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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • QuĂ©bec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou aprÚs :
    Prédécesseur :
  • École primaire (LĂ©vis, QuĂ©bec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1922-11, Collections de BAnQ.

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44e yol.QuĂ©bec, Novembre 1922 No 3 LEnsekstot Primaire EDUCAHON INSTRUCTION, iREVUE MENSUELLE SOMMAIRE PĂ©dagogie:—Nos Ă©coles publiques, C.-J.-Mapwarc, ae la SociĂ©tĂ© Royale du Canada, p.ÂŁ 129.—Histoire de la pĂ©dagogie: la Renaissance en Angleterre, F.P.G., p.132.—Question de EĂ©dagogie: une Ăšre nouvelle, ArsĂšne Faquin, I.E., p.157.—Enseignement du dessin, 3e ettre, Un inspecteur de l'enseignement du dessin, p.142.—La calligraphie Ă  l’école primaire, exercices pour le mois de novembre, J.-B.Chartrand, p.145.—PĂ©dagogie pratique: notes d’inspection, ExpĂ©rience, p.146.—Comment Ă©crire les noms propres, abbĂ© Joseph Saint-Denis, p.147.—Autour d’une exposition scolaire, Jean-Charles Magnan, p.149.—La vertu de charitĂ©, son rĂŽle social, C.-J.Magnan, p.151.Chronique judiciaire:—Juridiction des tribunaux sur la perception des taxes scolaires EugĂšne L'Heureux, avocat, p.153.Documents officiels:—ComitĂ© catholique du Conseil de l’Instruction publique ; session de septembre 1922, J.-N.Miller, secrĂ©taire, p.154.—A l’officiel: nominations et crĂ©ation d’un nouveau district d’inspection, p.181.Documents scolaires:—Au congrĂšs de Grand’MĂšre, p.168.—RĂ©sumĂ© de la confĂ©rence donnĂ©e au congrĂšs de Grand’MĂšre, par l’Inspecteur gĂ©nĂ©ral des Ă©coles catholiques, p.169.— Loi Ă©tablissant des cours professionnels, p.171.—CongrĂšs des professeurs des Ă©coles normales de filles, d.172.— MĂ©thodologie:—Étude critique: la cloche de Louisbourg, Chanoine Émile Chartier, de la SociĂ©tĂ© Royale du Canada, p.173.—La rĂ©daction Ă  l’école primaire, N.Tremblay, professeur, p.178.—Histoire du Canada: Boucher et de la VĂ©rendrye, p.182.—Pierre Boucher de Grosbois, p.182.Enseignement pratique:—Instruction religieuse : les sacrements du Mariage et de l’Ordre, l'abbĂ© C.Rambaud, p.184.—Langue française: Cours Ă©lĂ©mentaire, p.185—Cours moyen, p.186.—MathĂ©matiques: ArithmĂ©tique, p.188—AlgĂšbre, p.190—GĂ©omĂ©trie, p* 192.Cabinet de l’instituteub:—A propos des heures de classe, p.150.—Demandez le calendrier de 'saint Joseph, p.152.—Les nouveaux programmes d’études, p.192.—^Bibliographie, p.192.t Illustrations:—Exercices de dessin, p.144.—Exercices de calligraphie, p.145.— lies diffĂ©rentes piĂšces d’une maison, p.179.C.-J.MAGNAN, Directeur-propriĂ©taire—79, Chemin Ste-Foy, QuĂ©bec, CONDITIONS D’ABONNEMENT L'abonnement Ă  l'Enseignement primaire est de $2.00 par annĂ©e, pour le Canada; et de 1?2.50 pour les pays Ă©trangers, strictement payable d’avance et doit ĂȘtre adressĂ© au s ussignĂ©.Les abonnements commencent avec l’annĂ©e scolaire, c’est-Ă -dire le 1er septembre et finissent le 30 juin de l’annĂ©e suivante.Les abonnĂ©s arrivant dans le cours de l’annĂ©e de la publication, reçoivent les fascicules parus Ă  date.Nos abonnĂ©s nous rendraient un grand service, chaque fois qu’ils renouvellent leur abonnement, en dĂ©coupant l’adresse qui se trouve sur la bande d’enveloppe et en l’expĂ©diant avec le prix du renouvellement.S’il y a lieu, ils noteront les changements de rĂ©sidence.Jette prĂ©caution Ă©viterait beaucoup de recherches et sauverait un temps prĂ©cieux.Toute livraison non reçue doit ĂȘtre rĂ©clamĂ©e dans le mois de sa publication, «prĂšs ce dĂ©lai, il faudra payer 25 centins par fascicule rĂ©clamĂ©.On ne tiendra aucun compte des rĂ©clamations non accompagnĂ©es du prix.Pour l’avantage de ceux qui voudraient complĂ©ter des sĂ©ries ou collections, des fascicules sĂ©parĂ©s, depuis la fondation de la revue, pourront ĂȘtre fournis Ă  raison de 25 centins chacun, sauf quelques rares livraisons qui sont Ă©puisĂ©es.Les rĂ©clamations ne sont considĂ©rĂ©es qu'une fois le mois, entre le SO et le SO de chaque mois, c’est-Ă -dire 8 Ă  10 jours avant VexpĂ©dition.Les correspondances arrivant aprĂšs cette date ne sont considĂ©rĂ©es que le mois suivant.On ne peut tenir compte des rĂ©clamations sur rĂ©ception de chacune d’elle, ceci ne se fait qu’une fois le mois.Pour toute information relative Ă  l’administration, s’adresser Ă  J.-R.Paradis, case posta e 636, QuĂ©bec.JEREMIE RICHARD Relieur, RĂ©gleur et Imprimeur Reliure de BibliothĂšque et de luxe.—Toilage et cartonnage.—Feuilles mobiles.— Gabiers d’exercices.Cahiers brouillons et tout ouvrage concernant cette ligne.Nous relierons VEnseignemen\ Primaire Ă  un prix modĂ©rĂ© et garantissons donner satie* faction aux municipalitĂ©s scolaires.-TÉLÉPHONE 1073 - *1, RUE SAULT-AU-MATELOT, QUEBEC.VISITEZ LE CANADA PENDANT VOS VACANCES LE8 ROCHEUSES CANADIENNES couvrent Ă  elles seules un territoire plus erand que 50 Suisses rĂ©unies.Service d’bĂŽtelleri sans Ă©gal Banff, Lac Louise.Glacier, Vancouver Victoria.POUR VOTRE VOYAGE DANSX’OUEST CANADIEN t Utilisez le rĂ©seau de chemin de fer par excellence.Trains quotidiens directs entre I est et I ouest.MatĂ©riel roulant rĂ©unissant tous les perfectionnements modernes.Bureaux des billets Ă  QuĂ©bec : 30 rue Saint-Jean, ChĂąteau Frontenac et_Gare du Palais.Brochures et dĂ©tails supplĂ©mentaires sur demande Ă  CHS.A.LANGEV1N, A*“,2:rVĂźlV.«K'5:Vi,.«.r.P.Agence gĂ©nĂ©rale de navigation ocĂ©anique.TOUTES LES LIGNES circulant du Canada et des Etats-Unis reprĂ©sentĂ©es.SpĂ©cialitĂ©s VOYAGES D’EUROPE. 44ÈME VOLUME QuĂ©bec, Novembre 1922 No 3 ^Enseignement Primaire EDUCATION INSTRUCTION.PEDAGOGIE NOS ECOLES PUBLIQUES Ă© L’article qui suit a Ă©tĂ© publiĂ© dans l’Enseignement secondaire cm Canada, de juin 1922.Cette revue est publiĂ©e Ă  QuĂ©bec, sous les auspices^ de V UniversitĂ© Laval.J’ai lu avec intĂ©rĂȘt, dans la livraison d’avril de U Enseignement secondaire, l’article de Monsieur RenĂ© LĂ©vesque, intitulĂ©: “De l’Éducation conçue comme une science”.Cet article du distinguĂ© professeur de l’École normale SupĂ©rieure de QuĂ©bec, mĂ©riterait quelques observations.^ Ainsi, M.LĂ©vesque affirme: “Je crois au contraire que la science de l’Éducation n’est pas constituĂ©e et qu’elle ne le sera jamais, parce qu’il ne peut pas y avoir de science de l’éducation”.(1) C’est catĂ©gorique.NĂ©anmoins, Monseigneur Dupanloup n’a-t-il pas dit: “L’Éducation est tout Ă  la fois un art et une science] on dit dans ce double sens: C’est un beau traitĂ© d’Education; c’est un grand systĂšme d’Éducation; c’est une maxime fondamentale de toute bonne Éducation”.(2) Plus loin, M.LĂ©vesque se dĂ©clare “un admirateur fervent de l’École des Roches”.Certes, il y a beaucoup Ă  admirer dans cette forme d’école “qui constitue un milieu social adaptĂ© Ă  la perpĂ©tuelle mobilitĂ© de l’enfant, qui lui met en mains, peu Ă  peu, le terrible instrument de la libertĂ©, qui le forme Ă  l’initiative personnelle en l’habituant Ă  ne jamais perdre de vue la fin sociale”.(3) De lĂ  la nĂ©cessitĂ© “des jeux d’équipes qui forment Ă  l’action concertĂ©e des responsabilitĂ©s de plus en plus lourdes qui pĂšsent sur l’adolescent Ă  mesure qu’on le dĂ©lie de la subjection puĂ©rile”.(4) Et M.LĂ©vesque conclut: “Le self-government des Ă©coles?Pous-quoi pas ?” L’éminent professeur nous mĂšne donc en pleine Éducation nouvelle et nous prĂ©sente, sans le nommer, M.Edmond Demolins, qui a Ă©crit (1) L'Enseignement secondaire au Canada, livraison d’avril 1922, p.150.(2) De VEducation, par Mgr Dupanloup.Tome premier, pages 23 et 24.(3) L'Enseignement secondaire au Canada, livraison d’avril, p.149.(4) L’Enseignement secondaire au Canada, livraison d’avril 1922, p.149. 130 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE naguĂšre tout un volume pour dire Ă  la France traditionnelle Ă©tonnĂ©e: A quoi tient la supĂ©rioritĂ© des Anglo-Saxons.Sur ce chapitre, les Ă©ducateurs canadiens-français marquent encore le pas en compagnie de l’illustre gĂ©nĂ©ral de Castelnau, qui disait rĂ©cemment : “La valeur de l’homme ne s’évalue pas en fonction de sa force musculaire, de sa capacitĂ© thoracique, ou de la saillie de ses biceps; elle se mesure surtout Ă  l’élĂ©vation de son intelligence, Ă  l’énergie de son caractĂšre, et Ă  la bontĂ© de son cƓur.Ne vous laissez pas, disait-il, sĂ©duire par ces mĂ©thodes d’éducation Ă©trangĂšre, qui mettent la culture physique au premier plan.Lorsque nos alliĂ©s de l’ancien et du nouveau monde ont du chercher dans les rangs de leur Ă©lite intellectuelle les cadres, surtout les cadres supĂ©rieurs, nĂ©cessaires Ă  la constitution de leurs unitĂ©s, leur embarras n’a pas Ă©tĂ© mince.Ils ont du puiser largement, trĂšs largement, on ne saurait trop le rĂ©pĂ©ter, dans la source puissante et abondante de l’intelligence française.” (1) Mais ce n’est point pour disserter sur VĂ©ducation, science ou non, ni pour remettre en discussion le grave problĂšme de 1â€™â€œĂ©ducation nouvelle”, que j’ai demandĂ© l'hospitalitĂ© de U Enseignement secondaire.C’est Ă  la seule fin de dĂ©montrer que ce que M.LĂ©vesque regrette si justement de ne plus retrouver dans les Ă©coles publiques de la France, (2) constitue l’ñme et l’armature du systĂšme scolaire officiel de la Province Šde QuĂ©bec.Ainsi aprĂšs avoir admirablement dĂ©montrĂ© l’absurditĂ© d’un systĂšme d’éducation sans Dieu et dĂ©fini avec clartĂ© que la vĂ©ritable Ă©ducation, c’est “l’art d’organiser par l’amour et selon l’ordre, les donnĂ©es de l’expĂ©rience autour d’un motif central qui est la foi en Dieu”, M.LĂ©vesqu ajoute: “Nos Ă©coles publiques sont-elles conçues pour une telle Ă©ducation?J’ose rĂ©pondre trĂšs nettement: Non.Cette Ă©ducation fondamental de l’ñme ne peut ĂȘtre donnĂ©e que par des hommes qui se consacrent Ă  cette tĂąche sans rĂ©serve et par pur amour.” Puis il rappelle que l’évolution naturelle des individus et des races qui ont laissĂ© attaquer la croyance religieuse positive, c’est: “foi diminuĂ©e—dĂ©isme vague—indiffĂ©rence et pur matĂ©rialisme” que la vĂ©ritable Ă©ducation “est le trĂ©sor hĂ©rĂ©ditaire que nous ont lĂ©guĂ© des siĂšcles d’humble foi et de traditions intĂ©gralement transmises et jalousement conservĂ©es”.Et M.LĂ©vesque de conclure: “Les gardiens et les transmetteurs de ce feu, voilĂ  ceux Ă  qui j’accorde le beau nom d’éducateurs (nom dont on est actuellement bien parcimonieux, peut-ĂȘtre par une pudeur inavouĂ©e.) Et ceux-lĂ  ne sont pas dans nos Ă©coles— prĂ©cisĂ©ment parce que nos Ă©coles sont la chose des foules disparates et des (1) Les Études, Paris, 20 mars 1922.(2) En Ă©crivant "nos Ă©coles publiques”, M.LĂ©vesque voulait Ă©videmment parler des Ă©coles de son pays. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 131 spĂ©cialistes Ă©troits.L’éducateur, c’est le pĂšre, chef et prĂȘtre de son groupe familial—c’est le pĂšre ou c’est l’apĂŽtre, le seul homme Ă  qui le pĂšre puisse en conscience dĂ©lĂ©guer ses devoirs et ses droits”.(1) L’affirmation qui prĂ©cĂšde ne s’applique pas aux seules Ă©coles officielles de la France, mais elle convient dans la mĂȘme mesure aux Ă©coles de tous les pays de l’Europe, des deux AmĂ©riques, et de toutes les autres parties du monde, sauf celles de la Province de QuĂ©bec.M.LĂ©vesque le sait sans doute: l’État de QuĂ©bec est le seul pays au monde oĂč les Ă©coles officielles soient, de par la loi, absolument confessionnelles et sĂ©parĂ©es: les catholiques ayant pour leurs enfants des Ă©coles catholiques et les protestants des Ă©coles pi otestantes.Disons encore pour nos frĂšres de France qui n’ont lu que Maria Chap delaine: Que l’enseignement de la religion est Ă  la base des programmes des trois degrĂ©s de nos Ă©coles primaires: Ă©lĂ©mentaire, intermĂ©diaire et supĂ©rieur; que les prĂȘtres catholiques sont visiteurs des Ă©coles de leurs paroisses (art.2557 du Code scolaire), qu’ils peuvent enseigner sans brevet de capacitĂ©, ainsi que les FrĂšres et les SƓurs (art.2586) ; que les curĂ©s et les deservants ont seuls le droit de choisir les livres de religion et de morale pour les Ă©coles de leur paroisse (art.2709-4); que nul aspirant Ă  un brevet d’enseignement ne peut ĂȘtre admis Ă  l’école normale ou au Bureau des examinateurs (pour les catholiques) sans ĂȘtre muni, au prĂ©alable, d’un certificat de moralitĂ© signĂ© par son curĂ© (articles 83, 145 et 215 des RĂšglements du ComitĂ© catholique du Conseil de l’Instruction publique); que le dit Conseil de l’Instruction publique est composĂ© de deux comitĂ©s, l’un catholique oĂč siĂšge ex-officio NN.SS.les archevĂȘques, Ă©vĂȘques et vicaires apostoliques, et l’autre protestant: chacun de ces comitĂ©s ayant seul le droit de rĂ©diger des programmes d’études, approuver des livres et faire des rĂšglements pour les Ă©coles de leur dĂ©nomination religieuse respective; que la libertĂ© de l’enseignement est accordĂ©e pleine et entiĂšre au clergĂ© et aux congrĂ©gations; que l’enseignement secondaire et supĂ©rieur, en notre Province, est sous le contrĂŽle et la direction exclusive des Ă©vĂȘques et du clergĂ©, pour les catholiques, et sous le contrĂŽle des diffĂ©rentes dĂ©nominations protestantes, pour les protestants; que dans les Ă©coles catholiques de la province de QuĂ©bec, qui sont au nombre de 6,881 sur un total de 7,706, on trouve Ă  leur poste d’éducateurs, 15,797 instituteurs et institutrices catholiques, dont 884 sont des prĂȘtres, 1,904 des religieux (FrĂšres) et 5,546 des religieuses (SƓurs), 489 instituteurs et 6,974 institutrices catholiques, tous pratiquants et animĂ©s du mĂȘme zĂšle que les congrĂ©ganistes pour la formation morale et religieuse de la jeunesse; enfin que la libertĂ© des parents, premiers et principaux Ă©ducateurs des enfants, est largement sauvegardĂ©e par la loi de l’Instruction publique de la Province de QuĂ©bec, le seul État (1) L’Enseignement secondaire au Canada, avril 1922, page 156. 132 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE au monde qui possĂšde une organisation scolaire aussi nettement favorable Ă  la Religion, Ă  F Église et Ă  la Famille dans le domaine de l’enseignement.Ni Ă©cole, ni instruction obligatoire dans notre Province: instruits de leurs devoirs par les ÉvĂȘques et le clergĂ©, les Canadiens français n’ont jamais eu besoin de loi de contrainte pour assurer Ă  leurs enfants une frĂ©quentation scolaire suffisante.A preuve le rang d’honneur que QuĂ©bec occupe au tableau des statistiques fĂ©dĂ©rales.AprĂšs ce rapide exposĂ©, nous avons le droit de conclure que nos Ă©coles 'publiques favorisent la vĂ©ritable Ă©ducation et qu’elles ne sont pas dĂ©pourvues de ces Ă©ducateurs dignes des beaux noms de gardiens et de transmetteurs du feu sacrĂ© de la foi et des traditions dont parle M.LĂ©vesque en termes magnifiques.Nous avons cru de notre devoir de profiter de l’article de cet Ă©minent professeur pour mettre en relief le caractĂšre des Ă©coles publiques de la Province de QuĂ©bec, afin que nos frĂšres de France qui lisent L"Enseignement secondaire au Canada apprennent que les Canadiens français ne se sont pas contentĂ©s d’ĂȘtre de patients bĂ»cherons et d’habiles arracheurs de souches, mais qu’ils ont su aussi Ă©difier, Ă  trois mille lieues de la mĂšre patrie, un superbe bĂątiment scolaire au frontispice duquel sont Ă©crits officiellement, en lettres d'or, ces deux mots que quinze siĂšcles d’histoire ont unis Ă  jamais: Catholique et Français.C.-J.Magnan, de la SociĂ©tĂ© Royale du Canada et Inspecteur gĂ©nĂ©ral des Ă©coles catholiques de la Province de QuĂ©bec.HISTOIRE DE LA PÉDAGOGIE La Renaissance en Angleterre (1) (Droits rĂ©servĂ©s) II PÉDAGOGIE PROTESTANTE La plupart des manuels d’histoire de l’éducation avancent comme des vĂ©ritĂ©s incontestables: 1.Que VĂ©cole populaire date de la RĂ©foi me; %.Que la RĂ©forme a relevĂ© l’état de Vinsti uction.Examinons, Ă  la lumiĂšre des faits, ces deux assertions.(1) Voir L'Enseignement primaire, d’octobre 1922. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 133 1—l'Ă©cole populaire date-t-elle de la rĂ©forme ?M.CompayrĂ© nous l’assure: uL’enseignement primaire en ses dĂ©buts est, dit-il, chose protestante, et la RĂ©forme en a Ă©tĂ© le berceau*’.(1) M.BrĂ©al est du mĂȘme avis.Il admet que, si l’Église a fondĂ© l'enseignement secondaire et l’enseignement supĂ©rieur, la foi catholique a dominĂ© pendant de longs siĂšcles sans songer Ă  fonder l’enseignement populaire.“Le catholicisme, dit-il, fait l’éloge de la sainte ignorance” (2) D’aprĂšs lui, partout ou l’enseignement populaire s’est Ă©tabli avant le dix-neuviĂšme siĂšcle, il est “fils de protestantisme”.De nombreuses Ă©tudes prouvent cependant que la fondation de l’enseignement populaire remonte au moyen Ăąge.J.-J.AmpĂšre ne craint pas d’avouer que “Charlemagne avait Ă©tabli plus d’écoles populaires qu’il n’en existe aujourd'hui.”.(3) Dans un article retentissant M.Louandre affirmait en 1877 que, dĂšs le Xe siĂšcle, tous les paysans de Normandie savaient lire et Ă©crire (4).Les archivistes ont prouvĂ© d’une maniĂšre irrĂ©futable que des Ă©coles nombreuses existaient dĂšs le douziĂšme siĂšcle, dans toutes les provinces de France (5).L’Allemagne possĂ©dait Ă©galement.un grand nombre d’écoles primaires: “Le catholicisme, dit M.Eug.Rendu, avait peuplĂ© l’Allemagne d’écoles populaires comme le reste de l’Europe; il avait voulu que le clergĂ© appelĂąt Ă  ces Ă©coles les fils des serfs comme ceux des hommes libres ; que tout prĂȘtre ayant charge d’ñmes donnĂąt l’instruction ou par lui-mĂȘme ou par un clerc, et que le curĂ© de chaque paroisse offrĂźt au pauvre l’enseignement gratuit ” (6).Dans son beau livre sur les Ă©coles paroissiales d’Ecosse, J.Grant dit: “Nos Ă©coles ne furent pas créées par un acte du parlement; elles furent fondĂ©es par l’Église ou durent leur existence au peuple lui-mĂȘme" : (7) Des documents authentiques prouvent que ce pays possĂ©dait un grand nombre d’écoles primaires au commencement du Xlle siĂšcle.L’illustre franciscain anglais Roger Bacon (1214-1298) Ă©crivait qu’il n’y avait jamais eu tant d’application Ă  l’étude, tant de dĂ©sir de s’instruire qu’à son Ă©poque oĂč des Ă©coles existaient dans chaque ville, bourg ou chĂąteau.Les rĂ©sultats des recherches les plus rĂ©centes confirment l’assertion de R.Bacon.L’Église, bien avant la RĂ©forme, avait organisĂ© en Angleterre tout un systĂšme d’éducation populaire.“Je suis convaincu, dit un auteur anglais, que le nombre extraordinaire de fonda- (1) Histoire de la pĂ©dagogie, 18Ăšme Ă©dition, p.93.(2) Quelques notes sur Vinst.publ.en France, 1872.(3) Hist.LittĂ©raire de la France avant Charlemagne, III, p.230.(4) Revue des Deux-Mondes, 15 janvier 1877.(5) Allain, L’instr.primaire en France avant la RĂ©volution, p.2l Ă  40.(6) Rapport sur l'enseignement populaire dans VAllemagne du Nord.(7) History of the burgh and parish schools of Scotland, 25. 134 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE lions d’écoles aprĂšs la rĂ©forme de 1547 n’était pas la consĂ©quence d’un zĂšle nouveau pour la science, mais une rĂ©organisation bien imparfaite de ce qui avait Ă©tĂ© dĂ©truit d’une maniĂšre si soudaine et si dĂ©sastreuse (1).Ce tĂ©moignage est corroborĂ© par les paroles du prĂ©sident du parlement qui, en 1562, disait Ă  la reine que plus de cent Ă©coles dĂ©truites par la RĂ©forme n’avaient pas Ă©tĂ© rouvertes.—Rashdall, dans son savant ouvrage sur les UniversitĂ©s du moyen Ăąge, et le cardinal Gasquet, dans ses Ă©tudes sur la vie paroissiale de la mĂȘme Ă©poque (2) sont arrivĂ©s Ă  cette conclusion: l’enseignement populaire Ă©tait parfaitement organisĂ© en Angleterre avant la RĂ©forme.Il en Ă©tait de mĂȘme dans les autres pays de l’Europe.Nous l’avons vu d’ailleurs: l’Église, depuis le VI siĂšcle, n’avait cessĂ© d’édicter, dans ses conciles, des ordonnances relatives Ă  la fondation d’écoles populaires et ces ordonnances n’étaient pas restĂ©es lettre morte.Il faut ĂȘtre d’une mauvaise foi ou d’une ignorance prodigieuse, pour oser soutenir que l’enseignement populaire date de la RĂ©forme.2—LA RÉFORME A-T-ELLE RELEVÉ L’ÉTAT DE L’iNSTRU CTION ?Certains Ă©crivains, tels que d’AubignĂ© et Michelet, ont avouĂ© avec un air de triomphe qu’au moment de la RĂ©forme l’instruction Ă©tait dans un Ă©tat dĂ©plorable.Rien de plus faux.A cette Ă©poque il y avait en Europe 72 universitĂ©s toutes catholiques (3).Autour de ces universitĂ©s se groupaient de nombreux collĂšges et Ă©coles; Oxford en comptait 300, Paris, 60, Louvain plus de 40, etc.—Les ordres religieux y avaient Ă©tabli des maisons d’études pour leurs sujets, les Ă©vĂȘques y avaient fondĂ© des sĂ©minaires pour la formation supĂ©rieure des aspirants au sacerdoce.PrĂšs de chaque cathĂ©drale s’élevait un petit sĂ©minaire oĂč les enfants sous la direction de l’ordinaire, recevaient une formation prĂ©paratoire Ă  l’état ecclĂ©siastique.Les monastĂšres avaient tous deux Ă©coles: l’une destinĂ©e aux religieux, l’autre oĂč l'on instruisait gratuitement les enfants du peuple.Les Ă©coles Ă©lĂ©mentaires Ă©taient innombrables.En Allemagne, les JĂ©suites en dirigeaient un grand nombre par eux-mĂȘmes ou par leurs Ă©lĂšves.En France, il en existait jusque dans les plus humbles villages.On peut affirmer que proportionnellement Ă  leur population, la plupart des grandes villes avaient des Ă©tablissements scolaires plus nombreux qu’aujourd’hui.—Il y avait Ă  Paris, au XlVe siĂšcle, trente Ă©coles paroissiales pour les filles seulement.(1) Thorold Rogers, Six centuries of works and wages, I, p.165.(2) Don Gasquet, O.S.B., Mediaeval parish life, p.73 sq.(3) Elles Ă©taient ainsi rĂ©parties: 20 en France, 15 en Allemagne, 5 en Italie, 7 en Espagne, 3 en Ecosse, 2 en Angleterre, en Autriche et en Suisse, une en Belgique, en Portugal, en Pologne, en Hongrie, en Danemark et en SuĂšde. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 135 La frĂ©quentation scolaire, dans son ensemble, Ă©tait satisfaisante, L’instruction n’était donc pas en dĂ©cadence; on pouvait sans doute l’amĂ©liorer, mais elle n'Ă©tait pas dans l’état lamentable que dĂ©crivent les dĂ©tracteurs de l’Église.Il y a plus.—L’histoire permet d’avancer que, non seulement la RĂ©forme n’a pas relevĂ© l’instruction,mais qu'elle lui a Ă©tĂ© nuisible dans tous les pays ou elle s’est Ă©tablie.Il serait excessif d’accuser les chefs de l’hĂ©rĂ©sie de s’ĂȘtre prononcĂ©s contre la culture des lettres et l’instruction populaire, cependant Janssen, d’aprĂšs Dollinger, n’hĂ©site pas Ă  Ă©crire que “lĂ  oĂč la nouvelle doctrine se dĂ©veloppait librement, d’innombrables prĂ©dicants travaillaient Ă  ruiner de fond en comble toute culture intellectuelle.Ils visaient sciemment Ă  fonder le rĂšgne de la foule ignorante.On revenait aux doctrines que les hussites avaient mises en honneur au quinziĂšme siĂšcle.“Celui qui s’adonne aux arts libĂ©raux est un orgueilleux.les Ă©coles doivent ĂȘtre dĂ©truites” (1).Le principal motif de cette dĂ©cadence rĂ©side dans les doctrines malsaines,les principes subversifs les Ă©crits violents des prĂ©dicants, qui allumĂšrent partout des guerres civiles.Luther se montre particuliĂšrement acharnĂ© contre la philosophie et la thĂ©ologie scolastique; il n’a pas d’invectives assez brutales contre les institutions oĂč elles sont enseignĂ©es.Il appelle les universitĂ©s “des temples de Moloch, des cavernes de malfaiteurs, des synagogues de perdition.” Il qualifie les thĂ©ologiens” d’ñnes grossiers, de misĂ©rables fripons, de bouillon maudit de l’enfer”.Il va jusqu’à dire: “On devrait mettre le feu aux universitĂ©s, car rien de plus infernal, de plus diabolique n’a existĂ© depuis le commencement du monde, et jamais la terre ne connaĂźtra rien d’aussi pernicieux” (3).Il put constater lui-mĂȘme l’effet de son Ɠuvre destructive; “En Allemagne, Ă©crivait-il, on laisse dĂ©pĂ©rir l’enseignement.Les Ă©coles supĂ©rieures languissent, les couvents sont fermĂ©s, l’herbe se sĂšche, la fleur tombe.LĂ  oĂč les couvents et les abbayes ont Ă©tĂ© supprimĂ©s, personne ne consent Ă  faire instruire ses enfants” (3).Melanchton Ă©crivait Ă©galement : “Dans les pays allemands, toutes les Ă©coles disparaissent.Malheur sur le monde!” Cette triste rĂ©alitĂ© arrache Ă  l’humaniste Nossen une constatation Ă©mue.“Ce qui m’afflige le plus, c’est la crainte qu’une fois les fondements de la science sapĂ©s, toute piĂ©tĂ© ne soit du mĂȘme coup ruinĂ©e et que nous ne voyions renaĂźtre une barbarie capable d’anĂ©antir les derniers et faibles vestiges de la religion et des lettres.” Quelques chiffres achĂšveront de prouver ce que nous avançons— (1) Dollinger, RĂ©forme, I, p.440; Janssen, II, p.315.(2) Janssen, II et III, passim.(3) CitĂ© par Janssen, Ibid. 136 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’universitĂ© de Prague, si fiĂšre de compter au commencement du XVe siĂšcle jusqu’à 60,000 Ă©tudiants, n’avait plus, en 1550, que 8 professeurs et 30 Ă©lĂšves; celle de Vienne, qui avait eu, en 1519, 661 inscriptions, n’en reçut que 12 en 1532; Cologne, en 1534, eut 54 Ă©lĂšves au lieu d’une moy-enne de 2000 qu’elle avait de 1500 Ă  1510; Erfurt tomba de 311 Ă  14 en 1527, Heidelberg, Rostock, Greifswald, furent obligĂ©es de fermer leurs portes et les professeurs durent vivre dans un Ă©tat voisin de la misĂšre.Les Ă©lĂšves qui restaient dans les universitĂ©s Ă©taient si vicieux, si indĂ©pendants, qu’ils devinrent ingouvernables.Les maĂźtres eux-mĂȘmes Ă©taient fort divisĂ©s par des querelles politico-religieuses.Cet Ă©tat de choses fut commun Ă  tous les pays oĂč s’introduisit la RĂ©forme.Un vent de mort souffle sur l’Allemagne, le Danemark, la SuĂšde, la NorvĂšge, les Pays-Bas, et plus tard, sur l’Angleterre, l’Éeosse, l’Irlande et mĂȘme la France.Mais ce n’est pas tout.La RĂ©forme nous a lĂ©guĂ© un certain nombre de principes funestes, entre autres, l'intervention de l’État en matiĂšre d’enseignement, sa main-mise ou ses essais de main-mise sur les Ă©coles, l’idĂ©e de la neutralitĂ© scolaire.Il est Ă©vident que l’État, gardien des intĂ©rĂȘts publics, doit s’occuper d’enseignement, mais ses fonctions en matiĂšre d’éducation se bornent Ă  protĂ©ger, Ă  contrĂŽler, Ă  promouvoir.Les rĂ©formateurs ne l’entendaient pas ainsi et souhaitaient de “voir l’autoritĂ© temporelle seule chargĂ©e de l’organisation des Ă©coles.” Eberlin de Gunzbourg, religieux dĂ©froquĂ©, prĂ©dicateur et pamphĂ©taire de l’époque, demande Ă©galement que l’enseignement soit gratuit et obligatoire.Comme si la gratuitĂ© n’avait pas Ă©tĂ©, depuis les premiers siĂšcles, un des principes des Ă©coles fondĂ©es par l’Église ! Comme si jusqu’alors l’État et l’Église n’avaient pas constamment uni leurs efforts pour encourager les parents Ă  faire instruire leurs enfants.Le mĂȘme Eberlin dĂ©sire que la philosophie soit bannie des universitĂ©s ainsi que tous les auteurs scolastiques, il voudrait voir tous les livres de droit canon brĂ»lĂ©s sur les places publiques.VoilĂ  les hommes que certains historiens nous prĂ©sentent comme les promoteurs de la science et les fondateurs de l’enseignement populaire! Il est difficile de croire que leur influence a Ă©tĂ© favorable Ă  l’éducation.Certes, il serait injuste d’écrire avec Stockl “qu’il n’y a pas un seul principe pĂ©dagogique dans les enseignements de la RĂ©forme”, mais il nous sera bien permis de constater que depuis cette Ă©poque, la pĂ©dagogie a Ă©tĂ© imprĂ©gnĂ©e de principes funestes dont nous trouvons la trace dans les Ă©crits de Sturm, de Rabelais, de Montaigne, de ComĂ©nius, de Rousseau de Pestalozzi, de Froebel, d’Herbert Spencer et de nos modernes rationalistes et libres penseurs F.P.G. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 137 QUESTION DE PEDAGOGIE Une Ăšre nouvelle Le lieutenant-gouverneur en conseil ai rĂ©cemment proclamĂ© la mise en vigueur du nouveau programme d’études, et ce, Ă  partir de septembre 1923.Si l’importance primordiale d’un programme d’études Ă©chappe Ă  l’observation de bien des profanes, il faut reconnaĂźtre que, depuis quelques annĂ©es, les membres du ComitĂ© catholique, de mĂȘme hae nos gouvernants, les officiers du dĂ©partement de l’Instruction publique, le personnel enseignant, nombre de pĂšres de familles, constataient que le programme actuel ne rĂ©pondait plus aux exigences modernes.Les plus avertis montrĂšrent le mal dans sa racine.Des polĂ©miques sĂ©rieuses, tant par le nombre, par la qualitĂ© des idĂ©es exprimĂ©es, que par la renommĂ©e et la compĂ©tence des auteurs qui y prirent part, s’engagĂšrent.Bref, l’opinion publique Ă©tait mise en Ă©veil.En cette circonstance, si grave de consĂ©quences pour l’avenir de l’instruction et de l’éducation de notre nationalitĂ©, le ComitĂ© catholique, par sa sage prudence, a prouvĂ© une fois de plus sa raison d’ĂȘtre.AprĂšs une Ă©tude sĂ©rieuse et prolongĂ©e de la question, il favorisa la refonte du programme.Des sous-comitĂ©s d’études furent formĂ©s, des rapporteurs nommĂ©s et l’on fit appel Ă  toutes les sommitĂ©s dans le domaine de la pĂ©dagogie, en cette province.Des projets s’élaborĂšrent.BientĂŽt, de la discussion jaillit la lumiĂšre.Un nouveau programme Ă©tait nĂ©.Une nouvelle orientation allait ĂȘtre donnĂ©e Ă  l’instruction et Ă  l’éducation de nos enfants.Admettant que tout travail humain est perfectible et que l’art est difficile, il faut tout de mĂȘme reconnaĂźtre que ce nouveau programme d’études est trĂšs bien accueilli par tous les groupes qui s’intĂ©ressent au mouvement Ă©ducationnel.L’ùre nouvelle s’ouvre donc sous d’heureux augures.Accordons au nouveau programme notre confiance et notre sollicitude.Qu’un concert unanime de reconnaissance aille Ă  ceux qui ont pris une part active Ă  la prĂ©paration et Ă  la rĂ©daction de ce rĂšglement, destinĂ© Ă  orienter l’avenir de notre province vers des horizons plus vastes.Us ont bien mĂ©ritĂ© de la patrie ceux-lĂ .Ce nouveau programme divise les Ă©coles catholiques de la Province en (1) Ă©coles 'primaires Ă©lĂ©mentaires et (2) Ă©coles primaires complĂ©mentaires.1.—ÉCOLES PRIMAIRES ELEMENTAIRES.Les Ă©coles primaires Ă©lĂ©mentaires comprendront les cours suivants, savoir: Cours prĂ©paratoire, infĂ©rieur, moyen, supĂ©rieur.2 138 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Le cours prĂ©paratoire, son nom l’indique, est destinĂ© aux tout petits enfants de 5 et de 6 ans.Tous les jeunes ne devront pas passer nĂ©cessairement par ce cours.Personne n’ignore qu’un grand nombre de familles, et cela Ă  leur louange, prĂ©fĂšrent garder Ă  la maison ces bambins, qui ont tant besoin de libertĂ©, d’air, de soins vigilants et constants de la part de la mĂšre.Ces enfants reçoivent au foyer les premiĂšres notions de religion, de lecture, d’écriture, de calcul.Ils font donc, chez eux, leur cours prĂ©paratoire.A leur arrivĂ©e Ă  l’école, ils entreront, non pas en ce cours prĂ©paratoire, mais bien au cours infĂ©rieur.Le coursinfĂ©rrieur qui, de fait, est le premier ccurs du nouveau programme, comprend deux ans d’études, le et 2e annĂ©es.Au sortir de ce pours, les Ă©lĂšves pourront lire assez bien et Ă©crire ce qu’ils lisent; en -calcul, ils connaĂźtront les quatre opĂ©rations simples; ils auront des notions fondamentales sur la religion.La moyenne d’ñge des Ă©lĂšves de ce cours est de 7 Ă  9 ans.Du cours infĂ©rieur l’élĂšve passera au cours moyen, lequel comprend, lui aussi, deux ans d’études: 3e et 4e annĂ©es.Au sortir de ce cours, les Ă©lĂšves possĂ©deront des connaissances gĂ©nĂ©rales sur la religion, les Ă©lĂ©ments delĂ  langue française et de la langue anglaise; en calcul, les quatre opĂ©rations simples, les fractions et des problĂšmes y correspondant.Ils seront initiĂ©s, en ces deux annĂ©es, Ă  la rĂ©daction d’une lettre, d’un reçu, d’un billet, etc.La moyenne d’ñge des Ă©lĂšves de ce cours est de 9 Ă  12 ans.Puis viendra le cours supĂ©rieur, comprenant Ă©galement deux ans d’études: 5e et 6e annĂ©es.Pendant ces deux annĂ©es, les Ă©lĂšves complĂ©teront leurs connaissances Ă©lĂ©mentaires sur le catĂ©chisme et les priĂšres.Ils verront la syntaxe française et anglaise.Ils se perfectionneront en rĂ©daction et en composition.En arithmĂ©tique, ils verront le pourcentage, le mesurage, les Ă©lĂ©ments de la comptabilitĂ©, les formules commerciales, etc.La moyenne d’ñge des Ă©lĂšves de ce cours est de 12 Ă  15 ans.Les matiĂšres d’enseignement pour ces Ă©coles Ă©lĂ©mentaires se divisent en matiĂšres essentiel1 es, accessov es et facultatives Les matiĂšres essentielles sont: 1 instruction religieuse et la morale, la langue maternelle, les mathĂ©matiques et l’histoire du Canada.Les matiĂšres accessoires sont: la gĂ©ographie, le dessin, 1 agriculture, la langue anglaise, l’hygiĂšne et les biensĂ©ances.Les matiĂšres facultatives sont: le chant et la gymnastique.Pour les Ă©coles de garçons, les travaux manuels.Pour les Ă©coles de filles, l’enseignement mĂ©nager.VoilĂ  les grandes lignes du programme d’études des Ă©coles primaires Ă©lĂ©mentaires.Passons Ă  celui des Ă©coles primaires complĂ©mentaires.Ces Ă©coles remplaceront ce que nous appelons aujourd’hui les Ă©coles acadĂ©miques.Le nouveau programme, comme l’ancien, comprend deux ans: 7e et 8e annĂ©es. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 139 2.—Écoles primaires complĂ©mentaires « Le nouveau programme des Ă©coles complĂ©mentaires a Ă©tĂ© conçu et rĂ©digĂ© de maniĂšre Ă  rencontrer toutes les exigences du milieu oĂč ces Ă©coles seront en opĂ©ration.Il comprend les sections suivantes : commerciale, industrielle, agricole, mĂ©nagĂšre.Les matiĂšres de l’enseignement de ces deux annĂ©es d’études sont divisĂ©es comme suit: A.—MatiĂšres communes invariables.Ces premiĂšres matiĂšres devront s’enseigner dans chacune des quatre sections ci-haut nommĂ©es.Ce sont: l’instruction religieuse et la morale, la langue française, l’histoire nationale et la gĂ©ographie.B.—Les matiĂšres communes variables, suivant les exigences du milieu, sont: la langue anglaise, les mathĂ©matiques, la physique, le dessin, les biensĂ©ances, l’hygiĂšne.C.—Les matiĂšres spĂ©ciales sont, pour les sections commerciale et industrielle: le droit commercial, la stĂ©nographie, la dactylographie, la technologie industrielle, le dessin technique, les travaux manuels.Pour les sections agricole et mĂ©nagĂšre : l’agriculture, la botanique, l’économie rurale, la zoologie, la chimie agricole, la comptabilitĂ© agricole, le mesurage, la tenue de la maison, l’art culinaire, l’horticulture, l’aviculture, l’apiculture, les travaux pratiques.La moyenne d’ñge des Ă©lĂšves de ces cours est de 15 Ă  18 ans.Pour couronner les Ă©tudes de ces deux programmes, fixer un but aux Ă©tudiants, Ă©tablir un barĂšme de connaissances, il sera sans doute dĂ©cernĂ© avant longtemps un certificat d’études aprĂšs examen uniforme pour chaque catĂ©gorie d’écoles respectives, aux Ă©lĂšves y ayant droit.A ces certificats pourraient ĂȘtre attachĂ©es certaines prĂ©rogatives rendant leur obtention plus dĂ©sirable.Ces certificats d’études crĂ©eront un lien entre les Ă©coles primaires et les Ă©coles moyennes d’agriculture, les Ă©coles techniques, les Ă©coles normales, les Ă©coles commerciales et le cours classique.Ayant Ă©levĂ© le niveau des Ă©tudes de l’école primaire Ă©lĂ©mentaire, il fallait songer Ă  Ă©lever dans la mĂȘme proportion la somme des connaissances exigibles pour l’octroi du brevet Ă©lĂ©mentaire.Ce diplĂŽme disparaĂźt de fait, mais pas de nom.A l’avenir, pour obtenir un brevet d’école Ă©lĂ©mentaire, les aspirants devront possĂ©der les connaissances exigĂ©es aujourd’hui pour l’obtention du brevet modĂšle.Et pour le brevet d’écoles primaires complĂ©mentaires, les connaissances du brevet acadĂ©mique d’aujourd’hui.Le niveau de l’instruction des titulaires des Ă©coles primaires Ă©lĂ©mentaires sera donc augmentĂ© d’au moins 50%.C’est Ă  noter, car jamais les institutrices de nos enfants ne seront trop instruites.Telle institutrice, telle Ă©cole, suivant l’axiome: on ne donne que ce que l’on a.Ce relĂšvement du niveau de compĂ©tence du personnel enseignant dans les Ă©coles sous contrĂŽle suffit Ă  lui seul pour attirer 140 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE au nouveau programme les plus grandes sympathies.En effet, lĂ  est le point capital.Voulons-nous avoir des Ă©coles vraiment efficaces, mettons Ă  leur tĂȘte des institutrices compĂ©tentes.Mgr Dupanloup, pour ne citer sur ce point qu’une seule autoritĂ©, dit: ‘Tl ne peut, il ne pourra jamais se trouver dans une Ăąme trop de vertus et dans une intelligence trop de savoir pour remplir dignement la tĂąche d’institutrice.” VoilĂ  les grandes lignes de ce nouveau programme des Ă©coles primaires Ă©lĂ©mentaires et complĂ©mentaires.PĂ©nĂ©trons maintenant Ă  l’intĂ©rieur de l’édifice; Ă©tudions-en les dĂ©tails; voyons-en le but, la portĂ©e et tĂąchons d’en saisir l’esprit.L’esprit vivifie, la lettre tue, dit le proverbe.L’école primaire Ă©lĂ©mentaire de demain rĂ©unira ce qu’aujourd’hui nous dĂ©signons sous les appellations d’école Ă©lĂ©mentaire et d’école modĂšle.Ce fusionnement devrait produire d’heureux rĂ©sultats.Jusqu’ici, chaque commission scolaire de campagne ne pouvait possĂ©der que deux Ă©coles modĂšles dans ses limites territoriales: une pour les garçons, l’autre pour les filles.L’école modĂšle des garçons est gĂ©nĂ©ralement situĂ©e au village.Tous les garçons de la municipalitĂ©, qui ont terminĂ©, Ă  l’école de leur rang, leur 4e annĂ©e, peuvent frĂ©quenter les cours de l’école modĂšle du village.Mais comme tout le monde, dans nos grandes paroisses, ne peut se trouver Ă  proximitĂ© du village et que, d’autre part, l’école modĂšle des garçons n’est pas un pensionnat, il arrive, en pratique, Ă  quelques exceptions prĂšs, que seuls les Ă©lĂšves du village profitent de ces cours.La majoritĂ© des autres petits garçons des Ă©coles des rangs est, par la nature mĂȘme de cet Ă©tat de choses, jetĂ©e prĂ©maturĂ©ment hors de l’école.Le nouveau programme remĂ©die Ă  cet inconvĂ©nient.Il est bon de remarquer que ce changement ne constitue pas une rĂ©forme absolue, mais une amĂ©lioration du systĂšme actuel.Toujours amĂ©liorer, ne jamais dĂ©truire/semble ĂȘtre la politique sage adoptĂ©e par le ComitĂ© Catholique.L’école modĂšle des filles est Ă©galement situĂ©e au village.La grande majoritĂ© de ces Ă©coles est sous le contrĂŽle de communautĂ©s religieuses, et la plupart du temps indĂ©pendantes.C’est le couvent de la paroisse, le pensionnat.Les jeunes filles ont l’avantage d’y faire soit un cours modĂšle, soit un cours acadĂ©mique.Elles sortent de ces foyers d’éducation avec un diplĂŽme d’école Ă©lĂ©mentaire, modĂšle ou acadĂ©mique.Elles connaissent les arts d’utilitĂ© et d’agrĂ©ment.Elles sont vertueuses, Ă©duquĂ©es, instruites.Bref, formation complĂšte.La bonne majoritĂ© des jeunes filles de la paroisse passent par le couvent.VoilĂ  la situation dans 80% de nos grandes paroisses.Les filles sont instruites, Ă©duquĂ©es: les garçons le sont moins.Le niveau des Ă©tudes des garçons Ă©tant infĂ©rieur Ă  celui des filles, qu’arrive-t-il?Il arrive que ces garçons, pour la plupart, fils de cultivateurs, d’artisans, jetĂ©s prĂ©maturĂ©ment hors de l’école, avec des connaissances trop superficielles et Ă  un Ăąge oĂč la mobilitĂ© de l’esprit ne permet pas aux impressions reçues de jeter en eux de profondes racines, il arrive dis-je, qu’aprĂšs quelques annĂ©es, ayant L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 141 cessĂ© toute lecture, toute Ă©tude, ils se retrouvent Ă  20, 25 ans, Ă  peu prĂšs ignorants.De plus, les Ă©lĂšves de TĂ©cole modĂšle du village, ayant reçu une formation Ă  base commerciale, sont presque toujours perdus pour la campagne.Ils vont grossir le nombre des commis des villes.VoilĂ  pour les garçons.Chez les filles, mĂȘmes constatations.Ou elle restera fille plutĂŽt que de s’unir Ă  un cultivateur ignorant, ou elle quittera la famille pour aller, elle aussi, s’engager dans les bureaux ou les magasins de la ville voisine.S’il arrive qu’elle se dĂ©cide Ă  Ă©pouser un bon cultivateur, comme elle n’est pas prĂ©parĂ©e, par son Ă©ducation, Ă  jouer le rĂŽle de fermiĂšre, oĂč il y a tant Ă  faire et lĂ  oĂč il faut une prĂ©paration spĂ©ciale, elle se dĂ©courage, dĂ©prime son homme, et, aprĂšs quelques annĂ©es, la terre se vend.Une famille de plus est dĂ©racinĂ©e du milieu oĂč elle aurait dĂ» vivre heureuse et prospĂšre, et elle est jetĂ©e sur le pavĂ© des grandes citĂ©s pour son malheur et celui de ses descendants.Loin de moi ici l’idĂ©e de vouloir critiquer nos couvents de campagne.Nos jeunes filles ne sont pas trop vertueuses, ni trop instruites, ni trop Ă©duquĂ©es.Ce sont nos garçons qui ne le sont pas assez.VoilĂ ! C’est cette lacune que le ComitĂ© catholique a voulu combler en simplifiant et en Ă©levant le programme de l’école Ă©lĂ©mentaire.En effet, n’est-il pas rationnel que l’éducation et l’instruction de nos garçons et de nos filles des campagnes soient sur un mĂȘme niveau et orientĂ©es vers un mĂȘme but: l’agriculture ?Une Ăšre nouvelle s’ouvre donc pour notre Province; le nouveau programme d’études mettra Ă  la portĂ©e de tous les enfants de nos 5500 Ă©coles, les connaissances nĂ©cessaires, indispensables Ă  tout homme dans la vie.Le but des auteurs du programme est visible: retenir les petits garçons de la campagne Ă  l’école jusqu’à 14 ou 15 ans, au moins; les mettre en Ă©tat de pouvoir complĂ©ter les Ă©lĂ©ments puisĂ©s Ă  cette prĂ©cieuse source, soit par des Ă©tudes personnelles, soit par l’étude d’une des spĂ©cialitĂ©s qui font suite Ă  l'Ă©cole primaire.L’ancien programme a eu son mĂ©rite.Lorsqu’il a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©, il fallait, Ă  ce moment, assurer l’avenir matĂ©riel, Ă©conomique de notre population.Notre Province s’est dĂ©veloppĂ©e depuis; nos villes ont pris une extension considĂ©rable; et nos campagnes se dĂ©peuplent.L’ancien proprogramme a vĂ©cu sa vie; le nouveau arrive Ă  son heure.L’ancien programme Ă  base commerciale a favorisĂ© le dĂ©veloppement du commerce et de l’industrie.Le nouveau, avec ses sections commerciale et industrielle, pour les villes; agricole et mĂ©nagĂšre, pour les campagnes, assure Ă  chaque groupe de notre population scolaire l’orientation qui lui convient naturellement.Il Ă©tait irrationnel que l’enfant des campagnes reçût, Ă  tous les degrĂ©s de son cours d’études, les mĂȘmes connaissances que l’enfant des villes.Je ne crois pas qu’aucune mesure ait Ă©tĂ© adoptĂ©e, en cette Province, depuis quelques annĂ©es, favorisant plus le dĂ©veloppement de l’instruc- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 142 tion et mĂȘme de l’agriculture, que la mise Ă  exĂ©cution du nouveau!pro-gramme d’études.Je le rĂ©pĂšte, une Ăšre nouvelle s’ouvre pour notre Province: l’enseignement primaire est dans la voie du progrĂšs.Les gĂ©nĂ©reux octrois Ă  l’enseignement secondaire vont permettre la formation de professeurs de carriĂšre.L’enseignement supĂ©rieur n’a pas Ă©tĂ© oubliĂ© non plus.Nos universitĂ©s ont puisĂ© largement dans le coffre du SecrĂ©taire provincial.Ce dernier n’a pas voulu s’arrĂȘter en si bonne voie; l’octroi de bourses pour Ă©lĂšves qui sont envoyĂ©s aux universitĂ©s de l’Europe, afin de favoriser la crĂ©ation en cette Province d’une Ă©lite intellectuelle; la fondation d’écoles de Beaux-Arts Ă  QuĂ©bec et Ă  MontrĂ©al; les prix octroyĂ©s pour la littĂ©rature: l’établissement d’une commission de conservation des monuments historiques, voilĂ  des actes qui rĂ©vĂšlent l’élĂ©vation des sentiments de leur auteur.Ces innovations heureuses, pour notre Province, ouvrent donc, je le rĂ©pĂšte, une Ăšre nouvelle.Les hommes passent, mais les Ɠuvres demeurent pour le bonheur et la gloire du peuple qui les possĂšde.Celles qui s’édifient prĂ©sentement seront, demain, les plus beaux fleurons de la couronne des gouvernants d’aujourd’hui.ArsĂšne Paquin, Insy.d’écoles.{Le Terroir).ENSEIGNEMENT DU DESSIN SĂšme lettre (Pour U Enseignement Primaire) Nous voici en Novembre.—Vos Ă©lĂšves ont-ils exĂ©cutĂ© 16 dessins: 8 en septembre et 8 en octobre ?Le nombre 8 par mois est la quantitĂ© obligatoire, mais il peut arriver qu’on puisse faire exĂ©cuter plusieurs dessins dans une mĂȘme leçon; le nombre 8 peut donc ĂȘtre dĂ©passĂ©.En septembre dernier j’ai dit qu’on pouvait grouper les divers travaux indiquĂ©s par le programme officiel, en trois ou quatre groupes, selon les annĂ©es du cours.Mais dans quel ordre ou dans quelle proportion faut-il faire exĂ©cuter chaque genre ?Voici une marche que l’on peut suivre.Dans les Ă©coles de ville ou dans des centres industriels, pour des Ă©lĂšves au-dessus de la 2e annĂ©e, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 143 on peut faire exĂ©cuter chaque semaine un dessin gĂ©omĂ©trique, puis, en plus, la le et la 2e semaine de chaque mois, un dessin perspectif; la 3e semaine, un dessin dĂ©coratif, la 4e semaine, un dessin de mĂ©moire.Dans les Ă©coles de campagne, ou Ă  centres non industriels, pour des Ă©lĂšves au-dessus de la 2e annĂ©e, on peut faire exĂ©cuter, chaque mois, la le et la 2e semaine un dessin gĂ©omĂ©trique et un dessin perspectif, dans chacune; la 3e et la 4e semaine un dessin dĂ©coratif et un dessin de mĂ©moire, dans chacune encore: total 8 dessins.Dans les classes prĂ©paratoires, le et 2e annĂ©e, de n’importe quelle Ă©cole, on peut faire exĂ©cuter chaque semaine un dessin d’aprĂšs objet rĂ©el, puis, en plus, la le et la 2e semaine de chaque mois, un dessin dĂ©coratif; la 3e et la 4e semaine, un dessin de mĂ©moire.Il ne faut pas oublier de joindre, en temps convenable, Ă  la pratique de tel ou tel genre de dessin, les Ă©tudes spĂ©ciales indiquĂ©es dans le programme officiel: entraĂźnement, couleurs, perspectives, paysage, etc.LES MODÈLES Le dessin gĂ©omĂ©trique et le dessin perspectif doivent ĂȘtre exĂ©cutĂ©s d’aprĂšs un objet rĂ©el, visible.Le dessin dĂ©coratif se fait Ă©galement d’aprĂšs un modĂšle rĂ©el, si on en possĂšde: broderie, tapisserie, dentelle, papier peint, etc.A dĂ©faut de modĂšle en nature, l’élĂšve reproduit le dessin fait au tableau ou sur une grande feuille; ou bien il compose un dessin d’aprĂšs telles directions, avec tels Ă©lĂ©ments indiquĂ©s ou dessinĂ©s par le professeur.Dans le dessin de mĂ©moire, l’élĂšve dessine, sans modĂšle visible, l’objet nommĂ©, le motif dĂ©sirĂ© ou la petite scĂšne indiquĂ©e par le professeur.Puisque le dessin gĂ©omĂ©trique et le dessin perspectif ne doivent ĂȘtre exĂ©cutĂ©s que d’aprĂšs nature, il faut que le professeur ait des objets-modĂšles Ă  sa disposition.Pour l’enseignement collectif, les objets doivent ĂȘtre de dimension assez grande, environ au moins 10 pouces.Pour l’enseignement individuel, en dessin gĂ©omĂ©trique surtout, alors que chaque Ă©lĂšve a un modĂšle particulier, ils peuvent ĂȘtre de plus petite dimension.Dans ces deux cas, ils faut choisir des objets Ă  forme simple, facilement comprise, et Ă  dĂ©tails trĂšs visibles et non compliquĂ©s.Comment se procurer des objets-modĂšles?On en trouve ordinairement un peu partout : dans la classe, dans la cuisine, dans la cave, dans le grenier, etc .et surtout, chez les marchands, particuliĂšrement dans les magasins de 5, 10, 15 sous l’objet.Qui doit payer ces objets-modĂšles ?—La commission scolaire, et, Ă  son dĂ©faut, l’instituteur. 144 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Si une Ă©cole comprend plusieurs classes, les objets-modĂšles sont rassemblĂ©s dans une armoire fermant Ă  clef, et un seul professeur est chargĂ© de les distribuer Ă  ceux qui en ont besoin Combien faut-il avoir d’objets-modĂšles?—Autant que possible; cela dĂ©pend du nombre de classes d’une Ă©cole.Mais rappelez-vous qu’avec un seul et mĂȘme objet-modĂšle on peut faire exĂ©cuter plusieurs dessins ; il suffit pour cela de varier la position de l’objet, ce qui donne lieu Ă  de nouvelles directions des lignes et Ă  un nouveau travail d’observation.Esquisses de quelques diffĂ©rentes positions d'un mĂȘme objet: Vues gĂ©omĂ©trales Avec vues perspectives on obtiendrait un nombre encore plus considĂ©rable de diffĂ©rentes positions.Allons, cherchez; prĂ©parez toute chose, activement mais sans fiĂšvre; vous aurez du succĂšs.Un Inspecteur de l’enseignement du dessin.QuĂ©bec, Novembre 1922. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 145 LA CALLIGRAPHIE A L’ECOLE PRIMAIRE Hovembre, lere semaine.ÜPPI WÊSÊÊm wmm 4me semaine. 146 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PÉDAGOGIE PRATIQUE Notes d’inspection 2.Leçon de lecture.—“Commencez!” — Et la machine se met en marche, chaque enfant lisant Ă  tour de rĂŽle une phrase ou un alinĂ©a.Pendant quarante minutes, les Ă©lĂšves succĂšdent aux Ă©lĂšves, les phrases succĂšdent aux phrases, un chapitre succĂšde Ă  un autre chapitre, sans que la maĂźtresse fasse autre chose que de reprendre de temps Ă  autre pour un mot mal dit ou d’interrompre pour poser Ă  l’improviste une question comme celle-ci: “Qu’est-ce que c’est e\Vi accumuler V'—question Ă  laquelle, bien entendu, l’élĂšve ne peut rĂ©pondre.Est-ce bien lĂ  une leçon de lecture?Lire, ce n’est pas seulement enfiler des mots Ă  la suite les uns des autres; lire, c’est comprendre et c’est traduire l’écriture de façon Ă  montrer qu’on comprend et qu’on veut faire comprendre aux autres.Et cela ne s’apprend pas tout seul: il faut que le maĂźtre intervienne d’une façon plus active et pour faire comprendre le texte et pour obtenir une diction correcte, sinon facile et Ă©lĂ©gante.Il ne viendrait Ă  personne l’idĂ©e de faire une leçon d’écriture sans mettre un modĂšle sous les yeux de l’enfant; ce qu’on ne ferait pas pour l’écriture, beaucoup le font pour la lecture.Si vous voulez que vos enfants lisent bien, montrez-leur comment il faut lire: lisez donc d’abord vous-mĂȘme quelques alinĂ©as, en insistant sur le ton, sur les nuances propres Ă  rendre les idĂ©es exprimĂ©es.Pour bien lire, il faut comprendre: donnez donc en quelques mots une idĂ©e gĂ©nĂ©rale du morceau.Quand les enfants se trompent en Ă©crivant, vous leur faites remarquer leurs fautes et vous essayez d’obtenir mieux.Agissez donc de mĂȘme pour la lecture.Un enfant a mal lu une phrase, peut-ĂȘtre parce qu’il l’a mal comprise; faites-la-lui comprendre: lisez-la vous-mĂȘme et faites-la reprendre; habituez vos Ă©lĂšves Ă  tenir compte du sens et de la ponctuation, Ă  lire lentement et distinctement, en articulant avec soin.Dans presque toutes les rĂ©gions, il y a des dĂ©fauts de prononciation, auxquels le maĂźtre , qui est le plus souvent du pays, s’habitue peu Ă  peu.Il faut rĂ©agir contre cette tendance qui indique un peu de mollesse et de laisser-aller, et conserver une oreille plus dĂ©licate.Ne faites lire qu’un chapitre par leçon et encore est-il prĂ©fĂ©rable qu’il soit court.Quand il sera achevĂ©, on recommencera et il faut espĂ©rer que les Ă©lĂšves n’en liront que mieux.En tout cas, ils pourront retenir quelque chose de leur lecture, et acquĂ©rir ainsi de nouvelles idĂ©es et quelques connaissances tout en augmentant leur vocabulaire.N’interrompez pas un enfant au milieu d’une phrase pour lui poser une question sur le sens d’un mot: attendez que la phrase soit achevĂ©e. L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 147 Si vous soyez que le mot est inconnu pour l'enfant, si vous pouvez le faire comprendre en le rapprochant de mots de la mĂȘme famille, expliquez vous-mĂȘme.Il faut faire trouver le plus possible, mais on ne peut faire trouver que lorsqu'on a un point de dĂ©part et des points de repĂšre; autrement, l’on perd son temps.ExpĂ©rience.COMMENT ECRIRE LES NOMS PROPRES Sous le titre ci-dessus, nous commençons dans la prĂ©sente livraison la publication d’une sĂ©rie d’études prĂ©cieuses, que nous devons Ă  M.VabbĂ© Joseph Saint-Denis, de Chambly.Ce prĂȘtre Ă©rudit emploie les lois-irs d’une retraite mĂ©ritĂ©e Ă  Ă©crire dans les journaux des ar tides d’une haute valeur sur l’orthographe des noms propres {particuliĂšrement les noms gĂ©ographiques).M.l’abbĂ© Saint-Denis a bien voulu nous faire don d’une col'ection complĂšte de ses articles sw les noms propres, afin que nous en fassions profiter le personnel enseignant: nous le remercions bien sincĂšrement pour ce tĂ©moignage d’intĂ©rĂȘt portĂ© si dĂ©licatement Ă  L’Enseignement Primaire.SAINT JEAN CHRYSOSTOME Comment Orthographier ce nom?La fĂȘte de saint Jean Chrysostome a lieu le 27 janvier.A cette occasion, il est bien permis de se demander, en prĂ©sence de diverses formes que revĂȘt trop souvent ce nom, comment il faut PĂ©crire.L’erreur la plus commune est d’ajouter sur le second “o” un accent circonflexe; l’autre plus rare, mais assez frĂ©quente et non moins rĂ©prĂ©hensible, consiste Ă  omettre les traits d’union entre ces trois termes, ou Ă  n’en n’employer qu’un lorsqu’il en faut deux.lo Accent circonflexe.En principe, personne ne doute que cet accent ne soit soumis Ă  des rĂšgles comme les autres accents.En français, il n’y a qu’une lettre pour exprimer les deux sons diffĂ©rents de “o” long et de “o” bref.On se contente d’indiquer le V’ long par un accent circonflexe (ĂŽ).Mais il n'en est pas ainsi de la langue grecque qui affecte l’“o” ordinaire pour dĂ©signer le son bref et emploie une lettre spĂ©ciale pour indiquer un “o” long (1).Or le mot “Chrysostome” vient de deux mots grecs, chrusos (qui signifie “or”) et stoma (bouche).Ces deux noms rĂ©unis constituent donc un surnom glorieux pour l’éloquent saint qui l’a pleinement mĂ©ritĂ© (2).Mais cet ao” dans le mot grec doma est bref.Il faut donc employer en français l'“o” ordinaire sans accent, comme on l’a fait pour tant d’autres expressions.Il faut donc Ă©crire “Chrysostome” et par suite Ă©viter avec soin de prononcer ce mot comme si l’“o” portait un accent circonflexe (3).VoilĂ  pour l’accent circonflexe qu’il faut toujours omettre sur ce mot.(1) Cet “o” long en grec ressemble queloue peu Ă  un “w” dont les angles seraient arrondis.(2) De ce mot chrusos viennent en français les mots: “Chrysogone, Chrysologue, chrysalide, chrysanthĂšme,” etc.Le mot stoma est la racine des mots français: ‘‘estomac, stomacal,” etc.(3) 11 en est de mĂȘme des mots: “tĂ©lĂ©phone, phonographe,” etc., oui (venant du grec phone).s’écrivent sans accent circonflexe et doivent se prononcer avec “o” bref (non “o” long comme en anglais) 148 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2o Trait d’union.On ne doit jamais Ă©crire cette expression avec un seul trait d’union (Saint-Jean Chrysostome).Ou il n’en faut aucun (saint Jean Chrysostome) oĂč il en faut deux (Saint-Jean-Chrysostome), parce que l’expression comprend trois Ă©lĂ©ments.Trop rares sont les personnes, mĂȘme instruites, qui savent distinguer ces deux cas bien diffĂ©rents.Les grammaires, il est vrai, mĂȘme dans leurs cours supĂ©rieur, ne mettent pas cette distinction assez en lumiĂšre.Il faut Ă  cette intention consulter les traitĂ©s de typographie dans le chapitre plus ou moins long qu’ils consacrent Ă  l’emploi du trait d’union.Mais on peut facilement trouver cette rĂšgle dans les grands dictionnaires de Larousse et de GuĂ©rin qui ont eu l’heureuse idĂ©e de la donner au mot “saint”.Elle est double et concerne un trĂšs grand nombre de noms de lieux, de personnes et de choses.Voici l’une et l’autre.a) Lorsqu’on parle du saint lui-mĂȘme, on Ă©crit l’adjectif “saint” sans majuscule et sans trait d’union: saint Joseph, saint Louis, sainte Anne; la fĂȘte de saint Jean; dĂ©couvrir saint Pierre pour couvrir saint Paul; Vie de sainte Jeanne dArc; Histoire de sainte Marguerite-Marie etc.Finissons ces citations par deux pensĂ©es isolĂ©es.Sa mort laisse une plaie profonde dans nos cƓurs, (Saint Ambroise.) La douceur naĂźt de l’amour.(Saint Jean Chrysostome).Comme dans ces textes il s’agit du saint lui-mĂȘme, il ne faut pas de trait d’union.Cependant on le voit trop souvent sur les souvenirs mortuaires qui sont reproduits Ă  l’aveuglette.b) L’autre rĂšgle paraĂźt moins simple, mais il faut tout de mĂȘme la connaĂźtre et l’appliquer, comme on fait pour les participes.Chaque fois que le nom d’un saint ne dĂ©signe pas le saint lui-mĂȘme, mais est employĂ© pour dĂ©signer toute autre chose, l’expression tout entiĂšre, avec l’adjectif, forme un nom composĂ© indivisible qui exige deux traits-d’union, lorsqu’il y a trois Ă©lĂ©ments, ou trois, s’dl y a quatre mots, etc.Cette rĂšgle se rapporte aux noms de personnes: Sainte-Beuve, Sainte-Eoix, Saint-Hilaire, etc.; aux noms de lieux: villes (de) Saint-Jean; (de) Saint-Boniface; (de) Saint-Hyacinthe; villages ou paroisses de Saint-Henri, de Sainte-CunĂ©gonde, de Saint-Biaise, Saint-Valentin, de Saint-Martin, de Saint-Jacques, etc.; d’églises: de Sainte-Anne, de Saint-Patrice, de Saint-Louis, de Saint-Pierre, etc.; d’iles: de Sainte-HĂ©lĂšne, Saint-Paul; de fleuves ou riviĂšres: Saint-Laurent, Sainte-Croix; de fĂȘtes: la Saint-Jean, la St-Louis, etc.(1); de monuments: tour de Saint-Ange (Ă  Rome); de rues, places, etc., place Saint-Louis, rue Saint-Paul, Sainte-Catherine, etc.; d’objets mĂȘme communs (m'ais dans ce cas avec minuscules): sainte-barbe (soute Ă  poudre dans les navires), saint-laurent (pomme), saint-germain (poire), saint-augustin (caractĂšre d’imprimerie), etc.Comme on le voit, c’est l’union intime qui rĂšgne entre ces divers Ă©lĂ©ments, d’une expression dĂ©tournĂ©e de son premier sens, qui exige les traits d’union.Au contraire, on ne fait pas usage de ce signe quand on parle du saint lui-mĂȘme, parce que l’adjectif “saint” ne fait pas partie du nom du saint.A cause de cette distinction, il ne faut pas Ă©crire ces expressions sans se rendre compte de la double rĂšgle exposĂ©e ici et sans bien voir laquelle il faut appliquer.On ne saurait trop attirer l’attention des intellectuels, des professeurs, sur cette exigence de notre belle langue française Chamhly, janvier 1922 abbĂ© Joseph SAINT-DENIS.(1) Il faut bien remarquer la diffĂ©rence entre “la fĂȘte de saint Louis, de saint Jean,” etc., et ces autres “la Saint-Louis, la Saint-Jean” avec ellipse du mot “fĂȘte” qui en forme un nom composĂ©. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 149 AUTOUR D’UNE EXPOSITION SCOLAIRE Une belle fĂȘte de famille Ă  Saint-Justin, comtĂ© de MaskinongĂ© Nous reproduisons du “Devoir”, du 25 septembre dernier, l’intĂ©ressant compte-rendu qui suit: “ Environ deux mille personnes du comtĂ© de MaskinongĂ© s’étaient donnĂ© rendez-vous Ă  Saint-Justin, lundi dernier, lors de la premiĂšre exposition scolaire agricole, tenue dans la rĂ©gion.Une centaine d’enfants venaient exposer leurs produits agricoles et domestiques, dans une salle, magnifiquement dĂ©corĂ©e pour la circonstance.Quand les 300 exhibits de lĂ©gumes, graines, fruits, poulets, travaux domestiques, furent jugĂ©s par les agronomes, parents et enfants envahirent la salle de l’exposition pour connaĂźtre le verdict des juges “ agricoles ”.— Papa, j’ai un prix pour mon chou ; -— Maman, mes carottes ont reçu le deuxiĂšme prix.Une toute petite cria fiĂšrement Ă  sa tante Marie: — “ J’ai le premier prix pour mon tricot.!” Et combien d’exclamations du mĂȘme genre ont pu entendre les nombreux visiteurs, en ce jour de fĂȘte.Une somme de $140.00 Ă©tait allouĂ©e, par la commission scolaire et le dĂ©partement de l’Agriculture, afin de recompenser le travail des enfants.A voir l’entrain des petits jardiniers et jardiniĂšres, la fiertĂ© lĂ©gitime des parents, l’intĂ©rĂȘt du curĂ©, des commissaires et de la population, on pouvait conclure que la Terre ne meurt pas, Ă  Saint-Justin ! Rarement, nous avons vu des produits agricoles, dans une exposition, prĂ©sentĂ©s avec tant de goĂ»t et de propretĂ© : tant vaut le maĂźtre, tant vaut VĂ©cole.L’agronome, M.El-zĂ©ar Roy, les institutrices, le vicaire, M.Grimard, peuvent ĂȘtre fiers de leurs Ă©lĂšves.“Par ici, tout le monde!.Ce fut le mot d’ordre Et, chacun se rendit en face du presbytĂšre.Quel presbytĂšre que celui de Mgr GĂ©rin.Asile hospitalier, rempli de souvenirs, oĂč les choses du vieux temps sont toujours en vue, Ă  la place d’honneur.Puis Mgr GĂ©rin est le frĂšre d’Antoine GĂ©rin-Lajoie, alors, c’est JEA RIVARD, le dĂ©fricheur, l’économiste, et bien d’autres rĂ©miniscences du passĂ©.Mais le vieux curĂ©, le bon Monsieur GĂ©rin, comme on le nomme dans la rĂ©gion, est toujours jeune; il nous disait lundi dernier “ Si j’avais encore vingt ans.” Enfin, la foule salua par des acclamations l’arrivĂ©e de Mgr GĂ©rin, du docteur Cou-lombe, des prĂȘtres, des agronomes, des fonctionnaires du ministĂšre de l’Agriculture, qui prirent place sur l’estrade.En premier lieu, M.Reymond adressa des recommandations aux enfants: (c’est lui qui jugea leurs lĂ©gumes, fruits, etc.) “ Ce ne sont pas les plus gros choux qui ont les premiers prix, mes petits amis, mais les plus pesants, les plus fermes, etc.” M.Reymond donna une vraie leçon d’agriculture Ă©lĂ©mentaire Ă  la jeune gĂ©nĂ©ration qui l’écouta avec une religieuse attention.Une petite fillette, prĂšs de nous, dit Ă  son petit frĂšre: “ Tu feras comme le juge te dit, l’annĂ©e prochaine, pi t’auras d’autres choses que le sixiĂšme prix.!” Une surprise, une vraie.Ă©tait rĂ©servĂ©e aux deux pionniers de la rĂ©novation agricole du comtĂ© de MaskinongĂ©, j’ai nommĂ© Mgr GĂ©rin et le docteur Coulombe.Les cultivateurs et un groupe d’amis avaient rĂ©solu de donner un tĂ©moignage d’admiration et de reconnaissance aux deux anciens confĂ©renciers agricoles, apĂŽtres de l’agriculture modĂšle.Us crurent juste de remettre une mĂ©daille d’argent, en reconnaissance des services rendus Ă  la Terre, Ă  ces deux personnalitĂ©s Ă©minentes.M.l’agronome E.Roy fut chargĂ© d’organiser la fĂȘte et de lire les adresses Ă  Monseigneur et au docteur.M.le docteur Coulombe rĂ©pondit aux adresses avec toute sa verve des anciens jours.Avec Ă©motion, il rappela la carriĂšre de Mgr GĂ©rin, son zĂšle pour tous, son esprit apos- 150 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE tolique, son dĂ©vouement sans bornes, son attachement Ă  l’agriculture, ses Ɠuvres, etc.Ce vĂ©tĂ©ran du sol rappela la fondation du premier cercle agricole de la province, Ă  Saint-Justin, il y a une trentaine d’annĂ©es; il nous parla de ses professeurs en agriculture, M.Beaubien, MM.J.-C.Chapais, E.Barnard, I.-J.-A.Marsan.Le docteur Coulombe fut l’un des premiers confĂ©renciers agricoles nommĂ©s par le Gouvernement provincial, il y a prĂšs d’un demi-siĂšcle.Si Saint-Justin est ce qu’il est aujourd’hui, c’est le rĂ©sultat du travail et du zĂšle de deux hommes: Mgr GĂ©rin et le docteur Coulombe.VoilĂ  ce que disent les vieux cultivateurs de la rĂ©gion.L’orateur termina son discours par des paroles Ă©mouvantes Ă  l’adresse de Mgr GĂ©rin.Les mĂ©dailles d’argent furent ensuite Ă©pinglĂ©es Ă  la poitrine des vieux soldats de la terre.La petite patrie de Saint-Justin Ă©tait hĂšre de ses hĂ©ros.Vive monseigneur.! Vive le docteur.! Mgr GĂ©rin se leva, visiblement en proie Ă  la plus vive Ă©motion, leva la main vers cette population qu’il a tant aimĂ©e, puis, comme faisant un suprĂȘme effort, il dit d’une voix tremblante : -—- Mes chers paroissiens et amis, si je pouvais vous dire, en ce moment, toutes les impressions et les sentiments de mon Ăąme.mon Ă©motion est trop grande.Merci.\ Et, monseigneur laissa couler des larmes abondantes.Minute inoubliable pour les tĂ©moins de cette scĂšne.Au soir de sa vie, il est consolant pour le vĂ©nĂ©rable prĂȘtre de Saint-Justin, de voir un tĂ©moignage si unanime de reconnaissance.Tous ont reconnu les bienfaits de l’apĂŽtre.Mgr GĂ©rin, comme le Dr Coulombe, se classe au premier rang (en dehors de ses Ă©minentes qualitĂ©s d’homme d’Ɠuvres et de littĂ©rateur) des agriculteurs apĂŽtres, dont il est, en notre temps, l’une des figures les plus intĂ©ressantes et les plus originales de son Ă©poque.Par l’exposition scolaire, Mgr GĂ©rin a voulu donner Ă  la jeune gĂ©nĂ©ration qui pousse l’amour du sol, l’intĂ©rĂȘt au travail de la terre, l’esprit de responsabilitĂ©, l’amour du vrai vrai et du beau.— Ce n’est pas la salle de l’exposition qui fut remplie de produits, comme un orateur l’affirmait Ă  Saint-Justin, mais c’est l’esprit et le cƓur de vos enfants qui ont Ă©tĂ© pĂ©nĂ©trĂ©s de ces qualitĂ©s et aptitudes, nĂ©cessaires au succĂšs, telles que : l’esprit d’ordre et d’initiative, le respect du travail, la persĂ©vĂ©rance, la fiertĂ© lĂ©githue du bon travail, l’émulation, le goĂ»t de bien faire les petites choses, etc., etc.Ce que nous avons vu Ă  Saint-Justin confirme les paroles de l’abbĂ© Grimard (l’actif vicaire de l’endroit).“ La jeune gĂ©nĂ©ration continuera les traditions nationales et agricoles, implantĂ©es ici par ceux que nous fĂȘtons aujourd’hui.” Jean-Chs.Magnan Agronome A PROPOS DES HEURES DE CLASSE Un correspondant nous demande “à quelle heure la classe doit commencer le matin et se terminer l’aprĂšs-midi”.La rĂ©ponse se trouve aux articles 19, 20, et 21, des Æùÿ/cmenis du ComitĂ© catholique, qui se lisent comme suit : 19.“Les classes commenceront Ă  neuf heures du matin pour se terminer Ă  quatre heures du soir; cependant les commissaires pourront prescrire, par rĂ©solution, que la durĂ©e des classes soit moins longue.20.“Il y aura le matin et le soir, vers le milieu de la classe, une rĂ©crĂ©ation d’au moins dix minutes pendant laquelle les enfants sortiront de l’école.21.“La rĂ©crĂ©ation du milieu du jour sera d’au moins une heure et quart.” M: il k\ Šfil tioi L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 151 LA VERTU DE CHARITÉ SON ROLE SOCIAL (Suite) (1) Un poĂšte a dit avec raison : Mais si Ăźa charitĂ© remontait dans les cieux, * L’Homme se trouverait comme un enfant sans mĂšre.La charitĂ©, c’est la vertu toujours actuelle et dont notre sociĂ©tĂ© troublĂ©e a besoin plus que jamais.C’est elle qui, sortie du cƓur de JĂ©sus, embrasa le monde il y a deux mille ans, et renversa l’orgueil, l’amour dĂ©sordonnĂ© des richesses, la soif de jouir et l’ivresse des sens.Dans la suite des siĂšcles, l’Eglise fit pĂ©nĂ©trer dans tous les pays sa doctrine d’amour et de justice, et l’on vit jusqu’à la RĂ©forme, jusqu’à la RĂ©volution, les corporations ouvriĂšres maintenir entre les ouvriers et les patrons des relations bienfaisantes que l’on cherche aujourd’hui en vain de rĂ©tablir, en dehors des doctrines de l’Église catholique.HĂ©las! dans presque tous les pays du monde, on a chassĂ© Dieu de l’école, des lois, de l’hospice, de l’orphelinat, de la famille, par le divorce, de la prison, mĂȘme ! Comme consĂ©quence de cette guerre Ă  Dieu, la religion a Ă©tĂ© bannie de fa sociĂ©tĂ©: gouvernements, patrons, ouvriers vivent sans tenir compte des lois bienfaisantes du christianisme.Aussi, c’est la guerre ou la rĂ©volution en permanence, la grĂšve violente, le patron et l’ouvrier se redoutant, vivant l’arme au bras.Seuls les pays oĂč le catholicisme jouit de la libertĂ©, oĂč l’Église de Rome peut inonder le peuple de sa vivifiante lumiĂšre, l’on retrouve un Ă©tat social enviable.Si dans la Province de QuĂ©bec, la paix rĂšgne entre toutes les classes de la sociĂ©tĂ©; si les grĂšves y sont plus rares et les relations entre le capital et le travail presque trĂšs bonnes comparĂ©es aux pays oĂč l’Eglise de Dieu est ligotĂ©e ou persĂ©cutĂ©e, c’est que dans cet État catholique ce sont les ÉvĂȘques et les prĂȘtres qui exercent, avec le concours des lois civiles, l’influence religieuse et morale.Et parmi les Ă©lĂ©ments de cette influence, notons la charitĂ© qui, sous diffĂ©rentes formes, couvre la terre de QuĂ©bec, ne laissant aucune souffrance sans soulagement, aucune affliction sans consolation aucune misĂšre sajis secours.A l’exemple de la noble terre de France, patrie de l’apostolat, celle de QuĂ©bec, la France d’AmĂ©rique, est fertile en Ɠuvres de bienfaisance.HĂŽpitaux, hospices, orphelinats, confĂ©rences de Saint-Vincent de Paul, couvents, collĂšges, sĂ©minaires sont nĂ©s du cƓur de l’Église et grĂące Ă  la gĂ©nĂ©rositĂ© des fidĂšles.Ce sont ces liens de charitĂ© (l) Voir L'Enseignement Primaire d’octobre 1922. 152 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE qui ont maintenu, chez nous, Tunion du clergĂ© et^du peuple, et conservĂ© dans son intĂ©gritĂ© la foi de nos pĂšres, celle de F Eglise catholique, apostolique et romaine.Et cette union du clergĂ© et du peuple canadipn-français a prĂ©servĂ© ce dernier, du moins dans une large mesure, des erreurs modernes, notamment de celles du socialisme.Cette redoutable erreur du socialisme a su pĂ©nĂ©trer dans la place, nĂ©anmoins, et menace Tordre social, chez nous, par les sociĂ©tĂ©s neutres et internationales qui ont encadrĂ© dans leurs thĂ©ories captieuses nombre de nos braves ouvriers catholiques, et sur le terrain purement social, des centaines des nĂŽtres appartenant Ă  la classe dirigeante.Quel remĂšde opposer Ă  cette menace formidable du socialisme ?Comment lutter contre les sociĂ©tĂ©s neutres ou hostiles qui ont Ă©tabli domicile chez nous ?—Le remĂšde, c’est la charitĂ© qui amĂšnera T union des cƓurs; le moyen de combat c’est Torganiation sur le terrain nettement catholique Mais pour grouper tous les Ă©lĂ©ments catholiques en un faisceau rĂ©sitant, il faut prĂ©parer les voies qui mĂšnent Ă  cette union des cƓurs, absolument nĂ©cessaire si nous voulons prĂ©server de l’anarchie notre peuple jusqu’ici heureux et prospĂšre.L’Eglise, jamais prise au dĂ©pourvu, a su inspirer au cƓur de quelques pieux laĂŻques un grand amour des pauvres et de tous ceux qui peinent ici-bas, et un vif souci de la conservation de la foi dans la classe dirigeante, par la sanctification personnelle.Ces pieux laĂŻques n’était que des jeunes gens, ayant Ă  leur tĂȘte l’illustre Ozanam, ĂągĂ© Ă  peine de vingt ans lorsqu’il jeta les bases de la SociĂ©tĂ© de Saint-Vincent de Paul, en 1833 (Ă  suivre) C.-J.Magnan.DEMANDEZ LE CALENDRIER DE SAINT JOSEPH Le calendrier de saint Joseph, pour l’annĂ©e 1923, mesure 16 x 30 pouces.Il est surmontĂ© d’une magnifique image en quatre couleurs, vĂ©ritable petit tableau Ă  encadrer, —reprĂ©sentant saint Joseph avec l’Enfant JĂ©sus, saint Jean-Baptiste et son agneau.Les chiffres sont trĂšs gros et peuvent ĂȘtre vus Ă  distance; ils sont imprimĂ©s en deux couleurs: en rouge les dimanches et fĂȘtes, en noir les autres jours.Les vendredis et les jours de jeĂ»ne et d’abstinence sont indiquĂ©s par un poisson rou- ge- , Au bas de chaque quantiĂšme est Ă©crit le nom du saint ou de la fĂȘte du jour.La lune y est reprĂ©sentĂ©e avec ses quartiers et l’heure prĂ©cise oĂč elle change de phase.Enfin, trĂšs utile innovation, les fĂȘtes lĂ©gales y sont marquĂ©es d’une croix rouge.Le calendrier de saint Joseph est encore plus beau cette annĂ©e que celui de l’annĂ©e derniĂšre: c’est une oeuvre d’art que chacun voudra avoir pour embellir son logis.Prix: 0.35 cts l’unitĂ©, 0.40 cts.par la poste, $4.20 la douzaine, franco, $32.00 le cent.On n’accepte pas de timbres-poste des Etats-Unis en paiement.En vente au Couvent Saint-Joseph, 70, Chemin Ste-Foy, QuĂ©bec. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 153 CHRONIQUE JUDICIAIRE Juridiction des tribunaux sur la perception des taxes scolaires Le juge Pouliot rendait, le 13 dĂ©cembre 1919, Ă  Arthabaska, un jugement dont on peut rĂ©sumer ainsi le dispositif: La Cour supĂ©rieure est impuissante Ă  connaĂźtre d’une action hypothĂ©caire en recouvrement de taxes scolaires.Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© maintenue en cour de PrĂ©vision, Ă  QuĂ©bec, par les juges Lemieux et Cannon, le juge Belleau Ă©tant dissident.Les parties dans cette cause Ă©taient les commissaires d’écoles de la municipalitĂ© de Ste-Anasthasie, demandeurs-appelants, et dame Samson, dĂ©fenderesse-intimĂ©e.Il s’agit d’une action hypothĂ©caire intentĂ©e devant la Cour supĂ©rieure par les dits commissaires d’écoles contre dame Samson, dĂ©tenant Ă  titre de propriĂ©taire certaines propriĂ©tĂ©s sur lesquelles il Ă©tait dĂ» des arrĂ©rages de taxes scolaires pour deux annĂ©es qui, avec les intĂ©rĂȘts, atteignaient le chiffre de $101.95.Dame Samson rĂ©pondit Ă  cette action par le plaidoyer suivant: 1.les immeubles pour lesquels les commissaires rĂ©clament des arrĂ©rages de taxes n’ont jamais Ă©tĂ© lĂ©galement imposĂ©s et spĂ©cialement n’ont jamais Ă©tĂ© taxĂ©s comme appartenant Ă  la dĂ©fenderesse dame Samson; 2.les formalitĂ©s pour rendre ces taxes exigibles de dame Samson n’ont jamais Ă©tĂ© remplies ; 3.l’action des commissaires est, pour les deux raisons invoquĂ©es plus haut, mal fondĂ©e en fait et en droit.Les commissaires, en rĂ©ponse Ă  ce plaidoyer de dame Samson, demandĂšrent Ă  celle-ci, sous forme de motion pour particularitĂ©s, quelles formalitĂ©s avaient Ă©tĂ© omises de leur part.C’est l’etude nĂ©cessitĂ©e par la considĂ©ration de cette requĂȘte qui a amenĂ© le jugement interlocutoire rĂ©sumĂ© plus haut.Bien que aucune partie n?ait rĂ©voquĂ© en doute la juridiction du tribunal devant lequel l’action Ă©tait intentĂ©e, celui-ci, motu proprio, c’est-Ă -dire, de sa propre et seule initiative, a dĂ©clarĂ© ne pas avoir juridiction en la matiĂšre.Le juge Lemieux, au cours de son jugement en revision, a dit qu’il Ă©tait inconce vable que la magistrature n’ait pas encore rĂ©glĂ© cette question de juridiction en matiĂšre de perception de taxes scolaires, question qui n’offre aucune grosse difficultĂ© apparemment et qui ne touche ni Ă  l’ordre moral ni aux intĂ©rĂȘts publics supĂ©rieurs.Il a comparĂ© les textes du code civil, du code de procĂ©dure civile et du code scolaire; il a citĂ© plusieurs jugements importants et a conclu en disant que la Cour supĂ©rieure n’avait pas juridiction en la matiĂšre et que seules la Cour de circuit et la Cour du magistrat pouvaient entendre les causes de perception de taxes scolaires.Le juge Cannon a parlĂ© dans le mĂȘme sens.Le juge Belleau s’est montrĂ© dissident: se basant sur l’article 2971 du code scolaire, il prĂ©tend que, mĂȘme lorsqu’il s’agit de perception de taxes scolaires, la juridiction de la Cour de circuit ne peut excĂ©der $200 dans les districts ruraux et $100 aux chef-lieux.Il est bien possible que le dernier mot ne soit pas dit sur cette question.Mais, pour le moment, la dĂ©cision prĂ©citĂ©e est celle qui prĂ©vaut.Et elle paraĂźt fort sage.Comme il n’y a aucun intĂ©rĂȘt supĂ©rieur en jeu, il est bon de considĂ©rer l’aspect Ă©conomique de la question, ainsi que le faisait remarquer M.le juge en chef, dans les notes de son jugement.Or, les procĂ©dures de la Cour de circuit sont Ă©videmment moins dispendieuses que celles de la Cour supĂ©rieure.C’est pourquoi il nous paraĂźt plus sage que la perception des taxes scolaires reste dans la juridiction de la Cour de circuit.Eug.L’Heureux Avocat.4 154 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DOCUMENTS OFFICIELS COMITÉ CATHOLIQUE DU CONSEIL DE LTNSTRUCTION PUBLIQUE ProcĂšs-veebal de la session de septembre 1922 SĂ©ance du 27 septembre 1922 (Avant-midi).PrĂ©sents :—L’honorable Cjn-ille-F.DelĂąge, prĂ©sident ; Messeigneurs les Ă©vĂȘques de Chicoutimi, de Sherbrooke, de Nicolet, de Joliette, de Rimouski, Mgr le vicaire-apostolique du Golfe-St-Laurent, Mgr l’évĂȘque Ă©lu de Mont-Laurier ; Mgr P.-E.Roy, archĂȘ-vĂȘque de SĂ©leucie, reprĂ©sentant Son Eminence le cardinal BĂ©gin ; Mgr Georges Gauthier, auxiliaire, reprĂ©sentant Mgr l’archevĂȘque de MontrĂ©al ; M.le chanoine Sylvio Corbeil, reprĂ©sentant Mgr l’archevĂȘque d’Ottawa ; M.l’abbĂ© Alfred Comtois, reprĂ©sentant Mgr l’évĂȘque des Trois-RiviĂšres ; Mgr ZĂ©phirin Lorrain, vicaire-gĂ©nĂ©ral, reprĂ©sentant Mgr l’évĂȘque de Pembroke ; M.l’abbĂ© Joseph Gallant, reprĂ©sentant Mgr l’évĂȘque de Charlottetown ; Mgr J.Dorais, vicaire capitulaire du diocĂšse de Yalleyfield ; l’honorable Dr J.-J.Guerin, l’honorable juge J.-E.Robidoux, l’honorable Hector Champagne, l’honorable juge Mathias Tellier, l’honorable juge Paul-G.Martineau, M.Hyacinthe-A.Fortier, l’honorable juge W.Mercier, Mgr Th.-G.Rouleau, M.l’abbĂ© L.-A.Desrosiers, M.Nap.Brisebois.M.NĂ©rĂ©e Tremblay et M.J.-N.Miller, secrĂ©taire.Lecture de lettres de Son Éminence le cardinal BĂ©gin, de Mgr l’archevĂȘque d’Ottawa, de Mgr l’évĂȘque des Trois-RiviĂšres, de Mgr l’évĂȘque de Pembroke, de Mgr l’évĂȘque de Charlottetown, dĂ©lĂ©guant respectivement Mgr P.-E.Roy, M.le chanoine Sylvio Corbeil, M.l’abbĂ© Alfred Comtois, Mgr ZĂ©phirin Lorrain, M.l’abbĂ© Jos.Gallant, pour les reprĂ©senter Ă  la prĂ©sente session du ComitĂ©.Il est aussi donnĂ© lecture d’un tĂ©lĂ©gramme de M.Jules-Edouard PrĂ©vost exprimant ses regrets de ne pouvoir assister Ă  la rĂ©union actuelle du ComitĂ© catholique et dĂ©signant l’honorable juge Robidoux pour le reprĂ©senter.Le procĂšs-verbal de la derniĂšre session est approuvĂ©.Le sous-comitĂ© des livres de classe prĂ©sente le rapport suivant, lequel est] approuvĂ©, M le juge Martineau, dissident.RAPPORT DU SOUS-COMITÉ CHARGÉ DE L’EXAMEN DES LIVRES CLASSIQUES SĂ©ance du 26 septembre 1922.PrĂ©sents : Mgr Brunault, prĂ©sident pro-tem, Mgr Forbes, l’honorable Dr J.-J.Guerin, l’honorable juge J.-E.Robidoux, l’honorable Hector Champagne, M.Nap.Brisebois, M.le Surintendant de l’Instruction publique, M.J.-N.Miller, secrĂ©taire.Le sous-comitĂ© a examinĂ© les ouvrages suivants qui lui ont Ă©tĂ© soumis rĂ©guliĂšrement : L—“Cours intermĂ©diaire de langue anglaise”, par les FrĂšres du SacrĂ©-Coeur.— RecommandĂ©.2.—“Grammaire française (complĂšte)”, par E.Robert, C.S.V.—RecommandĂ©.3.—“Nouvelle mĂ©thode de Dactylographie Ă  l’usage des Ă©coles bilingues canadiennes”, par un FrĂšre des Écoles chrĂ©tiennes et Fred.Jarret.—RecommandĂ©. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 155 4.—"Causeries sur l’hygiĂšne”, par le Dr H.Palardy.—RecommandĂ© pour l’usage du maĂźtre.(SignĂ©) f J.-S.Hermann, EvĂȘque de Nicolet, PrĂ©sident pro-tem.Le ComitĂ© prend communication des deux rapports qui suivent : RAPPORT DU BUREAU D’EXAMINATEURS POUR LES ASPIRANTS A LA CHARGE D’iNSPECTEUR d’écoles Le Bureau d’examinateurs catholiques pour les candidats Ă  la charge d’inspecteur d’écoles a l’honneur de faire rapport qu’il s’est rĂ©uni Ă  l’école normale Laval, QuĂ©bec, les 22, 23, 24 et 25 aoĂ»t 1922.Étaient prĂ©sents Ă  cette session : Mgr Th.-G.Rouleau, prĂ©sident, M.l’abbĂ© L.-A.Desrosiers, M.John Ahern, M.C.-J.Magnan, M.J.-N.Perreault et M.J.-N.Miller, secrĂ©taire.A l’ouverture de la premiĂšre sĂ©ance, il a Ă©tĂ© unanimement rĂ©solu d’inscrire au procĂšs-verbal la rĂ©solution suivante : "Le Bureau des examinateurs prĂ©posĂ© aux examens des aspirants inspecteurs d’écoles dĂ©sire consigner dans ses dĂ©libĂ©rations l’expression de sa vive sympathie Ă  l’occasion de la mort de l’honorable juge F.-X.Drouin, membre de ce Bureau depuis quarante ans.La disparition du regrettĂ© dĂ©funt prive ce Bureau d’un membre zĂ©lĂ© et d’un conseiller aussi sage qu’éclairĂ©.Par ses Ă©minentes qualitĂ©s de coeur et d’esprit, M.le juge Drouin avait su gagner l’amitiĂ© et la confiance de ses collĂšgues qui aiment Ă  reconnaĂźtre officiellement les nombreux services rendus Ă  la cause de l’éducation par le regrettĂ© disparu.” A la sĂ©ance du 22 aoĂ»t, le Bureau a pris communication des demandes d’admission aux examens soumises par les neuf aspirants dont les noms suivent : MM.J.-AdĂ©lard Breton, J.-Raoul Brochu, Joseph Cellette, J.-Victor Gagnon, J.-P.-Achille Goulet, ElzĂ©ar Parent, J.-Arthur Rochefort, Charles-A.Shaffer, Chs-Ernest Simard.Les documents fournis par ces candidats Ă©tant trouvĂ©s conformes aux prescriptions des rĂšglements du ComitĂ© catholique, tous sont admis Ă  subir les examens.Les membres du Bureau adoptent ensuite les questions et les problĂšmes d’examen qui suivent : SU)ET DE COMPOSITION FRANÇAISE Au cours de la visite d’automne, l’inspecteur doit donner une confĂ©rence pĂ©dagogique au personnel enseignant, aprĂšs la visite des Ă©coles de chaque municipalitĂ©.L’un des sujets donnĂ©s par le Surintendant est celui-ci : "Tracez le portrait d’un instituteur mĂ©ritant d’ĂȘtre citĂ© comme exemple et dĂ©crivez une Ă©cole digne de servir de modĂšle.” PÉDAGOGIE 1.A quelles conditions gĂ©nĂ©rales doit satisfaire le tableau de l’emploi du temps ?2.Quels sont les registres, Ă  l’usage du maĂźtre, requis pour la direction d’une Ă©cole ?A quoi sert chacun de ces registres ?3.Il s’agit de la dictĂ©e—Quel procĂ©dĂ© de correction recommanderez-vous aux instituteurs et aux institutrices de votre district d’inspection ?TH I ME ANGLAIS "Lecture Ă  haute voix”, par l’abbĂ© LagacĂ©.—Page 158 : "Le P.de BrĂ©beuf et le PĂšre Gabriel Lalemant”, les deux premiers alinĂ©as, 18 lignes. 156 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE VERSION ANGLAISE “Modern History”, by Fredet, pages 74 et 75—16 lignes, Ă  partir des mots : “The fire of persecution., jusqu’aux mots : “against its colonies.” LOI ET RÈGLEMENTS SCOLAIRES 1.Quels sont les principaux devoirs imposĂ©s aux inspecteurs d’écoles par la loi et les rĂšglements scolaires ?2.Quelles sont les qualitĂ©s requises par la loi pour ĂȘtre commissaire ou syndic d’écoles ?3.Quels sont les jours de congĂ© autorisĂ©s par les rĂšglements du ComitĂ© catholique ?4.Les fonctionnaires de renseignement primaire peuvent-ils retirer les sommes qu’ils ont versĂ©es au fonds de pension ?Dans l’affirmative, quelles sont les conditions exigĂ©es par la loi ?5.Qui peut autoriser les commissaires ou syndics d’écoles Ă  contracter des emprunts, et quelles sont les formalitĂ©s Ă  remplir par les commissions scolaires qui demandent l’autorisation d’emprunter ?GÉOGRAPHIE 1.Quelles sont les principales causes qui font varier les climats ?2.Nommez les cercles de la sphĂšre terrestre qui dĂ©limitent les zones ?Quelles influences le climat des diverses zones exerce-t-il sur l’homme ?3.Quelle route suivrait un vaisseau allant Ă  Londres de Constantinople ?4.Quels sont, dans la province de QuĂ©bec, les grands centres de colonisation ?5.Qu’est-ce que et oĂč sont situĂ©s : OrĂ©noque, les Antilles, Montevideo, Messine, Malacca, le Caire, les Andes, Philadelphie, Canso ?HISTOIRE UNIVERSELLE 1.Mettez dans l’ordre chronologique les rois de France suivants et nommez un Ă©vĂ©nement important accompli sous le rĂšgne de chacun d’eux: Charles VU, Philippe-Auguste, Charlemagne, Louis XJ et Louis XV.2.Faites en quelques lignes l’histoire de Cavelier de La Salle.3.Quelles constitutions furent donnĂ©es successivement au Canada depuis 1760 ?4.Faites briĂšvement l’histoire de la Louisiane.ARITHMÉTIQUE 1.A rĂ©soudre : [ 11% + 15%+ 195/12-(7M-3K) ] - 6%- 2.A rĂ©soudre : 12.625+7.007-^0.35.3.Dans une usine on emploie 126 ouvriers dont le tiers gagnent chacun $2.44 par jour.Sachant qu’il faut chaque samedi une somme de $1,582.56 pour payer tous les ouvriers et qu’on ne travaille pas le dimanche, combien chacun des autres ouvriers formant les deux autres tiers gagne-t-il par jour ?4.Un spĂ©culateur acheta un grand terrain pour $10,000.Il en vendit la moitiĂ© Ă  50% de gain, les deux-cinquiĂšmes Ă  $40 l’acre et sur le reste il perdit 40%.Son gain sur toute l’opĂ©ration fut de 45%.Combien y avait-il d’acres dans le terrain ?5.Les intĂ©rĂȘts simples d’une certaine somme Ă  un certain taux pour deux ans sont de $2,812.50,, et l’escompte en dedans de la mĂȘme somme, pour le mĂȘme temps, au mĂȘme taux, est de $2,500.Trouver le taux et la somme.ALGeB RE 1.Trouvez les facteurs de (I).2 ĂŠ + cz + 2 c + c2 (II).x2 - ax + 5x-5a 2, mi kte IM paihei { mlril « P l’autre, lace in U kcyiiw! ''tr l'Ă©p; F M 11% i 4 %) 4 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 157 2.Un bateau qui descendit une riviĂšre sur une distance de 90 milles et qui est revenu immĂ©diatement au point de dĂ©part n’a Ă©tĂ© absent que 16 heures.Avec le courant le bateau met le mĂȘme nombre d’heures Ă  faire 30 milles qu’il met Ă  faire 18 milles contre le courant.Trouver le nombre d’heures mis Ă  descendre, Ă  monter, et la vitesse du courant par heure.3.Un bateau qui descendit une riviĂšre sur une distance de a milles et qui est revenu immĂ©diatement au point de dĂ©part n’a Ă©tĂ© absent que b heures.Avec le courant le bateau met le mĂȘme nombre d’heures Ă  faire c milles qu’il met Ă  faire d milles contre le courant.Trouver le nombre d’heures mis Ă  descendre, Ă  monter, et la vitesse du courant par heure.4.En vendant des moutons pour $24 par tĂȘte, un cultivateur gagne autant de fois un pour cent que les moutons lui ont coĂ»tĂ© de fois une piastre.Combien les moutons lui ont-il coĂ»tĂ© par tĂȘte ?5.Combien faut-il verser d’annuitĂ©s de $2,00 0, pour Ă©teindre une dette de $14, 720.20, le taux Ă©tant de 6% ?GÉOMÉTRIE 1.Les cĂŽtĂ©s d’un triangle sont entre eux comme les nombres 3, 4, 5.Trouver chacun d’eux, sachant que le pĂ©rimĂštre de ce triangle est de 108 pieds.2.Les diagonales du quadrilatĂšre A, B, C, D, qui sont perpendiculaires l’une Ă  l’autre, ont respectivement 5 verges 1 pied et 2 pieds 3 pouces de long.Trouver la surface du quadrilatĂšre en verges.3.La surface de la base d’un rĂ©servoir dont la contenance est de 60 gallons, est de 93^ pieds carrĂ©s.Trouver la profondeur ou hauteur du rĂ©servoir.(Dans 1 gallon, il y a 277pouces cubes).4.Le volume d’un cylindre creux, ouvert aux deux bouts, est de 678.6 pouces cubes; le cyindre a 9 pouces de hauteur et le diamĂštre extĂ©rieur 14 pouces de longueur.Trouver l’épaisseur du mĂ©tal dont le cylindre est fait.(Pi =3.1416).5.A prouver : la somme des angles d’un triangle est Ă©gale Ă  deux angles droits.DESSIN Indiquer, par un plan horizontal, les divisions et ouvertures d’une maison d’école projetĂ©e qui comprendrait, de plain-pied : un corridor, une classe, une cuisine, une chambre Ă  coucher et un parloir.PHILOSOPHIE 1.Qu’est-ce qu’une proposition universelle ?particuliĂšre ?singuliĂšre ?2.Combien de termes dans un syllogisme ?Nommez-les.3.Qu’est-ce que l’induction ?Qu’est-ce que la dĂ©duction ?Portent-elles d’autres noms ?4.DiffĂ©rence entre l’ignorance nĂ©gative et privative ?HISTOIRE NATURELLE 1.Qu’appelle-t-on centre de gravitĂ©, capillaritĂ©, poids spĂ©cifiques des corps, loi d’équilibre dans les vases communiquants ?2.Nommez les principaux phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques, et faites connaĂźtre la thĂ©orie de la foudre.3.Qu’appelle-t-on optique, hydrostatique, mĂ©canique, Ă©lectricitĂ© ?AGRICULTURE 1.Quelle est la meilleure vache laitiĂšre pour le cultivateur de la province de QuĂ©bec, et dites pour quelles raisons ?2.Quels fourrages servir de prĂ©fĂ©rence Ă  une bonne laitiĂšre ? 158 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 3.Quelle est gĂ©nĂ©ralement la meilleure Ă©poque pour faire les labours ?et pourquoi ?4.Quand semer les cĂ©rĂ©ales ?5.Les cultivateurs doivent-ils tenir une comptabilitĂ© ?quelle en est l’importance ?LECTURE EXPLIQUÉE ET LITTERATURE Fables de Lafontaine : Le gland et la citrouille, Livre 9, Fable 4.1.Qu’exprime la premiĂšre proposition dans le premier vers ?2.Que signifie le mot treuve, Ă  la fin du premier vers ?3.Les critiques de Garo sont-elles raisonnables ?Leur auteur a-t-il fait preuve d’esprit ?4.Qu’est-ce qu’un quiproquo ?5.Nommez trois grands poĂštes français du 17Ăšme siĂšcle.De quelle oeuvre F.-X.Garneau a-t-il enrichi la littĂ©rature canadienne ?Dans quel genre littĂ©raire Octave CrĂ©mazie s’est-il distinguĂ© ?Les 23 , 24 et 25 aoĂ»t 1922, les neuf aspirants admis subissent les examens sur toutpg les matiĂšres prescrites par les rĂšglements, et les cinq suivants conservent le nombre de points suffisants pour avoir droit au diplĂŽme d’aspirant inspecteur d’écoles : MM- Joseph" AdĂ©lard Breton et Joseph Cellette qui ont mĂ©ritĂ© la note “distinction”, et MM.J.-Victor Gagnon, J.-P.-Achille Goulet et Charles-A.Shaffer qui ont obtenu la note “bien”.Ces cinq candidats ont subi avec succĂšs un examen spĂ©cial sur la langue anglaise.Les diplĂŽmes sont dĂ©cernĂ©s aux candidats heureux et la session du Bureau est ajournĂ©e.(SignĂ©) Th.-G.Rouleau, ptre, PrĂ©sident.RAPPORT DU BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES Le Bureau central des examinateurs catholiques a l’honneur de vous faire rapport, conformĂ©ment aux prescriptions de l’article 113 des RĂšglements scolaires, qu’il a tenu deux sessions pendant l’annĂ©e acadĂ©mique 1921-22.La premiĂšre de ces sessions, qui a eu lieu le 6 avril 1922, a eu pour objet l’organisation des examens de l’annĂ©e courante, l’adoption des questions, dictĂ©es et problĂšmes Ă  ĂȘtre soumis aux candidats, le choix des examinateurs-dĂ©lĂ©guĂ©s, etc.Les questions d’examen adoptĂ©es par le Bureau pour les aspirants aux diplĂŽmes des trois degrĂ©s (Ă©lĂ©mentaire, modĂšle et acadĂ©mique) sont annexĂ©es au prĂ©sent rapport.A sa seconde rĂ©union annuelle, qui a eu lieu les 1, 2 et 3 aoĂ»t dernier, le Bureau a rĂ©visĂ© la correction des Ă©preuves d’examen qui avait Ă©tĂ© faite durant le mois de juillet, et il a octroyĂ© les diplĂŽmes aux aspirants et aspirantes qui avaient conservĂ©, sur les diverses matiĂšres du programme, le nombre de points requis par les rĂšlgements.Les examens ont durĂ© quatre jours, du 27 au 30 juin inclusivement, et ils ont eu lieu dans toutes les localitĂ©s mentionnĂ©es Ă  l’article 80 des rĂšglements du ComitĂ© catholique, Ă  l’exception de Sept-Isles oĂč il ne s’est prĂ©sentĂ© personne.3,096 aspirants et aspirantes ont Ă©tĂ© admis aux examens aprĂšs s’ĂȘtre conformĂ©s fidĂšlement aux prescriptions des rĂšglements.Les 3,096 candidats, 337 homm.es, dont 215 religieux appartenant Ă  diverses communautĂ©s enseignantes, et 2,759 femmes, dont 96 religieuses de plusieurs communautĂ©s, se rĂ©partissent comme suit : 1,308 (27 hommes et 1,281 femmes) pour le diplĂŽme d’école primaire Ă©lĂ©mentaire ; 1,209 (182 hommes et 1,027 femmes) pour le diplĂŽme d’école primaire intermĂ©diaire (modĂšle) ; 579 (128 hommes et 451 femmes) pour le diplĂŽme d’école primaire supĂ©rieure (acadĂ©mique), dont 21 Ă©taient porteurs de diplĂŽmes de bachelier. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 159 2,314 ont passĂ© leurs examens avec succĂšs, savoir : 946 pour le brevet Ă©lĂ©mentaire, 850 “ “ “ modĂšle, 518 “ “ “ d’acadĂ©mie.782 n’ont pas rĂ©ussi Ă  obtenir leurs diplĂŽmes, savoir : 362 pour le diplĂŽme d’école Ă©lĂ©mentaire, 359 “ “ “ modĂšle, 61 “ “ “ acadĂ©mique.Ce qui donne les rĂ©sultats suivants : 1.—Pour le brevet Ă©lĂ©mentaire 723^% ont rĂ©ussi et 271^% ont Ă©chouĂ©, 2.— “ a “ modĂšle 70% “ 30% 3.— “ “ “ acadĂ©mique 89% “ 11% “ RĂ©sultat gĂ©nĂ©ral : 74^% de tous les candidats ont obtenu les diplĂŽmes et 25M% ont Ă©tĂ© refusĂ©s.De plus, le Bureau a admis aux examens du brevet modĂšle, en vertu d’un rĂšglement adoptĂ© par le ComitĂ© catholique Ă  sa session de septembre 1919, 264 jeunes filles qui n’avaient que 16 ans.Ces candidates ne peuvent aspirer Ă  recevoir un diplĂŽme Ă  la suite ce cet examen; mais, si elles rĂ©ussissent sur toutes les matiĂšres, elles pourront se prĂ©senter pour le brevet acadĂ©mique et jouir des exemptions accordĂ©es aux candidats dĂ©jĂ  munis du brevet modĂšle.Sur les 264 admises Ă  l’examen, 205 ont rĂ©ussi et 59 ont Ă©chouĂ©.Voici l’opinion des membres du Bureau sur l’ensemble des Ă©preuves qu’ils ont corri- gĂ©es: MatiĂšres ElĂ©mentaire ModĂšle AcadĂ©mique PriĂšres et cathĂ©chisme .TrĂšs bien .TrĂšs bien Lecture française .Assez bien .Bien .TrĂšs bien Lecture latine .Bien .Bien .TrĂšs bien Grammaire française et analyse.Bien .TrĂšs bien DictĂ©e française .Bien .Bien Ecriture .Bien .TrĂšs bien LittĂ©rature (prĂ©ceptes) .TrĂšs bien .TrĂšs bien Composition française .Bien Histoire Sainte Histoire Sainte et de l’Église.Bien .TrĂšs bien Histoire du Canada .TrĂšs bien .Bien GĂ©ographie .Passable Instruction civique .Bien ,.TrĂšs bien ArithmĂ©tique .Bien ,.TrĂšs bien Calcul mental .Bien , .TrĂšs bien ToisĂ© .Bien .TrĂšs bien GĂ©omĂ©trie .Bien ComptabilitĂ© , .Bien .TrĂšs bien .TrĂšs bien PĂ©dagogie .Bien .TrĂšs bien Agriculture .Bien.TrĂšs bien Sciences naturelles: Zoologie et botanique Zoologie, botanique et cosmographie , .TrĂšs bien HygiĂšne , .Bien .Bien BiensĂ©ances .Bien Dessin .Bien .Bien Histoire de France .Bien .Bien Histoire d’Angleterre .TrĂšs bien Histoire des États-Unis .Bien .Bien 160 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Histoire ancienne AlgĂšbre Bien .Bien TrigonomĂ©trie Physique Cosmographie .Bien Philosophie Langue anglaise Grammaire anglaise.^rĂšs bien.TrĂšs bien .TrĂšs bien DictĂ©e anglaise TrĂšs bien .TrĂšs bien Composition anglaise.Bien TrĂšs bien .TrĂšs bien LittĂ©rature anglaise Anglais pour les CANDIDATS DONT LA LANGUE MATERNELLE EST LE FRANÇAIS Grammaire anglaise.Bien DictĂ©e anglaise Faible .Faible .Bien Composition anglaise.Bien .Bien Notes du BUREAU Le Bureau signale particuliĂšrement Ă  l’attention du personnel enseignant et aux aspirantes et aspirants, les matiĂšres dont la note moyenne n’atteint que “bien”.Plusieurs aspirants omettent de rĂ©pondre aux questions d’analyse grammaticale et logique.A l’avenir, il sera tenu un compte trĂšs sĂ©vĂšre de cette nĂ©gligence.Le Bureau est heureux de pouvoir faire remarquer non seulement que le nombre des aspirants et des aspirantes a augmentĂ© considĂ©rablement, il y en a eu cette annĂ©e 324 de plus que l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, mais qu’il y a eu Ă©galement progrĂšs marquĂ© au point de vue de la compĂ©tence de la majoritĂ© des personnes qui viennent se munir de brevets de capacitĂ© pour l’enseignement.(SignĂ©) Th.-G.Rouleau, pire, (SignĂ©) J.-N.Miller, ' PrĂ©sident.SecrĂ©taire.M.le PrĂ©sident ayant fait remarquer qu’il y a lieu de faire la nomination d’un membre du Bureau d’examinateurs pour les candidats Ă  la charge d’inspecteur d’écoles, pour remplacer l’honorable juge F.-X.Drouin, dĂ©cĂ©dĂ©, il est unanimement rĂ©solu, sur proposition de Mgr Gauthier, appuyĂ© par l’honorable Hector Champagne, “que M.C.-J.Miller soit nommĂ© membre du Bureau d’examinateurs des candidats inspecteurs d’écoles”.Mgr l’évĂȘque de Sherbrooke propose, appuyĂ© par Mgr l’évĂȘque de Nicolet, “que la nomination de M.l’abbĂ© Octave Martin comme principal de la nouvelle Ă©cole normale de filles de Sherbrooke, et que celle de M.J.-Donat Dufour, comme professeur Ă  cette Ă©cole normale, soient recommandĂ©es Ă  Son Honneur le lieutenant-gouverneur en conseil”.—AdoptĂ©.Mgr P.-E.Roy propose, appuyĂ© par Mgr Rouleau, principal de l’école normale Laval, “que M.Roch LĂ©tourneau, brevetĂ© pour Ă©cole acadĂ©mique et qualifiĂ© comme inspecteur des Ă©coles, soit recommandĂ© comme professeur ordinaire de l’école normale Laval, en remplacement de (M-Alphondor Gagnon que son Ă©tat de santĂ© empĂȘche de remplir ses fonctions”.—AdoptĂ©.Mgr P.-E.Roy propose, appuyĂ© par Mgr le Principal de l’école normal Laval, et il est rĂ©solu: “que M.Prudent Martineau, brevetĂ© pour Ă©cole acadĂ©mique, et actuellement professeur Ă  Charlesbourg, soit recommandĂ© comme professeur ordinaire de l’école nor- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 161 male classico-mĂ©nagĂšre de Saint-Pascal, en remplacement de M.Donat Dufour, nommĂ© professeur Ă  P Ă©cole normale de Sherbrooke’’.Le secrĂ©taire donne lecture des deux rapports suivants, aprĂšs que M.le PrĂ©sident eut appelĂ© le numĂ©ro 5 de l’ordre du jour qui se lit comme suit: “Rapport du sous-comi-“tĂ© nommĂ© pour Ă©tudier les moyens Ă  prendre afin d’obtenir la crĂ©ation de cours de “pĂ©dagogie qui permettraient l’obtention de diplĂŽmes supĂ©rieurs Ă  ceux dĂ©cernĂ©s par les “Écoles normales et par le Bureau central des examinateurs catholiques, et d’en prĂ©parer “les programmes.” 1.—RAPPOR'T DES MEMBRES DU SOUS-COMITÉ DE LA REGION DE MONTREAL MontrĂ©al 20 septembre 1922 “ Monsieur le Surintendant, “ Lors de la derniĂšre session du ComitĂ© catholique du Conseil de l’Instruction publique (mai 1922), deux sous-comitĂ©s—l’un pour QuĂ©bec, l’autre pour MontrĂ©al—ont Ă©tĂ© constituĂ©s en vue: “ 1.D’étudier les moyens qui permettraient l’obtention d’un diplĂŽme en pĂ©dagogie, supĂ©rieur Ă  ceux des Écoles normales primaires et du Bureau central des examinateurs catholiques; “ 2.De prĂ©parer le programme des cours qu’exigerait ce nouveau diplĂŽme.“ J’ai l’honneur de vous prĂ©senter aujourd’hui, Monsieur le surintendant, le rapport du sous-comitĂ© de MontrĂ©al.“ Voici, en un tableau synoptique, le rĂ©sumĂ© des suggestions du sous-comitĂ©: Sous la direction et dĂ©pendance de l’UniversitĂ© se prendraient: 1.Des "certificats d’aptitude” pĂ©dagogique, pour la masse des instituteurs, au moyen des cours actuels.1.Dans l’École normale supĂ©rieure (religieuses et jeunes filles)—2 ans.2) Dans une organisation spĂ©ciale pour les religieuses— 3 ans.2.Des "diplĂŽmes supĂ©rieurs” de pĂ©dagogie (d’égale valeur).3) Par des cours universitaires, 3 fois par semaine, pour les instituteurs laĂŻques (hommes et femmes)—3 ans.4) Par une 4e annĂ©e d’études, passĂ©e Ă  l’école normale, et au moins une autre annĂ©e d’études pĂ©dagogiques Ă  l’UniversitĂ©.‘‘ Le sous-comitĂ© propose donc: “ 1.Que, dans la ville de MontrĂ©al et les centres qui s’y sont adjoints, les instituteurs et les instritutrices laĂŻques, et les religieuses actuellement dans Venseignement, continuent de suivre le cours de pĂ©dagogie, tel qu’il est organisĂ© depuis 1918.Ce cours dure trois ans et comprend pour chaque annĂ©e: 20 confĂ©rences (pĂ©dagogiques), 3 compositions (pĂ©dagogiques), 2 examens.“ a.Les confĂ©rences de pĂ©dagogie gĂ©nĂ©rale se donnent Ă  l’UniversitĂ© pour les laĂŻques, Ă  la maison-mĂšre des SƓurs de la CongrĂ©gation de Notre-Dame pour les religieuses des diffĂ©rentes communautĂ©s.Les confĂ©rences de MĂ©thologie ont lieu chaque semaine, Ă  tour de rĂŽle, dans l’un ou l’autre des quatre districts de la Commission des Ă©coles catholiques.Toutes ces confĂ©rences faites, cette annĂ©e, par M.l’abbĂ© J.-O.Maurice, ont Ă©tĂ© suivies trĂšs rĂ©guliĂšrement par douze cents institutrices et des centaines d’instituteurs, religieux et laĂŻques.“ b.Les sujets de compositions pĂ©dagogiques sont traitĂ©s Ă  domicile, sauf le dernier qui est une composition d’examen, et sont corrigĂ©s par le titulaire de la chaire de pĂ©dagogie primaire de l’UniversitĂ©, M.l’abbĂ© Maurice. 162 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “ c.Les deux examens de chaque annĂ©e sont l’un thĂ©orique, Vautre pratique.“ N.B.—L’examen thĂ©orique consiste en une composition et en des questions tirĂ©es, la premiĂšre annĂ©e, des RĂšglements du comitĂ© catholique; la deuxiĂšme et la troisiĂšme annĂ©e, du manuel de Mgr Ross.La troisiĂšme annĂ©e, on exige un mĂ©moire ou thĂšse sur un sujet de pĂ©dagogie et une soutenance publique Ă  TUniversitĂ©.“L’examen pratique se fait dans la classe mĂȘme de l’instituteur, par les inspecteurs d’écoles et les visiteurs; leurs notes combinĂ©es indiquent le rĂ©sultat qui sert Ă  l’obtention du Certificat d’aptitudes pĂ©dagogiques et de compĂ©tence professionnelle.“La Commission des Ă©coles catholiques de MontrĂ©al accorde gĂ©nĂ©reusement des primes de $100.00 Ă  ceux et celles qui terminent le cours de trois ans, $50,00 lorsque le cours dure deux ans.“Donc 60 confĂ©rences 6 compositions pĂ©dagogiques plus un mĂ©moire, 7 examens, dont l’un oral, sont les conditions du cours offert Ă  la masse de nos professeurs des Ă©coles primaires de MontrĂ©al.Ce cours fonctionne admirablement.(1) “Le sous-comitĂ© propose: “2.Que les communautĂ©s de religieux enseignants qui, depuis dix ans, font partie d’une organisation pĂ©dagogique dite “VEnseignement Moderne”, maintiennent le programme qu’elles ont suivi jusqu’ici dans ses parties essentielles.Ces communautĂ©s sont affiliĂ©es Ă  TUniversitĂ© Laval ou Ă  celle de MontrĂ©al.Elles ont exprimĂ© le dĂ©sir, dans une assemblĂ©e tenue Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al, le 21 juin dernier, de transporter Ă  l’examen universitaire l’histoire de la pĂ©dagogie qui fait actuellement partie de l’examen congrĂ©ganiste.‘'Le programme de “l’Enseignement Moderne”est presque l’équivalent de celui du baccalaurĂ©at.Il est donc plus complet que celui qui est proposĂ© pour le diplĂŽme supĂ©rieur.De plus, les confĂ©rences pĂ©dagogiques, tenues pendant cinq semaines chaque annĂ©e, Ă  l’époque des vacances d’étĂ©, dans les communautĂ©s de religieux enseignants, nous permettent de maintenir —à quelques modifications prĂšs—l’Enseignement moderne avec sa constitution actuelle.“Le sous-comitĂ© fait remarquer que seuls sont admis aux examens les religieux porteurs d’un diplĂŽme officiel du degrĂ© acadĂ©mique ou qui possĂšdent un certificat d’aptitudes jugĂ© par VUniversitĂ© Ă©quivalent au diplĂŽme du degrĂ© acadĂ©mique.“L’expĂ©rience dĂ©montre, depuis dix ans, que le programme d’études est tel qu’il exige plusieurs annĂ©es d’enseignement et d’études avant que le candidat aux diplĂŽmes puisse sans risque se prĂ©senter Ă  l’examen.“Et maintenant quels moyens pourrait-on employer et quelles Ă©tudes conviendrait-! d’exiger pour l’obtention d’un diplĂŽme supĂ©rieur en pĂ©dagogie?“a) Les moyens.Le sous-comitĂ© propose: “1) Pour les religieuses et les jeunes filles: La fondation d’une Ă©cole normale supĂ©rieure ou d’un institut pĂ©dagogique—internat et externat Ă  la fois—oĂč pendant deux ans des instituteurs de toutes les congrĂ©gations enseignantes et les jeunes filles du monde viendraient faire des Ă©tudes, en vue de diplĂŽmes supĂ©rieurs.Les diplĂŽmĂ©es iraient eusuite faire bĂ©nĂ©ficier leurs propres communautĂ©s ou les Ă©coles ordinaires des connaissances acquises par elles.Elles deviendraient surtout les maĂźtresses attitrĂ©es de nos Ă©coles normales primaires de filles.Ne seraient admises Ă  l’École normale supĂ©rieure que les personnes porteurs de brevets acadĂ©miques de l’École normale primaire et du Bureau central, ou encore celles qui, dans des examens prĂ©alables, pourraient tĂ©moigner d’un degrĂ© de culture suffisant.“Cette Ă©cole normale supĂ©rieure est une crĂ©ation qui s’impose chez nous et nous ne pouvons trop la recommander.(l) 67 religieuses des diffĂ©rentes congrĂ©gations et 27 laĂŻques le terminaient en dĂ©cembre 1921.Plus de 500 compositions ont Ă©tĂ© remises cette annĂ©e Ă  M.l’abbĂ© Maurice. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 163 “Le cours rĂ©gulier y sera de deux ans.L’école ouvrirait ses portes Ă  des Ă©lĂšves rĂ©guliĂšres et Ă  des Ă©lĂšves libres.“Oii donnerait des Ă©quivalents pour les certificats et diplĂŽmes obtenus dĂ©jĂ  (sauf bien entendu le brevet d’admission ou brevet acadĂ©mique) et pour les Ă©tudes faites Ă  l’tJniversitĂ©.Celles qui, par exemple, auraient suivi des cours de philosophie, de littĂ©rature française et anglaise, de botanique, etc., et qui auraient obtenu les certificats et diplĂŽmes correspondants, n’auraient pas Ă  recommencer Ă  l’École normale supĂ©rieure.Des cours de vacances, tenus chaque annĂ©e, pour les maĂźtresses de la campagne, pendant six semaines, viendraient aider a conquĂ©rir le diplĂŽme supĂ©rieur.Le sous-comitĂ© propose: 2) Pour les instituteurs et les institutrices laĂŻques'.Que dans des locaux choisis par l’UniversitĂ©, pour les insticuteurs et les institutrices laĂŻques qui le dĂ©sireraient, le soir, de hujt Ă  neuf heures et demi, Ă  tour de rĂŽle, des cours seraient donnĂ©s gratuitement, trois fois par semaine, comme suit : Le 1er et le 3e jeudi, langue française, 20 leçons par annĂ©e, 3 annĂ©es.Le 1er et le 3e mardi, langue anglaise, 20 leçons par annĂ©e, 2 annĂ©es.Le 2e et le 4e jeudi, matiĂšres commerciales, 20 leçons par annĂ©e, 2 annĂ©es.Le 2e et le 4e mardi, sciences naturelles, 20 leçons par annĂ©e, 2 annĂ©es.Le 1er et le 3e mardi (3e annĂ©e), dessin, 20 leçons par annĂ©e, 1 annĂ©e.Le 1er et le 3e samedi, pĂ©dagogie, 20 leçons par annĂ©e, 3 annĂ©es.Le 2e et le 4e samedi, religion, 20 leçons par annĂ©e, 3 annĂ©es.“Le programme de ces cours suivrait de prĂšs celui de l’École normale supĂ©rieure.L’enseignement serait donnĂ© aux frais du gouverne o?ent.“Les diplĂŽmes seront dĂ©livrĂ©s par l’UniversitĂ©.“Les certificats seraient spĂ©ciaux selon la matiĂšre que le candidat choisirait et sur laquelle il subirait ses examens.“Les candidats qui, simultanĂ©ment ou successivement, dans les limites de quatre ans, auraient passĂ© les examens sur quatre matiĂšres principales et sur une cinquiĂšme Ă  leur choix, auraient droit Ă  un diplĂŽme supĂ©rieur de pĂ©dagogie.“Les matiĂšres fondamentales seraient la religion, la pĂ©dagogie, la langue française, la langue anglaise.“b) Les Ă©tudes: “Le but de l’École normale supĂ©rieure Ă©tant de donner des Ă©lĂ©ments de culture gĂ©nĂ©rale et de donner une formation de plus en plus complĂšte aux professeurs de l’enseignement primaire, les matiĂšres suivantes pourraient peut-ĂȘtre ĂȘtre mises au programme : “1.—La religion.“Le programme en sera dĂ©terminĂ© par les autoritĂ©s ecclĂ©siastiques.“2.—La Philosophie.1) Logique—psychologie—morale, cours du samedi matin Ă  l’UniversitĂ©.2f) L’histoire de la pĂ©dagogie en rapport avec l’enseignement primaire.3) La pĂ©dagogie gĂ©nĂ©rale et la mĂ©thodologie.4) La mĂ©thodologie spĂ©ciale de chaque discipline en rapport avec: a) les Ă©coles mater- nelles, b) les Ă©coles primaires, c) les Ă©coles complĂ©mentaires.5) La lĂ©gislation scolaire.6) La morale professionnelle.7) L’organisation des Ă©coles.8) La pratique de l’enseignement des travaux pĂ©dagogiques. 164 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE “3.—La langue premiĂšre.Elle comprendrait: 1) grammaire, morphologie, syntaxe, ponctuation; 2) vocabulaire, dĂ©rivation, composition; 3) diction et phonĂ©tique; 4) analyse littĂ©raire; 5) composition; 6) histoire de la littĂ©rature; 7) notions de sĂ©mantique; 8) Ă©lĂ©ments de linguistique et de grammaire historique.“4.—La langue seconde.Elle comprendrait: 1) grammaire, morphologie, syntaxe, ponctuation; 2) vocabulaire, dĂ©rivation, composition; 3) diction, prononciation; 4) lecture expliquĂ©e; 5) composition; 6) analyse littĂ©raire; 7) histoire de la littĂ©rature.“5.—L’histoire.1) l’histoire du pays en entier.2) l’histoire de la civilisation: peuples orientaux—-la GrĂšce—Rome—la Gaule—l’Église— la fĂ©odalité— les grandes dĂ©couvertes— les grandes inventions —la renaissance—-la rĂ©forme—l’apogĂ©e de la France—le XVIIIe siĂšcle, social et intellectuel—-la RĂ©volution—les libertĂ©s modernes—la question religieuse—la question sociale—les derniers progrĂšs—les relations internationales.“6.—La gĂ©ographie.1) la gĂ©ographie du pays: physique, humaine, Ă©conomique; 2) Ă©lĂ©ments de cosmographie; 3) gĂ©ographie gĂ©nĂ©rale: Ă©lĂ©ments liquides—solides—gazeux; la vie vĂ©gĂ©tale, animale; la gĂ©ographie humaine—-gĂ©ographie Ă©conomique; 4) les principaux pays du monde.“7.—Les mathĂ©matiques.L’étude des mathĂ©matiques comprendrait: 1) l’arithmĂ©tique : thĂ©orie des nombres—-recherche des diviseurs—thĂ©orie et propriĂ©tĂ© des fractions— diverses mĂ©thodes pour la solution des problĂšmes—l’art du calcul mental.2) L’algĂšbre : thĂ©ories les plu-s importantes—équations et problĂšmes du premier et du second degré—progressions arithmĂ©tiques et gĂ©omĂ©triques—les logarithmes: usage des tables—intĂ©rĂȘts composĂ©s—échĂ©ances—-annuité—amortissement progressif, etc.3) La gĂ©omĂ©trie: Ă©tude des livres III, IV, V, VI, VII, VIII.—description et usage des instruments d’arpentage.“8.—Sciences physiques et naturelles.Par voie d’analyse, d’expĂ©riences ou de manipulations, on arrivera Ă  des formules et Ă  des thĂ©ories suffisantes sur les corps, la mobilitĂ© et l’inertie, les attractions, l’hydrostatique, les gaz, l'acoustique, la chaleur, la lumiĂšre, l’électricitĂ©, la chimie, la zoologie, la botanique, l’anatomie, la physiologie.“9.—Les sciences commerciales.1) Ă©tude des documents commerciaux; 2) institutions commerciales: banques, douanes, bourse, entrepĂŽts, etc, 3) correspondances; 4) arithmĂ©tique commerciale; 5) comptabilitĂ© commerciale, industrielle, agricole; 6) Ă©lĂ©ments de droit commercial; 7) notions d’économie commerciale; 8) dactylographie et stĂ©nographie.40.—le Dessin.Notions pratiques de dessin Ă  main levĂ©e, gĂ©omĂ©tral et technique,—‱ grandes lignes de l’histoire de l’art.'41.—Gymnastique.ThĂ©orie et pratique.‘42.—Le chant.ThĂ©orie et pratique.13.Travaux manuels: travail du papier—cartonnage—modelage—-travail du bois—travail du mĂ©tal—économie domestique—notions de puĂ©riculture, etc.(SignĂ©) A.-C.Miller, Rapporteur du sous-comitĂ©, section de MontrĂ©al.2.—Rapport des membres du sous-comitĂ© de la rĂ©gion de QuĂ©bec.QuĂ©bec, 25 septembre 1922.“Monsieur le Surintendant, “ J’ai l’honneur de vous soumettre le rapport du sous-comitĂ© chargĂ© de prĂ©parer un programme en vue de crĂ©er des diplĂŽmes supĂ©rieurs Ă  ceux dĂ©cernĂ©s par les Écoles normales et le Bureau central des examinateurs catholiques. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 165 “ A la sĂ©ance des membres de ce sous-comitĂ©, tenue Ă  QuĂ©bec le 19 du mois courant, Ă  laquelle assistanient Mgr François Pelletier, MM.les abbĂ©s G.Courchesne et J.-0.Maurice, MM.C.-J.Magnan, A.-C.Miller, J.-M.Manning et N.Tremblay, le pro-gramm.e prĂ©parĂ© par les membres de la section de MontrĂ©al et soumis par ses dĂ©lĂ©guĂ©s a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©.“ Les membres du sous-comitĂ©, section de QuĂ©bec, n’ont pas eu le temps de complĂ©ter celui qu’ils ont commencĂ© d’élaborer.Ils le soumettront Ă  la session de fĂ©vrier prochain, si le ComitĂ© catholique veut bien les autoriser Ă  continuer leur travail.” (SignĂ©) NerĂ©e Tremblay, SecrĂ©taire du sous-comitĂ©, section de QuĂ©bec.Le ComitĂ© autorise le sous-comitĂ© dont il est question prĂ©cĂ©demment Ă  siĂ©ger de nouveau, et il le prie de vouloir bien prĂ©parer, pour la session prochaine, un rapport complet et unique, ce rapport devant ĂȘtre transmis d’avance au Surintendant, afin qu’il puisse ĂȘtre communiquĂ© Ă  tous les membres du ComitĂ© catholique quelques jours avant la rĂ©union du mois de fĂ©vrier prochain.M.le Surintendant donne communication au ComitĂ© de la lettre suivante qui lui a a Ă©tĂ© adressĂ©e par M.l’abbĂ© Gerald J.McShane, prĂ©sident de la corporation du “ Catholic High School ” de MontrĂ©al: MontrĂ©al, ce 25 septembre 1922.“ Monsieur le Surintendant, “ J’ai l’honneur d’accuser rĂ©ception de votre lettre du 28 juin dernier, m’informant “ de la dĂ©cision du Conseil de ITnstruction publique, concernant la classification comme “ collĂšge classique du “Catholic High School “ Je me permets d’insister respectueusement et de vous prier de vouloir bien, Ă  la “ prochaine rĂ©union du Conseil, soum.ettre Ă  la bienveillante considĂ©ration de l’assemblĂ©e “ notre demande, savoir : que le “ Catholic High School of Montreal ” soit reconnu com-“ me collĂšge classique.“ Le livret “ Instruction secondaire ou classique ”, publiĂ© par l’UniversitĂ© de Mont-“ rĂ©al, citant Ă  la page 123 la loi de janvier 1922, dite : “ Loi des subventions aux col-“ lĂšges classiques ”, contient le paragraphe suivant: “ Un collĂšge classique, au sens de la prĂ©sente loi, comprend toute institution d’en-“ seignem.ent secondaire reconnue comme telle par le Lieutenant-gouverneur en conseil, “ sur recommandation des comitĂ©s catholique ou protestant du Conseil de l’Instruc-“ tion publique, selon le cas, accompagnĂ©e d’un certificat du Surintendant de l’Instruc-“ tion publique comportant que l’institution a fourni, Ă  l’appui de sa demande de sub-“ vention, le rapport mentionnĂ© dans les articles 2939 et 2940 des Statuts refondus, “ 1909.” “Ne croyez-vous pas, Monsieur le Surintendant, que le paragraphe ci-dessus men-“ tionnĂ© indique qu’il est pleinement du domaine du Conseil et du Surintendant de don-“ ner au “ High School” la recommandation sollicitĂ©e?“Je remets donc en toute confiance entre vos bonnes mains cette question vitale “ dont dĂ©pend l’avenir de notre Ă©cole.“ Ci-joints vous trouverez les renseignements demandĂ©s par les prescriptions de la “ loi.Vous comprendrez pourquoi je vous les donne de nouveau maintenant ; ils sont “ pris sur les statistiques de la prĂ©sente annĂ©e scolaire.“ AgrĂ©ez, Monsieur le Surintendant, l’expression de notre vive reconnaissance aussi “ bien que de mes sentiments personnels de considĂ©ration et d’estime.(SignĂ©) Gerald J.McShane, P.S.S., PrĂ©sident.Cette lettre Ă©tait accompagnĂ©e du document qui suit, lequel a Ă©galement Ă©tĂ© communiquĂ© au ComitĂ© catholique: 166 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE UniversitĂ© de MontrĂ©al, Commission d’immatriculation, 185, rue St-Denis, MontrĂ©al.“ La Commission d’immatriculation, dans sa rĂ©union de jeudi, 4 mai 1922, a examinĂ© le programme soumis par M.le curĂ© McShane, au nom de la direction du nouveau collĂšge de langue anglaise.La Commission Ă©met Ă  ce sujet les idĂ©es suivantes : “ 1.—La Commission considĂšre qu’un collĂšge classique est avant tout une institution de culture gĂ©nĂ©rale et non pas de spĂ©cialisation prĂ©maturĂ©e dans l’ordre scientifique ou littĂ©raire.En consĂ©quence, elle ne peut accepter l’idĂ©e du cours scientifique qui est annexĂ© au programme avec les substitutions qu’on y propose.“ 2.—Bien que son programme rĂ©gulier soit rĂ©parti sur sept annĂ©es d’enseignement, cependant Ă©tant donnĂ© la distribution de l’enseignement des sciences Ă  travers ces sept annĂ©es, et les cinq heures et demie d’enseignement par jour, il correspond Ă  peu prĂšs exactement, appliquĂ© tel que prĂ©sentĂ©, au programme de huit annĂ©es de la plupart de nos collĂšges classiques.La Commission, en consĂ©quence, serait disposĂ©e Ă  reconnaĂźtre la nouvelle institution comme un collĂšge classique.“ 3.—La Commission serait prĂȘte Ă  accorder aux Ă©lĂšves de ce collĂšge un double diplĂŽme : l’un, dit de “ High School ”, aprĂšs les quatre premiĂšres annĂ©es; l’autre, aprĂšs la septiĂšme annĂ©e, dont la nature serait dĂ©terminĂ©e ultĂ©rieurement.“ 4.—Cependant, la Commission entend que ces diplĂŽmes soient concĂ©dĂ©s Ă  ceux seulement des Ă©lĂšves de ce collĂšge qui ont fait le cours rĂ©gulier, Ă  l’exclusion du cours scientifique, avec les substitutions qui y sont projetĂ©es.(SignĂ©) Le PrĂ©sident Joseph Nolin, Chanoine Émile Chartier.SecrĂ©taire.AprĂšs lecture de ces documents, il est proposĂ© par Mgr verge.15 verges - ll/2 verge = 13^ verges, le reste.$3.25 + (Ys de $3.25) =$3.25+$0.65 =$3.90, somme qu’il faut recevoir en tout.$3.90 - $1.20 =$2.70, somme Ă  recevoir pour le reste, pour 13ht> verges.$2.70 4-133^ =$2.7013.5 =$0.20, prix de vente de 1 verge du reste.RĂ©p.2.Un marchand acheta 372 verges de drap Ă  $3.623^2 la verge et 2623^ Ă  $4.12342 la verge.Combien doit-il vendre le tout, et combien la verge pour rĂ©aliser un bĂ©nĂ©fice de Ys du prix coĂ»tant ?Solution: $3.623^ X372 =$1348.50.$4.123^X2623^ =$1082.8125.$1348.50+$1082.8125 =$2431.3125, le coĂ»t total.$2431.3125+ (Y3 de $2431.3125) = $2431.3125+$810.-4375 =$3241.75, le prix de vente total.RĂ©p.372+262342=63434} verges, quantitĂ© totale.$3241.75-J-634.5 =$5.10+, disons $5.11, prix de vente de la verge.RĂ©p.RÈGLES DE L’UNITÉ, POURCENTAGE, ETC.1.Un marchand envoya Ă  son agent 5000 minots de blĂ© que celui-ci vendit Ă  raison de $1.20 le minot.Il dĂ©duisit deux commissions, le premier Ă  un taux inconnu, le 2e Ă  4%, puis il dĂ©pensa le produit de la vente Ă  acheter des marchandises pour son principal.Il reçut en tout 190 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE S500 de commission.On demande le taux de la 1Ăšre commission?Solution : $1.20x5000 =$6000, le produit de la vente.$500-v 6000 =0.081/3_=81/3%, la somme des taux.8V3% - 4% =41/3%j le taux de la 1Ăšre commission.RĂȘp.2.Pour faire un certain ouvrage 16 maçons travaillĂšrent pendant 30 jours;20 menuisiers pendant 32 jours, et 15 peintres pendant 16 jours.Si un maçon reçoit 5% de moins et un peintre 5% de plus, par jour, qu’un menuisier et que le coĂ»t total de l’ouvrage est de $2965.60, combien chaque ouvrier reçoit-il par jour?Solution : Soit $1, le salaire journalier d’un menuisier; alors $0.95, le salaire d’un maçon, et $1.05, celui d’un pein tre.$1.00 X 20 X 32 =$640, salaire total supposĂ© des menuisiers ; $0.95 Xl6 X30 =$456, salaire total supposĂ© des maçons; $1.05x15x16 =$252, salaire total supposĂ© des peintres.$640 +$456 +$252 = $1348, coĂ»t supposĂ© de l’ouvrage.($2965.60 -f-1348) X 640 = $2.20 X640 = $1408,somme que reçurent les 20 menuisiers pour 32 jours d’ouvrage, ou pour l’ouvrage d’un menuisier pendant (20x32) 640 jours.$1408640 =$2.20, salaire journalier d’un menuisier.RĂ©p.$2.20-(2.20 X.05) =$2.20-$0.11 =$2.09, salaire journalier d’un maçon.RĂ©p.$2.20+ (2.20 X.05) =$2.20+$0.11 =$2.31, salaire journalier d’un peintre.RĂ©p.ALGÈBRE 1.Un homme convint de travailler pendant 30 jours, Ă  condition de recevoir $1.60 pour chaque jour de travail et de payer $0.72 pour chaque jour qu’il serait absent.Au bout des 30 jours il reçut $34.08.Combien de jours a-t-il travaillĂ© et combien de jours a-t-il chĂŽmĂ©?Solution : Soit x le nombre de jours de travail, alors (30 - x), le nombre de jours de chĂŽmage.1.60x-0.72 (30 - x) =34.08.1.60x - 21.60 +0.72x =34.08.Multipliant par 100: 160x - 2160+72x =3408.232x =3408 +2160 =5568.x =5568 h-232 =24 jours de travail.RĂ©p.30 - x =30 - 24 =6 jours de chĂŽmage.RĂ©p.2.Un homme en mourant laissa la somme de $35000 Ă  ĂȘtre partagĂ©e entre ses deux fils, en proportion de leurs Ăąges, lorsque l’aĂźnĂ© aurait atteint 21 ans.Le plus jeune, au moment du partage, reçut $1000 de moins qu’il n’aurait reçu si la condition avait Ă©tĂ© que le partage ne / L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 191 devrait se faire que lorsque lui, le plus jeune, aurait atteint 21 ans.On demande la diffĂ©rence entre les Ăąges des deux fils.Solution : Soit x la diffĂ©rence des Ăąges.21 ans, l’ñge de l’aĂźnĂ© Ă  sa majoritĂ©.21 - x, l’ñge du plus jeune, au moment du partage.21+21 - x =42 - x, la somme des Ăąges des deux au moment du partage.42=ĂŻ, la fraction de $35000, que reçut l’aĂźnĂ©.l-Ef, la fraction de $35000 que reçut le cadet.Si les conditions avaient fixĂ© que le partage n’aurait lie i qu’au moment de la majoritĂ© du cadet nous aurions les donnĂ©es suivantes: 21 ans l’ñge du cadet Ă  sa majoritĂ©.21 +x l’ñge de l’aĂźnĂ© au moment delĂ  majoritĂ© du cadet.21+21+:r =42+ÂŁ, la somme des Ăąges des deux au moment du partage.42++ la fraction de $35000 qu’aurait reçue l’aĂźnĂ©.42+Ăź, la fraction de $35000 qu’aurait reçue le cadet.Ă©k-S=ĂŻ) de $35000 = 1000.Divisant par 1000 : ' (4+ -1=1) x35 = 1.735 735—35s 1 42-j-x 42—x ==1* Chassant les dĂ©nominateurs on a : 30870 - 735x - 30870 + 1470x - 735z +35x2 = 1764 - x2.RĂ©duisant: 35x2 = 1764 - x2.Transposant: 35x2+x2 =36x2 = 1764.d’oĂč x2 = 1764 4-36 =49.et x = racine carrĂ©e de 49 =7, diffĂ©rence des Ăąges.EĂ©p.3.Un homme qui avait parcouru une distance de 108 milles, trouva qu’il aurait pu faire le voyage en 43^ heures de moins s’il avait fait 2 milles de plus par heure.Combien avait-il fait de milles par heure ?Solution : Soit x le nombre de milles par heure ; alors, le nombre d’heures Ă  faire le voyage, ĂŠ +2, le nombre de milles par heure dans le 2e cas.le temps qu’il aurait mis dans le 2e cas.yjr - =434 =9/2- Chassant lĂ©s dĂ©nominateurs: 216^ +432 - 216x =9x2 + 18x.9x2 + 18x=432.Divisant par 9: x2 +2x =48.ComplĂ©tant le carrĂ© : x2 +2x +12 =48 +1 =49.x+1 =la racine carrĂ©e de 49 = plus 7, ou moins 7.d’oĂč x = 7 - 1 = 6 milles par heure.RĂ©v. 192 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PREMIERS ÉLÉMENTS DE GÉOMÉTRIE.1.Une Ă©chelle de 15 pieds de longueur est placĂ©e verticalement contre un mur perpendiculaire.De combien de pieds faut-il tirer le bas de l’échelle pour que le haut descende de 3 pieds?Solution : Racine carrĂ©e de 152 - 122 = Racine carrĂ©e de 225 - 144 = Racine carrĂ©e de 81 =9.RĂ©p.2.Dans un rĂ©servoir cubique de 6 pieds d’arĂȘte, Ă  moitiĂ© rempli d’eau, on jette un cube en fer, de 2 pieds d’arĂȘte, et une sphĂšre en fer de 1 pied de rayon ; de combien de pouces sera rehaussĂ© le niveau de l’eau ?Solution : 6x6 =36 pieds carrĂ©s, surface de la base du rĂ©servoir.23=8 pieds cubes, volume du cube.2 pieds, diamĂštre de la sphĂšre.23 X 0.52 36 = 4.1888 pouces cubes, volume de la sphĂšre.8 +4.1888 = 12.1888, somme des volumes du cube et de la sphĂšre.1,2.1888X1728 =21062.2464 pouces cubes.36 pieds carrĂ©s X 144=5184 pouces carrĂ©s.21062.2464=5184 =4.0629 pouces.RĂ©p.LES NOUVEAUX PROGRAMMES D’ÉTUDES La nouvelle Ă©dition des RĂšglements du ComitĂ© Catholique, qui contiendra les nouveaux programmes des Ă©coles primaires et des Ă©coles normales, est sous presse.Dans la livraison de dĂ©cembre nous pourrons dire la date exacte de la mise en circulation de ce document officiel.PriĂšre d’attendre cette communication avant de demander les nouveaux rĂšglements au dĂ©partement de l’Instruction publique.BIBLIOGRAPHIE Souvenirs d’un octogĂ©naire, avec 'prĂ©face de M.le Juge Adjutor Rivard.—’Les Trois- RiviĂšres, 1922.Nous venons de recevoir cet intĂ©ressant volume “avec les compliments des Ursulines des Trois-RiviĂšres”, Ă©ditrices sans doute des Souvenirs d’un OctogĂ©naire.Ce petit volume est composĂ© de notes sur la paroisse natale de l’auteur, feu M.Alfred DĂ©silets.Il est d’une lecture fort attachante et mĂ©rite d’orner nos bibliothĂšques paroissiales.* Vie et Ɠuvre de M.L.-J.-A.DĂšrome.—M.l’abbĂ© Elie-J.Auclaird, de la SociĂ©tĂ© Royale du Canada, vient de mettre en brochurette une notice sur la vie et les Ɠuvres de Louis-Joseph-AmĂ©dĂ©e Derome, fondateur de Y Adoration nocturne au Canada.La brochurette est prĂ©cĂ©dĂ©e d’un portrait du “saint homme de MontrĂ©al”.Elle renferme aussi celle du PĂšre Jean-Marie Murphy qui fut le premier confident de M.DĂ©rĂŽme au sujet de la fondtation de Y Adoration nocturne au Canada.Cette notice biographique servira de souvenir Ă  ceux qui ont connu le PĂšre DĂ©rome et elle le fera connaĂźtre aux autres.Elle est remplie de dĂ©tails intĂ©ressants concernant la fondation et la vie de Y Adoration nocturne Ă  MontrĂ©al.La vie de M.Derome y est analysĂ©e par un homme qui a bien connu cet homme d’Ɠuvres et qui l’a beaucoup estimĂ©. ?LA LIBRAIRIE DES ECOLES MAISON FONDEE EN 18G5 LIBRAIRIE LANGEAIS, LimitĂ©e y LIBRAIRE-EDITEUR - IMPORTATEUR GROS ET DETAIL 177 RUE ST-JOSEPH, QUEBEC t» « H H-1 U 2 GG ÂŁ O LIVRES ET BLANCS LEGAUX—de toutes sortes pour secrĂ©taire-trĂ©sorier de municipalitĂ©s.LIVRES CLASSIQUES—Nous vendons tous les livres approuvĂ©s pour les Ă©coles.CARTES GEOGRAPHIQUES ET GLOBES TERRESTRES—Un trĂšs grand choix nous en faisons une spĂ©cialitĂ©.O ÂŁ 0 1 a o H ÂŁ < l-H » P* TABLEAUX NOIRS ET TOILE ARDOISEE—Le tableau noir HYLOPLATE, est spĂ©cialement recommandĂ© pour les Ă©coles, supĂ©rieur Ă  tous les autres tableaux, exigez la marque HYLOPLATE.Nous avons le vernis pour ces tableaux.TABLEAUX DE MUSEE SCOLAIRE-Pour leçons de choses.TABLEAUX D’HISTOIRE SAINTE—Ancien et nouveau Testament.TABLEAUX DE CATECHISME—Avec explications.TABLEAUX FIGURATIFS DE MUSIQUE—39 x 59 pouces sur toile.TABLEAUX DE FRACTIONS ET DE LECTURE—Par Lippens.MOBILIER SCOLAIRE—Nous nous occupons spĂ©cialement de meubler les Ă©coles; 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