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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1942-12, Collections de BAnQ.

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Vol.II - No 4 DÉCEMBRE 1962 QUÉBEC SOMMAIRE NOËL 1942, Mlle Cécile Rouleau, rédactrice, p.266.—COLLABORATION, M.l'abbé Paul-Émile Gosselin, p.268.EDUCATION ET FORMATION Formation religieuse SOLILOQUES : Ma gratitude, M.Tabbé Victorin Germain, p.270.Formation sociale HYGIÈNE : L'enseignement de l'hygiène, M.Jules Gilbert, p.274.Formation nationale GÉOGRAPHIE : Le Lac Saint-Je^n et le Saguenay (suite), M., Benoit BrouÜlette, p.277.—EDUCATION NATIONALE A L'ÉCOLE : L'organisation du système scolaire sous la domination anglaise, p.279.Formation pédagogique PSYCHOLOGIE : Facteurs qui influent sur l'apprentissage, M, Trefflé Boulanger, p.283.ÉDUCATION : La formation du caractère, Rév.Soeur Saint-Ignace de Loyola, G.N.D., p.286.PEDAGOGIE ET MÉTHODOLOGIE LE PETIT CATÉCHISME: La grâce (suite), M.Tabbé J.-G.Mathieu, p.290.—MÉTHODOLOGIE DU FRANÇAIS : L'analyse, M.Jean-Marie Laurence, p.293.—PHONÉTIQUE : Parlons bien, M.Jacques Mordret, p.296.— LECTURE EXPLIQUÉE (6e et 7e années) : A l'honneur des Braves du Long-Sault, une r°ligieuse de la C.N.D., p.299.—METHODOLOGIE DE L'ARITHMÉTIQUE : Les quatre opérations, M.J.-Henri Bessette, p.305.—SUGGESTIONS : Revue mensuelle du programme (décembre), p.309.English Section Preparing for « Peace on Earth », Mrs Alma P.Driscoll, p.337.— Teacher problems : The retarded and the superior child, Brother Andrew, F.S.C., p.340.RENSEIGNEMENTS ET DIRECTIVES Troisième Emprunt de la Victoire et l'achat du Timbre de Guerre, M.Victor Doré, p.343.—Essai d'une bibliographie sur Montréal, Mlle Marie-Claire Daveluy, p.345.—CHRONIQUE DU MOIS : Offensive en Afrique du Nord, M.Charles Bilodeau, p.348.— LA BONNE CHANSON : Commentaires, M.Rolland Gingras, p.350.—Il faut lire, M.Lucien Lortie, p.351. 266 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre NOËL 1942 REFLEXIONS DANS quelques semaines, les cloches carillonneront gaiement tandis que les anges entonneront de nouveau leur cantique céleste: (( Gloire à Dieu au plus haut des deux et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.)) Malheureusement, au meme moment, des milliers de canons continueront de cracher leurs ferrailles tandis que des oiseaux de mort sillonneront les airs, semant partout la désolation et la ruine.Quelle antithèse / Quels sentiments prédomineront dans nos coeurs) La joie devra-t-elle l'emporter sur la tristesse ?Et nos enfants, faudra-t-il si toi les informer des amertumes du Voyage qu’ils entreprennent ) Faudra-t-il les instruire de l’angoisse qui existe actuellement dans nombre de foyers ?Ces heurts, ces sursauts de la vie, ils les rencontreront; car, s’ils se multiplient en temps de guerre, ils ne disparaissent pas complètement en temps de paix.Comment, alors, convient-il de préparer nos enfants à la Noël 1942?Aûn qu'ils apprécient les avantages de leur situation privilégiée, peut-être serait-il profitable de leur faire la description du sort des enfants de tant de pays dévastés par les horreurs de la guerre.D’ailleurs, les exemples ne manquent pas.Pensez à la malheureuse Pologne, a la pauvre France! L’Angleterre elle-même n’a-t-elle pas lieu de craindre des coups redoutables ?L’ennemi ne se laissera pas abattre sans une féroce défense.Hélas t ces millions d’enfants, tous innocents, qu'ils soient des pays ennemis ou alliés, n’en demeurent pas moins les pitoyables victimes.Quittons les pays européens, théâtre des hostilités, et regardons plus près de nous.N’y a-t-il pas dans notre province des centaines de familles qui n'auront pas la joie de se réunir pour la Messe de Minuit suivie du traditionnel réveillon de Noël?Combien de pères et de grands frères sont quelque part, en Angleterre, en Afrique ou ailleurs sur la ligne de feu l Combien d’entre eux seront rapportés morts ou disparus à cette époque des fêtes l Combien d’autres, que nous espérons revoir, devront passer Noël dans leur camp de prisonniers ou d’entrainement I Autant de récits qui doivent être faits à nos enfants. NOËL 1942 267 L'évocation de ces pénibles réalités n aura pas pour but, évidemment, d’assombrir la fête de nos chers petits, mais bien de les porter à apprécier davantage les beaux jours qu'ils vivront malgré la misère qui sévit dans plusieurs pays européens.Ces scènes foudroyantes, cù le fer s entrechoque, où le sang coule, où des humains s'affrontent et se donnent le fatal coup de mort, ces tristes spectacles, dis-je, auront pour but d'inciter nos jeunes à remercier l'Auteur de tout don parfait, qui leur permet de jouir encore des bienfaits de la Paix.Avec uneferveur nouvelle, ils prieront Celui qui est Venu apporter la «.Paix)) sur la terre, de restaurer cette paix dans les coeurs.N est-ce pas là, du reste, la raison qui porte l'Eglise et la Nation à fêter joyeusement la solennité de Noël malgré les tristes conjonctures de la guerre?N'est-ce pas, en effet, parce que des lueurs d espérance brillent au firmament de nos âmes que nous voulons, par tant de sacrifices, travailler au rétablissement de la paix dans le monde?Avec le Souverain Pontife, nous souhaitons que cette paix soit (( oeuvre de justice )).C est pour la meme raison que le front de l éducation et de la prière doit remplir son rôle qui, plus que jamais, est d'une importance indiscutable.a Educateurs de cette province, nous qui sommes au poste stratégique, il ne nous est pas permis d'oublier nos responsabilités.Sachons donc profiter des quelques semaines qui nous séparent de la fête de Ncël peur enseigner le réel patriotisme, la véritable justice et toutes les vertus religieuses et civiques qui, seules, peuvent donner aux nations l’équilibre, la stabilité, la prospérité et le bonheur.Nous répétons souvent: a Tant vaut l’éducation, tant vaudra l’avenir l)) Disons aujourd'hui: La fête de Noël NOTES HISTORIQUES La fête de Noël est une des plus anciennes du christianisme.Il faut remonter presque au berceau de l’Église d’Occident pour arriver à l’époque de son institution.Ce fut, d’après certains auteurs, l’évêque Télesphore qui l’établit en 138.Mais alors cette fête était essentiellement mobile; on la célébrait tantôt au mois de janvier, tantôt au mois de mai.Dans le cours du IVe siècle, Cyrille, évêque de Jérusalem, s’adressa au pape Jules 1er et lui demanda d’ordonner une enquête parmi les docteurs d’Orient et d’Occident sur le véritable jour de la nativité de Jésus-Christ.Les théologiens consultés s’accordèrent pour désigner le 25 décembre, et c’est depuis lors qu’elle est restée fixée à cette époque.Cependant, des Pères de l’Église ont contesté cette date, et il faut avouer qu’il n’y a pas un mot dans les Évangiles qui nous permette de deviner le motif de ce choix.(LAROUSSE). 274 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Formation sociale HYGIÈNE L'ENSEIGNEMENT de l'HYGIÈNE par M.Jules GILBERT, M.D.D.P.H.Dans les numéros de cette revue parus en septembre et octobre, cette rubrique a présenté sous forme d’idées générales un ambitieux programme visant à rendre plus parfait l’enseignement de l’hygiène dans les écoles primaires de notre province, plus précisément dans les écoles de notre langue.II serait maintenant nécessaire de développer ces idées en vue si possible d’en réaliser l’application, et nous voulons le faire en donnant le point de vue d’un hygiéniste; dans le cas actuel, d’un hygiéniste qui ne se pique ni de littérature, ni de pédagogie.Le lecteur gardera cette mise au point présente à son esprit, et saura tenir compte de l’état non définitivement fixé des notions qui sont exposées ici, tant qu’elles n’auront pas été remodelées selon les vues de la pédagogie, alors que leur ensemble pourra à juste titre lui servir de guide dans son enseignement.Car c’est l’opinion bien arrêtée de l’auteur que l’enseignement de l’hygiène doit procéder de la collaboration étroite de la pédagogie et de l’hygiène, par conséquent des pédagogues et des hygiénistes; l’oubli de cette notion fondamentale fut une grande cause du retard ou de la négligence de cet enseignement chez nous depuis plusieurs générations d’écoliers.Les professeurs bénéficieront ainsi des conseils de techniciens, verront leur responsabilité partagée et leur tâche soulagée; les hygiénistes auront pour une fois la conso- lation de travailler de concert avec une classe vraiment supérieure de la société, à l’esprit ouvert, dont la bonne volonté est acquise et dont il suffira d’orienter et de seconder les efforts.Il y aurait donc lieu de montrer le besoin, les objectifs et les principes de l’enseignement de l’hygiène; de parler de la préparation et de l’orientation du programme, et d’indiquer comment il est possible d’en évaluer les résultats.Il faudrait établir le rôle et les fonctions des personnages intéressés: l’enfant, les compagnons, le maître, les parents, la société, les divers membres du personnel d’hygiène, les commissaires d’école, et surtout expliquer, comme une condition indispensable, la collaboration aussi absolue que possible qui doit les unir tous.On pourra alors considérer la valeur éducative des conditions sanitaires du milieu où évolue l’élève, ainsi que celle des services scolaires préventifs et des mesures correctives susceptibles de contribuer indirectement à l’enseignement de la matière.Quelques timides suggestions seront faites relativement à la méthode et à certains procédés utilisables.Puis on essaiera de trouver la meilleure répartition de l’enseignement théorique dans les années du cours.Enfin on donnera des informations techniques et scientifiques de nature à guider le maître dans son enseignement.Certes voilà encore un projet ambitieux qui nous ferait abuser pendant longtemps de l’hospitalité de L’Enseignement Primaire 1942 ÉDUCATION ET FORMATION 275 et de la patience du lecteur; mais sa réalisation serait si féconde en résultats que rien ne devrait nous décourager, ni les obstacles, ni la longueur de la route.D’ailleurs c’est plus qu’un simple projet, car cela se rattache au problème de l’éducation de la population en hygiène privée et publique, c’en est même l’aspect de beaucoup le plus important.C’est un besoin essentiel de notre système d’éducation; c’est une tâche qui a attiré depuis longtemps l’attention du Ministère de la Santé et du Bien-Être Social, à laquelle il va sûrement consacrer tous ses efforts; c’est un but à atteindre à n’importe quel prix, faudrait-il y employer des années, toute une vie ! Sans savoir s’il nous sera donné de suivre jusqu’au bout du chemin la direction générale tracée plus haut, abordons toujourà le sujet; cela ouvrira des horizons nouveaux et stimulera la collaboration des éducateurs et des hygiénistes.Le besoin d’un lien entre les deux groupes est manifeste, et cette rubrique dans une revue pédagogique de caractère officiel et universellement répandue est un contact idéal et, espérons-le, permanent.Si l’intérêt croissant du Ministère de la Santé et du Département de l’Instruction publique pour l’enseignement scolaire de l’hygiène arrange et facilite les choses et hâte notre progrès, ces entretiens pourront alors avoir pour fonction de mettre le personnel enseignant au courant des données nouvelles sur ce sujet, sujet plus vaste que l’on pense généralement, et qui évolue comme tous les autres.Définitions Pour se comprendre il faut parler le même langage: voyons donc la signification propre de quelques termes généraux ou expressions qui reviendront fréquemment dans ces pages; et remettons à plus tard la définition de termes techniques que le maître sera appelé à utiliser et expliquer; ceci fera l’objet d’un petit lexique qui sera présenté au moment opportun.Le récit d’un événement, la description d un objet ou d’une situation sont relativement faciles; il en est autrement de la définition d’un terme abstrait; celles qui suivent n’ont pas été ciselées pour en faire des bijoux, ce sont plutôt des explications qui ne cherchent qu’à atteindre une exactitude raisonnable pour aider le lecteur à bien situer en son esprit ce que l’auteur désire lui communiquer.Santé.—La santé est l’état de comportement mental et d’intégrité des organes, avec équilibre de leurs fonctions, dans lequel un être peut jouir de la plénitude de la vie et possède son maximum d’efficacité de travail.Hygiène (sens général).—L’hygiène est la science qui nous enseigne les lois de la santé.Salubrité.—La salubrité est cette partie de l’hygiène qui traite des conditions des milieux où l’homme est appelé à vivre, et de la manière de les modifier dans le sens le plus favorable au développement et à la conservation de sa santé.La salubrité a surtout pour objet de situer dans des conditions sanitaires la construction des habitations, la manipulation des aliments, la disposition des égoûts, l’élimination des nuisances, etc.Médecine préventive.—On entend par cette expression l’emploi de substances spécifiques (sérums, vaccins, anatoxines), comme mesures de protection contre les maladies.Hygiène (sens particulier, ou hygiène individuelle).—C’est la pratique d’un régime de vie (précautions, habitudes, etc.), propre à développer et conserver un état idéal de santé.Hygiène publique.—L’hygiène publique est celle qui développe et conserve la santé et qui prolonge la vie au moyen de services collectifs organisés en vue de pourvoir à la salubrité du milieu, d’assurer le contrôle des maladies contagieuses, de découvrir et de traiter les maladies dès leur apparition, de faire l’éducation de la population sur les principes de l’hygiène (Hiscock);ou encore, si l’on veut, c’est l’enseignement et l’application à la collectivité des mesures d’assainissement du milieu, et de celles de prévention et de contrôle des maladies. 276 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Décembre Éducation.—L’éducation est l’action de toutes les influences aidant au développement de l’individu aux points de vue moral, mental, physique, émotif et social.Plus brièvement: c’est la préparation à la vie.Éducation en hygiène.—Cette expression désigne la mise en jeu de tous les facteurs pouvant inciter l’individu et la population à améliorer et conserver leur santé.Donc cela comprend tous les moyens de modifier favorablement les actions, les habitudes, les attitudes et opinions, les notions, les aptitudes et la compétence en vue de la santé individuelle et publique.Éducation publique en hygiène.—C’est cette partie de l’éducation qui se donne dans le milieu familial ou social.Éducation scolaire en hygiène.-—C’est cette partie de l’éducation qui se donne à l’école, ou par les efforts du personnel attaché à l’école.Instruction en hygiène.-—C’est le résultat de l’enseignement théorique organisé des notions et des faits relatifs à cette matière, et de son enseignement pratique au moyen surtout des services de santé rendus à l’école.Services de santé (services scolaires d’hygiène ou de santé)/—Cette expression se rapporte à tous les procédés employés en vue de connaître et surveiller la santé de l’élève, d’obtenir sa coopération pour l’améliorer et la protéger, d’informer ses parents des défauts existants, et de les corriger ou d’y remédier dans la mesure du possible.Hygiène scolaire.—C’est l’ensemble des conditions et du régime de vie à l’école, comprenant un programme d’instruction appliqué sainement, la salubrité du milieu physique, et des relations entre le maître et ses élèves qui favorisent leur bien-être mutuel et concourent au développement idéal des enfants.L'enfant doit déjeuner avant de partir pour l'école.(Communiqué du Dr Ad.Groulx, directeur du Service de Santé à Montréal) (suite) Parce qu un enfant sous-alimenté souffre, la plupart du temps, de dénutrition.Parce que le petit déjeuner contribue à donner aux enfants des habitudes régulières de vie.Il ressort clairement de ce qui précède et de ce qui a été dit le mois dernier (p.198) que les parents commettent une faute de négligence quand ils laissent un enfant partir pour l’école sans lui donner les aliments convenables.Le lait est considéré comme la nourriture la plus importante chez l’enfant et il est abso-U,1\en* nécessaire pour assurer son développement normal.Le gruau, les céréales, les oeufs, es ruits nature, en compote ou en confiture, autant d’aliments qui conviennent à l’enfant.Les parents auraient bien tort de ne pas mettre ces principes en pratique. 1942 ÉDUCATION ET FORMATION 277 Formation nationale GÉOGRAPHIE de la Province de Québec Le LAC SAINT-JEAN et le SAGUENAY
de

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