur du soleil: nous jouissons des plantes, des animaux dont nous faisons notre nourriture, nos habits, nos demeures.Nous jouissons de connaître les êtres qui nous entourent, de leur parler; de les aimer, de leur faire du bien.Nous jouissons d’étudier toutes les merveilles que le bon Dieu opère continuellement dans la nature; nous jouissons du travail, du repos, des amusements; nous jouissons de vivre enfin.Pour comprendre le bienfait de la vie, considérons la tristesse, 1s souffrance de ceux qui en sont privés partiellement par la maladie ou l’infirmité: les aveugles qui ne voient jamais la lumière; les sourds, qui n’entendent jamais une belle musique; les paralytiques qui souffrent dans leurs membres; les malades de toutes catégories .Notre-Seigneur a bien compris toutes les souffrances physiques et morales puisqu’il les a tant soulagées et il nous montre, par son exemple, que la vie est un don extrêmement précieux. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 375 Mais il y a plus encore.La vie naturelle est la condition de notre vie surnaturelle.Le bon Dieu nous a donné un corps et une âme à son image et il a voulu aussi donner à notre âme la vie surnaturelle.Quand avez-vous reçu la vie surnaturelle ?.Qui habite en l’âme qui a la vie surnaturelle ?.Comment appelle-t-on l’état d’une âme qui a la vie surnaturelle ?.Quelle richesse possède l'âme qui a la vie surnaturelle?.Elle possède Dieu même, et Dieu c’est la paix, la joie, le bonheur de l’âme.Quelle richesse l’âme qui a la vie surnaturelle possèdera-t-elle au ciel ?.Elle possédera Dieu pour toujours, c’est-à-dire une béatitude sans fin, qu’on ne saurait exprimer.Avez-vous jamais pensé, mes enfants, à toute la richesse de la vie ?Dans notre vie naturelle, nous jouissons de toute la création; dans notre vie surnaturelle, nous jouissons déjà de Dieu sur la terre, et nous le posséderons éternellement dans le ciel.Disons donc merci à Dieu pour le don de la vie: « Merci, mon Dieu de m'avoir donné la vie )) DIEU SEUL EST L’AUTEUR ET LE MAÎTRE DE LA VIE Des savants ont étudié la vie et d’autres poursuivent encore leurs recherches.Mais la vie reste un mystère.On a réussi à améliorer la vie des plantes et des animaux.Que ne font pas les médecins pour améliorer celle de l’homme ?Nous n en finirions pas d’énumérer tous ceux qui contribuent à notre bien-être corporel, à notre éducation, au progrès de notre vie morale, religieuse et surnaturelle.Mais personne n’a réussi à créer la vie.Personne n’a réussi à empêcher qui que ce soit de mourir.Tous sentent leur ignorance et leur impuissance devant le mystère de la vie naturelle.Et qui peut sonder le mystère bien plus grand encore de notre vie surnaturelle ?.Dieu seul est l’auteur de la vie, de notre vie, à chacun de nous.La vie est le premier don qu’il nous a fait, un don gratuit, un don de son amour.Dieu aurait pu nous laisser dans le néant.Jamais nous n’aurions eu notre bonheur de la terre, jamais nous n’aurions eu le bonheur du Ciel.Dieu reste le Maître de notre vie.Nous sommes ses créatures.Voyez comme un père protège son petit enfant en l’empêchant de tomber, de se faire mal lui-même, et plus encore en empêchant les autres de lui faire mal; en faisant tout en son pouvoir pour l’aider à se développer, à grandir, à, acquérir des forces, et en amenant les autres à l’aider.Ainsi Dieu protège notre vie par le cinquième commandement.Il nous aide de toute sa divine puissance, de toute son infinie bonté en nous ordonnant de respecter notre vie et celle des autres.Car c’est bien là le sens du cinquième commandement.Quel sujet de confiance, mes enfants « Dieu est l'Auteur et le Maître de ma vie! donc rien ne peut m'arriver qui ne soit un bien pour moi.)) NOUS DEVONS RESPECTER LA VIE Quel cas devons-nous faire d’un présent que nous recevons de nos parents ?.Quelle estime devons-nous avoir de la vie ?Lisons donc dans notre catéchisme, la réponse à cette question: Que nous ordonne le cinquième commandement ?.Le cinquième commandement nous ordonne de respecter la vie corporelle—(426) et spirituelle du prochain et la nôtre.Que veut dire le mot respecter ?Respecter veut dire apprécier, estimer, traiter avec toutes sortes d’égards.Nous venons d’apprécier le grand don de la vie.Voyons ce que nous devons faire pour respecter la vie corporelle et spirituelle du prochain et la nôtre.Divisons cette réponse de notre catéchisme qui nous dit trop de choses à la fois.Que devons-nous faire pour respecter notre vie corporelle?.Prendre soin, un soin raisonnable, de notre santé par la nourriture, le vêtement, le sommeil, les jeux, l’air et l’exercice, etc., par les remèdes dans la maladie, etc.Que devons-nous faire pour respecter la vie de notre intelligence?Nous devons nous instruire, cultiver notre intelligence, apprendre des leçons et faire des devoirs.Il faut profiter de toutes les occasions que nous avons de développer notre intelligence.Que devons-nous faire pour respecter notre vie morale?Nous devons régler toute notre conduite sur les commandements de Dieu et de l’Eglise, corriger nos défauts et acquérir des vertus.Que devons-nous faire pour respecter notre vie surnaturelle?Nous devons garder la grâce et la faire croître en nous par la fuite du péché, par la prière, les sacrements et toutes les bonnes œuvres.Si nous considérons le prochain, nous pouvons dire que le cinquième commandement est le commandement de l’amour du prochain.Comment devons-nous respecter la vie corporelle du prochain?Il faut donner aux pauvres de la nourriture; donner des vêtements, du bois ou du charbon pour se réchauffer, de l’argent pour se payer un logis.Il faut procurer du travail à ceux qui en manquent.Il faut soigner les malades, ou leur procurer des remèdes, aider les infirmes, secourir ceux qui ont des accidents, etc.Il faut avoir de la sympathie pour tous ceux qui souffrent en leur corps et toujours faire quelque chose pour eux. 376 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Que devons-nous faire pour respecter la vie intellectuelle du prochain?Nous devons aider notre prochain à s’instruire comme nous nous instruisons nous-mêmes.Il faut surtout aider les enfants pauvres à aller à l’école.Comment devons-nous respecter la vie morale du prochain?Nous devons approuver la bonne conduite des autres: aider cette bonne conduite par nos conseils et nos exemples.Comment devons-nous respecter la vie surnaturelle du prochain?Nous devons aider de nos conseils et de nos exemples, notre prochain; faire partie des mouvements d’Action catholique qui ont pour but le salut des âmes; prier pour la conversion des pécheurs et aider les œuvres missionnaires.CONCLUSION Voyez-vous, mes enfants, comme le bon Dieu est la sagesse même.Après les trois commandements qui se rapportent à Dieu même, après le commandement qui concerne nos parents, les collaborateurs du bon Dieu dans le grand don de la vie.Dieu nous fait un commandement de respecter le premier et le plus grand de ses dons, la vie.Jésus, nous montre par une foule d’exemples à aimer la vie, à la respecter.Il nous fait demander dans le Notre Père, la sauvegarde de ce don: « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien, délivrez-nous du mal.)) Donc, nous devons comprendre combien grand est notre devoir d’aimer la vie et de la respecter en nous et dans les autres.RÉSOLUTION Je dirai avec plus de ferveur, chaque jour, dans le Notre Père: « Donnez-nous notre pain quotidien, délivrez-nous du mal.)) PRIÈRE Notre Père qui êtes aux cieux, donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien.Délivrez-nous du mal.Ainsi soit-il.SEPTIÈME ANNÉE Note pédagogique.— Les élèves de 7e année doivent être guidés dans leur travail de synthèse et de recherche.La leçon qui suit est une synthèse rédigée sous la direction du catéchiste.Le tableau synoptique n’est qu’une réponse au questionnaire.Comme une leçon de ce genre ne s’adresse qu’à l’intelligence, il est bon de ménager quelques réflexions qui touchent le cœur et déterminent la volonté au bien.La charité pour le prochain est un devoir si impérieux qu’il ne faut laisser passer aucune occasion d’en pénétrer l’âme des enfants.Cette leçon d’ensemble devra être suivie d’autant de séances qu’elle comporte de parties.Chacune de ces séances ayant un objet plus restreint, peut être laissé au travail personnel des élèves: travail d’équipes.Il faut nécessairement subdiviser ce centre d’intérêt très vaste: une seule page du programme résume têute la morale.C’est trop condensé pour un sujet aussi important.JE DOIS AIMER ET SERVIR MON PÈRE DU CIEL EN OBÉISSANT A SES COMMANDEMENTS LA CHARITÉ ENVERS LE PROCHAIN Idées à inculquer : Faire avec les élèves un travail de synthèse sur la charité envers le prochain.a) Au moyen de questions, faire découvrir dans le catéchisme les réponses qui expriment ce devoir.b) Ecrire le tableau synoptique selon le programme p.179.c) Faire quelques réflexions pratiques sur la charité envers le prochain. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 377 Actes à provoquer î 1.La conviction de l’esprit concernant le devoir de la charité envers le prochain.2.La charité cordiale envers le prochain, conviction du cœur.3.Tel acte de charité, selon les besoins du milieu où l’on est.Moyens concrets : Le catéchisme L’Évangile Le tableau noir Activité : Recherche sous la direction du catéchiste.INTRODUCTION Nous avons mis en tête de notre centre d’intérêt sur les commandements, ceux qui renferment tous les autres.Quels sont les deux commandements qui renferment toute la loi de Dieu ?(358) Pourquoi dites-vous que ces deux commandements renferment toute la loi de Dieu ?(359) Nous avons longuement parlé des commandements qui nous aident à observer le grand commandement de l’amour de Dieu.Aujourd’hui nous grouperons ceux qui nous aident à observer le grand commandement de l’amour du prochain.Nous ferons ensemble un tableau très impressionnant.(Écrire au tableau noir les réponses des élèves et constituer le tableau qui suit le questionnaire.) CAUSERIE - RÉFLEXION SYNTHESE 1.Quels sont nos deux grands devoirs envers notre prochain ?2.Qu’est-ce que la justice ?3.Qu’est-ce que la charité ?ou le dévouement ?4.Quels sont les péchés capitaux opposés à ces deux devoirs ?5.Qu’est-ce que l’orgueil ?6.Qu’est-ce que l’avarice ?7.Qu’est-ce que l’envie ?8.Qu’est-ce que la colère ?9.Quels sont les commandements qui nous aident à pratiquer la justice et la charité envers le prochain ?10.Qu’est-ce que le 5e commandement nous or- donne de respecter chez le prochain ?11.Qu’est-ce que les 7e et 10e commandements nous obligent à respecter chez le prochain ?12.Qu’est-ce que le 8e commandement nous or- donne de respecter chez le prochain ?13.Quelles sont les œuvres qui ne sont pas dues en justice au prochain mais que nous devons lui rendre en charité ?14.Quelles sont les principales œuvres de misé- ricorde corporelle ?15.Quelles sont les principales œuvres de misé- ricorde spirituelle ?« TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME POUR L’AMOUR DE DIEU » Nos devoirs envers / Justice le prochain \ Charité ou dévouement.Péchés capitaux opposés à la justice et à la charité Commandements Orgueil (59) Avarice (60) Envie (62) Colère (67) 5e commandement (425 à 429) Respect de la vie ¦ corporelle et spirituelle du prochain.qui nous aident à 7e et 10e commandements (433 à 439-54-55-82) / Respect des biens matériels \ du prochain.observer la justice et la charité 8e commandement (440 à 448) Respect de la réputation du prochain.Principales œuvres / Miséricorde corporelle (237) de charité \ Miséricorde spirituelle (238) 378 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre RÉFLEXIONS Mes enfants, regardez bien ce tableau, comme il est intéressant et saisissant.Voyez donc comme le bon Dieu a précisé tous nos devoirs envers le prochain.Et encore ici, nous n’avons qu’un tableau d’ensemble.Il nous faudra descendre aux détails, étudier chaque partie de ce tableau, ce que nous ferons en équipes.On serait tenté de croire à première vue que notre petit catéchisme ne fait que mentionner le commandement de l’amour du prochain au numéro 358.Mais lorsqu’on y regarde attentivement, on reconnaît que l’exercice de cette charité est contenu dans les commandements et dans les œuvres de miséricorde.Nous ne saurions mieux terminer cette leçon que par quelques réflexions générales sur les motifs de notre charité envers le prochain.Nous tirons un premier motif de noire nature même.Notre cœur nous demande d’être charitable.Quand il n’est pas durci par l’égoïsme, notre cœur sent le besoin d’être bienveillant, de donner et de recevoir de l’affection.La bonté fait le fond de notre nature.Si nous voyons un pauvre infirme porter un lourd fardeau, naturellement nous souffrons de sa souffrance et nous nous offrons à l’aider.Celui qui par lâcheté, par indifférence, ou froideur ne le fait pas, éteint en lui la bonté, il durcit son cœur, il est moins humain et surtout moins chrétien.Ainsi pensons bien, mes enfants, que chaque fois que nous ne sommes pas charitables, nous nous faisons du tort à nous-mêmes au point de vue naturel et au point de vue surnaturel.Nos besoins nous demandent d’être charitables.Nous sommes tellement faibles.Nous avons si souvent besoin de recourir aux autres pour être aidés, consolés, défendus, aimés, que nous devons aimer à notre tour.Quel est l’écolier qui n’a pas besoin de l’aide d’un camarade, d’un mot d’encouragement de son professeur, de l’amitié de tous ceux qui l’entourent ?Il en est de même dans la famille et la société.Chacun a besoin de chacun.« Il se faut entr aider, c'est une loi de nature » dit la fable.N’avez-vous jamais eu besoin des autres ?.Nous avons le précepte formel de Notre-Seigneur, comme le démontre le tableau que nous avons dressé, et nous savons combien notre divin Maître a insisté sur son précepte.Il fait de la charité son commandement.(Jean XV, 12-17) Il en fait le complément nécessaire du grand commandement de l’amour de Dieu.« Il lui est semblable,)) dit-il.(Marc XII, 31) Il en fait la marque essentielle à laquelle on reconnaîtra tous ses disciples.(Jean XIII, 35) Il le fait déclarer, par son Apôtre, le plus important de tous les devoirs: « Sur toutes choses, ayez entre vous la charité)) dit saint Paul.(Col.111, lü) Il en fait la mesure de notre condamnation ou de notre pardon: « Je me servirai de la même mesure dont vous vous serez servis envers le prochain.)) (Matth.Cil, 2) Il en fait la mesure de notre récompense éternelle: « Un verre d’eau ne restera pas sans récompense.)) (Matth.X, 42) Oui, « qui donne aux pauvres, prêle à Dieu », et Dieu ne se laisse jamais vaincre en générosité.Observer la vie, mes enfants, et vous verrez que tous ceux qui sont charitables sont secourus.On s’éloigne avec mépris des égoïstes au cœur dur.L’aumône n’appauvrit presonne; au con-traire celui qui fait l’aumône reçoit dès ici-bas sa récompense, très souvent.Dieu nous a donné le précepte de la charité, mais combien il nous parle plus fortement encore par son exemple.Dieu a fait toute la création pour l’homme, par amour; il nous a donné son divin Fils pour nous sauver, dans son amour miséricordieux.Jésus se fait homme, par amour pour nous.Il passe sa vie entière dans l’obéissance, le travail, la souffrance, par amour.Durant sa vie publique, il multiplie les actes de charité pour le prochain en soulageant toutes les misères (Voir catéchisme précédent.) Enfin, il meurt sur la Croix par amour.« Nul ne peut avoir une plus grande charité que de donner sa vie pour ceux qu’il aime.)) A l’exemple de Notre-Seigneur, la très sainte Vierge, les Apôtres et tous les saints ont sacrifié leurs intérêts pour ceux du prochain.Est-ce que nous ne voudrons pas faire comme eux ?.Rien n’est doux comme d’aimer son prochain et d’en être aimé.Rien ne satisfait le cœur comme de faire du bien, de consoler, d’assister.Il y a aujourd’hui des enfants de votre âge qui sont malades, qui n’ont de goût à rien ou qui sont révoltés de tout.Ils sont très malheureux.Des médecins très savants et très sympathiques étudient leur cas et savez-vous ce qu’ils découvrent, mes enfants ?Ils découvrent une chose cruelle, ils découvrent que ces enfants ont manqué d’amour ou de charité.Ils sont malades par le manque de charité de ceux qui devaient les aimer.Vous voyez, mes enfants, qu’on a besoin de charité, comme on a besoin de pain, comme on a besoin d’air et de soleil.La charité, c’est le soleil des âmes.Et dans la même mesure, on a besoin de faire la charité pour être heureux.Quand on y pense bien, c’est plus facile d’être charitable que d’être égoïste.C’est naturel.Suivez les bons mouvements de votre cœur.Il ne manquera jamais de vous dire comment, dans telle circonstance, vous pouvez être charitables.Vous serez toujours heureux d’avoir été charitables.Mettez dans l’atmosphère qui vous entoure de la sympathie, de la bienveillance, de la cordialité, de la joie, de l’amour.C’est l’atmosphère qui donne aux âmes la vie et le bonheur.Ainsi le veut le Dieu d’amour qui nous a faits à son image.RÉSOLUTION Dites au bon Dieu, comment vous voulez être charitables pour votre prochain .(Silence) 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 379 PRIÈRE Acte d’amour ou de charité « Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour, à cause de vos perfections, infinies, je vous aime de tout mon cœur et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous.» DEVOIR Diviser la classe en équipes (6) et donner à chacune, une partie du tableau ci-dessus à préparer en détails.Mémoriser les questions 425 et 358 du catéchisme.HUITIÈME à DOUZIÈME ANNÉES LES NOTES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE Les étudiants catholiques n’ont pas à résoudre le grave problème qui hante l’esprit des Protestants et des membres des autres sectes religieuses.Ils n’ont pas en^effet à résoudre les questions de la véritable Eglise.Au moment de sa vie, en effet, celui qui n’a pas notre foi ni nos croyances, qui n’a pas nos lumières sur les mystères et les vérités de notre dogme, celui-là dis-je, se pose une question angoissante et bien difficile à résoudre, question formidable et infiniment triste: « Où suis-je en fait de religion?Suis-je vraiment dans la bonne voie?» Ce point désespéré est cependant logique, puisque toutes les religions ne se ressemblent pas, elles sont très variées de forme et de Credo ; elles sont même contradictoires et ne peuvent, par conséquent, être toutes à la fois vraies ni nécessaires.Une seule sera la véritable, une seule pourra nous conduire avec sécurité au port de l’éternité Bien plus, en dehors de cëtte unique et véritable religion, toutes les autres sont erronées et insuffisantes pour atteindre la fin commune qui nous est imposée par l’infinie bonté divine.Il reste alors à découvrir cette voie salutaire, qui doit porter en elle des marques distinctives et évidentes de son authenticité.Autrement, Dieu infiniment sage, se plairait à torturer d’une angoisse indicible sa plus noble créature, après l’avoir rachetée, au prix de son sang, des ténèbres de la mort.Il en est des chemins de la vie comme de certaines routes carrossables modernes: les bifurcations se multiplient et se croisent en tous sens.Le conducteur habile et prudent a fort à faire pour ne pas perdre son temps à démêler ces innombrables détours.Il lui faut alors jeter un regard attentif sur la carte du catéchisme, il lui faut consulter un guide bien renseigné qu’on appelle l’apôtre de l’Action catholique; il faut même s’arrêter à l’iiôtellerie de la retraite fermée, et là s’orienter sur le Christ Jésus sur l’étoile assurée de Marie Immaculée et poursuivre ensuite sa route.Cette Eglise, qui intéresse tant celui qui n’en fait pas encore partie, est douée de quatre grandes qualités, qu’elle seule possède et qui la font reconnaître infailliblement: l’Unité, la Sainteté, la Catholicité et VApostolicité.Cette route est donc couverte de quatre jalons et c’est la seule qui conduise au Dieu éternel et unique, du Dieu trois fois saint et infiniment juste, au Dieu miséricordieux et aimant.L’Unité: D’abord la Primauté de Pierre, transmise à tous les successeurs du premier apôtre.Le Pape, glorieusement régnant est le digne successeur direct, sans aucune interruption sur le siège de Rome du grand Cephas.Pie XII descend par les vertus et la dignité de celui que le maître a fait pêcheur d’hommes.Une dans son chef, l’Église l’est aussi dans ses autres membres de la hiérarchie et Mgr l’Archevêque de Québec est relié étroitement à l’Évêque de Rome, au Prince du Vatican, au Roi temporel et universel des biens pontificaux.Troisièmement, l’Église est une dans sa doctrine et ses sacrements, dans sa discipline et son autorité.Voilà donc l’œuvre étonnante et toute de sagesse établie sur la terre par le Fils de Dieu.C’est un merveilleux architecte qui a donné une constitution définitive à l’édifice séculaire et éternel de son Eglise.Oeuvre inébranlable, contre laquelle viennent régulièrement se briser avec fracas les efforts surhumains des hérétiques de tous les temps.Depuis vingt siècles, l’enfer a épuisé ses forces toujours renouvellées du matérialisme et du luxe.La Sainteté: L’Église est sainte d’abord dans son Chef, source de toute sainteté, premier Martyr, apparu sur la terre pour établir sa religion et ressuscité par sa propre puissance pour en confirmer la grandeur et la vérité.Après ce premier martyr, des milliers, pour ne pas dire des millions d’autres, furent la merveilleuse efifloraison de ce sang versé au Golgotha.Ils se sont répandus non seulement en Italie, mais en Chine, au Japon et même en Afrique.Si nous connaissons J’arbre à ses fruits, comme nous l’a dit Notre-Seigneur dans son Évangile, nous pouvons conclure à la qualité suprême de ce divin arbre qu’on appelle l’Église catholique et ^ qui répand sur toute la terre ses fruits de grâce, de vertu, de paix et de sainteté. 380 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre La Catholicité: Y a-t-il un coin important du globe terrestre qui n’ait pas encore entendu prononcer le nom de Jésus crucifié, où l’étendard de la croix ne soit glorieusement arboré, où le culte catholique de la messe n’ait pris racine ?Partout, en effet, nous voyons établis des clochers plus ou moins remplis d’harmonie, qui, trois fois par jour, répètent l’Ave Maria que l’archange Gabriel adressa à Marie.Partout aussi, retentissent les Credo et les Sanctus.Il faut se trouver à Rome pour rencontrer des fidèles de toutes les couleurs et parlant toutes les langues imaginables, pour se convaincre que l’Eglise de Jésus-Christ, à laquelle nous appartenons est vraiment catholique.Cette Eglise est dominée par l’autorité de Pierre, elle est éclairée par la foi de Paul et les enseignements des Docteurs que nous voyons proclamer par le Magistère de Rome.L’Apostolicité: Celle Eglise à laquelle nous appartenons, possède enfin une quatrième note indispensable : elle doit avoir et seule elle possède en vérité la tradition apostolique.Seule, elle est établie sur les fondements des apôtres, douze colonnes puissantes et inébranlables qui soutiennent ce vaste édifice mystique, dans lequel évoluent des millions d’âmes pures et aimantes, entièrement vouées au service de l’Eternel: Sanctus, Sanctus, Sanctus, Domine, Rex aeterne.L’Europe est remplie de souvenirs et de témoignages qui confirment cet article du Credo: Vapostolicité de l'Église catholique.QUESTIONNAIRE 1.Pour qui se pose le problème de la vraie Eglise de Jésus-Christ ?2.Quelle est l’importance de ce problème ?3.Comment répondre à une telle question ?4.A quoi ressemble le Protestant en face de notre Eglise ?5.Est-ce que toutes les religions sont bonnes ?6.Combien y a-t-il de notes caractéristiques de l’Église?7.Qu’est-ce que comprend l’Unité de l’Église?8.La,Sainteté fait-elle connaître la véritable Église ?9.Comment reconnaître la Catholicité de l’Église ?10.L’Apostolicité existe-t-elle dans l’Église catholique ?Aussi cution ne cution ne certainement qu’elle sait qu’aucune persê-la pourra détruire, l’Eglise sait que la perse-lui manquera jamais.LOUIS VEUILLOT. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 381 Langue française PREMIÈRE ANNÉE Note pédagogique—Mois tout blanc, mois que les enfants désirent de tou leur cœur en prévision de Noël.Soutenons leur application par la pensée d’offrir à leurs parents, un travail bien réussi.C’est le temps aussi de leur suggérer de pré^ parer le « berceau » du petit Jésus, en faisant bien tout ce qu’ils ont à faire.Mon Premier Livre de Lecture Forest-Ouimet (nouvelle édition) 11e leçon M CAUSERIE SUR LA GRAVURE Après avoir raconté l’histoire: 1.Que fait Marcelle ?2.Avec quoi Marcelle taquine-t-elle son petit chien ?3.Que fait Noiraud ?4.Marcelle a-t-elle l’air de vouloir lui donner sa tablette de chocolat ou si c’est pour agacer Noiraud ?5.Que fait-elle avec sa tablette de chocolat pour montrer au petit chien que c’est bon ?6.Noiraud n’est pas bête .Qu’a-t-il fait pour faire semblant de renoncer au chocolat ?7.Qu’est-il arrivé à Marcelle ?ÉCRITURE Les enfants savent déjà écrire la lettre n il sera facile de faire écrire m, par exemple en faisant dire trois fois le son que donne Marcelle en léchant sa tablette de chocolat m.12e leçon D Après avoir raconté l’histoire: 1.Quel air a le monsieur qui se trouve au bas de la page ?2.Pourquoi a-t-il l’air découragé ?3.Qu’aurait-il dû faire pour ne pas se laisser jouer ce mauvais tour ?.Il aurait dû accomplir immédiatement son travail.Si par exemple, une petite écolière va jouer avant de faire ses devoirs, elle risque de les omettre .et .le lendemain, le sourire sera loin de ses lèvres .parce que la maîtresse lui lancera un regard sévère .4.Quel bruit entendait-il lorsque les gouttes d’eau tombèrent sur le plancher ?.d, d, d, d, d, d.Écoutez bien les gouttes d’eau qui tombent sur la lettre a font ddda, sur la lettre e font ddde, etc.Objets ou images: Une demi-pomme, un jeu de domino, un numéro, un modèle, etc.Formation des mots: ida, dodo, vide, midi, dame, dîné, etc.Formation des phrases: Le dôme doré; le malade a bu le remède; Odile dira la vérité à sa mère.ÉCRITURE La lettre d ressemble à la lettre a.Regardez bien mes petits enfants.Nous allons faire la lettre des petits chats en y ajoutant un petit bâton au bout d d.DICTÉE Lia a obéi.Irène a sali sa robe.René ira à la rive.Rita a salé la morue.Ma mère a dîné.Mon Premier Livre de Lecture Congrégation Notre-Dame 11e leçon E Manuel de l’élève, page 28.Observation et langage: 1.Bientôt ce sera Noël, etc.2.Laissons chercher Adèle et Pierrot .3.Regardez è.Quelle différence y a-t-il entre e et è ?N.P, — e s’appelle simplement e (prononcé comme dansée).é s’appelle é (prononcé comme dans pâté).è s’appelle è (prononcé comme dans père, mère, valère, amère).S’aider des lettres mobiles e é è et les accoler aux consonnes étudiées, que nous aurons écrites sur une colonne au tableau noir.Faire beaucoup d’exercices. 382 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre ÉTUDE DE LA LEÇON QUESTIONNAIRE DE REVISION QUESTIONNAIRE DE REVISION 1.Bientôt nous aurons une belle fête.Qui va me dire le nom de cette fête ?2.Noël est la fête de qui ?3.En ce beau jour le bon Jésus récompense les petits enfants.Dites ce qu’a choisi Pierrot ?4.Adèle est-elle contente du choix que fit Pierrot ?5.Pourquoi n’aime-t-elle pas que Pierrot demande un mouton ?.Parce qu’elle trouve cela ennuyeux d’entendre toujours bè, bè, bè, bè.Vous entendez quoi ?è, è, è, è.12 e leçon D Manuel de l'élève, page 30.Observation et langage : Prononcez ensemble d, d, d, d.a da tie du di do dè 1.Les petits enfants que vous voyez au haut de la page ont-ils l’air gais ou tristes ?2.Pourquoi sont-ils tristes ?3.Dites ce que demande Ida pour sa poupée malade.4.Ovide aime beaucoup jouer à quoi ?5.Quel est le nom de sa petite sœur ?6.Que fait Mimi pour guérir la poupée ?7.Que dit Ida en voyant sa poupée ouvrir les yeux ?.Vive le bon remède ! d, d, d.(Répétez d, d, d, d, da, de, du, di, do, dè).LECTURE SILENCIEUSE Exemples : Léda a vu le bobo de la malade.Ovide a mêlé le remède de Lili.La malade a avalé le remède.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Qui a vu le bobo ?Le bobo de qui ?2.Ovide a mêlé le remède .Complétez la phrase.3.Qu’est-ce que la malade a avalé ?4.Le remède a-t-il guéri la malade ?5.Les enfants malades ont-ils raison de refuser de prendre les remèdes que leur maman leur donne ?Ar.P.— Il serait gentil de faire mimer cette petite scène que nous voyons au haut de la page.DICTÉE Papa a lu le volume.Le malade a rêvé à Marie.Léda a vu Mimi, Emile, Ovide.Léo a la rame DEUXIÈME ANNÉE Pour ceux qui font usage de Mon Deuxième Livre de Lecture F OREST-OUIMET Leçon 9 Les enfants ont déjà appris le son in en première année.Ils apprendront facilement^ a lire le son ain.La difficulté consiste à leur faire bien distinguer les mots qui prennent ain de ceux qui prennent in.C’est toujours par 1^ épellation, la lecture et la dictée répétées qu on y parviendra.Page 3â Questionnaire sur le texte: 1.Où sont Alain et son parrain ?2.Où vont-ils ?3.Demeurez-vous à la campagne ou à la ville ?4.Que voit-on arriver dans le lointain?5.Que sort-il de la locomotive ?6.D’où cela provient-il ?7.Que portent à la main Alain et son oncle ?8.Pourquoi Alain tient-il la main de son oncle ? 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 383 Vocabulaire: Faire donner la définition des mots des gravures de la page 35.Rédaction : Après la lecture du texte de la page 34, faire raconter aux enfants le départ d’Alain pour la campagne.Dictée : Pour la dictée, il est bon de revenir souvent sur les leçons étudiées précédemment, de faire une revision générale.On pourra, durant décembre, donner trente mots de dictée.Grammaire: 1.Combien y a-t-il de sortes d’accents ?2.Nommez-les.3.Comment appelle-t-on un petit signe que l’on met sous la lettre c ?4.Comment appelle-t-on le signe que l’on met parfois à côté de la lettre l ?5.Que fait l’apostrophe ?6.Comment appelle-t-on les mots qui nom- ment les personnes, les animaux et les choses ?7.Nommez trois noms de personnes, trois noms d’animaux, trois noms de choses.Leçon 10 EN = AN EM = AN La double difficulté de la leçon consiste à bien faire distinguer les mots en en des mots en an, et de faire remarquer qu’on écrit toujours m au lieu de n devant les lettres b, m, p.Page 38 Questionnaire sur le texte et la gravure.Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire: Même pour tout le mois.Leçon 11 Les élèves de deuxième année apprennent assez facilement à lire et à écrire les mots en iion = sion.Ils feront des fautes en lecture et en dictée surtout dans les mots: partiel, patience, ambitieuse, etc.Page bl Questionnaire sur la gravure.Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire.Leçon 12 La leçon douzième est facile tant au point de vue de la lecture que de la dictée.Quelques enfants peut-être mettront l plutôt que g dans certains mots, mais il sera facile de les corriger.Page 42 Questions d’intelligence sur les phrases de la lecture.Vocabulaire.Rédaction: Faire faire oralement de petites phrases avec les mots d’épellation de la page 42.Dictée.Grammaire: Exercices écrits.Pour les titulaires qui font usage de: Mon Deuxième Livre de Français par la Lecture Congrégation Notre-Dame Leçon 9 AI = È AI = É ai se prononce è au commencement et au milieu des mots et il se prononce é à la fin des mots.Faire épeler et écrire les mots de la page 25 assez souvent pour qu’ils deviennent familiers aux enfants.Page 25 Questionnaire sur le texte: 1.Comment s’appellent les deux petits gar- çons ?2.Comment appelle-t-on deux enfants qui sont nés le même jour ?3.Quel anniversaire devaient fêter les deux enfants ?4.Par quoi commencèrent-ils leur journée d’anniversedre ?5.Quel cadeau eurent les petits garçons ?6.Etaient-ils contents ?7.De quoi se nourrissent les lapins ?Vocabulaire: Faire trouver la signification des mots: chaise, douzaine, maison, fraise, lapin, déjeuner.Rédaction : Faire raconter aux élèves « L’âge de raison ».Dictée: Faire de temps en temps une revision générale des leçons déjà apprises.La dictée peut être d’une trentaine de mots durant décembre.Grammaire: Même que précédemment. 384 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Leçon 10 Les élèves liront et écriront sans difficulté les diphtongues: ié, ia, io, iè, ui.Page 29 Questionnaire sur le texte et sur la gravure.Rédaction.Dictée.Grammaire: Même.Exercices écrits.Leçon 11 La diphtongue ian est facile.Le titulaire fera remarquer aux élèves que ce sont les lettres i-e-n qui donnent le son i-in.Page 31 Questionnaire sur la gravure.Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire.Leçon 12 ION — OIN — IEU Autres diphtongues composées qui ne présentent pas de difficultés sérieuses.Bien montrer la différence entre ion et oin (interversion des voyelles).Page 35 Questions d’intelligence: Voir questionnaire, page 36.Vocabulaire.Rédaction.Dictée.Grammaire.RÉCITATION N.B.—A r occasion des fêtes, la récitation « Les cadeaux du petit Jésus » à la page 50 est bien de circonstance.Pour ceux qui n’ont pas l'avantage de posséder le manuel, nous la transcrivons ici.Les cadeaux du petit Jésus Voici le jour où Noël passe Sans bruit dams toutes les maisons, Déchargeant sa trop lourde brasse, Dans nos souliers et nos chaussons.Mais il paraît qu’il ne visite Que les petits souliers d’enfants.Aussi je veux rester petite Pour qu’il me gâte plus longtemps.Dès que l’on est grande personne On n’a plus bonbons ni joujoux.Papa chéri, maman si bonne, Je le regrette bien pour vous.Mais pour consoler votre peine, Je remplirai vos grands souliers, En y déposant pour étrennes Mes vœux, mon cœur et des baisers.CHANT D’où viens-tu, bergère ?La Bonne Chanson, page 6.N.P.— Pour habituer les enfants à chanter seuls, on leur fera, tenir tour à tour le rôle de la bergère TROISIÈME ANNÉE PROGRAMME Forest-Ouimet: pp.38 à 52 C.N.D.: pp.40 à 56 F OREST-OUIMET Pages 38-39.Noël en divers pays Orthographe : Noël, divers, pays, excellence, minuit, gai, étrenne, traditionnel, Christ, génie, gaiement, houx, chaire, diamant, précieuse, Mexique, étrange, monnaie, froment, exquis.Mots à expliquer: 1.Verge.sorte de fouet.2.Houx.arbuste.3.Profusion.en grande quantité.4.Confit.conservé dans du sucre.5.Dissimuler.cacher.6.Monstre.énorme, très gros.7.Orge.céréale (barley).8.Exquis.délicat, beau.Questions d’intelligence: N.P.— Une mappemonde aiderait beaucoup le professeur dans l’explication de cette leçon.1.De quoi parle-t-on dans le morceau ?2.Quels sont ces différents pays ? 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 385 3.« Chez nous », dans le 2e parag., quel pays est-ce ?4.Nommer 4 choses qui se font à Noël dans notre pays ?5.Du Noël des divers pays, lequel aimez-vous le plus ?Pourquoi ?6.Qui peut me chanter un chant de Noël?(cantique ou chanson) 7.Est-ce que Noël apporte de la joie dans toutes les familles ?8.Lesquelles sont moins heureuses ?9.Que ferez-vous pour que les pauvres passent un joyeux Noël ?iV.B.— A l'aide d'une mappemonde, faire l'exercice de Langage, page 40.Forest-Ouimet Pages 42-43.Messe de Minuit canadienne à la campagne Orthographe : Depuis, longtemps, paradis, extraordinaire, veillée, ensommeillé, traîneau, droit, trot, léger, Joseph, croquignole, équipage.Mots à expliquer: 1.Nicher.placer.2.Assourdir.rendre comme sourd.3.S'interpeler.se parler.4.Défilé.sorte de procession.5.Croquignole .petite pâtisserie croquante.Questions d’intelligence : 1.Quel soir les enfants attendent-ils depuis longtemps avec impatience ?2.Qu’y a-t-il de spécial en ce soir de Noël ?3.Dites 3 choses que les enfants ne font pas ce soir-là ?4.A quoi vont-ils assister ?5.Dans la voiture, où se nichent la mère et les enfants ?6.Dites comment le père est habillé ?7.Que font les gens avant d’entrer à l’église?* 8.Qu’y a-t-il de spécial, à l’église, en cette nuit de Noël ?(1er et 2e parag., page 45) 9.Par quel endroit passent les gens avant de sortir ?10.Qu’est-ce qui attend les gens au retour de la messe ?Forest-Ouimet Pages 48-49.Le Jour de l’An Orthographe : Appétit, hâte, digestion, pendant, jouet, escalier, bruit, enthousiasme, emmitouflé, distraction, heureux, saint, sacrifice, demain, las.Mots à expliquer: 1.Appétit.désir de manger.2.Chuchoter.parler bas.3.Accoutumé.habitué.4.Abandonner.laisser de côté, mettre de côté.5.Manier.se servir de.Congrégation Notre-Dame Pages 40-41.La pluie Orthographe : Pluie, parapluie, garde-robe, temps, bras, dessus, dessous, gouttelette, heureusement, bonheur, vrai, source, peut-être, permission.Mots à expliquer: 1.Ravi.plein de joie.2.Dru.en grande quantité, serré.3.Ruisseler.couler.4.Flaque.petite mare.5.Minuscule.petit.Congrégation Notre-Dame Page 44.Un enterrement de poupée Orthographe : Procession, Sophie, brancard, malheureuse, lilas, promptement, potager, voix, enterrement, gaiement, amusant.Mots à expliquer: 1.Brancard.sorte de lit pour transporter les malades, les blessés.2.Ratisser.nettoyer avec un râteau.3.Jardin potager.jardin où l’on cultive les légumes.Questions d’intelligence: 1.Que raconte ce morceau ?2.Est-ce une poupée que les enfants aiment ?Pourquoi ?3.Où les enfants portèrent-ils la poupée ?4.Raconter de quelle manière les enfants enterrèrent la poupée.5.Quelle sorte d’arbre les enfants plantèrent- ils sur la tombe de la poupée ?6.Pleurait-on ou riait-on ?7.Montrer de quelle façon les enfants étaient joyeux ?8.Nommer 4 enfants qui assistèrent à l’enter- rement ?9.Les enfants aimèrent-ils ce jeu ?Prouvez- le?Congrégation Notre-Dame Pages 45-46. 386 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre La légende du sapin Orthographe : Aile, partout, endroit, forêt, nuit, vent, nord, haleine, givre.Mots à expliquer: 1.Abriter.loger, mettre à l’abri.2.Haleine.souffle.3.Givre.couche de glace qui s’attache aux arbres.Congrégation Notre-Dame Pages 48-49.Trois petits garçons dans Bethléem Orthographe : Bethléem, coup, coulée, plein, fils, gens, bœuf, silence, présent, agneau, regard, cœur.Mots à expliquer: 1.Envahir.pénétrer, entrer.2.Cheminer.marcher.3.Coulée.fossé.4.Resplendir.briller avec grand éclat.5.Lange.linge pour envelopper les bébés.6.Présent.cadeau.Congrégation Notre-Dame Pages 53-54.Le jeu de Mère Bourgeoys Orthographe : Jeanne, nouveau, Bourgeoys, sauvagesse, Marguerite, mort, question, longtemps, trois, cent, croix, aujourd’hui, tard.GRAMMAIRE F OREST-OuiMET L’apostrophe : 1.Trouver dans le 1er parag., p.38, les mots qui sont écrits avec une apostrophe et dire pourquoi ?2.Page 28, exercice 2.3.Mettre le, la ou V devant les mots suivants: ange, réveillon, arbre, image, fête, êtrenne, famille, ami, enfant, oiseau.4.Dans le 3e parag., p.48, relever les mots écrits avec une apostrophe.5.Mettre l’apostrophe si nécessaire.A la porte de la église, on se interpelle.Le équipage glisse sur la neige épaisse.Le traîneau se arrête.La horloge marque minuit.Un léger nuage de encens flotte dans le espace.La foule se écoule lentement, bientôt la église sera vide (p.42-43).Congrégation Notre-Dame L’apostrophe : 1.Dans le 1er parag., p.40, relever les mots écrits avec une apostrophe.2.Page 45, trouver tous les mots avec une apostrophe.3.Mettre l’apostrophe si nécessaire.Le ange avertit le enfant que Jésus est né dans la étable.La étoile le guidera jusque à Jésus.Le enfant se agenouillera et le adorera.Jésus le regarde et ce regard lui demande de le aimer beaucoup.Le enfant se en retourne à la maison tout joyeux de avoir donner son cœur à le Enfant-Jésus (p.48-49).EXERCICES Féminin: 1.Mettre au féminin: L’ami, François, un Allemand, l’Anglais, un Mexicain, le berger, un marchand, l’orphelin, le voisin, Louis, un saint, mon cousin, Denis, l’écolier, le Japonais, le Suédois.Oralement.Féminin de: père, frère, compagnon, garçon, roi, oncle, fils, monsieur, homme, neveu, parrain, bœuf, cheval, mouton, coq, chat.2.Mettre au féminin: Louis assiste à la messe de minuit avec son cousin Denis.L’orphelin François prie l’Enfant-Jésus de lui donner un père.Le marchand du coin envoie des étrennes à Lucien.Le voisin de mon oncle se nomme Fernand.3.Mettre au féminin: Citadin, parent, croisé, élève, ennemi, aïeul, André, infirmier, apprenti, mendiant, enfant, filleul, Lucien, Italien, propriétaire, invité, supérieur, employé, rival, locataire, boulanger, cuisinier, marchand, ouvrier, Justin, Germain, oncle, cousin, roi, cheval, bœuf.4.Mettre au masculin: La musicienne est la filleule de la propriétaire et de la boulangère.La cliente est la cuisinière de la supérieure de l’école.La tante de l’ouvrière Andrée visitait la mendiante.L’apprentie Louise est la parente de l’associée de la mère Justine.5.Mettre au féminin: Louis est l’ami de Jean.Un étranger passe par la boutique du marchand.Le marquis Yvon était l’invité du châtelain, son associé.L’épicier décore son magasin avec l’apprenti Germain, son employé.Mon grand-père est mon aïeul et moi, je suis son petit-fils et son filleul.Forest-Ouimet Les articles: 1.Trouver les articles du 4e parag.de la p.42 et dire quels mots ils déterminent.2.Relever les articles dans le 3e parag.de la p.48 et dire quels mots ils déterminent. 1961 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 387 3.Mettre les articles: a) le, la, V, les et en dire le genre; b) un, une, des et en dire le nombre.Amis, fête, enfant, arbres, réveillon, garçons, orge, famille, fruits, objet.Congrégation Notre-Dame 1.De la page 41, relever tous les articles et dire le genre et le nombre, les mots qu’ils déterminent.2.Même exercice que le précédent, page 49, 2 e par agraphe.3.Page 55, exercice 2; page 57, exercices 2-3.4.Mettre les articles: a) un, une, des; b) le, la, V, les et en dire le nombre.Hiver, oiseau, aile, endroit, arbres* forêts, branches, saison, idée, glands, chêne, étranger, sapin, nuit, feuilles, bouleaux, roi.SUJET La difficulté de ce mois-ci sera de faire l’accord du verbe avec son sujet.Pour diminuer les obstacles, ne travaillons que sur l’accord du verbe avec son sujet à la 3e personne.Commençons par des phrases à la 3 e pers.du sing.Ensuite, sujets à la 3e pers.du pluriel.Terminons les exercices, par des sujets multiples, c’est-à-dire par deux noms sujets.3e personne du singulier: L’équipage gliss(e) sur la neige épaisse.Le vent apport (e) le son grave des cloches de l’église.Le traîneau s’arrêt(e) et se rang(e) auprès de beaucoup d’autres.Tout le monde arriv(e) pour la messe.La messe commenc(e).(p.43, F.-O.) Pierrette marchai (f) joyeusement au milieu du chemin.Le temps étai(/) beau et le soleil bril-lai(/).Ma tante invitait) Thérèse à passer la soirée chez elle.(C.N.D.pp.16, 26) 3e personne du pluriel: Les enfants se niche(nf) au fond de la voiture.Les assistants passfenf) devant la crèche.Les chants s(onl) joyeux et doux en même temps.Les enfants (ont) des choses plein la tête et plein le cœur.Les pauvres trouv(enf) Marie et Joseph avec l’Enfant-Jésus dans la crèche.Les garçons se lèv(enf) et regard (enf) la lumière brillante.Les garçons jouai(enf) avec le tambour et la flûte.Les fillettes embrassai(enf) les poupées.Les moineaux laissai (en/) la cigale au logis.2 sujets: La mère et les enfants se plac(enZ) au fond de la voiture.Pierre et Marie se jetai(en/) dans les feuilles.Le papa et la maman bénissai(en/) les enfants.Claude et Micheline s(onZ) en congé.Jeanne et ses amies cherchai (en/) un eu nouveau.Sujet: 1.Dites qui fait l’action et en dire le genre et le nombre.Les petits Anglais chantent autour de l’arbre de Noël.Les Romains parlaient devant la statue de l’Enfant-Jésus.Les enfants vont de maison en maison, costumés en bergers et en mages.a) F.-O.: pp.42-43, leçon propice à l’en- seignement du nom « sujet ».b) C.N.D.: p.49, 3e et 4e parag., ainsi que la page 40.2.Accord du verbe avec son ou ses sujets.Les petites filles cherchai .un jeu nouveau.La maman de Jeanne les écoutai .parler.La mère questionnai.sur la vie de Marguerite Bourgeoys.Claire et Jeanne donnai .des bonnes réponses.Chaque enfant choisissai.une image de Mère Bourgeoys.Les élèves finissai .leur devoir sur la fondatrice de la Congrégation Notre-Dame.(Même exercice au présent) Conjugaison : Pour familiariser les élèves avec l’imparfait, revoir les pages suivantes: F.-O.: pp.26, 27, 30, 31, 48, 49.C.N.D.: pp.16, 17, 26, 27, 31, 32.Conjuguer: a) au présent; b) à l’imparfait: Avoir des étrennes, froid en traîneau, un tambour, une image.Etre heureux, doux envers ses compagnons, au lit à 8 heures, studieux.Aimer la fête de Noël, les religieuses, ses frères.Chanter des airs de Noël, parler à l’Enfant-Jésus, bénir les pauvres, obéir au professeur, obéir à sa conscience, glisser sur la neige blanche, approcher de l’arbre de Noël, écouter des chansons, embrasser ses parents, parler à son bon ange gardien.C.N.D.: p.50, exercices 4-5.p.52, exercice 3.Exercices : 1.Mettre à l’imparfait: Claude et Micheline sont en congé.Claude soupire, car la pluie tombe toujours.L’eau ruisselle et forme de larges flaques semblables à des lacs minuscules.Les petits voisins jouent sous la pluie.Les garçons parlent, crient et sautent dans les trous d’eau.Ils se mouillent et entrent à la maison tout trempés.Ils sont malades et leur maman se fatigue beaucoup à les soigner.2.Mettre au présent (oralement) la 7e leçon, p.31 (C.N.D.).3.Mettre au présent: J’avais bien assez de mes branches à surveiller.Il regardait partout.La température était froide et l’hiver approchait.Les oiseaux étaient partis.Nous nous arrosions les jambes et nous nous sauvions en riant.Vous aviez une très bonne idée. 388 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Tu obéissais à tes parents.Il finissait son devoir.Les prêtres bénissaient les enfants.4.Mettre à l’imparfait (oralement), 12e leçon, p.48 (C.N.D.).ANALYSE Analyser les mots en italique: Au Japon, les parents donnent des jouets multicolores à leurs enfants.U équipage glisse sur la neige épaisse.Le vent apportait le son grave des cloches de Z’église.Les enfants se couchaient à /’heure des poules.Le petit oiseau avait une aile cassée.Jésus remplissait de son amour le cœur des petits enfants.Mère Bourgeoys est \a fondatrice de la Congrégation Notre-Dame.RÉDACTION F.-O.: p.40, au bas de la page.Des funérailles (C.N.D., p.44).1.Maison: exposition, visites, départ.2.Église: arrivée, messe, départ.3.Cimetière: fosse, descente, retour.C.N.D.: p.52, exercice 6.REVUE Le genre: F.-O.: p.41, exercices 1-2-3.F.-O.: p.48, 2e et 3e parag., trouver tous les noms et en dire le genre.F.-O.: p.50, 1er et 2e parag., mettre en 2 colonnes les noms singuliers et pluriels et en dire le genre.C.N.D.: p.44, 26, 3e ét 4e parag., trouver les noms, genre et nombre.Pronoms : C.N.D.: pp.53-54.Bel exercice sur les personnes du verbe et en même temps faire écrire les pronoms des différentes personnes du singulier et du pluriel.DICTÉES 1.La veille du Jour de l’An La veille, les enfants se couchaient à l’heure des poules.Le sommeil tardait à venir.Nous nous levions sur la pointe des pieds.Nous cherchions à surprendre des bruits de flûte ou de tambour.Inutile, maman fermait toujours les portes.Finalement les anges nous fermaient les yeux et nous rêvions à nos étrennes.2.Visite à la crèche Les trois garçons sommeillent sur la paille d’un grenier.Une grande lumière réveille les enfants.La paille brille comme de l’or.Les enfants se lèvent et se regardent.Ils devinent: Jésus les appelle.Les bambins se dirigent vers l’étable où le divin Messie repose dans une crèche.Les pauvres donnent leur cœur au divin Sauveur et Jésus le remplit de son amour.3.Phrases détachées Les Anglais chantent autour de l’arbre de Noël.Par moment, le vent apportait le son grave des cloches de l’église.J’ai hâte de voir mes étrennes.Vous déposez vos cadeaux au pied de la crèche.Tu embrasses papa et maman.Le bon Dieu bénit les familles la nuit de Noël.Les enfants obéissaient pour plaire à Jésus.Nous écoutions les contes de Noël que grand’mère nous racontait.iV.P.— Les deux premières dictées peuvent facilement se mettre soit au présent ou à l’imparfait.QUATRIÈME et CINQUIÈME ANNÉES ÉVEIL DE L’INTÉRÊT Note pédagogique.— Pour rendre ce texte plus intéressant, le titulaire pourra faire dresser par ses élèves, une crèche représentant l’adoration des Rois mages.PRÉSENTATION DU TEXTE Mes chers élèves, Melchior, Caspar, Balthazar, ayant offert leurs riches présents, se disposent à retourner dans leurs pays.* Mais, pourquoi sont-ils si tristes ?Ecoutez attentivement la lecture du texte et vous saurez la raison de leur grande tristesse.Daigne le divin petit Roi, faire de chacun de vous: « Un sauveur d’âmes )). 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 389 LECTURE PAR LE MAÎTRE LECTURE PAR LES ÉLÈVES Texte A la crèche Lecture silencieuse.Lecture individuelle.(Légende) Les trois Rois mages, après avoir adoré l’Enfant-Dieu et déposé devant Lui leurs présents, allaient sortir pour préparer leur retour.Saint Joseph remarqua sur le front de chacun, une ride profonde, signe sans doute d’inquiétude.Qu’avez-vous ?leur demanda-t-il ?N’êtes-vous pas heureux et contents ?Votre foi n’a-t-elle pas reçu sa récompense?Jésus dans sa tendresse, ne vous a-t-il pas bénis spécialement ?C’est vrai, répondirent les Rois mages; mais au milieu de cette joie, une angoisse étreint nos cœurs: comment procurer la lumière à tous ces peuples qui vivent encore dans les ténèbres de l’idolâtrie ?Il y en a tant et nous ne sommes que trois.Faites de votre mieux, répliqua saint Joseph, Jésus bénira vos efforts.D'après L'Abeille.PHONÉTIQUE La diphtongue 01 se prononce WA en une seule émission de voix comme dans trois, rois, joie, foi, loi, etc.VOCABULAIRE Noms Adjectifs Verbes légende pieuse raconter crèche pauvre naître Rois savants adorer présents riches offrir ride profonde remarquer foi vive avoir cœurs petits étreindre peuples païens convertir moisson grande être Jésus.bon.bénir.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Vous souvenez-vous du nom des Rois mages P.Melchior, Caspar et Balthazar.2.Venaient-ils de l’Orient ou de l’Occident ?.De l’Orient.3.Ont-ils adoré Jésus ?.Oui, ils ont adoré Jésus, le Roi des rois.4.Ensuite, que lui ont-ils offert ?.Des présents: de l’or, de l’encens et de la myrrhe.5.Que remarqua saint Joseph sur le front de chacun ?.Une ride profonde.6.Cette ride profonde était un signe .d’inquiétude, de soucis, de mélancolie.7.Comment Jésus a-t-il récompensé la foi des mages ?.Jésus les a bénis spécialement.Ils ont compris l’amour de Dieu pour les hommes.Ils veulent à tout prix annoncer la (( Bonne Nouvelle ».8.Dites l’angoisse qui étreint le cœur des Rois mages.Comment procurer la lumière à tous ces peuples qui vivent dans l’idola-trie ?9.Trouvez dans le texte une phrase qui veut dire: « La moisson est grande et les ouvriers peu nombreux ».Il y en a tant et nous ne sommes que trois.10.Citez la consigne missionnaire de saint Joseph.« Faites de votre mieux et Jésus bénira vos efforts.» 11.Enoncez trois manières d’aider à la conver- sion des païens.La prière, le sacrifice et l’aumône.Exercices de vocabulaire: 1.Trouver un contraire à chacun des mots suivants: a) entrer.sortir b) retour.arrivée c) heureux.malheureux d) joie.peine e) ténèbres.lumière /) mécontents.contents g) recevoir.donner h) récompense.punition i) maudire.bénir j) mieux.pire.2.Quels mots du texte ont le même sens que: a) prosterné.adoré b) mettre.déposé c) cadeaux.présents d) départ.retour e) vit.remarqua /) soucis.inquiétude g) satisfaits.heureux h) sentiment d’amour.tendresse i) bonheur.joie j) grosse peine .angoisse k) serre fortement.étreint.3.Former des mots avec: a) Roi.royal, royaume b) mages.magique, magie c) adorer.adorable, adoration d) présenter.présentable, présents e) préparer .préparatifs, préparation /) sanctifier.saint, sainteté g) inquiéter.inquiet, inquiétude h) tendresse.tendre, attendrir i) joie.joyeux, jouir j) vie.vivant, vivre k) idolâtrie.idolâtre, idole.4.Trouver un ou deux adjectifs qui peuvent convenir aux mots suivants: a) Rois.savants et croyants b) Enfant-Jésus.aimable et bon c) présents.beaux et riches 390 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre d) saint Joseph.juste et humble e) ride.profonde /) cœurs.heureux et satisfaits g) peuples .païens h) efforts.nobles et courageux.5.Faire une phrase avec chacun des groupes de mots du vocabulaire.1er groupe: légende .pieuse .raconter.Le professeur a raconté une pieuse légende.EXERCICES DE GRAMMAIRE ET D’ANALYSE 1.Relever les verbes dans le 1er paragraphe du texte et mettez-les à la lre pers.du pluriel de l’impératif présent.a) avoir adoré.adorons b) déposé.déposons c) allaient.allons d) sortir.sortons e) préparer.préparons.2.Ajouter à chacun des verbes ci-dessus un complément.a) adorons l’Enfant-Dieu.b) déposons nos présents.c) allons à la crèche.d) sortons de la ville.e) préparons notre avenir.ANALYSE Melchior, Caspar et Balthazar ont adoré le Roi des rois et ils ont déposé devant Lui leurs présents.1.Combien y a-t-il de propositions dans cette phrase?.Deux propositions.2.Trouver les éléments de la lre proposition.Sujets: Melchior, Caspar, Balthazar.Verbe: ont adoré.Complément du verbe: Roi.3.Analyser grammaticalement les mots en italique.a) rois.Nom com., masc.plur., complément du nom Roi.b) ils.Pr.pers., 3e pers.du masc.plur., sujet de ont déposé.c) Lui.Pr.pers., 3e pers.du masc.sing., com pi.de ont déposé.d) leurs.Adj.poss., masc.plur., dét.présents.e) présents.Nom corn., masc.plur., compl.de ont déposé.5e année: 3.Vrai ou faux.a) Saint Joseph remarqua une ride pro- fonde .remarque est un verbe transitif.Vrai.b) Qu’avez-vous ?avez-vous est employé à la forme interrogative ?.Vrai.c) Heureuse fait au masculin heureu.Faux.d) Une angoisse étreint nos cœurs .nos est un pronom possessif.Faux.e) Procurons la lumière à tous ces peuples.ces est un adjectif démonstratif.Vrai.4.Votre foi n’a-t-eZZe pas reçu sa récompense ?a) Le pronom elle remplace le mot.foi.b) Mettre au pluriel: tu es content et heureux .Vous êtes contents et heureux.c) Indiquer la nature des mots en italique.Au milieu de cette joie, une angoisse étreint les cœurs.Au.article défini contracté.cette.adjectif démonstratif.angoisse.nom commun.d) Dire la fonction des mots suivants: Dieu bénira vos efforts.Dieu.sujet de bénira.bénira.3e pers.du sing, à cause de son sujet, Dieu.vos.détermine efforts.efforts.comp.de bénira.DICTÉE Aos frères, les païens Jésus récompense la foi des Rois mages, en leur faisant comprendre son grand amour pour tous les hommes.Ils deviennent à l’instant même apôtres du Roi des rois.Ils prêcheront la « Bonne Nouvelle )) à tous leurs compatriotes.Ayons pitié des pauvres païens, nos frères.Dieu attend de chacun de nous, des prières bien ferventes et des sacrifices nombreux.Il les fera retomber en une pluie de bénédictions sur les âme?païennes.Divin petit Roi de la crèche, que tous nos cœurs battent à l’unisson du Vôtre.QUESTIONS D’INTELLIGENCE 1.Quelle vertu Jésus récompense-t-il chez les Rois mages ?.La foi.2.Quand avez-vous reçu la foi P.Au Baptême.3.Qu’est-ce que Jésus a fait comprendre aux Mages ?.Son grand amour pour tous les hommes.4.Désirez-vous comme les Mages devenir apôtres du Roi des rois ?5.Que veut dire le mot Evangile ?.Bonne Nouvelle.6.Pourquoi Dieu attend-il de nous des prières des sacrifices et des aumônes ?.Pour les faire retomber en une pluie de bénédictions sur les païens. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 391 7.Les païens descendent-ils d’Adam et d’Eve ?Oui et par conséquent, ils sont nos frères.8.Devons-nous les sauver ?Comment ?.Oui, nous devons les sauver par nos prières, etc.9.Composez une courte prière au Roi de la crèche.GRAMMAIRE ET ANALYSE 1.Relever dans la dictée: a) les verbes au présent de l’indicatif.récompense, deviennent, attend, battent.b) les verbes au présent de l’infinitif.comprendre, retomber.c) les verbes au futur simple.prêcheront, fera.2.Indiquer le sujet de: a) récompense.Jésus.b) deviennent.Ils mis pour Rois mages.3.Quelle est la fonction de: a) foi .Complément de récompense.b) Dieu.Sujet de attend.4.Justifier l’orthographe de: a) ferventes.Adj.quai., fém.plur., quai, prières.b) nombreux.Adj.quai., masc.plur., quai, sacrifices.c) il fera.Pron.pers.mis pour Dieu, 3e pers.du singulier.5.Dire le nombre et la personne: a) prêcheront .b) attend c) vous RÉDACTION Les Rois mages Dans un premier paragraphe parlez de: L’adoration des Mages.Offrande de présents.Dans un 2e paragraphe: Jésus récompense Melchior, Gaspar^et Balthazar.Ils seront des prédicateurs de l’Evangile.Dans un 3e paragraphe: Que ferez-vous pour imiter les Rois mages ?RÉCITATION Le gâteau des rois Ils sont là, frères, sœurs, cousins et cousines.Petits voisins avec les petites voisines, Rieurs et babillards, tapageurs, triomphants ! Oh I les moments bénis que ces fêtes d’enfants! Je serai roi ! dit Paul.— Et moi, je serai reine ! Dit Louise.— Attendez, c’est moi, la souveraine, S’écrie Héva, j’aurai des tas de bijoux d’or ! — Moi, dit Joseph, j’aurai tout plein le corridor De soldats.— Pas du tout, dit Albert qui s’approche; C’est moi le roi ! j’aurai des bonbons plein ma Non ! non ! [poche.— Si ! si ! Les voix se taisent, tout à coup; On venait de frapper à la porte, et debout, Au dehors, un enfant apparaissait dans [l’ombre, Grelottant et tendant la main dans la nuit [sombre.Cette apparition ne dura qu’un instant.Allons, cria le père, à table, on vous attend.Il ne faut pas laisser froidir ces bonne choses.Et tous ces blonds minois et ces figures roses, Fous de joie, et d’un même objet préoccupés, Autour du gai festin furent bientôt groupés.On avait fait, des plats, l’inspection sommaire Lorsque, tout étonnée: — Hein ! voyons, dit la mère, Qu’a-t-on fait du gâteau des Rois ?Tout aussitôt.Chacun de s’écrier: — Où donc est le gâteau ?— Mais je viens de le mettre ici, répond la bonne.— Plus de gâteau ! reprend le père; elle est bien [bonne ! Qu’est-il donc devenu?quelqu’un l’aurait-il [pris ?Et les petits enfants protestent tout surpris.Seule, Jeanne, en son coin, semblait, toute [confuse, Vouloir se dérober ou chercher une excuse.— Toi, Jeanne ?Et la petite avoue en bégayant : « Je l’ai donné tantôt au petit mendiant.)) Et le papa charmé que l’aveu rassérène: — Viens m’embrasser, dit-il, Jeanne, c’est toi la [reine !.Louis Fréchette.CHANT Marche des Rois mages Voir 9e Album de La Bonne Chanson, page 447. 392 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES ÉVEIL DE L’INTÉRÊT Note pédagogique.— Le maître fera chercher 'par les élèves des images en rapport avec les sports d’hiver.Il posera quelques questions qui éveilleront le sens d’observation de ses élèves.PRÉSENTATION DU TEXTE Chers^élèves, Vous aimez les sports et vous avez raison.La jeunesse doit s’amuser.Elle doit aller d’instinct vers les sports qui nécessitent de grandes dépenses d’énergie et de force.Les tout-petits, emmitouflés, de leurs pelles, font des monticules ou chargent leurs traîneaux.Mais les grands, eux, vont aux sports favoris; le patinage, le hockey, la raquette, le ski.Voilà pour les heureux ! Mais le pauvre, dans sa chaumière, appréhende la dureté de l’hiver.N’oubliez pas, chers élèves, que près de vous, il y a peut-être des compagnons moins fortunés et qui souffrent de mille manières.LECTURE PAR LE MAÎTRE Texte Plaisirs de Vhiver canadien A cette époque, combien sont utiles à la santé les exercices, les marches, les promenades au grand air ! Aussi, c’est le moment où grelots et clochettes des équipages tintent agréablement à nos oreilles, où les chevaux filent rapidement sur la neige, traînant leurs sleighs légers et gracieux, chargés de voyageurs pittoresquement emmitouflés dans leurs chaudes fourrures.A cette période, voisins et amis prennent part aux longues veillées, où les jeux, les joyeux propos, les gais récits, les sonores éclats de rire mettent les cœurs à l’aise, en permettant de nouer ou d’affermir de fortes amitiés.Qui n’a pas assisté à ces veillées ne connaît pas l’un des côtés les plus intéressants de la vie de notre pays.Dès qu’ils peuvent marcher, les enfants se plaisent autant dans la neige que les oiseaux dans le ciel.Armés de leurs petites pelles chaussés de longs bas bleus, rouges ou noirs, vêtus d’une chaude pelisse serrée par une ceinture en laine de couleur voyante, coiffés d’une tuque rouge, les voilà qui entassent, dispersent ou transportent la neige, défaisant ce que la minute d’avant ils ont édifié avec soin.Lorsqu’ils seront un peu plus grands ils savoureront le plaisir de se rouler dans cette neige souvent sèche, de l’accumuler en tas épais, puis de s’y laisser tomber d’un lieu élevé, de remonter, puis de tomber encore.A cet amusement, beaucoup d’enfants préfèrent celui du traîneau.Quelle joie, en effet, de dévaler une pente rapide, couché sur un élégant traîneau, se servant de son pied en guise de gouvernail ! Triste pour certaines personnes, l’hiver offre bien des charmes à nombre d’autres.Aimons donc et chantons notre hiver canadien.D’après F.E.C.PHONÉTIQUE Les semi-voyelles Les voyelles I, O, U, quand elles sont suivies d’autres voyelles se transforment alors en semi-voyelles et font à peu près l’office de consonnes.La consonne I se représente par l’y; la consonne Ou, par le W anglais; la consonne U n’a pas de signe qui la représente.Ces diphtongues se prononcent en une seule émission de voix.lien = Yen — comme canadien, combien, bien.Oué = Wé —- comme noué.Oi = wa — comme joie.Oin = wen — comme soin.Ui — comme dans celui.EXERCICE D’INTELLIGENCE 1.Quel est le meilleur exercice et le plus naturel ?.La marche.2.Quel est son principal avantage ?.La marche ne peut avoir lieu qu’en plein air.3.Dites comment se passent les longues soirées d’hiver ?.Voisins et amis sont heureux, après une journée de labeur, de se retrouver ensemble.L’on organise des jeux et bientôt, les joyeux propos, les gais récits, les sonores éclats de rire ne tardent pas à mettre les cœurs à l’aise; de plus, ces réunions du soir fournissent l’occasion de nouer ou d’affermir de fortes amitiés. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 393 4.Les petits craignent-ils la froidure ?.Ils se moquent du froid.Dès qu’ils peuvent marcher, les enfants se plaisent autant dans la neige que les oiseaux dans le ciel.5.Prouvez qu’ils sont suffisamment vêtus pour braver le froid ?.Chaussés de longs bas bleus, rouges ou noirs, vêtus d’une chaude pelisse serrée par une ceinture en laine de couleur voyante, coiffés d’une tuque rouge, les voilà prêts pour affronter la neige.6.Comment s’amusent-ils ?.Armés de leurs petites pelles, ils entassent, dispersent ou transportent la neige, défaisant ce que la minute d’avant ils avaient édifié avec soin.7.Quel sera leur jeu préféré lorsqu’ils seront un peu plus grands ?.Ils savoureront le plaisir de se rouler dans la neige, de l’accumuler en tas épais, puis de s’y laisser tomber d’un lieu élevé, de remonter, puis de tomber encore.8.Qu’est-ce que beaucoup d’enfants préfèrent à cet amusement ?.Bon nombre d’enfants raffolent des descentes vertigineuses en traîneaux, qui leur font éprouver de si vives émotions.9.Que pensez-vous de l’hiver ?.L’hiver est triste pour certaines personnes mais, par contre, il offre bien des charmes à nombre d’autres.LECTURE PAR LES ÉLÈVES Lecture silencieuse.Lecture individuelle.GRAMMAIRE 6® et 7e années: 1.Conjuguez à la voix interrogative, au présent et a l’imparfait de l’indicatif, marcher.Marché-je ?Marchais-je ?Marches-tu ?Marchais-tu ?Marche-t-il ?Marchait-il ?Marchons-nous ?Marchions-nous ?Marchez-vous ?Marchiez-vous ?Marchent-ils ?Marchaient-ils ?2.A quel groupe appartient le verbe: a) tintent b) prennent .3 e groupe.c) connaît d) servant 3e groupe.AT.P.— Les verbes se divisent en 3 groupes.Le 1er groupe comprend les verbes terminés par er: aimer.Le 2® groupe comprend les verbes terminés par ir et dont le participe présent se termine par issant: finir, finissant.Les verbes aller, envoyer et haïr sont les seuls verbes irréguliers des deux premiers groupes.Le 3e groupe comprend tous les autres verbes c’est-à-dire: 1 ° les verbes en ir dont le participe présent ne se termine pas par issant: offrir, offrant.2° les verbes en oir: recevoir.3 ° les verbes en re: rendre.3.a) Dans la deuxième phrase, relevez le participe présent ?.Traînant.b) Est-il employé comme verbe ou comme adjectif?.Comme verbe.c) Quand est-il employé comme verbe ?.Quand il exprime une action.d) Est-il variable ?.Il est alors invariable.4.Trouvez à quel mot se rapporte: a) légers, gracieux.sleighs b) chargés.sleighs c) emmitouflés.voyageurs d) intéressants.côtés e) armés.les (enfants) /) chaussés.les (enfants) g) vêtus.les (enfants) h) serrée.pelisse i) coiffés.les (enfants) j) couché.un enfant k) triste.hiver l) De quel adjectif est formé l’adverbe: agréablement.agréable.rapidement.rapide.pittoresquement.pittoresque./Y.P.— Le texte renferme plusieurs participes passés seuls du 1er groupe; vous avez dû constater, maintes fois, au cours de Vannée, que bon nombre d'élèves transforment ces participes en infinitifs; obligez-les alors à remplacer le participe passé du 1er groupe par un participe d'un autre groupe: armés de leurs petites pelles — munis de leurs petites pelles.Degrés de signification dans les adjectifs.Un exercice n’est pas plus ou moins exercice, mais il peut être plus ou moins utile, agréable, très agréable.De là trois degrés de signification dans les adjectifs: le positif, le comparatif et le superlatif.Le positif n’est autre chose que l’adjectif même: cœur bon.Le comparatif exprime la comparaison.En comparant deux choses, on trouve qu’elles sont égales, ou bien que l’une est supérieure à l’autre.De là trois sortes de comparatifs: d'égalité, de supériorité, d'infériorité.On met aussi devant l’adjectif, pour marquer un comparatif d’égalité: les plaisirs de l’hiver sont aussi agréables que ceux de l’été.Plus pour marquer un comparatif de supériorité: les plaisirs de l’hiver sont plus agréables que ceux de l’été.Moins pour marquer un comparatif d’infériorité: les plaisirs de l’hiver sont moins agréables que ceux de l’été.Il y a trois adjectifs qui ont des comparatifs irréguliers: bon, meilleur; mauvais, pire ou plus mauvais; petit, moindre. 394 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre 5.Composez trois phrases renfermant un comparatif d’égalité, de supériorité, d’infériorité.7e année: N.P.— Le superlatif exprime la qualité, soit dans un très haut ou un très bas degré, soit dans le plus haut ou le plus bas degré.Le superlatif est absolu ou relatif.Le superlatif est absolu lorsqu’il n’est accompagné d’a icune idée de comparaison: les exercices en plein air sont très utiles à la santé.Pour marquer le superlatif absolu, on met devant l’adjectif un des mots très, fort, extrêmement et autres équivalents.Le superlatif est relatif lorsqu’il est accompagné d’une idée de comparaison: les exercices en plein air sont les plus utiles à la santé.Pour marquer le superlatif relatif, on met devant l’adjectif mieux, moins, plus, précédés d’un déterminatif.6.a) Composez deux phrases: l’une avec un superlatif absolu et l’autre avec un superlatif relatif.b) Trouvez dans le premier paragraphe, un superlatif relatif.L’un des côtés les plus intéressants de la vie de notre pays.ANALYSE 6e et 7e années: Nous savons que l’hiver est triste pour certaines personnes mais nous constatons, aussi, qu’il offre bien des charmes à nombre d’autres.1.Ecrivez le nombre de propositions dans cette phrase ?.Il y a quatre propositions dans cette phrase.2.Séparez les propositions puis indiquez la nature et la fonction de chacune d’elles.fre prop.: Nous savons.Principale.2e prop.: Que l’hiver est triste pour certaines personnes.Sul».compl.dir.de savons.3e prop.: mais, nous constatons, aussi,.Principale.ü6 prop.: qu’il offre bien des charmes à nombre d’autres.Sub.compl.dir.de constatons.N.P.— Les subordonnées directes répondent à la question quoi et se joignent à un verbe transitif.Nous savons (quoi ?) que l’hiver est triste pour certaines personnes.La subordonnée directe est unie à la principale ordinairement par la conjonction que: Nous constatons, aussi, çu’il offre bien des charmes à nombre d’autres.3.Dites la nature et la fonction de: a) nous (fre prop.).Pron.pers., suj.de savons.b) hiver .Nom.com., suj.de est.c) triste.Adj.quai., attr.de hiver.4.Trouvez la nature et la fonction de: a) aussi.Adv.mod.constatons.b) bien.Adv.mod.offre.IV.P.— Le mot adverbe veut dire auprès du verbe; il peut être ajouté aussi à un adjectif ou a un autre adverbe pour en compléter ou en modifier la signification.5.A quel groupe appartient le verbe: a) savons.3e groupe.b) constatons.l0r groupe.c) offre.3e groupe.7e année: 6.Formez une phrase dans laquelle il y aura une indépendante, une principale et une subordonnée, complément direct.EXERCICES GRAMMATICAUX (En rapport avec le texte) 6e et 7e années: Faites une liste des verbes contenus dans le texte puis indiquez s’ils sont transitifs ou intransitifs et pourquoi.6e et 7e années: (En rapport avec le programme du mois) 1.Mettez le verbe au temps indiqué.Je recevoir (ind.prés.) de ses nouvelles.J’apercevoir (pas.déf.) l’éclair avant toi.Tu décevoir (ind.prés.) tout le monde.Pourvoir (impér.prés.) à tes besoins.Nous percevoir (pas.déf.) des taxes.Us devoir (imparf.ind.) partir.Tu ne devoir (cond.prés.) pas juger les autres.Un homme d’honneur devoir (ind.prés.) tenir sa parole.Il mouvoir (ind.prés.) cette lourde pierre.Ces enfants se mouvoir (ind.prés.) avec agilité.2.Faites accorder les mots en italique.Imitez les Job et les Tobie bénissant Dieu dans leurs épreuves.Les Brébeuf et les Lalemant ont été les apôtres des Huron.L’isthme de Panama relie les deux Amérique.Les Le Moyne occupent un rang illustre dans l’histoire du pays.3.Trouvez l’adverbe dérivé de l’adjectif: long longuement actif activement discret discrètement joyeux joveusement franc franchement ardent évident fort fortement mou mollement tel libre aveugle aveuglément méchant violent 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 395 7e année: 4.Faites accorder les verbes en italique.Le plaisir ou l’ambition mène la plupart des hommes.Pierre ou Paul présidera l’assemblée.La fortune ou le talent attire des honneurs.Pierre ou moi fera ce travail.Ni l’or ni la grandeur ne nous rend heureux.Ni Pierre ni Paul ne sera nommé maire de la cité.Le soleil ou la lune nous éclaire tour à tour.Ni la vanité ni la richesse ne nous suit dans l’autre vie.Toi ou Jules obtiendra une récompense.5.Mettez le verbe au temps indiqué.Ils sentir (fut.sim.) une douleur profonde.Je t’offrir (ind.prés.) des cadeaux.Il venir (pas.déf.) à la ville.Elle se sentir (pas.déf.) faiblir.Servir (impér.prés.) les autres et tu pouvoir (fut.sim.) demander qu’on te servir (subj.prés.).Ces jeunes gens se vêtir (ind.prés.) avec goût.Je ne pouvoir (ind.prés.) me lasser d’admirer la nature.Je souhaite que vos projets pouvoir (subj.prés.) réussir.Crois-tu que tu pouvoir (fut.sim.) être heureux sans la vertu ?Cette montre valoir (ind.prés.) vingt-cinq dollars.Tu cueilles des fleurs et en offrir (ind.prés.) à ta mère.Peu de personnes peuvent dire: je pouvoir (ind.prés.) tout ce que je vouloir (ind.prés.).Tu valoir (ind.prés.) mieux que ta réputation.Je mouvoir (ind.prés.) difficilement mon bras.N.P.— Verbe défectif—verbe qui na pas tous ses temps, tous ses modes et toutes ses personnes.6.Soulignez d’un trait les verbes défectifs: dormir, faillir, mentir, partir, servir, falloir, vouloir, valoir, savoir, chanter, offrir.7.Orthographiez convenablement les mots en italique.Tous les gouverneurs du Canada ne furent pas des Frontenac.Les Huron et les Algonquin habitaient le Canada.Les Montcalm, les Lévis, les Salaberry ont leurs noms inscrits en lettres d’or dans notre histoire.Les Champlain et les Maisonneuve veillèrent avec un soin jaloux sur la foi de la colonie naissante.8.Faites accorder, s’il y a lieu, les mots en italique.Il y a des institutions pour les enfants sourd-muet.Les cerises aigre-douce sont très agréables.Soyons reconnaissants envers nos bien-aimés parents.Les nouveau converti ont assisté à la grand’messe.Les nouveau marié sont partis pour un long voyage.Les gens haut-placés sont souvent fiers et arrogants.ORTHOGRAPHE D’usage: Le préfixe trans prend toujours un a: transporter, transport, transparent, transpercer, transmettre.EXERCICES DE COMPOSITION Vocabulaire : 1.Signification.Trouvez, dans le texte, un mot équivalent: a) enveloppés.emmitouflés.b) participent.prennent part.c) qui a beaucoup de son.sonores.d) discours tenu dans la conversation.propos.e) manteau ouaté ou garni de fourrure.pelisse./) qui attire l’œil par un éclat criard.couleur voyante.g) jettent çà et là.dispersent.h) construit.édifie.i) jouiront.savoureront.j) entassez et mettre l’un sur l’autre.k) descendre une colline.dévaler.l) en place de.en guise de.2.Homonymes.Donnez des homonymes de: a) air ?.air (manière, façon), air (suite de notes composant un chant), aire (lieu où l'on bat le grain), aire (nid des oiseaux de proie), ère (époque).b) tintent ?.teinte.c) marcher ?.marché.d) autant ?.autan (vent impétueux), ôtant (verbe ôter).3.Antonymes.Trouvez le contraire de: a) utiles.inutiles.b) rapidement.lentement.c) affermir.affaiblir.d) accumuler.disperser.4.Faites composer de courtes phrases avec chacune des expressions suivantes définies: a) à propos.opportunément.b) à tout propos.à chaque instant.c) hors de propos, mal à propos.à contretemps.d) de propos délibéré.avec dessein.e) à propos de.au sujet de, à l’occasion.' DICTÉE Sports d’hiver Le patin, le hockey, la raquette et le ski ont de nombreux admirateurs et de fervents disciples.Quel plaisir que celui de patiner: s’élancer sur la surface lisse de la glace, fuir rapide comme le vent, revenir, décrire mille courbes et mille dessins, tantôt silencieusement, tantôt au milieu des cris de joie ! Y a-t-il un sport plus élégant et plus hygiénique?Le hockey offre aux patineurs émérites et vigoureux l’occasion de montrer leur habileté.C’est un jeu aux savantes et multiples combinaisons, exigeant la rapidité du coup d’œil et des évolutions, l’adresse pour échapper à d’habiles adversaires et pousser le disque de caoutchouc dans les buts, aux applaudissements d’une foule toujours enthousiaste, parfois délirante devant le succès de ses joueurs favoris.N’oublions pas les raquetteurs aux 396 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre costumes élégants et multicolores.Ils bravent la neige et les distances, se dirigeant au gré de leurs caprices et dédaignant les chemins battus.Que de plaisirs la raquette a procurés ! Et que de services n’a-t-elle pas rendus à nos premiers colons, en leur permettant, par exemple, d’accomplir quelques-uns de leurs héroïques exploits comme celui d’Iberville à la baie d’Hudson et à Corlar ! Le ski, cet autre sport de plein air, favorise la santé et l’harmonieux développement des muscles.Quel agréable spectacle que ces glisseurs et glisseuses rapides sur la neige immaculée, s’enivrant des descentes douces ou vertigineuses sur les pentes de nos belles montagnes, quel village de chez nous n’en a pas ! D’après F.E.C.N.P.— Il serait préférable de donner cette dictée en deux parties.PHONÉTIQUE G se prononce dur devant les voyelles A, O, U, et devant L et R: élégant, vigoureux, glace, glisseurs, glisseuses, gré, agréable.Il se prononce doux comme J devant les voyelles E, I et Y: exigeant, dirigeant, neige, village, hygiénique, vertigineuses.EXERCICE D’INTELLIGENCE 1.Quels sont les principaux sports en honneur à cette période de l’année ?.Le patinage, le hockey, la raquette, le ski.2.Quel est le sport le plus élégant et le plus hygiénique ?.Le patinage.3.Que dit-on du hockey ?.C’est un jeu aux savantes et multiples combinaisons.4.Quelles qualités requiert-il de celui qui s’y adonne ?.II requiert la rapidité du coup d’œil et des évolutions, l’adresse pour échapper à d’habiles adversaires et pousser le disque de caoutchouc dans les buts.5.La raquette est-elle seulement une source de plaisirs ?.Non, elle a rendu de grands services à nos premiers colons en leur permettant, d’accomplir des exploits héroïques, comme celui d’Iberville à la baie d’Hudson et à Corlar.6.Qu’est-ce que le ski ?.Sport de plein air qui favorise la santé et l’harmonieux développement des muscles.GRAMMAIRE 6e et 7e années: N.P.—¦ Le ski est la chaussure à neige nationale dans la Norvège.Malgré une épaisse couche de neige, il permet aux forestiers, bâcherons, facteurs, habitants des régions montagneuses de vaquer à leurs occupations.En descendant une pente, le skieur habile peut faire des sauts de plus de cent pieds.(E.B.) 1.Conjuguez le verbe offrir au présent de l’indicatif et au passé défini.J’offre J’offris tu offres tu offris il offre il offrit nous offrons nous offrîmes vous offrez vous offrîtes ils offrent.ils offrirent.2.A quel groupe appartient-il ?.3e groupe.b) Est-il transitif ou intransitifJh ’ I ' MO *-» £3* -fri 3.Formez un adverbe à l’aide de l’adjectif: a) élégant.élégamment.b) vigoureux.vigoureusement.c) habiles.habilement.d) héroïques.héroïquement.e) harmonieux.harmonieusement./) douces.doucement.4.Justifiez l’orthographe de: a) savantes .Adj.quai., fém.plur., quai, combinaisons.b) délirante.Adj.quai., fém.sing., quai, foule.c) favoris.Adj.quai., masc.plur., quai, joueurs.d) immaculée.Adj.quai., fém.sing., quai, vierge.5.Trouvez cinq participes présents.exigeant, dirigeant, dédaignant, permettant, s’enivrant.6.Dites le mode, le temps, la personne et le nombre du verbe: a) n’oublions pas.Impératif présent, lre pers.du pluriel.b) bravent .Indicatif présent, 3 e pers.du pluriel.c) a rendus.Indicatif, passé composé, 3e pers.du singulier.d) accomplir.; Infinitif présent, sans nombre ni personne.ANALYSE 6e et 7e années: Nous trouvons que les mois d’hiver, avec leurs plaisirs particuliers, passent trop vite.1.Écrivez la proposition principale?.Nous trouvons.2.Trouvez les éléments de cette proposition.Sujet: Nous.Verbe: trouvons.Compl.du verbe: la 2e proposition.3.Dites la nature et la fonction de la 2e propo- sition .Subordonnée, compl.dir.de trouvons. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 397 4.Dites si le verbe est transitif ou intransitif: a) trouvons.transitif.b) passent.intransitif.5.Analysez grammaticalement: a) particuliers.Adj.quai., masc.plur., quai, plaisirs.b) trop.Adv.de quant., mod.vite.c) vite.Adv.de man., mod.passent.7e année: 6.Formez une phrase renfermant une princi- pale et deux sub.compl.dir.I\.P.— Pour abréger, on peut dire: subordonnée directe de .EXERCICES GRAMMATICAUX (En rapport avec la dictée) 6e et 7e années: Relevez les verbes transitifs de la dictée en les faisant suivre de leurs compléments directs, puis les verbes intransitifs.Ar.P.—Saisissons l’occasion favorable pour donner à nos élèves les termes du hockey.Hockey mot anglais signifiant crosse.Jeu de balle à la crosse dont les règles rappellent celles du football (ballon de pied).Les mots hockey et football sont francisés.Sport (termes divers) : arbitre et non « umpire », P John will cut the cake because it is his birthday.25.When will John take the cake from the buffet ?John will take the cake from the buffet when everybody have finished eating the roast chicken.CAUSERIE Sans manuel, les élèves doivent aller causer tour à tour devant le tableau.GRAMMAIRE La page 40 illustre quelques pluriels irréguliers.Il est bon de faire comprendre le pourquoi du changement du / en ves et de l’addition de la syllabe supplémentaire aux noms terminés par s.Sans le changement prescrit par la grammaire il serait difficile de faire entendre le ze indiquant le pluriel.DEVOIRS A DOMICILE Dans le manuel d’exercices intitulé Mes devoirs le travail à domicile n’est pas un problème.Ces exercices pratiques, intéressants seront très efficaces en autant que le professeur saura les bien préparer.Chaque petit exercice doit être rédigé à la perfection.L’à-peu-près ne peut être toléré.Le tableau No 9 comporte 5 devoirs courts, faciles mais chacun a son importance.Ainsi, le premier exercice demande d’écrire quatre phrases au prétérit.Dans la préparation du devoir, le professeur doit faire conjuguer chacune des phrases au présent, prétérit, passé indéfini, futur, etc.En quelques minutes, l’enfant revoit sa conjugaison de verbe et le travail écrit demandé ne présentera pas de difficulté.Le second exercice demande d’écrire sans contraction: I’m — you’re — he’s — etc.Le 3e exercice est l’application des règles de grammaire de la présente leçon.L’élève devra écrire correctement et au pluriel les noms indiqués et en justifier oralement l’accord.Le 4e exercice est une étude du verbe au présent, prétérit et passé composé.Les 10 verbes irréguliers de ce devoir ont déjà été étudiés et si parfois l’élève a un doute sur la façon d’écrire un des verbes indiqués, il doit référer aux leçons précédentes ou à la page 108 — tableau des verbes irréguliers.Nous soulignons de nouveau un point important de la méthodologie: l’élève doit bannir de son travail l’à-peu-près, tout doit être parfait.Les devoirs ne sont ni trop longs ni trop difficiles et l’enfant doit donner sa pleine mesure.Le 5e exercice est un exercice d’observation intitulé Good Manners at Table voir l’image du manuel page 4L L’enfant doit lire bien attentivement chacune des 10 phrases et inscrire True ou False selon qu’il le juge à propos.Cet exercice est en quelque sorte une petite lecture qui complète la lecture principale de la leçon.Ces quelques préceptes de politesse, de propreté, de civisme présentés d’une façon amusante ont leur utilité, leur valeur éducative.Le travail à domicile tel que préparé dans Mes devoirs n’exige pas de l’élève un effort au delà de ses capacités.Ces petits exercices préparés avec soin puis rédigés avec grande application apprennent beaucoup plus que ces longs devoirs difficiles, ennuyeux, monotones.Un enseignement superficiel et vague ne peut apporter des résultats heureux. 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 413 Matliématfqnes Note pédagogique.—- U enseignement de l’arithmétique doit avoir un côté éducatif, ne l’oublions 'pas.Il est une foule de circonstances puisées dans le milieu de l’élève qui peuvent devenir l’occasion d’enseigner la pratique de telle vertu et de développer telle ou telle bonne disposition.Ainsi à Vapproche des fêtes, prêchons la charité envers les pauvres qui ont droit eux aussi à leur part de joie, souligno7is le plaisir que cause dans la famille l’échange de cadeaux à Noël ou au Jour de VAn, rappelons encore l’importance de Véconomie et habituons les élèves à faire la part de l’épargne dans l’emploi des sommes gagnées ou reçues en cadeau.Voilà autant de sujets capables d’inspirer le professeur dans la préparation des problèmes d’arith- < métique.TROISIÈME ANNÉE 1.Posez les nombres qui viennent avant 3,400, 3,550, 3,790, 3,875, 4,000 .(3,399, 3,549, 3,789, 3,874, 3,999) 2.Posez les nombres qui viennent après 3,600, 3,880, 3,999, 4,000, 4,909 .(3,601, 3,881, 4,000, 4,001, 4,910) 3.Lisez: Prenez le chapitre I, lisez la ques- tion V, à la page X.(Prenez le chapitre un, la question cinq, à la page dix.) 4.Donnez des combinaisons avec d’autres nombres qui donnent la même réponse: 3X4 = 12 9X2 = 18 2X8 = 16.(4 X 3 = 12, 6 X 2 = 12, 2 X 6 = 12, etc.) 5.Donnez les combinaisons que vous pouvez faire avec les nombres suivants: 4,3,12 8,3,24 6,2,12 5,2,10 3,3,9 .(4 X 3 = 12, 3 X 4 = 12, 12 = 4 = 3, 12 3 =4, etc.) 6.Remplacez par une addition: 4 X 3 = 12 3X2 = 6 2X4 = 8 2X5 = 10 7 X 2 = 14.(4+4+4 = 12, etc.) 7.Remplacez par une multiplication: 3+3 + 3= 9 5+5 = 10 8 + 8+ 8= 24 2+2 + 2+ 2 + 2 + 2 = 12, 4+4 = 8 .(3X3 =9, etc.) 8.Si je donne 4 pièces de 10 cents et 1 pièce de 5 cents pour un jouet, combien coûte le jouet ?.(45 cents) 9.Si je donne $1 pour payer un jouet qui coûte .88, que doit me remettre le marchand P.(2 pièces de 1 cent et 1 pièce de 10 cents ou 2 pièces de 5 cents.) N.P.— Par des moyens concrets, faire saisir l’idée de la durée d’une minute, d’une heure, d’un jour.10.Employez le bon mot: minute, heure ou jour.a) Dans une avant-midi de classe il y a 3 .(heures) b) Votre récréation a duré 15 .(minutes) c) Dans une semaine il y a 7.(jours) 11.Mettez la bonne fraction dans les dessins ci-dessous 12.Séparez le dessin ci-dessous pour pouvoir écrire 1/8 dans chaque morceau.PROBLÈMES 1.Pour acheter des étrennes aux petits pauvres, votre père envoie $3.50 à M.le Curé, votre mère envoie $2.75 et vous-même $1.45.Combien avez-vous envoyé ensemble?.($7.70) 2.Au Jour de l’An, vous avez reçu de l’argent que vous voulez déposer à la Caisse Scolaire; votre oncle vous a donné .85, votre tante .25 et votre mère .75.Combien déposerez-vous Pi.($1.85) 3.Votre grande sœur qui travaille dans un bureau a mis de côté $8.65 la semaine dernière et $7.25 cette semaine.Quel est 414 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre le montant de ses économies pour ces 2 semaines ?.($15.90) 4.Pour le dîner de Noël, votre mère a dépensé $14.35 pour la viande, $7.62 pour les fruits et les légumes et $6.48 pour divers achats.Quelle somme a-t-elle dépensée en tout ?.($28.45) 5.Votre mère avait reçu $30.75 pour ses achats, elle veut donner le reste de cette somme aux pauvres.Que donne-t-elle ?.($2.30) 6.Votre tante a dépensé $32.50.Combien a-t-elle dépensé de plus que votre mère qui a dépensé $28.45 ?.($4.05) 7.Au Jour de l’An, vous avez reçu $2.75 que vous déposez à la Caisse Scolaire, vous aviez déjà $3.20.Combien avez-vous maintenant?.($5.95) 8.Vous retirez $1.35 pour vous acheter une paire de gants.Combien vous reste-t-il ?.($4.60) 9.Pendant les vacances des fêtes, vous avez gardé chez la voisine et vous avez ainsi gagné 55 cents, vous avez aussi reçu .35 de votre mère, vous dépensez 18 cents pour des cahiers et vous déposez le reste à la Caisse Scolaire.Combien avez-vous déposé ?.(72 cents) 10.Il y a 435 élèves dans l’école.Au commen- cement de l’année, 127 élèves avaient un compte à la Caisse Scolaire, depuis 235 autres élèves se sont ouvert un compte.Combien d’élèves ne déposent pas ?.(73 élèves) 11.Un marchand donne 3 boîtes de biscuits pour l’arbre de Noël des pauvres, chaque boite contient 48 biscuits.Combien y en a-t-il dans les 3 boites ?.(144 biscuits) 12.Un autre marchand donne pour les petits écoliers 2 boîtes de crayons contenant chacune 248 crayons.Combien y a-t-il de crayons ?.(496 crayons) 13.Paul a déposé 78 cents qu’il a économisé dans les 2 semaines de ces vacances.Combien a-t-il économisé par semaine P.(39 cents) 14.Votre mère donne 96 beignes à 3 familles pauvres.Combien de beignes chaque famille reçoit-elle ?.(32 beignes) 15.Vous retirez de votre tirelire 3 pièces de 10 cents et 5 pièces de 5 cents pour les déposer à la Caisse Scolaire.Combien déposez-vous ?.(55 cents) Oralement : 16.Votre mère a invité 12 membres de la famille à venir diner à Noël, 3 ne sont pas venus.Combien y avait-il d’invités ?.(9 invités) 17.A ces 9 invités, ajoutez les 5 enfants de votre famille, votre père et votre mère et dites combien il y avait de personnes à table.(16 personnes) 18.A l’occasion des fêtes, combien avez-vous de jours de vacances dans le mois de décembre : à) à partir du 24 ?.(8 jours en comptant le 24) b) dans le mois de janvier, soit jusqu’au 7 P.(6 jours) c) en tout P.(14 jours) d) combien y a-t-il de semaines dans 14 jours P.(2 semaines) 19.Combien y a-t-il de 25 cents: a) dans un dollar ?.(4) b) dans 2 dollars P.(8) c) dans 3 dollars P.(12) 20.Si vous prenez 3 pièces de 25 cents pour acheter un cadeau à votre mère, combien coûte le cadeau P.(>75) QUATRIÈME ANNÉE Note pédagogique.— Voir N.P.de la troisième année.1.Posez 20,400 et changez Tunité de mille jusqu’à 30,400 .(21,400, 22,400, etc.) 2.Posez un nombre: a) 10 fois plus gros que 39 P.(390) b) 100 fois plus gros P.(3,900) c) 1,000 fois plus gros ?.(39,000) 3.Posez tous les signes qui servent à écrire les chiffres romains de 1 à 20.(I, V, X) 4.Ecrivez 5 chiffres romains avec 2 de ces signes._.(II, IV, VI, IX, XV, XX) 5.Ecrivez en chiffres romains: 4, 6, 9, 11, 14, 19 .(IV, VI, IX, XI, XIV, XIX) 6.Additionnez: 20,405 + 36 + 3,329 + 252 + 8 .(24,030) Lisez la réponse.7.Soustrayez: 26,070 —23,848 .(2,222) Lisez la réponse.8.Multipliez 507 X 40.(20,280) 9.Divisez: a) 10,695 -4- 31.(345) b) 27,892 -7- 38.(734) 10.Combien y a-t-il de jours dans les 4 premiers mois de l’année scolaire P.(122 jours) N.P.— Se servir des feuilles du calendrier pour faire le calcul ci-dessous.Ajouter d'autres 1961 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 415 congés, s'il y a lieu.Calculez les jours où il n'y a pas eu de classe.11.Sept.: 5 samedis 5 dimanches, fête du travail le 3 = 11 Oct.: 4 samedis 4 dimanches, congé d,i 8 = 9 Nov.: 4 samedis 4 dimanches, La Toussaint, le 1er = 9 Déc.: 4 samedis 4 dimanches, du 24 au 31 = 16 Total = 45 jours 12.Combien reste-t-il de jours de classe ?.(77 jours) 13.Pour avoir des '( huitièmes » en combien de morceaux dois-je partager cette corde?cette pomme ?(ou autres objets facilement divisibles).(en 8 morceaux) 14.a) Comment appelez-vous un morceau et écrivez-le.(1 huitième, 1/8) b) Comment écrivez-vous 2 huitièmes ?., .(2/8) c) Comment dois-je avoir de morceaux pour écrire 2/8 ?.(2 morceaux) 1/4 1/4 1/4 1/4 Pourquoi dans la fraction ci-dessus, le dénominateur est-il 4 ?.(Parce que l’entier est divisé en 4 parties.) 16.__________ ________________ Pourquoi dans la fraction ci-dessus, le numérateur est-il 2 ?.(Parce qu’il y a 2 parties de l’entier de rayés.) 17.Posez une fraction à votre choix indiquant que l’entier a été divisé en 4 parties.(1/4, 2/4, 3/4) 18.Combien y a-t-il de pouces dans 1 pied ?dans 1/2 pied ?dans 1/3 pied ?dans 1/4 ?dans 1/6 ?dans 1/12 ?.(12, 6, 4, 3, 2, 1) 19.Combien y a-t-il de pouces dans 1 verge ?dans 1/2 verge ?dans 1/4 ?dans 1/3 ?dans 1/6 P dans 1/12 ?.(36, 18, 9, 12, 6, 3) /V.P.— Prouver les réponses en se servant de règles mesurant 1 pied et 1 verge.20.Quelle est la plus grosse fraction ?la plus petite ?1/3, 1/8, 1/6, 1/4.(1/3, 1/8) PROBLÈMES 1.Votre père a donné à chacun de vous une maison tirelire offerte par les Caisses Populaires.Aujourd’hui, il veut savoir ce que vous avez économisé.Dans la tirelire de Louise, il y a $5.47, dans celle de Jean: $3.85, dans celle de Paulette: $4.33, dans celle de Cécile: $2.55 et dans la vôtre: $6.88.Dites combien vous avez économisé ensemble.($23.08) 2.Un magasin offre des patins en vente pour la fin de la saison.Votre mère en profite pour acheter vos étrennes.Combien économise-t-elle en profitant de cette vente si elle paie $6.29 pour une paire de patins valant $8.95 ?.($2.66) 3.Votre mère donne 1/2 de la somme ainsi économisée pour les pauvres.Combien donne-t-elle ?.($1.33) 4.Vous aviez $6.88 dans votre tirelire et vous en retirez $3.45 pour payer les cadeaux que vous avez achetés pour vos parents.Combien vous reste-t-il ?.($3.43) 5.Votre père qui est marchand a vendu cette semaine 30 paletots à $15.65.Il a déposé à la Caisse populaire le prix de 5 paletots et il a offert pour les pauvres, le prix de 1 paletot.Trouvez: a) le produit de la vente.($469.50) b) la somme déposée.($78.25) c) la somme offerte aux pauvres.($15.65) d) ce qui reste du produit de la vente.($375.60) 6.Pour aider à une bonne œuvre, vous avez recueilli des vieux journaux.Vous en transportez 45 livres à la fois dans votre voiture et vous avez ainsi transporté 1,665 livres.Combien de fois avez-vous rempli votre voiture ?.(37 fois) 7.Votre père veut augmenter ses économies, pour cela il a fait du travail à la maison, cette semaine il a travaillé 8 1/4 heures, la semaine dernière, il avait travaillé 7 3/4 heures.Combien d’heures a-t-il travaillé durant ces 2 semaines.(16 heures) 8.Un marchand donne pour les pauvres une boîte contenant 10 1/8 livres de biscuits et une autre contenant 12 3/8 livres.Combien a-t-il donné de livres en tout ?.(22 4/8 ou 1/2 livres) 9.Votre mère avait acheté une dinde de 15 5/8 livres pour le dîner de Noël, il en reste 2 3/8 livres.Combien avez-vous mangé de cette viande au repas ?.(13 2/8 ou 1/4 livres) 10.Votre mère achète un coupon mesurant 3 3/4 verges pour faire un manteau pour une petite pauvre, elle emploie 2 1/4 verges.Combien lui reste-t-il de tissu ?(1 2/4 ou 1/2 verge) 11.Votre grande sœur gagne $33 par semaine, elle économise 1/3 de son salaire chaque semaine.Combien lui reste-t-il pour ses dépenses i a) au bout de la semaine ?.($22.00) b) au bout de l’année ?.($1,144.00) 12.Vous avez gagné $9.45 depuis le mois de septembre à faire des messages pour la voisine.Vous vous êtes acheté une paire de gants de $1.69 et une paire de souliers de $5.85, vous déposez le reste à la Caisse Scolaire.Combien déposez-vous ?($1.91) 416 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre 13.Vous aviez déjà $3.56 et votre père y ajoute $2.25.Combien avez-vous maintenant ?.($7.72) 14.Vous achetez 2 boites de papier à lettres à $2.40 la boite et 2 boites de mouchoirs à .98 pour faire des cadeaux au Jour de l’An.Combien vous coûtent ces articles P.($6.76) 15.Votre maman vous paie 1/2 du prix de ces cadeaux et vous retirez de l’argent de la Caisse scolaire pour payer l’autre 1/2.Combien retirez-vous P combien vous reste-t-il?(Voir No 13: $7.72).($3.38, reste: $4.34) Oralement : 16.Votre grand frère gagne $36 par semaine, il donne 1/12 de cette somme pour l’arbre de Noël des pauvres, il consacre 1/6 pour acheter un cadeau à votre père.a) Combien a-t-il donné aux pauvres P.^.($3.00) b) Combien coûte le cadeau de votre père P.($6.00) 17.Combien lui reste-t-il P.($27.00) 18.Votre grand’mère a donné $12 à votre mère pour vous acheter des étrennes.à) 1/3 de cette somme sera pour vous qui êtes l’aîné, combien aurez-vous P.($4.00) b) 1/4 sera pour’ votre petite sœur, com- bien aura-t-elle P.($3.00) c) le reste sera pour les 2 plus jeunes, combien auront-ils ?.($5.00) 19.Vous tricotez une écharpe de laine pour faire un cadeau; vous voulez lui donner 1 1/3 verge de longueur et elle mesure en ce moment 1 verge.Combien vous reste-t-il de pouces à faire P .(12 pouces) 20.Vous recevez un gâteau pour votre fête, a) vous le partagez d’abord en 4 mor- ceaux, comment s’appelle chaque morceau P.(1/4) b) vous partagez de nouveau chaque morceau en 2, combien avez-vous de morceaux P.(8) c) comment s’appelle chaque morceau ?.(1/8) CINQUIÈME ANNÉE Note pédagogique.— Voir N.P.de la troisième année.1.Écrivez cinq nombres à votre choix de 100.000 à 999,999 et lisez les nombres que vous avez écrits.2.Ecrivez cinq nombres à votre choix de 1,000,000 à 9,999,999 et lisez les nombres que vous avez écrits.3.Écrivez des nombres 10 fois plus petits que 360, 35,450, 437,750, 90,190, 1,250 .(36, 3,545, 43,775, 9,019, 125) 4.Écrivez des nombres 100 fois plus petits que 3,400, 9,999,900, 254,700, 5,610,000, 45,900 .(34, 99,999, 2,547, 56,100, 459) 5.Écrivez 805,316, ajoutez 10,000, retranchez 5.000 et lisez le nouveau nombre.(810,316) 6.Écrivez des chiffres romains avec 2 signes de 1 à 39.(II ou IV ou VI, etc.) 7.Écrivez des chiffres romains avec 3 signes de 1 à 39 .(VÜ ou XII ou XXV, etc! .'.} Additionnez : 8.(Les dénominateurs nont pas de facteurs communs.) a) 1/3 + 3/5 + 1/4 = (1 11/60) b) 2 1/8 + 3 2/3 = (5 19/24) c) 5 2/3]+ 8 3/4 = (14 5/12) Soustrayez: 9.(Les dénominateurs nont pas de facteurs communs.) a) 3/5 — 1/3 = (4/15) b) 7/8 — 2/3 = (5/24) c) 5 3/4 — 4 1/5 = (1 11/20) Additionnez : 10.(Les dénominateurs ont des facteurs communs, faire trouver à vue le plus petit dénominateur commun.) a) 2 5/6 + 3 3/4 + 1 1/2 = (8 1/12) b) 4 1/2 + 2 1/3 + 3 5/6 = (10 2/3) c) 5 1/3 + 4 5/6 + 3 1/4 = (13 5/12) Soustrayez : 11.(Les dénominateurs ont des fadeurs communs, faire trouver à vue le plus petit dénominateur commun.) a) 4 5/6 — 2 1/4 = (2 7/12) b) 3 7/8 — 1 1/6 = (2 17/24) c) 4 1/10 — 2 3/4 = (1 7/20) Multiplication par une fraction : 12.a) Combien y a-t-il de pouces dans 1/2 verge P.(18 pouces) b) Combien y a-t-il de pouces dans 3/4 de verge P.(27 pouces) c) Combien y a-t-il de pieds dans 3/4 d’arpent P.(144 pieds) 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 417 d) Combien -y a-t-il de pieds dans 7/8 d’arpent P.(168 pieds) é) Combien y a-t-il de crayons dans les 3/4 d’une boite de 144 P.(108 crayons) Division par une fraction : 13.Combien de boîtes de bonbons pesant 1/2 livre puis-je avoir: a) dans 5 livres P.(10) b) dans 10 livres P.(20) c) dans 25 livres P.(50) 14.Combien de livres de bonbons pesant 3/4 de livres puis-je avoir: a) dans 9 livres P.(12) b) dans 12 livres P.(16) c) dans 15 livres P.(20) Multiplication par un nombre fractionnaire : 15.Combien y a-t-il de pouces: a) dans 2 1/2 verges P.(90 pouces) b) dans 3 1/4 pieds P.(39 pouces) c) dans 10 2/3 pieds ?.(128 pouces) d) dans 5 1/3 pieds?.(64 pouces) e) dans 10 5/6 verges P.(390 pouces) Division par un nombre fractionnaire: 16.Combien de boîtes de bonbons pesant 2 1/2 livres puis-je avoir dans 20 livres?.(8 boîtes) 17.Combien de morceaux de fromage pesant 1 1/4 livres puis-je avoir dans 25 livres de fromage P.(20 morceaux) 18.Combien de morceaux de gâteau aux fruits pesant 2 1/4 livres puis-je avoir dans 18 livres P.(8 morceaux) PROBLÈMES (Voir problèmes donnés en 4e année) 1.Pour augmenter ses économies, votre père travaille le soir à la maison.Dans une semaine il a travaillé 5 1/3 heures, dans une autre: 2 3/4 heures, dans une autre: 4 1/6, dans une autre: 3 1/2.Combien d’heures a-t-il travaillé en tout P.(15 3/4 heures) 2.Ce travail lui est payé $1.60 de l’heure.Combien votre père a-t-il gagné P.($25.20) 3.Vous mettez dans votre tirelire $1 1/4 par semaine, au bout d’un certain temps, vous avez $15.depuis combien de semaines économisez-vous P.(12 semaines) 4.Dans une vente de fin de semaine, votre mère a acheté un manteau valant $64 pour les 3/4 de ce prix.Combien l’a-t-elle payé P.($48.00) 5.Elle a aussi acheté pour les étrennes de votre père un gilet d’intérieur valant $15 pour les 2/3 de sa valeur.Combien l’a-t-elle payé P.($10.00) 6.Combien a-t-elle économisé sur ces 2 articles en profitant de cette vente P.($16 + 5 = $21) 7.Votre père récompense vos succès scolaires en vous donnant 25 cents par semaine à condition que vous mettiez les 3/5 dans votre tirelire.Vous avez obtenu votre récompense pendant 10 semaines.Combien avez-vous dans votre tirelire ?.($1.50) 8.Si vous avez économisé les 3/5, a) quelle fraction avez-vous gardée ?.(les 2/5) b) qu’avez-vous reçu pendant 10 semai- nes P.($2.50) 9.Dites ce qui manque au problème.Votre père dépense $165.par mois, comment peut-il mettre de côté P.(Il manque le salaire.) 10.Composer un problème qui donne la solution suivante: $2.50 X 5 = $12.50 SIXIÈME et SEPTIÈME ANNÉES Note pédagogique.— Voir N.P.de la troisième année.1.Posez les nombres suivants: 900,900,900 808,808,808 5,005.005 505,050,005 11,101,011 2.(Le professeur doit pour les nombres au tableau.) Lisez les nombres suivants: 10.000.010 22,202,022 333,033,003 10.000.001 250,025,205 3.Lisez les mêmes nombres en les rendant mille fois plus petits.(10,000.010 soit: dix mille entiers et 1 dixième, 22,202.022 soit: 22 mille 202 entiers et 22 millièmes ., etc.) 4.Posez et lisez des nombres cent fois plus petits que les nombres lus au No 2.(100,000 soit: cent mille entiers et un dixième; 222,020.22 soit: 222 mille 20 entiers et 22 centièmes, etc.) 5.Ecrivez en chiffres romains: 600, 60, 6 et 666 .(DC, LX, VI, DCLXVI) 400, 40, 4 et 444 .(CD, XL, IV, CDXLIV) 500, 90, 9 et 599 .(D, XC, IX, DXCIX) 418 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre REVUE SUR LES FRACTIONS en utilisant les mesures «le longueur et «le surface Mettez une fraction au pointillé.1.2 pouces = .de pied et 3 pouces = 4 pouces = pouces = 3.4.5.6.7.8.9.10.11.12.144 pouces carrés = 13.6 pieds carrés = 8 pouces = 9 pouces = 10 pouces = 12 pouces = 24 pouces = 18 pouces = .de pied et .de pied et .de pied et .de pied et .de pied et .de pied et .de verge.(1/6, 1/18) de verge.(1/4, 1/12) de verge.¦ • •(1/3, 1/9) de verge.¦ • • (1/2, 1/6) de verge.¦ • • (2/3, 2/9) de verge.(3/4, 1/4) de verge.(5/6, 5/18) .(1/3) .(2/3) .d/2) .de verge .de verge .de verge .72 pouces carrés = .de pied carré.(1/2) .de verge carrée .d/9) .de verge carrée .• (2/3) .de pied carré.(1/4) .de pied carré.(1/12) 36 pouces carrés = 12 pouces carrés = 14.15.16.Paul mesure 5 1/2 pieds, et Pierre mesure 5 pieds.Combien de pouces Paul mesure-t-il de plus que Pierre P.(6 pouces) 17.Le tableau de votre classe mesure 42 pouces de haut, il est 2 1/3 fois plus long que haut, quelle est sa longueur P.(98 pouces) 18.La cour de l’école mesure 100 pieds de large, la profondeur égale les 3/5 de la largeur, quelle est la profondeur ?.(60 pieds) 19.Un trottoir traverse la profondeur de la cour de la porte de l’école jusqu’à la rue (donc 60 pieds de long), il a 5 pieds de large, quelle fraction de la longueur représente la largeur ?.(1/12) Economies: 20% ou.(.60) Friandises: 8% ou.(.24) Imprévus: 7% ou.(.21) 100% ou.$3.00 N.P.— En 7e année, le professeur peut donner le même exercice inversement, en demandant le %.2.La semaine dernière vous avez reçu $1.en cadeau que vous ajoutez à votre salaire, répartissez vos dépenses d’après le tableau donné au No 1.(.40, $1.20, $1.00, .80, .32, .28) 3.A l’occasion des fêtes, vous voulez faire des cadeaux à votre famille et vous répartissez vos dépenses comme suit: Bonnes Oeuvres .10% Sport.30% Cadeaux.40% Economies.20% A votre salaire régulier, vous ajoutez $2.que vous avez reçu comme récompense de vos succès scolaires.Quelle somme sera alors consacrée à chaque item de votre budget ?.(.50, $1.50, $2.00, $1.00) 4.Durant les 2 semaines de Noël et du Jour de l’An vous avez travaillé seulement 4 soirs par semaine, pour compenser cette perte, vous ajoutez les cadeaux reçus: $3.50 à Noël et $5.au Jour de l’An.Vos cadeaux étant achetés, vous répartissez vos dépenses selon le tableau donné au No 1.Calculez les sommes consacrées à chaque item de votre budget pour les 2 semaines ensemble.(Somme totale; $12.50, $1.25, $3.75, $3.12 1/2, soit $3.13, $2.50, $1.00, .87 1/2 ou .88) 5.Durant les vacances de l’été, n’ayant pas de dépenses à l’école, vous vous proposez de consacrer les 2/5 de cette part aux bonnes œuvres et les 3/5 aux économies.Quel % sera alors consacré à ces fins ?.(Les 2/5 de 25% = 10% + 10% = î 0%; les 3/5 de 25% = 15% + 20% = 35%) 7e année seulement: 20.a) Trouvez la surface de la cour P.(6,000 pieds carrés) b) Trouvez la surface du trottoir P.(300 pieds carrés) c) Quelle fraction de la surface de la cour représente la surface du trottoir P.(1/20) POURCENTAGE Appliquer les connaissances en pourcentage dans l’administration d’un budget d’élève.1.Vous gagnez régulièrement .50 chaque soir de la semaine, moins le dimanche, et vous répartissez votre salaire comme suit: Bonnes Oeuvres: 10% ou.(-30) Sport: 30% ou.(.90) ncole: 25% ou.(.75) PROBLÈMES 1.Votre mère veut donner des pyjamas à ses 3 petits garçons elle peut les acheter à $2.59 chacun ou les faire elle-même; pour cela elle doit acheter pour chaque pyjama 3 verges de flanellette à $0.49 la verge et 2 1/3 verges de galon à garniture à .18 la verge.Combien économisera-t-elle en faisant les pyjamas P.($7.77 — 5.67 = $2.10) 2.Votre mère partage entre vous 3 la somme ainsi économisée à condition que vous la déposiez à la Caisse scolaire, qu’avez-vous reçu chacun P.($0.70) 3.Votre père a le choix entre 2 positions.Dans l’une on lui offre $1.20 de l’heure, il devra travailler 8 1/4 heures par jour et 5 1/2 jours par semaine; dans l’autre, 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 419 on lui offre $1.40 de l’heure et il devra travailler 7 1/2 heures par jour, 4 1/2 jours par semaine.Quelle est la position qui donnera le meilleur salaire à votre père ?.(La lre donne $54.45, la 2e: $47.25) 4.Votre père accepte la lre position et donne les 4/5 de cette somme à votre mère pour les dépenses de la maison.Quelle est cette somme ?.($43.56) 5.Cette semaine, votre mère réussit à écono- miser les 2/9 de cette somme, elle dépose les 3/4 de ses économies à la Caisse populaire et donne 1/4 aux pauvres.Quelle somme a-t-elle déposée ?quelle somme a-t-elle donnée ?.($7.26, $2.42) 6.A la Caisse populaire de votre paroisse, il y a 880 déposants, ce qui représente les 2/5 de la population.Combien y a-t-il de paroissiens ?.(2,200 paroissiens) 7.Si les 75% des paroissiens déposaient leurs économies à la Caisse populaire, combien y aurait-il de déposants ?.(1,650 déposants) 7° année seulement: 8.Dans une école de 960 élèves, 640 ont un compte à la Caisse scolaire, quel % des inscriptions représentent le nombre de déposants?.(66 2/3%) 9.Sur un salaire de $3,800 votre père économise $570, quel est le % de ses économies ?.(15%) 10.Durant les 3 premières semaines de décem- bre, votre père a mis de côté $45 pour acheter ses cadeaux des fêtes.Quel % du salaire de ces 3 semaines a-t-il consacré à l’achat des cadeaux?(Salaire $3,800 par année ou $75 par semaine.(20%) 6® et 7e années, oralement: 11.A l’école il y a 300 enfants, les 12% sont des enfants pauvres, calculez ce nombre .(36 enfants) 12.On décide de dresser un arbre de Noël pour eux, mais 24 autres élèves sont incapables de contribuer, combien d’élèves devront se charger des dépenses ?.(240 élèves) 13.On veut donner en moyenne $1.50 à chaque enfant pauvre, quelle somme devra-t-on recueillir ?.($54.00) 14.200 enfants ont apporté chacun .25 et les 40 autres, chacun .10, quelle somme a-t-on recueillie ?.(Exactement $54.00) 15.Votre père a $30 à dépenser pour l’achat des cadeaux de Noël et du Jour de l’An.Il paie $8.pour le cadeau de votre mère, $4.pour les cadeaux de chacun des 3 enfants, que lui reste-t-il pour les autres ?.($10.00) HUITIÈME et NEUVIÈME ANNÉES Note pédagogique.— Voir N.P.de la troisième année.Les exercices sur la numération, les fractions, le pourcentage et les problèmes préparés pour les 6e et 7e années peuvent être donnés en 8e et ,9 e années.En parlant d’économie aux grands élèves de 8e et de 9e année, il serait intéressant pour eux d'ajouter des explications concernant le fonctionnement des Caisses Populaires, œuvre paroissiale et sociale que tous doivent connaître et encourager.EXERCICES ORAUX 1.Vous travaillez en fin de semaine à l’épicerie de votre grand frère.Vous gagnez $15.par semaine et vous voulez économiser 1/3 de votre salaire.Quelle somme économiserez-vous ?.($5.00) 2.Votre père vous suggère de déposer cette somme à la Caisse populaire de votre paroisse.Quelle condition devez-vous d’abord remplir ?.(Acheter une part sociale.) 3.Quel est le prix d’une part ?.($5.+ les frais d’entrée qui varient selon les règlements de chaque caisse.) 4.Vous travaillez depuis 8 semaines et vous avez mis de côté bien fidèlement 1/3 de votre salaire, de quelle somme disposez-vous ?.($40.00) 5.Votre père alors vous promet d’acquitter lui-même les frais d’entrée comme sociétaire à la Caisse Populaire de votre paroisse si vous voulez acheter des parts, combien de parts acheterez-vous avec vos économies et quelle somme paiera votre père ?Dans votre paroisse, les frais d’entrée sont de .15 par part.(J’aurai 8 parts, mon père paiera $1.20) 6.Quel est le taux de l’intérêt payé par les Caisses populaires sur les parts sociales ?(Le taux varie selon les règlements de chaque caisse.) 420 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre 7.La Caisse populaire de votre paroisse paie 4% d’intérêts sur les parts, quel intérêt retirerez-vous sur vos parts ?.(4% de $40.= $1.60) 8.Maintenant que vous avez acheté des parts, vous pouvez ouvrir un compte d’épargnes à la Caisse popnlaire, et vous y déposez 1/3 de votre salaire comme il a été entendu avec votre père.Quelle somme aurez-vous déposée au bout de 1 an ?.($260.00) 9.Quel est le taux de l’intérêt payé par les Caisses populaires sur les épargnes?.(Le taux varie aussi selon chaque caisse.) 10.La Caisse populaire de votre paroisse paie 2 1/2% d’intérêt sur les épargnes.a) Quel intérêt vous donneront et vos parts et vos épargnes au bout d’une nouvelle année ?.v.(Parts: $1.60, Épargnes: $6.50) b) Les 2 ensemble ?.($8.10) 11.Si vous empruntez $500 à la Banque payable dans 6 mois à 6% d’intérêt, retirez-vous $500 ?(Non, la Banque retient tout de suite, l’intérêt à 6% pour 6 mois, soit: $15, je retire donc.($485.00) 12.Quelle somme remettrez-vous au bout de 6 mois ?.(La somme empruntée et non pas la somme reçue, soit: $500.00) 13.Quel est le véritable intérêt payé à la Banque ?.($15.00 pour $485.00) 14.Si vous empruntez $500 à la Caisse popu- laire, payable dans 6 mois à 5% d’intérêt, retirez-vous $500 ?.(Oui, car les Caisses populaires ne retiennent pas tout de suite l’intérêt exigé.) 15.Quand payez-vous cet intérêt ?.(Au bout de 6 mois en remettant la somme empruntée: $500, je remettrai aussi les intérêts soit: $15.Intérêt de $500 à 6% pour 6 mois.) 16.Quelle différence y a-t-il alors entre ces 2 emprunts ?.(A la Banque, je paie $15 d’intérêts pour $485.et à la Caisse populaire, je paie $15 pour $500.) 17.Y a-t-il un autre avantage à emprunter de vos Caisses populaires ?.(Oui, nous pouvons remettre la somme empruntée avant l’échéance, ce qui diminue l’intérêt.) 18.Ilustrez votre réponse par un exemple.(Soit un emprunt de $1,000 à 5% payable dans un an, intérêt $50.Si je puis remettre la somme au bout de 8 mois, je paie l’intérêt de 8 mois, soit: $33 1/3.) 19.Vous avez $200 à votre compte d’épargne qui vous rapportent 2 1/2% d’intérêt, vous les convertissez en parts sociales qui vous donnent 4% d’intérêt, quel bénéfice réalisez-vous ?.($3.00) 20.Réalisez-vous ce bénéfice dès la lr0 année?(Non car il faut tenir compte des frais d’entrée, ainsi $200 me donnent 40 paris si je paie .15 de frais à chaque part, je dois payer $6.de frais.) 21.Y a-t-il quand même avantage à convertir ses épargnes en parts sociales ?.(Oui, dans l’exemple ci-haut, au bout de 2 ans il y aura bénéfice de $3.par année.) 22.Malgré ce surplus d’intérêts des parts (4%) sur les épargnes (2 1/2%) ne vaut-il pas mieux garder un certain montant au compte d’épargnes ?.(Oui afin de pouvoir déposer et retirer de légers montants au besoin.) 23.Vous avez un compte à la Caisse populaire de votre paroisse, vous payez par chèque un paletot de $37.50.Faites le chèque.Bal.$141.25 La Caisse Populaire No Paletot 37.50 195.Folio.$103.75 Payez à l’ordre de 195.100 $ 24.Qu’indique la somme de $141.25 que vous lisez sur le talon ?.(La balance au compte d’épargnes avant le paiement du chèque.) 25.Que devez-vous toujours écrire au talon du chèque ?.(La date, le montant, le destinataire du chèque, la balance et s’il y a lieu l’objet du paiement.) 26.Complétez alors le talon ci-haut.(Voir No 23) 27.Nous avons parlé d’emprunt, est-il facile d’emprunter de vos Caisses populaires ?.(Oui, il est facile d’emprunter si nous sommes sociétaires et si nous avons de bons motifs d’emprunter.) 28.Si vous avez des parts sociales pour le montant dont vous avez besoin, ne vaut-il pas mieux retirer vos parts et les racheter quand vos économies vous le permettront, ou encore en racheter une à chaque mois peut-être ?.(Non, il vaut mieux emprunter de la Caisse populaire et employer nos économies à remettre cet emprunt par versements mensuels.) 29.Quel avantage voyez-vous à cela?.(Nous évitons de payer les frais d’en trée en rachetant nos parts.) 30.Ilustrez par un exemple ?.(Supposons un emprunt de $500, il me faudrait retirer 100 parts à $5 chacune pour réaliser cette somme, et pour racheter ces parts, je devrai payer les frais d’entrée: soit .15 à chacune, donc $15.) 1951 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 421 31.Les Caisses populaires exigent-elles un intérêt sur les sommes ainsi prêtées ?.(Oui sans doute, mais l’intérêt diminue après chaque versement.) 32.Comment cela P .
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