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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1943-05, Collections de BAnQ.

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Vol.II - N° 9 MAI 1943 QUÉBEC SOMMAIRE EDUCATION ET FORMATION Formation religieuse NOS ENFANTS.NOS^MÈRES.NOTRE PAYS.Le ''centre d'intérêt" et la "méthode active", p.706.Un vivat à nos mères, p.708.Semaine de fierté nationale, L'Acadie, l'Emprunt de la Victoire p.709.Cécile Rouleau, rédactrice,—L'épargne scolaire en temps de guerre, J.-G.Marien, p.710.SOLILOQUES : Ma noblesse, Victorin Germain, pire, p.712.Formation sociale HYGIENE : Objectif et moyens de l'atteindre, Jules Gilbert, p.716.—Enregistrement national (communiqué), M.Mitchell, p.719.Formation nationale HISTOIRE,: La question juridique en 1766, Ernest Dumais, ptre, p.720.—ÉDUCATION NATIONALE A L'ECOLE : Programme pour la semaine de fierté nationale, p.722.Formation pédagogique PSYCHOLOGIE : Les différences individuelles à l'école, Trefflé Boulanger, p.724.Formation professionnelle EDUCATION : Le travail scolaire, Soeur Saint-Ignace-de-Loyola, C.N.D., p.121.PEDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE LE PETIT CATÉCHISME : Du Baptême, J.-C.Mathieu, ptre, p.732.—CENTRE D'INTÉRÊT (7e année) : Comment un centre d'intérêt peut couvrir un programme de classe, Gabrielle Noël-de-Tilly, p.738.—MÉTHODOLOGIE DE L'ARITHMÉTIQUE: Etude du problème, J.-Henri Bessette, p.747.—PHONÉTIQUE.Méthodes de gymnastique articulatoire, Jacques Mordret, p.751.-—SUGGESTIONS : Revue générale du programme de l'année, p.754.—" LA BONNE CHANSON ", Historique, La Rédaction, p.783.English Section Teaching our children their religion, Reverend Brennam, p.785.Theories on Discipline, Brother Prudent, F.S.C.p.787.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES COURS DE VACANCES POUR LE PERSONNEL ENSEIGNANT : a) Cours de perfectionnement à l'Institut pédagogique de Montréal, p.790 ; b) Cours d'anglais à l'Université Laval, p.790; c) Cours de solfège, p.791 ; d) Cours de pédagogie à l'Université Laval, p.791.— Final examinations for 1943, William O'Donnell, p.792.—EN PARCOURANT LES REVUES, Lucien Lortie, p.794.—CHRONIQUE DU MOIS, Henri Fontaine, p.799.—Il faut lire, L.L., p.715, 726, 737. 706 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai Nos enfants.Nos mères.Notre pays.Le a centre d’intérêt » et la a méthode active » « La psychologie souligne la valeur, dans l'enseignement des associations d'idées et de faits.» Le « centre d'intérêt », par sa valeur intrinsèque, répond à.ce principe.Il groupe autour d'une idée directrice toutes les connaissances que l'élève doit découvrir dans les matières inscrites au programme.Connaissances que l'élève doit découvrir: cette expression est employée d dessein, car la découverte suppose la recherche; heureuse réaction que l'on obtiendra de l'enfant en autant que sa curiosité sera piquée, son attention attirée.C'est le procédé ancien mais toujours nouveau du < connu à l'inconnu ».Et cette curiosité sera suscitée davantage si, durant une journée, une semaine, un mois, voire même une année, l'on poursuit ces perquisitions dans une même voie.Ainsi, les conseils du maître, les efforts de l'enfant présentent une suite logique et forment une compilation précieuse de renseignements que les élèves trouveront profit & exploiter au cours des autres stages scolaires et même au-deld.Le « centre d'intérêt », par son enseignement concentrique, développe l'esprit d'observation bien compris, il prévoit un enseignement qui se soutient par la base et par l'enchaînement logique des faits et des découvertes; au lieu de les disperser, il concentre les idées; plutôt que d étudier superficiellement une multitude de sujets, il traite, sous tous ses angles, une même question et, ce n est qu'après en avoir complété l'étude (selon le degré d'avancement des élèves), qu'il en attaque une autre.Bref, les tentatives éprouvées de l'emploi du « centre d'intérêt » ont donné des résultats étonnants, meme chez les sous-doues.En voici quelques-uns.Le « centre d'intérêt »: a) pique la curiosité; b) soutient l'attention; c) favorise les recherches; d) amène des découvertes; i) constitue la formule idéale de « l'activité e) développe l'esprit de concentration; f) coordonne et solidifie les connaissances; g) assure un succès immédiat et futur; h) rend l'élève plus débrouillard, moins passif; rigée » telle que recommandée par l'École active.Ce n est pas Id une innovation, me direz-vous; il y a vingt ans, on avait recours à ce procédé.Certes, mais 1 a-t-on toujours utilisé de la façon idéale ?L'on peut enseigner en groupant toutes les matières autour d une même idée et laisser l'enfant dans un état complet de passivité.C'est ce qui existe quand le titulaire fait lui-même le travail de préparation, de recherches et de compilation. 1943 NOS ENFANTS.NOS MÈRES.NOTRE PAYS.707 Les résultats énoncés plus haut ne sont pas obtenus en laissant au maître seul toute l'initiative.Ils découlent d'un enseignement actif où l'on fait appel à l'élan vital, & la puissance créatrice de l'enfant qui, placé dans l'ambiance convenable, jouit d'une certaine liberté d'action et contribue ainsi, pour une large part, d son développement.L'enfant devient conscient et heureux de la nécessité de son action personnelle.C'est ainsi, qu'en laissant s'épanouir dans sa vigoureuse spontanéité l'âme de l'enfant, cet enseignement produit des résultats merveilleux.D'ailleurs, ce sont des données que nous avons présentées le mois dernier en parlant de l'École active.Le « centre d'intérêt » étudié d'après les principes de la formule nouvelle d'enseignement, dite « méthode d'entreprise », non seulement couvre une grande partie du programme, mais répond & l'idée inspiratrice des Écoles Montessori, Winnetka et autres.L'explication de ces théories fournie par le Rév.Père Alcantara Dion, o.f.m., le prouve amplement.En parlant de l'enseignement actuel comparé à celui qui se fraye, avec raison, un chemin dans notre milieu primaire, il suggère les modifications suivantes: 1° « Diminution du nombre de matières et de sous-matières jugées jusqu'ici essentielles â une culture humaine sans laquelle l'accès aux carrières libérales est fermé, pour faire place plus grande au développement des dons individuels plus prononcés.D'où, division du programme même, dès l'élémentaire en matières essentielles où tous doivent atteindre un niveau minimum, sans détermination mathématique, cependant, du temps requis pour y arriver.» 2° « Possibilité pour l'enfant d'exécuter â la perfection le programme obligatoire selon ses forces physiques et psychiques du moment, sans que son status scolaire en souffre.» 3° « Formation d l'individu par une plus grande place laissée â l'activité, à.l'initiative, aux réalisations personnelles en particulier; formation â la liberté par l'exercice de responsabilités concrètes a n que tu en subisses 1 influence, et que tu sois christianisé, ou nouveau-né du comment p Ii1frUntef'a:UX sci®nces physiques, la galvanisation, fera mieux comprendre comment peut se faire cette mystérieuse génération spirituelle.de peiTde va^eiir0lpn^fenter’ PaF “éthode appelée galvanisation, 1° on prend un objet quelconque en dissolution de Î’T™ T r f,e fer ou de cuivre‘ 2° 0n le plonge dans un bain qui contient électrique 4° T’nhlpt , arJ>eni'’ 1 attachant au fil négatif de la pile.3° On établit le courant électrique.4 L objet reçoit la dorure ou l’argenture qui lui donne le brillant et la solidité.! . 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 735 Pour le Baptême, 1° on prend un enfant d’Adam, c’est-à-dire non encore incorporé au Christ.2° On le plonge dans l’eau contenant la vertu génératrice de Notre-Seigneur, on fait cela par l’une ou l’autre des ablutions.3° Par les paroles de la forme, on établit le courant de la vertu divine, ou de la puissance génératrice, qui se précipite sur l’enfant.4° L’enfant est christianisé, son âme a le caractère du Christ, ou la forme chrétienne, il est régénéré.Il a un nouveau père et une nouvelle mère, il a pour père le nouvel Adam et pour mère l’Église.a) Effet direct: Comme nous le voyons, ce qui est produit directement par le Baptême, ce n’est point la justification de l’âme, mais bien sa christianisation.En effet, si un adulte, en état de péché mortel, et encore attaché à son péché au point de ne pas vouloir cesser de le commettre, recevait validement le Baptême, il n’obtiendrait pas la remise de ses fautes, et pourtant il serait uni à Jésus-Christ: il serait constitué membre du Christ et incorporé à l’Eglise, incarnation sociale du Christ; une forme chrétienne serait donnée à son âme; il aurait le caractère, la marque du chrétien.b) De cet effet essentiel tous les autres découlent: 1.— La grâce sanctifiante et la remise des péchés: Cette union avec le Christ procure la grâce sanctifiante, efface du même coup le péché originel et les péchés personnels.1° La christianisation de l’âme appelle tout naturellement sa divinisation.Nous l’avons vu: cette participation créée à la vie divine, cette divinisation de l’âme, c’est la grâce sanctifiante.En même temps que la matière et la forme sont appliquées au baptisé, Dieu lui donne donc la grâce sanctifiante, il crée dans son âme une vie divine; cette âme pourra désormais vivre une vie qui ressemble à celle de Dieu.N.B.— En même temps que le baptisé reçoit la grâce sanctifiante, il reçoit aussi les vertus surnaturelles ou infuses et les dons du Saint-Esprit.2° Avec l’infusion de la grâce sanctifiante, le baptisé reçoit le pardon de tous les péchés (originel et personnels) qui souillent son âme.La grâce sanctifiante est évidemment incompatible avec la souillure de l’âme.N.B.— Le baptisé reçoit aussi la remise de toutes les peines dues à ses péchés.Les baptisés sont des nouveau-nés du Christ: les nouveau-nés n’ont point de dettes.La raison en est que le Baptême incorpore l’homme à la Passion et la mort de Jésus-Christ, Passion et mort pleinement suffisantes pour effacer non seulement les péchés mais aussi les châtiments qu’ils méritent.2.— L’héritage céleste: Dès l’instant que nous devenons enfants de Dieu, nous devenons aussi ses héritiers, et les cohéritiers de Jésus-Christ (Rom., VIII, 17).Unis avec Jésus-Christ de la manière la plus intime, faisant, en quelque sorte, partie de lui-même, nous avons, comme lui, droit à cette gloire éternelle qui lui appartient à si juste titre de toute éternité, et que d’ailleurs il a conquise, comme homme, au prix de tout son sang.Ce n’est cependant qu’un droit conditionnel.En effet, ce droit à la récompense du ciel est subordonné à l’observation fidèle des engagements pris au Baptême.3.— La grâce sacramentelle: Cette union avec le Christ et avec l’Église met entre les mains du baptisé toutes les grâces actuelles nécessaires pour conserver et accroître la vie divine qu’il a reçue, et pour recevoir avec fruits les autres sacrements.N.B.— Il est bien entendu que chez un adulte ces effets indirects du Baptême ne sont produits que s’il le reçoit avec les dispositions requises.Conditions d’efficacité: A) Conditions d’existence (de validité) : 1.— Le Baptême doit être réellement administré: 1° Tous les hommes ont reçu de Jésus-Christ le pouvoir de le donner.Jésus l’a voulu ainsi pour que ce sacrement soit à la portée de tous.Toutefois, le ministre ordinaire du Baptême est l’évêque et le prêtre.Quand le Baptême est administré par d’autres personnes en dehors du cas de nécessité, le Baptême existe, mais il y a faute de la part de ceux qui agissent ainsi; dans le cas de nécessité, non seulement elles peuvent mais elles doivent baptiser. 736 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai 2° Le signe sensible doit être respecté: l’ablution d’eau naturelle et la forme: Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, prononcée par la même personne et en même temps.3° Le ministre doit avoir l’intention de donner le Baptême de la véritable Église de Jésus-Christ.2.— Le Baptême doit être réellement reçu: 1° Tous les hommes peuvent le recevoir.2° Ceux qui sont parvenus à l’âge de raison doivent donner leur consentement.S’ils sont incapables de l’exprimer au moment où on les baptise, le sacrement existe s’ils ont eu par le passé l’intention de le recevoir, et s’ils ne l’ont pas rétractée.N.B.— Le Baptême ainsi donné et reçu imprime toujours le caractère, incorpore à l’Église, rend apte à recevoir les autres sacrements et donne droit à la grâce.B) Conditions de réception fructueuse: Les petits enfants n’ont naturellement aucune disposition à apporter puisqu’ils sont incapables de mettre obstacle à la grâce.Les adultes doivent avoir: 1° La foi: croire à l’existence de la vie surnaturelle.Cette foi suppose la connaissance de Dieu et des principaux mystères de la foi.2° La contrition, au moins imparfaite, des fautes personnelles, un commencement d’amour de Dieu et la résolution d’obéir aux commandements de Dieu et de l’Église.3° L’espérance: attente ferme et confiante de la grâce et de la vie éternelle.N.B.— Lin adulte qui reçoit le Baptême sans ces dispositions ne reçoit pas la grâce.Il recevra la grâce quand il aura enlevé l’obstacle qui fermait à la vie divine l’entrée de son âme.Dieu n’attend que ce moment pour donner au caractère, imprimé déjà, l’accompagnement qu’il réclame.Nécessité: Disons ü aoora que le Baptême (le sacrement) est le seul moyen mis à notre disposition pour que nous soyons configurés au Christ, c’est-à-dire christianisés.Mais, pour aller au ciel et y jouir de la vision intuitive, il suffit d’avoir la grâce sanctifiante.Le Baptême d’eau: Les adultes qui peuvent le recevoir y sont tenus sous peine de damnation.Ceci apparaît facilement des textes que nous avons déjà cités: « Nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit.»; « Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant.»; (( Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ».Il s ensuit, en bonne logique, que ceux qui croient et refusent de se faire baptiser seront damnés.Les enfants qui meurent sans Baptême, même sans que leurs parents se soient rendus coupables e negligence, ne peuvent jouir de la vision béatifique.Cela ne fait aucun doute, puisque leur âme est, pm ee de la grâce sanctifiante.Il paraît bien certain aussi qu’ils ne sont point damnés, c’est-à-dire qu ils ne yont point en enfer.La bonté et la justice de Dieu s’opposent à ce qu’un pareil châtiment eur soit infiigo.Quel est donc leur sort?Il semble bien que cqs enfants jouissent d’une certaine e acite.L est sans doute un bonheur purement naturel, n’exigeant dans l’âme aucune puissance suriIa.ure^e: ^°1C1 ' enseignement de saint Thomas: (( La privation de la vision intuitive ne fera sou nr en rien ces enfants, bien plus ils se réjouiront de participer à la bonté divine et d’avoir des perfections naturelles ».Le Baptême de sang et le Baptême de désir: Ce n est pas à dire parce que le Baptême est si rigoureusement nécessaire qu’il ne puisse jamais etre suppléé par des actes ou des sentiments qui en tiennent lieu.j adu^tes, et même pour les enfants, tous les effets du Baptême, sauf le caractère, sont ° 5S a Par le martyre, ou Baptême de sang.Le Baptême de sang ne donne point seulement f •f’ra.ce.sany 1 ante, il remet tous les péchés et même la peine temporelle due à ces péchés.« C’est e i jure a un martyr que de prier pour lui », disait-on dans la primitive Église. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 737 Il y a un autre moyen de suppléer au Baptême d’eau, c’est ce que l’Église appelle le Baptême de désir.Ceux qui, en danger de mort, connaissent le Baptême et ne peuvent le recevoir doivent y suppléer par un acte de charité ou de contrition parfaite en y joignant le désir d’être baptisés.Le Baptême de désir ne remet pas nécessairement la peine temporelle due au péché.Nous pouvons étendre cette consolante espérance à ceux qui, ne connaissant pas l’obligation d’être baptisés, aiment pourtant Dieu de tout leur cœur et sont dans les dispositions de ne rien lui refuser, ils ont le désir implicite du Baptême.Mais en admettant que le désir implicite du Baptême, contenu dans le désir de faire intégralement la volonté de Dieu, suffise pour qu’une âme qui n’est souillée que par le péché originel arrive à la possession de la grâce sanctifiante, il semble bien, à la réflexion, que ce cas doive être l’exception, et de plus, si cette âme a eu le malheur de commettre des fautes graves, elle ne peut en obtenir le pardon que par un acte de charité ou de contrition parfaite, disposition qui doit se trouver assez rarement chez les infidèles.N.B.~ Profitons de cette leçon pour faire comprendre à nos élèves les sentiments qui poussent les missionnaires à quitter leur famille et leur patrie pour aller évangéliser les infidèles, pour faire connaître et aimer l’œuvre delà Sainte Enfance et l’œuvre de la Propagation de la Foi, qui ont pour but de sustenter les religieuses et les missionnaires qui se dévouent pour donner le Baptême et apporter la foi à tant d’âmes que le Baptême seul peut arracher à la damnation.Ce sont des œuvres qu’il faut soutenir.Remarque: Nous n’avons pas assez conscience de la grandeur que nous confère le caractère du Baptême.Par lui le chrétien est relié au Christ comme nos membres à notre tête, par lui il est revêtu d’une puissance spirituelle qui l e rend apte, comme dit saint Thomas, à prendre part au culte chrétien, et même le rend participant au sacerdoce du Christ.Alexandre avait dans son armée un soldat qui portait le même nom que lui.Il apprit qu’en un jour de combat, son homonyme avait été pris de peur et s’était enfui devant l’ennemi.Il le fit venir et lui dit: « Change de nom ou change de conduite ».Que de fois ne mériterions-nous pas le même reproche ?Nous n’avons plus le droit de vivre comme de simples païens, du moment que nous avons été incorporés au Christ.Le Catéchisme Romain commence son traité sur le Baptême par des considérations remarquables sur la nécessité, pour les fidèles, de connaître et de comprendre tout ce qui a trait à ce sacrement, et, pour les pasteurs (et éducateurs), de ne pas laisser passer d’occasion sans l’expliquer dans son ensemble ou du moins sans insister sur quelque point particulier: « Les pasteurs doivent donc toujours craindre de n’avoir consacré ni assez de soin ni assez de zèle à traiter de ce sacrement ».Ne manquons pas aussi de faire connaître et comprendre les rites et les cérémonies du Baptême.Ils sont d’une beauté si grave et d’un symbolisme si expressif qu’il y a toujours avantage à les bien connaître et à les bien faire connaître.IL FAUT LIRE MORISSET (Gérard).Évolution d’une pièce d’argenterie.Ouvrage orné de 24 gravures.Québec, 1943.32 pp.19.5 cm.(Collection Champlain).L’auteur parle ici de l’évolution de l’encensoir en Nouvelle-France au cours de deux siècles, du XVIIe siècle jusqu’à nos jours.Le premier encensoir de fabrication canadienne date de 1724, dit l’auteur.Et il décrit les plus belles pièces, analyse leur art, signale les transformations.Il conclut que.“ chez nos ancêtres, hommes simples et réfléchis, la tradition n’est point fixité.Elle vit d’une vie intense, abondante, généreuse.Elle est un ferment de vie.” Les éducateurs et les éducatrices trouveront dans ce volume de monsieur Morisset, comme dans les deux précédents d’ailleurs, des sujets pratiques et précieux pour la leçon d’histoire.Ils doivent en profiter.Ressusciter le passé de l’art dans notre pays est à la fois utile et beau.Beau parce qu’on y retrouve des chefs-d’œuvre, utile parce qu’on y puise un stimulant qui peut inspirer ceux qui créent pour grossir et conserver le patrimoine national.L.L. 738 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai CENTRE D'INTÉRÊT Pour la 7e année du cours par GABRIELLE NOËL de TILLY, spécialisée en pédagogie de l’Institut pédagogique de Montréal.COMMENT UN CENTRE D’INTÉRÊT PEUT COUVRIR UN PROGRAMME DE CLASSE Ce projet vous semble peut-êtj'e difficile ou impossible.Difficile ?oui, il faut l’admettre.Impossible ?non.Il a déjà été réalisé dans d’autres pays avec succès, pourquoi n’en serait-i I pas de même ici?Cette méthode nouvelle a soulevé bon nombre de protestations et les critiques les plus acerbes; mais on ne critique pas ce qui n’a pas de valeur, on l’oublie tout simplement; alors, toutes ces protestations et ces critiques qui en font ressortir la haute portée, nous encouragent à défendre davantage la noble cause des centres d’intérêt.Ce nouveau procédé d’enseignement est un programme d'idées associées autour d’un même sujet, qui nécessite de la part des élèves une grande activité; il va sans dire que, pour être profitable, cette activité doit être surtout mentale.Il ne faut toutefois pas négliger l’activité physique qui aide beaucoup l’activité mentale, lui sert souvent de base et donne au professeur, l’occasion de découvrir chez les élèves, des aptitudes particulières si elles existent, ou de les faire acquérir dans le cas contraire.Dans la mise en pratique de ce procédé, il faut se rappeler que le rôle du maître se limite à celui de guide, et que c’est l’élève qui exécute le travail, en mettant en branle toutes ses facultés intellectuelles et son adresse manuelle pour réussir l’entreprise.J’essaierai de montrer dans cet article comment on peut couvrir une bonne partie du programme de classe de septième année, avec un centre d’intérêt.Le sujet choisi est d’une triste mais réelle actualité: LA GUERRE Justement à cause de cela, les enfants s’y intéressent beaucoup; les adultes l’ont pris comme sujet de conversation, les journaux l’ont adopté comme thème principal, et la vie tout entière de 1 homme en est pénétrée, à partir du besoin physique de se nourrir, jusqu’au besoin intellectuel de penser et de s’exprimer.Les enfants se rendent compte du bouleversement que crée la guerre dans leur milieu: départ d’un frère pour l’armée, situation matérielle meilleure et train de vie plus élevé.Il faut étendre ce champ de vue et leur faire voir ce qu est la guerre en dehors de leur cercle familial, de leur ville et de leur pays, et cela tout en faisant leur programme de classe.J- ^°ur m^eux vo^r Ie professeur et les élèves à l’œuvre dans la réalisation d’un centre d intérêt, transportons-nous dans une classe de septième année de garçons.Comme dans les autres années du cours, chaque journée de classe comprend l’enseignement de la religion, du français^ de 1 arithmétique et de l’une ou de l’autre des matières secondes.La journée débute généralement par une heure de religion; le professeur, qui se rappelle que les notions apprises occasionnellement sont plus facilement retenues, décide de profiter de l’avantage qu offrent les événements quotidiens pour donner sa leçon de catéchisme. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 739 RELIGION Supposons que nous sommes au lendemain de l’hécatombe causée par le bombardement d’une école de Londres.Le maître débute par une conversation amicale à laquelle tous les élèves peuvent prendre part.Prof.— Quels sont ceux qui ont lu le journal hier soir ?Qui se rappelle l’entête de la première page ?Elève.— C’était: Bombardement d’une école de Londres.Prof.— Qui peut me raconter l’événement P Et le maître dirige la narration orale tout en corrigeant les fautes de langage.Enfin, pour diriger la conversation vers son but, il demande: Prof.— Est-ce qu’il y a un commandement qui défend de tuer son prochain ?Elève.— Oui, le cinquième commandement de Dieu.Prof.— Est-ce que les aviateurs allemands qui ont bombardé l’école et tué les enfants ont commis un péché mortel ?Elève.— Non monsieur.Prof.— Pourquoi ?Cherchez dans votre catéchisme les cas où il est permis de tuer son prochain.Nommez-les.Pourriez-vous aider les petites victimes du bombardement ?Élève.— Oui monsieur.Prof.— En allant à Londres ?Élève.— Non, c’est trop loin.Prof.— Vous me dîtes que vous ne pouvez pas vous rendre à Londres, d’abord parce que c’est trop loin, ensuite parce que vous êtes trop jeunes pour être entraînés comme soldats.Alors, par quel moyen pourriez-vous aider ces victimes ?Élève.— Il y a la prière.Prof.— Comment la prière serait-elle un bon moyen ?Quand faut-il prier ?La guerre est-elle un danger, une affliction ?Parmi quelles œuvres de miséricorde la prière pour les défunts se classe-t-elle ?Connaissez-vous des œuvres de miséricorde temporelle que vous pouvez accomplir pendant la guerre ?Et la conversation, coupée de recherches actives dans les livres de religion, catéchisme, histoire sainte, évangile, continue jusqu’à ce que le professeur ait atteint le but qu’il poursuivait.La leçon de religion est passée d’une façon agréable: conversation et recherches.Quoi de plus intéressant pour l’enfant ! Son jugement s’est exercé, sa curiosité a été piquée pour être enfin satisfaite.L’heure d’instruction religieuse peut se terminer de cette façon: Prof.— Vous avez trouvé que la prière était pour vous le meilleur moyen d’aider les viptimes de la guerre; sincèrement, dites-moi si vous le faîtes tous les jours ?Élève.— Non monsieur.(Franchise caractéristique de cet âge.) Prof.— Pourriez-vous le faire ?Élève.— Oui monsieur.Prof.— Connaissez-vous une prière que vous pourriez réciter ?Élève.— Le De Profundis.Prof.— Oui, c’est la prière pour les défunts.Mais, y en a-t-il une composée spécialement pour les victimes de la guerre ?Élève.— Non monsieur.Prof.— Quand on ne trouve pas une chose toute faite, est-ce que l’on s’en passe ?Élève.— Non, on la fait soi-même quand c’est possible.Prof.— Je vous donne quelques minutes pour composer une courte prière pour les victimes de la guerre.Chacun de vous lira ensuite sa prière et vous choisirez la meilleure pour la réciter tous les matins.Et voilà comment, dans une conversation où chaque élève a le droit d’exprimer et de défendre son opinion, de démander des explications, d’exposer son point de vue, de discuter, voilà comment l’enfant apprend d'une façon active, à connaître sa religion et voilà comment surtout il apprend à la vivre.N’estrce pas là le but que tout professeur doit poursuivre dans l’enseignement de cette matière?De la même façon ou par des procédés semblables, le maître peut faire entrer une partie de son programme de religion.C’est ainsi qu’il traitera des commandements.Il est si facile de trouver, dans les événements actuels, des faits concrets qui illustrent chacun d’eux. 740 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai Et la troisième année de la vie publique de Jésus-Christ qui est au programme ne met-elle pas en évidence la doctrine de paix, d’entente et d’amour que Notre-Seigneur est venu enseigner aux hommes?Ici peuvent entrer facilement les évangiles, les paraboles et les épîtres.Voilà, pour la formation morale, une étude assez complète faite d’après notre centre d’intérêt.Seule, cette formation morale ne saurait donner à la société les fortes personnalités dont elle a besoin.C’est pourquoi l’enfant doit apprendre qu’il a des devoirs à remplir vis-à-vis de son corps et de son âme, comme nous l’enseigne le civisme, autre matière inscrite à l’horaire.Tout cela, prouvé par des exemples concrets, peut soulever un fervent enthousiasme chez les adolescents de septième année, qui sont à l’âge des élans et des ambitions.Il est facile de provoquer ces réactions, en racontant des faits réels, en soulignant les actes héroïques des guerriers contemporains, en faisant connaître les débuts généralement humbles des vrais héros, en citant des noms et en suggérant les moyens d’imiter ces hommes d’éclat.LANGUE FRANÇAISE Vocabulaire: Et la leçon de français succède à la religion.Une causerie de quelques minutes sur l’actualité, fournit l’occasion d’un bon exercice de langage; les enfants s’habituent à exprimer clairement leurs idées, soit en racontant un fait, soit en l’expliquant, soit en l’appréciant, tout en formant leur jugement.Il n’est pas absolument nécessaire que l’exercice de langage se fasse à l’heure du français.Comme on l’a vu au début, il peut tout aussi bien passer dans la leçon de religion, alors que les enfants racontent le fait lu la veille dans le journal.Dans ces exercices de langage entrent inévitablement un grand nombre de mots de vocabulaire spéciaux à la guerre.Chose curieuse, c’est que si l’on regarde la liste des mots de vocabulaire de la septième année, on en trouve un grand nombre se rapportant d une façon directe à la guerre.En voici quelques-uns: différend, amarrer, aquatique, Irlande, embûche, batterie, brasier, scandale, guet, gaffe, geôle, tact, scélérat, insu, coutelas, tocsin, infatigable, cargaison, menotte, Verdict, antipathie, dynamite, citadin, nic\el, cherté, entête, influenza, hostile, joug, cession, glycerine, loque, obus, tempérance, délit, banlieue, cannonade, clause, tyran, moribond, rapace, coque, illusoire, catastrophe, choléra, effroi, interprète, sanction, imminent, démarrer, et un grand nombre d’autres mots, se rattachant d’une façon moins directe et dont l’énumération serait trop longue à faire.Les enfants retiennent beaucoup mieux une connaissance qui leur a été enseignée non pour elle-même, mais pour en expliquer une autre qui les intéresse.C’est pourquoi le professeur trouve grand avantage à.faire passer les mots du vocabulaire dans un exercice de langage, dansjjne leçon de géographie ou dans une lecture.Voici une expérience faite récemment dans une cinquième année: Le professeur^ voulait enseigner quelques mots de vocabulaire parmi lesquels figurait celui-ci: hécatombe.Chaque jour, il avait l’habitude de montrer cinq mots par la méthode ordinaire, c'est-à-dire, recherche et lecture des mots dans le dictionnaire, puis épellation collective et individuelle.Ce jour-là, il décide d’employer un autre moyen: ^il découpé dans le journal un article intitulé: (( Une femme tombe et canse une hécatombe.)) Il l’apporte à la classe et à l’heure du français, il appelle un eleve et lui demande de lire le titre à haute voix.Il s’informe ensuite si un des eleves connaît la signification du mot (( hécatombe )) et il l’écrit au tableau.Comme il 1 avait prévu, personne ne répond.« Écoutez attentivement la lecture que va vous faire votre compagnon, leur dit-il, et je suis certain que vous pourrez m expliquer ce mot.)) 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 741 Après lecture faite, le professeur pose de nouveau sa question: quinze mains sur dix-neuf sont levées, alors il décide d’exiger des réponses écrites.Voici quelques-unes des réponses relevées: C’est beaucoup de monde qui meurt.Bien des personnes sont tuées à la même place.C’est un accident avec des morts.C’est un accident qui fait mourir bien des femmes et des enfants.Il y en avait d’autres à peu près semblables: en tout, treize enfants sur dix-neuf avaient saisi le sens du mot mais tous ne pouvaient l’exprimer aussi clairement.«Cherchez le mot dans votre dictionnaire )), ajoute le professeur; on y trouve: « Mise à mort de plusieurs personnes.)) A la fin de la semaine, le même professeur donne pour composition le sujet suivant: « Le feu se déclare dans une salle de cinéma où sont réunis plusieurs enfants un samedi après-midi; beaucoup d’entre eux meurent.Racontez le fait.» Au moment de la correction, il a l’agréable surprise de trouver le mot « hécatombe )) dans onze compositions.Les enfants avaient appris la signification du mot par déduction à la suite d’une lecture et l’avait confirmée dans le dictionnaire, c’est pourquoi ils l’avaient retenue.Lecture: Il est très facile de faire de la lecture française en rapport avec la guerre en suivant le programme de classe de la septième année; parmi les lectures obligatoires figurent celles-ci: (( La Prière )), (( L’alcoolisme et ses funestes effets », (( Nos forêts », (( La patrie », (( Dollard ».La première est rattachée au centre d’intérêt de la même façon que le chapitre de la prière dans le catéchisme.La deuxième fait partie du civisme qui comprend les devoirs envers son corps.Quant à la troisième, il s’agit de faire voir aux enfants la nécessité du bois pendant la guerre, la pulpe pour le papier-journal.(( La patrie »: impossible de trouver un sujet qui se rattache davantage à notre centre d’intérêt.(( Dollard » : il serait intéressant de noter ici, par le procédé de comparaison, les différences et les ressemblances entre les guerres d’autrefois et les guerres d’aujourd’hui, les héros d’autrefois et les héros d’aujourd’hui.Un petit débat qui aurait pour sujet: (( Lesquels ont le plus de mérite, les héros d’autrefois ou ceux d’aujourd’hui?» deviendrait tout à la fois composition dans la préparation, exercice de langage dans la présentation, histoire et lecture, sans compter le plaisir et l’intérêt des enfants.Après avoir enseigné les lectures du programme par la méthode ordinaire, on peut appliquer les connaissances acquises, dans d’autres lectures sur la guerre qui se feraient à l’heure de la géographie, par exemple.Le programme souligne encore ceci: (( Donner beaucoup de soin à la lecture intelligente et facile.Apprécier les idées et les sentiments contenus dans le texte.Rechercher les qualités de style: correction, clarté, précision, concision, énergie.» Toutes ces exigences pédagogiques ou méthodiques peuvent être satisfaites si le professeur sait choisir, dans les journaux et les revues, les articles bien écrits sur la guerre actuelle: nous en trouvons des exemples heureusement réussis, dans nos quotidiens montréalais et dans nos revues mensuelles.Une lettre d’un soldat prisonnier à sa famille fournira sûrement un exemple de concision dans le style, et un discours de Churchill ou de Roosevelt fera connaître ce qu’est l’énergie d’un style.Tous les genres d’écrits peuvent être trouvés: narration, description, lettres, pièces en vers ou communiqués.Quant aux récitations de mémoire, on présente aux enfants des pièces épiques, sur les guerres modernes autant que possible.Composition: La guerre fournit un grand nombre de sujets de composition; comme pour les lectures, tous les genres peuvent y passer: description d’une parade militaire ou d’une manifestation 742 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai patriotique à laquelle on a assisté: narration d’un exploit héroïque des forces alliées; lettres à un frère ou à un ami soldat; invention d’une histoire de guerre dont les sujets seraient fournis par l’imagination qui serait elle-même aidée par les événements récents.Tout cela couvre le programme qui exige (( des récits de faits vus ou connus avec détails et rédaction qui’ait une assez belle allure )).Grammaire: Il n’y a qu’une seule façon de rattacher l’étude de la grammaire au centre d’intérêt sur la guerre: c’est par le moyen des exemples.Le programme comprend: étude des verbes, des participes, des adverbes, des prépositions, des interjections et des conjonctions.Toutes ces parties du discours se présentent souvent dans les lectures et les compositions.Il ne faut jamais manquer une occasion de faire remarquer et raisonner l’orthographe de ces mots à l’heure de la lecture ou de la correction de la composition; ces remarques frappent davantage l’enfant, si elles sont faites sur son propre travail et enseignées à l’occasion; il les retient plus facilement.Je dois ajouter que ceci ne suffit pas pour apprendre à fond l’emploi de ces parties du discours; il faut l’enseigner le plus concrètement possible par la méthode ordinaire, et donner des exercices systématiques que l’on appelle (( drill )), pour compléter l’enseignement.Essayer de composer des exemples qui auraient tous la guerre, ou ce qui l’entoure pour thème, serait une tâche fastidieuse et inutile que l’on ne conseille pas.La première fois que l’on enseigne une partie du discours par le procédé de déduction, il sera bon, pour piquer la curiosité des élèves, de mettre quelques phrases se rapportant à la guerre; mais les autres phrases d’application porteraient sur différents sujets.Voici quelques exemples: Adverbe : Préposition: Conjonction Interjection: Participe : Il vaut mieux souffrir la guerre plutôt que l’esclavage.Les Allemands croyaient arriver plus tôt à leur fin.Les soldats ont marché six heures de suite pendant leur entraînement.Un bon soldat obéit tout de suite à ses officiers.La flotte française de Toulon ne voulait ni se rendre, ni se vendre.O guerre, combien de mères tu fais pleurer ! Chut ! quand on est en guerre, il faut savoir se taire.On gagne la victoire en combattant, (participe présent) Les forces combattantes (adjectif verbal) s’épuiseront si la guerre dure longtemps.Heureux le jeune homme qui peut dire: « J’ai rendu à mon pays tous les services que j’ai pu.)) L’Angleterre n’a pas payé entièrement les dettes que la dernière guerre lui a values.Le professeur peut demander aux enfants de composer eux-mêmes des phrases qui contiendront l’application des règles de grammaire apprises récemment et qui auront « la guerre » pour thème; ceci pourrait se faire comme exercice de phraséologie.Un défilé militaire, les funérailles d’un soldat, le retour de quelque héros, une campagne de récupération, un emprunt de la victoire, une quête faite au profit des marins, un concert au profit de l’armée ou de la Croix-Rouge, le lancement d’une corvette et d’autres faits quasi quotidiens, que j’oublie encore, peuvent facilement devenir sujets de conversation entre le maître et l’élève à l’heure des exercices de langage.ARITHMÉTIQUE En arithmétique comme en grammaire, un problème dont la donnée portera sur une question économique de la guerre, pourra servir de point de départ pour l’enseignement d un nouveau genre de problème.Mais ici encore, on n’exige pas que tous les problèmes portent sur ces questions, quoique ceux qui se rattachent aux taxes puissent occuper à eux'seuls une bonne place dans le centre d’intérêt. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 743 Voici, par exemple, quelques problèmes du genre de ceux qu’on pourrait inclure dans le programme de la septième année.1.Votre père achète trois obligations de la Victoire de cinquante dollars qui rapportent trois pour cent d’intérêt.Quel montant retirera-t-il au bout d’un an ?2.Votre frère se fait un salaire de vingt-cinq dollars par semaine, et il achète des timbres d’épargne de guerre pour deux pour cent de son salaire.Combien aura-t-il de timbres après un an ?3.Votre mère achète un porte-cigarettes pour votre frère qui est soldat.Elle le paie huit dollars, on exige en plus quatre pour cent de taxes municipale et provinciale et vingt-cinq pour cent comme objet de luxe.À combien lui revient ce cadeau ?4.Un réfugié français que vous rencontrez vous dit qu’il a payé sa montre trois cents francs au moment où le franc valait cinq cents de notre monnaie.Combien cela fait-il ?5.Avant la guerre, on payait les œufs quarante-deux cents la douzaine, aujour-d hui on les paye cinquante cents.Quelle est l’augmentation par cent ?En se servant de 1 imagination, on peut trouver un grand nombre de problèmes sur le meme thème.De meme, la comptabilité personnelle, recettes et dépenses d’un soldat, peut servir pour l’enseignement d’un Journal-Caisse.LEÇONS DE CHOSES Et voilà le professeur arrivé à l’heure consacrée aux matières secondes.De quoi leur parlera-t-il dans les leçons de choses ?Les enfants entendent souvent parler de l’effort de guerre du Canada.Savent-ils ce que c est ?C est le moment de l’expliquer puisque les leçons de choses doivent^ porter sur les industries, surtout celles de la province.Les usines d explosifs de Ste-Therese ou de St-Paul 1 Ermite, les usines pour la construction d avions (Noorduyn Aviation Limited) (Canadian Car & Foundry) (Federal Aircraft), les chantiers pour la construction des navires (Vickers, à Montréal) et (Marine Industries Limited) à Sorel.Les enfants trouvent fort intéressants ces sujets dont les journaux parlent tous les jours, soit pour donner des records, soit pour demander de la main-d’œuvre.Ces industries font une large part dans 1 effort de guerre du Canada: il est bon que les enfants le sachent.Comment concrétiser ces leçons de choses?D’une façon fort simple: par une affiche.C est un travail de dessin de composition que le professeur demande aux enfants.Il organise un concours auquel tous les enfants prennent part.Voici ce qu’il demande: « Dessinez sur une feuille de 9 x 12 une affiche qui illustrera l’effort de guerre du Canada d’une façon décorative, et qui représentera ce que manufacturent nos grandes industries de guerre.Celui qui aura le meilleur travail, agrandira son œuvre et aura l’honneur de la mettre en évidence dans la classe.» Ce travail offre de grands avantages: il oblige les enfants à une activité mentale et physique; il les force à chercher quelles sont nos industries de guerre et ce qu’elles produisent; il fait appel à leur application dans le dessin; il forme leur goût dans la disposition de ce dessin et l’agencement des couleurs; il les oblige à synthétiser, car une affiche doit contenir peu de mots; enfin, il peut contribuer à développer un sentiment de patriotisme en leur montrant que le Canada fait sa large part.GÉOGRAPHIE Il va sans dire que la (( guerre )) est un centre d’intérêt plutôt géographique.Il peut couvrir le programme de géographie de la septième année qui comprend: les États-Unis, 1 Europe et les autres pays qui ont des rapports avec le Canada.L’étude de ces pays doit être faite, non pour les connaître en détails, mais montrer où on les trouve sur la carte, 744 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai par quelles voies on peut les atteindre, quelles sont les capitales et les grands traits qui les caractérisent.Tout cela, mentionné par le programme est absolument essentiel aux enfants pour pouvoir comprendre l’enchaînement des faits de la guerre actuelle.Rien de plus facile que de suivre les combats chaque jour, si l’on fait faire aux enfants, une carte du monde, très grande, sur laquelle on pourra voyager et situer les événements journaliers; rien de compliqué, une ligne de division pour la frontière de chaque pays, le nom des pays, leur capitale, et un échantillon en nature ou dessiné de ce qui caractérise le pays: nom des océans, mers et détroits qui font communiquer des pays ou des continents et qui ont une importance relative à la guerre.Quelques fils de laiton sur lesquels on fait voyager aéroplanes, bateaux, convois, sous-marins et armées de terre.Comment s’y prendre pour faire dessiner cette carte ?Par la méthode active qui fera appel à l’esprit d’observation des enfants.Il faut d’abord que le professeur suscite chez les enfants le désir de suivre la guerre et les événements actuels.Il peut le faire de cette façon: Prof.— Ce matin, vous m’avez raconté le bombardement d’une école de Londres; vous m’avez aussi dit que vous ne pouviez vous rendre dans cette ville parce que c’était trop loin.Dites donc dans quel pays est située cette ville ?Elève.— En Angleterre.Prof.— Pourquoi les Allemands bombardent-ils cette ville plus souvent que les autre^ ?Elève.— C’est la capitale et c’est là que réside le gouvernement.Prof.— Quel est le premier ministre de l’Angleterre ?Élève.— Churchill.Prof.— Quel est l’homme important des États-Unis qui est allé rendre visite à Churchill ?Élève.— Le président Roosevelt.Prof.— Comment s’est-il rendu en Angleterre ?Élève.—• En avion.Prof.—- Comment aurait-il pu s’y rendre aussi ?Élève.— Par bateau.Prof.—• Quel océan faut-il traverser pour se rendre en Angleterre ?Élève.— L’océan Atlantique.Prof.— La guerre se passe-t-elle seulement en Angleterre ?Actuellement où y a-t-il^de grandes batailles ?Élève.— En Russie.Prof.— Seulement en Russie ?Regardons sur le journal d’hier soir.Lisons l’entête: «La huitième armée s’empare de Sfax.» Où est située cette ville P (Les enfants ne peuvent répondre à cette question.) Vous nele savez pas, eh bien! je vais vous le dire, c’est en Tunisie; et la Tunisie est située au Nord de l’Afrique.Vous ne pouvez pas voir cette ville sur la carte parce qu’elle est trop petite.Qu’est-ce que l’on pourrait bien faire pour suivre la guerre chaque jour ?Élève.— Faire une carte plus complète.Prof.— C est une bonne idée.Nous allons nous servir de notre petite carte comme modèle.De quelle grandeur la ferons-nous ?Les élèves font le calcul pour conserver les bonnes proportions.Le professeur divise ensuite la classe en cinq groupes; chaque groupe doit agrandir une des cinq parties du monde sur un papier d’emballage.Et voilà la classe en pleine activité: chaque enfant est occupé à reproduire du mieux qu’il peut soit son propre pays ou l’un des autres théâtres de la guerre.Pendant ce temps, le maître va de l’un à l’autre indiquant une correction à faire ici ou là, faisant observer les grandes lignes qui déterminent la forme générale du pays; mais toujours, il reste le guide, laissant le travail à l’enfant.Quand le travail est à peu près terminé, le maître appelle les élèves d’un même groupe qui viennent se ranger devant leurs compagnons et leur montrer leur travail; le maître demande alors de décider du meilleur dessin en se fondant sur les bonnes proportions gardées et la ressemblance avec le modèle.Ce sont les enfants qui critiquent le travail et le jugement d’un groupe est généralement bon.Les cinq groupes passent un à un pour être jugés.L’élève dont la carte est choisie dans chaque groupe est aussi désigné pour la reproduire et la mettre en couleur.Puis 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 745 le maître parle du travail à faire avec cette carte, en acceptant les bonnes suggestions des enfants et en leur laissant l’initiative de l’organisation.C’est ainsi qu’au bout de quelques jours, bateaux, soldats, avions, chars d’assaut, voyageront à qui mieux mieux sur la grande carte.L’heure de la géographie deviendra une heure de détente instructive, au lieu d’une heure d’ennui pendant laquelle on énumère force populations, villes et produits des pays à étudier, sans savoir où ils sont situés, sans connaître leur importance.En suivant les évènements actuels sur la carte, les enfants auront plaisir à retenir une multitude de renseignements qui leur seront donnés sous genre de nouvelles inté* ressantes, par exemple, ils apprendront que les alliés ou les ennemis veulent conquérir tel pays ou telle partie de pays, parce qu’on y trouve ou des puits de pétrole, ou des mines de charbon, etc.Ils connaîtront ainsi les pourquoi de la guerre.Tant mieux pour le professeur, si cette heure de géographie devient l’heure préférée des enfants.Alors, il peut y faire entrer de l’arithmétique, de la lecture, du vocabulaire et de I histoire.Ainsi, il fait calculer les distances, trouver la durée d’un voyage, comparer la vitesse d un avion ordinaire avec celle d’un bombardier, etc.De même, pour suivre les événements, la lecture des journaux s’impose; le professeur voit à ce que les élèves lisent avec intelligence comme s’il s’agissait d’une lecture du programme.Dans ces lectures, quotidiennes, entrent plusieurs mots de vocabulaire énumérés au début.Les differentes batailles de la guerre nous conduisent dans plusieurs pays, plusieurs villes qui rappellent des souvenirs historiques: ainsi, pour ne citer qu’un cas, la bataille de Russie nous place Napoléon devant les yeux.Avec la carte claire et peu compliquée, il y a tout le nécessaire pour faire une étude géographique conforme au programme et cela d’une manière fort intéressante.Les enfants apportent chaque jour 1 article du journal qui traite de l’événement important de la guerre: raid aérien sur telle ville, avance des armées alliées ou ennemies dans tel secteur, sabotage et torpillage d’un navire, etc.Tous ces changements de situation, ces avances, ces actes héroïques sont situés d’abord sur la carte, leur importance est ensuite expliquée.Les enfants quittent la classe ayant augmenté chaque jour leur bagage de connaissances pratiques et nécessaires, satisfaits d’eux-mêmes et de leur professeur.Ils ont participe personnellement, d une façon active a 1 etude de leur programme, ils ont joui de cette étude et ne souhaitent qu’une chose: la poursuivre le lendemain.Dans plusieurs classes où l’on enseigne par centres d'intérêt fondés surlaméthode active, (signification moderne) on constate une assiduité remarquable chez les élèves.Cela est expliqué par le fait que les enfants sentent qu ils jouent un rôle dans leur propre instruction et que leur effort est aussi nécessaire que l enseignement du maître.Et comme ils trouvent leur (( activité)) fort agréable, ils s’efforcent de ne perdre aucune journée de classe.REMARQUES GÉNÉRALES Vous avez sans doute remarqué qu’on laisse quelques parties des matières en enseignant par centres d’intérêt: c’est que cette méthode défend de forcer les cadres.Il faut se résigner à enseigner ces autres parties de programme par la méthode ordinaire.Parfois même, on doit laisser une matière complètement de côté.Il y a des sujets qui sont plutôt géographiques, d’autres plutôt religieux, d’autres qui font appel à plus de dextérité manuelle; c’est au professeur de choisir celui qui remontera la faiblesse de sa classe.Voici une suggestion pour amener les enfants à donner un travail personnel au cours de l’étude d’après notre centre d’intérêt: la guerre.Au bas de la grande carte, on colle quatre poches de papier pour y déposer quatre cahiers sur les sujets suivants: 746 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai Premier cahier sur la religion que l’on peut intituler « Les commandements d’un soldat chrétien.» Deuxième cahier: « Comment devenir un bon soldat.» Ce cahier traiterait de civisme, d’hygiène et de bienséance.Troisième cahier: « La guerre au Canada », résumé des leçons de choses.Quatrième cahier: « Hier et aujourd’hui », cahier sur l’histoire, entièrement composé par le procédé de comparaison.Ces quatre cahiers, composés et illustrés par les élèves à l’heure de l’étude de la matière, soit en collaboration, soit individuellement, résumeront les connaissances acquises par ce centre d’intérêt.Lorsqu’un enfant découvre une notion nouvelle en rapport avec la guerre, soit en histoire, soit en religion, soit dans l’une des autres matières, il la fait connaître au maître; si celui-ci la juge utile, nécessaire, ou précieuse même, il la fera écrire dans l’un des cahiers; à la suite de son travail, l’enfant appose sa signature.« La guerre )) est un sujet que l’on peut recommander plus spécialement pour les garçons parce qu’il répond mieux à leurs tendances.Comme il a été dit au début, c’est une tâche assez difficile d’enseigner un programme de classe par un ou plusieurs centres d’intérêt qui provoquent l’action chez l’enfant; cela nécessite de la part du professeur, une préparation solide, une imagination à fortes ressources, un souci constant de se tenir au courant des événements.C’est une dure mais non impossible tâche qui vaut ce qu’elle a coûté.Une expérience, non voulue mais forcée par les circonstances, a été faite l’année dernière à Montréal.On a enseigné à des fillettes de sixième année, le programme de cette classe par un seul centre d’intérêt: «La famille», en conservant le souci de susciter, chez les élèves une action aussi intime que réfléchie, de sorte que chacun prenait une part active à sa formation.La moyenne d’âge (chronologique) des enfants était de treize ans et six mois, et la moyenne d’âge mental: neuf ans et onze mois.Les quotients intellectuels variaient entre soixante-quatre et quatre-vingt-dix.A la fin de l’année, ces enfants on subi les mêmes examens que les élèves des deux autres classes parallèles, et treize sur quinze ont dépassé la moyenne requise pour être promues en septième année.Si cette méthode donne des résultats très satisfaisants, chez des enfants arriérés ou du moins faibles, ne croyez-vous pas qu’on devrait en attendre des résultats merveilleux chez des sujets normaux ?Ce centre d intérêt sur la guerre, élaboré en tenant compte des principes de l’École Nouvelle a ete fait d apres un programme de septième année de la Commission des Écoles catholiques de Montreal.Mais il peut être adapté au programme'de tout autre Commission scolaire, en y apportant quelques modifications. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 747 MÉTHODOLOGIE de l’ARITHMÉTIQUE / Etude du problème par J.-HENRI BESSETTE, i.t.S il est une période délicate dans l’éducation mathématique du jeune écolier, c’est bien celle où, connaissant la mécanique des quatre opérations et pouvant les employer à la résolution de petits problèmes à opération unique, il est sollicité de faire un problème comportant plusieurs opérations diverses, c’est-à-dire de raisonner.Passer des données d un problème un peu long, comportant plusieurs opérations, à la réponse demandée par une série d opérations intermédiaires, c’est une gymnastique de l’esprit qui ne s’acquiert pas sans difficulté ! Il y a cependant une double manière de familiariser l’élève avec la pratique du problème: a) La première, appelée méthode synthétique, part des données, en déduit ce qu’on peut trouver et arrive ainsi à la réponse.h)^ La seconde, au contraire, part de la question posée et fait reculer la difficulté jusqu’à en arriver aux données de l’énoncé.C’est la méthode dite analytique.Exposons ces deux méthodes en prenant l’exemple suivant: Problème.— Un quincaillier achète 2 douzaines de lampes à $1.20 la lampe.Il en casse une.A combien lui revient chaque lampe qui lui reste, sachant que les frais de transport et d’emballage s’élèvent à $0.75?Solution synthétique : Nombre de lampes achetées: 12x2 = 24 Nombre de lampes qui restent: 24—1 =23 Prix d’achat des lampes: $1.20x24 = $28.00 Prix de revient total: $28.00 + $0.75 = $28.75 Prix de revient d’une lampe: $28.75—23 = $1.25 Solution analytique: Prix de revient d’une lampe Prix de revient total: nombre de lampes qui restent: Prix d achat-f les frais nombre — nombre ($0.75) de lampes de lampes achetées cassées (24) (1) 748 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai ,-^ Prix d’achat Nombre d’une lampe X de lampes ($1.20) (24) Cette solution analytique procède d’une bonne gymnastique intellectuelle, mais elle n’est pas toujours à la portée des enfants.Notez ce que dit M.A.Souche, à la page 88 de son Vade-Mecum: « La méthode dite analytique donne des habitudes de logique et de rigueur dans le raisonnement; mais elle prête à de graves critiques: 1° Elle est lourde et rigide, et ne fait pas appel à l’intuition et à la perspicacité de l’enfant; 2° Elle ne se suffit pas à elle-même: l’enfant ne peut commencer son analyse que lorsqu’il a déjà saisi le point précis qui doit orienter sa solution; 3° Elle ne peut se prêter à la solution de certains problèmes.La méthode synthétique, appelée parfois méthode intuitive, est mieux à la portée de l’enfant qui résout par étapes les petites questions particulières, fusionne plusieurs données en une seule et s’approche progressivement de la difficulté principale.Parfois il lui est demandé de (( vivre )) l’énoncé, de le réaliser, de le mimer, de le jouer.» Donc, bien plus que la méthode savante, cette méthode naïve, selon l’expression de Jules Gai, convient en tout point à l’enfant.Elle se présente à lui avec bonté, avec sagesse, avec bon sens.Elle dit, très rassurante: (( D’abord, écartons les difficultés.Ne songez pas à la solution.Ne fixez pas les yeux au loin sur ce qu’on vous demande.Regardez tout près.Réduisez-vous à lire l’énoncé et à le comprendre.C’est là le premier et le plus utile conseil, applicable aux problèmes comme à tout exercice.)) (Cf.Vade-Mecum, p.87.) D autres principes suivent, dont les principaux sont: 1° Rendre l’énoncé cohérent; 2° Écrire l’énoncé en abrégé; 3° Simplifier le problème en résolvant les problèmes élémentaires dont il est formé./ r PrindpÇ'—Rendre l'énoncé cohérent.De nouveau, citons ici M.Gai, inspecteur général de l’instruction publique (Des faits à l’idée, p.1 12).Problème.Quel est le chemin parcouru en 1 h.20 par un cycliste dont la bicyclette a des roues mesurant 7 pieds de tour et faisant 125 tours par minute?L énoncé lu et compris, je le trouve incohérent, on y parle d’heures et on y parle de minutes.Ici et dans tous les cas semblables, je traduis les données en respectant ce principe naïf.S exprimer dans une seule langue et employer les mêmes unités pour les grandeurs de meme espèce.Ma traduction me donne ce nouvel énoncé.Quel est le chemin parcouru en 80 minutes par un cycliste dont la bicyclette a des roues mesurant 7 pieds de tour et faisant 125 tours à la minute?j \ D où la solution: Chemin parcouru en 1 minute: 7 pieds x 125 = 875 pieds.Chemin parcouru en 80 minutes: 875x80 = 70,000 pieds.1 Xem^e'~r ^erre avait des billes, il en a perdu les 2/5, puis il^en a trouvé es / .Iles sont alors au nombre de 36.Combien en avait-il au début?sgàr 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 749 L’énoncé est incohérent en ce qu’il emploie des unités différentes: cinquièmes et dixièmes.Je traduis en prenant des fractions ayant le même dénominateur.Pierre avait des billes, il en a perdu les 4/10, il en a retrouvé les 3/10.En définitive, Pierre en a perdu 1/10.Il lui en reste 36.Combien en avait-il d’abord?Il en perd 1 dixième, il lui en reste 9/10 qui valent 36 billes.1/10 vaut 36-h 9 et 10/10 36x10 valent-= 40 billes.Pierre avait d’abord 40 billes.Traduire l’énoncé d’une manière cohérente, c’est aussi, lorsqu’il contient des grandeurs de nature différente (longueur, surface), faire un choix d’unités concordantes et indiquer les modifications qui en résultent.2e principe.— Écrire l'énoncé en abrégé.Problème.— Un terrassier a acheté une brouette et une pelle, le tout pour $8.00.Dire combien la brouette coûte de plus que la pelle, sachant que celle-ci vaut $1.00?Abrégé de l’énoncé: Brouette + pelle = $8.00 Brouette + $l -00 = $8.00 D’où prix de la brouette: $8.00—$1.00 = $7.00 La brouette coûte en plus: $7.00—$1.00 = $6.00 3e principe.— Simplifier le problème en résolvant les problèmes élémentaires dont il est formé.Problème.— Un cycliste part à 8 heures du matin, marchant à la vitesse de 15 milles à l’heure.Au bout de 4 heures, il s’arrête et se repose 1 heure.Il arrive à 3 heures de l’après-midi.Quel trajet a-t-il accompli?L’énoncé m’effraye par sa longueur et sa complication.Je cherche à le raccourcir et à le simplifier.Je dis que le cycliste parti le matin arrive le soir, 7 heures après son départ avec un arrêt de 1 heure, et j’obtiens ce nouvel énoncé bref et clair dont la solution est immédiate: Quel est le trajet parcouru en 6 heures à raison de 15 milles à l’heure?Trajet: 15m.x6 = 90 milles.Malgré l’excellence de ces conseils, d’accord avec les auteurs précités, nous vous invitons à notre tour à examiner naïvement les problèmes, à ne pas craindre les tâtonnements méthodiques, à vous libérer des formules et des solutions-types, toujours fausses 750 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai devant la vie.On pourrait dire que ce qu’il faut chercher « ce n’est pas à résoudre les problèmes avec une méthode, mais avec méthode )).Peut-être la formation d’esprit à laquelle contribuerait un enseignement primaire de l’arithmétique inspiré du bon sens plus que du travail en série en vue du diplôme, serait-elle profitable au futur citoyen, et serait-elle un facteur de bon sens politique ! Mais nous voyons trop loin peut-être ! Qu’importe?Du bon sens d’abord et toujours.Tout d’abord et incidemment, un mot d’appréciation du Vade-Mecum officiel pour l’enseignement du calcul en France: c’est un ouvrage de pédagogie théorique et pratique, très riche de suggestions.Il est, sous un faible volume, la synthèse d’un grand nombre de procédés pédagogiques ou de conceptions relatives à l’éducation mathématique que nous serions obligés de rechercher dans des ouvrages variés et plus touffus.C’est aussi pour les maîtres primaires un instrument de travail éclectique, pondéré, rationnellement établi, c’est-à-dire faisant confiance à la raison plutôt qu’à l’automatisme.Les nombreuses citations que nous en avons tirées au cours de notre étude méthodologique montreront aux maîtres de chez nous que la lecture du Vade-Mecum peut élargir leur horizon, servir de thème à d utiles réflexions et leur suggérer des idées nouvelles.En effet, toute confrontation du système d’éducation québécois avec un système étranger, quel qu il soit, permet de mieux approfondir l’esprit de notre enseignement, de mieux comprendre notre mission éducatrice.Mais les conceptions françaises ont l’insigne privilège d être moins dogmatiques, d accorder à l’esprit de recherche et-à l’effort personnel, - non scholae, sed vitae discimus — une place plus importante que nous le faisons.C est dire que le V ade-Mccum serait, pour les éducateurs canadiens-français un instrument de perfectionnement professionnel qu ils devraient avoir dans leur bibliothèque personnelle.Ceci dit, concluons.Deux phrases résument toute cette étude: (( Efforçons-nous de rajeunir notre enseignement du calcul, de mettre la réflexion avant le mécanisme.Le temps n est plus où il était de règle de mettre l’automatisme avant la raison.)) A ^mais ce renouveau pédagogique s opère dans nos méthodes, n’allons pas, de grace, oublier la part de mérité très grande qui revient de droit au génie français.Considérant, en effet, 1 état actuel de nos misères dans ce domaine, pourrions-nous seu s rompre avec nos traditions statiques d’enseigner ?Hélas ! ici comme à l’étranger, a persistance des traditions par le vieillissement des maîtres pèse si lourdement qu’on est tout étonné quand un changement arrive.C’est peut-être là ce qui explique le mieux no re temeraire suffisance ! Aussi, étant donné les circonstances, nous voulons en profiter pour prec er a tous 1 insatisfaction intellectuelle et, en même temps, rendre hommage comme i convient à tous ces grands pédagogues français dont les écrits sont pour nous es resors ^ un prix inestimable.Donnons-nous donc la peine d’aller y glaner les vérités necessaires a notre pensée pédagogique et acceptons avec reconnaissance de nous laisser inger par e es.Oui, faisons taire nos préjugés et ne craignons pas la lumière d’autrui ou qu e e vienne.« Un nain sur les épaules d’un géant a toujours vu plus loin que le géant lui-meme.)) ¦' K cnnf 7laiI\en1aA’ a ez7: ce sont les faits qui louent; c’est l’œuvre qui juge l’ouvriei Ipc £UVf>ceS a j ^iU1 ,^is.ent ce cfue vaut l’école, ce que vaut le maître, ce que valer dpc mn 1 ’ ^ ’ ^ua ^ 1 s aS1^ d un ensemble de résultats venant d’un ensemble d’école des conclusions se dégagent qui prennent vraiment sens et portée.Ici, comme ailleurs, le dernier mot reste à l’art d’enseigner. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 751 PARLONS BIEN (Comité permanent de la Survivance française en Amérique) V-MÉTHODES DE GYMNASTIQUE ARTICULATOIRE par JACQUES MORDRET, profeiseur à l’Université Laval et à l’École normale Laval.Dans notre dernier entretien, nous avons exposé les principes sur lesquels nous devions fonder la pratique des exercices articulatoires.Nos buts, je le rappelle, sont les suivants: acquérir la souplesse, l’énergie (consonnes), la stabilité (voyelles), la précision.Toutle travail doit être mis sous le contrôle de la volonté consciente, en vue d’acquérir finalement l’exact réflexe.Ceci posé, voici les quelques indications promises précédemment, sur lesquelles nous pourrons organiser notre programme.Dans l’exercice phonétique, comme dans toute autre matière, il est toujours bon de suivre un ordre logique.Entre autres avantages, cela nous permet de ne jamais rien oublier.Je ne reviens point sur la gymnastique respiratoire qui doit être pratiquée en premier lieu.Reprenons la liste des organes mobiles qu’il nous faut exercer: la mâchoire, les lèvres, la langue, le voile du palais.Et retenons bien notre liste dans cet ordre.I — Quel est le rôle de notre mâchoire ?Certains semblent avoir à coeur de parler sans la faire bouger.Quoi qu’ils disent, ils le disent comme s’ils avaient cette articulation solidifiée.Souci esthétique?.parfois.chez de jolies femmes qui ont entendu dire qu’il était malséant de montrer leur langue à tout le monde.Je ne demanderai jamais cela, ni qu’on « l’ouvre » à la manière de certains « chanteurs à voix » (il arrive que ceux-là l’ouvrent de travers !) Mais, tout de même, on reconnaîtra que pour permettre aux sons de sortir, pour permettre aux vibrations sonores d’acquérir par le feu des résonnances buccales l’amplitude nécessaire, pour assurer à la langue la place indispensable à son aisance dans ses subtils mouvements, il faut donner à notre bouche un volume intérieur minimum.D’autre part, sans être spécialiste, on comprendra que tous les sons ne réclament pas une ouverture identique: certains en demandent une petite, d’autres une moyenne, d’autres encore exigent une assez grande ouverture.Et comme les sons les plus différents se trouvent juxtaposés dans les mots et les phrases, on admettra nécessairement que doivent se produire des mouvements de mâchoire.Ces mouvements seront d’autant plus visibles que nous aurons besoin de parler plus fort (à cause des nécessités de l’amplification).Ces mouvements seront d’autant plus rapides que le rythme de notre débit sera lui-même plus accéléré.Or, si la mâchoire a une musculature qui la rend très puissante, par contre elle n’est pas très souple naturellement.J’ai même constaté que ceux qui parlent en public ont une certaine tendance à la contracter parfois.Même observation chez ceux, enfants ou adultes, à qui l’on demande d’articuler fortement.Cette habitude est mauvaise; moins mauvaise que la paresse des lèvres, évidemment; mais il est nécessaire de réagir.Le travail d’assouplissement du maxillaire est donc indispensable.On pourra pour cela se servir du groupe: Vé .à, puis du groupe A .c, prononcés sans interruption un 752 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai certain nombre de fois de suite, en observant que la syllabe V'e.du premier groupe, et que le A du second groupe doivent être prononcés assez longs, tandis que les deuxièmes phonèmes des dites combinaisons seront lancés très brièvement et porteront un vif accent d’intensité.Ainsi dans le groupe Ve .à, le maxillaire, en position presque fermée pour prononcer le phonème Vé doit se détendre brusquement et descendre très bas pour permettre l’émission du A aigu et clair, et portant loin: VééééAh ! — VéêééAh l etc.Mêmes observations pour le groupe A .é, mais cette fois évidemment le mouvement est inverse: Aaaaéh l — Aaaaéh ! Recommandation importante: Il faut prendre garde de toujours tenir la langue étalée sur le plancher de la bouche; elle doit suivre le maxillaire inférieur dans ses mouvements, son extrémité antérieure étant appuyée derrière les dents.L’exercice sera d’abord fait lentement, puis sur un rythme de plus en plus rapide, et toujours en souplesse, sans raideur, ni contraction.II—Passons aux lèvres.Le moment n’est pas encore venu de décrire le rôle des lèvres dans la bonne prononciation.Chacun sait cependant qu’il est important.Mais on ne se rend pas encore suffisamment compte que la plupart des incorrections phonétiques usuelles tirent leur origine de leur mauvais fonctionnement.Elles commandent la grandeur de l’ouverture de la bouche, indépendamment de l’action de la mâchoire: elle contrôlent donc la phonation des voyelles.Elles assurent l’occlusion buccale indispensable à la production de plusieurs consonnes très employées.Aux lèvres, il faut tout demander: souplesse, énergie, stabilité, précision dans les mouvements.La moindre négligence pourra faire tomber sur nous le désagréable qualificatif de « bouche molle ».Si 1 on observe le mouvement des lèvres, on remarque leur admirable mobilité.Elles peuvent s allonger, battre 1 une contre 1 autre, s’éloigner l’une de l’autre, et s’étirer sous 1 effort des muscles faciaux.Tous ces mouvements sont nécessaires suivant les cas.Mais ils sont de nature si differente qu on ne peut espérer au moyen d’un seul exercice travailler à la fois toutes ces aptitudes.Les exercices de gymnastique labiale seront donc de plusieurs sortes, que nous classerons en deux catégories: 1) ceux au moyen desquels nous cultiverons i aptitude à 1 ouverture 2) ceux avec lesquels nous développerons l’agilité et la précision dans les occlusions et les explosions.) L exercice recommandé précédemment pour la gymnastique du maxillaire inté-resse ans une certaine mesure les lèvres.Mais alors, l’ouverture est surtout assurée par e maxillaire, les lèvres ne faisant que suivre ses mouvements, et restant souples.Tandis que pour un grand nombre de sons, il nous faut les allonger, les (( muscler )), à des tensions iverses.Ainsi, le son « EU )) que l’on trouve dans le mot (( fleur )), et les sons (( U )> et j.}) rePres d abord très lentement, puis de plus en plus vite, en ayant 6 Ou^ours re£ndre s°norité propre des deux voyelles (éviter de siffler le T).C’est assez^ atigant s il est bien exécuté, car les lèvres doivent se mouvoir sans cesser d etre portées en avant.à nasspr " n°US U l jurons les groupes (( OU.I » et (( 1 .OU )), pour nous rendre habile latéralp M-Ve^ rapi 1 e Ct Pr^c^si°n de la position des lèvres la plus (( tubée )) à la plus et arrp'nf 'reC!P-r°qUe.T, et non pas de le remplacer par un simple souffle.Vous le pratiquerez d’abord sur un rythme lent, puis de plus en plus vite.Accentuez les consonnes, pesez sur elles, pressez fortement l’air sur les lèvres, de façon à obtenir d’elles un parfait serrage et à différencier au maximum les caractères propres à chacune des consonnes (un B et un P, un V et un F ne doivent pas pouvoir être confondus par un auditeur placé à une vingtaine de pieds du parleur).Voilà donc pour les exercices du maxillaire et des lèvres.Nous étudierons la prochaine fois ceux qui intéressent la langue et le voile du palais.Ils sont aussi importants.Vous vous en êtes déjà certainement rendu compte, chers lecteurs, ceux que nous venons de décrire peuvent contribuer à modifier de façon appréciable cette espèce d’enkylose dont souffrent bien des gens, à condition toutefois qu’ils soient consciencieusement pratiqués.Vous pourrez me demander s’ils sont possibles dans les écoles?Je n'hésiterai pas à répondre par l’affirmative.Les élèves ne trouvent jamais ridicules les enseignements que les professeurs leur donnent avec conviction et autorité.Que ceux-ci n’aient pas eux-mêmes de respect humain, et tout marchera parfaitement.Il n’est pas douteux qu’il faille commencer à faire pratiquer ces méthodes gymnastiques dès les premières années d’école.Les enfants non seulement apprendront à articuler avec précision dès l’âge tendre, mais se familiariseront avec l’idée qu’il est nécessaire de s’exercer, sans pour cela tomber dans le ridicule.Il est indéniable qu’il faut à un maître plus de savoir-faire pour imposer ces méthodes à des enfants de 10 à 15 ans qui n’en ont pas encore entendu parler, qu’à des plus petits.Mais ceux de 10 à 15 ans ne les trouveront jamais extraordinaires si on leur a donné l’habitude de s’exercer dans leurs premières années d’école.C’est donc dès maintenant qu’il faut prendre les petits, et mettre les exercices du gymnastique orale à votre programme, en vue d’une belle moisson de résultats dans quelques années à peine.Mais, chers amis, j’ai assez écrit aujourd’hui.Je vous laisse, pour pratiquer moi-même mes propres conseils.Quelques minutes seulement.J’en ai toujours besoin.Et vous?Allons ! Soyez sincères.et faites comme moi ! 754 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai SUGGESTIONS POUR REVUE GÉNÉRALE DU PROGRAMME DE L'ANNÉE 1942-43 N.D.L.R.—Nous vous conseillons de consulter, en page 707, les renseignements sur le ((Centre d'intérêt)) tel qu'élaboré dans le présent questionnaire.Cependant, vous remarquerez immédiatement que la revue du programme des deux premières années du cours n a pas été préparée d'après ce procédé d'enseignement concentrique.Première année Religion I — A son réveil, Jean veut offrir son cœur à Dieu : quelle prière récitera-t-il ?Que signifie cette expression : Donner son cœur à Dieu ?II — Nommer les prières dans lesquelles nous parlons des trois personnes de la Sainte Trinité.Comment le signe de la croix nous fait-il penser au mystère de la Sainte v Trinité ?III — A qui parlez-vous quand vous dites le Notre Pire ?Que demandez-vous à Dieu quand vous dites: Donnez-nous aujourd'hui notre fain quotidien ?Iv ~ Quelle prière récitez-vous en l'honneur de la sainte Vierge ?Qui a récité cette prière en s’adressant à la sainte Vierge ?À quelle occasion l’a-t-il récitée ?V Marie a désobéi à sa maman :q uelle prière récitera-t-elle pour demander pardon à Dieu?VI — Qu’est-ce que le mystère de la Sainte Trinité ?Quel âge a le bon Dieu ?^ Comment s'appelle l’Ange qui prend soin de nous ?Y a-t-il des anges qui sont méchants ?Ont-ils toujours été méchants ?VIH— Comment Dieu a-t-il fait l’homme ?Que faut-il pour conserver notre âme toujours belle ?Adam et Eve ont-ils conservé leur âme toujours belle ?IX — Comment le bon Dieu a-t-il puni nos pre- miers parents ?Que leur a-t-Il promis ?Qui était ce Rédempteur ?Qu’a-t-il fait pour nous racheter ?X — Quel sacrement le bon Jésus nous a-t-il donné pour effacer nos péchés ?Quand reçoit-on le sacrement de Pénitence ?Langue française Lecture Livre: Congrégation Notre-Dame (nouvelle édition), (jevuè).Dictée L’heure de la prière a sonné.Le bon Jésus demande à son Père de bénir notre pauvre terre.Jésus demande le pardon du péché.Marie écoute son Jésus adoré.Exercices I — Combien y a-t-il de mots dans la première phrase ?II — Dans la deuxième phrase, trouver: un mot de trois syllabes, deux mots de deux syllabes. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 755 III — Mettre an trait sous les noms de personnes de la dictée.IV— Que fait Marie ?Qui Marie écoute-t-elle?V — Qu'est-ce que Jésus demande à son Père en priant ?Lecture Livre: Forest-Ouimet.(revue) Dictée Le marin a perdu son chemin.Cécile récite une leçon facile.Marguerite range son linge.La ménagère a jeté le légume gâté.Alice mange une cerise rouge.Exercices I — Combien y a-t-il de mots dans la première phrase ?II — Que fait Cécile ?Sa leçon est-elle difficile ?III — Y a-t-il un mot de quatre syllabes dans la troisième phrase.Le nommer.IV — Dans la quatrième phrase, trouver un nom de personne et un nom de chose.V — Nommer le mot d’action de la dernière phrase.Qui fait l’action ?Quelle est la couleur de la cerise ?Rédaction orale Les élèves construiront dans leurs propres mots de petites phrases sur chacun des noms suivants: papa, maman, jour, printemps, soleil.Note.—Cet exercice doit être oral.Arithmétique Calcul oral I — Combien y a-t-il de grains dans 2 dizaines de votre chapelet ?II — Huit petits garçons jouent aux billes; deux garçons se font mal et quittent le jeu: combien reste-t-il de garçons au jeu ?III — Pouvez-vous me dire la différence entre 1 dizaine de pommes et une douzaine de pommes ?IV — Marguerite a 10 pièces d’un cent et elle en donne la moitié à son petit frère: combien lui reste-t-il de pièces ?V — Dans le nombre 16 quel chiffre a le plus de valeur ?Combien ce chiffre vaut-il d’unités ?Calcul écrit I — Écrire 13, 27, 45, 50, 32.II — Dans un verger, il y a 19 pommiers; on en a coupé 4: combien en reste-t-il ?III — Marc a acheté 14 billes; Pierre en a acheté 15; Jean en a acheté 10: combien les 3 garçons ont-ils de billes en tout ?IV — Maman avait 36 oranges dans un sac, elle en ôte 5 qui sont gâtées: combien en restera-t-il dans le sac ?V — Quelle somme égalent les nombres suivants: 12+16+20= ?Deuxième année Religion I — Quand avez-vous reçu la vie de Dieu en vous ?Quels sont les deux sacrements que vous devez recevoir souvent pour garder la grâce sanctifiante dans votre âme ?II — Quel est le sacrement qui vous a fait chrétien ?Quel est le sacrement qui vous a fait soldat du Christ ?III — Quand faut-il entendre la messe sous peine de péché mortel ?Qu’entendez-vous par fête d’obligation ?IV — Nommer les trois raisons pour lesquelles le bon Dieu vous a créé.Qu’avez-vous fait cette année pour connaître, aimer et servir le bon Dieu ?V — Qu’est-ce qu’une hostie consacrée ?Qui l'a consacrée et à quel moment de la messe ?VI — Nommer nos premiers parents.Nommer les parents de Jésus.VII — Pourquoi récitez-vous l’acte de contrition?Quand devez-vous le réciter ?VIII — Qui faut-il prier particulièrement durant le mois de mai ?Trouver deux raisons pour lesquelles vous priez la sainte Vierge ?IX — Qu’est-il arrivé à Jésus: le jour de l’Annonciation?le jour de Noël?le jour de Pâques ?le jour de l’Ascension ?X — Raconter un des miracles de Jésus, celui que vous aimez le plus ?Qu’est-ce que Jésus voulait montrer par ces miracles ?Langue française Dictée L'été.—La saison d’été est agréable à la campagne.Dans les champs, je vois des marguerites au cœur d’or et de beaux épis que fera mûrir peu à peu le chaud soleil.En été, vive un long congé à la campagne! Grammaire I — Ajouter un adjectif qualificatif aux noms suivants: été, campagne, marguerite, soleil.II — Faire une liste des noms communs masculins.III — Faire une liste des noms communs féminins.IV — Relever deux adjectifs qualificatifs.V — Relever un article masculin et un article féminin.VI — Quel est le présent de chanter +Ô Canada )> ?VII — Quel est le passé de chanter « Q Canada » ?VIII — Dans la dictée, trouvez les verbes au présent.IX — Trouver les verbes au futur.X — Ajouter un verbe: ?aul .en classe.Marguerite .sa maman.Céline .un cantique.Pierre .à son papa.Arithmétique Calcul oral I — Combien de roses dans 7 dizaines ?Combien de piastres dans 200 cents ?II — Henri met chaque semaine 10 cents à la Caisse d’Epargne scolaire; il a en dépôt $1.Pendant combien de semaines a-t-il déposé ? 756 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai III — Céline avait 2 piastres à la Caisse d’Épargne scolaire; elle retire 50 cents; combien d’argent lui reste-t-il à la Caisse d’Épargne scolaire ?IV — Comptons des points: 12+5+3-^ ?10 dizaines de points-(-9= ?soustrayons des points: 17—2—-5= ?5 dizaines de points—2= ?V — Au cours de septembre, Roger était le quinzième de sa classe; au concours de juin, il était le troisième; combien de places Roger a-t-il gagnées depuis le commencement de l’année ?Calcul -écrit I — 146 roses 125 capucines 24 lis — 87 25 tulipes - = ?II — Comptez par 5, de 125 à 175.Descendez par 3, de 99 à 66.III — Au concours de français, Pauline a conservé 83 points; au calcul, elle a conservé 77 points; comptez les points qu’a conservés ‘ Pauline ?IV — Pauline devait gagner 200 points pour ces deux concours; elle en a conservé 160; combien de points a-t-elle perdus ?V -—J’ai déposé à la Caisse d’Épargne scolaire 24 cents; mon frère en a déposé le double; combien a-t-il déposé ?Histoire du Canada et Géographie Saint I — Compléter: Notre pays, c’est le Jean-Baptiste est le patron des .II — Répondre oui ou non: Champlain a fondé la ville de Montréal.Louis Hébert est le premier cultivateur canadien.III — Choisir: La fête de la Saint-Jean-Baptiste a-t-elle lieu le 1er juillet ou le 24 juin ?IV — Comment s'appelle: Le premier évêque du Canada ?Celui d’aujourd’hui ?V — Combien: Jacques Cartier a-t-il fait de voyages au Canada ?Combien de fois Champlain a-t-il fait la guerre aux Iroquois ?VI — Compléter: En hiver il fait .En été il fait .VII — Répondre oui ou non: Dans une semaine il y a sept jours.Lundi est un jour de congé.VIII — Comment s'appelle: Une étendue d’eau entourée de terre de tous les côtés ?IX — Choisir: La ville de Montréal est-elle bâtie sur un cap ou sur une île ?Le Saint-Laurent est une montagne ou un fleuve ?X — Nommer: Les douze mois de l’année.Le nom de votre ville ou paroisse.Troisième année Centre ^intérêt : L'ÉCOLE.Religion I Parm^ les prières que vous récitez le matin à l’école, laquelle-est la plus belle?pourquoi ?II Quels principaux mystères le maître ou la maîtresse vous a-t-il enseignés à l’école?dans quelle prière ces trois mystères sont-ils renfermés ?III — Quel est le devoir d’état d’un écolier ou d’une écolière ?IV —Une petite fille n’écoute pas en classe; de plus, elle est grossière et impolie envers sa maitresse,elle lui desobéit en toute occasion: „ contre quel commandement pèche-t-elle?Quel est le plus parfait modèle des bons éco-hers et des bonnes écolières?IV — Quels sacrements avez-vous reçus depuis que vous venez à l’école ?II — Qu est-ce que le quatrième commandement vous ordonne par rapport à vos parents et a vos maîtres ?VIII — Une petite fille offre sa classe au bon Dieu en arrivant à l’école: quel acte fait-elle ?IX — Jean a volé un crayon de 15 cents à un cama- _contre commandement a-t-il pèche ?X — Pierre a volé un livre de 50 cents à son maître: s’il meurt sans se confesser, pourra-t-il aller au ciel ?Langue française Dictée L'école du village.—C’est une jolie maisonnette avec un toit vert et des murs blancs.Au printemps les oiseaux bâtissent des nids dans les arbres voisins.Les feuilles cachent les oisillons effrayés par les cris des joyeux écoliers.En été, la petite maison abandonnée regrettera les cris et les chansons.Phrases détachées.—L’élève charitable ne choisit pas toujours la première place dans les jeux.Le maître a puni les élèves désobéissants.Louise lira des belles histoires dans son nouveau livre.Jean revenait de sa classe quand la pluie a commencé.Grammaire I — Avec quel mot a été fait: maisonnette^ oisillon ?abandonnée ?écolier ?chanson ?Il — Faire un verbe avec : vert, blanc, cri, voisin, désobéissant.III — Trouver le contraire de : joli, cachent, été, petite ba'tissent.IV — Mettre au pluriel : La maisonnette est jolie. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 757 V — À quel genre appartient: école 1 mursï toit} été ?printemps ?VI — Dans cette phrase : Les feuilles cachent les oisillons, quel est: le sujet ?le verbe ?le complément ?VII — A quel temps est le verbe dans la phrase suivante: Jean revenait de l'école ?VIII — Mettre la phrase suivante: Le maître a puni les enfants désobéissants, au présent.IX — Mettre la même phrase au futur.Rédactiou L'école du village (d’après la dictée).—Où est située l’école ?De quelles couleurs sont les murs et le toit ?Quand les oiseaux bâtissent-ils leurs nids ?Pourquoi les oisillons sont-ils effrayés ?Pourquoi l’école est-elle abandonnée^ été ?L'école.—A quelle école allez-vous ?Combien de classes a-t-elle ?Dans quelle classe êtes-vous ?Combien d’élèves dans cette classe ?Que faites-vous en classe ?A quelle heure allez-vous en récréation ?Aimez-vous mieux prendre la récréation dans la cour ou dans la classe ?Dans quel mois aura lieu la distribution des prix ?Aimez-vous les vacances ?Pourquoi?Arithmétique Calcul oral I—Jeanne reçoit 5 cents chaque fois qu’elle est première: combien de fois l’a-t-elle été si elle a reçu 1 dollar ?II — Paul donne une douzaine de billes à chacun de ses 8 compagnons: combien donne-t-il de billes en tout ?III — André achète pour son maître une douzaine et demie de crayons à 2 cents chaque crayon : combien cela va-t-il coûter?IV — La maman de Pierrette lui donne 35 cents pour acheter un catéchisme de 25 cents: combien lui restera-t-il d’argent ?V — Dans une classe, 36 élèves sont placées dans 4 rangées de bancs: combien d’élèves par rangée ?Calcul écrit I —Jacques s’est absenté 84 jours dans une année de classe qui compte 180 jours: pendant combien de jours, Jacques a-t-il fréquenté la classe ?II — Dans une classe de 25 élèves, chaque enfant boit une chopine de lait par jour.Combien de pintes a-t-on achetées dans un mois de 20 jours de classe ?III — Pour se rendre à l’école un élève fait 98 pas.Combien de pas fait-il dans une semaine de 5 jours de classe ?IV — Dans une école il y a 256 élèves.Combien y a-t-il d’élèves en moyenne par classe, si l’école renferme 8 classes ?V — Guy gagne 38 notes chaque jour.Combien aura-t-il de notes à la fin d’un mois de 21 jours de classe ?Histoire du Canada et Géographie I — Qui fonda la première école à Ville-Marie ?II — Quelle communauté enseignante Mère Mar- guerite Bourgeois a-t-elle fondée ?III — Qui a fondé un couvent pour les filles à Québec ?IV •— Comment se nomme la communauté qui est venue enseigner dans ce couvent ?V — Quelle fut la première supérieure de ce cou- vent ?VI — Quel chant national chantez-vous toutes les semaines dans votre classe ?VII — Qui a composé la musique de ce chant ?VIII — L’église de votre paroisse est-elle au nord, au sud, à l’est ou à l’ouest de votre école ?IX — De quel côté de votre école, le soleil se lève-t-il : à droite ?à gauche ?en face ?en arrière ?X — Votre école se trouve dans: quelle paroisse ?quel comté ?quelle province ?quel pays ?Quatrième année Centre d'intérêt : LES JEUX.Religion I — Vous êtes une bonne enfant: avant de jouer, vous priez pour demander d’être préservée d’accidents.A qui vous recommandez-vous d’une façon spéciale et par quelle prière ?II1— Vous êtes en train de jouer une partie de hockey lorsqu’un de vos camarades tombe brusquement sur la glace et se tue.Quelle courte prière pouvez-vous faire immédiatement pour le repos de son âme ?Écrire cette prière.III — Votre papa vous a donné une belle boîte d’outils pour travailler le bois, mais il ne veut pas que vous vous en serviez le dimanche.Écrire le commandement de Dieu auquel votre père vous demande d’obéir.IV — Un adversaire vous a bousculé en jouant au hockey et vous avez juré de vous venger; cependant en récitant votre Notre Père pieusement, vous décidez d’oublier.Écrire la demande du Notre Père qui vous a inspiré de pardonner.V — Vos frères, avec qui vous vous amusiez, se mettent à raconter des histoires malpropres.Vous les faites taire et vous en avertissez vos parents.Écrire le commandement de Dieu auquel vos frères ont désobéi.VT — Dans la chaleur du jeu, Paul blasphème et frappe Pierre avec violence.A quel péché capital se livre Paul ?VII — Pierre reprend Paul avec bonté.Quelle vertu opposée au péché capital de Paul pratique Pierre ? 758 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai VIII — Blessé à mort dans une partie de balle aux buts, André croit mourir avant l’arrivée du prêtre et il se sent en état de péché mortel.Que doit-il faire s’il veut aller au ciel ?IX — En patinant, Marie se fracture le crâne.L’aumônier de l’Oeuvre des Terrains de Jeux est sur les lieux.Quels sacrements celui-ci peut-il administrer à la victime à ce moment?X — Dire quelle grâce spéciale chacun de ces sacrements procurera à Marie.Langue française Dictée Une partie de balle aux buts.—Hier, notre équipe joua une partie serrée contre le camp de la paroisse voisine.Au commencement de la neuvième manche, les deux clubs comptaient cinq points chacun.Et voilà Îue l’équipe étrangère a deux coureurs sur les buts et eux joueurs morts; le suivant au bâton frappe une chandelle.maisvnotre habile champ-centre réussit une belle prise.A son tour, l’équipe locale est au bâton.Un coureur vole le troisième but.Le pilote rival crie: (( Prends ton temps, lanceur, tu vas mettre ce dernier frappeur hors jeu.» Notre rude cogneur frappe un coup de circuit et nous remportons la victoire au compte de sept à cinq.I Quelle est la nature de servie dans la première phrase ?II —Quelle est la nature et l’espèce de neuvième dans la deuxième phrase ?RI — Pourquoi écrivez-vous le mot prends avec une s dans l'avant-dernière phrase ?— Relever les adjectifs possessifs de la dictée.V A quelle personne sont les deux pronoms de la dictée ?VI Mettre 1 adjectif rival au masculin pluriel, au féminin pluriel.VII — Futur simple, forme négative, de: crier.VIII Présent de l’impératif des verbes: prendre, avoir.IX — Présent du subjonctif, lere personne du singulier de: frappe, réussît.X — Relever un verbe: au passé défini, à l’imparfait de 1 indicatif.Analyse Analyse grammaticale: les mots en italique: Notre professeur organise, en été, des parties de baUe aux buts, en hiver, des joutes de hockey.«cuite non ""{J?" de hockey Votre professeur compre que les jeux sont utiles à l’éducation Dhvsiaue hoeïev1 DnC •dCS, él7CS-.11 or£anise°une partit desCnrC ¦ a ^temiere manche en employa tHote J/.&ardien de but, entraîne lh°n ' atU gaUche' centre- «™»t, arbit chronométreur, marqueur, bdton, chandail, lancer, etc.).nioiTe VT'"- — êteS 1’organisatrice d’un piq, ScllI RéH?meT,lnVltC^ VOtre Petitc cousu Michelle.Rédiger la lettre d’invitation Arithmétique I — Le gérant d’une équipe de balle aux buts achète 10 costumes dont le coût doit être payé par 4 industriels du village.Quel est le prix d’achat de cet équipement si le premier verse $35-, le deuxième, $9.de moins que le premier, le troisième, $4.de plus que le deuxième, et le quatrième $41.de moins que les trois autres ensemble ?Solution: P.C.=part ler-j-p.2e-|-p.3e+p.4c Part 2c=$35.—$9.= $26.Part 3e=$26.+$4.= $30.Part 4e=$35.+$26.-f$30.—$41.= $50.P.C.=$35.+$26.+$30.+$50.= |ML II — Le propriétaire du Québec sportif enregistré, achète 200 paires de patins pour $732.50.Il en revend 156 paires à $4.chacune, et les autres à $4.50 la paire.Quel est son bénéfice total ?Solution: Bén.tot.— P.V.tôt.—P.A.P.V.tot.= $4.X156p.=$624.+$4.50X44 p.= $198.= $822.Bén.tôt.=$822.—$732.50=$S9.50 III — Comme ses joueurs s’enrôlent dans l’armée canadienne, l’organisateur d'un club de hockey vend pour $80.l’équipement et les accessoires qu'il avait achetés aux conditions suivantes: des patins pour $50.18 bâtons à $1.25 chacun; 12 rondelles à $0.35 chacune; 20 jambières à $2.75 la paire; 20 épaulièrcs à $4.25 la paire ; 20 cou-dières à $1.15 la paire.Quelle est sa perte totale ?Solution: Perte tot.= P.C.—P.V.P.C.tôt.: patins= =$ 50.00 bâtons=$l.25X18 b.= 22.50 rond.= $0.35X12 r.= 4.20 jamb.= $2.75X10 p.= 2,7.50 épaul.= $4.25X10 p.= 42.50 coud.= $1.15X10 p.=__1L50 P.C.tôt.= $158.20 Perte tôt.= $158.20—$80.= I7S.20 IV — Pierre et Jean ont compté ensemble 376 points au cours de la dernière saison de hockey.Quel est le nombre de points de chacun si Pierre en a fait trois fois plus que Jean ?Solution: Points J.=N.points tot.-r-n.tôt.fois N.tot.fs= 1 fs Jean+3 fs P.= 4 Points J.=376 p.= 4= 94 Points P.= 94 p.XJi—282 V — Deux écoliers s’entraînent à la boxe pendant 15 3/4 minutes.Pendant combien de minutes ces boxeurs se sont-ils reposés si la première ronde a duré 2 1/4 minutes et, la deuxième, 2 1/4 minutesjet la troisième, 2 minutes et 3/4 ?Solution: Min.repos= temps tôt.—durée rondes Durée r.=2 1/4+2 1/4+2 3/4=7 1/4 m.’î Min.repos=l5 3/4—7 1/4=8J/4 ou 8 1/2 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 759 Histoire du Canada et Géographie Un groupe de garçons qui aiment l'histoire de leur pays organisent des jeux d'apris les récits qu'ils ont étudiés.I — Ils veulent d’abord revivre la fondation de Québec.Pierre est le fondateur: Quel nom doit-il choisir pour la circonstance ?De quel pays doit-il venir ?En quelle année se passe la scène ?II — Une bande de sauvages viennent le saluer et lui demander de les accompagner dans une expédition contre leurs ennemis: quelle marque distinctive portera le chef de la bande ?Quelles armes porteront les sauvages ?Quel nom donneront-ils à leurs ennemis ?Le fondateur devra-t-il accepter leur demande ?III — Au cours d'un autre congé, ces garçons se reportent en 1660.André est le héros du jour.Il apprend que la colonie est en danger et prend la résolution de la sauver: quel nom doit adopter André ?Partira-t-il seul ?D’où partira-t-il ?Où ira-t-il ?Qui combattra-t-il ?Ces braves devront-ils revenir de leur expédition ?Pourquoi ?La colonie sera-t-elle détruite ?IV — Une quatrième fois, Jules et Guy jouent le rôle de deux missionnaires Jésuites martyrisés en même temps: Dire le nom de ces deux missionnaires.Quel genre de martyre devront leur faire subir les autres garçons ?V — Une cinquième fois, les garçons se divisent en deux groupes.On est en 1690.L’un des groupes attaque Québec: Quel nom devra prendre le chef de chaque camp ?Quelles hères paroles devra prononcer le chef du camp qui défend Québec à l’envoyé de l’autre parti qui lui demande la ville?Les défenseurs vont-ils laisser prendre la ville ?Après le siège, quel nom portera la petite église de la basse-ville ?Pourquoi ?VI — Si vous organisez une partie de balle aux buts qui doit commencera trois heures de l’après-midi, à quel point cardinal placerez-vous le receveur pour qu’il ait le soleil dans le dos ?A quel point cardinal sera le lanceur par rapport au receveur ?VII — A cette même partie, vous invitez M.le Curé, M.le Maire et M.le Président de la Commission scolaire: Donner les noms de ces trois personnages de votre localité.VIII —Jean s’amuse avec un chemin de fer électrique; il prétend lui faire faire un voyage de la capitale de la province de Québec à la capitale du Canada avec arrêt dans les deux principales villes qui se trouvent sur le fiarcours.Nommer les deux capitales et es deux autres villes traversées ?IX — Marcel et Pierre ont un joli bateau qu’ils lancent sur un petit étang au bord duquel ils ont construit un quai.Ils font voguer leur navire autour d’une masse de terre qui se trouve au milieu de l’étang.Nommer cette formation de terre ?Si, dans l’étang, il y avait plusieurs de ces terres rapprochées les unes des autres, comment nommeriez-vous le groupe ?X — Après un violent orage, un garçon s’amuse rès d’un canal qu’il dit être le fleuve aint-Laurent; de chaque côté, il forme une chaîne de montagnes avec du sable.Quelles sont les deux chaînes de montagnes qu’il veut imiter ?Cinquième année Centre d'intérêt : MA MÈRE.Religion Marie et saint Jean: Jean, xix, 25-27.—Cepen-pris de la croix de Jésus, se tenaient sa mire, et la sœur de sa mire, Marie de Cléophas, et Marie de Magdala.Jésus donc, voyant sa mire et, debout pris d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mire: « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit au disciple: « Voici ta mire ! )) Et dis ce moment, le disciple la prit chez.lui.I — Dieu préserva-t-il quelqu’un du péché originel?—Dieu garda la sainte Vierge Marie exempte du péché originel parce qu’elle devait être la Mère v de Jésus-Christ.II — A qui Jésus conha-t-il sa Mère, en mourant ?— A saint Jean, l’apôtre bien-aimé.III — Pourquoi, malgré la douleur qu’il causa à sa Mère, Jésus voulut-il endurer une mort si ignominieuse?—Pour se soumettre à la volonté de son Père, nous délivrer du péché et nous mériter la grâce qui nous faits enfants de Dieu.IV — Depuis quand la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, est-elle aussi notre mère ?— Depuis que Jésus au pied de la Croix a dit à saint Jean, qui représentait le genre humain: “Voici ta Mère.” V — Comment pouvons-nous témoigner notre dévotion à notre Mère du ciel ?—Nous pouvons la prier fréquemment, célébrer ses fêtes pieusement et nous efforcer d’imiter ses vertus.VI — Quelles sont les principales fêtes de notre Mère du ciel ?— L’Immaculée-Conception, l’Annonciation, la Purification, l’Assomption.VII — Marie est-elle vraiment Mère de Dieu ?— Oui, parce que le Fils de Dieu, Jésus, est son propre Fils. 760 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai VIII — Citer deux pratiques pieuses qui honorent notre Mère, Marie.—(Au choix).IX — Quels sont nos devoirs à l’égard de notre maman L’aimer, la respecter, lui obéir, l’aider.X — Quels sont les devoirs d’une mère envers ses enfants ?—Entretien, éducation chrétienne, correction, surveillance, bon exemple.Langue française Dictée La mire canadienne—La.première et la plus belle merveille du monde est un cœur de mere.Il suffit d’évoquer les souvenirs de notre enfance pour revoir, penchée sur notre berceau, une femme attentive et souriante: notre mère.Aux jours de l'adolescence, c’est encore vers elle que se tournent nos regards.La jeunesse et la vieillesse passent sans diminuer ce besoin que nous avons de notre mère.Cette femme admirable qui nous a donné la vie, nous continue tous les jours ce don d’elle-même par son affection, son dévouement, son oubli de soi, son héroïsme.Aimons notre mère, vénérons-la toujours.Phrases detachees.—Ces mêmes canadiennes ne vivent que pour leurs enfants.Elles sont les gardiennes du foyer.Mes premières notions de religion me viennent de ma mère.L’école continue l’éducation qu’on avait commencée dans la famille.Grammaire I — Donner des mots de la famille de mire.— Maternité, maternel, maternellement.II — Justifier l’orthographe de tournent—Ce verbe s’accorde avec son sujet regards, 3e pers.du pl.III Imparfait de l’indicatif, forme négative, de: regarder, revoir.— ^ Donner le masculin de: attentive, souriante, canadienne.Attentif, souriant, canadien.V Qu est-ce que l’adolescence ?—L’époqu de la vie qui s’étend depuis l’en fonce jusqu’au temps où l’on cess ™ n de ZraTldir (de 12 à 16 ou 17 ans).VI-Construire deux phrases en employant «j adjectif démonstratif, et ses, adjectif pos sessif.—E*.; Ces enfants reconnais sent le dévouement de leur mère.— La maman aime beaucoup se: chers enfants.VII — Trouver des homonymes de chire.—Chaire chair, cher.VIII — Pourquoi écrit-on son devant affection et son devant les gardiennes i—Le premier est adjectif possessif, le second es: IX - Gure à \a 3e pers‘ du Pluriel J fi£r 1 orthographe de commencée.—Part passé, conj.avec avoir, s’acc.avec son compl.dir.qu’ mis pour édu- X Définir le dond’elle-même .—Sacrifice de sei désirs, de ses penchants, de sa volonté, au profit des autres.Rédaction La fête des mires.—Quand elle se célèbre.Raison de cette fête.Votre conduite en ce jour.Sentiments exprimés: respect, joie, amour, gratitude.Réflexions.Arithmétique I Al occasion de la fête des mères vous achetez chez la fleuriste: 1/2 douzaine de roses à $2.30 la douzaine; 1/4 de douzaine d’œillets a $0.35 chacun et quelques fleurs printanières pour $0.90.Quel est le prix de la gerbe que vous offrirez à votre maman ?Solution: P C.gerbe —P.C.r.+P.C.œil.+P.C.f.pr.P C.roses =$2.30-^-2=$l.l5 P.C.œil.=$0.35X3 œil.=$1.05 P.C.gerbe=$l.l5+$l.O5+$O.9O=$3.I0 II Ginette accompagne sa mère à la campagne.Le trajet pour aller dure 2 heures 20 minutes; celui pour le retour 35 minutes de plus.Elles restent 4 heures 5 minutes chez une parente.Quelle est la durée de cette promenade ?Solution: Durée = tr.aller-)-tr.retour-j-séjour Tr.rct.= 2 h.20 m.-|-35 m.= 2 h.55 m.Durée =2 h.20 m.+2 h.55 m.-|-4 h.5 m.= 9 h.20 m.El — L’an dernier une mère de famille, aidée de ses enfants, a vendu pour $697.50 de sirop d’érable.Cette année, pour la même quantité, 310 gallons, elle a reçu $852.50.Quelle est l’augmentation du prix par gallon ?Solution: Aug.1 gall.= aug.tot.-f-n.gall.Aug.tot.=$852.50—$697.50=$155-Aug.1 gall.= $155.= 310 gall.= $0.50 IV Ma mère a fait 4 gallons de vin qu’elle veut mettre dans des bouteilles d’une chopine.Combien de bouteilles remplira-t-elle ?Solution: N.bout.=n.chop.4 gall.XI bout.N.chop.4 g.= 8 chop.X4 gall.= 32 N.bout.= 32 chop.XI bout.= 52 V Ma mère a payé $0.84 pour 3 livres de langues de veau; combien aurait-elle payé pour 5 livres ?Solution: 3 lb = $0.84 1 lb=3 fs moins ou $0.84-^3 lb=$0.28 5 lb=5 fs plus ou $0.28X5 lb=$1.40 Histoire du Canada et Géographie I — Que savez-vous de Mère Marie de l’Incarnation ?—Elle vint de France pour diriger le Couvent des Ursulines, à Québec.II — Maisonneuve et ses compagnons aimaient beaucoup notre Mère du ciel.En raison de cette dévotion, comment nommèrent-ils la colonie qu’ils fondaient?—Ville-Marie. 1943 PÉDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE 761 ITT — Qui se dévoua, comme une maman, au soin des malades et des blessés de Ville-Marie ?— Jeanne Mance, fondatrice de VHôtel-Dieu.IV — Qui fut la mère des Macchabées canadiens ?— Madame Charles Lemoyne d’Iver-ville dont les sept fils se signalèrent par leur bravoure et leur générosité à l’endroit du pays.V — Parler de nos mères canadiennes, sous le régime français.—Actives et courageuses, elles étaient l’âme de la maison.Elles s’employaient au soin du ménage, de la basse-cour et du jardin potager.Elles trouvaient encore le temps de boulanger, de tisser, de tricoter.VI — La mère de deux grands garçons veut inté- resser ces derniers à la culture maraîchère.Où lui conseillez-vous surtout d’aller s’établir ?—Dans la vallée du Richelieu.VII — L’ an dernier, vous avez accompagné votre maman dans un voyage en bateau, au Saguenay.Parti de Montréal, quel cours d’eau avez-vous suivi ?Nommer deux villes importantes rencontrées sur le parcours ?— Le Saint-Laurent.Trois-Rivières, Québec.VIII — Arthur demande à sa mère de visiter des industries de pulpe: où peut-elle l’envoyer ?—Dans la région: du Saguenay, du Saint-Maurice, de Québec.IX — Nommer deux endroits de la province de Québec où l’on trouve des sanctuaires dédiés à Marie, notre Mère.—Notre-Dame du Cap, au Cap de la Madeleine; Notre-Dame-de-Bonsecours, à Montréal; Notre-Dame-des-Vic-toires, Québec; etc.X — Madame Lefort a deux fils aux armées: l’un se trouve à Petawawa, l’autre à Londres; dans quels pays sont-ils ?— En Canada et en Angleterre.Sixième année Centre d'intérêt : LA COOPÉRATION.Religion Le précepte de la charité fraternelle.Jean xv,1-17.—« Voici quel est mon commandement: que vous vous aimiez, les uns les autres, comme je vous ai aimés.Il ri y a pas d’amour plus grand que de donner sa vie pour ses amis.Vous, vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous demande.Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai appris de mon Pire, je vous l'ai fait connaître.Ce ri est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et je vous ai établis pour que vous alliez et portiez fruit et que votre fruit demeure, afin que, quoi que vous demandiez au Pire en mon nom, il vous le donne.Voilà ce que je vous demande, que vous vous aimiez les uns les autres.)) I — Par quel grand commandement, Jésus prêche-t-il la collaboration?—Tu aimeras ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu.II — Comment Jésus a-t-il coopéré aux noces de Cana ?—En changeant l’eau en vin.III — Citer un fait de la vie du Christ qui nous montre la collaboration des trois personnes divines.—-Le baptême de Notre-Sei-gneur.IV — Qui fut chargé par Dieu de nous aider durant toute notre vie ?Quels sont nos devoirs à son égard ?—Notre ange gardien.Nos devoirs sont: penser à lui dans nos prières, le prier dans nos tentations, le remercier pour ses bienfaits, suivre ses conseils.V — Par quelle société tous les fidèles coopèrent-ils à la gloire de Dieu et à leur salut?— L’Église.VI — Qu’est-ce qui peut nous exclure de l’âme de cette société ?—Le péché mortel.VII — Par quel moyen, alors, peut-on participer de nouveau au trésor de cette société ?— Par la réception du sacrement de Pénitence.VIII — Qu’est-ce qui constitue le trésor spirituel de cette société i—Les mérites infinis de Jésus, les mérites de la très sainte Vierge et des saints.IX — Comment appelle-t-on l’union des églises militante, souffrante et triomphante ?— La communion des saints.X — Quelle est la meilleure manière de coopérer au saint sacrifice de la messe ?— En s’unissant aux intentions du prêtre et en recevant la Sainte Eucharistie.Langue française Dictée La Coopération nous sauvera.—La doctrine sociale chrétienne préconise la coopération entre les individus, les groupes sociaux et les peuples comme moyen d’atteindre au bon ordre et à la paix universelle.Par la coopération, nous mettrons à notre service, les ressources naturelles du pays que nous habitons, qui est nôtre, et dont nous avons la tâche d’assurer le plein développement au profit de tous.La coopération nous assurera la liberté et développera en nous un plus grand esprit de collaboration.En nous rendant forts contre les puissances abusives, elle nous permettra d’améliorer nos conditions de 762 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Mai vie matérielle, intellectuelle, morale et de remplir le rôle qui nous est dévolu sur cette terre d’Amérique.(D’après Paul-Emile Charron, Revue Desjardins, février 19430 Dictée Phrases détachées.-—Notre caisse populaire paroissiale compte trois cents membres.Les dix mille dollars que notre coopérative a gagnés l’année dernière ont grandement amélioré l’état de ses finances.Dans différents centres de notre province, beaucoup de cultivateurs sont convaincus de la nécessité de la coopération dont le principe est: chacun pour tous, tous pour chacun.Le pauvre, comme le riche, jteut avoir accès à la coopération.Grammaire I —Justifier l’orthographe de cents et mille dans les phrases détachées.—Cents prend la marque du pluriel parce qu’il est multiplié par l’adjectif numéral trois et qu’il n’est suivi d’aucun autre nombre.Mille reste inixiria-ble parce qu’il signifie dix fois cent.II — Quelle est la nature du mot chacun et quel est l’adjectif indéfini correspondant à ce mot ?— Chacun: pron.indéf.Chaque: adj.indéf.III — Dans la deuxième phrase de la dictée, quelle est la nature de que ?Quel est son antécédent?— Que: pron.rel.Pays: ant.de que.IV — Pourquoi gagnés est-il au pluriel et amélioré au singulier ?Gagnés: part, passé conj.avec avoir s’accorde avec son compl.dir.dollars, m.p.placé avant.Amélioré: part, passé conj.avec avoir reste inv.parce que son compl.dir.est placé après.V Quelle est la nature de ?—Rendant: part.prés, parce qu’il exprime une action et aussi parce qu’il a un complément diect.VI — Dans la conjugaison des verbes français, quels sont les temps qui coopèrent à la formation des autres temps ?comment les nomme-t-on ?—Present de l’infinitif, présent de l’indicatif, passé défini, le participe présent et le participe passe.On les appelle temps primitifs.VU—Justifier l’orthographe de convaincus—Convaincus: part, passé conj.avec être s acc.avec le suj.cultivateurs, m.pl.Présent de 1 indicatif, troisième personne du singulier, dz: posséder, reconnaître, lier, acquérir, coopérer.IX —Donner les temps primitifs des verbes sui-vants.connaître, acquérir, coopérer.X—Justifier l'orthographe de peut dans la dernière phrase détachée.—Comme compare les deux sujets, le verbe s’ac-corde avec le premier.Analyse Analyse logique: La coopération nous fournit une méthode d’affaires qui sert l’intérêt général et non pas celui d’un petit groupe.ïere prop.: princ.: La coopération nous fournit une méthode d’affaires.2e prop.: compl.dét.de méthode: qui sert l’intérêt général et non pas celui d’un petit groupe.Analyse grammaticale: les mots en italique: La coopérative est une association libre de personnes possédant une entreprise économique qu’elles dirigent et contrôlent démocratiquement pour la mettre à leur service ainsi qu’au service de tout le peuple.association: n.c.att.de coopérative.entreprise: n.c.compl.dir.de possédant, contrôlent: trans.la: pron.pers.compl.dir.de mettre.mettre: trans.compl.cir.de dirigent et contrôlent.Rédaction La corvée.—Ce qu’elle est.Comment et par qui elle est organisée.Où elle est annoncée.Dans quel cas elle est permise le dimanche.Joie de celui qui donne son travail et bonheur de celui qui en bénéficie.Grandeur et simplicité des coutumes anciennes.Formation d une bibliothèque scolaire.—Désir du professeur.Décision et coopération des élèves.Collaboration des parents et amis.Choix, réparation et toilette des bouquins apportés.Le tout mis à la disposition et au bénéfice de tous et de chacun.Langue anglaise I — Dictation The Merchant.—Suzan’s mother lives near a grocery-store.She has no telephone.So very often she sends little Suzan to buy the groceries.To-day, being Friday, we see our little girl in Mr.Brown’s store.
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